Job 6 reflète la profonde détresse de Job face à ses souffrances. Il exprime son désespoir et la lourdeur de sa situation, tout en recherchant un soulagement. Le chapitre met en lumière la douleur humaine, les luttes internes et l’incapacité de trouver des réponses claires à ses souffrances, tout en interpellant Dieu.
Étude biblique : Job chapitres 3 à 6
La réponse de Job : il fait appel à la compassion de ses amis
1 Job prit la parole et dit:
2 Oh! s’il était possible de peser ma douleur, Et si toutes mes calamités étaient sur la balance,
3 Elles seraient plus pesantes que le sable de la mer; Voilà pourquoi mes paroles vont jusqu’à la folie!
4 Car les flèches du Tout Puissant m’ont percé, Et mon âme en suce le venin; Les [a]terreurs de Dieu se rangent en bataille contre moi.
5 L’âne sauvage crie-t-il auprès de l’herbe tendre? Le bœuf mugit-il auprès de son fourrage?
6 Peut-on manger ce qui est fade et sans sel? Y a-t-il de la saveur dans le blanc d’un œuf?
7 Ce que je voudrais ne pas toucher, C’est là ma nourriture, si dégoûtante soit-elle!
8 Puisse mon vœu s’accomplir, Et Dieu veuille réaliser mon espérance!
9 Qu’il plaise à Dieu de m’écraser, Qu’il étende sa main et [b]qu’il m’achève!
10 Il me restera du moins une consolation, Une joie dans les maux dont il m’accable: Jamais je n’ai transgressé les ordres du Saint.
11 Pourquoi espérer quand je n’ai plus de force? Pourquoi attendre quand ma fin est certaine?
12 Ma force est-elle une force de pierre? Mon corps est-il d’airain?
13 Ne suis-je pas sans ressource, Et le salut n’est-il pas loin de moi?
14 Celui qui souffre a droit à la compassion de son [c]ami, Même quand il abandonnerait la crainte du Tout Puissant.
Instruisez-moi, et je me tairai
15[d] Mes frères sont perfides comme un torrent, Comme le lit des torrents qui disparaissent.
16 Les glaçons en troublent le cours, La neige s’y précipite;
17 Viennent les chaleurs, et ils tarissent, Les feux du soleil, et leur lit demeure à sec.
18 Les caravanes se détournent de leur chemin, S’enfoncent dans le désert, et périssent.
19 Les caravanes de Théma fixent le regard, Les voyageurs de Séba sont pleins d’espoir;
20 Ils sont honteux d’avoir eu confiance, Ils restent confondus quand ils arrivent.
21 Ainsi, vous êtes comme si vous n’existiez pas; Vous voyez mon angoisse, et vous en avez horreur!
22 Vous ai-je dit: Donnez-moi quelque chose, Faites en ma faveur des présents avec vos biens,
23 Délivrez-moi de la main de l’ennemi, Rachetez-moi de la main des méchants?
24 Instruisez-moi, et je me tairai; Faites-moi comprendre en quoi j’ai péché.
25 Que les paroles vraies sont persuasives! Mais que prouvent vos remontrances?
26 Voulez-vous donc blâmer ce que j’ai dit, Et ne voir que du vent dans les discours d’un désespéré?
27 Vous accablez un orphelin, Vous persécutez votre ami.
28 Regardez-moi, je vous prie! Vous mentirais-je en face?
29 Revenez, ne soyez pas injustes; Revenez, et reconnaissez mon innocence.
30 Y a-t-il de l’iniquité sur ma langue, Et ma bouche ne discerne-t-elle pas le mal?
Chapitre suivant de la Bible : Job 7
Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre
[a] v.4 – Psaumes 88:16-17
16 Je suis malheureux et moribond dès ma jeunesse, Je suis chargé de tes terreurs, je suis troublé.
17 Tes fureurs passent sur moi, Tes terreurs m’anéantissent;
Psaumes 88:16-17
[b] v.9 – Jonas 4:3,8
3 Maintenant, Éternel, prends-moi donc la vie, car la mort m’est préférable à la vie.
8 Au lever du soleil, Dieu fit souffler un vent chaud d’orient, et le soleil frappa la tête de Jonas, au point qu’il tomba en défaillance. Il demanda la mort, et dit: La mort m’est préférable à la vie.
Jonas 3,8
[c] v.14 -Proverbes 17:17
17 L’ami aime en tout temps, Et dans le malheur il se montre un frère.
Proverbes 17:17
[d] v.15 – cp. Psaumes 38:12
12 Mes amis et mes connaissances s’éloignent de ma plaie, Et mes proches se tiennent à l’écart.
Psaumes 38:12
[d] v.15 – cp. Psaumes 41:10
10 Celui-là même avec qui j’étais en paix, Qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, Lève le talon contre moi.
Psaumes 41:10

