Cantique 3:1-4 – Ne pas lâcher Dieu quand on Le trouve

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Cantique 3:1-4 décrit la quête passionnée de l’âme pour son Bien-Aimé. Ce passage enseigne qu’une fois que Dieu s’est révèlé, il faut s’attacher à Lui fermement, sans jamais Le relâcher.

Cantique 3:1-4 - j'ai cherché et trouvé
Cantique 3:1-4 j’ai trouvé celui que mon cœur aime

1 Sur ma couche, pendant les nuits, j’ai cherché celui que mon cœur aime; Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé…

Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville, dans les rues et sur les places; Je chercherai celui que mon cœur aime… Je l’ai cherché, et je ne l’ai point trouvé.

Les gardes qui font la ronde dans la ville m’ont rencontrée: Avez-vous vu celui que mon cœur aime?

A peine les avais-je passés, que j’ai trouvé celui que mon cœur aime; Je l’ai saisi, et je ne l’ai point lâché jusqu’à ce que je l’aie amené dans la maison de ma mère, dans la chambre de celle qui m’a conçue.

Cantique 3:1-4

Cette image poétique révèle une soif profonde de communion. L’amour de Dieu, lorsqu’il semble se retirer, crée une sainte inquiétude. Le croyant se lève, quitte son confort, et part à la recherche de celui qui fait battre son cœur. Ce cri intérieur, cette insomnie spirituelle, naît de l’absence ressentie du Seigneur. Comme il est dit en :

Jérémie 29:13

13 Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.

Dieu ne se cache pas pour nous frustrer, mais pour susciter une foi active, passionnée et réveiller notre amour pour lui.

Dans le chapitre 3 du Cantique des cantiques, l’âme persévère malgré les refus, les rues vides, les sentinelles silencieuses. Et soudain :

A peine les avais-je passés, que j’ai trouvé celui que mon cœur aime; Je l’ai saisi, et je ne l’ai point lâché …

Cette réponse de l’amour trouvé, devient un point tournant. Une fois la présence retrouvée, cette âme refuse de la relâcher. Cette ténacité reflète la sagesse des disciples d’Emmaüs quand …

 Luc 24:29

29 Mais ils le pressèrent, en disant : Reste avec nous, car le soir approche, le jour est

Notre marche avec Dieu exige cette détermination pour ne pas le perdre de vue. Le monde qui distrait, les affections tièdes, les routines religieuses nous éloignent de sa présence. Mais celui qui le cherche, et persévère, le retrouve.

Dieu honore l’amour fervent et constant. Les versets du Cantique des cantiqes 3:1-4 nous appellent à vivre une relation avec Dieu sans relâche, marquée par le désir, la poursuite, et la fidélité.

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2 O Dieu! tu es mon Dieu, je te cherche; Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, Dans une terre aride, desséchée, sans eau.

Psaumes 63:2

Cantique des cantiques 1-3 – – – Galates 2

     

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2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine au cœur des épreuves

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2 Corinthiens 11:23-28 dévoile les épreuves extrêmes vécues par Paul. Cette méditation montre comment la grâce de Dieu soutient puissamment ceux qui souffrent pour Christ, affirmant qu’Il se glorifie dans notre faiblesse.

2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine au cœur des épreuves
2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine pour surmonter les épreuves

23 Sont-ils ministres de Christ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort,

24 cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un,

25 trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme.

26 Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.

27 J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.

28 Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises.

2 Corinthiens 11:23-28

Ce passage n’exalte pas la douleur, mais la fidélité de Dieu dans l’adversité. Paul ne se vante pas de ses épreuves. Il souligne la force divine qui l’a porté au milieu des périls. La grâce ne retire pas toujours la souffrance, mais elle équipe, fortifie, et transforme la douleur en témoignage.

Paul a subi les coups, la faim, les naufrages, les trahisons. Pourtant, il a persévéré et ce non par ses propres forces, mais par la puissance du Christ. Ceci est confirmé en :

2 Corinthiens 12:9

9 et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

Ce paradoxe glorieux renverse notre logique humaine. L’apôtre ne parle pas comme un héros, mais comme un serviteur brisé et dépendant. C’est là que réside la grandeur de sa mission.


Philippiens 1:29

29 et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui,

La souffrance du juste n’est jamais vaine. Elle façonne l’âme, purifie la foi, glorifie Dieu. Aujourd’hui, les épreuves restent nombreuses. Rejet, solitude, persécutions ou maladies éprouvent notre foi. Mais en Christ, aucune souffrance n’est stérile.


Romains 8:18

18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

2 Corinthiens 11:23-28 nous enseigne que Dieu reste fidèle. Quand tout vacille, Sa force soutient. Elle se manifeste dans les larmes, les failles, et l’abandon total. Cette force n’exalte pas l’homme mais elle révèle la grandeur du Rédempteur.

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« Il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. »

Philippiens 1:29

Proverbes 30-31 – – – 2 Corinthiens 11 :1-15

     

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Proverbes 26:11 – Comme un insensé qui revient à sa folie

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Proverbes 26:11 illustre la folie persistante de celui qui refuse la sagesse. Par une image frappante, ce verset nous enseigne la gravité spirituelle de revenir volontairement à ses fautes passées sans repentance sincère.

un insensé - proverbes 26:11 Proverbes 26:11
Proverbes 26:11 – Comme un insensé qui revient à sa folie

11 Comme un chien qui retourne à ce qu’il a vomi, Ainsi est un insensé qui revient à sa folie.

Proverbes 26:11

L’image est choquante. Elle choque volontairement. Le chien qui revient au vomi évoque l’absurdité et l’impureté. Dieu utilise cette comparaison pour frapper notre conscience. L’insensé, malgré les conséquences amères de ses choix, répète ses erreurs. Il refuse l’instruction et méprise la sagesse.

Ce proverbe dénonce l’attitude de ceux qui savent ce qu’ils doivent éviter mais y reviennent par orgueil ou indifférence. Pierre reprend cette image en:

 2 Pierre 2:22 :

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

Il ne s’agit pas ici de chutes occasionnelles, mais d’un retour volontaire, d’un attachement tenace au péché. La folie, dans les Proverbes, désigne une vie sans crainte de Dieu, centrée sur soi, sourde aux avertissements divins.

Pourtant, Dieu offre une alternative. Il appelle à la repentance, à la transformation.

Proverbes 28:13 déclare :

13 Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde.

Revenir à Dieu, c’est rompre le cycle. C’est choisir la vie, la lumière, la vérité.

L’Esprit de Dieu nous rend capables de résister à la tentation. Il nous promet en :

1 Corinthiens 10:13

13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

Proverbes 26:11 n’est pas seulement un constat tragique. C’est un signal d’alarme. Celui qui le prend au sérieux cherche la sagesse, s’attache à la vérité, et marche chaque jour dans la nouveauté de vie offerte par Christ.

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16 Le sage a de la retenue et se détourne du mal, Mais l’insensé est arrogant et plein de sécurité.

Proverbes 14:16

Proverbe 25-26 – – – 2 Corinthiens 9

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Psaumes 105:4 – Cherche Dieu avec foi, force et persévérance

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Psaumes 105:4 exhorte à rechercher activement Dieu. Son appui et sa présence constante fortifient notre foi. Ce verset pousse à chercher avec persévérance la face de l’Éternel, source de toute espérance.

Cherchez continuellement sa face! - Psaumes 105:4
Ayez recours à l’Éternel et à son appui – Psaumes 105:4

Ayez recours à l’Éternel et à son appui, Cherchez continuellement sa face!

Psaumes 105:4

Chercher Dieu n’est ni un acte ponctuel ni une option. Le psalmiste appelle à une recherche constante : « Cherchez continuellement sa face ! » (Psaumes 105:4). Ce verset exprime une invitation urgente à entrer dans une communion vivante et régulière avec l’Éternel.

Le verbe « chercher » suppose un mouvement volontaire. On ne rencontre pas Dieu par accident. Il se révèle à ceux qui le désirent de tout leur cœur. Dans un monde pressé, où tout s’accélère, Dieu demeure immuable. Il attend ceux qui s’approchent avec foi.

La persévérance devient essentielle. La vie chrétienne traverse des saisons sèches. Dans ces moments, celui qui cherche Dieu avec foi, reçoit la force d’endurer. Ce n’est pas l’émotion qui nous pousse à prier, mais la fidélité. C’est là que réside la maturité spirituelle.

L’expression « ayez recours à l’Éternel » parle de dépendance. Dieu ne se contente pas d’un statut lointain. Il veut être notre appui quotidien, notre force dans l’épreuve, notre joie dans la louange. Rechercher sa face, c’est aspirer à sa présence, pas seulement à ses bénédictions.

Dieu honore la foi persévérante. Il se révèle à ceux qui s’attendent à lui. Cette recherche transforme le cœur, renouvelle l’esprit et affermit la marche. Plus nous cherchons Dieu, plus nous découvrons sa fidélité, sa paix et sa direction.

Psaumes 105:4 rappelle que la relation avec Dieu, ne s’épuise jamais. Elle se renouvelle chaque matin pour ceux qui le cherchent sans relâche. Engageons-nous aujourd’hui à placer notre appui en lui, avec foi, force et persévérance.

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Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.

Jérémie 29:13

Psaumes 105-106 – – – 1 Corinthiens 3

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Job 2:9-10 : Ne jamais renier Dieu sous la pression

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Job 2:9-10 nous présente l’une des épreuves les plus difficiles que l’homme puisse affronter. Alors que Job est accablé de souffrances physiques et psychologiques, sa femme, désespérée, lui propose de renier Dieu et de mourir. Cependant, Job va lui répondre avec sagesse :

La femme de Job supplie Job - Job 2:9-10
Tu demeures ferme dans ton intégrité – Job 2:9-10

Sa femme lui dit: Tu demeures ferme dans ton intégrité! Maudis Dieu, et meurs!

10 Mais Job lui répondit: Tu parles comme une femme insensée. Quoi! nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal! En tout cela Job ne pécha point par ses lèvres.

Job 2:9-10

Par ces mots, Job refuse de succomber à la tentation de rejeter Dieu sous la pression des épreuves. Cette attitude témoigne de sa foi inébranlable, malgré la douleur.

Aujourd’hui, ce passage doit interpeller profondément. Face aux épreuves et à la souffrance, la tentation de douter de Dieu ou de l’accuser est réelle. Cependant, Job enseigne qu’en toutes circonstances, il est essentiel de maintenir sa confiance en Dieu. La foi ne doit pas être conditionnée à notre bien-être ou à l’absence de souffrance. En effet, Dieu est toujours souverain, même lorsque nous traversons des moments de grande affliction.

Ce passage rappelle aussi l’importance de la persévérance dans la foi. Parfois, les épreuves semblent insurmontables, mais c’est dans ces moments-là que notre foi doit être la plus solide. Au lieu de renier Dieu, nous devons le chercher, le louer et lui faire confiance, comme Job l’a fait.

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« Le malheur atteint souvent le juste, mais l’Éternel l’en délivre toujours. »

Psaumes 34:19

Job 1-2 – – – Actes 7 : 22-43

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Actes 6:11 : Quand le monde rejette le message divin

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Actes 6:11 rapporte que des hommes, remplis de mensonges, accusèrent Étienne de blasphème contre Moïse et contre Dieu. Cette accusation, injuste et malveillante, est un reflet des persécutions que le peuple de Dieu rencontre depuis des siècles.

Nous l’avons entendu proférer des paroles blasphématoires - Actes 6:11
rejeter le message par des mensonges – Actes 6:11

11 Alors ils subornèrent des hommes qui dirent: Nous l’avons entendu proférer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu.

Actes 6:11

Ceux qui rejettent le message divin, se sentent souvent menacés par la vérité qu’il révèle. Étienne, un homme de foi, était l’un de ces serviteurs fidèles qui annonçaient l’Évangile avec audace. Mais au lieu d’écouter la vérité, ses ennemis ont choisi de recourir à la calomnie et à la violence.

Dans le contexte actuel, ce verset reste d’une grande pertinence. Les chrétiens d’aujourd’hui, tout comme Étienne, sont confrontés à un monde souvent hostile au message de l’Évangile. Parfois, les vérités bibliques sont rejetées ou déformées, non pas par manque de clarté, mais en raison d’une volonté de se détourner de Dieu. Cependant, ce verset rappelle que la vérité de Dieu est puissante, qu’elle soit acceptée ou non. Elle persiste malgré les attaques et les persécutions.

Pour nous aujourd’hui, l’enseignement de Actes 6:11 est clair : si le monde rejette le message divin, cela ne doit pas nous décourager. Au contraire, cela nous appelle à persévérer dans notre foi. Jésus lui-même a dit que ceux qui se lèveraient contre nous, le feraient à cause de lui. Cependant, il nous a promis aussi qu’il sera toujours avec nous.

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« Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. »

2 Timothée 3:12

Esther 6-8 – – – Actes 6

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Actes 5:38 Si cette œuvre est humaine, elle périra

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En Actes 5:38 la parole de Gamaliel, rapportée dans le livre des Actes des Apôtres, résonne encore avec puissance pour nous aujourd’hui. Elle nous invite à réfléchir sur la nature divine des œuvres et sur le caractère durable de celles qui ont été inspirées par Dieu.

si cette œuvre est humaine elle périra - Actes 5:38
une œuvre humaine est comme un château de sable – Actes 5:38

« Et maintenant, je vous le dis ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira… »

Actes 5:38

Gamaliel, homme sage et respecté, suggère que les œuvres humaines sont sujettes à l’échec, tandis que celles qui émanent de Dieu sont inaltérables.

Cette réflexion trouve une pertinence particulière dans le contexte actuel, où de nombreuses initiatives, même bonnes, peuvent se heurter à des obstacles et échouer. Seules les œuvres inspirées par le Saint-Esprit portent un fruit durable. Dans nos vies, nous devons donc nous interroger. Nos actions sont-elles le fruit de notre propre volonté ou bien le fruit de la direction divine? L’apôtre Paul encourage à rechercher ce qui est juste et agréable à Dieu, plutôt qu’a s’appuyer sur nos forces humaines (Romains 12:2).

De plus, ce verset incite à ne pas se décourager face aux oppositions. Parfois, nos projets peuvent sembler voués à l’échec, mais si Dieu est dans la démarche, ceux-ci résisteront aux épreuves. Nous devons donc avoir confiance dans les œuvres divines en nous, et reconnaître que leur efficacité ne dépend pas de nos efforts, mais de la puissance de Dieu qui agit à travers nous.

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« Ne vous conformez pas à ce monde, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »

Romains 12:2

Esther 3-5 – – – Actes 5:22-42

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Parabole de la veuve persévérante et du juge inique

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La Parabole de la veuve de Luc 18:1-8 enseigne la nécessité de prier sans se lasser. Jésus introduit cette parabole par un but clair celui de «montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher. » (Luc 18:1)

La parabole de la veuve et du juge inique

1 – L’enseignement

Luc 18:1-8

1 Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher.

Il dit: Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne.

Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire: Fais-moi justice de ma partie adverse.

Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-même: Quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne,

néanmoins, parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête.

Le Seigneur ajouta: Entendez ce que dit le juge inique.

Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard?

Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?

La veuve insistait auprès d’un juge injuste pour obtenir justice. Elle incarne ainsi la foi active et persévérante. Ce récit souligne que Dieu entend les prières constantes de ses enfants. Paul confirme ce principe en:

1 Thessaloniciens 5:17

17  Priez sans cesse. 

De plus, Hébreux 11:6 affirme que Dieu récompense ceux qui Le cherchent avec persévérance.

Ainsi, cette parabole ne glorifie pas l’injustice du juge, mais la ténacité de la foi. Elle invite le croyant à prier avec confiance, malgré les retards ou les silences apparents.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse ici à ses disciples (Luc 18:1), mais aussi à tous ceux qui le suivent avec sincérité. Il les prépare à affronter des temps difficiles, marqués par l’injustice et le découragement.

Ce message touche chacun de nous, car qui n’a jamais prié sans voir de réponse immédiate ? Pourtant, Jésus affirme que Dieu interviendra rapidement, même s’Il semble tarder.

Jésus donne des avertissements sur la fin des temps en Matthieu 24 et il dit en :

Matthieu 24:12-13

12  Et, parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira.

13  Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

Il est question de persévérer ou de persévérance trente sept fois dans le Nouveau Testament et particulièrement dans l’épître aux Hébreux et en Apocalypse.

Par cette parabole, Jésus alerte contre l’abandon de la prière et de la foi dans un monde corrompu. Dieu ne ressemble pas au juge inique. Au contraire, Il est juste et bon et Il agit toujours au moment parfait.

3-  Le contexte :

La parabole s’insère dans un discours eschatologique. Jésus vient d’annoncer Son retour (Luc 17:22-37). Il parle ensuite de persévérance dans l’attente du Fils de l’homme.

Dans ce contexte, la prière devient un acte de foi eschatologique. Elle prépare le croyant à tenir ferme jusqu’au retour de Jésus Christ. L’injustice du juge contraste avec la justice de Dieu, qui ne tarde jamais.

2 Pierre 3:9

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

En effet, même si le mal semble triompher temporairement, Dieu voit, entend et répond. Les âmes sous l’autel crient en :

Apocalypse 6:10

10 Ils crièrent d’une voix forte, en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tarde-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre?

 « Jusques à quand… ne juges-tu pas et ne venges-tu pas notre sang ? »

La parabole devient alors une réponse implicite. La justice de Dieu n’est pas en sommeil. Elle agit au moment déterminé. L’attente forme et éprouve notre foi.

4-  Explication de la parabole

Le juge ne craint ni Dieu, ni les hommes et il ne pense qu’à lui en profitant de son statut. Un contraste complet existe entre ce juge et Dieu. Il y a même de la méchanceté chez ce juge qui semble éprouver une satisfaction à ne pas accorder justice à la veuve. Si même un homme injuste finit par céder, combien plus Dieu répondra-t-il à Ses élus ? Le verset 7 insiste : « Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus… bien qu’il tarde à leur égard ? »

La veuve est la figure du croyant vulnérable qui fait face à un juge sans compassion. Elle n’abandonne pas. Sa persévérance force le juge à agir, non par bonté, mais pour avoir la paix. Elle est l’image des chrétiens et comme il est dit en:

Luc 18:7

Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard?

Le harcèlement de la veuve illustre la prière insistante et persévérante. Ce n’est cependant pas la témérité et l’insistance dans la prière (parabole de l’ami intercesseur) qui conduisent à une foi plus grande, mais la foi en l’identité de Dieu qui aboutit à plus de hardiesse et de persévérance dans la prière!

Le point central n’est donc pas l’obtention rapide d’une réponse, mais la foi active dans l’attente. Cette foi se manifeste par la constance, la confiance et l’assurance du caractère de Dieu.

C’est un appel à persévérer, même lorsque tout semble fermé. En effet Dieu, à la différence du juge, agit selon Sa fidélité. Jésus-Christ se sert de l’image d’un juge injuste pour souligner le contraste avec le Dieu juste! Son but était de mettre l’accent sur la certitude absolue que Dieu répond à la prière.

5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

La Parabole de la veuve enseigne que la persévérance dans la prière révèle la profondeur de notre foi. Jésus termine par cette question percutante : « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18:8)

L’application est claire : ne jamais cesser de prier, même dans l’épreuve. En Romains 12:12, Paul écrit : « Persévérez dans la prière. »

Romains 12:12

12 Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière.

Chacun de nous peut vivre des situations où la justice semble absente, mais cette parabole affirme que Dieu n’oublie personne. Elle appelle à maintenir notre foi vivante et active par la prière.

La vraie foi ne s’évalue pas en temps d’abondance, mais dans l’attente. Cette persévérance prouve que Dieu reste notre seul espoir, même quand tout semble nous contredire.

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Hébreux chapitre 12 : Leçon de foi et persévérance chrétienne

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Hébreux chapitre 12, invite ses lecteurs à suivre l’exemple de Jésus, à persévérer dans la foi et à accueillir la discipline divine comme un moyen de croissance spirituelle. Il s’agit d’un appel à la sainteté et à la persévérance.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 13

Hébreux chapitre 12 – Étude biblique

Le chapitre 12 de l’Épitre aux hébreux, encourage les croyants à persévérer dans la foi en prenant exemple sur Jésus-Christ, le « chef et consommateur de la foi ». Ce chapitre souligne l’importance de la discipline divine, qui bien que parfois douloureuse, produit des fruits de justice et de paix. Il appelle à rejeter tout ce qui entrave la marche chrétienne et à fixer les yeux sur Jésus. Hébreux chapitre 12 exhorte à la persévérance et à la droiture dans la course spirituelle, en s’appuyant sur l’exemple des croyants du passé évoqués au chapitre 11.

Courir avec persévérance en fixant les yeux sur Jésus.

1 – Hébreux chapitre 12:1-2 : Persévérance et Discipline dans la Course de la Foi

Hébreux 12:1-2

1 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

Dans le verset 1, il est question de témoins, mais témoins de quoi ? Ce sont ceux qui ont témoigné de leur foi. La grande nuée de témoins concerne tous ces héros de la foi de Hébreux 11. Nous avons dans ce verset l’idée de tous ces témoins dans les gradins d’un stade assistant à une course. Le mot traduit par carrière désignant un lieu de rassemblement comme un stade, une arène où ont lieu des épreuves.

Pour avoir la plus grande chance de gagner la course, il est évident que l’athlète ne s’encombre pas d’affaires inutiles. Paul dira en :

2 Corinthiens 9:24

24 Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter.

L’auteur explique que, tout comme un athlète se débarrasse de tout poids pour courir plus librement, le chrétien doit se débarrasser du péché et des distractions qui l’éloignent de Dieu. Les fardeaux peuvent aussi être comparés aux préoccupations de la vie dont parle Paul en :

2 Timothée 2:4-5

Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé ;

et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles.

Et en Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

et Philippiens 3:12-14

12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ.

13 Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,

14 je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ.

Dans ces versets Paul dit que le chrétien doit s’impliquer pour bénéficier de ce salut gratuit.

v.1 –Courir est une exhortation qui s’oppose à la tentation de se retirer qu’avaient ces judéo-chrétiens. L’auteur de l’Épître, se place dans la même situation que ses lecteurs.

La persévérance est le maitre mot de cette épître.

La carrière qui nous est ouverte  (pour garder l’image) veut dire que nous avons accès au stade et que nous avons droit de participer à la course. La vie chrétienne est souvent comparée à une course par l’apôtre Paul.

v.2 – Jésus : le christianisme est une personne à recevoir : Jésus,

Une vérité à croire (l’Évangile) relative à une personne : Jésus

Une vie en conformité à cette personne (à la ressemblance de Jésus) de la même façon que nous avons été créés à la ressemblance de Dieu, de Jésus.

Le verset 2 qui nous parle de tout ce que Jésus a supporté pour nous, est la raison pour laquelle nous devons en réponse, manifester de la persévérance (v.1) dans notre marche chrétienne.

Maintenant que nous avons pris conscience de la nuée de témoins qui occupe les gradins, il faut tourner les regards vers le podium où est Jésus et Dieu le Père. Il faut courir en nous montrant digne de Jésus.

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

v.2 la croix : elle est considérée par les érudits juifs comme étant un sujet de malédiction selon les versets de:

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

 Mais comme le dira Paul en :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois,

Cette malédiction nous était destinée en raison du péché, mais Jésus a pris cette malédiction sur lui.

Ce verset 2 est à mettre en relation avec ce qui est dit en :

Ésaïe 53:10-12

10 Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

11 A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités.

12 C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables.

Il est dit de Jésus qu’il est assis à la droite de Dieu par huit fois dans le Nouveau Testament. dont quatre fois dans cette épître. Cela rappelle l’autorité de Jésus.

Le non croyant, l’incrédule ne croit pas au monde spirituel si ce n’est dans le sens négatif, satanique, en refusant de croire au côté positif., à l’existence de Dieu et de son royaume.

2 – Hébreux chapitre 12:3-4 : Persévérer dans la foi face aux épreuves

Hébreux 12:3-4

Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée.

Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché.

L’auteur dans les versets 1 et 2, parle par affirmation, et c’est comme s’il disait à ses lecteurs : « vous doutez de mes paroles, alors considérez…. » Ceci invite à la réflexion et à l’analyse.

Cet auteur se comporte avec autorité comme un entraineur le fait avec les membres de son équipe.

Si Christ a supporté l’opprobre, ce n’est pas pour que nous tombions dans le découragement. Au contraire, c’est pour nous encourager à persévérer et à continuer dans la foi chrétienne.

Jésus-Christ est le modèle, il a donné son sang, il a donné sa vie. Il doit en être de même pour nous.

1 Jean 3:16

16 Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.

Notre attitude est aussi un encouragement pour les frères. Certains des destinaires de l’Épître avaient pu subir des tribulations, mais ce n’était que superficiel. Dans ce passage, les souffrances de Jésus sont prises comme référence pour la comparaison.

Puis, s’appuyant sur l’Ancien Testament l’auteur rappelle l’attitude du Père vis-à-vis de son enfant. Les tribulations que celui-ci peut vivre, sont là pour le faire grandir et sont un témoignage de l’amour du Père. N’est-il pas dit en :

3 – Hébreux chapitre 12:5-11 : Discipline divine pour notre croissance spirituelle

Hébreux 12:5-11

Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;

6 Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils.

Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ?

Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.

D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ?

10 Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.

11 Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.

L’auteur met en lumière un aspect essentiel de la vie chrétienne qui est celui de la discipline divine. Ce passage, du verset 5 au verset 11, rappelle que les tribulations et les épreuves que nous traversons ne sont pas des signes de rejet de Dieu, mais de son amour profond pour nous. Il s’appuie sur l’Ancien Testament, et notamment sur:

Deutéronome 8:5

Reconnais en ton cœur que l’Éternel, ton Dieu, te châtie comme un homme châtie son enfant.

Cette comparaison souligne l’amour que Dieu porte à ses enfants, un amour qui se manifeste par des corrections destinées à nous faire grandir spirituellement.

L’auteur cite également Proverbes 3:11-12 pour renforcer son message.

En Hébreux 12:5 il écrit :

5  … : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;

Même si la discipline semble douloureuse au début, celle-ci a pour but de produire en nous une paix et une justice durables (v. 11). Dieu nous corrige pour notre bien, afin que nous devenions participants de sa sainteté (v. 10).

Participer à la Sainteté de Dieu à travers les Épreuves

Il est important de comprendre que cette discipline divine n’est pas une punition sadique, mais un moyen par lequel Dieu nous façonne pour devenir plus comme lui. L’objectif est clair : nous faire participer à sa nature divine, comme le mentionne l’apôtre Pierre en:

2 Pierre 1:4

4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, par les tribulations, Dieu nous rend plus semblables à Christ, en nous purifiant et en nous enseignant à vivre selon ses principes.

L’auteur de l’épître de Hébreux nous invite également à réfléchir à la différence entre les croyants et les non-croyants. Si nous n’endurons pas cette discipline, cela signifierait que nous ne sommes pas des enfants légitimes. En effet,

Hébreux 12:8 affirme :

Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.

Les épreuves que nous subissons sont un signe de notre appartenance à Dieu, un signe de son amour et de son désir de nous voir grandir dans la foi.

Enfin, l’apôtre Paul rappelle aux croyants en:

Actes 14:22

22 fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

Ces tribulations ne sont pas à fuir, mais à accepter comme un moyen divin pour nous façonner et nous conduire à la maturité spirituelle.

4 – Hébreux chapitre 12:12-13 : Rétablir le chemin de la paix et justice

Hébreux 12:12-13

12 Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis ;

13 et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.

Que ce soit dans une lutte ou dans une course, il faut tenir, fortifier les mains dans la lutte, fortifier les genoux dans la course. Nous ne devons pas nous relâcher quelle que soit la situation. Il faut encore tenir ferme après avoir tout surmonté (Éphésiens 6:13)

La vie chrétienne est une course à la fois individuelle et collective. Nous devons prendre garde à nous-mêmes mais aussi aider les autres les encourager, les soutenir …

5 – Hébreux 12:14-17 : Rechercher la Paix et la Sanctification en Christ

Hébreux 12:14-17

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

15 Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés ;

16 à ce qu’il n’y ait ni impudique, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d’aînesse.

17 Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu’il la sollicitât avec larmes ; car son repentir ne put avoir aucun effet.

L’auteur met en avant deux valeurs essentielles de la vie chrétienne : la paix et la sanctification. Il exhorte les croyants à rechercher la paix avec tous et à poursuivre la sanctification, soulignant que sans cela, « personne ne verra le Seigneur » (v. 14). La sanctification, en effet, est un objectif fondamental du salut chrétien. Nous sommes appelés à devenir de plus en plus semblables à Christ. Cela implique non seulement une transformation intérieure mais aussi une relation harmonieuse avec les autres. Ainsi, la recherche de la paix n’est pas optionnelle, mais essentielle pour entretenir une vie chrétienne saine et une communion véritable avec Dieu.

Veiller à la Grâce de Dieu : L’Unité et l’Absorption Spirituelle

Le verset 15 appelle les croyants à veiller attentivement à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu. Cela inclut aussi l’importance de ne pas laisser « racine d’amertume » prendre racine dans le cœur, car elle peut se propager et troubler l’ensemble de la communauté. L’amertume, fruit du péché, peut rapidement se propager et nuire à l’unité du corps de Christ. L’auteur renvoie à

Deutéronome 29:18

Qu’il n’y ait parmi vous ni homme, ni femme, ni famille, ni tribu, dont le cœur se détourne aujourd’hui de l’Éternel, notre Dieu, pour aller servir les dieux de ces nations-là. Qu’il n’y ait point parmi vous de racine qui produise du poison et de l’absinthe.

Il rappelle le danger de laisser de telles racines germer, perturbant ainsi l’harmonie du peuple de Dieu.

De plus, il est essentiel de comprendre que la maturité spirituelle est primordiale pour éviter de tomber dans l’apostasie. C’est pourquoi, il est dit en:

Hébreux 5:14

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Les croyants matures, capables de discerner le bien du mal sont appelés à guider et à maintenir la stabilité de l’assemblée. Ce discernement est crucial pour qu’aucun croyant ne perde la grâce de Dieu et que l’unité reste intacte.

L’exemple d’Ésaü : Ne Pas Vendre Ses Bénédictions

Le verset 16 met en garde contre l’esprit charnel et impie d’Ésaü, qui, pour un simple repas, vendit son droit d’aînesse. Ce passage illustre le danger de ne pas reconnaître les promesses divines et de ne pas agir en conformité avec elles. Ésaü connaissait la valeur de la bénédiction de Dieu, mais il a choisi de la sacrifier pour un plaisir temporaire. Cette attitude contraste fortement avec l’appel à la sanctification, qui nous invite à vivre à la lumière des promesses de Dieu. Comme le souligne Hébreux 12:16, un tel comportement peut avoir des conséquences graves, car la bénédiction de Dieu, une fois donnée, ne peut être annulée.

Dans le contexte chrétien, cela rappelle l’importance de comprendre et de préserver la valeur des bénédictions spirituelles, ainsi que de vivre dans une obéissance constante à Dieu. La parole de Dieu est puissante et porte des effets durables. Retenons ce qui est dit en :

Ésaïe 55:10-11

10 Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas Sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur Et du pain à celui qui mange,

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Tout cela invite à ne pas prendre à la légère les bénédictions spirituelles, tout comme Ésaü le fit en méprisant son héritage.

Conclusion : La Pureté Spirituelle et la Sagesse dans les Relations

L’appel à la paix et à la sanctification dans Hébreux 12:14-17 rappelle l’importance de maintenir des relations harmonieuses avec Dieu et avec les autres. Cela implique de veiller à ce que rien ne vienne troubler cette paix, ni racines d’amertume ni attitudes charnelles. Les croyants doivent s’efforcer de croître dans la maturité spirituelle, tout en honorant les promesses divines. En fin de compte, rechercher la paix et la sanctification est essentiel pour « voir le Seigneur ». C’est l’objectif ultime de la vie chrétienne.

6 – Hébreux chapitre 12:18-21 : Le Contraste entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance

Hébreux 12:18-21

18 Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête,

19 ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles, tel que ceux qui l’entendirent demandèrent qu’il ne leur en fût adressé aucune de plus,

20 car ils ne supportaient pas cette déclaration : Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée.

21 Et ce spectacle était si terrible que Moïse dit : Je suis épouvanté et tout tremblant !

L’auteur décrit la terreur associée à l’approche de la montagne de Sinaï lors de la remise de la loi à Moïse. Ce passage souligne que les Israélites ne pouvaient s’approcher de la montagne, sous peine de mort, car elle était sanctifiée par la présence de Dieu. Le Sinaï, entouré de feu, de nuées et de tempêtes, évoquait un Dieu majestueux et redoutable. Moïse lui-même, témoin de cette scène, était épouvanté et tremblant devant la grandeur de Dieu. Cette vision montre que, sous l’ancienne alliance, l’accès direct à Dieu était impossible pour le peuple en raison de la sainteté et de la puissance de Dieu ce qui générait une grande peur.

Cependant, Hébreux 12:22-24 présente un contraste saisissant avec cette image du Sinaï.

7 – Hébreux chapitre 12:22-24 : L’Invitation à Approcher la Montagne de Sion

Hébreux 12:22-24

22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges,

23 de l’assemblé des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,

24 de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

Ce passage invite à s’approcher de la montagne de Sion, la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste. L’auteur de l’épître nous conduit d’un lieu de terreur à un lieu de bénédiction, où les croyants sont invités à se joindre à la « myriade des anges » et à « l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux ». La montagne de Sion est un symbole de la Nouvelle Alliance, un lieu où la relation avec Dieu est transformée par la grâce de Jésus-Christ. Là, le peuple de Dieu n’est plus dans la peur, mais dans la joie d’une communion parfaite et accessible à tous ceux qui croient.

Dans cette nouvelle réalité, le chrétien est appelé à se réjouir de savoir que son nom est inscrit dans le livre de vie.

Luc 10:20

20 Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.

Cette inscription représente la sécurité et l’assurance du salut, un don de Dieu pour ceux qui croient en Jésus-Christ. Contrairement à l’Ancienne Alliance, qui exigeait des sacrifices et des rites pour se rapprocher de Dieu, la Nouvelle Alliance est donnée par Jésus, le « médiateur d’un meilleur pacte » (Hébreux 12:24). Le sang de Jésus, versé pour les péchés du monde, parle mieux que celui d’Abel, non pour la vengeance, mais pour la miséricorde, le pardon et l’amour.

8 – Jésus, Médiateur et Souverain Sacrificateur

Ce passage met également en lumière le rôle de Jésus comme médiateur entre Dieu et les hommes. Dans l’Ancien Testament, les alliances étaient souvent scellées par des actes d’aspersion de sang, comme on le voit dans:

1 Pierre 1:2

et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées !

Là, les croyants sont invités à participer « à l’aspersion du sang de Jésus-Christ ». Le sang d’Abel, en criant vengeance après son meurtre, contraste avec le sang de Jésus, qui crie miséricorde et réconciliation. Jésus, par son sacrifice sur la croix, a ouvert un accès direct à Dieu, un accès fondé sur la grâce et non sur la loi.

Jésus est le souverain sacrificateur qui intercède pour les croyants devant Dieu. Contrairement à Moïse, qui n’osait pas s’approcher de Dieu sur le Sinaï, Jésus nous permet d’approcher Dieu librement, non par la peur, mais par la foi. Il est celui qui, par son sang, nous offre un salut éternel, nous rendant capables d’adorer Dieu dans la beauté de la sainteté, comme il est écrit en:

Hébreux 12:28

28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable,

Conclusion : Une Nouvelle Espérance

Le contraste entre le Sinaï et Sion n’est pas seulement géographique, mais est aussi spirituel. Il symbolise le passage d’une relation marquée par la crainte de la loi à une relation fondée sur la grâce et la réconciliation. Les croyants en Christ, sont invités à s’approcher de Dieu avec confiance et adoration, un privilège qui leur est offert par l’œuvre parfaite de Jésus. En effet, grâce à Jésus, la montagne de Sion est devenue un lieu d’espérance, un lieu de paix et de sanctification où nous pouvons rencontrer Dieu avec révérence et joie. C’est une invitation à reconnaître la grandeur de l’œuvre de Christ, qui nous permet d’approcher la présence de Dieu avec un cœur purifié et une foi vivante.

9 – Hébreux chapitre 12:25-29 : Recevoir un royaume inébranlable avec crainte et révérence

Hébreux 12:25-29

25 Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux,

26 lui, dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel.

27 Ces mots : Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent.

28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable,

29 avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.

Dans ce passage de Hébreux 12:25-29, l’auteur poursuit son exhortation en soulignant l’importance de la réponse des croyants face à l’appel de Dieu. Ce texte met en lumière deux réalités principales : l’appel à écouter la voix de Dieu avec une profonde révérence et la promesse d’un royaume inébranlable offert à ceux qui restent fidèles. Ce passage, bien que fortement ancré dans les principes de l’Ancienne Alliance, se réfère également à la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ, qui garantit une plus grande sécurité et une relation plus intime avec Dieu.

Hébreux 12:25 : L’appel à ne pas refuser Celui qui parle

Le verset 25 commence par une mise en garde très claire : «  Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle. » Ce « Celui qui parle » est bien sûr Dieu, qui, dans l’Ancien Testament, parlait à travers la loi et les prophètes. Mais dans la Nouvelle Alliance, il parle à travers son Fils, Jésus-Christ (Hébreux 1:1-2). Cette exhortation appelle les croyants à ne pas ignorer ni rejeter l’appel de Dieu, qui nous a parlé de manière définitive par Jésus.

L’auteur fait référence à un événement fondamental lorsque le peuple d’Israël a rejeté l’autorité de Dieu dans l’Ancien Testament (en particulier lors du refus d’écouter Dieu au mont Sinaï). Ceci a entraîné de terribles conséquences (cf. Hébreux 12:18-21). En effet, le rejet de la parole de Dieu n’a pas été sans conséquences à ce moment-là. Ce principe reste vrai pour les croyants sous la Nouvelle Alliance.

Les conséquences du rejet de l’appel de Dieu sont encore plus graves aujourd’hui parce que dans la Nouvelle Alliance, Dieu parle de manière plus claire et plus directe à travers Christ. Rejeter Jésus, c’est rejeter la grâce et l’espérance du salut.

Hébreux 12:26-27 : Le jugement de Dieu sur les nations

Le verset 26 rappelle un événement de l’Ancien Testament, où la voix de Dieu a ébranlé la terre, faisant référence à l’expérience sur le mont Sinaï. Toutefois, ce passage annonce également un ébranlement futur, non seulement de la terre, mais aussi du ciel. L’auteur cite ici:

Aggée 2:6-7

Car ainsi parle l’Éternel des armées: Encore un peu de temps, Et j’ébranlerai les cieux et la terre, La mer et le sec;

J’ébranlerai toutes les nations ; Les trésors de toutes les nations viendront, Et je remplirai de gloire cette maison, Dit l’Éternel des armées.

Ceci souligne que la promesse de Dieu concerne non pas un royaume matériel transitoire, mais un royaume spirituel, éternel et inébranlable. Cet ébranlement symbolise l’élimination des choses temporaires et humaines, en vue de l’établissement d’un royaume permanent, celui de Dieu.

Cette promesse fait écho à:

2 Pierre 3:10

10 Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.

 Ce verset décrit le jour où le Seigneur viendra, où la terre et ses œuvres seront consumées par le feu. Ce jugement purificateur préparera la venue d’un royaume qui ne sera jamais ébranlé.

Hébreux 12:28 : L’invitation à recevoir un royaume inébranlable

Ce verset 28 contraste avec ce qui va se passer sur terre, c’est à dire la secousse et la destruction du monde physique. Les croyants quant à eux, sont invités à recevoir « un royaume inébranlable ». Ce royaume est le royaume de Dieu, établi par la victoire de Jésus-Christ sur la mort et le péché. C’est un royaume spirituel, non dépendant des événements terrestres, et qui ne sera jamais détruit.

Le royaume de Dieu, dans lequel nous sommes appelés à entrer, est une promesse que nous pouvons saisir dès maintenant par la foi, et nous devons y vivre selon des principes de sanctification et de service. Cette promesse fait écho à l’idée de la « cité céleste » et de la « montagne de Sion » que l’auteur évoquait dans les versets précédents. Le royaume de Dieu est donc inébranlable non seulement dans le futur, mais il s’étend également dans la vie des croyants dès maintenant. En recevant ce royaume, les croyants se trouvent placés dans une position d’assurance et de sécurité, car Dieu ne peut être ébranlé.

Hébreux 12:29 : Servir Dieu avec piété et crainte

Les versets 28 et 29 se terminent par une exhortation importante : « servons Dieu avec piété et crainte, car notre Dieu est un feu dévorant. » Le chrétien est appelé à rendre un culte à Dieu dans un esprit de révérence et de crainte respectueuse. Cette crainte n’est pas une peur paralysante, mais un profond respect pour la grandeur et la sainteté de Dieu.

L’image de Dieu comme un « feu dévorant », rappelle l’aspect de sa justice et de sa sainteté, souvent manifeste dans l’Ancien Testament. Ce feu symbolise non seulement la pureté divine, mais aussi le jugement qui frappe le péché. Les croyants, tout en ayant accès à Dieu par Jésus, doivent néanmoins s’approcher de Lui avec une profonde conscience de sa majesté et de sa justice.

Application et Conclusion

Le verset 29 termine ce passage en rappelant que « notre Dieu est aussi un feu dévorant ». Cette image fait écho à l’épisode du mont Sinaï.

Exode 24:17

17 L’aspect de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël.

et Deutéronome 4:24

24 Car l’Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux.

 C’est au Sinaï que la gloire de Dieu s’est manifestée sous la forme d’un feu dévorant. Dans l’Ancien Testament, ce feu symbolisait la présence, la justice et la sainteté de Dieu, caractéristiques qui rappellent l’aspect redoutable de la divinité. Bien que, sous la Nouvelle Alliance, les croyants aient accès à la grâce de Dieu par Jésus-Christ, cette image de feu nous invite à un respect profond et à une crainte révérencieuse de la sainteté de Dieu.

Le passage conclut ainsi avec l’importance de servir Dieu avec respect et crainte, soulignant que, tout en étant accueillis dans une relation pleine de grâce, les croyants ne doivent jamais perdre de vue la majesté et la justice de Dieu.

Conclusion

Hébreux 12:25-29 nous invite à écouter attentivement la voix de Dieu, à ne pas rejeter son appel et à répondre par une vie d’adoration fidèle. Ce passage établit un contraste entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, soulignant que, sous la Nouvelle Alliance, nous avons accès à un royaume inébranlable. Cet avertissement appelle à une soumission totale à Dieu, à une piété authentique et à une vie marquée par la crainte révérencieuse de sa majesté. Le royaume de Dieu, éternel et stable, est un don merveilleux que les croyants sont appelés à recevoir avec gratitude, tout en vivant dans l’espérance de son accomplissement final.

Hébreux chapitre 11 : La foi des héros de Dieu

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En Hébreux chapitre 11, l’auteur présente une galerie de témoins de la foi. Il illustre comment, depuis Abel jusqu’aux prophètes, la foi a permis à ces héros bibliques d’obtenir la réalisation de promesses, malgré les épreuves et les défis.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 12

Hébreux chapitre 11 – Étude biblique

Hébreux chapitre 11 présente une série d’exemples tirés de l’Ancien Testament, illustrant la fidélité de ceux qui ont persévéré dans des circonstances difficiles (contrairement à ce qui est décrit dans 2 Pierre 2 et Jude). Ces figures sont mentionnées pour encourager non seulement les lecteurs de l’époque, mais aussi les croyants de chaque génération, à rester fidèles, quelles que soient les épreuves physiques ou spirituelles qu’ils traversent (cf. Hébreux 10:32-39).

Il est important de noter que ces exemples ne se rapportent pas à des professions ou confessions de foi initiales, mais à des vies marquées par la foi sous l’Ancienne Alliance. Une fin fidèle témoigne d’un véritable commencement. Les croyants entament leur cheminement dans la foi, persistent dans la foi tout au long de leur vie, et meurent dans la foi. L’auteur de l’épître aux Hébreux évalue la vie des croyants à la fois par la fidélité de leur conclusion et par la solidité de leur commencement.

1- Hébreux chapitre 11 : le chapitre de la foi

Hébreux 11:1-3

1 Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

Pour l’avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable.

C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles.

La foi :

Dans l’Ancien Testament, le terme « foi » est souvent lié aux notions de « fidélité » et de « fiabilité ». Il exprime une attitude de confiance inébranlable en Dieu, qui est digne de confiance et fidèle à ses promesses. Ainsi, la foi représente l’opposé de l’apostasie, qui désigne un renoncement à cette fidélité.

La foi est donc la réponse humaine à la fidélité de Dieu. Elle consiste à s’appuyer avec une pleine assurance sur les promesses divines, sachant que Dieu accomplit toujours ce qu’il promet. Il s’agit d’une relation de confiance active entre l’homme et Dieu, un engagement à demeurer fidèle, même en dépit des incertitudes.

Nombres 23:19

19 Dieu n’est point un homme pour mentir, Ni fils d’un homme pour se repentir. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne l’exécutera-t il pas ?

Le terme grec traduit par « démonstration » dans Hébreux chapitre 11 au verset 1 évoque l’idée d’une conviction profonde, une preuve qui émerge après une épreuve ou une certitude qui se manifeste malgré l’invisible. Cette démonstration concerne des réalités spirituelles, invisibles aux yeux physiques, mais qui influencent néanmoins les réalités matérielles.

Ainsi, le premier verset pourrait être reformulé de la manière suivante : « J’ai la ferme conviction que les choses que j’espère, bien qu’encore invisibles, se réaliseront. Lorsque ces choses se manifesteront, elles prouveront que ma foi en Dieu était fondée, et que j’ai eu raison de placer ma confiance en Lui. »

Cette même idée est exprimée dans :

Romains 8:24

24 Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ?

En tant que croyants, nous ne marchons donc pas en fonction de ce que nos yeux physiques perçoivent. Cette idée rejoint ce que Paul déclare dans :

2 Corinthiens 5:7

car nous marchons par la foi et non par la vue,

La foi repose sur la Parole de Dieu, appelée « rhêma » en grec, qui se réfère à la parole prononcée et active de Dieu. Dieu parle, et les choses prennent existence, comme cela est affirmé dans :

Hébreux 11:3

3 C’est par la foi que nous comprenons que le monde a été formé par la parole de Dieu, de sorte que ce qui est visible n’a pas été fait de choses visibles.

L’auteur de l’épître aux Hébreux utilise cet exemple pour montrer que la foi est une clé essentielle non seulement pour comprendre la création, mais aussi pour traverser les épreuves de la vie. De la même manière que le monde a été façonné par une puissance invisible — la parole créatrice de Dieu — les croyants sont appelés à placer leur confiance en ce qu’ils ne peuvent pas voir, mais qu’ils savent être vrai.

Les héros de la foi, cités dans le reste du chapitre, ont enduré de nombreuses tribulations grâce à cette même foi. Leur espérance était solidement ancrée en Dieu et en ses promesses, comme l’auteur le rappelle dans

Hébreux 6:19

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide ; elle pénètre au-delà du voile,

Cette espérance ferme leur a permis de persévérer, même lorsque les circonstances semblaient contraires.

L’auteur de l’épître souligne subtilement que ses lecteurs juifs possédaient déjà cette foi en tant que croyants en Dieu, même s’ils n’avaient pas tous encore reconnu Jésus comme le Messie. En effet, ils acceptaient déjà que Dieu soit le Créateur de l’univers, même s’ils ne pouvaient en expliquer tous les détails scientifiques ou philosophiques. Il affirme ce principe en répétant que :
« C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, de sorte que ce qui est visible n’a pas été fait à partir de choses visibles. »

Cette reconnaissance s’applique non seulement aux croyants en Jésus-Christ, mais également à ceux qui ne l’ont pas encore reconnu comme Seigneur, car tous admettent que Dieu est le Créateur de toutes choses. Cette foi en Dieu comme Créateur est un point commun, qu’ils soient parvenus à la foi en Jésus ou non, puisqu’ils partagent cette même compréhension de l’origine du monde par la puissance divine.

L’auteur de l’épître montre ainsi que la foi en Dieu, bien qu’invisible, est active et puissante, tant pour expliquer la création que pour offrir l’espoir et la force de traverser les épreuves.

2 – Hébreux chapitre 11 versets 4-16 – Exemples d’hommes de foi

a) Abel

C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn ; c’est par elle qu’il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes ; et c’est par elle qu’il parle encore, quoique mort.

L’élément central dans l’offrande d’Abel réside dans l’attitude de son cœur. Il n’a pas simplement accompli un acte religieux, mais a cherché ce qui plaisait à Dieu. Contrairement à Caïn, Abel a offert son offrande avec une sincérité de cœur et une confiance en Dieu. Son sacrifice a ainsi été accepté, non en raison de la matérialité de l’offrande, mais grâce à sa foi et à son obéissance. Même après sa mort, Abel continue de parler par l’exemple de sa foi. Son témoignage traverse les âges et démontre que la foi authentique laisse une empreinte éternelle, bien au-delà de la vie terrestre.

b) Hénoch

C’est par la foi qu’Énoch fut enlevé pour qu’il ne vît point la mort, et qu’il ne parut plus parce Dieu l’avait enlevé ; car, avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu’il était agréable à Dieu

Comme mentionné dans Genèse 5:24

24 Hénoch marcha avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit.

Hénoch est un modèle de fidélité et d’intimité avec Dieu, marchant sur le chemin étroit que Jésus mentionne dans Matthieu 7:14. Il est enlevé sans voir la mort, une expérience unique partagée par Élie.

Hébreux 11:6

Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Ce verset souligne deux exigences essentielles :
• Croire que Dieu existe, ce qui représente l’assurance des choses espérées.
• Croire que Dieu récompense ceux qui le cherchent, ce qui traduit une démonstration des réalités invisibles.
La foi de Hénoch illustre la persévérance dans la fidélité à Dieu. Il ne s’agit pas d’une foi passagère, mais d’un engagement constant qui témoigne de la confiance inébranlable en Dieu.

c) Noé

C’est par la foi que Noé, divinement averti des choses qu’on ne voyait pas encore, et saisi d’une crainte respectueuse, construisit une arche pour sauver sa famille ; c’est par elle qu’il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi.

Noé n’a pas simplement cru, il a agi en conséquence. Alerté par Dieu concernant un déluge imminent qu’aucun signe visible ne laissait présager, Noé a mis sa foi en action en construisant une arche. Sa foi l’a conduit à une obéissance qui a sauvé sa famille et qui a condamné l’incrédulité du monde environnant. Son exemple montre que la foi se manifeste dans l’action, et comme Ézéchiel 14:14-20 le souligne, Noé est reconnu comme juste, comme un héritier de la justice obtenue par la foi.

Ézéchiel 14:14-20

14 et qu’il y eût au milieu de lui ces trois hommes, Noé, Daniel et Job, ils sauveraient leur âme par leur justice, dit le Seigneur, l’Éternel.

Hébreux 11:8-12 – Abraham et Sara

C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait.

C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse.

10 Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur.

11 C’est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse.

12 C’est pourquoi d’un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu’on ne peut compter.


Malgré ses moments de doute, Abraham a cru à la promesse d’une descendance innombrable, et Dieu a honoré cette foi en accomplissant ce qu’il avait promis.

Conclusion sur Abraham :

Abraham est un exemple où la foi et la faiblesse humaine coexistent. Même s’il a eu des moments de crainte, comme lorsqu’il a tenté d’accomplir la promesse de Dieu par ses propres moyens en ayant un enfant avec Agar, ou lorsqu’il a menti par peur pour sa vie, il est resté fidèle à Dieu. Sa foi était suffisamment forte pour l’amener à quitter sa patrie, à attendre la promesse d’un fils, et même à être prêt à sacrifier Isaac. Dieu appelle des êtres imparfaits pour accomplir ses desseins, et la foi d’Abraham, bien que mêlée à des faiblesses, a triomphé.

Habiter sous des tentes (verset 9) souligne la fugacité de la vie sur terre et la vision de quelque chose de plus permanent, une patrie céleste. Le chrétien, tout comme Abraham, sait que la vie terrestre est temporaire, en attente de la Jérusalem céleste.
Verset 11 : Sara, comme d’autres femmes stériles de la Bible (Rachel, la femme de Manoach, Anne, Élisabeth), enfanta grâce à une intervention divine, prouvant ainsi que la foi en la promesse de Dieu surpasse les limites naturelles. Les fils nés de ces interventions (Joseph, Samson, Samuel, Jean-Baptiste) ont joué un rôle crucial dans l’accomplissement du plan divin.

Ainsi, ces exemples démontrent que la foi n’est pas seulement une croyance initiale, mais une confiance continue en Dieu et qui persévère à travers l’épreuve, les incertitudes, et les faiblesses humaines.

3 – Hébreux chapitre 11 versets 13-16 : « La Foi des Pèlerins en Quête de la Patrie Céleste »

13 C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.

14 Ceux qui parlent ainsi montrent qu’ils cherchent une patrie.

15 S’ils avaient eu en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner.

16 Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.

Ce passage révèle la profondeur de la foi des patriarches : bien qu’ils n’aient pas reçu les promesses de Dieu dans leur entièreté de leur vivant, ils les ont embrassées par la foi. Ils les ont « vues et saluées de loin« , acceptant que la réalisation de ces promesses irait au-delà de leur vie terrestre. Ils se sont reconnus comme des étrangers et des voyageurs sur cette terre, vivant avec une perspective éternelle. Cette attitude démontre qu’ils ne cherchaient pas un lieu physique ou temporaire comme patrie, mais une patrie céleste.

Ceux qui vivent avec cette perspective ne sont pas attachés aux plaisirs passagers de cette vie, mais regardent vers l’avenir, vers la cité céleste que Dieu leur a préparée. Dieu, en réponse à cette foi, n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, car ils ont placé leur espérance non dans les biens terrestres mais dans la promesse éternelle.

Philippiens 3:20

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

Ce monde terrestre n’est qu’un passage temporaire pour le croyant.

La tension entre la réalité terrestre et la réalité céleste :

Les croyants, qu’ils soient juifs ou chrétiens, vivent souvent tiraillés entre ces deux réalités. Ils sont appelés à se considérer comme des étrangers et des voyageurs, comme les patriarches, mais peuvent facilement perdre cette perspective en étant absorbés par la vie quotidienne.

2 Corinthiens 5:7 nous rappelle

car nous marchons par la foi et non par la vue,

En plaçant notre espoir non dans les choses visibles mais dans celles que Dieu nous a promises pour l’éternité, la foi nous permet de regarder au-delà des circonstances terrestres et d’espérer en la patrie céleste.

4 – Hébreux chapitre 11 versets 17-22 : « La Foi d’Abraham et de ses Descendants Face aux Promesses de Dieu »

17 C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses,

18 et à qui il avait été dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité.

19 Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts ; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection.

L’épreuve d’Abraham consistait à offrir son fils unique, Isaac, celui à travers qui les promesses de Dieu devaient s’accomplir. Cette situation est une illustration de l’obéissance totale et de la confiance en Dieu. Abraham savait que même s’il offrait Isaac en sacrifice, Dieu pouvait le ressusciter, car Il avait promis que c’est par Isaac que sa descendance serait nommée. L’épreuve d’Abraham souligne une foi qui ne s’arrête pas aux limites humaines, mais qui croit en la puissance de Dieu, même face à la mort. Le sacrifice d’Isaac préfigure celui de Jésus-Christ. Tout comme Abraham était prêt à offrir son fils unique, Dieu a offert Son propre Fils pour sauver l’humanité.

La question essentielle pour le chrétien :
Lorsque Dieu bénit le croyant, la question suivante se pose : sommes-nous plus attachés aux bénédictions de Dieu ou à Dieu lui-même ? Sommes-nous prêts, comme Abraham, à offrir à Dieu ce qui nous est le plus précieux, avec la confiance qu’Il est capable de donner encore plus ? Abraham est resté fidèle à Dieu et à Ses promesses, même quand cela impliquait le sacrifice de ce qu’il avait de plus cher.

Hébreux 11:20 – Isaac

20 C’est par la foi qu’Isaac bénit Jacob et Ésaü, en vue des choses à venir.

Isaac, malgré les tensions entre ses deux fils, bénit Jacob et Ésaü en fonction des promesses divines, démontrant une foi qui voyait au-delà des circonstances immédiates et des rivalités familiales. Il a agi par la foi en reconnaissant la souveraineté du plan de Dieu pour l’avenir de ses descendants.

Hébreux 11:21 – Jacob

21 C’est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph, et qu’il adora, appuyé sur l’extrémité de son bâton.

Jacob, à la fin de sa vie, bénit les fils de Joseph, Ephraïm et Manassé, en accordant à Ephraïm, le plus jeune, une bénédiction supérieure, malgré les attentes traditionnelles. Cela montre qu’il agissait par la foi, non selon les conventions humaines, mais selon la révélation divine. Il adorait Dieu, appuyé sur son bâton, un geste symbolisant à la fois sa vieillesse et sa dépendance totale envers Dieu.

Hébreux 11:22 – Joseph

22 C’est par la foi que Joseph mourant fit mention de la sortie des fils d’Israël, et qu’il donna des ordres au sujet de ses os.

Joseph, à la fin de sa vie, prophétisa la sortie du peuple hébreux d’Égypte. Bien qu’il soit devenu un personnage important en Égypte, il ne se considérait pas comme un Égyptien. En donnant des instructions pour que ses os soient transportés en terre promise, Joseph témoignait de sa foi en la promesse faite à Abraham. Il savait que la terre promise à ses ancêtres, serait un jour la demeure de son peuple, même si cela ne se réaliserait que plusieurs siècles plus tard.

Conclusion

Ces exemples de foi d’Abraham, Isaac, Jacob, et Joseph montrent que leur espérance était fondée sur les promesses de Dieu, même si elles ne se réalisaient pas immédiatement. Leurs actions et décisions étaient guidées par une vision à long terme, celle de la fidélité de Dieu à Ses promesses. Leur foi les poussait à considérer la vie sur terre comme temporaire, tout en attendant l’accomplissement ultime des promesses divines dans la patrie céleste. Comme eux, nous sommes appelés à vivre dans cette espérance, en gardant les yeux fixés sur ce que Dieu nous a promis, au-delà de ce que nous voyons dans le présent.

5 – Hébreux chapitre 11 versets 23-29 – « Exemples de foi : Moïse et ses parents »

Hébreux 11:23-29 met en lumière la foi de Moïse et de ses parents, qui, par leur confiance en Dieu, ont défié l’ordre du Pharaon. Moïse, par la foi, a choisi de s’identifier avec le peuple de Dieu, rejetant les plaisirs éphémères de l’Égypte, et a conduit Israël à la liberté à travers la mer Rouge.

Hébreux 11:23 – Les parents de Moïse

23 C’est par la foi que Moïse, à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et qu’ils ne craignirent pas l’ordre du roi.

Hébreux 11:24-29 – Moïse

24 C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon,

25 aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché,

26 regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération.

27 C’est par la foi qu’il quitta l’Égypte, sans être effrayé de la colère du roi ; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible.

28 C’est par la foi qu’il fit la Pâque et l’aspersion du sang, afin que l’exterminateur ne touchât pas aux premiers-nés des Israélites.

29 C’est par la foi qu’ils traversèrent la mer Rouge comme un lieu sec, tandis que les Égyptiens qui en firent la tentative furent engloutis.

Verset 23 : « Ils ne craignirent pas l’ordre du roi. » Ce passage délivre un message fort pour ses lecteurs, à savoir de ne pas craindre les menaces qui cherchent à nous faire renier la foi en Christ. Prenons exemple sur les parents de Moïse. Tout comme Joseph fut séparé de Jacob dans le cadre du plan de salut de Dieu, Moïse fut retiré à ses parents pour accomplir le plan de Dieu visant à sauver le peuple hébreu.

L’auteur poursuit avec l’exemple de Moïse, qui préféra être maltraité avec le peuple de Dieu plutôt que de profiter des plaisirs passagers du péché. Mais qui est ce peuple au temps de l’épître ? Ce sont les croyants en Jésus-Christ. Cette interprétation est confirmée dans la suite du texte :
« … plutôt que de jouir pour un temps des plaisirs du péché » (verset 25).

Hébreux 11:26 – Moïse

26 regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération.

L’auteur établit un parallèle entre l’expérience de Moïse, celle de ses parents, et ce que ses lecteurs sont appelés à vivre.

Les versets 27 à 29 illustrent une foi ferme, capable de chasser toute forme de crainte, que ce soit face à l’autorité ou aux circonstances, en s’appuyant pleinement sur Dieu. Le verset 27 indique que Moïse quitta l’Égypte après avoir tué l’Égyptien. En voyant « Celui qui est invisible », cela fait sans doute référence à sa rencontre avec Dieu au buisson ardent.

Cependant, ce verset semble en contradiction avec Exode 2:14, où il est dit que « Moïse eut peur ». Il s’agit ici d’une peur initiale, surmontée plus tard par sa rencontre avec Dieu, qui l’amena à agir avec foi.

Verset 28 : Le sang de l’agneau de la Pâque symbolise la protection du sang de Jésus, sous laquelle les lecteurs se trouvent. Ces judéo-chrétiens peuvent être considérés comme les « premiers-nés » dans la foi en Christ. L’auteur souligne ainsi le parallèle constant entre le passé (l’Ancienne Alliance) et le présent (la Nouvelle Alliance).

6 – Hébreux chapitre 11 versets 30-31 – « La foi de Josué et Rahab : une foi obéissante et salvatrice »

J) Josué et la chute des murailles de Jéricho

30C’est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour pendant sept jours.

L’exemple de la chute des murailles de Jéricho est un puissant témoignage de l’efficacité d’une foi obéissante, même face à une situation qui semble irrationnelle ou désespérée. Josué et les Israélites auraient pu douter de la stratégie peu conventionnelle dictée par Dieu – faire le tour de la ville en silence pendant sept jours, puis crier et faire sonner les trompettes. Mais ils ont choisi d’obéir, de marcher avec foi, sans se fier à leur propre compréhension.

Le résultat ? Dieu a fait tomber ces murailles apparemment invincibles.

Cet épisode enseigne que la foi authentique repose sur l’obéissance à Dieu, même lorsque Ses instructions dépassent notre logique humaine. Cela rappelle le passage de :

2 Corinthiens 10:4

4 Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles ; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses.

Les murailles de Jéricho représentent toutes les forteresses spirituelles ou obstacles dans notre vie qui semblent insurmontables. En choisissant de marcher dans la foi, nous donnons à Dieu l’espace pour agir et accomplir sa volonté, renversant ainsi ces obstacles.

k) Rahab : la foi et la rédemption

31 C’est par la foi que Rahab la prostituée ne périt pas avec les rebelles, parce qu’elle avait reçu les espions avec bienveillance.

Rahab, une prostituée de Jéricho, est un exemple touchant de la manière dont la foi peut offrir rédemption et salut, peu importe les circonstances de vie ou le passé. Contrairement aux autres habitants de Jéricho, qui étaient plongés dans la rébellion et l’aveuglement spirituel, Rahab discerna la main de Dieu à l’œuvre.

Josué 2:8-9

Avant que les espions se couchent, Rahab monta vers eux sur le toit

et leur dit : L’Éternel, je le sais, vous a donné ce pays, la terreur que vous inspirez nous a saisis, et tous les habitants du pays tremblent devant vous.

 En protégeant les espions israélites, elle montra non seulement du courage, mais surtout une foi inébranlable en la puissance et la promesse de l’Éternel.

Sa foi active est un acte de confiance en Dieu, et non en ses propres ressources. En agissant ainsi, elle fut non seulement épargnée lors de la destruction de la ville, mais elle fut intégrée dans le peuple de Dieu, jouant un rôle crucial dans la lignée du Messie (Matthieu 1:5). Comme le souligne

Jacques 2:25

25 Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les œuvres, lorsqu’elle reçut les messagers et qu’elle les fit partir par un autre chemin ?

L’histoire de Rahab nous rappelle que la foi véritable n’est jamais passive. Elle transforme, elle agit, et elle conduit à des œuvres concrètes. Même ceux que la société marginalise, peuvent être utilisés par Dieu pour accomplir ses desseins et recevoir sa grâce.

Conclusion : La foi qui renverse et qui sauve

Les exemples de Josué et de Rahab mettent en lumière une foi vivante et active qui entraîne la transformation et la délivrance. Josué, par son obéissance à Dieu, vit les murailles de Jéricho s’effondrer. Rahab, par sa foi en Dieu, fut sauvée de la destruction et intégra le plan divin. Ces récits montrent que la foi n’est pas une simple croyance mentale, mais une confiance qui se manifeste par des actions concrètes et alignées sur la volonté de Dieu.

Que ce soit pour renverser les forteresses spirituelles qui nous entourent ou pour trouver notre salut, c’est par une foi vivante, active et obéissante que Dieu agit puissamment.

7 – Hébreux chapitre 11 versets 32-34 – « foi et exploits extraordinaires »

Hébreux 11:32 de nombreux héros de la foi

32 Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes,

Héros de la foi mentionnés : une diversité d’exemples de confiance en Dieu

L’auteur de l’épître aux Hébreux, face à l’ampleur des exemples de foi dans l’histoire du peuple d’Israël, ne peut énumérer tous les héros de la foi. Il mentionne donc brièvement Gédéon, Barak, Samson, Jephthé, David, Samuel, et les prophètes, chacun représentant une facette particulière de la foi agissante. Leur foi ne se limitait pas à une conviction intérieure, mais se traduisait par des actes extraordinaires de bravoure, de justice, et d’obéissance envers Dieu.

  • Gédéon a vaincu les Madianites avec une petite armée, montrant que la victoire ne dépendait pas de la force humaine mais de la puissance de Dieu (Juges 6-8).
  • Barak mena Israël à la victoire contre les Canaanites, soutenu par la prophétesse Débora (Juges 4).
  • Samson, avec une force surhumaine, lutta contre les Philistins (Juges 13-16).
  • Jephthé, rejeté et déshonoré, fut appelé à sauver Israël des Ammonites par sa foi (Juges 11).
  • David, le roi selon le cœur de Dieu, remporta de nombreuses victoires et fit preuve d’une foi profonde malgré ses faiblesses (1 Samuel 16-2 Samuel).
  • Samuel, prophète et juge, guida Israël et se montra fidèle à Dieu toute sa vie (1 Samuel 1-25).

Ces hommes et les prophètes sont présentés comme des exemples de foi, non parce qu’ils étaient parfaits, mais parce qu’ils s’appuyaient sur Dieu dans des situations difficiles, parfois même désespérées.

Versets 33-34 : La foi en action – miracles et délivrances

qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions,

34 éteignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères.

Les versets 33 et 34 décrivent les actes accomplis par la foi de ces héros. Les exploits qu’ils ont réalisés montrent que la foi n’est pas simplement une croyance abstraite, mais une puissance active et vivante.

Par la foi, ils ont :
  • Vaincu des royaumes : Cela fait référence à des conquêtes miraculeuses comme celles de Josué en Canaan ou de David contre les Philistins et d’autres peuples ennemis.
  • Exercé la justice : Cela renvoie aux juges et rois justes, comme Samuel et David, qui ont maintenu l’ordre et l’équité selon la loi divine.
  • Obtenu des promesses : Ces héros ont vu les promesses de Dieu s’accomplir, que ce soit la conquête de la terre promise, la victoire sur leurs ennemis, ou la prospérité de leurs descendants.
  • Fermé la gueule des lions : Cela évoque certainement Daniel, qui fut jeté dans la fosse aux lions, mais aussi David et Samson, qui tuèrent des lions par la puissance de Dieu.
  • Éteint la puissance du feu : Ici, l’auteur fait sans doute référence à l’histoire de Shadrac, Méshac, et Abed-Nego, qui furent jetés dans la fournaise ardente mais furent miraculeusement protégés par Dieu (Daniel 3).
  • Échappé au tranchant de l’épée : Comme David qui échappa plusieurs fois à la mort sous la persécution de Saül, ou Élie qui fut sauvé des poursuites meurtrières de Jézabel.
  • Guéri de leurs maladies : Dieu a souvent répondu par des miracles de guérison à travers les prières et la foi de ses serviteurs.
  • Vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères : Des hommes comme Gédéon, Barak, et David remportèrent des victoires militaires qui semblaient impossibles aux yeux humains.
Application pour les lecteurs

Ces exemples visent à encourager les lecteurs à persévérer dans la foi. En effet, les défis auxquels ces héros furent confrontés, n’étaient pas moins graves ou intimidants que ceux que les croyants du premier siècle pouvaient affronter. Tout comme Dieu a agi en faveur de ces hommes et femmes à travers l’histoire, Il continue d’agir pour ceux qui placent leur confiance en Lui.

L’enseignement central de ces versets est que la foi en Dieu transcende les situations humaines et conduit à l’accomplissement de choses extraordinaires. Il ne s’agit pas d’une foi passive, mais d’une foi active, qui renverse les obstacles et fait éclater la puissance divine dans les circonstances humaines.

8 – Hébreux chapitre 11 versets 35-38 – « La foi à travers la souffrance et la persécution »

Hébreux 11:35 : Des femmes et une meilleure résurrection

35 Des femmes recouvrèrent leurs morts par la résurrection ; d’autres furent livrés aux tourments, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection ;

Le verset 35 commence par mentionner des femmes qui ont retrouvé leurs enfants grâce à une résurrection miraculeuse, comme le montre l’histoire de la veuve de Sarepta dont le fils fut ressuscité par Élie (1 Rois 17:17-23) et la femme sunamite dont le fils fut ramené à la vie par Élisée (2 Rois 4:31-37). Ces récits illustrent le pouvoir de Dieu à travers la foi en ramenant des morts à la vie.

Cependant, l’auteur met ensuite l’accent sur ceux qui, bien que torturés, n’ont pas accepté la délivrance, préférant la souffrance pour obtenir une « meilleure résurrection ». Ce groupe de croyants est particulièrement mis en avant pour avoir refusé de renier leur foi, même sous la menace de mort. Leur espérance était ancrée dans la promesse d’une résurrection plus glorieuse – celle qui transcende la vie physique et mène à la vie éternelle. Ils n’ont pas cherché à échapper aux tourments immédiats, car leur vision spirituelle se tournait vers une rédemption future et éternelle, bien plus précieuse.

Hébreux 11:36-37 : La souffrance pour la foi

36 d’autres subirent les moqueries et le fouet, les chaînes et la prison ;

37 ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités,

Ces versets décrivent les souffrances que de nombreux croyants ont dû endurer à cause de leur foi. Ils furent moqués, fouettés, emprisonnés, lapidés et même torturés. L’auteur présente ici un panorama de la persécution subie par les saints à travers l’histoire. Quelques exemples illustrent ces types de souffrance :

  • Lapidés : Comme le prophète Zacharie (2 Chroniques 24:20-21) ou Étienne, le premier martyr chrétien (Actes 7:59).
  • Sciés : Selon la tradition juive, le prophète Ésaïe aurait été scié en deux sous le règne de Manassé.
  • Tués par l’épée : Comme l’apôtre Jacques, tué par Hérode (Actes 12:2), et beaucoup d’autres prophètes et fidèles.

Ces héros de la foi étaient souvent démunis, vêtus de vêtements rudimentaires faits de peaux d’animaux (comme Élie et Jean-Baptiste) et maltraités. Leur pauvreté matérielle contrastait avec leur richesse spirituelle. Malgré leur exclusion sociale et leurs conditions de vie précaires, ils ont tenu bon dans la foi, préférant être dépossédés de tout plutôt que de renoncer à leur espérance en Dieu.

Hébreux 11:38 : « Eux dont le monde n’était pas digne »

38 eux dont le monde n’était pas digne, errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et les antres de la terre.

L’auteur de l’épître fait une déclaration puissante et poignante dans ce verset : « eux dont le monde n’était pas digne ». Ces croyants, qui ont été rejetés, persécutés et méprisés par la société, sont décrits comme ayant une valeur qui dépasse tout ce que ce monde peut offrir. Le monde les considérait comme indignes de respect ou d’honneur. Cependant aux yeux de Dieu, ils étaient précieux et dignes d’une gloire éternelle.

Ils étaient errants, souvent réfugiés dans les déserts, les montagnes, les cavernes et les antres pour échapper à la persécution. Ce mode de vie difficile, bien que profondément humiliant aux yeux humains, symbolise la séparation spirituelle de ces croyants d’un monde qui les rejetait. Ils ne faisaient pas partie de ce monde ; ils appartenaient à une autre patrie, la patrie céleste. Leur parcours rappelle que la foi implique parfois de renoncer aux conforts et aux sécurités terrestres, pour suivre Dieu coûte que coûte.

Application spirituelle pour aujourd’hui

Ces versets révèlent la réalité difficile mais glorieuse de la foi. Les héros mentionnés ici sont ceux qui, bien que souvent invisibles et oubliés par l’histoire humaine, brillent comme des étoiles aux yeux de Dieu. Leur témoignage rappelle que la foi authentique n’est pas simplement synonyme de victoires visibles et de bénédictions immédiates. Elle implique parfois le sacrifice, la souffrance et la perte. Pourtant, ces souffrances ne sont pas vaines, car elles ouvrent la voie à une récompense bien plus grande : une résurrection meilleure et une place auprès de Dieu pour l’éternité.

En suivant leur exemple, nous sommes encouragés à garder les yeux fixés non sur ce que nous pouvons obtenir ici-bas, mais sur ce que Dieu a préparé pour nous dans l’éternité.

9 – Hébreux chapitre 11 versets 39-40 – « La foi, le témoignage et l’accomplissement en Christ : l’unité des croyants à travers les âges »

Hébreux 11:39

39 Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis,

Ce verset fait référence à « tous ceux-là », les héros de la foi mentionnés dans les versets précédents. Leur foi a été reconnue, et un témoignage favorable leur a été rendu par Dieu et par les Écritures. Cependant, ‘bien qu’ils aient vécu par la foi, ils n’ont pas obtenu ce qui leur était promis’, c’est-à-dire l’accomplissement complet de la promesse de Dieu. Cette promesse faisait référence, en partie, à l’arrivée du Messie et au salut qu’Il apporterait. Ces croyants ont vu les promesses de loin (v.13), mais elles ne se sont pleinement réalisées qu’avec la venue de Jésus-Christ.

Cela souligne un aspect fondamental de la foi. Celle-ci s’étend au-delà du temps et des circonstances immédiates. Les héros de la foi de l’Ancien Testament vivaient avec une espérance dans les promesses de Dieu, même s’ils ne les voyaient pas s’accomplir de leur vivant. Leur foi n’était pas uniquement fondée sur les bénédictions terrestres, mais sur une réalité céleste et éternelle. En d’autres termes, ils ont marché par la foi, non par la vue, confiants que Dieu accomplirait Ses promesses à Son temps.

10 – Hébreux chapitre 11 verset 40 – « Un accomplissement parfait pour tous, à travers Christ »

40 Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parviennent pas sans nous à la perfection.

Ce verset introduit l’idée que Dieu avait en réserve « quelque chose de meilleur pour nous ». Ce « meilleur » fait référence à l’accomplissement ultime des promesses de Dieu par la venue de Jésus-Christ. L’auteur de l’épître rappelle aux croyants que l’Ancienne Alliance, bien qu’importante, était un précurseur de la Nouvelle Alliance établie en Christ. Les promesses de salut, de pardon et de communion avec Dieu, que les héros de l’Ancien Testament attendaient avec foi, sont devenues une réalité en Jésus.

L’expression « afin qu’ils ne parviennent pas sans nous à la perfection » indique que l’accomplissement final de ces promesses inclut tous les croyants – ceux de l’Ancienne Alliance et ceux de la Nouvelle Alliance. Dieu a prévu que la perfection ou la réalisation ultime de Ses promesses ne soit atteinte que collectivement, unissant dans un même dessein les saints de toutes les époques. La « perfection » mentionnée ici ne désigne pas seulement une amélioration morale, mais le plein accomplissement du plan de Dieu, qui englobe la résurrection, la rédemption finale et l’entrée dans la gloire éternelle avec Dieu.

Meilleur !

Le mot « meilleur » est un thème récurrent dans l’épître aux Hébreux, apparaissant à plusieurs reprises pour souligner la supériorité de la Nouvelle Alliance en Christ par rapport à l’Ancienne Alliance. Dans ce chapitre 11, l’auteur met en lumière le fait que, bien que les anciens aient fait preuve d’une foi extraordinaire, la révélation en Christ est meilleure, plus complète et parfaite. En effet, Jésus est le médiateur d’une Nouvelle Alliance meilleure, qui apporte non seulement la promesse d’une terre physique, mais aussi d’une patrie céleste (Hébreux chapitre 11 verset 16).

Application spirituelle pour les croyants d’aujourd’hui

Le message de ces deux versets s’adresse aussi aux croyants d’aujourd’hui. Tout comme les saints de l’Ancien Testament, nous sommes appelés à vivre dans une foi qui transcende le présent. Nous partageons avec eux une espérance commune : celle de voir les promesses de Dieu pleinement accomplies à la seconde venue de Christ. En attendant cet accomplissement, nous marchons avec la même foi que ces anciens, sachant que nous ne sommes pas seuls dans cette espérance. Notre foi, unie à la leur, fait partie du grand dessein de Dieu qui se réalisera en son temps.

Ainsi, en tant que croyants de la Nouvelle Alliance, nous avons l’avantage de connaître l’accomplissement en Jésus-Christ, tout en attendant encore la réalisation complète de la rédemption à la fin des temps. Les héros de la foi et nous, les croyants d’aujourd’hui, sommes liés dans cette même attente. La perfection et l’accomplissement final des promesses de Dieu ne seront atteints que lorsque Christ reviendra en gloire et que tous les saints, passés et présents, entreront ensemble dans la plénitude de la vie éternelle.

En conclusion, cette section de l’épître aux Hébreux nous rappelle que la foi est intergénérationnelle et que le plan de Dieu englobe tous les croyants, unis dans une espérance commune en Jésus-Christ. L’attente des promesses de Dieu est un chemin partagé par les saints d’autrefois et ceux d’aujourd’hui, marchant ensemble vers un avenir glorieux préparé par Dieu.

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Hébreux chapitre 10 : Le sacrifice ultime pour l’humanité

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Hébreux chapitre 10 souligne la valeur unique du sacrifice de Christ, offrant un pardon complet et permanent. L’auteur exhorte les croyants à persévérer dans la foi, à s’encourager mutuellement et à ne pas abandonner leur assemblée.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 11

Hébreux chapitre 10 – Étude biblique

Dans ce chapitre l’auteur approfondit son argumentation en introduisant de nouvelles idées, notamment l’obéissance de Christ à la volonté du Père, obéissance qui l’a conduit à se sacrifier pour le salut de l’humanité. Il explique également que la loi mosaïque n’était qu’une ombre des réalités à venir, une simple préfiguration du plan de rédemption en Christ. Comme toute ombre, elle n’a pas de substance propre mais elle pointe vers quelque chose de plus grand, à savoir que la réalité est en Christ. La loi révèle le péché, comme l’explique Romains 7, mais elle ne peut l’effacer ni apporter la réconciliation avec Dieu. Seul le sacrifice de Jésus peut réellement ôter le péché et offrir la solution définitive à la condition humaine.

Les sacrifices de la loi, bien qu’offerts perpétuellement, ne pouvaient en eux-mêmes pas régler de manière définitive le problème du péché. Leur répétition prouvait leur inefficacité. Si ces sacrifices avaient été suffisants, ils auraient cessé car ceux qui participaient au culte auraient été purifiés une fois pour toutes, sans avoir conscience de leurs péchés.

1- Hébreux chapitre 10 :1-4 – Insuffisance des sacrifices de l’Ancienne Alliance

Hébreux 10:1-4 met en lumière cette insuffisance

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ?

Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices ;

car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.

Le verset 1 souligne que la loi est « une ombre des biens à venir ». Il est important de noter que le terme « ombre » n’est pas utilisé ici de la même manière qu’en Hébreux 8:5 où il est écrit:

Hébreux 8:5

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Dans ce verset, il s’agissait du contraste entre le culte céleste et son reflet imparfait sur terre. Ici, « ombre » signifie une préfiguration, c’est à dire comme un croquis avant la réalisation d’une œuvre d’art. La loi montre une esquisse du plan de salut divin, mais elle n’a pas la précision ni la clarté de la réalité accomplie en Christ. L’ombre a pour fonction de diriger notre attention vers la réalité à venir.

En Hébreux 9:11, les « biens à venir » se réfèrent au ministère sacerdotal de Jésus dans le tabernacle céleste, plus grand et parfait. Jésus est le souverain sacrificateur des biens à venir. L’auteur de l’épître insiste à nouveau sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, en contraste avec les sacrifices lévitiques répétés et inefficaces.

Le terme « amener à la perfection » (v.1) fait référence à l’accomplissement, la maturation, ou la complétude. Les sacrifices de la loi n’ont jamais amené les adorateurs à cette perfection spirituelle et morale. Le verset 2 introduit une hypothèse : si la loi avait pu rendre parfaits ceux qui l’observaient, elle aurait effacé le souvenir du péché. Cependant, le fait que le culte se répétait, montre bien que cette perfection n’était pas atteinte.

Le verset 4 rappelle la réalité de l’impuissance des sacrifices animaux : « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés ». Ce constat remet en question l’efficacité du culte mosaïque et souligne la nécessité d’un autre sacrifice, parfait et définitif : celui de Jésus-Christ. En fait, on pourrait presque lire le verset 4 immédiatement après le verset 1 pour renforcer cette idée : « ne peut jamais… car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. »

L’épître aux Hébreux semble avoir été écrite avant l’an 70, avant la destruction du Temple, puisque l’auteur parle d’un culte encore en vigueur. Ce passage met en lumière l’impossibilité du culte mosaïque à purifier totalement l’homme. Les sacrifices sous l’ancienne alliance pouvaient laver le corps des souillures extérieures, mais ils ne pouvaient pas purifier le cœur et l’esprit de la culpabilité. En revanche, la Nouvelle Alliance en Christ offre une purification intérieure et permet aux croyants de s’approcher de Dieu avec une bonne conscience.

Hébreux 4:16 résume cette grâce :

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Le verset 3 fait référence au jour des expiations (Yom Kippour), où les péchés étaient rappelés chaque année par les sacrifices offerts. Chaque année, le peuple d’Israël renouvelait le souvenir de ses transgressions, mais la loi ne pouvait pas les en libérer. Cela fait également écho aux sacrifices quotidiens, comme le sacrifice d’un taureau offert chaque jour pour les péchés du peuple.

Exode 29:36

36 Tu offriras chaque jour un taureau en sacrifice pour le péché, pour l’expiation; tu purifieras l’autel par cette expiation, et tu l’oindras pour le sanctifier.

Le but ultime de la loi n’était pas de purifier l’homme du péché, mais de révéler son besoin de rédemption. Comme le dit Jean-Baptiste en :

Jean 1:29

29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

En conclusion, l’auteur de l’épître aux Hébreux montre que le sacrifice unique de Jésus est parfait, complet et suffisant. Là où les sacrifices lévitiques échouaient, le sacrifice de Christ accomplit ce que la loi ne pouvait jamais réaliser : l’effacement définitif du péché et la réconciliation avec Dieu. Jésus est la réalité à laquelle la loi et les sacrifices faisaient allusion, le seul capable d’amener les croyants à la perfection spirituelle et de les libérer de la culpabilité du péché.

2 – Hébreux chapitre 10:5-10 – Voici, je viens Pour faire ta volonté

Hébreux 10:5-10

C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ;

Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché.

Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté.

Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi),

il dit ensuite : Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde.

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Ce passage met en lumière la suprématie du sacrifice de Christ et le remplacement de l’Ancienne Alliance par la Nouvelle Alliance. Les versets 5 à 7 citent Psaumes 40:7-9, et l’auteur de l’épître aux Hébreux applique cette prophétie à Jésus-Christ. Les paroles de David deviennent celles du Christ, qui affirme que Dieu ne veut ni sacrifices ni offrandes, mais un cœur obéissant. Cette déclaration souligne la mission de Jésus, incarné pour accomplir la volonté du Père.

Les versets 5 et 6 révèlent une vérité fondamentale, à savoir que les sacrifices et les holocaustes de l’Ancien Testament ne suffisaient pas à satisfaire pleinement Dieu. Bien qu’ils aient été ordonnés par la loi, ils n’apportaient pas la purification véritable du péché. La clé réside dans le fait que Jésus, dans son humanité, a offert quelque chose de totalement différent : lui-même. En recevant un corps, il est venu pour accomplir la volonté de Dieu, et ce sacrifice unique a remplacé les rituels répétés des sacrifices animaux.

Philippiens 2:6-7

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme,

Illustre cette idée en expliquant que, bien que Jésus fût égal à Dieu, il s’est dépouillé pour prendre la forme d’un serviteur, se rendant semblable aux hommes.

Le verset 6 exprime aussi la déception divine face à l’obéissance mécanique aux sacrifices. Dans l’Ancien Testament, plusieurs passages montrent que Dieu valorise bien plus l’obéissance sincère et un cœur repentant que le simple rituel sacrificiel.

1 Samuel 15:22 dit :

22 Samuel dit: L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.

De même, des passages comme Ésaïe 1:11-17, Osée 6:6 et Michée 6:6-8 montrent que ce que Dieu recherche, c’est la justice, la miséricorde et un cœur véritablement dévoué à lui.

La répétition des sacrifices sous la loi mosaïque trahissait leur inefficacité. De même, certains chrétiens perpétuent aujourd’hui des rituels similaires, notamment dans la liturgie de la messe catholique, où le sacrifice de Christ est reproduit symboliquement chaque jour. Toutefois, Hébreux 10 nous enseigne que le sacrifice de Jésus a été accompli une fois pour toutes et n’a nul besoin d’être répété, contrairement aux sacrifices juifs. Le danger ici est de tomber dans un schéma de culte répétitif, oubliant la perfection du sacrifice du Christ. Il en va de même pour ceux qui se préparent à rebâtir un temple à Jérusalem pour restaurer les sacrifices de l’Ancien Testament : ces efforts sont inutiles à la lumière de l’accomplissement en Christ.

La volonté de Dieu, révélée est que nous soyons sanctifiés, ainsi qu’il est écrit en :

1 Thessaloniciens 4:3

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ;

Cette sanctification découle directement de l’œuvre de Jésus. Le verset de :

Hébreux 10 :10 nous rappelle que

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Le sacrifice de Jésus n’a pas besoin d’être renouvelé ; il est complet et parfait.

Hébreux 10:7 souligne une distinction essentielle : les sacrifices d’animaux étaient involontaires de la part de ces derniers, tandis que Jésus a volontairement offert sa vie pour accomplir la volonté du Père. Cela contraste avec les sacrifices imposés par la loi. De plus,

Hébreux 10:8 récapitule les différents types de sacrifices offerts sous l’ancienne alliance, montrant que tous ces sacrifices n’étaient qu’une préfiguration du sacrifice ultime de Jésus.

Hébreux 10:9 déclare que Jésus a aboli la première alliance pour établir la seconde. L’Ancienne Alliance, marquée par les sacrifices répétés et la loi mosaïque, a été remplacée par la Nouvelle Alliance scellée par le sang de Christ, comme l’illustre le verset de:

Colossiens 2:14

14 il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ;

Ceci fait écho à Jérémie 31:31-34, qui prophétise une nouvelle alliance où Dieu mettra sa loi dans le cœur de son peuple.

Hébreux 10:10 insiste sur l’importance de la volonté de Dieu, soulignant que la sanctification des croyants découle de l’offrande du corps de Jésus, « une fois pour toutes ». Cela signifie que l’œuvre de Jésus est parfaite et complète. Rien ne peut y être ajouté. Il nous est simplement demandé d’y répondre par la foi, comme l’explique :

Romains 10:8-11

Que dit-elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :

11 Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Cette foi repentante est le chemin vers la sanctification et la communion avec Dieu.

Enfin, le véritable chrétien se reconnaît par son désir de ressembler à Jésus-Christ, en cherchant à vivre selon la volonté divine.

Éphésiens 1:4 nous rappelle que

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,

Cette sainteté, rendue possible par l’œuvre unique de Christ, doit être l’objectif de toute vie chrétienne, et non un retour aux rituels de l’Ancienne Alliance.

Ainsi, Hébreux 10:5-10 nous montre la plénitude du sacrifice de Jésus, l’abolition de l’ancienne loi des sacrifices et l’appel à vivre une vie sanctifiée en réponse à l’œuvre parfaite de Christ, accomplie une fois pour toutes.

3 – Hébreux chapitre 10:11-18 – un seul sacrifice pour les péchés

Hébreux 10:11-18

11 Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés,

12 lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu,

13 attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied.

14 Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.

15 C’est ce que le Saint Esprit nous atteste aussi ; car, après avoir dit :

16 Voici l’alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute :

17 Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.

18 Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.

Ce passage de Hébreux 10:11-18 développe davantage la supériorité du sacrifice de Jésus par rapport aux sacrifices de l’Ancien Testament, en soulignant que l’œuvre du Christ est parfaite, accomplie une fois pour toutes, et qu’elle n’a pas besoin d’être répétée.

Verset 11 : « Tout sacrificateur se tient debout… »

Ce verset souligne une distinction cruciale entre les sacrificateurs lévitiques de l’Ancien Testament et Jésus. Les prêtres de l’Ancienne Alliance se tenaient debout quotidiennement, symbolisant le caractère inachevé et répétitif de leur travail. Les sacrifices offerts par les prêtres ne pouvaient jamais ôter les péchés de manière définitive. Il s’agissait d’un processus perpétuel, sans fin, car le sang des animaux ne pouvait purifier les consciences ni apporter la rédemption complète.

Verset 12 : « Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis… »

En contraste, Jésus est « assis pour toujours à la droite de Dieu ». Cette posture d’être assis, symbolise l’accomplissement de son œuvre. Il n’a pas besoin de se lever et de recommencer car son sacrifice est parfait et complet. Il s’agit d’un acte final qui marque la fin des sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance. Le fait qu’il soit assis à la droite de Dieu est une référence directe au

Psaumes 110:1 où Dieu dit au Messie

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

La droite de Dieu représente la position d’honneur et de puissance, et le fait que Jésus y soit assis signifie également qu’il intercède constamment pour les croyants.

Verset 13 : « Attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied… »

Bien que l’œuvre rédemptrice de Jésus soit achevée, l’histoire du salut n’est pas encore pleinement accomplie. Le « jusqu’à ce que » indique une attente active du moment où ses ennemis seront totalement soumis à son autorité. Ce moment sera celui de la pleine réalisation du règne de Christ à la fin des temps. La bataille spirituelle a déjà été gagnée à la croix, comme le dit :

Colossiens 2:15

15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Bien que la victoire soit assurée, elle ne sera pleinement manifestée qu’à la fin des temps, quand ses ennemis seront définitivement vaincus.

Verset 14 : « Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. »

Ce verset révèle une vérité essentielle qui est que par son unique sacrifice, Jésus a amené à la perfection ceux qui sont sanctifiés. Cette « perfection » fait référence à la maturité spirituelle, à la plénitude de la réconciliation avec Dieu. Cela ne signifie pas que les croyants sont parfaits dans leur comportement, mais qu’ils sont rendus parfaits devant Dieu grâce à l’œuvre de Jésus. Ils sont justifiés et sanctifiés par la foi en ce sacrifice unique. Ceux qui reçoivent ce don par la foi sont ainsi amenés à une position parfaite devant Dieu, non par leurs propres œuvres, mais par l’œuvre accomplie de Christ.

Verset 15 : « C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi… »

L’auteur cite à nouveau:

Jérémie 31:33-34

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Rappelant que c’est le Saint-Esprit qui avait prophétisé cette Nouvelle Alliance. Le Saint-Esprit témoigne de la nouvelle relation que Dieu établit avec son peuple : « Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit. » Il ne s’agit plus d’une loi extérieure imposée, mais d’une transformation intérieure. Le croyant, par la puissance du Saint-Esprit, reçoit la loi divine dans son cœur et vit selon cette loi, intérieurement transformé et en communion avec Dieu. L’auteur de l’épître attribue explicitement cette prophétie à l’inspiration divine du Saint-Esprit, ce qui souligne l’autorité de cette déclaration prophétique.

Verset 17 : « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. »

Le pardon des péchés est un aspect central de la Nouvelle Alliance. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui couvraient les péchés sans les effacer complètement, le sacrifice de Jésus efface définitivement les péchés. Dieu promet de ne plus se souvenir des péchés de ceux qui sont en Christ. Cela ne signifie pas que Dieu oublie littéralement, mais que, dans son amour et sa grâce, il choisit de ne plus tenir compte des péchés qui ont été pardonnés. Cette promesse est la base de l’assurance du salut des croyants.

Verset 18 : « Là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché. »

Ce verset conclut avec une logique irréfutable : si les péchés sont pardonnés, il n’est plus nécessaire d’offrir des sacrifices pour les expier. Le pardon obtenu par Jésus est définitif et complet. Cela souligne l’inutilité des rituels sacrificiels répétitifs, que ce soit sous l’ancienne alliance juive ou dans toute pratique religieuse actuelle qui chercherait à ajouter quelque chose au sacrifice de Jésus. Le pardon total en Christ nous libère de toute tentative d’obtenir la faveur divine par nos propres moyens.

Conclusion

Dans ces versets, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous rappelle la grandeur et l’accomplissement final du sacrifice de Jésus. Contrairement aux sacrifices lévitiques qui étaient répétitifs et inefficaces, le sacrifice de Jésus a apporté une purification définitive. Cette œuvre achevée est symbolisée par le fait que Jésus est assis à la droite de Dieu, dans une position d’autorité et de repos, attendant l’accomplissement final de la soumission de ses ennemis. Par ce sacrifice, ceux qui sont sanctifiés sont amenés à la perfection spirituelle, et le Saint-Esprit témoigne de cette Nouvelle Alliance où les péchés sont pardonnés de façon irrévocable. Là où il y a pardon, il n’y a plus besoin d’offrande pour le péché, et c’est là la grande espérance des croyants.

4- Un rappel :

Le thème central de l’épître aux Hébreux est l’affirmation que Jésus est le véritable Souverain Sacrificateur. Cette idée se trouve explicitement exprimée dans:

Hébreux 4:14-16

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Cette déclaration est développée de manière approfondie dans les chapitres 5 à 10:18, répartis en sept sections distinctes :

● Hébreux 7:1-28La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.
● Hébreux 8:1-5La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur du sanctuaire céleste.
● Hébreux 8:6-13La supériorité de Jésus en tant que médiateur d’une alliance plus excellente établie sur de meilleures promesses
● Hébreux 9:1-7Le sanctuaire de l’ancienne alliance dans la structure et le fonctionnement n’étaient que des symboles.
● Hébreux 9:11-14Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités
● Hébreux 9:15-28La supériorité de Jésus en tant que médiateur de la nouvelle alliance
● Hébreux 10:1-18La supériorité de Jésus en tant que véritable sacrifice.

4 – Hébreux chapitre 10:19-25 – L’Exhortation à la Vie de Foi

Hébreux 10:19-25

19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

21 et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu,

22 approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure.

23 Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle.

24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres.

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

Avec ce passage, l’auteur conclut la partie doctrinale de l’épître aux Hébreux et entre dans une exhortation pleine d’enthousiasme. Il encourage vivement les destinataires à persévérer dans la foi et à ne pas retourner au judaïsme. L’auteur adopte le ton d’un leader qui avance en tête, motivant la communauté à suivre le chemin tracé par Jésus-Christ.

L’expression « Ainsi donc, frères » marque un tournant dans le discours. En s’appuyant sur tout ce qui a été dit précédemment — sur la doctrine exposée — nous sommes appelés à manifester notre foi. Cette exhortation est un appel à lever haut les cœurs et à avancer avec assurance. Ce même encouragement s’adresse à nous aujourd’hui, nous incitant à vivre pleinement notre foi, car nous voyons s’approcher le jour du Seigneur.

1. Une « libre entrée » pleine d’assurance

Le mot grec « parrhesia », traduit ici par « libre entrée », évoque une notion d’ouverture, de courage et de confiance. Contrairement à Adam qui en:

Genèse 3:10

10 Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.

 Adam se cachait par crainte de Dieu à cause de son péché, quand nous, nous pouvons désormais nous approcher de Dieu avec hardiesse. Par le sacrifice de Jésus, nous avons accès au propitiatoire, au trône de la grâce (Hébreux 4:16). L’accès au sanctuaire céleste, thème central de cette épître, est garanti par le pardon obtenu par le sang de Christ.

Le verset 20 souligne que ce chemin, cette route nouvelle et vivante, a été inaugurée à travers le voile, qui est le corps de Jésus. Tout comme le voile du Temple a été déchiré lors de la crucifixion (Matthieu 27:51), la chair de Jésus brisée symbolise la restauration de la relation avec Dieu. Ce voile déchiré rappelle également l’alliance que Dieu a conclue avec Abraham, où des animaux étaient coupés en deux (Genèse 15:9-18).

2. La route nouvelle et vivante

Le terme grec pour « nouvelle » signifie également « fraîchement tué », soulignant la simultanéité entre la mort de Jésus et le déchirement du voile. Cette route est vivante parce que Jésus n’est plus mort, mais qu’il est ressuscité. Il s’agit d’une affirmation de la résurrection de Jésus face aux judéo-chrétiens tentés de revenir au judaïsme. L’Agneau immolé, comme décrit en Apocalypse 5:6, est vivant et règne désormais.

Apocalypse 5:6

Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.

Verset 21 : La « maison de Dieu » fait référence à l’ensemble des croyants, qu’ils soient de l’Ancien ou du Nouveau Testament. Moïse était serviteur dans la maison de Dieu, mais Jésus en est le souverain sacrificateur.

4.  Hébreux 10:22-25 est un appel à la progression dans la foi

Dans les versets suivants, nous voyons une progression dans l’exhortation :

  • v.22 : Approchons-nous avec un cœur sincère
  • v.23 : Retenons fermement la profession de notre foi
  • v.24 : Veillons les uns sur les autres
  • v.25 : N’abandonnons pas notre assemblée, mais exhortons-nous réciproquement

La nouvelle alliance apportée par Jésus transforme les cœurs et donne un esprit nouveau. C’est un don gratuit qui, cependant, exige une réponse : nous devons porter du fruit. La sincérité de cœur (v.22) est essentielle dans cette nouvelle alliance, en opposition à l’hypocrisie, qui consiste à avoir un double langage. La foi doit être vécue dans la plénitude, avec une pleine assurance, comme on le voit dans Actes 4:29 et Philippiens 1:20.

4. L’assurance fondée sur Christ

Cette pleine assurance repose sur trois piliers :

  1. Une vie de foi, qui prouve notre conversion.
  2. L’œuvre parfaite de Christ (2 Corinthiens 5:21) : Il est devenu péché pour nous afin que nous devenions la justice de Dieu en lui.
  3. Le témoignage de l’Esprit (Romains 8:16) : L’Esprit rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

La foi ne se limite pas à une simple doctrine à affirmer, elle doit être vécue au quotidien. Nos actes témoignent de la réalité de notre foi, et si ceux-ci ne correspondent pas à nos paroles, cela révèle de l’hypocrisie.

5. Veillons les uns sur les autres

Le verset 24 nous appelle à veiller les uns sur les autres, à nous stimuler mutuellement à l’amour et aux bonnes œuvres, deux signes distinctifs du chrétien authentique. L’amour et les bonnes œuvres ne sont pas optionnels et ils témoignent de la foi vivante en Christ.

Les versets 24-25 dressent une liste de quatre choses que chaque chrétien doit faire :

  1. Veiller sur les autres,
  2. S’encourager à l’amour et aux bonnes œuvres,
  3. Ne pas abandonner les assemblées,
  4. S’exhorter réciproquement.

Le « jour » mentionné au verset 25 fait probablement référence au jour du retour de Christ, mais peut aussi désigner le jour du jugement. En tous les cas, ce jour approche, et l’urgence est d’autant plus grande pour rester fermes dans la foi et persévérer dans la communion fraternelle.

Les versets suivants (Hébreux 10:26-31 et 10:32-39) suggèrent que l’épître s’adresse à deux groupes distincts au sein d’une même assemblée, d’une part les indécis qui n’ont pas encore fait le pas de la foi en Jésus, et d’autre part ceux qui sont déjà convertis.

En résumé, Hébreux 10:19-25 est un appel vibrant à la foi active et à la persévérance. Il nous rappelle que notre espérance est fondée sur la fidélité de Dieu et que cette espérance doit être visible dans notre vie de tous les jours, par l’amour, les bonnes œuvres, et la fidélité à la communauté de croyants.

5 – Hébreux 10:26-31 – Avertissement aux indécis.

Hébreux 10:26-31

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.

Ce passage de Hébreux 10:26-31 est un avertissement solennel à ceux qui, après avoir reçu la connaissance de la vérité, continuent à pécher volontairement. L’auteur appelle à une prise de conscience sérieuse des conséquences spirituelles de l’apostasie, surtout face à l’œuvre rédemptrice de Christ. Cet avertissement souligne la gravité d’abandonner la foi après avoir expérimenté la vérité de l’Évangile, particulièrement dans un contexte où les croyants sont tentés de retourner au Judaïsme.

Verset 26 : Pécher volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité

L’auteur parle ici d’un rejet délibéré, conscient et volontaire du salut offert par Jésus-Christ. Cela concerne ceux qui ont pleinement saisi la vérité du message évangélique, mais qui choisissent de retourner dans un mode de vie de péché ou, pire encore, de rejeter le sacrifice de Christ. Ce n’est pas une question de péchés occasionnels ou involontaires, mais d’une posture délibérée de rejet.

Il n’y a plus de sacrifice pour les péchés après que l’on ait volontairement rejeté le sacrifice parfait de Christ. Le péché volontaire ici évoqué est l’apostasie — un abandon définitif et conscient de la foi, comme déjà mentionné en:

Hébreux 6:4-6

4Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Verset 27 : Attente du jugement

Ceux qui commettent ce péché d’apostasie doivent s’attendre à un jugement implacable. Il ne reste pour eux qu’une « attente terrible du jugement », marquée par un feu dévorant réservé aux ennemis de Dieu. Cette description rappelle la sévérité de la justice divine pour ceux qui, ayant eu la révélation de la vérité, l’ont sciemment rejetée. L’apostasie expose l’individu au jugement final, car il ne reste aucun autre sacrifice pour les péchés.

Hébreux 9:27 nous dit :

27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,

Verset 28 : Comparaison avec la loi de Moïse

L’auteur compare la sévérité du jugement pour ceux qui violent la loi de Moïse avec celui des apostats du Nouveau Testament. Sous l’Ancienne Alliance, la peine capitale pouvait être appliquée pour les crimes graves, comme l’idolâtrie ou le blasphème, sur la déposition de deux ou trois témoins (voir Deutéronome 17:2-7). Si une telle infraction était punie de mort, le rejet du sacrifice de Christ et la profanation de l’Esprit de grâce appellent un châtiment encore plus sévère.

Verset 29 : Fouler aux pieds le Fils de Dieu

Le verset 29 expose trois péchés majeurs liés à l’apostasie :

  1. Fouler aux pieds le Fils de Dieu : un acte de mépris ouvert envers Christ, rejetant sa personne et son œuvre.
  2. Tenir pour profane le sang de l’alliance : considérer le sacrifice de Jésus comme n’ayant aucune valeur, traitant le sang qui a sanctifié le croyant comme une chose impure.
  3. Outrager l’Esprit de grâce : ce qui peut être interprété comme le blasphème contre le Saint-Esprit, un péché impardonnable.
Marc 3:29

29 mais quiconque blasphémera contre le Saint Esprit n’obtiendra jamais de pardon: il est coupable d’un péché éternel.

Rejeter l’Esprit de grâce, c’est rejeter le seul moyen par lequel nous pouvons être sauvés.

Ces péchés mènent à une condamnation certaine, et l’apostasie est jugée plus sévèrement que la désobéissance sous la loi mosaïque.

Verset 30 : Le Seigneur jugera son peuple

Le jugement de Dieu ne doit pas être pris à la légère. L’auteur cite deux passages de l’Ancien Testament : Deutéronome 32:35 (« À moi la vengeance, à moi la rétribution ! ») et Deutéronome 32:36 (« Le Seigneur jugera son peuple »). Cela souligne que Dieu est non seulement juste, mais qu’il est aussi celui qui punit l’apostasie, en particulier parmi ceux qui ont été éclairés par l’Évangile.

Verset 31 : Tomber entre les mains du Dieu vivant

L’expression « tomber entre les mains du Dieu vivant » renforce la terreur du jugement divin. C’est une chose terrible, car Dieu, en tant que juge souverain, est aussi celui qui rendra justice avec équité. Rejeter l’offre de salut expose à la colère de Dieu, un concept effrayant mais juste.

Conclusion : Un avertissement contre l’apostasie

Ce passage est une sérieuse mise en garde contre le danger de rejeter délibérément la foi en Christ après avoir reçu la pleine connaissance de la vérité. Le ton de l’auteur est urgent et grave, soulignant que l’apostasie est irréparable et entraîne une condamnation certaine.

Pour les premiers destinataires de cette épître, principalement des judéo-chrétiens tentés de retourner au Judaïsme, l’auteur leur rappelle que le retour aux sacrifices lévitiques est vain. Christ est le sacrifice parfait et unique, et toute tentative de revenir à un système ancien n’apporte plus de rémission des péchés. Christ ou le jugement, tel est le choix solennel.

Cet avertissement est pertinent pour les croyants de toutes générations. Il nous appelle à demeurer fidèles, à ne pas traiter avec légèreté le sacrifice de Christ, et à prendre notre marche avec Dieu au sérieux, en veillant à ne pas tomber dans le piège de l’apathie spirituelle ou de l’abandon de la foi.

6 – Hébreux chapitre 10:32-39 – Souvenez-vous de ces premiers jours

Hébreux 10:32-39

32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

33 d’une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l’autre, vous associant à ceux dont la position était la même.

34 En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.

35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

36 Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.

37 Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas.

38 Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

L’auteur, après avoir mis en garde les croyants contre l’apostasie, adopte ici un ton plus encourageant en rappelant aux destinataires de la lettre, les premiers jours de leur foi, et leur endurance passée au milieu des épreuves.

Souvenirs des premiers combats de foi (v. 32-34)

L’auteur commence par exhorter les croyants à se rappeler ces premiers temps où, après avoir été « éclairés » (v. 32), c’est-à-dire après avoir reçu la révélation de la foi chrétienne, ils ont dû faire face à de grandes souffrances. Ils ont enduré non seulement des opprobres et des tribulations, mais aussi se sont associés à ceux qui étaient dans la même situation (v. 33). Cette association avec ceux qui souffraient, par solidarité chrétienne, démontre une vie de foi active et compassionnelle.

Au verset 34, l’auteur rappelle que ces croyants ont même accepté la perte de leurs biens matériels avec joie, car ils étaient pleinement conscients de posséder des biens célestes supérieurs et durables. Cela révèle une foi qui ne repose pas sur des richesses terrestres, mais sur l’espérance des « biens meilleurs », ceux de l’éternité.

Encouragement à la persévérance (v. 35-36)

L’auteur encourage à ne pas abandonner cette « assurance » (v. 35), cette certitude en Christ, à laquelle est attachée une grande récompense. Il rappelle que la persévérance est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et recevoir la promesse (v. 36). La foi chrétienne n’est pas seulement une adhésion intellectuelle, mais une course à courir avec endurance.

L’imminence du retour de Christ (v. 37-38)

L’auteur cite le prophète Habakuk (Habakuk 2:3-4) pour souligner l’urgence de la situation : « Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. » (v. 37). Cette attente du retour imminent de Christ est un rappel que la promesse de Dieu se réalisera en son temps, et que les croyants doivent vivre par la foi en attendant. Le verset 38 est un avertissement clair : « Mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. » La foi, ici, est continue et dynamique. Se retirer, c’est renoncer à cette foi vivante, ce qui déplaît à Dieu.

Conclusion : l’identité des croyants (v. 39)

L’auteur termine sur une note pleine d’espoir : « Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » (v. 39). Il s’identifie avec ses lecteurs en affirmant qu’ils appartiennent à ceux qui persévèrent dans la foi, ceux qui avancent vers le salut.

Réflexions complémentaires
  1. Rappel des œuvres de foi : Ces croyants ont soutenu un grand combat dans leurs premiers jours de foi. Ils ont montré une compassion pratique pour les prisonniers, se sont exposés aux opprobres, et ont accepté la perte de leurs biens matériels (v. 33-34). Cela montre que leur foi était accompagnée d’œuvres, un thème central dans les écrits de Jacques.
Jacques 2:14-18

14 Mes frère, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?

15 Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour,

16 et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?

17 Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

18 Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

 La foi véritable, selon l’Écriture, se manifeste par des œuvres concrètes de compassion, de persévérance et de sacrifice.

  1. La persévérance, clé de la promesse : L’auteur insiste sur la persévérance (v. 36). Il ne s’agit pas d’une foi temporaire ou de façade, mais d’une foi qui résiste aux épreuves et qui se manifeste dans la durée. Le parallèle avec l’athlète est pertinent ici :
Éphésiens 6:13

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

 Tout comme l’athlète s’entraîne pour être prêt lors de la compétition, le chrétien doit fortifier sa foi pour les épreuves spirituelles à venir.

  1. La foi vivante et agissante : Le verset 38 montre clairement que la foi n’est pas une simple croyance intellectuelle, mais une relation vivante avec Dieu qui doit persister. Si quelqu’un se retire, il montre qu’il n’a pas cette foi vivante, et cela ne plaît pas à Dieu. Ce verset, associé à Jacques 2, montre que la foi authentique se manifeste par des œuvres.
  2. Le danger de la non-persévérance : Ces croyants, ayant résisté à la persécution dans le passé, sont maintenant en danger de relâchement. Il est important de noter que le danger spirituel est parfois plus grand en période de paix, car le chrétien peut être tenté de s’endormir spirituellement. L’appel de l’auteur est donc à une vigilance constante et à une préparation spirituelle continue.

Conclusion

L’auteur de l’épître aux Hébreux appelle ses lecteurs à ne pas se relâcher dans leur foi, mais à persévérer. Leur passé de résistance aux souffrances est un témoignage de leur engagement, mais ce n’est pas le moment de faiblir. La promesse divine, bien que différée, est certaine, et ceux qui persévèrent jusqu’au bout recevront la grande récompense.

Le chrétien est appelé à une foi vivante, persévérante, active, qui s’exprime par des œuvres concrètes et une relation toujours plus étroite avec Dieu. Le véritable croyant ne se retire pas, mais avance avec assurance vers la promesse du salut.

Hébreux 10:39

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

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Rappel de la Partie didactique

a)  Hébreux 1:1 à 7:28 –  La majesté de la personne de Christ.

Dans les premiers chapitres de l’épître aux Hébreux, l’auteur met en lumière la grandeur et la supériorité de Jésus-Christ en comparaison avec diverses figures et institutions importantes du judaïsme. Cela révèle la centralité de Christ dans la foi chrétienne et son rôle unique dans l’histoire du salut.

  • Hébreux 1:1-3 – Jésus est plus grand que les prophètes
    L’auteur commence par affirmer que Dieu a parlé autrefois aux prophètes de manière fragmentée, mais qu’il parle maintenant de manière définitive par son Fils. Jésus est le reflet de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa nature, montrant ainsi sa suprématie sur les prophètes.
  • Hébreux 1:4-14 – Jésus est plus grand que les anges
    Christ, étant appelé Fils de Dieu, est supérieur aux anges. Il est celui à qui Dieu a dit : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui » (v. 5), et c’est à Lui que tous les anges doivent se prosterner. Sa supériorité est aussi marquée par l’éternité de son règne et la stabilité de sa personne.
Premier rappel : Hébreux 2:1 – 3:6

L’auteur interpelle les lecteurs avec un avertissement solennel : si la parole donnée par les anges a eu des conséquences, combien plus la parole apportée par Christ ?

Hébreux 2:1-4 – Comment échapperons-nous

Si nous négligeons un si grand salut ?

Hébreux 2:5-18 – L’humiliation de Jésus au-dessous des anges
Ce passage met en lumière l’incarnation de Christ. Bien qu’il soit supérieur aux anges, il a été temporairement abaissé en devenant homme, pour pouvoir souffrir et mourir en notre place.

Hébreux 2:5-9 – Le constat
Jésus a été fait un peu inférieur aux anges par son incarnation, mais il est maintenant couronné de gloire en raison de sa souffrance pour le salut de l’humanité.

Hébreux 2:10-13 – La nécessité, le motif
Il convenait que le « chef de leur salut » soit rendu parfait par les souffrances. Christ s’est identifié à nous pour nous conduire à la gloire.

Hébreux 2:14-18 – La bénédiction, les conséquences
En devenant chair et sang, Jésus a détruit celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable. Ainsi, il délivre ceux qui, par crainte de la mort, étaient soumis à la servitude. Il est devenu un souverain sacrificateur compatissant et fidèle.

Hébreux 3:1-6 – Jésus est plus grand que Moïse.
Moïse, bien qu’il soit honoré en tant que serviteur fidèle dans la maison de Dieu, n’est qu’un serviteur dans cette maison. Jésus, lui, est le Fils sur cette maison, montrant ainsi qu’il a une autorité supérieure à celle de Moïse.

Deuxième rappel : Hébreux 3:7 – 5:10

L’exhortation ici est à la foi et à l’obéissance.

Hébreux 3:7-4:13 –Aujourd’hui, si vous entendez sa voix

N’endurcissez pas vos cœurs. Le repos promis par Dieu est encore accessible, mais seuls ceux qui persévèrent dans la foi peuvent y entrer.

Hébreux 4:14-5:10 – Jésus est plus grand qu’Aaron
Jésus est présenté comme le souverain sacrificateur parfait, plus grand qu’Aaron, car il est non seulement humain, mais aussi divin. Son sacerdoce est éternel, et son sacrifice est une fois pour toutes.

Troisième rappel : Hébreux 5:11 – 7:28

Hébreux 5:11-6:20 –Que vous ne deveniez pas nonchalant.

L’auteur met en garde contre la nonchalance spirituelle et appelle les croyants à la maturité. Il les exhorte à ne pas devenir paresseux, mais à suivre l’exemple de ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Hébreux 7:1-28 – Jésus est plus grand que Melchisédek
Le sacerdoce de Jésus est comparé à celui de Melchisédek. Comme Melchisédek, Christ est roi et prêtre, mais il est encore plus grand, car son sacerdoce est éternel et immuable. Contrairement aux prêtres lévitiques, il n’a pas besoin d’offrir des sacrifices pour ses propres péchés. Son sacrifice est parfait et unique.

b) Hébreux 8:1-10:18 – La grandeur de son ministère sacerdotal élevé

Dans cette deuxième partie de l’épître, l’accent est mis sur la supériorité du ministère de Christ en tant que souverain sacrificateur.

Hébreux 8:1-5 – La mission céleste
Christ est notre souverain sacrificateur qui siège à la droite de Dieu dans les cieux. Son sacerdoce se déroule dans le sanctuaire céleste, le véritable tabernacle construit par Dieu et non par les hommes.

Hébreux 8:6-13 – Le nouveau médiateur
Christ est le médiateur d’une meilleure alliance, établie sur de meilleures promesses. Le « nouveau Testament » promet une transformation intérieure : « Je mettrai mes lois dans leur esprit et je les écrirai dans leur cœur » (v. 10).

Hébreux 9:1-10 – Le sacerdoce parfait
L’ancien tabernacle et ses rites étaient des copies et des ombres des réalités célestes. Ils étaient temporaires et incapables d’apporter une purification parfaite.

Hébreux 9:11-10:18 – Le sacrifice expiatoire parfait et unique
Par son propre sang, Christ est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint céleste, obtenant une rédemption éternelle. Son sacrifice parfait a mis fin aux sacrifices répétés de l’ancienne alliance, car il ôte définitivement le péché.

Thèmes clés :

Assurance : Mentionnée 24 fois dans le Nouveau Testament dont 5 fois dans l’épître. Elle souligne la confiance que les croyants doivent avoir en Christ et dans son œuvre accomplie.

Espérance : Mentionnée 53 dans le Nouveau Testament dont 6 fois dans l’épître. Elle met en lumière l’attente confiante des promesses futures, ancrée dans l’œuvre de Christ.

Persévérance : Mentionnée 18 fois dans le Nouveau Testament dont 3 fois dans l’épître. Elle souligne l’importance de rester ferme dans la foi, surtout face aux épreuves.

Ainsi, l’épître aux Hébreux met en avant la suprématie de Jésus-Christ, la nécessité de persévérer dans la foi, et l’assurance que son œuvre est complète, parfaite, et éternelle.

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Luc 21:9-11 : Comprendre les avertissements de Jésus dans

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Luc 21:9-11 nous avertit clairement des épreuves à venir :

Désolation de guerre, symbole des avertissements de Jésus-Christ. Luc 21:9-11,
Luc 21:9-11, avertissements de Jésus face aux conflits mondiaux.

Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne soyez pas effrayés, car il faut que ces choses arrivent premièrement. Mais ce ne sera pas encore la fin.

10 Alors il leur dit: Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume;

11 il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel.

Luc 21:9-11

Jésus met en garde contre l’angoisse et la peur face aux calamités qui secoueront le monde. Il appelle à la vigilance, mais aussi à la foi. Les nations s’affronteront, des tremblements de terre surviendront, et des famines se déclareront, mais cela ne signifie pas la fin du monde. Ces événements, bien que déstabilisants, ne sont que le prélude aux changements profonds qui marqueront l’histoire.

Aujourd’hui, ce message prend toute sa pertinence avec le contexte de crises mondiales, de conflits et de catastrophes naturelles. Jésus invite à ne pas céder à la panique, mais à persévérer dans la foi et à garder l’espoir. Les difficultés de ce monde, bien réelles, doivent renforcer notre ancrage en Dieu. La fin des temps, selon Jésus, sera un temps de préparation spirituelle, un appel à l’attente active et confiante dans la souveraineté de Dieu.

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Je suis persuadé que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

Romains 8:18

1 Rois 8 et 9 – – – Luc 21:1-19

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Parabole de l’ami intercesseur – prière persévérante de Luc 11:5-10

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La parabole de l’ami intercesseur de Luc 11:5-10 enseigne la puissance de la prière persévérante. Jésus utilise une situation du quotidien pour illustrer une vérité spirituelle profonde. Cette parabole nous interpelle sur notre relation à Dieu et nous pousse à la persévérance et au pardon dans la vie chrétienne.

Ceci est le rappel que les prières adressées à Dieu, sont faites pour répondre aux besoins des uns et des autres.

1 – L’enseignement

Luc 11:5-10

Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,

car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,

et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, –

je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.

Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus avec cette parabole, répond à un de ses disciples qui lui demandait de leur apprendre à prier.

Luc 11:1

1 Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.

Dans les premiers versets de ce chapitre, Jésus donne la structure de la prière à adresser au Père, puis partage une parabole. Avec celle-ci, Jésus veut former ceux qui le suivent, à prier avec foi, constance et persévérance. Son auditoire était composé de croyants désireux d’approfondir leur vie de prière. Ce détail change la compréhension que nous pourrions avoir. La parabole ne s’adresse pas à des non-croyants mais à ceux qui veulent marcher avec Dieu. Jésus leur montre que la prière n’est pas faite d’automatismes à répétition. Elle doit être avant tout relationnelle et persévérante.

Cette précision est essentielle parce que la prière enseignée ici, suppose qu’il y a un lien d’intimité entre celui qui prie et Dieu, ce lien se développant à travers la foi et la constance, malgré les apparences de silence. La foi est aussi le fait de croire que Dieu entend nos prières et de reconnaître qu’elles sont exhaussées quand nous sommes dans sa volonté.

3-  Le contexte :

Luc place cette parabole juste après l’enseignement du Notre Père, où Jésus parle de la prière comme d’un acte quotidien. Il faut savoir qu’en Israël à l’époque de Jésus, l’hospitalité était sacrée et que recevoir un invité sans nourriture était impensable.

Luc 11:1-4

1 Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.

Il leur dit: Quand vous priez, dites: Père! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne.

Donne-nous chaque jour notre pain quotidien;

pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense; et ne nous induis pas en tentation.

Le pain de la parabole fait référence au pain quotidien de la prière. La prière exprime ainsi un besoin adressé à Dieu. Jésus utilise le contexte social et culturel de son époque pour souligner l’importance de l’hospitalité et pour donner à cette scène un sens spirituel fort. Il montre que Dieu n’est pas distant et qu’il répond à ceux qui persévèrent dans leur demande. Ce passage de l’Évangile de Luc relie la persévérance à la réponse divine.

4-  Explication de la parabole

L’histoire par elle-même est contenue en:

Luc 11:5-7

Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,

car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,

et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, –

Pour comprendre pleinement cette parabole, il est utile de s’y plonger. Cela implique d’examiner chacun des personnages et de ressentir leurs émotions. Dans cette parabole, Jésus encourage chaque personne de son auditoire à se projeter : ‘Si l’un de vous a un ami’. Le cadre nocturne de l’histoire, avec l’ami et sa famille déjà couchés, montre que le moment est le plus défavorable pour faire cette demande. Jésus illustre alors comment chacun réagirait, concluant que nous devons agir de même avec Dieu en priant.

La réaction du troisième ami est donnée en :

Luc 11:8

je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.

Jésus montre que même sans une amitié étroite, cet ami aurait fini par répondre favorablement à la prière en raison de l’insistance, voire de l’importunité de la personne.

La conclusion de la parabole est donnée :

Luc 11:9-10

Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Lorsque nous adressons nos prières à Dieu le Père, il est essentiel de le faire avec insistance et persévérance jusqu’à ce que la prière soit exaucée.

Ces versets 9 et 10 se retrouvent en Matthieu dans un autre contexte:

Marc 11:24

24 C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

Cela veut dire qu’il faut prier jusqu’à l’exhaussement. Si nous ne croyons pas à l’exhaussement, pourquoi prier ? Le fait de ne pas continuer à prier jusqu’à l’exaucement montre un manque de foi manifeste.

5- La leçon à retenir et Son application personnelle

Qui peut prétendre savoir prier. les disciples ont pu voir Jésus prier et désirer prier comme lui, en vérité, avec intensité sur les sujets qui se présentaient.

Dans cette parabole de l’ami intercesseur

Dans cette parabole, l’ami imprévu qui arrive, est l’image d’un besoin inattendu et urgent. Il est question ici de la prière d’intercession. A travers elle, nous n’exprimons pas un besoin personnel mais nous prenons à cœur le besoin d’une autre personne, comme il est dit en :

Jacques 5:16

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

  1. L’ami dérangé dans sa maison représente Dieu dans la parabole — non pas par ressemblance, mais par contraste :
    • Dieu n’est pas agacé de nos prières.
    • Il ne dort pas. ( Psaumes 121:4)
    • Il répond avec bonté.
    • Mais Jésus utilise ici l’argument du « a fortiori » : si un homme finit par répondre par lassitude, combien plus Dieu, notre Père bienveillant, répondra-t-il avec amour à nos requêtes persévérantes !
Cette parabole de l’ami intercesseur de Luc 11:5-10 encourage chacun à :

Prier avec persévérance. Ne pas abandonner après avoir fait une ou deux prières. Dieu honore ceux qui cherchent avec foi et ténacité.

Nous attendre à Dieu qui peut différer sa réponse, non par refus, mais pour affermir notre foi.

Nous approcher de Dieu avec audace, et ce non comme un mendiant craintif, mais comme un enfant qui sait que son Père est bon.

Être sensibles aux besoins des autres. L’homme de la parabole demande non pour lui, mais pour son visiteur. Intercédons aussi pour les autres !

Hébreux chapitre 6 : Croissance spirituelle et assurance du salut

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Hébreux chapitre 6 invite à tendre vers ce qui est parfait, pour des choses meilleures et favorables au salut en prenant appui sur l’exemple d’Abraham, et ce pour saisir l’espérance qui est proposée en Jésus.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 7

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Hébreux chapitre 6 – Étude biblique

1 – Hébreux chapitre 6 :1-8 : Avancer vers la perfection

Hébreux 6:1-3

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel.

C’est ce que nous ferons, si Dieu le permet.

Le « C’est pourquoi », fait suite à ce qui a été dit prédemment. L’auteur de cette épître veut amener ses lecteurs à une maturité spirituelle !

L’expression « Sans poser de nouveau le fondement« , leur rappelle qu’ils ont été enseignés probablement par lui-même sur les points qui suivent.

Les « éléments de la Parole » veut dire les principes élémentaires, ou enseignements élémentaires de la Parole de Christ qui devraient constituer les éléments de base de tout enseignement. Il est question de six éléments regroupés en trois paires :

1 – Le stade initial de l’obéissance à Christ : repentance des œuvres mortes et foi en Dieu, car les œuvres mortes s’opposent à la foi en Dieu.

2 – la vie de l’église : les baptêmes et l’imposition des mains.

3 – L’espérance chrétienne : la résurrection des morts et le jugement éternel

Cette liste peut paraître courte mais l’auteur cible les points pour ramener les personnes juives converties à Jésus tentées de retourner au judaïsme, montrant que le christianisme est la suite logique du judaïsme. Le Nouveau Testament en effet, est la réalisation de l’Ancien Testament.

Puisque le chrétien s’est repenti, le renoncement aux œuvres mortes correspond au renoncement aux œuvres de la loi. Ces règles n’étaient que l’ombre des choses à venir avec Jésus-Christ. (Hébreux 8:5 ; 10:1)

Jésus lui-même, associe la repentance et la foi :

Marc 1:15

15 Il disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.

Autre point : La foi en Dieu est le principe fondamental de la religion juive.

Habakuk 2:4

Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; Mais le juste vivra par sa foi.

Il faut se repentir de nos péchés mais il faut aussi se repentir des œuvres mortes qui sont les pratiques religieuses stériles. Ceci est confirmé en :

Galates 2:16

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

 Nous avons la purification et la foi en Dieu. Cependant en Christ, il ne s’agit pas de la purification des juifs qui étaient appelé à se purifier dans un mikvé à plusieurs reprises alors que le baptême a lieu une seul fois.. Rappelons-nous de l’épisode de :

Jean 13:9-10

Simon Pierre lui dit: Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête.

10 Jésus lui dit: Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous.

La foi en Jésus-Christ est implicite avec la foi en Dieu.

Le mot grec ’’baptismos’’ est un pluriel ce qui sous-entend qu’il fait référence à plusieurs types de baptême. Il se traduit par les mots lavage, ablutions, baptêmes.

Pour rappel, chez les juifs, il y avait un bain de purification pour les femmes sortant de la période de menstruation notamment, et une purification après certaines maladies telles que la lèpre …

Pour ce qui est de l’imposition des mains, il s’agissait d’une pratique que nous retrouvons dans les Évangiles et qui se faisait dans l’Ancien Testament. Nous voyons l’imposition des mains sur un animal pour le transfert des péchés en Exode 29 et en Lévitique.

De même, Jacob posa ses mains sur les enfants de Joseph pour les bénir.

Genèse 48:12-19

14 Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d’Éphraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé: ce fut avec intention qu’il posa ses mains ainsi, car Manassé était le premier-né.

et Moïse posa ses mains sur Josué pour transmettre l’esprit de sagesse.

Deutéronome 34:9

9 Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui. Les enfants d’Israël lui obéirent, et se conformèrent aux ordres que l’Éternel avait donnés à Moïse.

Avec le Nouveau Testament l’imposition des mains étaient plus réservée à la transmission du Saint-Esprit ou de dons par la main des apôtres.

En ce qui concerne la résurrection des morts et le jugement éternel, dans l’Ancien Testament il en est aussi question:

Ésaïe 26:9

19 Que tes morts revivent ! Que mes cadavres se relèvent ! -Réveillez-vous et tressaillez de joie, habitants de la poussière ! Car ta rosée est une rosée vivifiante, Et la terre redonnera le jour aux ombres.

Et en Daniel 12:2

2  Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle.

Et aussi en Job 19:25-27

25 Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre.

26 Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.

27 Je le verrai, et il me sera favorable ; Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre ; Mon âme languit d’attente au dedans de moi.

Cette doctrine de la résurrection n’était pas partagée par tous puisqu’il y avait opposition à ce sujet entre les Sadducéens et les Pharisiens. Jésus précise que Dieu est le Dieu des vivants et non pas des morts.

Marc 12:27

27 Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes grandement dans l’erreur.

C’est aussi comprendre que seuls, ceux qui appartiennent à Dieu connaîtront la résurrection et que les autres iront en enfer.

Actes 4:2

mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts.

Quant au jugement éternel, il était une réalité pour les Juifs.

Genèse 18:25

25 Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir !

Psaumes 58:12

12 Et les hommes diront: Oui, il est une récompense pour le juste; Oui, il est un Dieu qui juge sur la terre.

Jésus parle du jugement éternel dans la parabole des boucs et des brebis :

Matthieu 25:31-46

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

Ces six doctrines de Hébreux 6 se trouvaient dans la religion juive, mais elles prennent toute leur signification en Jésus. Ces doctrines qui sont le fondement de la foi chrétienne, étaient connues des Juifs.

Le verset 3 qui dit «  si Dieu le permet »,montre une soumission à Dieu de l’auteur de cette épître et son humilité, mais il démontre aussi sa détermination. L’auteur va tout faire pour ramener à la foi en Jésus ceux qui ont tendance à revenir au judaïsme, mais il sait que tout seul, il en sera incapable et qu’il lui faut pour ce faire, l’aide du Saint-Esprit.

Hébreux 6:4-8

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu ;

8mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

L’expression : « il est impossible« , montre que les judéo-chrétiens avaient reçu un bon enseignement de la doctrine chrétienne, mais que certains avaient la tentation de revenir au judaïsme.

Verset 4-6 : L’auteur met l’accent sur le danger de l’apostasie. Ceux qui ne se sont pas affermis dans la foi en Jésus peuvent-ils revenir ? S’ils sont tombés, c’est trop tard, cela est devenu impossible !

Verset 7-8: l’eau de la Parole sur les hommes est comparée à la pluie sur la terre. Les uns produisent de l’herbe utile (de bonnes œuvres) et vont au paradis, les autres sont voués au feu de l’enfer.

Nous retrouvons ici l’idée exprimée dans la parabole des quatre terrains de Matthieu 13.

Ce passage de Hébreux 6:4-6 constitue un avertissement des plus sévères !

Rappelons-nous que le but de l’épître est un avertissement à l’encontre d’une apostasie éventuelle. Certains de ces judéo-chrétiens à qui étaient destinés cette lettre, étaient peut-être déjà tombés dans l’apostasie et risquaient d’entraîner l’ensemble de leur groupe. Par ailleurs, la grande erreur est de ne pas comprendre que chaque chrétien est appelé à devenir à l’image de Christ sous la direction du Saint-Esprit et de croire qu’il n’y a plus rien à faire.

Voyons ce passage en détails :

Verset 4 – une fois éclairés ou illuminés: signifie que ces personnes se sont converties et avaient une connaissance de l’évangile, en référence à

1 Jean 1:5

La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres.

Voyez ce que nous pouvons voir dans le : une fois éclairés ou illuminés

1 – Celui qui une fois, s’est tourné vers Dieu, ne doit plus se détourner de Dieu.

2 – Celui qui une fois, a été sauvé, doit continuer à vivre en tant que personne sauvée.

3 – Celui qui une fois, a été pardonné de ses péchés, doit vivre en tant que personne pardonnée en se rappelant de ce pardon.

4 – Celui qui une fois, s’est converti doit continuer à vivre en tant que converti.

5 – Celui qui une fois, a été délivré, doit continuer à vivre dans la liberté.

6 – Celui qui une fois, a reçu le Saint Esprit, doit continuer à vivre sous l’action du Saint Esprit.

7 – Celui qui, une fois, a obtenu la grâce, doit continuer à vivre dans la grâce.

8 – Celui qui une fois, a été béni, doit continuer à rester dans les bénédictions.

9 – Celui qui une fois, a reçu les dons du Saint Esprit, doit continuer à utiliser ses dons, à les développer et en acquérir d’autres.

10 – Celui qui une fois, a reçu l’appel de Dieu, doit continuer à vivre dans cet appel et dans son action.

Il y a là, la notion de mouvement. C’est la marche chrétienne !

Quand Dieu agit, il agit une fois pour toutes !

Romains 6:10

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

Cette idée de une fois pour toutes se retrouve en Hébreux 7:27 ; 9:12 ; 10:10.

verset 4 – qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit, Ils ont expérimenté l’Esprit Saint, ses dons, son action.

verset 5 – ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir :  Il s’agit de l’évangile de Jésus manifesté avec puissance par des signes et des prodiges.

Le siècle à venir est à prendre au sens juif du terme. Il s’agit des temps messianiques (vu précédemment)

L’auteur qui connaissait ses lecteurs, n’avait aucun doute sur leur conversion d’où le fait qu’il parle d’impossibilité et qu’ils soient amenés à une nouvelle repentance.

Rappelons-nous que sous l’ancienne alliance, ceux qui ne respectaient pas le sabbat, ou simplement qui faisait un parfum semblable à celui réservé à Dieu, étaient retranchés du peuple de Dieu.

Exode 30:35-38

35 Tu feras avec cela un parfum composé selon l’art du parfumeur; il sera salé, pur et saint.

36 Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.

37 Vous ne ferez point pour vous de parfum semblable, dans les mêmes proportions; vous le regarderez comme saint, et réservé pour l’Éternel.

38 Quiconque en fera de semblable, pour le sentir, sera retranché de son peuple.

Le châtiment peut-il être moindre ?

Exode 31:14 – Le sabbat

14 Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple.

Cet avertissement de l’Ancien Testament faisait aussi partie de ce qu’on appelle l’ombre des choses à venir, c’est-à-dire l’ombre de la nouvelle alliance ! Il y a un point de bascule à ne pas franchir. La gravité de la faute est d’autant plus grande que la personne aurait dû pouvoir l’éviter. N’oublions pas que la réconciliation avec Dieu le Père est le résultat du sacrifice de Jésus à la croix.

Cet avertissement est répété de façon plus explicite en :

Hébreux 10:26-29

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

C’est un point sur lequel l’apôtre Pierre se penche dans ses termes propres.

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

Le secret pour une croissance spirituelle réside dans la continuité constante de celle-ci.

2 – Hébreux chapitre 6:9-12 : Avoir du Zèle et de la persévérance

Hébreux 6:9-12

Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.

10 Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints.

11 Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance,

12 en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Verset 9 – Tout n’est pas perdu ou du moins tous ne sont pas perdus ! Au contraire l’auteur espère pour eux qu’ils continuent pour qu’ils obtiennent des choses meilleures. Par ce passage des versets 9 à 12, l’auteur adoucit son propos des versets précédents. Nous dirions que par ses avertissements, l’auteur veut secouer ses lecteurs avec des électro-chocs pour que ceux-ci réalisent l’état dans lequel ils se trouvent. Par l’expression « bien-aimés », il montre son attachement aux destinataires de sa lettre.

Verset 10 – l’auteur rappelle aux judéo-chrétiens leurs actions passées, leur travail, leur amour et leur dit: ressaisissez-vous ! Ceci est pour eux un encouragement à persévérer et à revenir pleinement à la pureté de l’Évangile. Il parle du travail et de l’amour manifestés par l’ensemble du groupe, sans présager de qui a fait quoi. L’auteur rappelle que Dieu n’est pas injuste pour oublier le travail accompli.

Verset 11 – Il s’adresse ensuite à chacun personnellement en disant en substance que chacun agisse avec le même zèle, et le même empressement.

Verset 12 – Ne pas se relâcher, persévérer, tenir ferme. Nous avons là l’idée d’un groupe face à l’ennemi qui tient une position en attendant que les renforts arrivent. Cela rappelle la prière de Daniel où un homme vêtu de lin, lui apparait :

Daniel 10:12-13

12 Il me dit : Daniel, ne crains rien; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens.

13 Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours; mais voici, Micaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse.

L’appel à l’aide de Daniel par la prière, a été entendue. Cependant, l’ange de l’Éternel a été empêché par le prince de Perse. Il a fallu l’intervention de Michaël pour qu’il puisse venir. Dieu viendra à notre secours par son Saint-Esprit, mais en attendant nous devons résister et tenir ferme. C’est ce que Dieu attend de nous. Par cette attitude nous témoignons de notre foi.      

Verset 12 – Ce verset est un rappel à ne pas oublier les promesses liées à notre marche de foi.

3 – Hébreux chapitre 6:13-15 : L’exemple d’Abraham

Hébreux 6:13-15

13 Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, et dit:

14 Certainement je te bénirai et je multiplierai ta postérité.

15 Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint l’effet de la promesse.

Quand Dieu fait une promesse, il tient parole, mais il ne dit pas quand viendra la réalisation de sa promesse. Nous sommes alors à l’épreuve de la foi en exerçant notre patience pour attendre l’intervention ou l’action de Dieu.

Ainsi, nous sommes régulièrement encouragés à développer la patience, comme il est dit en :

Colossiens 1:11

11 fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.

et en Colossiens 3:12

12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

De même, Jacques, le frère de Jésus, dit en :

Jacques 5:7-8

Soyez donc patients, frères jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison.

Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche.

Comme Abraham qui a persévéré, nous verrons se réaliser les promesses de Dieu. Pour rappel, Abraham avait 75 ans lors de la première promesse qu’il fera de lui une grande nation (Genèse 12 :1-7) et 100 ans lorsqu’Isaac son premier né, est né. (Genèse 25:5)

4 – Hébreux chapitre 6:16-20 : La promesse et le serment de Dieu

Hébreux 6:16-20

16 Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à toutes leurs différends.

17 C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immuabilité de sa résolution, intervint par un serment,

18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

Versets 17-18 – l’immuabilité de la promesse se démontre par deux choses immuables, de la même façon que l’on condamne un homme sur la base de deux ou trois témoins. (Deutéronome 17:6)

Mais qu’elles sont ces deux choses immuables dont parle l’auteur ?

Il faut revenir au verset 17 où l’auteur parle de la promesse et du serment de Dieu.

Dieu ne mentant pas, nous trouvons là un puissant encouragement.

Une ancre à la mer

Versets 19-20 – Notre espérance est comme une ancre. L’auteur nous compare à un bateau dont l’ancre est jetée pour résister aux éléments, évènements qui se déchaînent sur nos vies. C’est la même idée que Jésus exprime dans la parabole du constructeur qui bâtit sur le roc. Cette ancre est sûre et solide. Ici, c’est l’image du monde naturel au-dessus de la mer quand l’ancre est au fond de l’eau, image du monde spirituel.

L’ancre d’un bateau s’accroche au fond pour ne pas laisser le bateau dériver en raison du mauvais temps. Ainsi, notre espérance est dans le Dieu invisible. Elle est en Jésus. Et, parce que notre espérance est en Jésus, elle est placée dans la présence même de Dieu au-delà du voile qui sépare le lieu saint du lieu très saint. Notre espérance est en Dieu !

C’est au-delà du voile que Jésus est entré. Il s’agit du voile du Temple, le voile derrière lequel se trouve le lieu très saint, là où se trouve la présence de Dieu. Notre espérance est en Dieu !

Jésus entrant dans le lieu très saint, montre par ce fait qu’il est le souverain sacrificateur, le souverain sacrificateur de notre foi, et selon l’ordre de Melchisédek, ce qui introduit le chapitre 7.

Un rappel sur le fait de tendre vers ce qui est parfait.

Hébreux 6 :1

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

Tendre vers la perfection ! C’est-à-dire vers la maturité.

Ceci implique que nous devons toujours être en action, car il y a l’idée de ne jamais l’atteindre mais de s’en rapprocher le plus possible. Seul Dieu est parfait, seul Jésus est parfait et l’idée qui est exprimée dans tout le Nouveau Testament est celui d’être à l’image de Jésus, de plus en plus et ce, non par nos propres forces, mais en laissant le Saint-Esprit œuvrer en nous.

Proverbes 4:18

18 Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, Dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.

Au fur et à mesure que nous avançons dans la foi, l’image de Jésus doit se voir de plus en plus (sa lumière en nous). Nous avons la même idée exprimée différemment en

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

Et l’inverse est donné au verset suivant :

Éphésiens 4:14

14 afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,

Pour reprendre l’idée exprimée au verset 19 de ce chapitre, si notre espérance n’est pas fondée, accrochée à Jésus comme une ancre, nous sommes des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine.

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