Jean 7:37-38 : Un fleuve d’eau vive qui nous purifie

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Jean 7:37-38 nous révèle une promesse précieuse : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein. » Jésus offre ici une puissante image de l’Esprit Saint, qui désaltère et purifie ceux qui viennent à Lui. Ces eaux vives ne sont pas seulement un symbole de vie éternelle, mais aussi un moyen de transformation spirituelle dans notre quotidien.

donner de l'eau de la vie
je donnerai de l’eau de la vie. Jean 7:37-38

37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive.

38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.

Jean 7:37-38

Aujourd’hui, ce verset nous invite à reconnaître notre soif spirituelle et à rechercher cette eau vive qui ne se tarit jamais. Dans un monde où nous cherchons souvent à combler nos manques par des plaisirs éphémères, Jésus nous appelle à une source inépuisable. L’eau vive qu’Il nous offre purifie notre cœur, renouvelle notre esprit et nourrit notre âme.

Cet appel à boire de cette eau vivifiante est aussi une invitation à un renouvellement constant. Lorsque nous croyons en Jésus, nous expérimentons un changement profond, car l’Esprit Saint transforme notre intérieur. Il chasse les ténèbres et fait jaillir une lumière nouvelle, purifiant et sanctifiant chaque aspect de notre vie.

Aujourd’hui, nous devons nous tourner vers cette source divine pour une purification continuelle, trouvant en Jésus l’élément essentiel de notre vie spirituelle.

.

Car je répandrai de l’eau sur celui qui a soif, et des ruisseaux sur le sec.

Ésaïe 44:3

1 Chroniques 16 à 18 – – – Jean 7:28-53

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres

Galates chapitre 5 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Dans ce chapitre 5 de Galates, Paul met l’accent sur l’application concrète de la justification par la grâce, obtenue non par les œuvres de la loi, mais par la foi en Jésus-Christ. Il souligne que la véritable piété, la vie chrétienne authentique, ne résulte pas d’une simple observance de règles et de pratiques extérieures, mais d’une transformation profonde et intérieure du cœur, opérée par le Saint-Esprit.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 6

Galates chapitre 5 : vivre selon l’Esprit et la liberté chrétienne

Cette transformation, fruit de la foi, produit une vie de liberté spirituelle, où le croyant n’est plus esclave des exigences légales, mais vit dans la liberté que Christ a rendue possible. Paul enseigne que la loi ne peut ni sauver ni sanctifier. A contrario, c’est la grâce reçue par la foi, qui nous justifie et nous rend capables de mener une vie conforme à la volonté de Dieu.

La liberté chrétienne n’est cependant pas une excuse pour vivre dans le péché ou dans l’égoïsme. Paul insiste sur le fait que cette liberté doit être exercée dans l’amour et le service envers les autres. La transformation intérieure produit des fruits visibles, comme l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi, fruits de l’Esprit énumérés aux versets de Galates 5:22-23.

Ainsi, la vie chrétienne est un cheminement qui commence par la justification par la foi et qui se manifeste dans une vie de liberté, d’amour et de service, en opposition totale à la religiosité fondée sur les œuvres et les rites externes.

1 – Par Jésus-Christ nous recevons la grâce qui nous libère de la loi

Dans le chapitre 4 de l’épître aux Galates, l’apôtre Paul a établi une distinction claire entre le fils de l’esclave et celui de la femme libre. Son objectif est de montrer que revenir à l’observance de la loi, c’est choisir de se soumettre à nouveau à l’esclavage spirituel. Ainsi, il affirme avec force :

Galates 5:1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Cette déclaration met l’accent sur le fait que Christ nous a libérés pour vivre dans la liberté. Mais de quoi exactement nous a-t-il libérés ? Paul répond à cette question en rappelant que nous avons été affranchis de la malédiction de la loi :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit: Maudit est quiconque est pendu au bois,

Cette liberté, que Christ nous a acquise au prix de sa propre vie, nous affranchit du fardeau de la loi, mais elle n’est pas sans responsabilité. La question qui se pose alors est : comment devons-nous vivre cette liberté ? Si Christ nous a affranchis, ne devrions-nous pas adopter une attitude digne de Lui, en honorant Celui qui nous a libérés et en reconnaissant le prix qu’Il a payé pour cette liberté ?

Paul aborde dans Galates 5 deux dérives possibles concernant la liberté chrétienne :

  1. La perversion légaliste (versets 1 à 12) : Certains déforment la liberté en la subordonnant aux œuvres de la loi, cherchant à obtenir le salut par leurs propres mérites. Paul exhorte ici les croyants à ne pas se laisser piéger par un retour au légalisme, qui fait perdre de vue la grâce.
  2. La perversion antinomique (versets 13 à 15) : D’autres utilisent la liberté comme un prétexte pour céder à la chair et commettre le péché. Paul avertit que la liberté chrétienne n’est pas une licence pour l’immoralité, mais qu’elle doit être exercée dans l’amour et le service envers les autres.

En conclusion, la véritable liberté en Christ est bien plus grande que la simple libération des contraintes légales : elle nous libère du péché et de la malédiction de la loi, mais elle s’accompagne aussi d’une responsabilité. Elle nous appelle à résister à ceux qui voudraient nous ramener à la loi, et à vivre fermement dans la grâce, en suivant le chemin tracé par Jésus, en clair en marchant sur le chemin étroit et resserré de la sanctification dont il est question en Matthieu 7:15

2 – Galates 5:2-12 – La vie d’un croyant justifié par la foi

Ce passage peut être mis en parallèle avec d’autres sections de l’épître aux Galates, notamment Galates 1:6-9; 2:3-5; 3:1-7 et 4:1-11, dans lesquelles Paul aborde le même thème : la justification par la foi et non par la loi.

Galates 5:2-4

Voici, moi Paul, je vous dis que, si vous vous faites circoncire, Christ ne vous servira de rien.

Et j’affirme encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière.

Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce.

Paul commence par une déclaration forte, en utilisant une forme d’autorité directe : « Voici, moi Paul, je vous dis que… » Il adresse cette parole aux Galates qui se laissent influencer par ceux qui tentent de les ramener à la pratique du judaïsme. Son message est clair : si l’on cherche à être justifié par les œuvres de la loi, et en particulier par la circoncision, alors on se détourne de la grâce de Christ. Il est impossible de chercher la justification dans la loi et en même temps de profiter du salut offert par Jésus. Le verset 4 est particulièrement percutant : chercher la justification par la loi, c’est se couper de la grâce, parce que cela signifie s’appuyer sur ses propres œuvres au lieu d’avoir la foi en Christ.

Galates 5:5-6

Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice.

Car, en Jésus Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par l’amour.

Dans ce texte, Paul pose une distinction fondamentale. En effet, ce n’est pas la circoncision ni toute autre œuvre externe qui compte, mais la foi qui se manifeste par l’amour. La véritable foi en Jésus-Christ nous pousse à agir, non pas en faisant des efforts humains, mais sous l’influence de l’Esprit. La mention de l’« espérance de la justice » montre que la justification ne se résume pas à un événement passé, mais qu’elle inclut aussi une attente future, celle de la plénitude du salut lors de la venue du Christ. Cette « espérance » fait écho à une réalité à la fois déjà accomplie, mais aussi en cours et encore à venir. Les croyants sont sauvés, sont en train de l’être, et le seront pleinement à la fin des temps.

Le verset 6 réaffirme que la justification s’opère par la foi en Jésus et non par les œuvres de la loi. La foi, animée par l’amour, doit être le moteur de notre vie chrétienne.

Galates 5:7-12

Vous couriez bien: qui vous a arrêtés, pour vous empêcher d’obéir à la vérité?

Cette influence ne vient pas de celui qui vous appelle.

Un peu de levain fait lever toute la pâte.

10 J’ai cette confiance en vous, dans le Seigneur, que vous ne penserez pas autrement. Mais celui qui vous trouble, quel qu’il soit, en portera la peine.

11 Pour moi, frères, si je prêche encore la circoncision, pourquoi suis-je encore persécuté ? Le scandale de la croix a donc disparu !

12 Puissent-ils être retranchés, ceux qui mettent le trouble parmi vous !

Dans ces versets, Paul exprime son étonnement et sa déception en disant : « Vous couriez bien », c’est-à-dire vous avez bien commencé dans la foi, mais quelque chose vous a détournés de la vérité. Il souligne qu’une telle déviation ne vient pas de Dieu, car celui qui les appelle dans la grâce, ne pousse pas vers la loi. L’image du « levain » montre combien une petite erreur peut contaminer toute la vie chrétienne. Ce détour vers la loi, même si minime soit-il, corrompt la pureté de l’Évangile.

Pourquoi alors la persécution ?

Paul, en affirmant qu’il n’enseigne plus la circoncision, pose une question décisive : si tel était son enseignement, pourquoi serait-il persécuté ? Il met en lumière le fait que le scandale de la croix réside dans le rejet de l’autojustification par la loi et l’affirmation que seul Jésus-Christ est le salut. La croix de Christ est un affront à toute tentative de salut par les œuvres humaines.

Enfin, Paul exprime le vœu que ceux qui perturbent les Galates soient « retranchés ». Cette expression pourrait faire référence à une excommunication ou à une exclusion sévère de ceux-ci, indiquant la gravité de l’impact de leurs enseignements erronés sur la communauté.

Le « qui » des versets 7 et 10 fait probablement référence à une personne ou un groupe spécifique qui a influencé les Galates, tandis que le « ils » du verset 12 pourrait désigner les leaders judaïsant qui semaient la confusion parmi les croyants. Cette mention montre que, derrière l’influence de certains individus, il y avait un effort collectif pour détourner les croyants du message pur de l’Évangile.

3 – Galates 5:13-15 – Appelés à la liberté

Galates 5:13-14

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

14 Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Paul adresse aussi ici un avertissement solennel contre la dérive de l’hyper-grâce, où certains pourraient croire que la liberté chrétienne justifie toute forme de conduite, même pécheresse. Il nous rappelle que la liberté en Christ n’est pas une licence pour vivre selon les désirs de la chair, mais un appel à l’amour et au service mutuel. La véritable liberté en Christ s’exprime par un amour qui se manifeste concrètement par le service envers les autres. Il nous enseigne que l’essence de la loi divine réside dans un principe fondamental : aimer son prochain comme soi-même.

Cette vérité fondamentale est aussi exprimée dans d’autres passages des Écritures :

Romains 13:8

Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi.

 Jacques 2:8

Si vous accomplissez la loi royale, selon l’Écriture: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien.

Ces passages de la Parole de Dieu rappellent la parabole du bon Samaritain, où Jésus élargit notre compréhension du « prochain » qui va bien au-delà de nos relations immédiates.

Luc 10:29 

29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: Et qui est mon prochain?

Notre prochain n’est pas seulement celui que nous choisissons ; il s’agit de quiconque est dans le besoin, celui que nous croisons sur notre chemin.

Galates 5:15

15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres.

Dans ce verset, Paul met en garde contre les divisions et les conflits au sein de la communauté. Il utilise l’image des bêtes sauvages qui se dévorent mutuellement pour illustrer la gravité des disputes et des querelles entre croyants. Si les chrétiens se laissent emporter par des divisions internes, cela peut mener à une destruction spirituelle mutuelle. Cette image montre au combien les divisions peuvent être destructrices, et souligne l’importance de l’unité et de l’amour fraternel dans la vie de l’Église.

Paul invite donc les croyants à exercer leur liberté de manière responsable et édifiante, en s’élevant au-dessus des tentations de la chair et en vivant selon l’Esprit, dans l’amour et le service mutuel.

4 – Galates 5:16 – La marche par l’Esprit et non par la chair

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Ce verset nous invite à une transformation radicale. L’opposition entre la chair et l’Esprit est au cœur du combat spirituel. Le charnel se confronte au spirituel, l’orgueil à l’humilité, et l’égoïsme au service des autres. Ce conflit, qui se déroule à l’intérieur de chacun de nous, est une réalité quotidienne pour le croyant.

Autrefois, nous étions guidés par les désirs de la chair, résistants à l’action du Saint Esprit. Cependant, le passage nous appelle à un renversement : résister à la chair et s’abandonner pleinement au Saint Esprit. L’expression « marchez selon l’Esprit » porte une signification profonde. Ce n’est pas simplement un appel à être sauvés, mais un appel à vivre une vie de transformation progressive, pour être de plus en plus semblables à Jésus-Christ.

Cela ne peut se réaliser que par la puissance du Saint-Esprit, l’Esprit de Jésus, qui nous équipe et nous dirige. Ce n’est pas par nos propres efforts ou en nous appuyant sur la loi, mais par l’action vivifiante de l’Esprit en nous que nous pouvons vaincre les désirs de la chair et vivre une vie qui honore Dieu.

5 – Galates 5:17-25 – L’Esprit donne la victoire sur le péché

Galates 5:17-21

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

18 Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

20 l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes,

21 l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu.

Galates 5:22 – La vie selon l’Esprit

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

L’utilisation du singulier « le fruit de l’Esprit » dans ce verset, bien qu’il soit suivi de neuf caractéristiques, peut apparaître curieux. Pourquoi n’est il pas dit « les fruits » au lieu de « le fruit ». Ce choix du singulier doit être compris comme faisant référence à l’amour, qui se manifeste sous différentes formes. Chaque aspect de ce fruit révèle une dimension particulière de l’amour divin qui doit se traduire concrètement dans nos vies.

Le fruit de l’Esprit se manifeste surtout dans nos relations avec notre prochain. Il représente les huit aspects essentiels de l’amour « agape » (l’amour divin), qui viennent de Dieu et sont rendus possibles grâce et uniquement par l’action du Saint-Esprit :

La joie est l’amour rayonnant — se réjouir indépendamment des circonstances (Romains 14:17 ; 1 Thessaloniciens 5:16 ; Jude 24).

La paix est l’amour serein — elle engendre la paix intérieure et extérieure, manifestée par la tranquillité dans nos rapports avec les autres (Romains 5:1 ; Philippiens 4:7).

La patience est l’amour persévérant — elle incarne la capacité d’endurer avec sérénité (Éphésiens 4:2-3).

La bonté est l’amour bienveillant — une bonté de cœur désintéressée (1 Corinthiens 13:4 ; Éphésiens 5:9).

La bienveillance est l’amour attentionné — une disposition à faire le bien (Galates 6:10).

La fidélité est l’amour fiable — la constance et la loyauté dans nos engagements (1 Corinthiens 4:2 ; Philippiens 4:3).

La douceur est l’amour humble — la grâce et la tendresse dans nos attitudes (2 Corinthiens 10:1 ; Éphésiens 4:2 ; Philippiens 4:5).

La maîtrise de soi est l’amour maîtrisé — l’autodiscipline qui reflète la maturité spirituelle et la ressemblance à Christ (Tite 1:8 ; 2 Pierre 1:6).

L’Esprit nous est accordé par Dieu

Les différentes composantes du fruit de l’Esprit ne peuvent être pleinement vécues que si Dieu les met en nous par la puissance de Son Esprit. Cela ne s’acquiert pas par en faisant des efforts humains, mais par la transformation opérée par l’Esprit Saint. Le fruit de l’Esprit est l’antithèse des œuvres de la chair. Aussi, sommes nous exhortés à crucifier la chair pour permettre à l’Esprit de produire ces vertus en nous. Ce fruit de l’esprit n’est pas seulement un ensemble de bonnes actions, mais révèle une réalité spirituelle se manifestant par une vie profondément transformée et alignée sur la volonté de Dieu.

Galates 5:23-26

23 la loi n’est pas contre ces choses.

24 Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.

26 Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.

Le verset 23 rappelle une vérité fondamentale : « La loi n’est pas contre ces choses ». En effet, les vertus du fruit de l’Esprit, telles que l’amour, la paix, la patience, etc…, sont en totale harmonie avec la loi de Dieu. En vivant selon ces principes spirituels, nous accomplissons la loi dans sa vérité profonde, celle de l’amour envers notre prochain (Galates 5:14). Par contre, la chair, par ses désirs et ses passions, engendre les œuvres du péché mentionnées dans les versets 19 à 21 (impudicité, impureté, dissolution, idolâtrie, magie, inimitiés, querelles, jalousies, animosités, divisions, sectes, envie, ivrognerie, excès de table…), qui sont en opposition avec la volonté divine.

Le verset 24, où il est dit que « ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs », fait référence à une union avec Christ, un concept que Paul développe aussi dans Galates 2:20 et 6:14. Cette crucifixion de la chair implique une décision volontaire de renoncer aux passions et aux désirs du péché, en choisissant de vivre selon l’Esprit. Cette démarche est un processus constant de sanctification et de soumission à Dieu.

Dans Galates 5:25 :

25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.

Paul nous exhorte à faire plus que simplement vivre par l’Esprit. Nous devons aussi marcher, c’est-à-dire nous laisser guider quotidiennement par l’Esprit. Cela signifie aligner notre conduite avec Sa direction et Ses enseignements. Cette invitation à marcher selon l’Esprit se fait en parallèle avec le verset 5:16, où il nous est dit que

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Cependant, le verset 25 est au conditionnel, ce qui signifie que le fait de ne pas marcher selon l’Esprit indique en réalité que nous ne vivons pas pleinement par l’Esprit.

Cela soulève une question essentielle pour nous : marchons-nous réellement selon l’Esprit dans notre vie quotidienne ? Notre conduite reflète-t-elle la direction divine, ou laissons-nous encore la chair prendre le dessus ?

Enfin, Paul met en garde contre la vanité et les rivalités qui peuvent naître parmi les croyants, comme il le montre dans le verset 26 : « Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres ». Ces comportements sont l’antithèse de l’œuvre de l’Esprit. Au contraire, nous sommes appelés à vivre dans l’humilité, à nous encourager mutuellement, et à manifester l’amour agape dans nos relations.

Galates introduction à l’épître – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

L’introduction de Galates présente l’apôtre Paul défendant son apostolat et l’Évangile de la grâce. Il exhorte les Galates à ne pas abandonner la liberté en Christ pour un retour à la loi, affirmant la justification par la foi seule. Un préliminaire à l’étude de l’Épître aux Galates semble nécessaire pour pouvoir tirer ensuite un maximum d’enseignements de celle-ci.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 1

Galates Introduction : contexte et message clé de l’épître aux Galates

1 – Qui sont les Galates ?

Les Galates étaient un peuple d’origine celtique qui s’était installé dans la région de Galatie, située au centre de l’Asie Mineure (l’actuelle Turquie). Paul leur apporta l’Évangile au cours de ses voyages missionnaires (mentionnés dans Actes 14, 16 et 18). Ce peuple était constitué de païens mais aussi de juifs qui acceptèrent la foi chrétienne avec les prédications de Paul.

Après le départ de Paul, des chrétiens d’origine juive, souvent appelés judaïsants, sont venus dans cette région pour remettre en cause son ministère et son enseignement. Le principal reproche qu’ils faisaient à Paul, était qu’il n’avait jamais rencontré Jésus en personne. Ces judaïsants, probablement issus du milieu des anciens pharisiens, insistaient sur le fait que, pour être véritablement sauvés, les Galates devaient non seulement croire en Jésus-Christ, mais également observer la Loi juive et notamment les rites de la circoncision, le respect du sabbat et des fêtes juives.

Le faux enseignement

Ils enseignaient que le salut par la grâce de Dieu devait être complété par des œuvres de la Loi, considérant que le sacrifice de Jésus sur la croix n’était pas suffisant en lui-même. Paul, ayant été informé de cette situation, peut-être par Épaphras (qui lui rapporta également des nouvelles de Colosses et de Laodicée), écrivit une lettre pour répondre à cette crise. Cette lettre, connue sous le nom d’épître aux Galates, s’adresse à l’ensemble des églises de la région, et non à une seule ville en particulier. Parmi les villes mentionnées dans les Actes des Apôtres, nous trouvons Antioche de Pisidie, Icone, Lystre et Derbe, qui étaient situées dans la partie sud de la Galatie et qui avaient été visitées par Paul lors de ses précédents voyages.

Dans son épître, Paul défend la doctrine du salut par la foi seule, sans les œuvres de la Loi, et il met en garde contre toute tentative de revenir à l’observance des rites juifs comme condition pour être sauvé. Ce débat entre Paul et les judaïsants reflète une tension plus large au sein des premières communautés chrétiennes, qui tentaient de définir le rapport entre la foi en Christ et les pratiques juives traditionnelles.

Actes 13:13-51

13    « Paul et ses compagnons, s’étant embarqués à Paphos, se rendirent à Perge en Pamphylie. Jean se sépara d’eux, et retourna à Jérusalem.

14    De Perge ils poursuivirent leur route, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s’assirent. »

42    Lorsqu’ils sortirent, on les pria de parler le sabbat suivant sur les mêmes choses ;

43    et, à l’issue de l’assemblée, beaucoup de Juifs et de prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui s’entretinrent avec eux, et les exhortèrent à rester attachés à la grâce de Dieu.

44    Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45    Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46    Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Actes 14:1-7

1 A Icone, Paul et Barnabas entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et ils parlèrent de telle manière qu’une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent.

2 Mais ceux des Juifs qui ne crurent point excitèrent et aigrirent les esprits des païens contre les frères.

3 Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

4 La population de la ville se divisa : les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les apôtres.

5 Et comme les païens et les Juifs, de concert avec leurs chefs, se mettaient en mouvement pour les outrager et les lapider,

6 Paul et Barnabas, en ayant eu connaissance, se réfugièrent dans les villes de la Lycaonie, à Lystre et à Derbe, et dans la contrée d’alentour.

7 Et ils y annoncèrent la bonne nouvelle. »

Tout se passe dans l’épître aux Galates comme si le concile d’Actes 15 n’avait pas encore eu lieu.

Actes 16:1-6

Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

2  Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

3  Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

4 En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem.

5  Les Églises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour.

6  Ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. 

La circoncision de Timothée opérée par Paul (Actes 16), semble une exception dictée par des considérations pratiques, car Timothée était d’origine juive par sa mère et ce, contrairement à Tite, un autre disciple d’origine purement grecque. En fait, Timothée fut circoncis pour faciliter son acceptation parmi les Juifs, bien que cela n’impliquait pas pour Paul que la circoncision soit nécessaire au salut. Ce passage souligne la manière dont Paul naviguait entre les traditions juives et les croyances païennes pour mieux répandre l’Évangile.

Actes 18:23-24

23 Lorsqu’il eut passé quelque temps à Antioche, Paul se mit en route, et parcourut successivement la Galatie et la Phrygie, fortifiant tous les disciples.

24 Un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures, vint à Éphèse. »

Pour bien comprendre les épîtres du Nouveau Testament, il est important de se rappeler que, dans les débuts du christianisme, la majorité des premiers croyants étaient d’origine juive, et qu’il y avait auprès d’eux quelques prosélytes (païens convertis au judaïsme). Ces premiers chrétiens voyaient Jésus comme l’accomplissement de la promesse messianique au sein de leur foi juive. Par conséquent, ils avaient parfois tendance à mélanger la grâce apportée par le Christ avec l’observance de la Loi de Moïse.

La grâce et la loi

Ce mélange de la grâce et de la Loi s’explique en partie par les traditions religieuses profondément ancrées des nouveaux convertis. Comme souvent dans le processus de conversion, les croyances et les pratiques antérieures peuvent influencer la nouvelle foi ce qui va créer des tensions et des malentendus.

À l’époque des apôtres, une étape clé dans l’expansion du christianisme fut la compréhension progressive que le salut par Jésus-Christ n’était pas réservé aux seuls Juifs, mais ouvert à toutes les nations. Cette révélation se fit notamment à travers l’expérience de Pierre, qui, lors de sa visite à Césarée maritime chez le centurion Corneille (Actes 10), comprit que Dieu appelait également les païens à la foi. Cet événement marqua une étape importante dans l’ouverture du christianisme aux non-Juifs (les « gentils »), et dans l’abandon progressif des exigences de la Loi juive pour les convertis païens.

Ainsi, la prédication de Paul et d’autres apôtres visait non seulement à diffuser l’Évangile, mais aussi à clarifier cette nouvelle alliance basée uniquement sur la grâce, et non sur les œuvres de la Loi.

2 – Paul, l’apôtre dans l’épître aux Galates

Paul parle de lui-même dans les passages suivants : Galates 1:1, 10-24 ; 2:1-2 ; 2:20-21 ; 6:11, 14.

Il s’y exprime plus en détail sur sa propre personne. Il évoque brièvement ses origines juives uniquement dans Romains 11 et Philippiens 3:5-6, mais toujours dans le but de soutenir ses propos. La motivation qui pousse Paul à écrire cette épître l’amène tout de suite à préciser d’où lui vient l’autorité de son ministère.

Le premier écrit de Paul , est 1 Thessaloniciens. Le premier verset de cette épître est le suivant: « Paul et Silvain, et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens, qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur: que la grâce et la paix vous soient données! ». Ici Paul ne se donne pas de titre. Il n’en est pas de même en :

Galates 1:1

1  « Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Il est dit ici « Paul, apôtre« . Dans l’Épitre à Philémon qui suit Paul dit :« Paul, prisonnier de Jésus Christ et le frère Timothée » . En 1 Corinthiens, il est dit : « Paul appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . Et en 2 Corinthiens : « Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . En Romains, « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu ». Tout ceci est un peu surprenant. Pourquoi dit il à un moment « Paul appelé à être apôtre« , alors qu’il avait dit précédemment « Paul, apôtre« ?

La fonction d’apôtre lui avait été contestée. C’était un des débats figurant dans l’Épitre aux Galates. Le mot « Apostolos », traduit par « apôtre », signifie « envoyé en avant », « messager », « ambassadeur ». Si la fonction d’apôtre lui a été contestée, c’est parce que ce terme avait un sens technique. Il désignait les hommes envoyés directement par Jésus lui-même et ayant été témoins de sa résurrection. La contestation du titre reposait sur le fait que ce n’était pas Jésus qui l’avait désigné comme tel.

Paul n’a pas connu Jésus pendant son ministère terrestre. Par cette déclaration, il répond à ceux qui remettent en question son ministère, leur indiquant que, s’ils s’opposent à lui, ils s’opposent en réalité à Dieu, en précisant qu’il est apôtre « par Jésus-Christ et Dieu le Père ».

Quelques détails sur Paul et d’autres disciples

Cette épître est historiquement très intéressante car elle fournit un certain nombre de détails précieux. Paul y donne des informations sur lui-même et sur les autres disciples.

Elle est considérée comme la première des quatre épîtres « principales suivantes » : l’épître aux Galates, les deux épîtres aux Corinthiens et l’épître aux Romains.

L’objectif de Paul est clairement exprimé : il prêche la vérité de l’Évangile de Jésus. Il évoque sa jeunesse pour rappeler à ceux qui douteraient de son message que, si les œuvres de la Loi étaient nécessaires, il serait le mieux placé pour les enseigner. En effet, c’est au nom de la Loi qu’il s’est fait notamment persécuteur des chrétiens.

Lors de sa rencontre avec Pierre et Jacques à Jérusalem, ils ont confronté leurs enseignements respectifs pour s’assurer qu’ils prêchaient la même doctrine.

Paul relate son opposition à Pierre à Antioche, non pour dénigrer ce dernier ou se présenter comme supérieur à lui, mais pour affirmer la justesse de sa position face aux pratiques juives, qui ne sont plus une obligation pour ceux qui sont en Jésus. La preuve en est Tite, un non-Juif qui l’accompagnait à Jérusalem et qui n’a pas été contraint à la circoncision.

Cette épître vient compléter le récit des Actes des apôtres en apportant des précisions sur divers épisodes relatés dans ce livre.

3 – La conversion de Paul

Galates 1:10 – serviteur de Christ

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Le lien entre ce verset et les versets 8 et 9 peut sembler subtil, mais il devient plus clair quand on comprend que Paul cherche à défendre son ministère. Il ne cherche ni l’approbation des Juifs ni celle des Grecs convertis. Il est possible que les Juifs l’accusent de vouloir plaire aux Grecs en n’exigeant pas la circoncision. Cependant, Paul affirme que son objectif n’est pas de satisfaire les hommes, mais de servir Christ avec fidélité. Ce thème est récurrent dans son épître, notamment lorsqu’il reproche à Pierre (appelé Céphas) de céder à la pression des judaïsants (Galates 2:11-14).

Paul souligne ici que son engagement est avant tout envers Dieu. La mise en doute de son apostolat par certains n’altère en rien sa fidélité à son Maître, Jésus-Christ, qu’il considère comme son Seigneur, et lui-même comme son serviteur (ou « esclave » dans le sens de dévotion totale à son service).

Galates 1:11-14 – la révélation de l’Évangile

11 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme;

12 car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ.

13 Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu,

14 et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères.

         Paul rappelle ici que l’Évangile qu’il prêche n’a pas été transmis par des hommes, mais directement par une révélation de Jésus-Christ lui-même. Ce détail est crucial pour établir la légitimité de son ministère. Sa conversion a été une intervention divine, et non le fruit d’un apprentissage humain.

Il se réfère à son passé de persécuteur des chrétiens pour illustrer à quel point il a changé.

Philippiens 3:4-6

Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage,

moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux; quant à la loi, pharisien;

quant au zèle, persécuteur de l’Église; irréprochable, à l’égard de la justice de la loi.

Dans ce passage de Philippiens 3, Paul se décrit comme étant irréprochable selon les standards de la Loi, tout en étant profondément zélé pour les traditions pharisiennes :

  • Circoncis le huitième jour, de la tribu de Benjamin,
  • Hébreu né d’Hébreux,
  • Pharisien en ce qui concerne la Loi,
  • Persécuteur de l’Église à cause de son zèle.

De même, dans Actes 22:3, il rappelle avoir été formé par Gamaliel, une autorité reconnue dans le judaïsme, et animé par un zèle extrême pour la Loi de ses pères.

Actes 22:3

3 je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.

Paul s’est transformé, passant de fervent défenseur des traditions juives à messager de la grâce offerte par Jésus-Christ. Malgré les erreurs des Galates, Paul les appelle toujours « frères », les distinguant des judaïsants qu’il qualifie de « faux frères » (Galates 2:4).

Le mot « révélation » utilisé dans Galates 1:12, « apokalupsis » en grec, signifie également « apocalypse », faisant allusion à une révélation divine directe. Paul établit ainsi que sa prédication repose sur une autorité spirituelle et divine.

Galates 1:15-24 – la conversion de Paul

15 Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,

16 de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang,

Paul fait ici référence à sa conversion et à son appel divin, en écho à Ésaïe 49:1,6 : « L’Éternel m’a appelé dès ma naissance… je t’établis pour être la lumière des nations. » Il interprète sa mission comme une continuité des prophéties de l’Ancien Testament, où Dieu annonçait déjà que les païens rejoindraient son peuple.

Dans Actes 13:47, Paul utilise le même langage pour se justifier devant les païens :

Actes 13:47

47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur: Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre.

Galates 1:17-19

17 et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas.

18 Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui.

19 Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.

Paul explique qu’il n’a pas cherché immédiatement l’approbation des autres apôtres après sa conversion. Il a préféré s’isoler pour mieux comprendre sa mission, partant pour l’Arabie avant de revenir à Damas. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il est allé à Jérusalem pour rencontrer Pierre (Céphas) et Jacques, le frère du Seigneur. Cette rencontre lui permit de confirmer que son enseignement était en harmonie avec celui des autres apôtres.

Galates 1:20-24

20 Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point.

21 J’allai ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie.

22 Or, j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ;

23 seulement, elles avaient entendu dire: Celui qui autrefois nous persécutait annonce maintenant la foi qu’il s’efforçait alors de détruire.

24 Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

Paul termine en soulignant que bien qu’il fût autrefois un persécuteur de l’Église, les églises de Judée, qu’il n’avait jamais rencontrées, glorifiaient Dieu en voyant sa transformation. C’est une preuve de l’authenticité de son ministère, qui n’est pas le fruit d’une stratégie humaine, mais d’une intervention divine.

Cela enseigne l’importance de rester fidèle à la Parole de Dieu. Toute déviation ou compromis pour plaire aux hommes doit être rejeté, afin que la vérité de l’Évangile soit préservée.

4 – Paul au concile de Jérusalem

Galates 2:1-6 – le concile à Jérusalem

1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi;

et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.

Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.

Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.

Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point de favoritisme, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. 

Paul raconte son voyage à Jérusalem, effectué quatorze ans après sa conversion. Ce voyage n’était pas motivé par une obligation humaine, mais par une révélation divine. Il y expose l’Évangile qu’il prêche aux païens, en particulier devant les leaders de l’Église, afin de s’assurer qu’il n’avait pas œuvré en vain. Paul avait conscience que la validité de son ministère dépendait non des hommes, mais de Dieu. C’est pourquoi il précise que ceux qui étaient « les plus considérés » ne lui ont rien imposé.

Tite, un Grec converti, accompagne Paul. Son cas est significatif parce que bien qu’il ne soit pas circoncis, il n’a pas été contraint de se conformer à la Loi juive. Cela montre que l’Évangile n’impose pas la circoncision ni l’observance de la Loi de Moïse aux païens convertis. L’enjeu ici est la défense de la liberté chrétienne. Paul et ses compagnons ne cèdent en rien à la pression des « faux frères », qui tentent de réintroduire des pratiques légalistes. Cette résistance est cruciale pour préserver la vérité de l’Évangile, basée sur la grâce seule.

Lien avec Actes 15:1-35 – le premier concile de Jérusalem

1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter?

Ce passage d’Actes montre le débat qui s’est élevé lors du Concile de Jérusalem. En effet, certains croyants d’origine juive, particulièrement du parti des pharisiens, insistaient pour que les païens convertis soient circoncis et suivent la Loi de Moïse. Cette exigence pose un sérieux problème doctrinal puisqu’elle impose un fardeau que les Juifs n’ont pas pu porter, comme l’affirme Pierre. Ce concile est donc une étape décisive dans la clarification de la relation entre la foi en Christ et l’observance de la Loi.

Tite et la Circoncision : Un Cas Exemplaire
En introduisant Tite dans son récit, Paul montre aux Galates qu’un païen converti, tel que Tite, n’a pas été contraint de se faire circoncire, même lors du Concile de Jérusalem. Cela prouve que Jacques, Pierre et les autres dirigeants de l’Église ne considéraient pas la circoncision comme une obligation pour les païens convertis. Paul utilise cet exemple pour rassurer les Galates face à ceux qui cherchent à leur imposer des pratiques judaïques. Ces faux enseignants tentent de ramener les croyants sous le joug de la Loi, ce qui trahit une incompréhension profonde de la grâce divine.

Le Danger des Faux Frères

Paul met en garde contre ces « faux frères », qui s’infiltrent dans l’Église pour imposer des règles légalistes. Ces personnes n’ont pas compris la liberté que les croyants ont en Christ. Elles cherchent à ajouter des conditions humaines à la grâce, créant ainsi un mélange d’œuvres et de foi, ce qui va à l’encontre de l’Évangile.

Cet épisode illustre que cette tentation de retourner aux œuvres de la Loi ne se limite pas à l’époque de Paul, mais qu’elle est présente partout et à toutes les époques. Il est donc essentiel de rester vigilant pour ne pas laisser ces influences fausser la vérité de l’Évangile.

Pierre à Antioche – Le Risque de l’Hypocrisie

L’épisode de Pierre à Antioche (Galates 2:11-14) rappelle que même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur. Pierre, influencé par la pression des judaïsants, se met à éviter de manger avec les païens convertis, provoquant ainsi une division. Paul n’hésite pas à reprendre Pierre publiquement, car son comportement risquait de nuire à l’unité de l’Église et de créer un précédent dangereux.

Cet incident montre qu’aucun croyant, même un leader spirituel, n’est à l’abri de l’hypocrisie ou de la dissimulation. C’est pourquoi, il est crucial de rester ferme dans la vérité de l’Évangile et de corriger les erreurs, quel que soit le rang de la personne impliquée. Une telle attitude est nécessaire pour préserver la pureté du message et protéger les croyants moins affermis, qui pourraient être induits en erreur.

5 – Galates 2:7-10 – Paul apôtre des incirconcis

Galates 2:7-8

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis,

car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

Paul affirme ici que Dieu lui a donné la mission spécifique de prêcher l’Évangile aux païens, tout comme Pierre a reçu la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle aux Juifs. Il souligne que cette répartition n’est pas le fruit de son choix, mais de la volonté de Dieu, qui l’a appelé à cette tâche. Il montre ainsi qu’il n’y a pas de rivalité entre son apostolat et celui de Pierre, mais une complémentarité voulue par Dieu. C’est une reconnaissance de l’autorité apostolique de chacun, chacun ayant un champ d’action déterminé.

Galates 2:9

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

Paul rappelle que Jacques, Pierre (Céphas) et Jean, considérés comme des « colonnes » de l’Église, ont reconnu son apostolat et celui de Barnabas en tant qu’apôtres des païens. Leur reconnaissance ne repose pas sur des critères humains, mais sur la grâce que Dieu leur a donnée. Cet acte de « donner la main d’association » signifie leur soutien et leur approbation. Cela montre qu’il n’y a pas de concurrence entre les apôtres, mais plutôt une répartition harmonieuse des tâches au service de la même cause : l’avancement de l’Évangile.

Dans l’Église véritable, il n’y a pas de division fondée sur les ministères ou les personnes, mais une unité dans la mission, chacun jouant un rôle complémentaire selon l’appel reçu de Dieu. Cette unité est essentielle pour l’efficacité du témoignage chrétien.

Galates 2:10

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

Paul conclut en mentionnant une recommandation particulière de Jacques, Pierre et Jean : se souvenir des pauvres. Cette préoccupation pour les plus démunis reflète l’importance de l’amour et de la solidarité dans la foi chrétienne. Paul précise qu’il a déjà pris soin de respecter cette instruction, montrant ainsi que la compassion envers les nécessiteux fait partie intégrante de son ministère.

Ce souci pour les pauvres est confirmé dans plusieurs passages des Écritures :

En Actes 11:28-30

28 L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.

29 Les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

Cela montre que dès les débuts, l’Église s’est organisée pour aider ceux qui étaient dans le besoin. En Romains 15:25-26, Paul explique qu’il part pour Jérusalem afin d’apporter une contribution financière de la part des Églises de Macédoine et d’Achaïe en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.

Romains 15:25-26

25 Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26 Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.
 

Paul en 1 Corinthiens 16:1-4 donne des instructions pratiques pour la collecte en faveur des pauvres, démontrant l’importance de l’organisation et de la planification pour répondre aux besoins des frères et sœurs dans la foi.

1 Corinthiens 16:1-4

1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Églises de la Galatie.

Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

Et quand je serai venu, j’enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées.

Si la chose mérite que j’y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi.

En mentionnant l’épisode de son opposition à Pierre, Paul ne cherche pas à se présenter comme supérieur à lui, mais à montrer qu’ils sont égaux en termes d’autorité apostolique. Il souligne aussi l’importance de la fidélité à l’Évangile, même lorsque cela nécessite de corriger un autre apôtre.

Galates 2:11-14 – A Antioche, Paul s’est opposé à Pierre

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Dans ce passage, Paul relate un incident survenu à Antioche où il a publiquement confronté Pierre (Céphas) à cause de son comportement ambigu. Avant l’arrivée de certains envoyés de Jacques, Pierre partageait librement les repas avec les croyants d’origine païenne, mais lorsqu’ils arrivèrent, Pierre, par crainte du jugement des Juifs, se mit à éviter les païens, se montrant ainsi hypocrite et entraînant d’autres Juifs dont Barnabas dans cette attitude.

Paul oppose cette attitude à la vérité de l’Évangile, qui prêche l’unité entre les croyants, qu’ils soient Juifs ou païens. Il reproche à Pierre de contraindre implicitement les païens à se conformer aux pratiques juives en se comportant ainsi. Ce reproche n’a pas pour but de diminuer Pierre ou de démontrer la supériorité de Paul, mais de souligner que la fidélité à l’Évangile doit transcender les différences culturelles et les pressions sociales.

Leçon de l’incident : l’intégrité dans la foi et l’égalité en Christ

Paul évoque cet épisode pour affirmer la cohérence de sa mission et rappeler que, dans le Christ, il n’y a plus de distinction entre Juifs et Grecs (comme il le dit aussi dans Romains 10:12). Les chrétiens ne doivent pas adopter des comportements ambigus selon les circonstances ou selon l’audience. L’attitude de Pierre, influencée par la crainte de l’opinion des circoncis, reflétait une incohérence qui menaçait l’unité de l’Église.

Cette confrontation souligne deux principes essentiels :

  1. L’unité en Christ : En Jésus, il n’y a plus de différence entre Juifs et païens. L’Évangile libère de la loi mosaïque et des distinctions ethniques. En adoptant un comportement changeant, Pierre trahissait cette vérité fondamentale.
  2. La correction fraternelle : Même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur, et il est nécessaire de les corriger. Paul n’a pas hésité à s’opposer à Pierre pour le bien de l’Église, et cela montre qu’aucun leader n’est au-dessus de la vérité de l’Évangile.

Cette leçon est pertinente pour les chrétiens de tous les temps. Nous devons vivre selon la vérité de l’Évangile, sans duplicité, et corriger ceux qui dévient de cette voie, quel que soit leur rang ou leur statut.

Galates 2:15-19 – La foi chrétienne : en Jésus seul

Dans ce passage, Paul rappelle que, même s’ils sont Juifs de naissance, ni lui ni ses contemporains ne peuvent être justifiés par les œuvres de la Loi. La justification, c’est-à-dire le fait d’être déclarés justes devant Dieu, ne s’obtient pas par nos actions ou par l’obéissance à la Loi mosaïque, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. C’est en plaçant leur confiance en Jésus que les croyants sont rendus justes, car la Loi seule ne peut sauver personne.

Galates 2:15-16 : La justification par la foi, non par les œuvres

15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens.

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

Dans ces versets, Paul explique que même les Juifs, qui avaient reçu la Loi, ne peuvent être justifiés par elle. La justice ne vient pas des efforts humains pour obéir à la Loi, mais uniquement par la foi en Christ. Ainsi, Paul montre que la justification n’est pas basée sur l’obéissance aux commandements, mais sur la confiance en Jésus et son œuvre à la croix. La Loi, bien qu’importante, ne suffit pas pour être sauvé.

Galates 2:17-19 : mourir à la Loi pour vivre pour Dieu

17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !

18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

Paul utilise une nouvelle allégorie pour décrire la relation entre Jésus et le croyant.

Il fait une distinction claire entre l’ancienne vie sous la Loi et la nouvelle vie en Christ. En revenant à la Loi, il se condamnerait lui-même comme transgresseur. Il explique que par la Loi, il est « mort à la Loi » – cela signifie que la Loi a rempli son rôle en le condamnant en tant que pécheur, mais que sa condamnation a été portée par Jésus à la croix et qu’il peut désormais vivre pour Dieu, libéré du poids de la Loi, grâce à la grâce de Christ.

L’œuvre de la croix et la vie nouvelle en Christ

Paul illustre cette vérité avec une image puissante dans

Galates 2:20-21

20  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Paul montre que, par la foi, le croyant s’identifie pleinement à la mort et à la résurrection de Jésus. En Christ, l’ancien moi est crucifié. Le croyant vit désormais une nouvelle vie, non plus dominée par la chair, mais habitée par Christ. Cette nouvelle existence est une vie de foi, nourrie par l’amour de Jésus, qui s’est sacrifié pour nous.

6 – Paul conclut ce passage par un avertissement essentiel :

Galates 2:21 : La grâce de Dieu et l’impossibilité de se justifier par la Loi

21  Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

Paul rejette toute idée de salut basé sur les œuvres humaines. Si la justice pouvait être obtenue par l’obéissance à la Loi, alors la mort de Christ serait inutile. Cela signifie que toute tentative de mélanger la grâce et les œuvres pour se justifier est une négation de la croix. Pour Paul, ce serait comme déclarer que le sacrifice de Jésus n’a aucune valeur. Il exhorte les croyants à se reposer pleinement sur la grâce de Dieu, sans tenter de mériter leur salut par leurs propres efforts.

Application pratique : garder les yeux fixés sur la croix

Le danger de revenir à une mentalité basée sur les œuvres est toujours présent, même aujourd’hui. Nous pouvons être tentés de penser que nos efforts personnels ou notre piété nous rendent plus acceptables aux yeux de Dieu. Cependant, Paul nous rappelle que la seule voie vers la justice et le salut passe par la foi en Christ crucifié. Ce que Jésus a accompli à la croix est suffisant, et rien ne peut être ajouté à cela.

L’image de la croix devient un puissant rappel pour les croyants : Jésus est l’intersection entre le ciel et la terre, et c’est en étant unis à Lui que nous pouvons entrer dans la présence de Dieu. Nous ne pouvons gravir cet escalier spirituel par nos propres forces. Il ne s’agit pas de nos efforts pour monter, mais de demeurer en Christ, qui est Lui-même notre accès au ciel.

Conclusion

Paul, dans cette lettre aux Galates, insiste sur la pureté de l’Évangile et l’importance de vivre pleinement dans la grâce. En Christ, les croyants sont libérés de la Loi et de ses exigences, et ils sont appelés à vivre une vie nouvelle par la foi, ancrée dans l’amour et le sacrifice de Jésus. En tant que chrétiens, nous devons constamment garder les yeux fixés sur la croix, source de notre justification, et rejeter toute forme de confiance en nos propres mérites.

Galates 6:11 – Avec de grandes lettres

11 Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main.

Dans ce passage, Paul attire l’attention sur le fait qu’il écrit lui-même, et il semble souligner la taille des lettres qu’il utilise. Cela pourrait indiquer qu’il avait un problème physique, probablement des difficultés de vue, qui l’obligeaient à écrire de grandes lettres. Dans l’Antiquité, il était courant de dicter les lettres à un scribe, mais ici, Paul prend la plume lui-même, ce qui rend ce geste particulièrement significatif.

Galates 4:15

Plus tôt, Paul avait mentionné l’affection profonde que les Galates lui portaient :

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

Ce verset renforce l’idée que Paul pourrait avoir eu des problèmes de vue. L’hyperbole qu’il emploie – « vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner » – pourrait indiquer que les Galates étaient conscients de cette difficulté. Paul évoque ici un lien fort avec eux, basé sur la compassion et le soin qu’ils lui ont manifesté.

Est-ce l’écharde dont parle 2 Corinthiens 12:7 ?

Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir.

Cette écharde reste un mystère, et les théologiens ont longtemps spéculé sur sa nature. Il est possible que Paul fasse référence à une souffrance physique ou spirituelle persistante. Certains pensent qu’il pourrait s’agir de ses problèmes de vue, évoqués subtilement dans Galates. Toutefois, Paul ne précise jamais exactement ce qu’est cette écharde, et cela laisse place à diverses interprétations.

Conclusion relatif à ce passage

Les problèmes de vue de Paul, s’ils sont effectivement suggérés dans ces passages, pourraient expliquer son besoin d’écrire avec de grandes lettres et le témoignage d’affection des Galates. Cependant, bien que cette condition soit plausible, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude qu’elle est la fameuse écharde dont il parle dans 2 Corinthiens. Ce que nous savons, c’est que cette écharde, quelle qu’elle soit, a poussé Paul à dépendre encore plus de la grâce de Dieu, plutôt que de sa propre force.

Galates 6:14 – Je suis crucifié avec Christ

Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde!

 Ce verset exprime une profonde humilité et une reconnaissance de l’œuvre accomplie par Christ à la croix. Paul rejette toute idée de se glorifier en lui-même ou en ses propres œuvres, et il met en avant la croix comme seule source de fierté. Cette croix, symbole de souffrance et de sacrifice, devient pour lui la cause de sa propre crucifixion symbolique au monde. Paul affirme qu’il est mort aux influences du monde, tout comme le monde est mort pour lui, grâce à son identification avec Christ.

La croix, qui était un instrument d’humiliation dans la culture romaine, est ici élevée comme le cœur de l’Évangile. Paul ne se vante ni de sa réussite personnelle, ni de ses accomplissements, mais uniquement de ce que Christ a accompli pour lui et pour l’humanité. Sa gloire ne se trouve que dans l’œuvre de rédemption, dans l’amour inconditionnel démontré par Jésus à travers la crucifixion.

À comparer avec Romains 15:17-18 – Toute gloire revient à Christ

Dans Romains 15:17-18, Paul dit :

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

Ici encore, Paul attribue toute gloire à Jésus-Christ. Il reconnaît que tout ce qu’il a accompli dans son ministère est le fruit de l’œuvre de Christ à travers lui. Il n’y a aucune place pour la vanité personnelle ou pour l’orgueil humain dans le service de Dieu. Paul ne fait que souligner que Christ est à l’origine de tous ses succès dans la prédication de l’Évangile aux païens.

Parallèle entre Galates 6:14 et Romains 15:17-18

Dans les deux passages, Paul adopte une attitude d’humilité radicale, refusant de revendiquer pour lui-même tout mérite ou accomplissement. Que ce soit en se glorifiant de la croix de Christ (Galates 6:14) ou en attribuant tout succès à l’œuvre de Christ en lui (Romains 15:17-18), il exprime une compréhension claire de la grâce divine. Paul nous montre que c’est par Christ, et par Lui seul, que nous pouvons accomplir quelque chose de durable et d’important. Il souligne que la vie chrétienne repose sur la mort à soi-même et sur la dépendance totale à l’égard de Christ.

Cette attitude d’humilité et de gloire centrée sur la croix est un rappel pour chaque croyant : nous devons nous éloigner des influences du monde et vivre crucifiés avec Christ, glorifiant uniquement Son œuvre rédemptrice.

7 – Les écrits de Paul et leur datation approximative

Première épître aux Thessaloniciens : 50-51

Paul, Sylvain (Silas) et Timothée s’adressent à l’Église de Thessalonique. Cette lettre, souvent considérée comme l’un des premiers écrits de Paul, exprime une relation chaleureuse avec une jeune communauté chrétienne.
« Paul, Sylvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur : que la grâce et la paix vous soient données ! »

Épître aux Galates : 50-51

Paul se présente ici avec une forte affirmation de son appel divin. Il insiste sur l’autorité qui lui a été confiée directement par Jésus-Christ, sans intervention humaine.
« Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Épître à Philémon : 51-55

Paul écrit à Philémon depuis la prison, en appelant à la réconciliation entre Philémon et son esclave Onésime. Il y fait allusion à son statut de prisonnier, une expression d’humilité, reconnaissant son serviteur Timothée.
« Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et compagnon d’œuvre, »

Première épître aux Corinthiens : vers 55

Paul commence cette lettre en soulignant son appel divin à l’apostolat, un thème récurrent dans ses lettres aux Églises qu’il a fondées, rappelant aux Corinthiens son autorité en tant qu’apôtre choisi par Dieu.
« Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, »

Deuxième épître aux Corinthiens : vers 56

Dans cette seconde lettre aux Corinthiens, Paul renforce son apostolat et inclut Timothée, son fidèle compagnon de ministère, soulignant une continuité dans leur collaboration.
« Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe, »

Épître aux Romains : vers 57

Dans cette épître magistrale, Paul se présente avec une profonde humilité en tant que « serviteur » de Jésus-Christ. Bien que son apostolat soit reconnu, il met l’accent sur son rôle en tant que missionnaire et messager de l’Évangile.
« Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, »

Épître aux Philippiens : vers 60-61

Depuis la prison, Paul écrit aux Philippiens en collaboration avec Timothée, tous deux se désignant comme « serviteurs de Jésus-Christ ». Ce terme exprime leur soumission totale à leur Seigneur.
« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres, »

Réflexions sur les salutations de Paul

Les salutations dans les lettres de Paul révèlent une évolution de son ministère et de son approche pastorale. Au début de ses écrits, Paul met souvent en avant son apostolat, car il doit défendre son autorité spirituelle auprès de ses communautés. Plus tard, en particulier dans les épîtres rédigées depuis la prison, on perçoit une accentuation de son humilité et de son identité de serviteur. Paul évolue d’un apôtre affirmant son autorité divine vers un leader chrétien qui reconnaît avant tout sa dépendance totale envers Christ et sa mission de souffrir pour l’Évangile.

L’ordre chronologique des lettres permet de mieux saisir cette transformation personnelle et pastorale de Paul, tout en offrant un regard enrichissant sur la progression de son ministère missionnaire et ses interactions avec les premières Églises chrétiennes.

L’épître et sa motivation

L’ordre chronologique des lettres de Paul nous permet de mieux comprendre l’évolution de sa pensée. L’épître aux Galates, plus concise et directe, pourrait sembler être une première ébauche de l’épître aux Romains, où Paul développe de manière plus systématique et élaborée ses idées. Cependant, malgré cette différence de structure et de profondeur, les deux lettres partagent des concepts fondamentaux qui sont au cœur de la pensée de Paul.

Dans Galates, Paul aborde des thèmes qui reviennent dans Romains : le salut par la grâce seule, la justification par la foi, et la question du rôle de la Loi mosaïque dans la vie chrétienne. Cependant, ce qui distingue l’épître aux Galates, c’est l’urgence qui motive Paul à l’écrire. Confronté à l’influence grandissante des judaïsants, qui prônaient l’obligation de respecter la Loi de Moïse, y compris la circoncision, Paul ressent le besoin de défendre la pureté de l’Évangile de la grâce et de s’opposer au légalisme qui menaçait l’Église naissante.

La défense de la liberté chrétienne

Cette épître devient ainsi une défense vigoureuse de la liberté chrétienne, expliquant que la justice ne peut être obtenue par l’obéissance à la Loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ. Paul avertit les Galates qu’en revenant à la Loi, ils renieraient la grâce offerte par Christ.

Une autre dimension importante de cette lettre est son lien avec les autres écrits bibliques. Il est impossible de saisir pleinement l’épître aux Galates sans la considérer dans le cadre plus large de la Bible. Paul s’appuie constamment sur les Écritures hébraïques, notamment lorsqu’il utilise l’exemple d’Abraham pour illustrer la justification par la foi (Galates 3). De plus, cette épître est intimement liée au récit des Actes des Apôtres, où l’on trouve des éléments de contexte sur les tensions entre les communautés juives et païennes dans l’Église primitive.

L’épître aux Galates constitue ainsi une pièce centrale dans la compréhension des enseignements de Paul, non seulement en raison de son contenu doctrinal, mais aussi par sa fonction d’alerte contre les dangers du légalisme et son appel à la fidélité envers la grâce de Dieu.

Lecture de la Bible le 13 Janvier

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La lecture de la Bible le 13 janvier nous conduit à un moment clé de la vie de Jacob, où il reçoit l’ordre divin de retourner à Béthel. Ce passage marque également sa transformation en Israël, et dans le Nouveau Testament, nous découvrons la compassion de Jésus à travers des guérisons miraculeuses.

Proposition de Lecture de la Bible le 13 Janvier

Ancien Testament  :

  • Genèse 31  Dieu ordonne à Jacob de retourner à Béthel
    Jacob, après de nombreuses années passées avec son oncle Laban, reçoit un ordre divin de retourner à Béthel, le lieu où il avait fait une rencontre marquante avec Dieu. Ce retour est symbolique, marquant le rétablissement de la relation entre Jacob et Dieu. Ce passage nous rappelle l’importance de l’obéissance à la direction divine, même après avoir traversé des épreuves.
  • et
  • Genèse 32  Jacob devient Israël
    En chemin vers Béthel, Jacob lutte toute la nuit avec un homme mystérieux, qui se révèle être Dieu. Après cette lutte, Jacob reçoit un nouveau nom : Israël, signifiant « celui qui lutte avec Dieu ». Ce moment de transformation spirituelle montre l’intensité de la relation entre Jacob et Dieu, qui l’appelle à un engagement plus profond. Ce passage souligne que parfois, les luttes de la vie mènent à une révélation divine.

.

Nouveau Testament :

  • Matthieu 9 : 18-38 – Des guérisons miraculeuses, la compassion de Jésus
    Jésus, au cours de son ministère, manifeste sa compassion envers les malades et les opprimés. Dans ce passage, il guérit une femme souffrant d’une hémorragie et ressuscite la fille d’un chef. Chaque guérison est un acte de miséricorde, révélant l’amour profond de Jésus pour les personnes dans la souffrance. De plus, Jésus montre sa compassion pour la foule en guérissant les malades et en prêchant à ceux qui en ont besoin.

.

Lecture de la Bible le 11 Octobre

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La lecture de la Bible le 11 octobre nous invite à explorer des récits profonds et significatifs. Ce jour, nous découvrons l’humilité et la foi d’Ézéchias qui cherche l’aide d’Ésaïe, ainsi que la guérison miraculeuse qu’il reçoit. Nous méditons aussi sur la vie chrétienne abondante et les vérités spirituelles du Nouveau Testament.

Proposition de lecture de la Bible le 11 Octobre

Ancien Testament  :

  • Ésaïe 37 : Ézéchias recherche l’aide d’Ésaïe
  • Dans Ésaïe 37, le roi Ézéchias se trouve dans une situation désespérée alors que Jérusalem est menacée par l’armées assyrienne. Face à cette crise, il cherche l’aide du prophète Ésaïe. Par sa prière et sa foi, il fait appel à Dieu pour la délivrance. Cette scène nous montre l’importance de se tourner vers Dieu dans les moments de crise, en recherchant la sagesse et l’aide divine.
  • et
  • Ésaïe 38 : La guérison d’Ézéchias
  • Ésaïe 38 raconte la guérison miraculeuse d’Ézéchias après une maladie grave. Dieu, touché par la prière du roi, lui accorde quinze années de vie supplémentaires. Cet événement témoigne de la miséricorde divine et de la puissance de la prière. Dieu répond aux supplications de ceux qui lui font confiance, offrant guérison et restauration.

.

Nouveau Testament :

  •  Colossiens 3 La vie abondante du chrétien
  • Dans Colossiens 3, Paul exhorte les croyants à vivre une vie abondante en Christ. Il les appelle à revêtir des qualités spirituelles telles que la compassion, la bonté et l’humilité. En cherchant les choses d’en haut, les chrétiens sont invités à vivre pleinement en Christ, qui est leur source de vie. Cette vie abondante trouve sa source dans la transformation intérieure et la sanctification par l’Esprit.

.

Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Le royaume de Dieu ou le royaume des cieux

Classé dans : Etude Biblique | 0

Dieu est le souverain de l’univers. En cela, le royaume de Dieu s’étend sur tout l’univers. Dans la Bible, plusieurs sens sont donnés au mot royaume. Par le péché, la terre et tout ce qu’elle contient, est devenue le royaume de Satan. Par Jésus, le royaume de Dieu s’est approché et il est parmi nous, dans chacune des personnes qui reconnaissent la souveraineté de Dieu sur leur vie.

Le royaume de Dieu ou le royaume des cieux

Sommaire

1 – Qu’est-ce qu’un royaume
2 – Qu’est-ce que le royaume de Dieu ?
3 – Avec la conversion, nous changeons d’identité
4 – Établissement du royaume

.

Commençons par :

1-   Qu’est-ce qu’un royaume

Sur un plan terrestre, un royaume est un état gouverné par une seule personne, un roi ou une reine. Le titre et l’autorité sont transmis de façon héréditaire. Le mot royaume s’entend autant sur un plan géographique (territoire) que sur un plan humain puisqu’il est composé de l’ensemble de ses habitants. L’autorité du roi s’exerce sur l’ensemble des personnes qui y résident, qu’il s’agisse des nationaux, ou des visiteurs (touristes…).

D’une certaine façon, le chrétien peut dire qu’il fait partie du royaume de Dieu, tout en vivant sur terre. Ainsi, il est étranger sur terre mais en tant que ressortissant des cieux. Deux références confirment cela.

Hébreux 11:13

13 C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.

1 Pierre 2:11

11 Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme.

.

2-  Qu’est-ce que le royaume de Dieu ?

Avant tout, il faut bien comprendre qu’il n’y a pas de différence entre les deux appellations : royaume de Dieu et royaume des cieux.

Matthieu s’adressant aux juifs, a évité ce terme pour ne pas choquer les juifs à qui son Évangile était adressé.

Par ailleurs, si nous voulons comprendre les paraboles de Jésus, et tout particulièrement quand il est dit que le royaume des cieux est comparable à … il faut savoir ce que Jésus entendait par ce terme.

Il est préférable de parler de royaume de Dieu pour éviter l’idée que le royaume de Dieu ne se situe que dans les cieux. Il est le domaine où l’autorité de Dieu s’exerce pleinement.

Par ailleurs Satan dira à Jésus lors de la tentation :

Matthieu 4:8-9

Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire,

et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.

Ceci veut dire que la terre depuis le péché d’Adam, est tombée sous la domination de Satan, que l’on nomme aussi le royaume des ténèbres. Par conséquent, il existe deux royaumes qui s’opposent. Tout homme dès sa naissance est un sujet du royaume des ténèbres, sous la domination de Satan.

Cependant, pour les chrétiens, le royaume de Dieu est le domaine où l’autorité de Jésus-Christ s’exerce car il est le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs.

Avec la venue de Jésus sur terre, il est dit par Jean Baptiste que le royaume des cieux est proche :

Matthieu 3:2

2 Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche.

Ou le royaume de Dieu s’est approché :

Luc 10:8-11

Dans quelque ville que vous entriez, et où l’on vous recevra, mangez ce qui vous sera présenté,

guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur: Le royaume de Dieu s’est approché de vous.

10 Mais dans quelque ville que vous entriez, et où l’on ne vous recevra pas, allez dans ses rues, et dites:

11 Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville qui s’est attachée à nos pieds; sachez cependant que le royaume de Dieu s’est approché.

Mais le royaume de Dieu n’est pas physiquement sur terre. Il n’est encore que spirituel, dans le cœur des croyants.

Jésus répondra à Pilate en :

Jean 18:36

36 Mon royaume n’est pas de ce monde, répondit Jésus. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas.

Nous étions dans le royaume des ténèbres, nous avons cru et répondu à l’appel de Jésus et nous sommes maintenant dans le royaume spirituel de Dieu

1 Pierre 2:9

9 Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière,

Luc 17:20-21

20 Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards.

21 On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Colossiens 1:13

13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour,

.

3-  Avec la conversion, nous changeons d’identité

Colossiens 1:12-13

1Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière,

13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,

Nous sommes devenus citoyens des cieux

Philippiens 3:20

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

Et l’apôtre Paul dira qu’en Jésus-Christ, nous sommes assis dans les lieux célestes.

Éphésiens 2:6

il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus Christ,

Le véritable citoyen des cieux est celui qui se soumet à l’autorité qui gouverne le royaume, c’est à dire Dieu. Un orgueilleux ne peut pas se soumettre à qui que ce soit. Il faut de l’humilité pour reconnaitre une autorité, et par conséquent se soumettre à Dieu.

Jacques 4:6-8

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous.

Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus.

Le vrai chrétien est devenu enfant de Dieu, conduit par l’Esprit.

Romains 8:16

16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

.

4- Établissement du royaume

Aujourd’hui le royaume de Dieu est sur terre une entité spirituelle, et n’est pas physique. Il deviendra une entité physique sur terre lors du retour corporel de Jésus-Christ pour son règne de mille ans. Le royaume sera alors à son apogée.

Apocalypse 11:15

15 Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient: Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ; et il régnera aux siècles des siècles.

 Apocalypse 20:6

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.

Puis il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre : Apocalypse 21. Alors son règne sera éternel.

Apocalypse 21:1-8

1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus.

Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux.

Et j’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

Et celui qui était assis sur le trône dit: Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit: Écris; car ces paroles sont certaines et véritables.

Et il me dit: C’est fait! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement.

Celui qui vaincra héritera ces choses; je serai son Dieu, et il sera mon fils.

Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

En attendant ce jour, nous devons travailler à faire croître ce royaume en amenant des pécheurs à la repentance pour qu’ils obtiennent par pure grâce la citoyenneté des cieux.