Matthieu chapitre 19 : le jeune homme riche face à la vérité

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Matthieu chapitre 19 confronte les cœurs à la vérité divine. Ici, Jésus enseigne sur le mariage, les enfants, l’attachement aux richesses et les récompenses éternelles, révélant ce qui compte vraiment pour suivre pleinement Dieu.

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Matthieu chapitre 19 – Étude biblique

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1 – Matthieu 19:1-12 – L’enseignement de Jésus sur le divorce

Matthieu 19:1-2

1 Lorsque Jésus eut achevé ces discours, il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au delà du Jourdain.

2 Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades.

19:1 – L’expression « Lorsque Jésus eut achevé ces discours » marque une nouvelle section de l’Évangile de Matthieu. En effet, celui-ci l’utilise pour structurer les grandes étapes de l’enseignement de Jésus (cf. Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 ; 26:1). (voir l’annexe : Les grands enseignements de Jésus )

19:1 – il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. : Pour rejoindre la Judée depuis la Galilée, les Juifs évitaient la Samarie car les Samaritains étaient considérés par eux comme des ‘’demi juif’’ à cause de leur généalogie incertaine et ils étaient méprisés. Aussi, les Juifs empruntaient-ils une route qui passait par la Pérée, située à l’est du Jourdain, et ils entraient en Judée par Jéricho (cf. Matthieu 20:29), ce qui évitaient des tensions ethniques et religieuses.

Matthieu 20:29

29 Lorsqu’ils sortirent de Jéricho, une grande foule suivit Jésus.

Pour cette raison, les chapitres 19 et 20 sont appelés le ministère péréen par certains.

19:2– Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades : Il s’agit vraisemblablement de la première traversée de cette région transjordanienne par Jésus. Sa réputation ayant précédé son arrivée, d’importantes foules s’étaient rassemblées, certaines pour solliciter une guérison, d’autres dans le but d’écouter son enseignement. Des pèlerins à destination de Jérusalem étaient également présents. Les guérisons qui y ont été réalisées, témoignent de l’autorité attribuée à Jésus et reflètent la manifestation de la compassion divine.

Jésus est très souvent ému de compassion pour la foule. Cela confirme le verset de :

Psaumes 34:7

7 Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses.

Matthieu 19:3-9– le dessein divin du mariage

3 Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ?

4 Il répondit: N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme

5 et qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair?

6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.

7 Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier?

8 Il leur répondit: C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n’en était pas ainsi.

9 Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

19:3 –Les pharisiens l’abordèrent … pour l’éprouver : Leur but était de piéger Jésus. Ils ne cherchaient pas la volonté de Dieu.

19:3 – pour un motif quelconque ?- Leur question porte sur les motifs du divorce (contrairement à Marc 10, où elle concerne le divorce en général).

Deux grandes écoles rabbiniques s’opposaient sur ce sujet :

L’école stricte de Shammaï ne tolérait le divorce qu’en cas d’adultère ou de faute grave, en s’appuyant sur;

Deutéronome 24:1

1 Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison.

L’École de Hillel était plus souple et s’appuyait sur : ‘’ ne pas trouver grâce’’ et acceptait le divorce pour n’importe quel motif, même une simple préférence pour une autre femme.

Pour Shammaï, seuls l’adultère ou un acte sexuel prohibé constituaient une raison de divorce. Plus tard, le rabbin Akiba de l’école d’Hillel dira même qu’un homme pouvait divorcer de sa femme s’il rencontrait une autre femme plus jolie ! C’est ce qui s’appelle « tordre les Écritures… »

En arrière-plan, cette question évoque aussi Hérode Antipas qui fit exécuter Jean-Baptiste pour avoir dénoncé son divorce et son remariage avec Hérodias.

Les écoles rabbiniques de Shammaï et de Hillel sont les plus connues. Elles représentaient deux courants d’interprétation de la Loi (la Torah) au sein du judaïsme pharisien.

L’école de Shammaï : rigueur et austérité

Fondée par le rabbin Shammaï, cette école adoptait une lecture littérale, stricte et rigoureuse de la Loi. Elle insistait sur l’observance stricte des commandements, même au détriment de l’humain.

En ce qui concerne le divorce, l’école de Shammaï affirmait qu’un homme ne pouvait répudier sa femme que pour une faute grave, comme l’adultère. Elle défendait aussi une restriction forte des relations avec les païens pour préserver la pureté du peuple. Cette vision visait à protéger la sainteté d’Israël mais pouvait devenir légaliste, au point d’étouffer la miséricorde.

L’école de Hillel : miséricorde et souplesse

Hillel, plus ancien que Jésus (mort vers 10 ap. J.-C.), était connu pour sa sagesse, sa douceur et sa compassion. Son école interprétait la Loi avec une grande souplesse.

En matière de divorce, Hillel permettait à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif, même trivial (comme un plat mal préparé).

Il enseignait cependant que l’amour du prochain était le cœur de la Torah : « Ce que tu ne veux pas qu’on te fasse, ne le fais pas à autrui. Ceci est toute la Torah et le reste n’est que commentaire. » Il était ouvert aux païens et encourageait leur conversion.

La position de Jésus

Dans Matthieu 19:3-9, les pharisiens posent une question en ligne directe avec ce débat : « Est-il permis de répudier sa femme pour un motif quelconque ? »

Cette formulation renvoie clairement à l’école de Hillel. Jésus ne soutient ni Hillel ni Shammaï : il rejette les deux positions pour revenir au plan divin originel (Genèse 2:24).

Jésus enseigne que le mariage est une alliance indissoluble. La seule exception qu’il accorde, est l’infidélité (Matthieu 19:9), ce qui rejoint plutôt la rigueur de Shammaï, mais avec un fondement différent : la volonté du Créateur.

19:4 – N’avez-vous pas lu : Jésus leur rappelle le verset de Deutéronome qu’ils étaient censés connaître. La question se pose aussi à nous : connaissons-nous la Bible ?

19:4 – le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme : Jésus s’appuie sur Genèse 1:27 et Genèse 5:2

19:5 – Dieu institue la mariage (monogame) dès le commencement. Alors que dans les sociétés antiques plusieurs générations vivaient sous le même toit, Jésus rappelle que le mariage marque une rupture des liens avec la famille.

Genèse 2:24

24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

Ce verset affirme la priorité et l’indépendance de chaque génération et l’amour fusionne l’homme et la femme qui deviennent une seule chair !

19:6 – Ce que Dieu a joint : il s’agit de l’institution du mariage, et ce n’est pas « ceux » que Dieu a joints.

Le verbe « joindre » évoque l’idée d’un attelage, d’une union durable et inséparable.

Le prophète Malachie réaffirmera la position de Dieu.

Malachie 2:14-16

14 Et vous dites: Pourquoi?… Parce que l’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, A laquelle tu es infidèle, Bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance.

15 Nul n’a fait cela, avec un reste de bon sens. Un seul (Abraham) l’a fait, et pourquoi? Parce qu’il cherchait la postérité que Dieu lui avait promise. Prenez donc garde en votre esprit, Et qu’aucun ne soit infidèle à la femme de sa jeunesse!

16 Car je hais la répudiation, Dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, Et celui qui couvre de violence son vêtement, Dit l’Éternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, Et ne soyez pas infidèles!

Moïse et la dureté du cœur

19:7-8 – Pourquoi Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce : Cela se rapporte à Deutéronome 24. Jésus affirma que Moïse avait autorisé cela non pas que Dieu le voulait, mais en raison de la dureté des cœurs des hommes. En fait, Moïse avait compassion de la femme à cause de sa condition. Cette lettre de divorce:

  • Imposait un délai de réflexion,
  • Fixait un cadre légal,
  • Pouvait exiger la restitution de la dot,
  • Permettait un éventuel remariage.

Ce passage montre que l’Ancien Testament doit être lu à la lumière de Jésus. Il est venu non pour abolir la Loi mais pour l’accomplir.

Matthieu 5:17

17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

L’interprétation du Nouveau Testament éclaire celle de l’Ancien. Ne cherchons pas à donner une interprétation qui ne s’appuie pas sur les Écritures. Jésus est la Parole ! Il interprète la Loi selon la volonté du Créateur, non selon des concessions faites au péché.

L’exception de l’infidélité

Matthieu 19:9

9 Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

À l’époque, seuls les hommes juifs avaient le droit de divorcer.

Dans Marc 10:12

12 et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère.

Dans les évangiles de Marc et de Luc qui sont adressés à un public non juif, Jésus évoque aussi la possibilité pour une femme de divorcer. Ce verset 9 soulève aussi la question de la femme injustement répudiée et considérée comme adultère par la société. Gardons en mémoire que la fidélité conjugale reflète l’alliance de Dieu avec son peuple.

Matthieu 19:10-12

10 Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il n’est pas avantageux de se marier.

11 Il leur répondit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné.

12 Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne.

Pourquoi une telle réaction de la part des disciples ?

  • Les disciples comprennent que le mariage engage toute la vie et qu’il ne faut pas compter sur un divorce facile en cas de difficultés.
  • Cela leur semble tellement contraignant qu’ils disent : « Autant ne pas se marier ! »
  • Leur réaction montre la radicalité de l’enseignement de Jésus, qui place le mariage sous l’autorité du dessein de Dieu, et non sous le confort humain.

En d’autres termes, ils disent : « Si on ne peut pas se séparer, c’est un engagement trop lourd. »

Le sens pour nous

Jésus rehausse la valeur sacrée du mariage. Il veut que ses disciples comprennent que :

  • Le mariage n’est pas une décision à prendre à la légère.
  • Il exige fidélité, engagement et amour sacrificiel.
  • Il faut discerner et prier avant de s’engager.

19:10-11 – La réaction des disciples reflète leur culture. Pourtant, selon Genèse 2:18, « il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Le mariage reste la norme divine, mais le célibat peut être un don spirituel.

Le célibat consacré

Paul le souligne en:

1 Corinthiens 7:7, 17

7 Je voudrais que tous les hommes soient comme moi; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre.

17 Seulement, que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu. C’est ainsi que je l’ordonne dans toutes les Églises.

Jésus ne valorise pas une vie sans mariage par défaut mais le choix volontaire du célibat doit être pour mieux servir Dieu.

1 Corinthiens 7:32-33

32 Or, je voudrais que vous soyez sans inquiétude. Celui qui n’est pas marié s’inquiète des choses du Seigneur, des moyens de plaire au Seigneur;

33 et celui qui est marié s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme.

La fidélité conjugale reflète l’alliance de Dieu avec son peuple.

Le chapitre 7 du livre de 1 Corinthiens, traite de la sainteté dans le mariage

En conclusion, Jésus présente une vision élevée du mariage

Jésus rappelle la valeur originelle du mariage, que le divorce est une concession face au péché et que le dessein de Dieu reste une union fidèle et durable. Le célibat s’il est choisi par appel, devient un chemin de consécration.

La fidélité conjugale reflète l’alliance entre Dieu et son peuple, et dans les deux cas, mariage ou célibat, le service de Dieu doit rester au centre.

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2 – Jésus bénit les petits enfants

Matthieu 19:13-15

13 Alors on lui amena des petits enfants, afin qu’il leur imposât les mains et priât pour eux. Mais les disciples les repoussèrent.

14 Et Jésus dit: Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.

15 Il leur imposa les mains, et il partit de là.

Jésus accueille les enfants avec tendresse et autorité. Il ne discute pas ici de leur salut personnel, mais les prend comme modèles de foi. Leur simplicité, leur confiance et leur dépendance naturelle incarnent l’attitude requise pour entrer dans le royaume de Dieu.

Ce passage ne soutient pas la pratique du baptême des enfants, car celui-ci exige compréhension et engagement volontaire. Le baptême biblique, par immersion, suppose une identification consciente à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ.

Jésus invite chacun à venir à lui avec un cœur humble, sincère et soumis, comme un enfant qui se confie pleinement à son père.

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3 – Le jeune homme riche – Matthieu 19:16-26

Matthieu 19:16-22

16 Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus: Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?

17 Il lui répondit: Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels? lui dit-il.

18 Et Jésus répondit: Tu ne tueras point; tu ne commettras point d’adultère; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; honore ton père et ta mère;

19 et: tu aimeras ton prochain comme toi-même.

20 Le jeune homme lui dit: J’ai observé toutes ces choses; que me manque-t-il encore?

21 Jésus lui dit: Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.

22 Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste; car il avait de grands biens.

19:16 – Ce jeune homme, riche et influent (Luc 18:18 le qualifie de chef), cherche à mériter la vie éternelle par ses propres efforts. Sa question révèle une compréhension erronée du salut. Comme beaucoup à son époque, il croit que l’observation de la Loi suffit à obtenir la faveur divine.

 Romains 9:30-33

30 Que dirons-nous donc? Les païens, qui ne cherchaient pas la justice, ont obtenu la justice, la justice qui vient de la foi,

31 tandis qu’Israël, qui cherchait une loi de justice, n’est pas parvenu à cette loi.

32 Pourquoi? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés contre la pierre d’achoppement,

33 selon qu’il est écrit: Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus.

Certaines religions chrétiennes raisonnent encore ainsi. Ces chrétiens s’appuient sur des règles qui leur servent de canne pour avancer. C’est un manque de foi et une incompréhension en la personne de Dieu. C’est le concept humain : tout travail mérite salaire. Ce concept s’applique dans le domaine spirituel à la condition que nous fassions la volonté de Dieu, sinon ce que nous ferions, seraient des œuvres mortes.

19:17 – un seul est bon – Si nous ne retenons que les tribulations de l’Ancien Testament, nous oublions la réalité de:

Psaumes 118:1

1 Louez l’Éternel, car il est bon, Car sa miséricorde dure à toujours!

La liste de commandements énoncés par Jésus, correspond à la partie de Exode 20:12-17 qui concerne la relation avec son prochain.

19:18 – Jésus répond d’abord selon la loi en citant les commandements relatifs au prochain (Exode 20:12-17), puis il va révèler à ce jeune homme riche, l’état de son cœur. Celui-ci malgré ses bonnes œuvres, est empêché de suivre Jésus à cause de son attachement aux richesses.

19:20 – ‘’J’ai observé toutes ces choses.’’  Cette réponse montre le caractère légaliste de l’interprétation juive de l’Ancien Testament. C’est un reproche que Jésus a déjà fait en:

Matthieu 5:20

20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

19:20 – ‘’ que me manque-t-il encore ? ‘’ Cette expression montre l’inquiétude du cœur de l’homme qui accomplit des œuvres, car il sait qu’il lui manque quelque chose, qu’il n’a pas la paix.

19:21 – Le mot « parfait » ne signifie pas sans péché, mais complet, mature. Jésus invite ce jeune homme à une consécration totale. Cependant, celui-ci refuse, dominé par son amour des biens matériels. Son problème n’est pas le fait d’être riche, mais de ne pas mettre Jésus en toute première priorité.

1 Timothée 6:10

10 Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

Dans tous les Évangiles, comme dans tout le Nouveau Testament, la consécration du disciple est un engagement total de la personne.

Matthieu 19:23-26

23 Jésus dit à ses disciples : Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.

24 Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.

25 Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent : Qui peut donc être sauvé?

26Jésus les regarda, et leur dit : Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible.

Ce n’est en aucun cas la richesse qui est un problème, mais l’attachement à la richesse. Il s’agit d’une forme d’idolâtrie. En Matthieu 6:24, Jésus va la personnifier sous le nom de Mammon.

Comment peut on s’élever vers le ciel quand on est retenu sur terre par une chaine : la richesse ?

Les disciples sont troublés par les propos de Jésus, mais celui-ci les rassure : ‘’ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.’’

C’est ce que dit Job en:

Job 42:2

2 Je reconnais que tu peux tout, Et que rien ne s’oppose à tes pensées.

Dans l’Ancien Testament, toutes les tribus d’Israël avaient reçu des terres en héritage, sauf la tribu de Lévi qui elle avait Dieu pour héritage. Le chrétien est comparable aux lévites. Leur héritage, c’est Dieu, ce qui peut se résumer en « Dieu est mon seul bien »

Apocalypse 5:10

10 tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.

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4 – Matthieu 19:27-30 – l’héritage de la vie éternelle.

Matthieu 19:27-30

27 Pierre, prenant alors la parole, lui dit: Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi; qu’en sera-t-il pour nous?

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

29 Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

Pierre exprime ici une attente légitime et Jésus ne le blâme pas. Les disciples s’attendaient à l’instauration d’un royaume terrestre avec une récompense pour eux-mêmes.

19:28 – ‘au renouvellement de toutes choses ‘’ Il s’agit des nouveaux cieux et de la nouvelle terre d’Apocalypse 21

Apocalypse 21:1

1 Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus.

Dans ce royaume futur, les apôtres jugeront les douze tribus d’Israël. Le renoncement pour Christ, ouvre à des responsabilités éternelles. Dieu honore ceux qui l’honorent .

1 Samuel 2:30

30 C’est pourquoi voici ce que dit l’Éternel, le Dieu d’Israël: J’avais déclaré que ta maison et la maison de ton père marcheraient devant moi à perpétuité. Et maintenant, dit l’Éternel, loin de moi! Car j’honorerai celui qui m’honore, mais ceux qui me méprisent seront méprisés.

Le prix du renoncement et la récompense promise

Jésus promet une double récompense : une bénédiction déjà ici-bas, et l’héritage de la vie éternelle (v.29). Quitter pour Christ ses proches, ses biens ou ses projets, n’est pas un abandon désespéré. C’est un acte de foi :

Matthieu 19:29

29Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle.

Ce principe se retrouve en :

Marc 8:35

35 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.

Dieu ne demande jamais un sacrifice sans préparer une récompense plus grande. Le renoncement n’est jamais une perte quand on gagne Christ.

Philippiens 3:7-8

7 Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ.

8 Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ,

Dieu renverse les hiérarchies humaines

Matthieu 19:30

30 Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.

 Dieu renverse les logiques humaines. Ce qui brille aux yeux des hommes, compte peu aux yeux de Dieu. Le critère du royaume reste l’obéissance et la fidélité, et non le prestige. L’apparente insignifiance aux yeux du monde, peut cacher une grande valeur aux yeux du Seigneur.

Une remarque importante

Jésus évoque ici le fait de quitter père, mère, enfants ou épouse pour lui (v.29). Cela ne signifie pas divorcer, mais accepter de mettre Christ avant tout attachement humain. Ce principe s’éclaire avec le verset de:

Matthieu 10:37

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

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5 – Quelle leçon retenir pour une application personnelle

Matthieu 19 nous appelle à une consécration sans réserve. Suivre Christ implique des choix :

  • Se confier à lui avec une foi simple et soumise (comme un enfant).
  • Se détacher des biens matériels qui nous retiennent éloignés de Dieu.
  • Accueillir sa grâce, plutôt que de vouloir mériter la vie éternelle.
  • Vivre une vie de renoncement avec l’assurance que Dieu récompense au centuple.

Le cœur du disciple est un cœur donné et le vrai trésor, c’est Christ lui-même.

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6 – Annexe : Les grands enseignements de Jésus

1. Matthieu 5–7 — Le Sermon sur la montagne

Clôturé en Matthieu 7:28
Thème : La vie du disciple dans le Royaume

  • Enseignement sur les Béatitudes, la Loi accomplie, la prière, le jeûne, le pardon, la confiance en Dieu et le discernement.
  • C’est le manifeste de la justice du Royaume.

2. Matthieu 10 — Le Discours missionnaire

Clôturé en Matthieu 11:1
Thème : La mission des disciples

  • Instructions pour l’envoi des douze : dépendance de Dieu, persécution, fidélité et témoignage courageux.
  • Jésus prépare ses apôtres à l’opposition.

3. Matthieu 13 — Le Discours en paraboles

Clôturé en Matthieu 13:53
Thème : Les mystères du Royaume

  • Sept paraboles qui révèlent la croissance, la valeur et le tri du Royaume.
  • Jésus révèle la nature cachée et spirituelle du Royaume.

4. Matthieu 18 — Le Discours sur la vie communautaire

Clôturé en Matthieu 19:1
Thème : Les relations dans l’Église

  • Humilité, pardon, discipline fraternelle, soin des petits et réconciliation.
  • Jésus enseigne comment vivre ensemble comme enfants du Père.

5. Matthieu 24–25 — Le Discours eschatologique (discours sur le mont des Oliviers)

Clôturé en Matthieu 26:1
Thème : Le retour du Fils de l’homme

  • Signes de la fin, vigilance, paraboles du jugement et récompenses.
  • Jésus prépare ses disciples à sa venue et au jugement final.

Résumé :

Matthieu construit ainsi un parallèle avec les cinq livres de Moïse, montrant Jésus comme le nouveau Législateur et Maître du peuple de Dieu.

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2 Chroniques 7:14 -Se repentir et s’humilier devant Dieu

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Ce verset de 2 Chroniques 7:14 donne la direction à prendre. Revenir à Dieu avec humilité avec un cœur pur.

humilité - soyez soumis
Se repentir et s’humilier devant Dieu – 2 Chroniques 7:14

14 si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, -je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.

2 Chroniques 7:14

Ce verset enseigne que l’humilité et la repentance attirent la bénédiction divine. La sanctification et la consécration sont liées à notre disposition intérieure. Examinons nos pensées, nos paroles et nos actes. Y a-t-il des domaines où le péché nous retient ? Aujourd’hui, confessons-les et cherchons à avoir un cœur humble. Cette attitude ouvre la porte à une direction claire de Dieu et aligne notre vie sur son plan.

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Pour une étude personnelle complémentaire, voici des versets associés à cette méditation : Psaumes 51:10 ; Jacques 4:10 ; Ésaïe 57:15 ; Luc 18:13-14 ; 1 Jean 1:9

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10 Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.

Jacques 4:10

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La réponse de l’homme au plan de Dieu

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La réponse de l’homme au plan de Dieu selon la Bible. Cette étude examine la réponse attendue de l’homme au plan divin, en montrant comment y répondre conformément aux Écritures.

Étude suivante : L’incrédulité de l’homme

La Bible est considérée comme la Parole de Dieu et la vérité. Ce point est la base de cette étude. Le plan divin vise à sauver, à transformer l’homme et à le faire entrer dans l’éternité pour la gloire de Dieu. Ceci requiert une réponse concrète du croyant en Jésus, passant par sept étapes essentielles, le but ultime étant de ressembler toujours plus à Jésus-Christ.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

1 – Reconnaître et accepter le salut en Jésus

Dieu a manifesté son amour en donnant son Fils unique.

Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 Ce salut ne se trouve en aucune autre personne, ni en aucune œuvre humaine.

Actes 4:12

12 Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

 Reconnaître le salut de Jésus, c’est d’abord comprendre que nous avons besoin de lui. L’homme est pécheur et séparé de Dieu. Il est incapable de se sauver lui-même. Le salut n’est pas le résultat d’un mérite, obtenu par nos propres forces, mais c’est un don de la grâce de Dieu.

Accepter Jésus, signifie l’accueillir dans sa vie par la foi. Jean déclare :

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

Cette adoption transforme notre identité parce que nous ne sommes plus étrangers, mais membres de la famille de Dieu.

Jean 14:6

6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

En recevant Jésus dans notre vie, nous trouvons non seulement le pardon, mais aussi la direction à suivre et la véritable vie. Accepter le salut offert par Jésus-Christ, c’est confier notre présent et notre avenir à celui qui est Seigneur. Il s’agit d’une décision personnelle, d’un choix qui ouvre la porte d’une vie nouvelle et éternelle. Seul Jésus peut nous conduire au Père, et personne d’autre.

Aujourd’hui encore, Dieu appelle chacun à reconnaître ce salut et à l’accepter par la foi. Ce pas de foi change tout, car il fait de nous de nouvelles créatures, des héritiers de la vie éternelle.

Le salut collectif n’existe pas. Il n’est qu’individuel. C’est pourquoi, il est écrit en

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Ce n’est donc pas le fait de faire partie d’une religion dite chrétienne, ni même d’une assemblée qui nous accorde le salut.

Dieu a établi Jésus-Christ comme le seul chemin de salut. Répondre au plan de Dieu commence par recevoir Jésus comme Sauveur et Seigneur.

Application pratique :
  • Confesser ses péchés devant Dieu.
  • Placer sa foi uniquement en Jésus et non dans ses propres œuvres.
  • Témoigner publiquement de sa foi par le baptême par immersion, pour s’identifier à la mort et à la résurrection de Jésus. (Actes 2:38).
Actes 2:38

38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

1 Pierre 3:21

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

C’est par la réponse à ces deux points qui sont de reconnaître Jésus d’une part comme son Sauveur, et d’autre part comme son Seigneur que l’homme peut devenir un chrétien. Tous les autres points abordés dans cette étude sont sans valeur si la personne n’est pas passé par cette première étape. Reconnaître Jésus comme son Sauveur et son Seigneur symbolisé par la repentance et le baptême par immersion, revient à entrer par la porte étroite dont il est question en Matthieu 7.

Après avoir répondu à ces deux conditions, les autres points de cette étude prennent tout leur sens. Ils sont symbolisés par le chemin resserré.

Il faut comprendre que le baptême n’est pas la finalité de la vie chrétienne. Il n’en est que le commencement. C’est une certitude. Il est la porte étroite qui s’ouvre sur ce chemin resserré qu’est la vie chrétienne. C’est l’image biblique de Matthieu 7:14

Matthieu 7:14

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

2 – Vivre chaque jour dans l’obéissance

Jésus dit en :

Jean 14:15

15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements.

L’obéissance ne doit pas être un fardeau, mais l’expression concrète de notre amour pour Christ. Elle démontre la réalité de notre foi et notre engagement à marcher dans la volonté du Seigneur.

Obéir chaque jour, signifie choisir la voie de Dieu et ce, même quand elle s’oppose à nos désirs naturels. Jacques 1:22 nous exhorte à ne pas être seulement des auditeurs de la Parole, mais à la mettre en pratique.

Jacques 1:22

22  Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

Lire et entendre la Bible sans la vivre, conduit à l’illusion spirituelle, mais l’appliquer transforme notre caractère.

L’obéissance se manifeste dans les petites choses : pardonner une offense, aimer son prochain, résister à la tentation, marcher dans l’intégrité. Chaque pas d’obéissance fortifie notre relation avec Jésus et nous rapproche de son image. Elle n’est pas possible par nos seules forces. Nous avons besoin du Saint-Esprit pour nous conduire et nous donner la force de marcher selon la vérité.

Vivre dans l’obéissance, c’est aussi expérimenter la joie de voir la fidélité de Dieu dans nos vies. Celui qui obéit découvre la paix, la bénédiction et la liberté d’une vie soumise à Christ. Ainsi, chaque jour devient une opportunité de glorifier Dieu par nos choix et nos actes.

Répondre au plan de Dieu, c’est apprendre à vivre selon sa Parole. L’obéissance n’est pas une contrainte, mais une preuve d’amour.

Le chrétien montre son amour pour Christ en gardant ses commandements. L’obéissance devient le style de vie du disciple.

Application pratique :
  • Lire et méditer la Bible chaque jour.
  • Prier régulièrement pour discerner la volonté de Dieu.
  • Refuser les compromis avec le péché.

La foi véritable se prouve par une obéissance concrète.

3 – Se laisser transformer par le Saint-Esprit

Paul exhorte :

Romains 12:2

2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

La transformation chrétienne n’est pas le fruit d’un effort humain, mais l’œuvre du Saint-Esprit dans un cœur soumis. C’est Lui qui façonne en nous le caractère de Jésus.

Job 23:12

12 Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres; J’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche.

Le Saint-Esprit produit un fruit visible :

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Ces qualités ne viennent pas de notre nature charnelle, mais du travail intérieur de Dieu. Plus nous laissons l’Esprit agir, plus ces fruits deviennent évidents dans notre vie quotidienne.

Se laisser transformer par l’Esprit suppose une attitude d’ouverture et de dépendance. Cela signifie renoncer à nos pensées charnelles, à nos habitudes anciennes, et permettre à Dieu de renouveler notre intelligence. La prière, la méditation de la Parole et l’obéissance à sa voix sont des moyens concrets de collaborer à cette transformation.

Un chrétien qui se laisse transformer reflète progressivement l’image de Christ. Sa vie devient un témoignage vivant de la puissance de l’Évangile. Ainsi, la transformation opérée par l’Esprit n’est pas seulement pour nous. Elle manifeste aussi la gloire de Dieu au monde.

Dieu ne veut pas seulement que nous soyons sauvés, mais il veut aussi que nous soyons transformés. Le Saint-Esprit renouvelle nos pensées et produit en nous son fruit.

Application pratique :
  • Abandonner les anciennes habitudes contraires à Dieu.
  • Rechercher une vie remplie de l’Esprit (Éphésiens 5:18).
  • Rechercher le fruit de l’Esprit (Galates 5:22-23), abandonner les vieilles habitudes, prier pour une vie guidée par l’Esprit.
  • Cultiver les vertus chrétiennes : amour, patience, douceur, maîtrise de soi.

La transformation intérieure est la preuve que le plan de Dieu est en marche dans notre vie.

Dieu veut sanctifier le croyant, c’est-à-dire le rendre semblable à Christ. Cela demande une attitude de dépendance envers le Saint-Esprit.

4 –  Servir Dieu avec ses dons et talents

Dieu a donné à chaque croyant des dons et des talents uniques pour le service. Pierre écrit : « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu » (1 Pierre 4:10). Nos capacités ne nous appartiennent pas ; elles sont un dépôt confié pour glorifier Dieu et bénir notre prochain.

Paul rappelle que ces dons sont différents mais qu’ils ont tous la même source : « Ayant des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don, l’exerce selon la mesure de la foi » (Romains 12:6). L’enseignement, le service, l’exhortation, le partage, la direction ou la miséricorde, tous ces dons sont utiles et nécessaires au corps de Christ.

Servir Dieu, c’est reconnaître nos dons, les développer et les mettre à disposition de l’Église et du monde. Aucun don n’est trop petit ou inutile. Ce qui importe, c’est la fidélité et l’amour avec lesquels nous les exerçons.

Lorsque nous servons selon nos talents, nous découvrons la joie de collaborer à l’œuvre de Dieu. Nous devenons des instruments vivants par lesquels sa grâce se manifeste. Ainsi, chaque croyant a une place précieuse et une mission à accomplir.

1 Pierre 4:10

10 Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu,

Romains 12:6-8

6 Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

7 que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement,

8 et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.

Dieu équipe chaque chrétien de dons spirituels et de talents pour servir. Le plan divin inclut notre participation active à l’édification de l’Église.

Application pratique :
  • Identifier ses dons par la prière et l’expérience.
  • S’engager dans un service concret (accueil, aide, prière, musique, évangélisation, entraide).
  • Servir avec fidélité, sans chercher la gloire personnelle.

Servir Dieu, c’est investir dans l’éternité.

Chaque chrétien a reçu des dons spirituels et des talents pour participer à l’œuvre de Dieu. Le plan divin inclut notre service dans l’Église et dans le monde.

Ainsi, il doit s’impliquer dans une assemblée, utiliser ses compétences (enseignement, aide, prière, évangélisation, service pratique), vivre dans l’amour fraternel.

5 – Témoigner de l’Évangile

Jésus a laissé à ses disciples une mission claire : « Allez, faites de toutes les nations des disciples… et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28:19-20). Le témoignage de l’Évangile n’est pas une option pour le chrétien, mais une obéissance à l’ordre du Seigneur.

Il ne nous demande pas de le faire par nos propres forces. Jésus a promis : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins » (Actes 1:8). Témoigner, c’est donc parler de Christ avec l’assurance que l’Esprit agit dans les cœurs.

Ce témoignage prend plusieurs formes : annoncer la Bonne Nouvelle par la parole, vivre une vie qui reflète Christ, montrer l’amour de Dieu par nos actes. Chaque chrétien est appelé à être une lumière dans son entourage, à manifester l’espérance que donne l’Évangile.

Témoigner, c’est aussi un acte d’amour : partager la vérité qui sauve avec ceux qui se perdent. C’est se joindre au plan de Dieu pour le monde, en conduisant d’autres à la foi en Jésus-Christ.

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Actes 1:8

8 Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Le plan de Dieu inclut le salut des nations. Chaque chrétien est appelé à être témoin de Christ, par ses paroles et sa vie.

Application pratique :
  • Partager sa foi avec simplicité dans la vie quotidienne.
  • Soutenir l’œuvre missionnaire par la prière et les ressources.
  • Vivre d’une manière cohérente qui reflète Christ.

Un chrétien qui ne témoigne pas garde pour lui le trésor que Dieu veut partager au monde.

Répondre au plan de Dieu, c’est aussi partager la Bonne Nouvelle. L’évangélisation n’est pas réservée aux pasteurs, mais à tous les disciples.

Témoigner autour de soi, partager sa foi avec simplicité, soutenir la mission, vivre de façon cohérente pour refléter Christ.

6 – Attendre le retour de Jésus

L’attente du retour de Jésus fait partie de la vie du croyant. Dieu a promis que son Fils reviendra établir définitivement son règne. Cette espérance nourrit la persévérance, purifie la conduite et recentre le cœur sur l’essentiel. Le chrétien ne vit pas tourné vers le passé, mais tend vers l’accomplissement glorieux du plan de Dieu.

Une espérance vivante

Tite 2:11-13 affirme :

11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,

13 en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ,

La grâce de Dieu nous enseigne et nous place dans cette attente active tout en marchant dans la sainteté. Le croyant garde les yeux fixés sur la promesse divine, convaincu que Dieu tiendra parole. Chaque jour devient une occasion de se préparer à cette rencontre glorieuse.

Une attente vigilante

Matthieu 24:42 nous exhorte :

42 Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra.

Attendre le retour de Jésus, ce n’est pas rester passif, mais vivre dans une vigilance constante. Le chrétien aligne ses priorités sur les valeurs du Royaume, sachant que le Maître peut revenir à tout instant.

Une attente joyeuse

Le croyant attend son Seigneur non avec crainte, mais avec joie en attendant de voir s’accomplir la promesse faite en:

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Cette espérance transforme l’épreuve en occasion de croissance, et la souffrance en tremplin vers quelque chose de glorieux.

7 – Garder les yeux fixés sur l’espérance éternelle

La vie chrétienne s’éclaire lorsqu’on se rappelle que « notre cité à nous, est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ » (Philippiens 3:20). Le croyant ne vit pas tourné vers ce monde passager, mais vers la patrie céleste que Dieu lui prépare. Cette espérance donne un sens à nos luttes, à nos choix et à notre fidélité.

L’apôtre Pierre ajoute :

2 Pierre 3:9

9 Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

L’attente de l’accomplissement de la promesse de Dieu, ne doit pas nous décourager mais nous fortifier. Cette promesse révèle son immense amour et son désir que tous aient l’occasion de se tourner vers lui. Fixer les yeux sur l’espérance éternelle, c’est marcher chaque jour avec une perspective céleste. Cela nourrit notre persévérance, nous garde dans la joie malgré les épreuves et nous pousse à vivre une vie de sainteté.

L’espérance chrétienne n’est pas une illusion : elle est l’ancre de notre âme.

Hébreux 6:19

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

Elle nous rappelle que Jésus va revenir, qu’il transformera nos corps humiliés et qu’il établira son règne de justice et de paix pour l’éternité. Dieu veut que ses enfants vivent dans l’attente joyeuse du retour de Jésus. Cette espérance influence notre manière de vivre aujourd’hui.

Application pratique :

  • Garder une vie centrée sur les priorités éternelles.
  • Persévérer malgré les épreuves, en fixant les yeux sur la récompense céleste.
  • Vivre comme un pèlerin, sachant que notre vraie patrie est céleste.

L’espérance du retour de Jésus pousse à la vigilance et à la sainteté. Le chrétien ne vit pas seulement pour aujourd’hui, mais en vue de l’éternité. Cela change sa manière de gérer les épreuves, les biens et les priorités. Il va vivre avec un cœur détaché des choses du monde, cultiver la persévérance en espérant dans le retour de Christ.

8 – Conclusion

Répondre pleinement au plan de Dieu pour sa vie.

Répondre au plan de Dieu n’est pas une démarche ponctuelle, mais un chemin de vie. En Jésus-Christ, Dieu a révélé son amour et ouvert la voie du salut. Reconnaître ce salut et l’accepter, c’est poser la première pierre. Une fois converti, c’est l’engagement de toute une vie car le chemin continue : vivre dans l’obéissance, se laisser transformer par l’Esprit, servir avec ses dons, témoigner de l’Évangile et garder les yeux fixés sur l’espérance éternelle. Ces étapes ne s’opposent pas, mais elles s’entrelacent et composent une vie chrétienne épanouie.

Le chrétien ne marche pas seul. Dieu a donné son Esprit pour le guider, le fortifier et le transformer. C’est Lui qui rend possible ce que nos forces ne sauraient accomplir. Ainsi, répondre au plan de Dieu, c’est apprendre chaque jour à dépendre de sa grâce, à écouter sa Parole et à marcher dans la foi.

Notre réponse n’est pas motivée par la peur, mais par l’amour. Dieu veut notre cœur, notre vie entière, afin de refléter l’image de son Fils. Lorsque nous acceptons ce processus, nous découvrons la véritable liberté : vivre pour Lui et avec Lui, dans la joie d’une espérance vivante.

En suivant l’exemple de Ésaïe :

Ésaïe 6:8

8 J’entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi.

Répondre au plan de Dieu, c’est dire chaque jour : « Seigneur, me voici. Conduis-moi, transforme-moi, et fais de ma vie un témoignage de ton amour. »

Répondre au plan de Dieu, ce n’est pas un concept théologique abstrait, c’est un style de vie :

  • Je reçois Jésus comme mon Sauveur.
  • Je marche dans l’obéissance.
  • Je me laisse transformer par l’Esprit.
  • Je sers avec mes dons.
  • Je témoigne de l’Évangile.
  • Je garde l’espérance vivante.
1 Corinthiens 3:11

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Le chrétien est conduit à vivre chaque jour en accord avec le plan de Dieu.

Paraboles sur la consécration du disciple de Luc 14

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Luc 14:25-35 regroupe trois paraboles : le constructeur d’une tour, le roi qui part en guerre, et le sel sans saveur. Jésus y définit les conditions pour être son disciple. Il appelle à un choix réfléchi, radical et total. La foi ne se vit pas à moitié. Ces paraboles révèlent la nature exigeante du véritable engagement chrétien.

Les paraboles de Luc 14:25-35

Luc a rassemblé dans ce même chapitre trois paraboles de Jésus, portant sur la consécration de celui qui veut le suivre en tant que disciple. Pour une étude complète sur le sujet, il faut rajouter l’étude sur les paraboles du trésor caché et de la perle de grand prix de Matthieu 13.

1 – La consécration du disciple

Luc 14:25-27

25 De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit:

26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.

28 Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer,

29 de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler,

30 en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever?

31 Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille?

32 S’il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.

33 Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple.

34 Le sel est une bonne chose; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on?

35 Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Ces versets constituent un avertissement pour toutes les personnes qui voudraient s’engager à suivre Jésus. Un disciple est une personne qui reçoit l’enseignement d’un maître. Dans le contexte du Nouveau Testament, cette personne met sa foi en Jésus comme Seigneur et comme sauveur. Comme Seigneur, il cherche à faire sa volonté en devenant semblable à lui. Comme sauveur, il place en lui sa garantie du salut éternel.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Luc 14:25

25 De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit:

Jésus s’adresse à une foule nombreuse. Parmi tous ces gens qui suivaient Jésus, certains le faisaient par curiosité ou par intérêt. D’autres voulaient sincèrement devenir ses disciples. Cette distinction demeure essentielle. Suivre Jésus extérieurement ne suffit pas. Il faut aussi marcher selon sa Parole et vivre une transformation intérieure.

Le contexte :

Luc ne nous précise pas le contexte de ces trois paraboles. Celles-ci parlent de la consécration du disciple.  Elles sont à rapprocher des deux paraboles de Matthieu 13 : le trésor dans le champ et la perle de grand prix. Ces deux paraboles parlent de la valeur inestimable du royaume des cieux et le posséder demande un investissement total. Devenir disciple exige donc un renoncement réel à soi-même. Celui qui s’engage sans en évaluer les coûts, s’expose à un abandon. Comme le sel sans saveur, il devient inutile.

3 – Introduction à la consécration

Luc 14:25-27

25 De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit:

26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.

les paroles de Jésus choquent, mais il les prononce pour secouer les indécis. Il ne s’agit pas bien sûr de haïr au sens émotionnel, mais de placer Jésus au-dessus de tout : famille, relations, ambitions. Suivre Jésus, c’est aussi renoncer à soi-même. Ainsi le Seigneur appelle ses disciples à une vie nouvelle, centrée sur sa volonté.

Romains 6:4

4 Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Porter sa croix signifie mourir à soi-même chaque jour. Cela implique de vivre une vie crucifiée, animée par la foi et l’amour du Christ.

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

4-  Le bâtisseur d’une tour :

Luc 14:28-30

28 Car, lequel de vous, s’il veut bâtir une tour, ne s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi la terminer,

29 de peur qu’après avoir posé les fondements, il ne puisse l’achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler,

30 en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n’a pu achever?

La tour dont il s’agit, est peut-être la tour de guet et de réserve dans une vigne dont il est question en :

Ésaïe 5:1-2

1 Je chanterai à mon bien-aimé Le cantique de mon bien-aimé sur sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne, Sur un coteau fertile.

2 Il en remua le sol, ôta les pierres, et y mit un plant délicieux; Il bâtit une tour au milieu d’elle, Et il y creusa aussi une cuve. Puis il espéra qu’elle produirait de bons raisins, Mais elle en a produit de mauvais.

Évaluer la dépense : Tout homme d’affaires avisé commence par évaluer le coût d’un projet qu’il forme pour savoir s’il peut aller au bout de celui-ci.

Les observateurs : La jalousie précède la critique et la moquerie. L’être humain est connu pour railler les projets et se moquer des personnes, surtout si leur projet échoue.

A partir du moment où nous nous démarquerons des autres par une vie consacrée à Jésus, il y aura des moqueurs dès le départ. Les gens n’aiment pas que nous soyons différents d’eux.

C’est le refrain d’une chanson de Georges Brassens : La Mauvaise Réputation

« Mais les braves gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux
Non, les braves gens n’aiment pas que L’on suive une autre route qu’eux
« 

Vivre la foi en Jésus en tant que disciple, est remettre en cause sa façon de vivre. C’est pourquoi, cela sera pire si nous n’allons pas au bout de notre engagement.

5-  Le roi qui veut faire la guerre :

Luc 14:31-33

31 Ou quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille?

32 S’il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.

33 Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple.

Si nous ne sommes pas sûr de vaincre, il faut renoncer. La sagesse veut qu’il vaut mieux négocier une paix plutôt que de perdre une guerre dont nous serions à l’origine.

Nous sommes toujours dans le même contexte de Luc 14:25-30. L’idée est toujours la même. Avant de s’engager il faut mesurer à la dépense, mais ici, il s’agit de guerre, du conflit spirituel auquel le disciple devra faire face.

Livrer un combat alors que nous sommes en infériorité numérique, veut dire qu’il va falloir engager toutes ses forces dans la bataille. Cela demande donc réflexion. Celui qui suit Jésus-Christ, doit se préparer à affronter un monde hostile. Jésus nous dit qu’il y aura un combat intérieur entre la recherche des biens matériels, du succès, de la notoriété, de la vie sociale et l’obéissance absolue à Jésus-Christ.

Les versets 31 et 32 ne sont qu’une introduction au message du verset 33.

Mise en relation de Luc 14:31-32 avec Matthieu 12:30

Quelle leçon peut-on tirer quand on fait un lien entre ces deux passages ?

Matthieu 12:30

30 Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse.

Les deux passages soulignent qu’on ne peut pas être neutre envers Jésus et qu’il faut prendre un engagement réfléchi et total.

Luc 14:31-32 insiste sur la nécessité de bien peser les conséquences avant de suivre Jésus, car cela demande endurance et renoncement.

Matthieu 12:30 rappelle qu’on est soit avec Jésus, soit contre lui. Il n’y a pas de position intermédiaire. Ainsi, ne pas s’engager pour Jésus, c’est déjà être contre lui.

Les deux passages se rejoignent sur un point fondamental :
L’engagement envers Christ doit être total, réfléchi et actif.

  • Luc 14:31-32 insiste : Avant de suivre, réfléchis bien à ce que cela implique.
  • Matthieu 12:30 affirme : Qu’une fois que tu sais, tu ne peux pas rester neutre.

Celui qui ne suit pas jusqu’au bout, ou qui retarde l’engagement, devient un ennemi involontaire. Ainsi, ne pas choisir Jésus, c’est déjà choisir de ne pas être avec lui.

L’engagement total ici revient à renoncer à tout ce que l’on possède et à livrer sa vie au Seigneur Jésus. Cela signifie que le vrai disciple est totalement consacré à Jésus-Christ.

Nous avons une répétition aux versets 27 et 33 « quiconque … ne peut être mon disciple. »

6-  Le sel qui perd sa saveur :

Luc 14;34-35

34 Le sel est une bonne chose; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on?

35 Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Quelles sont les fonctions du sel ? Il sert à la purification, à la préservation de la nourriture, à l’assaisonnement de la nourriture et à sa consommation pour permettre de ne pas être déshydrater dans les pays chauds. Pour toutes ces raisons le sel est précieux. À l’époque il servait au paiement de la solde des soldats.

En Matthieu 5:13, le chrétien est appelé le sel du monde parce qu’il préserve de la corruption du monde perdu. Si comme le sel, le chrétien ne préserve pas de la corruption, il devient inutile et il est jeté dehors.

Le verset 35 : que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.

Nous avons tous deux oreilles, mais il est question des oreilles spirituelles capables d’entendre ce que dit le Saint-Esprit. Il y a aussi le fait que nous pouvons aussi refuser d’entendre. Cela se comprend aussi par agir sans attendre pour mettre en action ce que nous avons entendu.

7-  Explication des paraboles

La première caractéristique du disciple est de mettre Jésus à la première place avant tout attachement humain.

La deuxième est celle de porter sa croix, avec l’idée de la mort à soi-même. Le disciple ne s’appartient plus, il est l’esclave de son maître, Jésus.

La troisième est le renoncement aux biens matériels. Jésus veut un disciple réfléchi et résolu plutôt qu’une personne qui prend une décision sous le coup de l’émotion. La tour est l’image de notre vie construite sur la Parole de Jésus (la parabole des deux constructeurs de Matthieu 7)

La quatrième est celle d’avoir les mêmes propriétés que le sel : purification, préservation, saveur.

Le disciple ne doit pas perdre son identité au risque de devenir inutile.

Quand Jésus parle du sel qui perd sa saveur — « on le met dehors » — il fait écho à l’avertissement solennel de:

Luc 13:28

28 C’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes, dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.

Cette expression « jetés dehors » ne désigne pas simplement un rejet passager, mais bien une exclusion définitive du Royaume de Dieu. Le lien entre ces deux passages souligne que la perte de saveur spirituelle, comme le manque de véritable engagement, conduit au jugement.

8- La leçon à retenir et son application personnelle

Tous les vrais chrétiens devraient devenir des disciples, car à l’origine les opposants donnèrent par dérision le nom de chrétien aux disciples de Jésus, les traitant de petits Christ.

Actes 11:26

26 et, l’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l’Église, et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.

Toute personne est appelée à devenir à l’image de Jésus. (Romains 8:29 ; Éphésiens 4:13 ; 2 Corinthiens 3:18). On ne devient pas chrétien après un simple baptême et vivre ensuite une vie ordinaire de païen. Il faut avoir pour objectif de ressembler de plus en plus à Jésus par une vie de consécration. Pour exprimer cela d’une autre manière, il faut marcher sur le chemin de sanctification.

Jean 14:4-6

4 Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin.

5 Thomas lui dit: Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment pouvons-nous en savoir le chemin ?

6 Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Par ses paroles, Jésus annonce qu’il va au Père et que pour le suivre, il faut suivre son exemple, marcher sur ses traces.

Luc 6:40

40 Le disciple n’est pas plus que le maître; mais tout disciple accompli sera comme son maître

Le passage de Jean 6:60-69 montre l’épreuve de la consécration des disciples.

Jésus appelle tous les hommes à le suivre. Il dira ‘’venez et voyez’’ ou ‘’Suis-moi’’

La réponse appartient à chacun, c’est ce qui fait la différence. C’est pourquoi il est écrit en :

Matthieu 22:14

14 Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.

Le disciple est avant tout un élève. Dans le cas du vrai chrétien, il est un élève de Jésus. Il apprend en étudiant ses enseignements et en les mettant en pratique. Jésus est son modèle.

Paul dira aux Philippiens:

Philippiens 4:9

9 Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.

Ce verset s’applique à tout chrétien qui suit tous les enseignements de la Bible.

Luc 14:26-27

26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.

Verset 26 : Jésus prime sur tout, les relations humaines étant secondaires, et même les relations familiales.

Verset 27 : de la même façon que Jésus s’est soumis à la volonté du Père allant jusqu’à la croix, le disciple est appelé à se soumettre à la volonté de Jésus, allant jusqu’à porter sa croix (le sacrifice de ses ambitions et de sa sécurité). Il ne s’appartient plus !

Bâtir une tour demande un investissement financier et un investissement en temps … De même devenir disciple demandera un engagement total, présentant un coût, financier, en temps, et parfois une perte dans ses relations familiales et amicales.

9 – Quelques caractéristiques essentielles d’un disciple selon le Nouveau Testament :

  1. Il croit en Jésus comme le Fils de Dieu, et le proclame.
Matthieu 16:16

16 Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.

  1. Il renonce à lui-même pour suivre Jésus
Luc 9:23

23 Puis il dit à tous: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.

  1. Il demeure dans la Parole de Christ
Jean 8:31

31 Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples;

  1. Il aime les autres comme Christ a aimé
Jean 13:35

35 A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

  1. Il porte du fruit spirituel
Jean 15:8

8 Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.

  1. Il développe en lui le fruit de l’Esprit
Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

  1. Il obéit à l’ordre de faire d’autres disciples
Matthieu 28:19

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

Un disciple de Jésus-Christ n’est pas un simple croyant. Il ne se contente pas d’écouter la Parole, il la met en pratique chaque jour. Sa vie est transformée. Il met sa foi en action, il marche par la foi, dans l’amour et l’obéissance, avec un cœur bien disposé à servir et à grandir continuellement. Son objectif de vie est d’être transformé à l’image de Jésus de plus en plus.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

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1 Corinthiens 7:35 – Laisse Dieu t’attacher à ce qui compte

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En 1 Corinthiens 7:35, Paul exhorte les croyants à vivre attachés au Seigneur, sans distraction. Ce verset invite chacun à un recentrage spirituel, à choisir une vie simple, pure, et pleinement consacrée à Dieu.

entravés par des liens
1 Corinthiens 7:35 – propre à vous attacher au Seigneur

35 Je dis cela dans votre intérêt; ce n’est pas pour vous prendre au piège, c’est pour vous porter à ce qui est bienséant et propre à vous attacher au Seigneur sans distraction.

1 Corinthiens 7:35

Ici l’apôtre Paul n’impose pas un fardeau religieux, mais cherche à libérer les croyants des pièges inutiles. Il pousse vers ce qui est « bienséant », c’est-à-dire digne, équilibré, et centré sur Dieu.

Trop souvent, nous nous laissons entraîner dans des préoccupations secondaires. Ainsi, les responsabilités, les choix de vie, les relations ou les désirs humains, bien que légitimes, peuvent devenir des sources de distraction. Pourtant, Paul ne condamne ni le mariage ni les occupations terrestres. Il appelle plutôt à un attachement entier au Seigneur, sans division intérieure.

Quand Dieu devient notre priorité, notre vie s’ordonne. Nous trouvons la paix. L’âme qui s’attache à Dieu sans distraction rayonne d’une force tranquille. Elle traverse les saisons avec confiance, car elle reste enracinée en Christ. Cette stabilité spirituelle ne vient pas d’une vie facile, mais d’une vie dirigée.

De plus, vivre sans distraction ne signifie pas abandonner nos responsabilités. Cela veut dire les gérer à la lumière de notre appel. Chaque acte, chaque décision devient une offrande vivante, faite dans l’écoute et l’amour du Seigneur.

Ce verset donne un défi aussi. Qu’est-ce qui occupe trop de place dans notre cœur ? Avons-nous laissé Dieu nous attacher à ce qui compte vraiment ? Si notre regard reste fixé sur le ciel, nos pas seront assurés sur la terre.

Ainsi, Dieu ne nous piège pas. Il nous élève et nous façonne pour une vie centrée sur l’essentiel. Il nous attire vers ce qui nourrit l’âme, fortifie la foi, et glorifie son nom. Attachons-nous à Lui, sans crainte ni partage.

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Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Matthieu 6:33

Psaumes 119:1-88 – – – 1 Corinthiens 7:20-40

     

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Matthieu chapitre 10 : la consécration du disciple a un prix

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Matthieu chapitre 10 met en lumière l’appel de Jésus à ses disciples, les instructions précises qu’ils reçoivent pour la mission, les oppositions annoncées et le prix de l’engagement car suivre Jésus exige courage, foi et fidélité.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 11

Matthieu chapitre 10 – Étude biblique

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1 – La mission des douze apôtres. Comparé à Marc 6:7-13 ; Luc 9:1-6)

Matthieu 10:1-4

1 Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.

2 Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ;

3 Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée;

4 Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra Jésus.

Les disciples nouvellement choisis sont envoyés en mission, ce qui était annoncé en :

Matthieu 9:37:38

37 Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Le message de Jésus aux douze apôtres, est subdivisé en trois parties marquées par l’expression récurrente: ‘‘Je vous le dis en vérité,’’ Matthieu 10:15, 23, 42

Cette mission n’est pas de la propre initiative des disciples. Elle découle d’un appel clair et divin. Marc précise en Marc 6:7 que Jésus les a envoyé deux à deux. Luc 9:1-2 ajoute qu’ils devaient annoncer le royaume de Dieu.

Ces disciples ne sont pas des spectateurs de l’Évangile. Ils en sont les porteurs, les témoins vivants, chargés d’une mission urgente.

Après avoir délivré un démoniaque, Jésus donne à ses disciples ce même pouvoir de chasser les démons, les miracles étant un moyen de confirmer la bonne nouvelle de l’Évangile.

Pour rappel le terme apôtre dérive du terme grec « apostello » qui veut dire envoyer.

Application personnelle :

Dieu t’appelle aussi à porter du fruit. Pour cela, il faut lui obéir. L’obéissance précède la puissance spirituelle.

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2 – Les instructions avant l’envoi en mission

Matthieu 10:5-15

5 Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;

6 allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

7 Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche.

8 Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

9 Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures ;

10 ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton ; car l’ouvrier mérite sa nourriture.

11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir ; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.

12 En entrant dans la maison, saluez-la ;

13 et, si la maison en est digne, que votre paix vienne sur elle ; mais si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne à vous.

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

15 Je vous le dis en vérité : au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.

Matthieu 10:5 

5 Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;

Ce commandement s’aligne parfaitement avec Actes 1:8, où Jésus annonce une stratégie missionnaire progressive :

Actes 1:8

8 Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Jésus commence par envoyer les Douze vers les brebis perdues d’Israël (verset 6). L’Évangile devait d’abord toucher le peuple élu, préparé par les Écritures et la culture religieuse, à reconnaître le Messie.
La progression est claire et intentionnelle. Rien n’est improvisé. Dès le début, Dieu établit un plan structuré pour la diffusion de l’Évangile.

Une puissance gratuite pour un service confiant :

Matthieu 10:8 

8 Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

Ce verset n’est pas un argument contre le soutien financier des missionnaires. Il rappelle plutôt une attitude de foi et de générosité. Les disciples doivent compter sur Dieu, non sur eux-mêmes et sur les hommes, pour leur subsistance. De plus, cela peut concerner spécifiquement ce qui précède dans le verset : ne pas chercher à tirer un profit d’une personne que vous avez guérie.

Dieu promet de pourvoir à trois niveaux :

  1. Sa puissance – pour accomplir la mission.
  2. Ses provisions – pour les besoins matériels.
  3. Sa grâce pour atteindre les objectifs qu’Il fixe.
  4. Beaucoup sortent ce passage de son contexte pour exiger que tout soit gratuit dans l’Église. Ce faux esprit de « spiritualité » cache souvent des abus entre chrétiens, qui attendent des services ou des biens sans contrepartie.
  5. Mais le vrai message, c’est : aie une foi totale dans la fidélité de Dieu. Paul rappelle cela en:
Philippiens 4:19

19 Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus Christ.

Cette confiance en Dieu, est le prolongement direct de l’enseignement de Jésus en Matthieu 6:25-34, dans lequel Il appelle à ne pas s’inquiéter du lendemain.

Rappel : les chapitres 8 et 9 sont la mise ne pratique de l’enseignement du sermon sur la montagne de Matthieu 5 à 7.

Le maître prend soin de ses ouvriers:

Matthieu 10:9-10

9 Ne prenez ni or ni argent, ni monnaie, dans vos ceintures;

10ni sac pour le voyage, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâton; car l’ouvrier mérite sa nourriture.

Ce principe est déjà inscrit en:

Deutéronome 25:4

4 Tu n’emmuselleras point le bœuf, quand il foulera le grain.

Paul cite ce verset en 1 Corinthiens 9:9 et 1 Timothée 5:18, pour montrer que ceux qui servent l’Évangile doivent vivre de l’Évangile, Dieu prenant soin de ses ouvriers.

3 – Discernement et paix dans la mission – Matthieu 1011-13

Nous voyons que la mission requiert discernement, prudence et paix.

Ainsi au verset 11

 11 Dans quelque ville ou village que vous entriez, informez-vous s’il s’y trouve quelque homme digne de vous recevoir ; et demeurez chez lui jusqu’à ce que vous partiez.

Jésus enseigne ici le discernement. Il ne s’agit pas de chercher le confort, mais de rester là où le cœur est ouvert à l’Évangile. Changer de maison pour améliorer son confort serait mal perçu.

La personne digne n’est pas parfaite, mais elle montre une disposition à accueillir le message et à soutenir l’envoyé de Dieu.

Le rejet de l’Évangile et ses conséquences – Matthieu 10:14-15

Matthieu 10:14 :

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

Ce geste symbolique vient de la tradition juive. Il marque une rupture nette et un rejet clair. Les Juifs secouaient la poussière de leurs pieds en quittant un territoire païen pour exprimer qu’ils ne voulaient rien emporter de ce lieu impur.

On retrouve cela en :

Actes 13:51

51 Paul et Barnabas secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds, et allèrent à Icone,

Quand une personne rejette l’amour de Dieu (sa Parole), cette personne tombe sous le jugement.

Le jugement annoncé au verset 15 est sévère.

Et encore en Actes 18:6, face au rejet obstiné de certains Juifs.

Rejeter l’Évangile, c’est rejeter l’amour de Dieu, et cela expose à un jugement inévitable.

Matthieu 10:15

15 Je vous le dis en vérité: au jour du jugement, le pays de [c]Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là.

Le jugement annoncé ici est sévère. Pourquoi ? Parce que plus grande est la lumière reçue, plus grande est la responsabilité de celui qu’il l’a reçue. Refuser le message du Christ, c’est refuser le salut.

Application personnelle

La mission confiée aux Douze doit nous inspirer aujourd’hui encore. Elle exige :

  • Une foi totale en Dieu, pour la puissance et les ressources.
  • Un discernement spirituel, pour choisir où et comment agir.
  • Une attitude de paix, sans chercher son avantage personnel.
  • Une fermeté face au rejet de l’Évangile.

Dieu appelle chacun de nous à collaborer avec Lui, à faire confiance à sa provision, et à porter fidèlement le message du Royaume.

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3 – l’Évangile du royaume doit-être proclamé

Matthieu 10:16-23

16 Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

17 Mettez-vous en garde contre les hommes ; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;

18  vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.

19 Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même;

20 car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

21 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir.

22 Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

23 Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le Fils de l’homme sera venu.

La brebis au milieu des loups – Matthieu 10:16

16 Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.

Jésus utilise l’image de la brebis pour souligner ses trois traits de caractère : sa vulnérabilité, sa douceur et son obéissance. La brebis n’a ni défense naturelle ni agressivité.
Ainsi doit être l’attitude du messager de l’Évangile. Il doit être humble, paisible, et dépendant de son Berger.

L’Évangile ne se proclame pas avec violence ou arrogance, mais avec douceur et clarté. Ce sont les cœurs bien disposés qui répondront à l’appel de Dieu.

Mais qui sont les loups ?
Ce sont les persécuteurs : autorités religieuses ou civiles, païens hostiles, et tous ceux qui rejettent Jésus. Le monde ne reste jamais neutre face au Christ.

Prudence et pureté : une double posture Matthieu 10:16

Jésus appelle ses disciples à deux attitudes complémentaires :

  • La prudence du serpent : Ainsi, il faut faire preuve de discernement, savoir quand parler, quand se taire, et comment agir avec sagesse.
  • La simplicité de la colombe : Il faut rester sincère, sans duplicité, avec un cœur pur et des intentions droites.

Cette double posture protège le chrétien contre les pièges de l’ennemi, tout en gardant un témoignage fidèle.

La persécution annoncée – Matthieu 10:17-18

17 Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux, et ils vous battront de verges dans leurs synagogues;

18vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens.

Les tribunaux évoqués dans ce texte sont ceux des synagogues. Ces lieux, au-delà de l’enseignement et de la prière, servaient aussi de centres communautaires où l’on réglait des litiges religieux et civils mineurs.

Jésus n’idéalise pas la mission : il annonce clairement l’opposition. Les disciples seront maltraités, arrêtés et traînés devant les autorités, mais cela servira un but plus grand.

Le verset 18 anticipe la portée mondiale de l’Évangile, en lien direct avec Actes 1:8 :

Le Saint-Esprit parle en eux – Matthieu 10:20

20 car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

Jésus rassure ses disciples en leur disant qu’ils ne seront jamais seuls. Le Saint-Esprit les inspirera au moment opportun.
Ici, Matthieu parle de l’Esprit du Père. Après la résurrection, le Nouveau Testament parlera aussi de l’Esprit du Fils. Il s’agit toujours de l’Esprit de Dieu, à la fois celui du Père et du Fils, pleinement uni dans la Trinité.

La division au sein des familles – Matthieu 10:21-22

21 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir.

22 Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

La persécution ne viendra pas seulement de l’extérieur. Elle surgira parfois au sein même des familles. C’est une réalité douloureuse mais prévisible.
Rester fidèle à Jésus exigera persévérance, loyauté et courage.

« Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. »

La persévérance n’est pas optionnelle. Elle fait partie intégrante de la vie chrétienne.

Fuir n’est pas trahir – Matthieu 10:23

23 Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n’aurez pas achevé de parcourir les villes d’Israël que le Fils de l’homme sera venu.

Fuir n’est pas un signe de faiblesse. C’est souvent une stratégie de sagesse. Jésus n’appelle pas à la confrontation systématique. Il demande de la sagesse et de l’humilité pour éviter les conflits inutiles et préserver l’Évangile.

Dieu n’honore pas l’orgueil déguisé en zèle. Il cherche des serviteurs obéissants, fidèles et stratégiques.

Application personnelle

Nous sommes appelés, nous  aussi, à annoncer l’Évangile dans un monde hostile. Jésus ne promet pas un chemin facile, mais il garantit sa présence, sa sagesse, et son Esprit.

Voici trois attitudes essentielles à cultiver :

  • La prudence du serpent : réfléchir avant d’agir, user de discernement.
  • La simplicité de la colombe : rester vrai, humble, et pur dans nos intentions.
  • La persévérance du disciple : avancer, même dans l’opposition.

La mission continue, et le Maître est avec nous jusqu’à la fin.

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4 – Le prix de la consécration du disciple :

Matthieu 10:24-33

24 Le disciple n’est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur.

25 Il suffit au disciple d’être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison!

26 Ne les craignez donc point; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.

27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.

30 Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.

31 Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

Matthieu 10:24-25

Jésus montre ici une réalité simple et percutante : ses disciples ne doivent pas s’attendre à un meilleur traitement que celui qu’il a reçu lui-même. Il y a ici un jeu de mots significatif autour de l’expression « maître de la maison ». Le terme « Béelzébul » est un mot composé.

  • « Beel » vient de Baal, qui signifie seigneur ou maître.
  • Selon les interprétations, Béelzébul peut vouloir dire : seigneur de la maison, seigneur des mouches, ou même seigneur du fumier.

Ce jeu de mots ironique souligne le mépris des adversaires de Jésus. Ils traitent le véritable Maître de la maison comme un démon. C’est exactement ce que les pharisiens ont dit en:

Matthieu 9:34

34 Mais les pharisiens dirent:  C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Si Jésus a été diffamé de cette manière, ses disciples peuvent s’attendre au même traitement, et ils ne doivent pas en être surpris.

Matthieu 10:26-27

26 Ne les craignez donc point; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.

27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.

Ici, Jésus encourage ses disciples à ne pas se laisser intimider.

  • Ne les craignez pas signifie aussi : n’y prenez pas garde, n’en soyez pas troublés.
  • Ce qui est maintenant caché, les motivations profondes, les vérités spirituelles, sera bientôt révélé.
  • Ce que Jésus enseigne en privé, les disciples doivent le proclamer publiquement.

À l’époque, les toits plats des maisons servaient de lieux de vie, de repos et de communication. Crier un message depuis un toit signifiait le rendre public au maximum. L’Évangile n’est pas destiné à rester secret, mais à être annoncé sans peur.

Matthieu 10:28

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

Le contraste est net. Jésus nous appelle à replacer nos priorités :

  • Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps (les hommes).
  • Craignez plutôt Dieu, qui seul peut juger l’âme pour l’éternité.

Le mot « géhenne » fait ici référence à la vallée de Hinnom, située au sud de Jérusalem.

  • Cette vallée a été un lieu de cultes idolâtres horribles, notamment à celui de Moloch, où des enfants étaient sacrifiés par le feu.
  • Plus tard, les Juifs ont fait de ce lieu une décharge publique, où les ordures brûlaient constamment.
  • La géhenne est ainsi devenue une image parlante du jugement éternel avec l’enfer.
Matthieu 10:29-31

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.

30 Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.

31 Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.

Ces versets révèlent la tendresse et la souveraineté de Dieu.

  • Dieu connaît chaque détail de notre vie.
  • Même ce qui semble insignifiant (comme un moineau ou un cheveu) a de la valeur à ses yeux.
  • À plus forte raison, vous avez de la valeur pour lui. Ne craignez rien : votre vie est entre les mains de votre Père.
Matthieu 10:32-33

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.

Jésus demande une foi publique, assumée, courageuse.

  • Le suivre ne peut pas rester privé.
  • Ceux qui confessent Christ sans honte, recevront sa reconnaissance dans l’éternité.
  • Mais ceux qui le renient par peur ou par compromis, s’exposent à un rejet de Dieu lui-même.

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5 – Suivre Jésus : un choix radical aux conséquences profondes

Matthieu 10:34-42

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère;

36 et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

38 celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.

39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Jésus, source de division – Matthieu 10:34

34 Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée.

Les Juifs attendaient un Messie triomphant, imposant la paix par la force, un ordre militaire en faveur d’Israël. Cependant, Jésus n’est pas venu avec une épée terrestre.L’épée ici est symbolique et elle représente la division que provoque son message. Il n’est pas possible de rester neutre face à lui. Soit on choisit de le suivre ou soit on le rejette (cf. Jean 3:18). Ce choix divise, et parfois jusqu’au cœur des familles.

Jean 3:18

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Jésus est au-dessus de tout attachement (versets 35-36)

Matthieu 10:35-66

35 Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère;

36 et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

Jésus cite le verset de:

Michée 7:6

6 Car le fils outrage le père, La fille se soulève contre sa mère, La belle-fille contre sa belle-mère; Chacun a pour ennemis les gens de sa maison..

 Le parallèle de Luc 14:26 comporte l’idiome hébreu de comparaison ‘’haïr son père’’

Luc 14:26

26 Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

Ce langage choquant est un idiome hébraïque. Il signifie simplement qu’il faut préférer Christ à tout autre. Il ne s’agit pas de haïr littéralement, mais de placer l’amour pour Jésus au-dessus de tout.

Suivre Jésus exige tout – Matthieu 10:37-39

37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi;

38 celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.

39 Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.

L’engagement envers Jésus ne tolère aucune concurrence. Il appelle à un amour exclusif et à une obéissance totale. C’est l’image forte que donne :

Luc 9:62 :

52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

Porter sa croix, c’est assumer le rejet, la souffrance, et la perte, par fidélité à Jésus. Avant même sa crucifixion, le Seigneur annonce que le disciple devra suivre la même voie que lui.

Accueillir les envoyés de Jésus – Matthieu 10:40-42

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Recevoir un disciple revient à recevoir Jésus lui-même, et donc le Père. Le disciple agit en ambassadeur du Christ. Cette dignité confère une grande responsabilité à celui qui l’accueille.

« Celui qui reçoit un prophète… recevra une récompense de prophète. »

Jésus semble se désigner ici lui-même comme le Prophète annoncé en Deutéronome 18:15 et comme le Juste en Actes 7:52

Actes 7:52

52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

Chaque geste d’hospitalité envers un disciple du Christ, et ce même un simple verre d’eau (v. 42), sera récompensé.

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6 – Leçon à retenir et son application personnelle

Suivre Jésus n’est pas un choix confortable. Il s’agit d’un engagement radical qui peut coûter cher : relations, réputation, confort…et même sa vie, mais il vaut tout.

Jésus ne cherche pas des admirateurs. Il appelle des disciples prêts à tout lui donner.

Posez-nous ces questions :

  • Est-ce que je place Jésus au-dessus de tout et de tous ?
  • Suis-je prêt à perdre pour gagner ?
  • Est-ce que ma vie reflète la fidélité, l’obéissance et l’abandon total à Jésus ?

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Lecture de la Bible le 22 Février

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Dans la lecture de la Bible le 22 février, nous explorons des chapitres de Nombres et Marc qui nous enseignent la fidélité, l’obéissance et la consécration à Dieu. De la fonction des fils de Kehath à l’appel de Jésus à écouter la parole, ces passages nous rappellent l’importance de se consacrer à l’Éternel dans chaque aspect de notre vie. 

Proposition de Lecture de la Bible le 22 Février

Ancien Testament  :

  • Nombre 4 – Les fils de Kehath et leurs fonctions
    Le chapitre 4 de Nombres décrit les fonctions des fils de Kehath, descendants de Lévi, dans le service du tabernacle. Ils ont la responsabilité de transporter les objets sacrés tels que l’arche de l’alliance et les autres ustensiles du sanctuaire. Ce rôle exige une grande pureté et obéissance, car ces objets représentent la présence divine. La fidélité au service sacré est essentielle pour maintenir l’ordre et la sainteté parmi le peuple d’Israël.
  • Nombres 5 – Ordonne aux enfants d’Israël de renvoyer
    Dans Nombres 5, Dieu ordonne aux Israélites de renvoyer les personnes impures du camp afin de préserver la pureté de la communauté. Cette directive souligne l’importance de la sainteté dans le peuple de Dieu. L’isolement des impurs n’est pas une punition, mais une mesure nécessaire pour éviter la contamination spirituelle. Ce passage rappelle aux croyants que la séparation du mal est cruciale pour vivre selon la volonté divine.
  • et
  • Nombres 6 – Se consacrer à l’Éternel par vœux
    Nombres 6 introduit le vœu de consécration, notamment le vœu de Nazaréat, un engagement volontaire à vivre dans une pureté absolue pour servir Dieu. Ceux qui choisissent ce vœu se consacrent entièrement à l’Éternel, s’abstenant de certains plaisirs et rituels, comme le vin et la coupe de cheveux. Ce passage montre l’importance de la dévotion personnelle et de l’engagement total envers Dieu, un modèle de vie sanctifiée pour tous les croyants.

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Nouveau Testament :

  • Marc 4 : 1-20 – Jésus enseigne au bord de la mer
  • Dans Marc 4, Jésus enseigne au bord de la mer, utilisant la parabole du semeur pour expliquer les différents types de réceptions de la parole de Dieu. Certains écoutent avec enthousiasme, mais la parole ne prend pas racine, tandis que d’autres l’acceptent et portent des fruits. Ce passage illustre l’importance de l’attitude du cœur envers l’enseignement divin. La parole de Dieu est semée dans divers terrains, mais elle produit des fruits seulement lorsque le sol est prêt à la recevoir.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 17 Février

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La lecture de la Bible le 17 février nous invite à explorer des principes fondamentaux pour la vie spirituelle, à travers des instructions concernant les sacrificateurs et les offrandes saintes dans l’Ancien Testament, tout en célébrant la résurrection de Jésus dans le Nouveau Testament.

Proposition de Lecture de la Bible le 17 Février

Ancien Testament  :

  • Lévitique 21 – Le règlement concernant les sacrificateurs
  • Lévitique 21 expose les règles strictes régissant les sacrificateurs, le rôle spirituel du prêtre étant de servir Dieu avec pureté. Ces lois les séparaient des impuretés pour préserver la sainteté du service dans le tabernacle. En tant que médiateurs entre Dieu et son peuple, leur conduite devait être irréprochable, montrant l’importance de l’intégrité morale et spirituelle.
  • et
  • Lévitique 22 – Ordonnance sur les offrandes saintes
  • Lévitique 22 présente des ordonnances détaillées concernant les offrandes saintes. Ces règles montrent que les sacrifices offerts à Dieu devaient être purs et sans défaut. L’observance stricte de ces directives visait à garantir que les offrandes représentaient la meilleure des intentions, et non une simple obéissance externe. Cela rappelle l’importance d’offrir à Dieu ce qu’il y a de meilleur dans nos vies spirituelles.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 28 – la résurrection de Jésus
  • Matthieu 28 décrit l’événement fondateur de la foi chrétienne : la résurrection de Jésus. Cet acte divin marque la victoire sur la mort et ouvre la voie à la rédemption pour tous. Jésus, en ressuscitant, démontre sa divinité et offre à l’humanité une nouvelle espérance. La résurrection est le pivot sur lequel repose toute la promesse de salut et de vie éternelle.

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Si vous souhaitez avancer à un rythme plus tranquille, vous pouvez opter pour une lecture sur deux ans. Dans ce cas, l’Ancien Testament serait lu durant la première année, suivi du Nouveau Testament l’année suivante. Quelle que soit l’option choisie, ce programme vous offrira une riche expérience spirituelle et une meilleure compréhension des Écritures.

Lecture de la Bible le 10 Février

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La lecture de la Bible le 10 février vous invite à réfléchir sur des moments clés de la consécration, du jugement et des sacrifices. À travers les chapitres de Lévitique et de Matthieu, explorez des thèmes sur la pureté, l’obéissance et le jugement divin à la fin des temps.

Proposition de Lecture de la Bible le 10 Février

Ancien Testament  :

  • Lévitique 8 – La consécration d’Aaron et de ses fils
    Le chapitre 8 de Lévitique décrit le rituel de consécration d’Aaron et de ses fils comme prêtres. Moïse suit les instructions divines pour purifier et consacrer ces hommes à leur service sacerdotal. L’acte de consécration est essentiel, car il marque le début de leur rôle sacré, soulignant l’importance de la sanctification avant de servir Dieu. Ce passage nous rappelle l’appel à la pureté et à l’obéissance dans le service de Dieu.
  • Lévitique 9 – Moïse appelle Aaron et ses fils
    Dans le chapitre 9, Moïse appelle Aaron et ses fils pour offrir les sacrifices prescrits par Dieu. Après leur consécration, ils exercent leur rôle pour la première fois. L’acceptation divine de ces sacrifices manifeste la bienveillance de Dieu envers leur obéissance et leur engagement à Le servir. Ce passage montre l’importance de suivre rigoureusement les commandements divins pour recevoir la bénédiction de Dieu.
  • et
  • Lévitique 10 – Le feu étranger de Nadab et Abihu
    Le chapitre 10 raconte l’histoire tragique de Nadab et Abihu, les fils d’Aaron, qui offrent un feu étranger devant Dieu. Leur désobéissance, en ne suivant pas les instructions précises de Dieu, entraîne leur mort. Ce récit illustre l’importance de respecter strictement les lois divines, soulignant que Dieu exige une adoration pure et conforme à Sa volonté.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 25 : 31-46 – Le jugement des individus au retour de Christ
    Dans Matthieu 25, Jésus parle du jugement dernier où chaque individu sera jugé selon ses actions. Les justes seront séparés des méchants, et ceux qui ont servi les plus démunis seront récompensés. Cette parabole souligne l’importance des actes de miséricorde et de justice envers autrui. Jésus nous enseigne que notre comportement envers les autres reflète notre véritable foi et dévouement à Dieu. Ce passage appelle à une vie de service et de compassion.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour suivre le programme de la Bible en 1 an. Si vous préférez un rythme plus lent, il est aussi possible de lire la Bible en deux ans : l’Ancien Testament durant la première année, puis le Nouveau Testament l’année suivante. Peu importe l’option choisie, l’important est de s’engager à nourrir votre âme quotidiennement à travers la Parole de Dieu.

Lecture de la Bible le 2 Février

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La lecture de la Bible le 2 février nous plonge dans des moments marquants de l’Ancien et du Nouveau Testament. Du rituel de consécration des sacrificateurs à l’incertitude concernant l’autorité de Jésus, ces passages offrent une riche méditation sur la foi, la pureté, et le pouvoir spirituel.

Proposition de Lecture de la Bible le 2 Février

Ancien Testament  :

  • Exode 29 – La consécration des sacrificateurs
    Exode 29 décrit les instructions détaillées pour la consécration des sacrificateurs. Ce processus sacré inclut des rites de purification, des sacrifices et l’onction d’huile, symbolisant leur sanctification pour servir Dieu. Cette consécration leur permet d’accomplir leur rôle médiateur entre Dieu et le peuple, marquant l’importance de la sainteté dans le service divin.
  • et
  • Exode 30 – L’autel pour brûler des parfums
    Dans Exode 30, l’autel pour brûler des parfums est instauré, créant un parfum agréable à Dieu. Ce lieu de prière symbolise l’adoration constante et la communion avec Dieu. Le parfum représente aussi les prières du peuple, montées vers Dieu comme un sacrifice spirituel. Il devient un élément essentiel dans l’espace sacré du Tabernacle, illustrant l’importance de l’intercession.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 21 : 23-46 – La mise en doute de l’autorité de Jésus-Christ
    Dans ce passage, les chefs religieux mettent en doute l’autorité de Jésus. Ils lui demandent d’où vient son pouvoir. Jésus leur répond par des paraboles, leur montrant qu’ils rejettent la vérité. Il leur parle du fils qui est rejeté par les vignerons. Ce texte nous montre que ceux qui ne reconnaissent pas Jésus comme Seigneur s’opposent à la vérité divine. Jésus appelle à la repentance et à la foi véritable. Ce passage nous invite à examiner si nous vivons sous l’autorité du Christ ou si nous résistons à ses enseignements.

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En suivant ce programme, nous nous engageons chaque jour à méditer sur la Parole de Dieu, à purifier nos vies, à adorer dans la prière, et à accepter pleinement l’autorité de Jésus-Christ comme notre Sauveur et Roi.

Lecture de la Bible le 25 Janvier

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La lecture de la Bible le 25 janvier nous plonge dans des événements significatifs de l’Exode, où l’agneau pascal est sacrifié et les premiers-nés sont consacrés à l’Éternel. Dans le Nouveau Testament, Pierre confesse la divinité de Jésus, affirmant qu’il est le Messie.

Proposition de Lecture de la Bible le 25 Janvier

Ancien Testament  :

  •  Exode 12  – Dieu ordonne le sacrifice de l’agneau pascal
    Exode 12 présente le moment crucial de l’Exode : Dieu ordonne aux Israélites de sacrifier un agneau pascal. Ce sacrifice a pour but de marquer l’entrée du peuple dans la délivrance, avec le sang de l’agneau servant à protéger leurs maisons des plaies. L’agneau pascal devient ainsi un symbole de salut, préfigurant le sacrifice ultime de Jésus-Christ. Cet acte est un moment clé pour l’identité d’Israël et pour l’histoire du salut.
  • et
  • Exode 13  – Les premiers-nés consacrés à l’Éternel
    Exode 13 évoque la consécration des premiers-nés à l’Éternel. Après la délivrance d’Égypte, Dieu ordonne que tous les premiers-nés, humains et animaux, soient dédiés à Lui. Cette consécration rappelle aux Israélites que la rédemption est un acte de grâce divin. Elle souligne également l’importance de se souvenir des actes de Dieu et de les transmettre aux générations futures.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 16  – Pierre reconnaît la divinité de Jésus : « Tu es le Messie »
    Dans Matthieu 16, Pierre déclare sans hésitation : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. » Cette confession marque un tournant dans la reconnaissance de Jésus par ses disciples. Jésus, en réponse, félicite Pierre pour sa foi et révèle que sur cette confession, il bâtira son Église. Ce passage montre l’importance de la reconnaissance de la divinité du Christ, fondement de la foi chrétienne.

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Lecture de la Bible le 15 Janvier

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La Lecture de la Bible le 15 Janvier nous invite à méditer sur des récits fondamentaux. Ce jour-là, nous découvrons des histoires marquantes de l’Ancien et du Nouveau Testament, abordant des thèmes comme la postérité, la jalousie fraternelle et la consécration du disciple.

Proposition de Lecture de la Bible le 15 Janvier

Ancien Testament  :

  • Genèse 36  – La postérité d’Ésaü (Edom)
    Ce chapitre nous décrit la lignée d’Ésaü, le frère de Jacob. La postérité d’Ésaü, appelée Édom, devient une nation distincte. Ce passage met en lumière la division entre les frères et leurs héritages respectifs, un rappel de la diversité des destinées humaines.
  • –
  • Genèse 37  – Joseph, le fils préféré de son père
    Joseph est l’objet de la jalousie de ses frères en raison de l’amour particulier que lui porte leur père. Cette histoire nous montre les dangers de la préférence parentale et les conflits familiaux qui peuvent en découler. Elle nous prépare à la grande épreuve que Joseph devra affronter.
  • et
  • Genèse 38 – L’ignoble péché de Juda
    e chapitre 38 révèle un acte immoral de Juda, qui commet une transgression grave. Ce récit illustre l’importance de la moralité et de la responsabilité dans nos relations. Il rappelle les conséquences du péché, même pour ceux qui sont choisis par Dieu.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 10 : 21-42 – Le prix de la consécration du disciple
    Dans ce passage, Jésus met en garde ses disciples contre les épreuves à venir. Il leur explique que la véritable consécration implique parfois des sacrifices personnels et des confrontations difficiles. Cependant, il promet une récompense éternelle à ceux qui persévèrent. Ce texte nous enseigne l’importance de la fidélité et du courage dans notre marche chrétienne.

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Lecture de la Bible le 11 Janvier

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La lecture de la Bible le 11 janvier nous plonge dans des moments décisifs de l’histoire biblique. À travers le vol de la bénédiction par Jacob et la confirmation de l’alliance à Béthel, nous découvrons des leçons profondes sur la foi, la consécration et les épreuves des disciples.

Proposition de Lecture de la Bible le 11 Janvier

Ancien Testament  :

  • Genèse 27  – Le vol de la bénédiction par Jacob
    Ce chapitre relate l’histoire de Jacob, qui, avec la complicité de sa mère, trompe son père Isaac pour recevoir la bénédiction qui revenait normalement à son frère Ésaü. Bien que ce mensonge ait des conséquences, il montre que Dieu travaille dans les faiblesses humaines pour accomplir ses promesses. Ce récit illustre aussi comment Dieu peut utiliser des circonstances imparfaites pour accomplir ses desseins.
  •   et
  • Genèse 28  –À Béthel, l’alliance avec Abraham est confirmée à Jacob
    À Béthel, Jacob reçoit une vision divine dans laquelle Dieu lui confirme l’alliance promise à Abraham. Cette expérience spirituelle marque un tournant dans la vie de Jacob. Il réalise que Dieu est présent avec lui, même dans les moments de doute. Dieu lui promet une descendance nombreuse et la bénédiction de toute la terre, un renouvellement de la promesse divine.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 8 : 18-34 – La mise à l’épreuve de la consécration des disciples
    Dans ce passage, Jésus met à l’épreuve l’engagement de ses disciples. Il leur montre que suivre Christ implique des sacrifices et des défis. Jésus demande aux disciples d’être prêts à renoncer à tout, même à la sécurité et aux biens matériels. Ce moment de mise à l’épreuve nous enseigne que la consécration à Dieu n’est pas un chemin facile, mais qu’il est rempli de bénédictions éternelles.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 3 Décembre

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La lecture de la Bible le 3 décembre nous plonge dans des réflexions profondes sur l’adoration et la pureté du cœur à travers les passages d’Ézéchiel et les conseils de l’apôtre Jean. Ces textes nous invitent à nous consacrer à Dieu et à discerner les ennemis de notre foi.

Proposition de lecture de la Bible le 3 Décembre

Ancien Testament  :

  • Ézéchiel 45  : Le territoire réservé à l’Éternel
  • Dans Ézéchiel 45, Dieu attribue une portion spécifique du territoire à l’Éternel. Ce terrain, consacré et séparé des autres, représente le lieu où l’adoration se déroule. Il symbolise la sainteté et l’exclusivité de la relation entre Dieu et Son peuple. L’emplacement réservé montre l’importance de consacrer un espace et un temps particulier à Dieu, soulignant que tout dans notre vie devrait refléter cette consécration divine.
  • et
  • Ézéchiel 46 : Le prince adore le premier
  • Ézéchiel 46 présente le prince qui se distingue par son rôle d’adorateur. Avant de guider le peuple, il doit lui-même s’humilier devant l’Éternel. Cela démontre l’importance de la direction spirituelle, qui commence par une dévotion personnelle. Le prince devient ainsi un modèle de piété pour le peuple. Ce passage nous rappelle que tout leader, qu’il soit spirituel ou autre, doit d’abord être un serviteur de Dieu avant de servir les autres.

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Nouveau Testament :

  • 1 Jean 2  : Les petits enfants et leurs ennemis
  • Dans 1 Jean 2, l’apôtre Jean met en garde les croyants contre les ennemis de leur foi. Il adresse un message aux « petits enfants », symbolisant les jeunes dans la foi, et les encourage à se préserver des tentations du monde. Jean souligne également que la victoire sur ces ennemis repose sur la force du Christ. Ce passage nous exhorte à rester vigilants et à ne jamais perdre de vue notre dépendance à Dieu pour surmonter les défis spirituels.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante.