Luc 21:9-11 : Comprendre les avertissements de Jésus dans

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Luc 21:9-11 nous avertit clairement des épreuves à venir :

Désolation de guerre, symbole des avertissements de Jésus-Christ. Luc 21:9-11,
Luc 21:9-11, avertissements de Jésus face aux conflits mondiaux.

Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne soyez pas effrayés, car il faut que ces choses arrivent premièrement. Mais ce ne sera pas encore la fin.

10 Alors il leur dit: Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume;

11 il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel.

Luc 21:9-11

Jésus met en garde contre l’angoisse et la peur face aux calamités qui secoueront le monde. Il appelle à la vigilance, mais aussi à la foi. Les nations s’affronteront, des tremblements de terre surviendront, et des famines se déclareront, mais cela ne signifie pas la fin du monde. Ces événements, bien que déstabilisants, ne sont que le prélude aux changements profonds qui marqueront l’histoire.

Aujourd’hui, ce message prend toute sa pertinence avec le contexte de crises mondiales, de conflits et de catastrophes naturelles. Jésus invite à ne pas céder à la panique, mais à persévérer dans la foi et à garder l’espoir. Les difficultés de ce monde, bien réelles, doivent renforcer notre ancrage en Dieu. La fin des temps, selon Jésus, sera un temps de préparation spirituelle, un appel à l’attente active et confiante dans la souveraineté de Dieu.

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Je suis persuadé que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

Romains 8:18

1 Rois 8 et 9 – – – Luc 21:1-19

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Parabole de l’ami intercesseur – prière persévérante de Luc 11:5-10

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La parabole de l’ami intercesseur de Luc 11:5-10 enseigne la puissance de la prière persévérante. Jésus utilise une situation du quotidien pour illustrer une vérité spirituelle profonde. Cette parabole nous interpelle sur notre relation à Dieu et nous pousse à la persévérance et au pardon dans la vie chrétienne.

Ceci est le rappel que les prières adressées à Dieu, sont faites pour répondre aux besoins des uns et des autres.

1 – L’enseignement

Luc 11:5-10

Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,

car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,

et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, –

je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.

Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus avec cette parabole, répond à un de ses disciples qui lui demandait de leur apprendre à prier.

Luc 11:1

1 Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.

Dans les premiers versets de ce chapitre, Jésus donne la structure de la prière à adresser au Père, puis partage une parabole. Avec celle-ci, Jésus veut former ceux qui le suivent, à prier avec foi, constance et persévérance. Son auditoire était composé de croyants désireux d’approfondir leur vie de prière. Ce détail change la compréhension que nous pourrions avoir. La parabole ne s’adresse pas à des non-croyants mais à ceux qui veulent marcher avec Dieu. Jésus leur montre que la prière n’est pas faite d’automatismes à répétition. Elle doit être avant tout relationnelle et persévérante.

Cette précision est essentielle parce que la prière enseignée ici, suppose qu’il y a un lien d’intimité entre celui qui prie et Dieu, ce lien se développant à travers la foi et la constance, malgré les apparences de silence. La foi est aussi le fait de croire que Dieu entend nos prières et de reconnaître qu’elles sont exhaussées quand nous sommes dans sa volonté.

3-  Le contexte :

Luc place cette parabole juste après l’enseignement du Notre Père, où Jésus parle de la prière comme d’un acte quotidien. Il faut savoir qu’en Israël à l’époque de Jésus, l’hospitalité était sacrée et que recevoir un invité sans nourriture était impensable.

Luc 11:1-4

1 Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.

Il leur dit: Quand vous priez, dites: Père! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne.

Donne-nous chaque jour notre pain quotidien;

pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense; et ne nous induis pas en tentation.

Le pain de la parabole fait référence au pain quotidien de la prière. La prière exprime ainsi un besoin adressé à Dieu. Jésus utilise le contexte social et culturel de son époque pour souligner l’importance de l’hospitalité et pour donner à cette scène un sens spirituel fort. Il montre que Dieu n’est pas distant et qu’il répond à ceux qui persévèrent dans leur demande. Ce passage de l’Évangile de Luc relie la persévérance à la réponse divine.

4-  Explication de la parabole

L’histoire par elle-même est contenue en:

Luc 11:5-7

Il leur dit encore: Si l’un de vous a un ami, et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,

car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,

et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, –

Pour comprendre pleinement cette parabole, il est utile de s’y plonger. Cela implique d’examiner chacun des personnages et de ressentir leurs émotions. Dans cette parabole, Jésus encourage chaque personne de son auditoire à se projeter : ‘Si l’un de vous a un ami’. Le cadre nocturne de l’histoire, avec l’ami et sa famille déjà couchés, montre que le moment est le plus défavorable pour faire cette demande. Jésus illustre alors comment chacun réagirait, concluant que nous devons agir de même avec Dieu en priant.

La réaction du troisième ami est donnée en :

Luc 11:8

je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.

Jésus montre que même sans une amitié étroite, cet ami aurait fini par répondre favorablement à la prière en raison de l’insistance, voire de l’importunité de la personne.

La conclusion de la parabole est donnée :

Luc 11:9-10

Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Lorsque nous adressons nos prières à Dieu le Père, il est essentiel de le faire avec insistance et persévérance jusqu’à ce que la prière soit exaucée.

Ces versets 9 et 10 se retrouvent en Matthieu dans un autre contexte:

Marc 11:24

24 C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir.

Cela veut dire qu’il faut prier jusqu’à l’exhaussement. Si nous ne croyons pas à l’exhaussement, pourquoi prier ? Le fait de ne pas continuer à prier jusqu’à l’exaucement montre un manque de foi manifeste.

5- La leçon à retenir et Son application personnelle

Qui peut prétendre savoir prier. les disciples ont pu voir Jésus prier et désirer prier comme lui, en vérité, avec intensité sur les sujets qui se présentaient.

Dans cette parabole de l’ami intercesseur

Dans cette parabole, l’ami imprévu qui arrive, est l’image d’un besoin inattendu et urgent. Il est question ici de la prière d’intercession. A travers elle, nous n’exprimons pas un besoin personnel mais nous prenons à cœur le besoin d’une autre personne, comme il est dit en :

Jacques 5:16

16 Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.

  1. L’ami dérangé dans sa maison représente Dieu dans la parabole — non pas par ressemblance, mais par contraste :
    • Dieu n’est pas agacé de nos prières.
    • Il ne dort pas. ( Psaumes 121:4)
    • Il répond avec bonté.
    • Mais Jésus utilise ici l’argument du « a fortiori » : si un homme finit par répondre par lassitude, combien plus Dieu, notre Père bienveillant, répondra-t-il avec amour à nos requêtes persévérantes !
Cette parabole de l’ami intercesseur de Luc 11:5-10 encourage chacun à :

Prier avec persévérance. Ne pas abandonner après avoir fait une ou deux prières. Dieu honore ceux qui cherchent avec foi et ténacité.

Nous attendre à Dieu qui peut différer sa réponse, non par refus, mais pour affermir notre foi.

Nous approcher de Dieu avec audace, et ce non comme un mendiant craintif, mais comme un enfant qui sait que son Père est bon.

Être sensibles aux besoins des autres. L’homme de la parabole demande non pour lui, mais pour son visiteur. Intercédons aussi pour les autres !

Luc 20:1-2 : Jésus est questionné sur son autorité

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En Luc 20:1-2, les chefs religieux cherchent à remettre en question l’autorité de Jésus.

Enquêteur scrutant les intentions humaines à la lumière divine.
Luc 20:2 : Un religieux s’interrogeant sur Jésus

1 Un de ces jours-là, comme Jésus enseignait le peuple dans le temple et qu’il annonçait la bonne nouvelle, les principaux sacrificateurs et les scribes, avec les anciens, survinrent,

et lui dirent: Dis-nous, par quelle autorité fais-tu ces choses, ou qui est celui qui t’a donné cette autorité?

Luc 20:1-2

Les religieux interrogent Jésus en lui posant une question subtile, cherchant à le piéger. Jésus, pleinement conscient de leurs intentions, répond avec sagesse et autorité, leur posant à son tour une question. Ce passage rappelle que l’autorité de Jésus ne dépend pas de l’approbation humaine, mais de sa divinité et de sa mission divine. Aujourd’hui encore, nous sommes confrontés à des défis similaires : notre foi et notre autorité en Christ sont souvent mises en doute par le monde qui nous entoure.

L’enseignement de ce passage pour nous aujourd’hui réside dans notre confiance inébranlable en l’autorité de Jésus. Nous vivons dans un monde où l’autorité divine est souvent remise en question, et où les croyants peuvent se sentir marginalisés. Cependant, comme Jésus l’a fait, le chrétien doit répondre à ses détracteurs avec sagesse et fermeté, en restant ancré dans sa foi.

Que ce passage rappelle qu’il ne faut jamais avoir honte de l’autorité que Jésus nous a donnée, de toujours témoigner de sa vérité avec courage et humilité, peu importe les oppositions ou les interrogations qui surgissent.

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Il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.

Matthieu 7:29

1 Rois 3 à 5 – – – Luc 20:1-26

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Luc 19:46 : La purification du Temple, l’appel à la pureté

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Luc 19:46 : La purification du Temple qui est un appel à la pureté, est un verset fort où Jésus purifie le Temple, en renversant les tables des marchands.

Des mains levées en prière, Marc 11:17, temple sacré.
Marc 11:17 : La maison de prière transformée en commerce – Luc 19:46

46 leur disant: Il est écrit: Ma maison sera une maison de prière. Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.

Luc 19:46

Cette scène témoigne de la sainteté de la maison de Dieu, un lieu réservé à la prière et non à des transactions mondaines. Le Christ exprime ici une vérité importante qui est que Dieu attend de nous une pureté intérieure et extérieure.

Aujourd’hui, ce verset doit nous interpeller. Sommes-nous prêts à examiner notre cœur, à purifier notre vie de tout ce qui pourrait être un obstacle à notre relation avec Dieu ? Parfois, nos « tables » sont pleines de distractions, de péchés ou d’attachements matériels. Jésus nous appelle à les renverser et à restaurer la pureté dans notre cœur et nos actions. Cette purification va bien au-delà des lieux physiques. Elle touche notre âme, notre conscience et notre dévouement envers Dieu.

Ainsi, Luc 19:46 nous invite à réfléchir sur la manière dont nous honorons Dieu. L’appel à la pureté dans le Temple devient un appel à la purification de notre vie spirituelle. Ce n’est qu’en nettoyant notre intérieur que nous pourrons être des témoins authentiques de la gloire de Dieu.

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C’est ici la journée que l’Éternel a faite: Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie!

Psaumes 118:24

1 Rois 1 à 2 – – – Luc 19:28-48

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Luc 19:7-10 : L’accueil de Jésus, une nouvelle chance

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Dans Luc 19:7-10, l’accueil de Jésus chez Zachée est une invitation profonde à la transformation.

Zachée cherchant Jésus sur un arbre, révélant sa foi.
Zachée sur l’arbre : un acte de foi et d’humilité.Luc 19:7-10

Voyant cela, tous murmuraient, et disaient: Il est allé loger chez un homme pécheur.

Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit: Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et, si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple.

Jésus lui dit: Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham.

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. 

Luc 19:7-10

Zachée, un collecteur d’impôts méprisé, cherchait Jésus malgré les obstacles sociaux. Il grimpa sur un arbre pour voir Jésus passer, un geste audacieux qui montrait sa foi et sa soif de changement. Jésus, voyant son cœur sincère, a décidé de l’honorer en entrant chez lui. Cet acte de grâce inattendu, va bouleverser la vie de Zachée, qui trouve la rédemption.

L’enseignement que nous tirons de ce passage est clair : l’accueil de Jésus dans nos vies est une chance pour tous, peu importe notre passé. Jésus ne regarde pas nos erreurs passées, mais voit en nous le potentiel de changement. Aujourd’hui encore, il nous offre une nouvelle chance, à condition que nous soyons prêts à le chercher activement, comme Zachée.

Nous devons comprendre que, comme Zachée, il n’y a pas de distance trop grande ou de péché trop lourd pour que Jésus nous accueille. Il est là, prêt à transformer notre vie, à condition d’accepter son invitation à la repentance et à la foi.

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Je vous le dis, de même il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repend que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance.

Luc 15:7

2 Samuel 23 à 24 – – – Luc 19:1-27

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Hébreux chapitre 6 : Croissance spirituelle et assurance du salut

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Hébreux chapitre 6 invite à tendre vers ce qui est parfait, pour des choses meilleures et favorables au salut en prenant appui sur l’exemple d’Abraham, et ce pour saisir l’espérance qui est proposée en Jésus.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 7

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Hébreux chapitre 6 – Étude biblique

1 – Hébreux chapitre 6 :1-8 : Avancer vers la perfection

Hébreux 6:1-3

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel.

C’est ce que nous ferons, si Dieu le permet.

Le « C’est pourquoi », fait suite à ce qui a été dit prédemment. L’auteur de cette épître veut amener ses lecteurs à une maturité spirituelle !

L’expression « Sans poser de nouveau le fondement« , leur rappelle qu’ils ont été enseignés probablement par lui-même sur les points qui suivent.

Les « éléments de la Parole » veut dire les principes élémentaires, ou enseignements élémentaires de la Parole de Christ qui devraient constituer les éléments de base de tout enseignement. Il est question de six éléments regroupés en trois paires :

1 – Le stade initial de l’obéissance à Christ : repentance des œuvres mortes et foi en Dieu, car les œuvres mortes s’opposent à la foi en Dieu.

2 – la vie de l’église : les baptêmes et l’imposition des mains.

3 – L’espérance chrétienne : la résurrection des morts et le jugement éternel

Cette liste peut paraître courte mais l’auteur cible les points pour ramener les personnes juives converties à Jésus tentées de retourner au judaïsme, montrant que le christianisme est la suite logique du judaïsme. Le Nouveau Testament en effet, est la réalisation de l’Ancien Testament.

Puisque le chrétien s’est repenti, le renoncement aux œuvres mortes correspond au renoncement aux œuvres de la loi. Ces règles n’étaient que l’ombre des choses à venir avec Jésus-Christ. (Hébreux 8:5 ; 10:1)

Jésus lui-même, associe la repentance et la foi :

Marc 1:15

15 Il disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.

Autre point : La foi en Dieu est le principe fondamental de la religion juive.

Habakuk 2:4

Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; Mais le juste vivra par sa foi.

Il faut se repentir de nos péchés mais il faut aussi se repentir des œuvres mortes qui sont les pratiques religieuses stériles. Ceci est confirmé en :

Galates 2:16

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

 Nous avons la purification et la foi en Dieu. Cependant en Christ, il ne s’agit pas de la purification des juifs qui étaient appelé à se purifier dans un mikvé à plusieurs reprises alors que le baptême a lieu une seul fois.. Rappelons-nous de l’épisode de :

Jean 13:9-10

Simon Pierre lui dit: Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête.

10 Jésus lui dit: Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous.

La foi en Jésus-Christ est implicite avec la foi en Dieu.

Le mot grec ’’baptismos’’ est un pluriel ce qui sous-entend qu’il fait référence à plusieurs types de baptême. Il se traduit par les mots lavage, ablutions, baptêmes.

Pour rappel, chez les juifs, il y avait un bain de purification pour les femmes sortant de la période de menstruation notamment, et une purification après certaines maladies telles que la lèpre …

Pour ce qui est de l’imposition des mains, il s’agissait d’une pratique que nous retrouvons dans les Évangiles et qui se faisait dans l’Ancien Testament. Nous voyons l’imposition des mains sur un animal pour le transfert des péchés en Exode 29 et en Lévitique.

De même, Jacob posa ses mains sur les enfants de Joseph pour les bénir.

Genèse 48:12-19

14 Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d’Éphraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé: ce fut avec intention qu’il posa ses mains ainsi, car Manassé était le premier-né.

et Moïse posa ses mains sur Josué pour transmettre l’esprit de sagesse.

Deutéronome 34:9

9 Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui. Les enfants d’Israël lui obéirent, et se conformèrent aux ordres que l’Éternel avait donnés à Moïse.

Avec le Nouveau Testament l’imposition des mains étaient plus réservée à la transmission du Saint-Esprit ou de dons par la main des apôtres.

En ce qui concerne la résurrection des morts et le jugement éternel, dans l’Ancien Testament il en est aussi question:

Ésaïe 26:9

19 Que tes morts revivent ! Que mes cadavres se relèvent ! -Réveillez-vous et tressaillez de joie, habitants de la poussière ! Car ta rosée est une rosée vivifiante, Et la terre redonnera le jour aux ombres.

Et en Daniel 12:2

2  Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle.

Et aussi en Job 19:25-27

25 Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre.

26 Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.

27 Je le verrai, et il me sera favorable ; Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre ; Mon âme languit d’attente au dedans de moi.

Cette doctrine de la résurrection n’était pas partagée par tous puisqu’il y avait opposition à ce sujet entre les Sadducéens et les Pharisiens. Jésus précise que Dieu est le Dieu des vivants et non pas des morts.

Marc 12:27

27 Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes grandement dans l’erreur.

C’est aussi comprendre que seuls, ceux qui appartiennent à Dieu connaîtront la résurrection et que les autres iront en enfer.

Actes 4:2

mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts.

Quant au jugement éternel, il était une réalité pour les Juifs.

Genèse 18:25

25 Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir !

Psaumes 58:12

12 Et les hommes diront: Oui, il est une récompense pour le juste; Oui, il est un Dieu qui juge sur la terre.

Jésus parle du jugement éternel dans la parabole des boucs et des brebis :

Matthieu 25:31-46

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

Ces six doctrines de Hébreux 6 se trouvaient dans la religion juive, mais elles prennent toute leur signification en Jésus. Ces doctrines qui sont le fondement de la foi chrétienne, étaient connues des Juifs.

Le verset 3 qui dit «  si Dieu le permet »,montre une soumission à Dieu de l’auteur de cette épître et son humilité, mais il démontre aussi sa détermination. L’auteur va tout faire pour ramener à la foi en Jésus ceux qui ont tendance à revenir au judaïsme, mais il sait que tout seul, il en sera incapable et qu’il lui faut pour ce faire, l’aide du Saint-Esprit.

Hébreux 6:4-8

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu ;

8mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

L’expression : « il est impossible« , montre que les judéo-chrétiens avaient reçu un bon enseignement de la doctrine chrétienne, mais que certains avaient la tentation de revenir au judaïsme.

Verset 4-6 : L’auteur met l’accent sur le danger de l’apostasie. Ceux qui ne se sont pas affermis dans la foi en Jésus peuvent-ils revenir ? S’ils sont tombés, c’est trop tard, cela est devenu impossible !

Verset 7-8: l’eau de la Parole sur les hommes est comparée à la pluie sur la terre. Les uns produisent de l’herbe utile (de bonnes œuvres) et vont au paradis, les autres sont voués au feu de l’enfer.

Nous retrouvons ici l’idée exprimée dans la parabole des quatre terrains de Matthieu 13.

Ce passage de Hébreux 6:4-6 constitue un avertissement des plus sévères !

Rappelons-nous que le but de l’épître est un avertissement à l’encontre d’une apostasie éventuelle. Certains de ces judéo-chrétiens à qui étaient destinés cette lettre, étaient peut-être déjà tombés dans l’apostasie et risquaient d’entraîner l’ensemble de leur groupe. Par ailleurs, la grande erreur est de ne pas comprendre que chaque chrétien est appelé à devenir à l’image de Christ sous la direction du Saint-Esprit et de croire qu’il n’y a plus rien à faire.

Voyons ce passage en détails :

Verset 4 – une fois éclairés ou illuminés: signifie que ces personnes se sont converties et avaient une connaissance de l’évangile, en référence à

1 Jean 1:5

La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres.

Voyez ce que nous pouvons voir dans le : une fois éclairés ou illuminés

1 – Celui qui une fois, s’est tourné vers Dieu, ne doit plus se détourner de Dieu.

2 – Celui qui une fois, a été sauvé, doit continuer à vivre en tant que personne sauvée.

3 – Celui qui une fois, a été pardonné de ses péchés, doit vivre en tant que personne pardonnée en se rappelant de ce pardon.

4 – Celui qui une fois, s’est converti doit continuer à vivre en tant que converti.

5 – Celui qui une fois, a été délivré, doit continuer à vivre dans la liberté.

6 – Celui qui une fois, a reçu le Saint Esprit, doit continuer à vivre sous l’action du Saint Esprit.

7 – Celui qui, une fois, a obtenu la grâce, doit continuer à vivre dans la grâce.

8 – Celui qui une fois, a été béni, doit continuer à rester dans les bénédictions.

9 – Celui qui une fois, a reçu les dons du Saint Esprit, doit continuer à utiliser ses dons, à les développer et en acquérir d’autres.

10 – Celui qui une fois, a reçu l’appel de Dieu, doit continuer à vivre dans cet appel et dans son action.

Il y a là, la notion de mouvement. C’est la marche chrétienne !

Quand Dieu agit, il agit une fois pour toutes !

Romains 6:10

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

Cette idée de une fois pour toutes se retrouve en Hébreux 7:27 ; 9:12 ; 10:10.

verset 4 – qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit, Ils ont expérimenté l’Esprit Saint, ses dons, son action.

verset 5 – ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir :  Il s’agit de l’évangile de Jésus manifesté avec puissance par des signes et des prodiges.

Le siècle à venir est à prendre au sens juif du terme. Il s’agit des temps messianiques (vu précédemment)

L’auteur qui connaissait ses lecteurs, n’avait aucun doute sur leur conversion d’où le fait qu’il parle d’impossibilité et qu’ils soient amenés à une nouvelle repentance.

Rappelons-nous que sous l’ancienne alliance, ceux qui ne respectaient pas le sabbat, ou simplement qui faisait un parfum semblable à celui réservé à Dieu, étaient retranchés du peuple de Dieu.

Exode 30:35-38

35 Tu feras avec cela un parfum composé selon l’art du parfumeur; il sera salé, pur et saint.

36 Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.

37 Vous ne ferez point pour vous de parfum semblable, dans les mêmes proportions; vous le regarderez comme saint, et réservé pour l’Éternel.

38 Quiconque en fera de semblable, pour le sentir, sera retranché de son peuple.

Le châtiment peut-il être moindre ?

Exode 31:14 – Le sabbat

14 Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple.

Cet avertissement de l’Ancien Testament faisait aussi partie de ce qu’on appelle l’ombre des choses à venir, c’est-à-dire l’ombre de la nouvelle alliance ! Il y a un point de bascule à ne pas franchir. La gravité de la faute est d’autant plus grande que la personne aurait dû pouvoir l’éviter. N’oublions pas que la réconciliation avec Dieu le Père est le résultat du sacrifice de Jésus à la croix.

Cet avertissement est répété de façon plus explicite en :

Hébreux 10:26-29

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

C’est un point sur lequel l’apôtre Pierre se penche dans ses termes propres.

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

Le secret pour une croissance spirituelle réside dans la continuité constante de celle-ci.

2 – Hébreux chapitre 6:9-12 : Avoir du Zèle et de la persévérance

Hébreux 6:9-12

Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.

10 Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints.

11 Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance,

12 en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Verset 9 – Tout n’est pas perdu ou du moins tous ne sont pas perdus ! Au contraire l’auteur espère pour eux qu’ils continuent pour qu’ils obtiennent des choses meilleures. Par ce passage des versets 9 à 12, l’auteur adoucit son propos des versets précédents. Nous dirions que par ses avertissements, l’auteur veut secouer ses lecteurs avec des électro-chocs pour que ceux-ci réalisent l’état dans lequel ils se trouvent. Par l’expression « bien-aimés », il montre son attachement aux destinataires de sa lettre.

Verset 10 – l’auteur rappelle aux judéo-chrétiens leurs actions passées, leur travail, leur amour et leur dit: ressaisissez-vous ! Ceci est pour eux un encouragement à persévérer et à revenir pleinement à la pureté de l’Évangile. Il parle du travail et de l’amour manifestés par l’ensemble du groupe, sans présager de qui a fait quoi. L’auteur rappelle que Dieu n’est pas injuste pour oublier le travail accompli.

Verset 11 – Il s’adresse ensuite à chacun personnellement en disant en substance que chacun agisse avec le même zèle, et le même empressement.

Verset 12 – Ne pas se relâcher, persévérer, tenir ferme. Nous avons là l’idée d’un groupe face à l’ennemi qui tient une position en attendant que les renforts arrivent. Cela rappelle la prière de Daniel où un homme vêtu de lin, lui apparait :

Daniel 10:12-13

12 Il me dit : Daniel, ne crains rien; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens.

13 Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours; mais voici, Micaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse.

L’appel à l’aide de Daniel par la prière, a été entendue. Cependant, l’ange de l’Éternel a été empêché par le prince de Perse. Il a fallu l’intervention de Michaël pour qu’il puisse venir. Dieu viendra à notre secours par son Saint-Esprit, mais en attendant nous devons résister et tenir ferme. C’est ce que Dieu attend de nous. Par cette attitude nous témoignons de notre foi.      

Verset 12 – Ce verset est un rappel à ne pas oublier les promesses liées à notre marche de foi.

3 – Hébreux chapitre 6:13-15 : L’exemple d’Abraham

Hébreux 6:13-15

13 Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, et dit:

14 Certainement je te bénirai et je multiplierai ta postérité.

15 Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint l’effet de la promesse.

Quand Dieu fait une promesse, il tient parole, mais il ne dit pas quand viendra la réalisation de sa promesse. Nous sommes alors à l’épreuve de la foi en exerçant notre patience pour attendre l’intervention ou l’action de Dieu.

Ainsi, nous sommes régulièrement encouragés à développer la patience, comme il est dit en :

Colossiens 1:11

11 fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.

et en Colossiens 3:12

12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

De même, Jacques, le frère de Jésus, dit en :

Jacques 5:7-8

Soyez donc patients, frères jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison.

Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche.

Comme Abraham qui a persévéré, nous verrons se réaliser les promesses de Dieu. Pour rappel, Abraham avait 75 ans lors de la première promesse qu’il fera de lui une grande nation (Genèse 12 :1-7) et 100 ans lorsqu’Isaac son premier né, est né. (Genèse 25:5)

4 – Hébreux chapitre 6:16-20 : La promesse et le serment de Dieu

Hébreux 6:16-20

16 Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à toutes leurs différends.

17 C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immuabilité de sa résolution, intervint par un serment,

18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

Versets 17-18 – l’immuabilité de la promesse se démontre par deux choses immuables, de la même façon que l’on condamne un homme sur la base de deux ou trois témoins. (Deutéronome 17:6)

Mais qu’elles sont ces deux choses immuables dont parle l’auteur ?

Il faut revenir au verset 17 où l’auteur parle de la promesse et du serment de Dieu.

Dieu ne mentant pas, nous trouvons là un puissant encouragement.

Une ancre à la mer

Versets 19-20 – Notre espérance est comme une ancre. L’auteur nous compare à un bateau dont l’ancre est jetée pour résister aux éléments, évènements qui se déchaînent sur nos vies. C’est la même idée que Jésus exprime dans la parabole du constructeur qui bâtit sur le roc. Cette ancre est sûre et solide. Ici, c’est l’image du monde naturel au-dessus de la mer quand l’ancre est au fond de l’eau, image du monde spirituel.

L’ancre d’un bateau s’accroche au fond pour ne pas laisser le bateau dériver en raison du mauvais temps. Ainsi, notre espérance est dans le Dieu invisible. Elle est en Jésus. Et, parce que notre espérance est en Jésus, elle est placée dans la présence même de Dieu au-delà du voile qui sépare le lieu saint du lieu très saint. Notre espérance est en Dieu !

C’est au-delà du voile que Jésus est entré. Il s’agit du voile du Temple, le voile derrière lequel se trouve le lieu très saint, là où se trouve la présence de Dieu. Notre espérance est en Dieu !

Jésus entrant dans le lieu très saint, montre par ce fait qu’il est le souverain sacrificateur, le souverain sacrificateur de notre foi, et selon l’ordre de Melchisédek, ce qui introduit le chapitre 7.

Un rappel sur le fait de tendre vers ce qui est parfait.

Hébreux 6 :1

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

Tendre vers la perfection ! C’est-à-dire vers la maturité.

Ceci implique que nous devons toujours être en action, car il y a l’idée de ne jamais l’atteindre mais de s’en rapprocher le plus possible. Seul Dieu est parfait, seul Jésus est parfait et l’idée qui est exprimée dans tout le Nouveau Testament est celui d’être à l’image de Jésus, de plus en plus et ce, non par nos propres forces, mais en laissant le Saint-Esprit œuvrer en nous.

Proverbes 4:18

18 Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, Dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.

Au fur et à mesure que nous avançons dans la foi, l’image de Jésus doit se voir de plus en plus (sa lumière en nous). Nous avons la même idée exprimée différemment en

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

Et l’inverse est donné au verset suivant :

Éphésiens 4:14

14 afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,

Pour reprendre l’idée exprimée au verset 19 de ce chapitre, si notre espérance n’est pas fondée, accrochée à Jésus comme une ancre, nous sommes des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine.

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Luc 18:25-26 : L’impossible pour l’homme est possible avec Dieu

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Dans Luc 18:25-26, Jésus exprime une vérité profonde :

Un chameau passant par le chas d'une aiguille
Luc 18:25-26 : Un chameau, un passage difficile mais possible.

25 Car il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.

26 Ceux qui l’écoutaient dirent: Et qui peut être sauvé?

Luc 18:25-26

Ce verset semble décrire une impossibilité humaine évidente. Il met en lumière les obstacles spirituels qui surgissent quand l’attachement à la richesse, au confort ou à la puissance nous éloigne de Dieu. Pourtant, Jésus offre une réponse radicale : « Ce qui est impossible aux hommes, est possible à Dieu. »

Aujourd’hui, ce message doit interpeller chacun sur sa dépendance envers Dieu. Nous vivons dans un monde où l’acquisition de biens matériels peut devenir un piège, rendant aveugles à notre besoin spirituel. Mais il y a une bonne nouvelle. Là où nous voyons des obstacles, Dieu voit des opportunités de transformation. Ce qui semble impossible à accomplir par nos propres forces, devient possible par la grâce et la puissance de Dieu.

Ce verset appelle à une réflexion sur nos priorités et nos désirs. En renonçant à ce qui nous retient, nous permettons à Dieu de réaliser l’impossible en nous. Pour cela, il faut laisser Dieu transformer ce qui semble hors de portée en un témoignage de Sa grandeur et de Sa bonté.

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20[c] Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons,

Éphésiens 3:20

2 Samuel 21-22 – – – Luc 18:24-43

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Luc 18:18-19 : Comment entrer dans le Royaume de Dieu ?

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En Luc 18:18-19, un jeune homme riche interroge Jésus :

Entrée humble dans le Royaume céleste selon Luc 18:18-19.
Le Royaume de Dieu, un appel à l’humilité profonde Luc 18:18-19

18 Un chef interrogea Jésus, et dit: Bon maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?

19 Jésus lui répondit: Pourquoi m’appelles-tu bon? Il n’y a de bon que Dieu seul.

Luc 18:18-19

Jésus, dans sa réponse, lui rappelle que seule une vie conforme aux commandements de Dieu peut mener à l’héritage céleste. Cependant, il lui révèle aussi qu’il lui manque une chose essentielle : se détacher de ses richesses et suivre pleinement le Christ. Ce dialogue est une leçon importante pour nous aujourd’hui. Jésus nous invite à ne pas nous attacher aux biens matériels et aux réussites mondaines qui, bien qu’important dans cette vie, ne nous ouvrent pas la porte du Royaume de Dieu. Au contraire, la véritable richesse se trouve dans la foi sincère et l’humilité.

Aujourd’hui, il nous est demandé de réfléchir sur nos propres priorités. Cherchons-nous d’abord la gloire de Dieu ou la gloire de ce monde ? La question que Jésus pose au jeune homme s’adresse également à nous : qu’est-ce qui nous empêche de suivre Jésus pleinement ? L’enseignant divin nous appelle à un engagement radical, celui de renoncer à tout ce qui entrave notre relation avec Lui. Seul ce sacrifice et cette obéissance sincère nous ouvriront les portes du Royaume de Dieu.

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Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu.

Jean 3:3

2 Samuel 19-20 – – – Luc 18:1-23

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Luc 17:26-27 : Préparer son cœur pour le retour du Christ

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En Luc 17:26-27, Jésus invite à réfléchir sur l’importance d’être prêt pour son retour.

Le retour de Jésus-Christ dans la gloire à venir.
Luc 17:26-27 : Soyons prêts pour le retour du Christ.

26 Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme.

27 Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; le déluge vint, et les fit tous périr.

Luc 17:26-27

Ces versets rappellent que, tout comme dans les jours de Noé, la société sera absorbée par les préoccupations quotidiennes – manger, boire, se marier – sans se rendre compte du danger imminent. Ce passage doit pousser à la vigilance et à la préparation intérieure, car le retour du Christ surviendra lorsqu’on s’y attendra le moins.

Aujourd’hui, beaucoup vivent dans une routine qui peut devenir une distraction spirituelle. Ainsi, nous sommes absorbés par le travail, la famille et les activités sociales. Cependant, ce passage enseigne que ces préoccupations, bien que légitimes, ne doivent pas nous détourner de l’essentiel : la préparation pour la rencontre avec le Christ. Cette préparation implique une foi vivante, une prière constante et un cœur prêt à répondre à l’appel divin.

Ainsi, en cette époque de distractions et de turbulences, nous sommes appelés à garder nos yeux fixés sur la promesse du retour de Jésus. Être préparé, c’est cultiver une vie chrétienne authentique, fondée sur la prière, la méditation de la Parole et un amour constant pour notre Seigneur.

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En attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ.

Tite 2:13

2 Samuel 16 à 18 – – – Luc 17:20-37

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Luc 16:29 : La Parole de Dieu, suffisante pour la foi

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Luc 16:29 enseigne que la Parole de Dieu est pleinement suffisante pour guider nos vies et notre foi.

Groupe étudiant la Bible, écoutant Moïse et les prophètes.
Luc 16:29 : Étudier la Bible pour comprendre la Parole

29 Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent.

Luc 16:29

Dans ce passage, Abraham dans la parabole du riche et de Lazare, répond au riche en insistant sur l’importance d’écouter Moïse et les prophètes. Il souligne ainsi que la Parole écrite, transmise à travers les Écritures, est tout ce dont l’humanité a besoin pour comprendre la volonté de Dieu et se repentir. Même la résurrection des morts ne pourrait surpasser la sagesse et la puissance contenues dans les Écritures.

Aujourd’hui, ce verset rappelle que nous ne devons pas chercher des signes extraordinaires ou des miracles pour croire en Dieu. La Bible dans sa totalité, offre une connaissance suffisante pour vivre une foi authentique. À travers les Écritures, Dieu se révèle et nous montre le chemin de la repentance et du salut.

Dans notre monde moderne, il est facile de tomber dans la recherche constante de signes surnaturels ou de miracles. Toutefois, ce passage invite à reconsidérer notre relation avec la Parole de Dieu. La foi véritable se construit par l’écoute et l’obéissance aux Écritures, sans attendre de manifestations spectaculaires.

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Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Matthieu 4:4

2 Samuel 12-13 – – – Luc 16

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Hébreux chapitre 5 Christ, grand prêtre et médiateur

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Hébreux chapitre 5 souligne le rôle de Jésus en tant que Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek. Le texte encourage aussi les croyants à progresser dans la maturité spirituelle, en abandonnant les enseignements de base pour aller vers la perfection.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 6

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– Hébreux chapitre 5 – Étude biblique

S’adressant à des Hébreux, l’auteur de l’épître continue à démontrer la supériorité de Christ dans sa fonction de grand souverain sacrificateur. Il le fait en établissant des similitudes et des contrastes avec Aaron, le premier et le plus grand des sacrificateurs de l’ancienne alliance, qui avait été oint pour offrir les sacrifices à Dieu au nom du peuple. Alors qu’Aaron et ses successeurs exerçaient un sacerdoce limité dans le temps et dans l’espace, Christ, en tant que souverain sacrificateur éternel, a offert un sacrifice unique et parfait, non pas d’animaux, mais de sa propre vie. Son sacrifice transcende et accomplit ainsi pleinement les exigences de la loi. Aaron, quant à lui, intercédait au moyen de rituels terrestres. Christ a quant à lui traversé les cieux et siège à la droite de Dieu, assurant une réconciliation définitive entre Dieu et les hommes qui le reconnaitraient comme leur Sauveur et Seigneur.

1 – Le sacerdoce de Christ

À partir du chapitre 5 jusqu’au verset 18 du chapitre 10, l’épître développe le thème central du sacerdoce de Jésus-Christ, en insistant sur sa prééminence et sa perfection. Ce sacerdoce a déjà été évoqué dans les chapitres précédents (2:9, 11, 17 ; 3:1 ; 4:14-16). Le chapitre 6 qui sert de transition, mène à une discussion approfondie dès le chapitre 7 sur la supériorité du sacerdoce de Christ par rapport à l’ordre lévitique. Cela introduit aussi la nouvelle alliance à partir de Hébreux 8:6. Nous devons maintenant porter le regard sur notre grand souverain sacrificateur, Jésus-Christ, qui a traversé les cieux.

Un ministère accompli par un homme pour les hommes
Hébreux 4:14

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

Le ministère du grand prêtre était accompli par un homme en faveur des hommes. Un souverain sacrificateur légitime devait être appelé par Dieu. Cela était vrai pour le sacerdoce aaronique (Hébreux 5:1-4) et l’est encore plus pour celui de Christ (Hébreux 5:5-10). Contrairement aux prêtres terrestres, Jésus-Christ exerce un sacerdoce céleste, éternel et parfait. Il a offert un sacrifice unique, suffisant pour le salut. Sa traversée des cieux souligne la portée transcendante et éternelle de son œuvre.

2 – Les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance

Hébreux 5:1-3

1 En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés.

Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage.

Et c’est à cause de cette faiblesse qu’il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple.

Dans ces versets, l’auteur présente les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance. Premièrement, il doit être choisi parmi les hommes, partageant leur humanité et leurs faiblesses. En tant qu’homme, il comprend les faiblesses des autres et peut être indulgent envers eux. Jésus, lui aussi, a partagé la chair et le sang pour accomplir ce rôle pleinement.

Hébreux 2:14-16

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie, retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

Un intermédiaire entre Dieu et les hommes

Le sacrificateur servait Dieu au nom des hommes, jouant un rôle d’intermédiaire. Il offrait des sacrifices et des offrandes pour expier les péchés du peuple. Ainsi, il formait le lien entre les hommes pécheurs et le Dieu saint. Sous l’ancienne alliance, le souverain sacrificateur devait d’abord offrir un sacrifice pour ses propres péchés avant de pouvoir présenter les sacrifices pour le peuple, comme cela est montré dans le rituel du Yom Kippour (Lévitique 16:6, 11). Ce rituel souligne la faiblesse du prêtre humain, qui devait être purifié avant d’approcher Dieu.

Christ, le souverain sacrificateur parfait

Le contraste avec Jésus est frappant. Bien qu’il ait partagé notre humanité, il était sans péché et n’avait pas besoin d’offrir de sacrifice pour lui-même. Jésus était le souverain sacrificateur parfait, capable d’offrir un sacrifice unique et parfait pour les péchés du monde. Il était à la fois homme et sans péché.

3 – L’appel divin au sacerdoce de Christ

Hébreux 5:4-6

Nul ne s’attribue cette dignité, s’il n’est appelé de Dieu, comme le fut Aaron.

Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui !

Comme il dit encore ailleurs : Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

La charge de souverain sacrificateur ne peut être assumée par volonté personnelle ou ambition humaine. C’est une vocation divine, un appel direct de Dieu, comme ce fut le cas pour Aaron. De la même manière, Jésus-Christ n’a pas pris pour lui-même la gloire de devenir souverain sacrificateur. Dieu, son Père, l’a appelé à cette fonction. La citation du Psaume 2:7 montre que Dieu a déclaré Jésus comme son Fils :

Psaume 2:7  

7  Je publierai le décret; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui.

Un sacerdoce éternel selon l’ordre de Melchisédek

Le verset 6 renforce cette idée en citant le Psaume 110:4 : « Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » Jésus n’est pas un sacrificateur temporaire. Il est souverain sacrificateur pour toujours, marquant ainsi la continuité et l’importance de son ministère céleste, bien au-delà de l’ordre selon Aaron.

4 – l’humanité de Jésus

Hébreux 5:7-10

C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété,

a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes,

et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel,

10 Dieu l’ayant souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 5:7-10 décrit l’humanité de Jésus, notamment avec l’expression « dans les jours de sa chair ». Ceci désigne son incarnation, lorsqu’il partageait notre condition humaine. Il a vécu comme nous, avec des faiblesses et des passions, comme le souligne :

Romains 7:5

Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

Ce verset illustre que la chair est le siège des passions pécheresses. Galates 5:13, 19 donne aussi des instructions claires pour ne pas vivre selon la chair, malgré la liberté chrétienne.

Galates 5:13, 19

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

Cela exhorte à ne pas utiliser la liberté chrétienne pour vivre selon la chair.

Dans Hébreux 5:7, Jésus exprime son humanité par ses prières, ses cris et ses larmes dans le jardin de Gethsémané. Luc 22:42-44 relate cette scène douloureuse

Luc 22:42-44

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

44 Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

Jésus, dans une profonde humanité, prie plus intensément jusqu’à ce que sa sueur devienne comme des gouttes de sang. Cette prière montre à la fois sa nature humaine et sa soumission totale à la volonté de Dieu.

Hébreux 5:8 introduit le paradoxe suivant : Jésus, bien qu’étant Fils, a appris l’obéissance par la souffrance. Cela ne signifie pas qu’il manquait d’obéissance, mais qu’il a expérimenté l’obéissance dans toute son ampleur, même au prix de la souffrance. Philippiens 2:7-8 décrit bien cette soumission :

Philippiens 2:7-8

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Il s’est humilié, devenant obéissant jusqu’à la mort, même la mort de la croix.

Hébreux 5:9 affirme que Jésus, après avoir été « élevé à la perfection », est devenu l’auteur d’un salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. Ici, la perfection désigne l’accomplissement complet de sa mission. Jésus n’avait pas de défauts à corriger, mais il a achevé son rôle de rédempteur par l’obéissance et la souffrance. Sa mission se résume ainsi : « pas d’épreuves, pas de preuves ».

Luc 19:10 éclaire la raison de la venue de Jésus :

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

La perfection de Jésus inclut non seulement sa mission terrestre, mais aussi son rôle éternel. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui étaient temporaires, le sacrifice de Jésus est définitif. Il est à la fois le souverain sacrificateur et le sacrifice parfait.

Hébreux 5:10 confirme que Jésus est « souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek », un concept développé dans les chapitres suivants. Avant d’expliquer cela en détail, l’auteur adresse un avertissement à ses lecteurs concernant leur stagnation spirituelle.

5 – Avertissements et reproches pour l’immaturité spirituelle

Hébreux 5:11-14

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.

13 Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant.

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Hébreux 5:11 commence par un avertissement. L’auteur souligne que le sujet à venir est complexe, mais que les destinataires de sa lettre, sont devenus lents à comprendre. Le terme grec « nothros », traduit ici par « lents », peut aussi signifier « nonchalants » ou « indolents ». Cela révèle leur affaiblissement spirituel dû à un manque de diligence. Ils sont en effet responsables de leur propre stagnation.

Au verset 12, le reproche est direct : « Vous devriez être des maîtres. » Après un long apprentissage, ils auraient dû atteindre la maturité nécessaire pour enseigner. Pourtant, ils avaient encore besoin des bases, des premiers rudiments des oracles de Dieu. Ils sont restés comme des enfants spirituels. Leur situation n’est pas due à un manque de capacité, mais à une absence d’application personnelle dans l’étude et la mise en pratique de la doctrine.

Le contraste entre le lait et la nourriture solide

L’expression « besoin de lait » contraste avec la « nourriture solide ». Le lait symbolise les enseignements de base, destinés aux nouveaux convertis ou aux croyants faibles. En revanche, la nourriture solide est réservée à ceux qui ont atteint une maturité spirituelle. Cette distinction est aussi mentionnée dans :

1 Pierre 2:2

2 Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut.

De même, Paul en parle dans :

1 Corinthiens 3:2

2 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter.

La maturité spirituelle ne se limite pas à la connaissance théologique mais elle inclut aussi la capacité à discerner le bien du mal. Hébreux 5:14 souligne que ceux qui consomment une nourriture solide ont exercé leurs facultés à travers l’usage. Ils ont ainsi développé un jugement éclairé et la capacité de naviguer dans les complexités morales de la vie chrétienne.

Croître en maturité spirituelle

Cette croissance est essentielle pour devenir des hommes et des femmes accomplis dans la foi. Éphésiens 4:13 en donne l’objectif :

Éphésiens 4:13 :

13 jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

L’immaturité spirituelle se manifeste souvent par une incapacité à vaincre les désirs de la chair. Cette opposition entre la chair et l’Esprit est clairement décrite dans :

Galates 5:16-17

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

La chair et l’Esprit en opposition

Dans la Bible, la chair désigne souvent ce qui est périssable et corruptible. Elle est associée à la faiblesse humaine et à la tendance au péché. Romains 8:7 en donne un exemple :

Romains 8:7

car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

En Christ, cependant, la puissance de la chair est brisée.

Romains 8:3 déclare que Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Romains 8:3 déclare

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, –Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Vivre selon l’Esprit et non selon la chair

Éphésiens 2:14-16 montre que, par sa chair, Jésus a anéanti l’inimitié entre Dieu et les hommes :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Ainsi, en Christ, les chrétiens ne vivent plus selon la chair, mais selon l’Esprit, comme l’affirme :

Romains 8:9

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

Appel à la maturité spirituelle

L’appel à la maturité spirituelle est une exhortation à dépasser les enseignements de base et à développer une compréhension plus profonde de la foi. Cela nécessite de s’efforcer à discerner avec sagesse. 2 Timothée 2:15 encourage à un tel effort :

2 Timothée 2:15

15 Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité.

La véritable maturité chrétienne ne consiste donc pas seulement en une accumulation de connaissances, mais en une transformation de la vie, capable de discerner spirituellement et de résister aux désirs de la chair. Cela permet de vivre selon l’Esprit, en progressant vers la perfection promise par Dieu, comme le souligne :

2 Pierre 1:4

lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, la croissance spirituelle conduit à une vie en harmonie avec la volonté de Dieu, marquée par la capacité de discerner et de résister aux tentations de la chair.

2 Samuel 3:39 : Lamentation du roi David dépourvu de force

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Dans 2 Samuel 3:39, le roi David exprime une profonde lamentation, en se sentant dépourvu de force devant la perte de son fidèle Abner.

Homme se lamentant, symbole de la faiblesse du roi David.
2 Samuel 3:39, lamentation du roi David, dépourvu de force.

39 Je suis encore faible, quoique j’aie reçu l’onction royale; et ces gens, les fils de Tseruja, sont trop puissants pour moi. Que l’Éternel rende selon sa méchanceté à celui qui fait le mal!

2 Samuel 3:39

Ce verset montre un moment d’intense vulnérabilité de David qui, malgré son autorité royale, est accablé par la douleur. Il réalise que le royaume est à un tournant difficile, et que même en tant que roi, il est dépendant de la grâce et de la force de Dieu pour surmonter la perte et avancer.

Aujourd’hui, ce passage rappelle que, peu importe notre rôle dans la société ou notre statut, nous connaissons tous des moments de faiblesse. Même les leaders spirituels, comme David, peuvent se sentir épuisés, dévastés et impuissants. Ceci est un appel à reconnaître notre propre fragilité humaine et à dépendre de Dieu en tout temps et en particulier dans nos moments de souffrance.

David montre qu’il n’y a pas de honte à se laisser aller à la tristesse et à l’expression de nos émotions. Au contraire, dans notre faiblesse, nous pouvons nous tourner vers Dieu pour chercher réconfort et force. La lamentation de David n’est pas un signe de défaite, mais une occasion de se rappeler que la vraie force vient de Dieu, même au cœur de nos faiblesses.

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L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit abattu.

Psaumes 34:18

2 Samuel 3 à 5 – – – Luc 14:25-35

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Hébreux chapitre 4 – Entrer dans le repos de Dieu

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Dans Hébreux chapitre 4, l’auteur invite les croyants à entrer dans le repos de Dieu en maintenant leur foi en Jésus-Christ. Il souligne la puissance de la Parole de Dieu et l’accès que nous avons à son trône de grâce.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 5

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– Hébreux chapitre 4 : Étude biblique

Une première réflexion : L’épître aux Hébreux peut être vue comme une étude approfondie de l’Ancien Testament, en particulier sur le rôle de la sacrificature et de son accomplissement en Jésus-Christ. Ainsi, lorsque nous faisons une étude biblique sur cette épître, nous sommes en quelque sorte en train d’étudier une étude biblique déjà existante. L’auteur de l’épître, en effet, examine les Écritures de l’Ancienne Alliance pour montrer comment elles pointent toutes vers la personne et l’œuvre de Jésus, et nous poursuivons cette exploration à travers notre propre étude.

1-   Hébreux chapitre 4 : Le repos de Dieu

Hébreux 4:1-3

1 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.

Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.

Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos, selon qu’il dit: Je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos! Il dit cela, quoique ses œuvres aient été achevées depuis la création du monde.

Le verset 1 – L’expression « Craignons donc »

Ce verset fait écho à l’avertissement donné en Hébreux 3:17-19, où il est rappelé que les Hébreux, au cours de leur séjour dans le désert, ont été privés d’entrer dans le repos de Dieu à cause de leur désobéissance et de leur incrédulité. Ceux qui ont vu les miracles de Dieu mais qui ont manqué de foi, en ont payé le prix. Ce même avertissement s’applique aux lecteurs de cette épître qui les exhortent à ne pas commettre la même erreur. Il y a une invitation solennelle à craindre de rater cette opportunité d’entrer dans le repos de Dieu.

Les Hébreux dans le désert ont vu les miracles de Dieu. De même les juifs du temps de Jésus ont vu des miracles. Mais cela ‘’ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.’’

Nous comprenons que le repos de Dieu est toujours accessible aujourd’hui, ce qui souligne la continuité de cette promesse à travers les âges. Cependant, l’auteur met en garde : personne ne doit croire qu’il est trop tard ou qu’il est exclu de cette promesse, à moins qu’il ne manque de foi.

Il peut être parfois difficile de suivre la pensée de l’auteur de l’épître car il fait le lien entre le repos promis aux Hébreux dans le désert – celui de la terre de Canaan – et le repos spirituel offert par Dieu dans le ciel. Canaan est ici une préfiguration du repos spirituel et éternel que Dieu réserve à ses fidèles.

Le verset 2 : Qui est désigné par le « eux » ?

Ce « eux » pourrait simplement faire référence aux Hébreux du temps de l’Exode, qui, à cause de leur incrédulité, n’ont pas accédé au repos de Dieu. Cependant, l’auteur semble aussi s’adresser aux Juifs contemporains de Jésus, qui ont refusé de croire en lui, et qui, de ce fait, ne peuvent entrer dans ce repos spirituel. Ce repos est donc à la disposition de toute personne qui manifeste une foi véritable en Dieu, contrairement à ceux qui, par incrédulité, se coupent de cette bénédiction.

Le fait que « le repos de Dieu subsiste encore » souligne l’importance de ne pas se détourner de cette promesse en restant dans l’incrédulité. « Qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard » est un appel pressant à répondre à cette invitation divine.

L’auteur semble établir un parallèle entre les Juifs croyants ou non en Jésus, et les Hébreux du temps de l’Exode. Cela invite à une réflexion personnelle : si ce parallèle est valable pour eux, qu’en est-il pour nous ? Nous devons nous poser cette même question. Manifestons-nous la foi nécessaire pour entrer dans ce repos, ou restons-nous dans l’incrédulité qui nous en prive ?

Le verset 3 reprend le passage de

Psaume 95:11

11 Aussi je jurai dans ma colère : Ils n’entreront pas dans mon repos !

Cette phrase résonne comme un avertissement solennel à ceux qui, par manque de foi, et par désobéissance, se privent de l’accès au repos de Dieu.

Les versets 3-4 font référence à

Genèse 2:2

Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite.

 Dieu instaure ainsi un modèle de repos après l’accomplissement de la création, un repos parfait et achevé qui symbolise ce vers quoi tend le croyant : un repos spirituel avec Dieu, après l’accomplissement de sa foi.

Bien que Josué ait conduit le peuple dans la terre promise et leur ait procuré un certain repos, ce repos n’était pas celui de Dieu en plénitude. En effet, les combats ont continué, montrant ainsi que ce repos physique et temporaire n’était qu’un avant-goût du repos ultime. Le repos véritable et définitif reste à venir, réservé à ceux qui croient et persévèrent dans la foi.

Ce passage nous rappelle que le repos offert par Dieu n’est pas simplement physique, mais qu’il est spirituel et éternel. Il est encore accessible aujourd’hui pour ceux qui manifestent leur foi en Lui, et il trouve son accomplissement ultime dans la communion parfaite avec Dieu.

2 – Hébreux chapitre 4 :4-7 : Dieu fixe un nouveau jour

Hébreux 4:4-7

Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour : Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour.

Et ici encore : Ils n’entreront pas dans mon repos !

Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance,

Dieu fixe de nouveau un jour-aujourd’hui-en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs.

Le verset 4 commence par rappeler un verset fondamental de la création :
« Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour. »
Dieu établit ainsi un modèle de repos après l’achèvement de la création, un repos sacré et exemplaire. Pourtant, un contraste est immédiatement souligné au verset 5 : « Ils n’entreront pas dans mon repos ! »
Cela montre que certains, malgré l’offre divine, n’ont pas pu accéder à ce repos à cause de leur désobéissance.

Les versets 6 et 7

Le verset 6 clarifie que bien que ce repos soit encore accessible, il reste réservé à ceux qui, par la foi, y entrent. Les Hébreux, à qui la promesse avait été faite en premier, n’ont pas pu entrer à cause de leur manque de foi et de leur désobéissance. Cependant, Dieu, dans sa miséricorde, renouvelle son invitation :
Le verset 7 déclare que Dieu fixe « un jour – aujourd’hui ». Il appelle à la repentance et à l’obéissance, reprenant l’appel du psalmiste :
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. »

Les Hébreux, qui étaient sortis du dur esclavage égyptien, devaient goûter au repos promis par Dieu. Ce repos est une image du repos divin que Dieu désirait leur offrir, symbolisant également le repos dont Dieu jouit après la création. Le livre de Josué (21:43-45) témoigne de cette promesse partiellement réalisée :

« L’Éternel leur accorda du repos tout alentour… De toutes les bonnes paroles que l’Éternel avait dites à la maison d’Israël, aucune ne resta sans effet : toutes s’accomplirent. »

Cependant, ce repos n’était pas complet, car le peuple continuait à pécher et à désobéir, empêchant la pleine réalisation de la promesse. C’est pourquoi, dans le verset 7, Dieu renouvelle cette promesse, fixant un autre jour, « aujourd’hui », pour inviter à entrer dans ce repos spirituel à travers la foi.

L’auteur de l’épître aux Hébreux reprend l’appel du psalmiste au retour à Dieu, citant:

Psaumes 97:7-8

Car il est notre Dieu, Et nous sommes le peuple de son pâturage, Le troupeau que sa main conduit… Oh! si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix !

N’endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, Comme à la journée de Massa, dans le désert,

Ce rappel poignant souligne l’urgence de la foi. Le mot clé de ce passage est « aujourd’hui » — un appel pressant à ne pas retarder la réponse à Dieu. Aujourd’hui est le moment de faire le bon choix, de choisir le chemin qui mène au repos spirituel et à la communion avec Dieu.

Cette décision est cruciale, car elle engage notre avenir éternel. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait, mais aujourd’hui, nous avons l’opportunité de répondre à l’appel de Dieu.

3 – Hébreux chapitre 4 :8-11 : Être dans le repos de Dieu

Hébreux 4:8-11

Car, si Josué leur avait donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour.

Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu.

10 Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes.

11 Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

Ce passage souligne que le repos promis par Dieu n’était pas pleinement réalisé à l’époque de Josué :
Le verset 8 « Si Josué leur avait donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour. »
Le repos mentionné par les Psaumes (notamment 95 et 97), bien après l’époque de Josué, indique clairement qu’il existe un repos supérieur, un repos éternel et définitif, distinct de celui de Canaan.

Le verset 9 établit qu’il reste « un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu ». Ce repos, plus qu’une simple cessation des activités humaines, est spirituel, reflétant la paix et l’harmonie avec Dieu. Le sabbat, en tant qu’institution divine, symbolise un repos parfait et total que Dieu accorde à son peuple.

Le parallèle entre Josué et Jésus est pertinent ici. Josué (dont le nom en hébreu, Yéhowshuwa, signifie « l’Éternel est salut ») avait conduit Israël dans la terre promise, mais il n’a pu leur procurer le repos ultime. En revanche, Jésus (dont le nom, Yéshua, est la forme contractée de Yéhowshuwa) a accompli ce que Josué n’a pu : offrir le repos éternel par son sacrifice.

1 Pierre 1:18-21 nous rappelle l’immensité de ce salut :

18 sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous avez héritée de vos pères,

19 mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache,

20 prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous,

21 qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu.

Ce rachat acquis par le sacrifice de Jésus, est ce qui nous permet d’entrer dans ce repos divin.

Le verset 10 : « Celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes. » Cette déclaration implique que ceux qui ont accompli les œuvres préparées d’avance par Dieu, peuvent enfin entrer dans le repos. Ces œuvres ne sont pas de simples actions humaines, mais des bonnes œuvres préparées d’avance par Dieu, comme le souligne:

Éphésiens 2:10

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Ces œuvres sont le fruit de la foi et de l’obéissance à Dieu.

Le verset 11 exhorte à nous « efforcer d’entrer dans ce repos ». Cela implique qu’il y a un effort de foi et de persévérance pour entrer dans ce repos, et l’obstacle majeur à cela est la désobéissance, tout comme celle des Hébreux dans le désert qui les a empêchés d’entrer dans la terre promise.

Mais qu’est-ce que ce repos de Dieu ?
Le repos de Dieu est intimement lié à la paix avec Dieu. Il s’agit d’une cessation des œuvres humaines de justification ou de lutte contre Dieu, et d’un état d’harmonie parfaite avec Lui. Cette paix est le résultat de la réconciliation avec Dieu par Jésus-Christ, nous permettant de vivre dans la plénitude de son repos ici et maintenant, tout en attendant le repos éternel dans la gloire à venir.

4 – Hébreux chapitre 4 :12-13 La parole de Dieu

Hébreux 4:12-13

12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

13 Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.

Le verset 12 commence par le mot « Car », soulignant une insistance particulière sur ce qui suit. L’auteur met en garde : « Vous refusez cette Parole, mais c’est elle qui vous jugera ». Cette Parole n’est pas une simple écriture figée ou morte. Elle est « vivante et efficace » et elle a une puissance dynamique et active, capable d’opérer des changements profonds dans l’être humain. Elle est « plus tranchante qu’une épée à deux tranchants », une métaphore qui évoque non seulement la précision et la force de cette Parole, mais aussi sa capacité à pénétrer les aspects les plus profonds et intimes de notre être. La Parole « pénètre jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles », c’est-à-dire qu’elle atteint ce que nous avons de plus caché, même ce que nous ignorons parfois nous-mêmes. Elle « juge les sentiments et les pensées du cœur », révélant les intentions véritables, souvent dissimulées derrière nos actions ou nos paroles.

L’immuabilité de Dieu même dans sa Parole

Contrairement aux lois humaines qui changent et évoluent selon les époques, la Parole de Dieu est éternelle et immuable, semblable à Dieu lui-même. Elle est stable, ne se soumettant pas aux fluctuations des normes sociales. Sa « vivacité » fait qu’elle n’est jamais caduque ou inefficace.

L’efficacité de la Parole de Dieu est illustrée par:

Ésaïe 55:11 :

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Ainsi, lorsque nous acceptons cette Parole, elle agit en nous, nous transforme et nous donne la vie. Elle travaille en nous en collaboration avec le Saint-Esprit, éclairant notre chemin, réorientant nos pensées et renouvelant notre cœur. Il est donc essentiel que toute révélation personnelle soit soumise à la Parole de Dieu, pour s’assurer qu’elle provient réellement du Saint-Esprit et non de nos propres désirs ou d’influences externes.

Le Verset 13 poursuit cette idée en approfondissant l’effet de la Parole divine :
« Nulle créature n’est cachée devant lui« . Dieu, par sa Parole, voit tout, connaît tout. Rien ne lui échappe, ni nos actions, ni nos pensées les plus secrètes. « Tout est à nu et à découvert«  devant lui, soulignant que rien ne peut être caché à celui à qui nous devons rendre compte.
Le terme grec « trachelizo » utilisé ici, traduit par « à découvert », a une connotation forte. Il peut signifier saisir quelqu’un à la gorge ou forcer un accusé à lever la tête devant un juge pour montrer son visage. L’idée est que devant Dieu, il n’y a aucune dissimulation possible. Nous serons forcés à la vérité. Tout sera révélé, comme si nous étions mis à nu devant le juge divin.

Cette image impose un sérieux avertissement. Sachant cela, la seule réponse logique serait de se soumettre à cette Parole maintenant, tant qu’il est encore temps, plutôt que d’attendre qu’elle nous juge implacablement dans le futur.

5 – Hébreux chapitre 4 :14-16 – Jésus le grand souverain sacrificateur

Hébreux 4 :14-16

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Le Verset 14 : L’auteur commence par un ton moins sévère, plus chaleureux, presque encourageant, en affirmant une vérité fondamentale pour les croyants : « Puisque nous avons un grand souverain sacrificateur« , il devient évident que notre foi doit rester solide. Ce souverain sacrificateur, c’est Jésus, non seulement un homme, mais le Fils de Dieu lui-même, qui a « traversé les cieux« . Cela nous invite à garder « ferme dans la foi que nous professons ».

Quelle est donc cette foi ? C’est la confession que Jésus est le Messie, le Christ, le Fils de Dieu, et l’héritier de toutes choses. Il est celui que nous proclamons et celui en qui nous plaçons toute notre confiance. Personne ne peut mieux nous comprendre que Jésus, parce qu’il a vécu dans la chair, affrontant les mêmes épreuves et tentations que nous.

Une vérité réconfortante

Le Verset 15 souligne : « Nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses« . Contrairement à un Dieu distant et inatteignable, Jésus est pleinement capable de comprendre nos difficultés et nos luttes, car il a été « tenté en toutes choses comme nous« , mais avec une différence capitale : « sans commettre de péché ». Ce détail essentiel est aussi affirmé dans d’autres Écritures telles que 2 Corinthiens 5:21, 1 Pierre 1:19, 1 Pierre 2:22, et Jean 7:18.

Jésus, bien qu’il ait connu la tentation, n’a jamais failli, ce qui en fait l’intercesseur parfait entre Dieu et les hommes.

Ce qui est particulièrement touchant dans ce passage, c’est que Jésus ne se contente pas d’être un juge : il est aussi un frère compatissant. Cette compassion fait de lui non seulement un souverain sacrificateur parfait, mais aussi un refuge sûr, vers qui nous pouvons nous tourner avec confiance.

L’exhortation à être dans l’assurance

Le verset 16 : C’est pourquoi l’auteur nous exhorte : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce« . Contrairement à l’Ancienne Alliance, où le peuple ne pouvait s’approcher de Dieu (seul le grand sacrificateur pouvait entrer dans le lieu très saint du tabernacle), nous avons maintenant la possibilité de nous approcher de Dieu « avec assurance« , non pas pour être jugés, mais pour « obtenir miséricorde et trouver grâce« . Le trône de la grâce évoque l’autel où les sacrificateurs offraient des sacrifices dans l’Ancienne Alliance, mais ici, nous sommes invités à nous approcher directement de Dieu pour recevoir son pardon et son aide.

« Être secourus dans nos besoins«  montre que l’œuvre de Christ n’est pas seulement eschatologique, réservée pour un jugement futur, mais elle est également présente et active aujourd’hui. Il est notre aide quotidienne, celui qui pourvoit à nos besoins immédiats, et qui agit dans nos vies ici et maintenant. Cette grâce est accessible à tous ceux qui s’en approchent avec un cœur repentant et une foi sincère.

Le trône de la grâce représente donc non seulement l’autel de l’ancien culte, mais aussi l’endroit spirituel où nous pouvons trouver refuge, assistance, et communion intime avec Dieu.

Hébreux 4:1

1 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.

L’avertissement du verset commence par « Craignons », un terme qui exprime une véritable solennité et une prise de conscience. Nous ne devons pas aborder la promesse de Dieu « la fleur au fusil », avec désinvolture ou présomption. Il est nécessaire de reconnaître notre besoin profond de la grâce de Dieu, car entrer dans son repos n’est pas automatique ni acquis d’avance. Ce verset met en lumière le sérieux avec lequel nous devons répondre à l’invitation divine.

Le combat ici évoqué est avant tout intérieur. Il s’agit d’un affrontement contre notre incrédulité et notre orgueil, deux obstacles qui vont souvent de pair. L’orgueil en particulier, nous pousse à refuser de croire que nous avons besoin de Dieu, car il nous incite à penser que nous savons mieux que quiconque. Cette tentation n’était pas étrangère au peuple d’Israël, qui, se croyant le peuple élu, pensait automatiquement être en sécurité sous la protection de Dieu. Cependant l’auteur de l’épître avertit que cette sécurité ne peut être considérée comme un dû.

Le piège subtil de l’orgueil

De même, un piège subtil de l’orgueil, est de croire que nous en sommes dépourvus. Lorsque nous nous sentons sûrs de notre foi et de notre statut devant Dieu, il est facile de tomber dans cette illusion. Pourtant, l’orgueil spirituel est l’un des plus grands dangers, car il nous empêche de reconnaître notre besoin de grâce et de transformation.

Par ailleurs, nous pouvons parfois attendre des manifestations extérieures spectaculaires pour prouver la présence de Dieu dans nos vies, alors que Dieu désire souvent se révéler dans l’intimité, dans la simplicité d’un doux murmure (1 Rois 19:12). Il nous invite à écouter sa voix, non pas dans le tonnerre ou les éclairs, mais dans la tranquillité de notre cœur. Comme l’enseigne Jean 10:27, « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent« , nous sommes appelés à être attentifs et humbles, reconnaissant la voix de notre berger.

Le verset nous invite donc à être vigilants, à examiner notre cœur, et à rester à l’écoute de Dieu avec humilité, afin de ne pas manquer l’occasion d’entrer dans son repos, ceci par manque de foi ou à cause d’un cœur endurci.

Hébreux 4:11

11 Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

En réponse à la grâce que Dieu nous offre, l’auteur nous exhorte à nous efforcer d’entrer dans son repos. Le verbe « efforcer » suggère bien plus qu’un simple souhait ou une intention passive. Il implique de se hâter, de s’appliquer avec sérieux, de mettre tout son cœur et son énergie à l’œuvre. Cela nous appelle à un engagement ardent et délibéré.

Cependant, il est important de comprendre que cet effort n’est pas un acte de performance humaine ou d’auto-justification, mais une réponse humble à l’œuvre de Dieu en nous. La véritable démarche spirituelle consiste à s’abandonner à Dieu, à reconnaître que ce n’est pas notre propre force qui nous permet d’entrer dans son repos, mais sa grâce qui nous transforme. Ce n’est pas par l’orgueil ou la prétention que nous accédons à ce repos, mais par l’humilité, en nous laissant guider et toucher par lui.

S’abandonner à Dieu

Cette expression ne signifie pas pour autant la passivité ou l’inaction. L’obéissance à Dieu nécessite des efforts conscients et des actions. En d’autres termes, nous sommes appelés à agir avec diligence, à faire les œuvres de Dieu avec zèle et à être pleinement investis dans sa volonté. Cet effort demande de l’obéissance, non à la manière de ceux qui désobéissaient dans le désert, mais en suivant l’exemple de ceux qui marchent par la foi, animés par l’amour de Dieu.

Nous devons comprendre que ce repos que Dieu propose n’est pas un simple arrêt des activités humaines, mais un état spirituel de paix et d’harmonie avec lui, accessible à ceux qui obéissent et se confient en lui. Le véritable danger réside dans la désobéissance, qui nous empêche d’entrer dans ce repos. C’est pourquoi l’exhortation ici est à la vigilance et que personne ne tombe en reproduisant l’exemple des Hébreux de l’Exode, qui ont manqué le repos de Dieu en raison de leur incrédulité et de leur rébellion.

Apprendre à se soumettre à la volonté de Dieu

L’effort demandé est donc à la fois un acte de foi et de soumission, un abandon actif à la volonté de Dieu. Nous ne nous reposons pas en nous-mêmes, mais en lui, tout en demeurant fidèles à l’appel qu’il nous adresse.

En réponse à la grâce de Dieu, nous nous efforçons. S’efforcer veut dire se hâter, s’appliquer, avoir soin, avec ardeur. Nos mots sont bien souvent faibles pour exprimer une pensée. Faisons tout notre possible pour entrer dans le repos de Dieu, et cela en nous laissant toucher par Dieu. Nous avons là l’humilité et non l’orgueil. S’abandonner à Dieu; s’en remettre à lui ne veut pas dire paresse, mais au contraire faire les œuvres de Dieu avec diligence (efforcez-vous) et dans l’obéissance.

Hébreux 4:14

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

Le verbe « professer » signifie déclarer ouvertement ce qui est notre conviction profonde, proclamer notre foi sans hésitation ni crainte. Professer sa foi, c’est aligner nos paroles avec la Parole de Dieu, affirmant avec clarté et conviction ce que nous croyons. Il ne s’agit pas seulement d’une déclaration ponctuelle, mais d’un engagement à parler et vivre selon cette foi jour après jour.

Dans ce contexte, demeurer fermes dans cette confession signifie que, même face aux difficultés, aux tentations ou aux doutes, nous devons rester inébranlables dans notre foi en Jésus-Christ, notre grand souverain sacrificateur. Il a non seulement traversé les cieux, mais il intercède pour nous auprès de Dieu, assurant notre salut.

Cela nous donne l’assurance nécessaire pour proclamer notre foi avec audace et confiance. « Parce que la Bible le dit, je le crois » devient plus qu’une simple phrase. C’est la fondation de notre confiance inébranlable en la promesse de Dieu.

Hébreux 4:16

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Parce que nous avons confessé notre foi avec assurance et obéi aux injonctions précédentes – craindre (verset 1), s’efforcer (verset 11), et demeurer ferme (verset 14) – nous pouvons nous approcher du trône de la grâce avec une pleine confiance.

Le trône de la grâce évoque la présence de Dieu où son amour, sa miséricorde et son pardon sont offerts sans restriction. Nous venons à lui non pas comme des étrangers, mais comme des enfants qui s’adressent à leur père. Même si nous avons échoué ou péché, Dieu nous invite à venir sans crainte. Le but de notre approche est double : obtenir miséricorde pour nos fautes, car nous reconnaissons notre état de pécheur, et trouver grâce, c’est-à-dire recevoir ce don immérité qui découle de l’amour de Dieu.

Être secourus dans nos besoins

Contrairement à l’attitude de ce monde où beaucoup réclament leurs droits et exigent ce qui leur est dû, nous venons devant Dieu non avec des revendications, mais avec humilité, en nous reposant sur sa grâce et sa miséricorde. Nous reconnaissons que ce que nous recevons ne dépend pas de ce que nous méritons, mais de l’amour et de la bienveillance de Dieu envers nous.

Enfin, la promesse à la fin du verset est capitale : « pour être secourus dans nos besoins. » Nous ne venons pas avec nos solutions ou nos exigences, mais simplement pour exposer nos besoins à Dieu, en sachant qu’il peut agir même là où tout semble impossible. Dieu est le Dieu de l’impossible, et c’est vers lui que nous nous tournons, convaincus qu’il saura répondre à nos nécessités selon sa volonté parfaite.

Construire sur le roc : La parabole des deux constructeurs

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La parabole des deux constructeurs est un enseignement central de Jésus. Elle souligne l’importance d’une fondation solide pour la vie spirituelle.

La parabole des deux constructeurs : Choix Fondamentaux

1 – Introduction

Matthieu 7:24-27

24 C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

26 Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.

Et en Luc 6:46-49

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.

48 Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s’est jeté contre cette maison, sans pouvoir l’ébranler, parce qu’elle était bien bâtie.

49 Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s’est jeté contre elle: aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Dans cette parabole, Jésus s’adresse à ses disciples et à la foule présente lors du Sermon sur la Montagne. Ses enseignements visent tous ceux qui entendent sa parole, croyants comme non-croyants. Matthieu 7:24-27 fait suite à un ensemble d’instructions morales, pratiques et spirituelles. Jésus veut que ses auditeurs saisissent l’importance de vivre selon ses paroles, car il sait que la solidité de leur foi va dépendre de leur obéissance.

Luc 6:17

17 Il descendit avec eux, et s’arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l’entendre, et pour être guéris de leurs maladies.

3-  Le contexte :

Cette parabole se trouve dans le Sermon sur la Montagne (Matthieu chapitres 5-7). Jésus y enseigne divers aspects de la vie chrétienne, allant de l’attitude intérieure à la manière de vivre en tant que croyant dans le monde. Il compare deux types de personnes : ceux qui écoutent ses enseignements et les mettent en pratique, et ceux qui les ignorent. Dans ce contexte, la parabole montre que l’obéissance aux enseignements de Jésus est la clé pour surmonter les épreuves de la vie.
Heureux seront ceux qui entreront dans le royaume des cieux, mais pour y parvenir, il faut faire la volonté de Dieu, celle de Jésus. Il faut suivre Jésus, le seul chemin qui mène à la vie éternelle auprès du Père.

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Ne nous trompons pas, ce n’est pas la simple fréquentation d’une assemblée qui garantit que nous sommes sur le chemin qui mène au Père.

Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Observons que prophétiser, chasser des démons, et faire des miracles ne sont que des paroles. Mais prenons les versets plus explicites de:  

Luc 6:46-47

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

47 Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique.

Voulons-nous construire notre éternité ? Alors, mettons en pratique ce que le Seigneur enseigne.

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4-  Explication de la parabole

Avertissement : Pour comprendre pleinement cette parabole, il est essentiel de la replacer dans le contexte des versets de Matthieu 7:13-23.
Les versets 13 à 23 qui précèdent cette parabole, contiennent des éléments clés qui éclairent la pensée de Jésus. Jésus compare deux constructeurs, l’un construisant sa maison sur le roc, l’autre sur le sable. La maison sur le roc représente la vie de celui qui écoute et applique les enseignements de Jésus. Cette maison résiste aux tempêtes. En revanche, la maison bâtie sur le sable illustre la vie de celui qui entend les paroles de Jésus, mais ne les applique pas. Lorsqu’une tempête survient, cette maison s’effondre. Le roc symbolise une fondation solide, fondée sur l’obéissance à la Parole de Dieu (Matthieu 7:24-25), tandis que le sable représente une vie superficielle, sans profondeur spirituelle (Matthieu 7:26-27).

Qu’est-ce que symbolise le roc ?

Dans Matthieu 16, Jésus pose la question à ses disciples : « Qui suis-je ? »
Au verset 16, Pierre répond : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
Au verset 18, Jésus dit : « Sur ce rocher (pétra, sur cette proclamation), je bâtirai mon Église. »
Le roc de la parabole, c’est Jésus et sa Parole. L’Église est bâtie sur la vérité que Jésus est le Messie, le Sauveur.

Pour interpréter pleinement la parabole, nous devons imaginer les constructeurs comme des hommes arrivant dans une ville, prêts à construire une maison. Ils se rendent au service de l’urbanisme, où ils reçoivent des documents avec des recommandations. Les deux terrains sont soumis aux mêmes intempéries.
La maison dont il est question représente une maison pour l’éternité !
Le temps de la construction correspond à la vie chrétienne.

Tandis que les intempéries, les torrents, symbolisent les tribulations, les convoitises et les épreuves de la vie.
Les terrains où les hommes construisent représentent une assemblée, où ils arrivent et se convertissent. Ils reçoivent le même enseignement de la part d’un prédicateur, par exemple Paul.

Le premier homme, prudent, consulte un sage architecte.

1 Corinthiens 3:10-11

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Cet homme suit les instructions et les bons enseignements de Paul, basés sur la parole de Dieu. Il met en pratique les enseignements de Jésus et marche sur le chemin de sanctification, fondé sur les bases de la foi exposées dans Hébreux 6. Sa maison est bâtie pour l’éternité car elle repose sur Jésus, le roc. La maison représente la glorification.

Le deuxième homme, paresseux et négligent, trouve que les enseignements de Paul sont trop exigeants. Il préfère écouter des messages d’une grâce permissive ou de prospérité. Ne suivant pas les recommandations de Paul, il n’applique pas les enseignements de Jésus. Il vit une foi superficielle, sans fondement. Quand les épreuves vont venir, il sera emporté, car il n’est pas ancré en Christ.
Dans les assemblées chrétiennes, il y a des vrais croyants et des croyants professant, du bon grain et de l’ivraie et à première vue, rien ne les différencie. Seul, face aux épreuves celui qui a bâti sur le fondement solide de Jésus-Christ, tiendra ferme.

1 Corinthiens 3:10-14

10 Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée;

13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.

14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.

Ceux qui ont compris le message de Jésus, sont prêts à affronter les tribulations. Ils ne choisissent pas la facilité, mais s’engagent sur le chemin de l’obéissance, en étant bien fondés sur Jésus-Christ.

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Le verset 13 est à rapprocher de l’attitude de l’homme insensé (v.26). Il choisit la solution de facilité, celle du moindre effort.
Le verset 14, quant à lui, est à rapprocher de l’attitude de l’homme sage (v.24), qui est décidé à construire sa vie chrétienne de manière solide, ce qui lui demandera des efforts.
Il se gardera des faux prophètes, ou des mauvais enseignants qui prêchent la facilité. Nous sommes tous invités à juger et à peser les paroles qui nous sont dites avant de les recevoir et de les accepter.
Les versets de Matthieu 7:21-23 se résument ainsi :

Luc 6:46

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis?

ésus demande de faire la volonté de Dieu en mettant en pratique sa Parole.

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5- La leçon pour nous à retenir 

La parabole des deux constructeurs est avant tout une exhortation. Elle enseigne que la foi seule ne suffit pas. Il est crucial d’agir selon les enseignements de Jésus. Les tempêtes de la vie peuvent être des épreuves, des difficultés ou des tentations. Celui qui a bâti sa vie sur une base spirituelle solide, c’est-à-dire sur l’obéissance à la Parole de Dieu, restera ferme face aux épreuves. Cette parabole pousse chacun à réfléchir sur l’état de sa foi et son engagement à vivre selon les préceptes bibliques.
Il ne suffit pas d’entendre les paroles de Jésus, par exemple en venant simplement au culte le dimanche et en vivant une vie profane le reste de la semaine. Il faut entendre, écouter, comprendre et mettre en pratique la Parole de Dieu.
Chercher à comprendre l’enseignement afin de le mettre en pratique demande des efforts. Cet effort est représenté par les fondations de la maison dans la parabole.
Mettre en pratique la Parole de Dieu n’est pas une nouveauté du Nouveau Testament, mais une exigence de l’Ancien Testament, notamment dans le Pentateuque. Les paroles en question sont celles que Jésus a prononcées, particulièrement dans les chapitres 5 à 7 de Matthieu.

Jacques 1:22-25 le rappelle

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

23 Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,

24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était.

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

6-   Son application personnelle

Dans la vie quotidienne, cette parabole des deux constructeurs invite à examiner la solidité de notre fondation spirituelle. Est-ce que nos décisions, nos comportements et nos priorités s’alignent sur la Parole de Dieu ? Nous sommes appelés à appliquer les enseignements de Jésus dans tous les aspects de notre vie. En bâtissant notre vie sur le roc de la Parole divine, nous serons capables de résister aux tentations et aux épreuves avec une foi inébranlable.

Jésus met en garde contre les beaux parleurs, ceux qui parlent comme des chrétiens mais qui ne mettent pas la Parole de Dieu en pratique. Ils prétendent être chrétiens, mais ne sont pas nés de nouveau. Ce ne sont pas des chrétiens authentiques, mais des personnes qui n’ont de chrétien que le nom.
Jésus ne nie pas que des non-chrétiens puissent opérer certains miracles par la puissance de Dieu, mais cela relève de la volonté permissive de Dieu, dont nous ignorons toujours les raisons. Nous avons l’exemple de:

Marc 9:38

38 Jean lui dit: Maître, nous avons vu un homme qui chasse des démons en ton nom; et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas.

Ou cela peut aussi provenir de la puissance de Satan, comme le montre :

2 Thessaloniciens 2:9-10

L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers,

10 et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés.

Si ces gens dont il est question en Matthieu 7:21-23 sont condamnés, ce n’est pas parce que leur prédication était fausse ou que leurs miracles étaient des contrefaçons, mais parce qu’ils n’avaient pas mis en pratique ce qu’ils professaient. Ils n’obéissaient pas à la Parole.

Matthieu 23:3

Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.

Celui qui agit, est celui qui dit et fait ce qui plaît à Dieu. Il est dans l’obéissance. Il prêche la vérité et pratique la vérité qu’il prêche. Celui qui met en pratique la Parole de Dieu, se reconnaît à son témoignage de vie.

Le constructeur insensé est comparable au terrain pierreux, où la semence n’a pas de racines, ou au terrain recouvert de ronces et d’épines, qui représentent les soucis et les tribulations qui étouffent la foi dont il est question en Matthieu 13.