Lecture de la Bible le 2 Février

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La lecture de la Bible le 2 février nous plonge dans des moments marquants de l’Ancien et du Nouveau Testament. Du rituel de consécration des sacrificateurs à l’incertitude concernant l’autorité de Jésus, ces passages offrent une riche méditation sur la foi, la pureté, et le pouvoir spirituel.

Proposition de Lecture de la Bible le 2 Février

Ancien Testament  :

  • Exode 29 La consécration des sacrificateurs
    Exode 29 décrit les instructions détaillées pour la consécration des sacrificateurs. Ce processus sacré inclut des rites de purification, des sacrifices et l’onction d’huile, symbolisant leur sanctification pour servir Dieu. Cette consécration leur permet d’accomplir leur rôle médiateur entre Dieu et le peuple, marquant l’importance de la sainteté dans le service divin.
  • et
  • Exode 30L’autel pour brûler des parfums
    Dans Exode 30, l’autel pour brûler des parfums est instauré, créant un parfum agréable à Dieu. Ce lieu de prière symbolise l’adoration constante et la communion avec Dieu. Le parfum représente aussi les prières du peuple, montées vers Dieu comme un sacrifice spirituel. Il devient un élément essentiel dans l’espace sacré du Tabernacle, illustrant l’importance de l’intercession.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 21 : 23-46 La mise en doute de l’autorité de Jésus-Christ
    Dans ce passage, les chefs religieux mettent en doute l’autorité de Jésus. Ils lui demandent d’où vient son pouvoir. Jésus leur répond par des paraboles, leur montrant qu’ils rejettent la vérité. Il leur parle du fils qui est rejeté par les vignerons. Ce texte nous montre que ceux qui ne reconnaissent pas Jésus comme Seigneur s’opposent à la vérité divine. Jésus appelle à la repentance et à la foi véritable. Ce passage nous invite à examiner si nous vivons sous l’autorité du Christ ou si nous résistons à ses enseignements.

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En suivant ce programme, nous nous engageons chaque jour à méditer sur la Parole de Dieu, à purifier nos vies, à adorer dans la prière, et à accepter pleinement l’autorité de Jésus-Christ comme notre Sauveur et Roi.

Galates introduction à l’épître – Étude Biblique

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L’introduction de Galates présente l’apôtre Paul défendant son apostolat et l’Évangile de la grâce. Il exhorte les Galates à ne pas abandonner la liberté en Christ pour un retour à la loi, affirmant la justification par la foi seule. Un préliminaire à l’étude de l’Épître aux Galates semble nécessaire pour pouvoir tirer ensuite un maximum d’enseignements de celle-ci.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 1

Galates Introduction : contexte et message clé de l’épître aux Galates

1 – Qui sont les Galates ?

Les Galates étaient un peuple d’origine celtique qui s’était installé dans la région de Galatie, située au centre de l’Asie Mineure (l’actuelle Turquie). Paul leur apporta l’Évangile au cours de ses voyages missionnaires (mentionnés dans Actes 14, 16 et 18). Ce peuple était constitué de païens mais aussi de juifs qui acceptèrent la foi chrétienne avec les prédications de Paul.

Après le départ de Paul, des chrétiens d’origine juive, souvent appelés judaïsants, sont venus dans cette région pour remettre en cause son ministère et son enseignement. Le principal reproche qu’ils faisaient à Paul, était qu’il n’avait jamais rencontré Jésus en personne. Ces judaïsants, probablement issus du milieu des anciens pharisiens, insistaient sur le fait que, pour être véritablement sauvés, les Galates devaient non seulement croire en Jésus-Christ, mais également observer la Loi juive et notamment les rites de la circoncision, le respect du sabbat et des fêtes juives.

Le faux enseignement

Ils enseignaient que le salut par la grâce de Dieu devait être complété par des œuvres de la Loi, considérant que le sacrifice de Jésus sur la croix n’était pas suffisant en lui-même. Paul, ayant été informé de cette situation, peut-être par Épaphras (qui lui rapporta également des nouvelles de Colosses et de Laodicée), écrivit une lettre pour répondre à cette crise. Cette lettre, connue sous le nom d’épître aux Galates, s’adresse à l’ensemble des églises de la région, et non à une seule ville en particulier. Parmi les villes mentionnées dans les Actes des Apôtres, nous trouvons Antioche de Pisidie, Icone, Lystre et Derbe, qui étaient situées dans la partie sud de la Galatie et qui avaient été visitées par Paul lors de ses précédents voyages.

Dans son épître, Paul défend la doctrine du salut par la foi seule, sans les œuvres de la Loi, et il met en garde contre toute tentative de revenir à l’observance des rites juifs comme condition pour être sauvé. Ce débat entre Paul et les judaïsants reflète une tension plus large au sein des premières communautés chrétiennes, qui tentaient de définir le rapport entre la foi en Christ et les pratiques juives traditionnelles.

Actes 13:13-51

13    « Paul et ses compagnons, s’étant embarqués à Paphos, se rendirent à Perge en Pamphylie. Jean se sépara d’eux, et retourna à Jérusalem.

14    De Perge ils poursuivirent leur route, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s’assirent. »

42    Lorsqu’ils sortirent, on les pria de parler le sabbat suivant sur les mêmes choses ;

43    et, à l’issue de l’assemblée, beaucoup de Juifs et de prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui s’entretinrent avec eux, et les exhortèrent à rester attachés à la grâce de Dieu.

44    Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45    Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46    Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Actes 14:1-7

1 A Icone, Paul et Barnabas entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et ils parlèrent de telle manière qu’une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent.

2 Mais ceux des Juifs qui ne crurent point excitèrent et aigrirent les esprits des païens contre les frères.

3 Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

4 La population de la ville se divisa : les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les apôtres.

5 Et comme les païens et les Juifs, de concert avec leurs chefs, se mettaient en mouvement pour les outrager et les lapider,

6 Paul et Barnabas, en ayant eu connaissance, se réfugièrent dans les villes de la Lycaonie, à Lystre et à Derbe, et dans la contrée d’alentour.

7 Et ils y annoncèrent la bonne nouvelle. »

Tout se passe dans l’épître aux Galates comme si le concile d’Actes 15 n’avait pas encore eu lieu.

Actes 16:1-6

Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

2  Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

3  Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

4 En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem.

5  Les Églises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour.

6  Ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. 

La circoncision de Timothée opérée par Paul (Actes 16), semble une exception dictée par des considérations pratiques, car Timothée était d’origine juive par sa mère et ce, contrairement à Tite, un autre disciple d’origine purement grecque. En fait, Timothée fut circoncis pour faciliter son acceptation parmi les Juifs, bien que cela n’impliquait pas pour Paul que la circoncision soit nécessaire au salut. Ce passage souligne la manière dont Paul naviguait entre les traditions juives et les croyances païennes pour mieux répandre l’Évangile.

Actes 18:23-24

23 Lorsqu’il eut passé quelque temps à Antioche, Paul se mit en route, et parcourut successivement la Galatie et la Phrygie, fortifiant tous les disciples.

24 Un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures, vint à Éphèse. »

Pour bien comprendre les épîtres du Nouveau Testament, il est important de se rappeler que, dans les débuts du christianisme, la majorité des premiers croyants étaient d’origine juive, et qu’il y avait auprès d’eux quelques prosélytes (païens convertis au judaïsme). Ces premiers chrétiens voyaient Jésus comme l’accomplissement de la promesse messianique au sein de leur foi juive. Par conséquent, ils avaient parfois tendance à mélanger la grâce apportée par le Christ avec l’observance de la Loi de Moïse.

La grâce et la loi

Ce mélange de la grâce et de la Loi s’explique en partie par les traditions religieuses profondément ancrées des nouveaux convertis. Comme souvent dans le processus de conversion, les croyances et les pratiques antérieures peuvent influencer la nouvelle foi ce qui va créer des tensions et des malentendus.

À l’époque des apôtres, une étape clé dans l’expansion du christianisme fut la compréhension progressive que le salut par Jésus-Christ n’était pas réservé aux seuls Juifs, mais ouvert à toutes les nations. Cette révélation se fit notamment à travers l’expérience de Pierre, qui, lors de sa visite à Césarée maritime chez le centurion Corneille (Actes 10), comprit que Dieu appelait également les païens à la foi. Cet événement marqua une étape importante dans l’ouverture du christianisme aux non-Juifs (les « gentils »), et dans l’abandon progressif des exigences de la Loi juive pour les convertis païens.

Ainsi, la prédication de Paul et d’autres apôtres visait non seulement à diffuser l’Évangile, mais aussi à clarifier cette nouvelle alliance basée uniquement sur la grâce, et non sur les œuvres de la Loi.

2 – Paul, l’apôtre dans l’épître aux Galates

Paul parle de lui-même dans les passages suivants : Galates 1:1, 10-24 ; 2:1-2 ; 2:20-21 ; 6:11, 14.

Il s’y exprime plus en détail sur sa propre personne. Il évoque brièvement ses origines juives uniquement dans Romains 11 et Philippiens 3:5-6, mais toujours dans le but de soutenir ses propos. La motivation qui pousse Paul à écrire cette épître l’amène tout de suite à préciser d’où lui vient l’autorité de son ministère.

Le premier écrit de Paul , est 1 Thessaloniciens. Le premier verset de cette épître est le suivant: « Paul et Silvain, et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens, qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur: que la grâce et la paix vous soient données! ». Ici Paul ne se donne pas de titre. Il n’en est pas de même en :

Galates 1:1

1  « Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Il est dit ici « Paul, apôtre« . Dans l’Épitre à Philémon qui suit Paul dit :« Paul, prisonnier de Jésus Christ et le frère Timothée » . En 1 Corinthiens, il est dit : « Paul appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . Et en 2 Corinthiens : « Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . En Romains, « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu ». Tout ceci est un peu surprenant. Pourquoi dit il à un moment « Paul appelé à être apôtre« , alors qu’il avait dit précédemment « Paul, apôtre« ?

La fonction d’apôtre lui avait été contestée. C’était un des débats figurant dans l’Épitre aux Galates. Le mot « Apostolos », traduit par « apôtre », signifie « envoyé en avant », « messager », « ambassadeur ». Si la fonction d’apôtre lui a été contestée, c’est parce que ce terme avait un sens technique. Il désignait les hommes envoyés directement par Jésus lui-même et ayant été témoins de sa résurrection. La contestation du titre reposait sur le fait que ce n’était pas Jésus qui l’avait désigné comme tel.

Paul n’a pas connu Jésus pendant son ministère terrestre. Par cette déclaration, il répond à ceux qui remettent en question son ministère, leur indiquant que, s’ils s’opposent à lui, ils s’opposent en réalité à Dieu, en précisant qu’il est apôtre « par Jésus-Christ et Dieu le Père ».

Quelques détails sur Paul et d’autres disciples

Cette épître est historiquement très intéressante car elle fournit un certain nombre de détails précieux. Paul y donne des informations sur lui-même et sur les autres disciples.

Elle est considérée comme la première des quatre épîtres « principales suivantes » : l’épître aux Galates, les deux épîtres aux Corinthiens et l’épître aux Romains.

L’objectif de Paul est clairement exprimé : il prêche la vérité de l’Évangile de Jésus. Il évoque sa jeunesse pour rappeler à ceux qui douteraient de son message que, si les œuvres de la Loi étaient nécessaires, il serait le mieux placé pour les enseigner. En effet, c’est au nom de la Loi qu’il s’est fait notamment persécuteur des chrétiens.

Lors de sa rencontre avec Pierre et Jacques à Jérusalem, ils ont confronté leurs enseignements respectifs pour s’assurer qu’ils prêchaient la même doctrine.

Paul relate son opposition à Pierre à Antioche, non pour dénigrer ce dernier ou se présenter comme supérieur à lui, mais pour affirmer la justesse de sa position face aux pratiques juives, qui ne sont plus une obligation pour ceux qui sont en Jésus. La preuve en est Tite, un non-Juif qui l’accompagnait à Jérusalem et qui n’a pas été contraint à la circoncision.

Cette épître vient compléter le récit des Actes des apôtres en apportant des précisions sur divers épisodes relatés dans ce livre.

3 – La conversion de Paul

Galates 1:10 – serviteur de Christ

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Le lien entre ce verset et les versets 8 et 9 peut sembler subtil, mais il devient plus clair quand on comprend que Paul cherche à défendre son ministère. Il ne cherche ni l’approbation des Juifs ni celle des Grecs convertis. Il est possible que les Juifs l’accusent de vouloir plaire aux Grecs en n’exigeant pas la circoncision. Cependant, Paul affirme que son objectif n’est pas de satisfaire les hommes, mais de servir Christ avec fidélité. Ce thème est récurrent dans son épître, notamment lorsqu’il reproche à Pierre (appelé Céphas) de céder à la pression des judaïsants (Galates 2:11-14).

Paul souligne ici que son engagement est avant tout envers Dieu. La mise en doute de son apostolat par certains n’altère en rien sa fidélité à son Maître, Jésus-Christ, qu’il considère comme son Seigneur, et lui-même comme son serviteur (ou « esclave » dans le sens de dévotion totale à son service).

Galates 1:11-14 – la révélation de l’Évangile

11 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme;

12 car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ.

13 Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu,

14 et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères.

         Paul rappelle ici que l’Évangile qu’il prêche n’a pas été transmis par des hommes, mais directement par une révélation de Jésus-Christ lui-même. Ce détail est crucial pour établir la légitimité de son ministère. Sa conversion a été une intervention divine, et non le fruit d’un apprentissage humain.

Il se réfère à son passé de persécuteur des chrétiens pour illustrer à quel point il a changé.

Philippiens 3:4-6

Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage,

moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux; quant à la loi, pharisien;

quant au zèle, persécuteur de l’Église; irréprochable, à l’égard de la justice de la loi.

Dans ce passage de Philippiens 3, Paul se décrit comme étant irréprochable selon les standards de la Loi, tout en étant profondément zélé pour les traditions pharisiennes :

  • Circoncis le huitième jour, de la tribu de Benjamin,
  • Hébreu né d’Hébreux,
  • Pharisien en ce qui concerne la Loi,
  • Persécuteur de l’Église à cause de son zèle.

De même, dans Actes 22:3, il rappelle avoir été formé par Gamaliel, une autorité reconnue dans le judaïsme, et animé par un zèle extrême pour la Loi de ses pères.

Actes 22:3

3 je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.

Paul s’est transformé, passant de fervent défenseur des traditions juives à messager de la grâce offerte par Jésus-Christ. Malgré les erreurs des Galates, Paul les appelle toujours « frères », les distinguant des judaïsants qu’il qualifie de « faux frères » (Galates 2:4).

Le mot « révélation » utilisé dans Galates 1:12, « apokalupsis » en grec, signifie également « apocalypse », faisant allusion à une révélation divine directe. Paul établit ainsi que sa prédication repose sur une autorité spirituelle et divine.

Galates 1:15-24 – la conversion de Paul

15 Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,

16 de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang,

Paul fait ici référence à sa conversion et à son appel divin, en écho à Ésaïe 49:1,6 : « L’Éternel m’a appelé dès ma naissance… je t’établis pour être la lumière des nations. » Il interprète sa mission comme une continuité des prophéties de l’Ancien Testament, où Dieu annonçait déjà que les païens rejoindraient son peuple.

Dans Actes 13:47, Paul utilise le même langage pour se justifier devant les païens :

Actes 13:47

47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur: Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre.

Galates 1:17-19

17 et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas.

18 Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui.

19 Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.

Paul explique qu’il n’a pas cherché immédiatement l’approbation des autres apôtres après sa conversion. Il a préféré s’isoler pour mieux comprendre sa mission, partant pour l’Arabie avant de revenir à Damas. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il est allé à Jérusalem pour rencontrer Pierre (Céphas) et Jacques, le frère du Seigneur. Cette rencontre lui permit de confirmer que son enseignement était en harmonie avec celui des autres apôtres.

Galates 1:20-24

20 Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point.

21 J’allai ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie.

22 Or, j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ;

23 seulement, elles avaient entendu dire: Celui qui autrefois nous persécutait annonce maintenant la foi qu’il s’efforçait alors de détruire.

24 Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

Paul termine en soulignant que bien qu’il fût autrefois un persécuteur de l’Église, les églises de Judée, qu’il n’avait jamais rencontrées, glorifiaient Dieu en voyant sa transformation. C’est une preuve de l’authenticité de son ministère, qui n’est pas le fruit d’une stratégie humaine, mais d’une intervention divine.

Cela enseigne l’importance de rester fidèle à la Parole de Dieu. Toute déviation ou compromis pour plaire aux hommes doit être rejeté, afin que la vérité de l’Évangile soit préservée.

4 – Paul au concile de Jérusalem

Galates 2:1-6 – le concile à Jérusalem

1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi;

et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.

Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.

Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.

Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point de favoritisme, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. 

Paul raconte son voyage à Jérusalem, effectué quatorze ans après sa conversion. Ce voyage n’était pas motivé par une obligation humaine, mais par une révélation divine. Il y expose l’Évangile qu’il prêche aux païens, en particulier devant les leaders de l’Église, afin de s’assurer qu’il n’avait pas œuvré en vain. Paul avait conscience que la validité de son ministère dépendait non des hommes, mais de Dieu. C’est pourquoi il précise que ceux qui étaient « les plus considérés » ne lui ont rien imposé.

Tite, un Grec converti, accompagne Paul. Son cas est significatif parce que bien qu’il ne soit pas circoncis, il n’a pas été contraint de se conformer à la Loi juive. Cela montre que l’Évangile n’impose pas la circoncision ni l’observance de la Loi de Moïse aux païens convertis. L’enjeu ici est la défense de la liberté chrétienne. Paul et ses compagnons ne cèdent en rien à la pression des « faux frères », qui tentent de réintroduire des pratiques légalistes. Cette résistance est cruciale pour préserver la vérité de l’Évangile, basée sur la grâce seule.

Lien avec Actes 15:1-35 – le premier concile de Jérusalem

1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter?

Ce passage d’Actes montre le débat qui s’est élevé lors du Concile de Jérusalem. En effet, certains croyants d’origine juive, particulièrement du parti des pharisiens, insistaient pour que les païens convertis soient circoncis et suivent la Loi de Moïse. Cette exigence pose un sérieux problème doctrinal puisqu’elle impose un fardeau que les Juifs n’ont pas pu porter, comme l’affirme Pierre. Ce concile est donc une étape décisive dans la clarification de la relation entre la foi en Christ et l’observance de la Loi.

Tite et la Circoncision : Un Cas Exemplaire
En introduisant Tite dans son récit, Paul montre aux Galates qu’un païen converti, tel que Tite, n’a pas été contraint de se faire circoncire, même lors du Concile de Jérusalem. Cela prouve que Jacques, Pierre et les autres dirigeants de l’Église ne considéraient pas la circoncision comme une obligation pour les païens convertis. Paul utilise cet exemple pour rassurer les Galates face à ceux qui cherchent à leur imposer des pratiques judaïques. Ces faux enseignants tentent de ramener les croyants sous le joug de la Loi, ce qui trahit une incompréhension profonde de la grâce divine.

Le Danger des Faux Frères

Paul met en garde contre ces « faux frères », qui s’infiltrent dans l’Église pour imposer des règles légalistes. Ces personnes n’ont pas compris la liberté que les croyants ont en Christ. Elles cherchent à ajouter des conditions humaines à la grâce, créant ainsi un mélange d’œuvres et de foi, ce qui va à l’encontre de l’Évangile.

Cet épisode illustre que cette tentation de retourner aux œuvres de la Loi ne se limite pas à l’époque de Paul, mais qu’elle est présente partout et à toutes les époques. Il est donc essentiel de rester vigilant pour ne pas laisser ces influences fausser la vérité de l’Évangile.

Pierre à Antioche – Le Risque de l’Hypocrisie

L’épisode de Pierre à Antioche (Galates 2:11-14) rappelle que même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur. Pierre, influencé par la pression des judaïsants, se met à éviter de manger avec les païens convertis, provoquant ainsi une division. Paul n’hésite pas à reprendre Pierre publiquement, car son comportement risquait de nuire à l’unité de l’Église et de créer un précédent dangereux.

Cet incident montre qu’aucun croyant, même un leader spirituel, n’est à l’abri de l’hypocrisie ou de la dissimulation. C’est pourquoi, il est crucial de rester ferme dans la vérité de l’Évangile et de corriger les erreurs, quel que soit le rang de la personne impliquée. Une telle attitude est nécessaire pour préserver la pureté du message et protéger les croyants moins affermis, qui pourraient être induits en erreur.

5 – Galates 2:7-10 – Paul apôtre des incirconcis

Galates 2:7-8

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis,

car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

Paul affirme ici que Dieu lui a donné la mission spécifique de prêcher l’Évangile aux païens, tout comme Pierre a reçu la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle aux Juifs. Il souligne que cette répartition n’est pas le fruit de son choix, mais de la volonté de Dieu, qui l’a appelé à cette tâche. Il montre ainsi qu’il n’y a pas de rivalité entre son apostolat et celui de Pierre, mais une complémentarité voulue par Dieu. C’est une reconnaissance de l’autorité apostolique de chacun, chacun ayant un champ d’action déterminé.

Galates 2:9

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

Paul rappelle que Jacques, Pierre (Céphas) et Jean, considérés comme des « colonnes » de l’Église, ont reconnu son apostolat et celui de Barnabas en tant qu’apôtres des païens. Leur reconnaissance ne repose pas sur des critères humains, mais sur la grâce que Dieu leur a donnée. Cet acte de « donner la main d’association » signifie leur soutien et leur approbation. Cela montre qu’il n’y a pas de concurrence entre les apôtres, mais plutôt une répartition harmonieuse des tâches au service de la même cause : l’avancement de l’Évangile.

Dans l’Église véritable, il n’y a pas de division fondée sur les ministères ou les personnes, mais une unité dans la mission, chacun jouant un rôle complémentaire selon l’appel reçu de Dieu. Cette unité est essentielle pour l’efficacité du témoignage chrétien.

Galates 2:10

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

Paul conclut en mentionnant une recommandation particulière de Jacques, Pierre et Jean : se souvenir des pauvres. Cette préoccupation pour les plus démunis reflète l’importance de l’amour et de la solidarité dans la foi chrétienne. Paul précise qu’il a déjà pris soin de respecter cette instruction, montrant ainsi que la compassion envers les nécessiteux fait partie intégrante de son ministère.

Ce souci pour les pauvres est confirmé dans plusieurs passages des Écritures :

En Actes 11:28-30

28 L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.

29 Les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

Cela montre que dès les débuts, l’Église s’est organisée pour aider ceux qui étaient dans le besoin. En Romains 15:25-26, Paul explique qu’il part pour Jérusalem afin d’apporter une contribution financière de la part des Églises de Macédoine et d’Achaïe en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.

Romains 15:25-26

25 Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26 Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.
 

Paul en 1 Corinthiens 16:1-4 donne des instructions pratiques pour la collecte en faveur des pauvres, démontrant l’importance de l’organisation et de la planification pour répondre aux besoins des frères et sœurs dans la foi.

1 Corinthiens 16:1-4

1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Églises de la Galatie.

Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

Et quand je serai venu, j’enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées.

Si la chose mérite que j’y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi.

En mentionnant l’épisode de son opposition à Pierre, Paul ne cherche pas à se présenter comme supérieur à lui, mais à montrer qu’ils sont égaux en termes d’autorité apostolique. Il souligne aussi l’importance de la fidélité à l’Évangile, même lorsque cela nécessite de corriger un autre apôtre.

Galates 2:11-14 – A Antioche, Paul s’est opposé à Pierre

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Dans ce passage, Paul relate un incident survenu à Antioche où il a publiquement confronté Pierre (Céphas) à cause de son comportement ambigu. Avant l’arrivée de certains envoyés de Jacques, Pierre partageait librement les repas avec les croyants d’origine païenne, mais lorsqu’ils arrivèrent, Pierre, par crainte du jugement des Juifs, se mit à éviter les païens, se montrant ainsi hypocrite et entraînant d’autres Juifs dont Barnabas dans cette attitude.

Paul oppose cette attitude à la vérité de l’Évangile, qui prêche l’unité entre les croyants, qu’ils soient Juifs ou païens. Il reproche à Pierre de contraindre implicitement les païens à se conformer aux pratiques juives en se comportant ainsi. Ce reproche n’a pas pour but de diminuer Pierre ou de démontrer la supériorité de Paul, mais de souligner que la fidélité à l’Évangile doit transcender les différences culturelles et les pressions sociales.

Leçon de l’incident : l’intégrité dans la foi et l’égalité en Christ

Paul évoque cet épisode pour affirmer la cohérence de sa mission et rappeler que, dans le Christ, il n’y a plus de distinction entre Juifs et Grecs (comme il le dit aussi dans Romains 10:12). Les chrétiens ne doivent pas adopter des comportements ambigus selon les circonstances ou selon l’audience. L’attitude de Pierre, influencée par la crainte de l’opinion des circoncis, reflétait une incohérence qui menaçait l’unité de l’Église.

Cette confrontation souligne deux principes essentiels :

  1. L’unité en Christ : En Jésus, il n’y a plus de différence entre Juifs et païens. L’Évangile libère de la loi mosaïque et des distinctions ethniques. En adoptant un comportement changeant, Pierre trahissait cette vérité fondamentale.
  2. La correction fraternelle : Même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur, et il est nécessaire de les corriger. Paul n’a pas hésité à s’opposer à Pierre pour le bien de l’Église, et cela montre qu’aucun leader n’est au-dessus de la vérité de l’Évangile.

Cette leçon est pertinente pour les chrétiens de tous les temps. Nous devons vivre selon la vérité de l’Évangile, sans duplicité, et corriger ceux qui dévient de cette voie, quel que soit leur rang ou leur statut.

Galates 2:15-19 – La foi chrétienne : en Jésus seul

Dans ce passage, Paul rappelle que, même s’ils sont Juifs de naissance, ni lui ni ses contemporains ne peuvent être justifiés par les œuvres de la Loi. La justification, c’est-à-dire le fait d’être déclarés justes devant Dieu, ne s’obtient pas par nos actions ou par l’obéissance à la Loi mosaïque, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. C’est en plaçant leur confiance en Jésus que les croyants sont rendus justes, car la Loi seule ne peut sauver personne.

Galates 2:15-16 : La justification par la foi, non par les œuvres

15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens.

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

Dans ces versets, Paul explique que même les Juifs, qui avaient reçu la Loi, ne peuvent être justifiés par elle. La justice ne vient pas des efforts humains pour obéir à la Loi, mais uniquement par la foi en Christ. Ainsi, Paul montre que la justification n’est pas basée sur l’obéissance aux commandements, mais sur la confiance en Jésus et son œuvre à la croix. La Loi, bien qu’importante, ne suffit pas pour être sauvé.

Galates 2:17-19 : mourir à la Loi pour vivre pour Dieu

17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !

18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

Paul utilise une nouvelle allégorie pour décrire la relation entre Jésus et le croyant.

Il fait une distinction claire entre l’ancienne vie sous la Loi et la nouvelle vie en Christ. En revenant à la Loi, il se condamnerait lui-même comme transgresseur. Il explique que par la Loi, il est « mort à la Loi » – cela signifie que la Loi a rempli son rôle en le condamnant en tant que pécheur, mais que sa condamnation a été portée par Jésus à la croix et qu’il peut désormais vivre pour Dieu, libéré du poids de la Loi, grâce à la grâce de Christ.

L’œuvre de la croix et la vie nouvelle en Christ

Paul illustre cette vérité avec une image puissante dans

Galates 2:20-21

20  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Paul montre que, par la foi, le croyant s’identifie pleinement à la mort et à la résurrection de Jésus. En Christ, l’ancien moi est crucifié. Le croyant vit désormais une nouvelle vie, non plus dominée par la chair, mais habitée par Christ. Cette nouvelle existence est une vie de foi, nourrie par l’amour de Jésus, qui s’est sacrifié pour nous.

6 – Paul conclut ce passage par un avertissement essentiel :

Galates 2:21 : La grâce de Dieu et l’impossibilité de se justifier par la Loi

21  Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

Paul rejette toute idée de salut basé sur les œuvres humaines. Si la justice pouvait être obtenue par l’obéissance à la Loi, alors la mort de Christ serait inutile. Cela signifie que toute tentative de mélanger la grâce et les œuvres pour se justifier est une négation de la croix. Pour Paul, ce serait comme déclarer que le sacrifice de Jésus n’a aucune valeur. Il exhorte les croyants à se reposer pleinement sur la grâce de Dieu, sans tenter de mériter leur salut par leurs propres efforts.

Application pratique : garder les yeux fixés sur la croix

Le danger de revenir à une mentalité basée sur les œuvres est toujours présent, même aujourd’hui. Nous pouvons être tentés de penser que nos efforts personnels ou notre piété nous rendent plus acceptables aux yeux de Dieu. Cependant, Paul nous rappelle que la seule voie vers la justice et le salut passe par la foi en Christ crucifié. Ce que Jésus a accompli à la croix est suffisant, et rien ne peut être ajouté à cela.

L’image de la croix devient un puissant rappel pour les croyants : Jésus est l’intersection entre le ciel et la terre, et c’est en étant unis à Lui que nous pouvons entrer dans la présence de Dieu. Nous ne pouvons gravir cet escalier spirituel par nos propres forces. Il ne s’agit pas de nos efforts pour monter, mais de demeurer en Christ, qui est Lui-même notre accès au ciel.

Conclusion

Paul, dans cette lettre aux Galates, insiste sur la pureté de l’Évangile et l’importance de vivre pleinement dans la grâce. En Christ, les croyants sont libérés de la Loi et de ses exigences, et ils sont appelés à vivre une vie nouvelle par la foi, ancrée dans l’amour et le sacrifice de Jésus. En tant que chrétiens, nous devons constamment garder les yeux fixés sur la croix, source de notre justification, et rejeter toute forme de confiance en nos propres mérites.

Galates 6:11 – Avec de grandes lettres

11 Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main.

Dans ce passage, Paul attire l’attention sur le fait qu’il écrit lui-même, et il semble souligner la taille des lettres qu’il utilise. Cela pourrait indiquer qu’il avait un problème physique, probablement des difficultés de vue, qui l’obligeaient à écrire de grandes lettres. Dans l’Antiquité, il était courant de dicter les lettres à un scribe, mais ici, Paul prend la plume lui-même, ce qui rend ce geste particulièrement significatif.

Galates 4:15

Plus tôt, Paul avait mentionné l’affection profonde que les Galates lui portaient :

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

Ce verset renforce l’idée que Paul pourrait avoir eu des problèmes de vue. L’hyperbole qu’il emploie – « vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner » – pourrait indiquer que les Galates étaient conscients de cette difficulté. Paul évoque ici un lien fort avec eux, basé sur la compassion et le soin qu’ils lui ont manifesté.

Est-ce l’écharde dont parle 2 Corinthiens 12:7 ?

Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir.

Cette écharde reste un mystère, et les théologiens ont longtemps spéculé sur sa nature. Il est possible que Paul fasse référence à une souffrance physique ou spirituelle persistante. Certains pensent qu’il pourrait s’agir de ses problèmes de vue, évoqués subtilement dans Galates. Toutefois, Paul ne précise jamais exactement ce qu’est cette écharde, et cela laisse place à diverses interprétations.

Conclusion relatif à ce passage

Les problèmes de vue de Paul, s’ils sont effectivement suggérés dans ces passages, pourraient expliquer son besoin d’écrire avec de grandes lettres et le témoignage d’affection des Galates. Cependant, bien que cette condition soit plausible, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude qu’elle est la fameuse écharde dont il parle dans 2 Corinthiens. Ce que nous savons, c’est que cette écharde, quelle qu’elle soit, a poussé Paul à dépendre encore plus de la grâce de Dieu, plutôt que de sa propre force.

Galates 6:14 – Je suis crucifié avec Christ

Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde!

 Ce verset exprime une profonde humilité et une reconnaissance de l’œuvre accomplie par Christ à la croix. Paul rejette toute idée de se glorifier en lui-même ou en ses propres œuvres, et il met en avant la croix comme seule source de fierté. Cette croix, symbole de souffrance et de sacrifice, devient pour lui la cause de sa propre crucifixion symbolique au monde. Paul affirme qu’il est mort aux influences du monde, tout comme le monde est mort pour lui, grâce à son identification avec Christ.

La croix, qui était un instrument d’humiliation dans la culture romaine, est ici élevée comme le cœur de l’Évangile. Paul ne se vante ni de sa réussite personnelle, ni de ses accomplissements, mais uniquement de ce que Christ a accompli pour lui et pour l’humanité. Sa gloire ne se trouve que dans l’œuvre de rédemption, dans l’amour inconditionnel démontré par Jésus à travers la crucifixion.

À comparer avec Romains 15:17-18 – Toute gloire revient à Christ

Dans Romains 15:17-18, Paul dit :

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

Ici encore, Paul attribue toute gloire à Jésus-Christ. Il reconnaît que tout ce qu’il a accompli dans son ministère est le fruit de l’œuvre de Christ à travers lui. Il n’y a aucune place pour la vanité personnelle ou pour l’orgueil humain dans le service de Dieu. Paul ne fait que souligner que Christ est à l’origine de tous ses succès dans la prédication de l’Évangile aux païens.

Parallèle entre Galates 6:14 et Romains 15:17-18

Dans les deux passages, Paul adopte une attitude d’humilité radicale, refusant de revendiquer pour lui-même tout mérite ou accomplissement. Que ce soit en se glorifiant de la croix de Christ (Galates 6:14) ou en attribuant tout succès à l’œuvre de Christ en lui (Romains 15:17-18), il exprime une compréhension claire de la grâce divine. Paul nous montre que c’est par Christ, et par Lui seul, que nous pouvons accomplir quelque chose de durable et d’important. Il souligne que la vie chrétienne repose sur la mort à soi-même et sur la dépendance totale à l’égard de Christ.

Cette attitude d’humilité et de gloire centrée sur la croix est un rappel pour chaque croyant : nous devons nous éloigner des influences du monde et vivre crucifiés avec Christ, glorifiant uniquement Son œuvre rédemptrice.

7 – Les écrits de Paul et leur datation approximative

Première épître aux Thessaloniciens : 50-51

Paul, Sylvain (Silas) et Timothée s’adressent à l’Église de Thessalonique. Cette lettre, souvent considérée comme l’un des premiers écrits de Paul, exprime une relation chaleureuse avec une jeune communauté chrétienne.
« Paul, Sylvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur : que la grâce et la paix vous soient données ! »

Épître aux Galates : 50-51

Paul se présente ici avec une forte affirmation de son appel divin. Il insiste sur l’autorité qui lui a été confiée directement par Jésus-Christ, sans intervention humaine.
« Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Épître à Philémon : 51-55

Paul écrit à Philémon depuis la prison, en appelant à la réconciliation entre Philémon et son esclave Onésime. Il y fait allusion à son statut de prisonnier, une expression d’humilité, reconnaissant son serviteur Timothée.
« Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et compagnon d’œuvre, »

Première épître aux Corinthiens : vers 55

Paul commence cette lettre en soulignant son appel divin à l’apostolat, un thème récurrent dans ses lettres aux Églises qu’il a fondées, rappelant aux Corinthiens son autorité en tant qu’apôtre choisi par Dieu.
« Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, »

Deuxième épître aux Corinthiens : vers 56

Dans cette seconde lettre aux Corinthiens, Paul renforce son apostolat et inclut Timothée, son fidèle compagnon de ministère, soulignant une continuité dans leur collaboration.
« Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe, »

Épître aux Romains : vers 57

Dans cette épître magistrale, Paul se présente avec une profonde humilité en tant que « serviteur » de Jésus-Christ. Bien que son apostolat soit reconnu, il met l’accent sur son rôle en tant que missionnaire et messager de l’Évangile.
« Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, »

Épître aux Philippiens : vers 60-61

Depuis la prison, Paul écrit aux Philippiens en collaboration avec Timothée, tous deux se désignant comme « serviteurs de Jésus-Christ ». Ce terme exprime leur soumission totale à leur Seigneur.
« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres, »

Réflexions sur les salutations de Paul

Les salutations dans les lettres de Paul révèlent une évolution de son ministère et de son approche pastorale. Au début de ses écrits, Paul met souvent en avant son apostolat, car il doit défendre son autorité spirituelle auprès de ses communautés. Plus tard, en particulier dans les épîtres rédigées depuis la prison, on perçoit une accentuation de son humilité et de son identité de serviteur. Paul évolue d’un apôtre affirmant son autorité divine vers un leader chrétien qui reconnaît avant tout sa dépendance totale envers Christ et sa mission de souffrir pour l’Évangile.

L’ordre chronologique des lettres permet de mieux saisir cette transformation personnelle et pastorale de Paul, tout en offrant un regard enrichissant sur la progression de son ministère missionnaire et ses interactions avec les premières Églises chrétiennes.

L’épître et sa motivation

L’ordre chronologique des lettres de Paul nous permet de mieux comprendre l’évolution de sa pensée. L’épître aux Galates, plus concise et directe, pourrait sembler être une première ébauche de l’épître aux Romains, où Paul développe de manière plus systématique et élaborée ses idées. Cependant, malgré cette différence de structure et de profondeur, les deux lettres partagent des concepts fondamentaux qui sont au cœur de la pensée de Paul.

Dans Galates, Paul aborde des thèmes qui reviennent dans Romains : le salut par la grâce seule, la justification par la foi, et la question du rôle de la Loi mosaïque dans la vie chrétienne. Cependant, ce qui distingue l’épître aux Galates, c’est l’urgence qui motive Paul à l’écrire. Confronté à l’influence grandissante des judaïsants, qui prônaient l’obligation de respecter la Loi de Moïse, y compris la circoncision, Paul ressent le besoin de défendre la pureté de l’Évangile de la grâce et de s’opposer au légalisme qui menaçait l’Église naissante.

La défense de la liberté chrétienne

Cette épître devient ainsi une défense vigoureuse de la liberté chrétienne, expliquant que la justice ne peut être obtenue par l’obéissance à la Loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ. Paul avertit les Galates qu’en revenant à la Loi, ils renieraient la grâce offerte par Christ.

Une autre dimension importante de cette lettre est son lien avec les autres écrits bibliques. Il est impossible de saisir pleinement l’épître aux Galates sans la considérer dans le cadre plus large de la Bible. Paul s’appuie constamment sur les Écritures hébraïques, notamment lorsqu’il utilise l’exemple d’Abraham pour illustrer la justification par la foi (Galates 3). De plus, cette épître est intimement liée au récit des Actes des Apôtres, où l’on trouve des éléments de contexte sur les tensions entre les communautés juives et païennes dans l’Église primitive.

L’épître aux Galates constitue ainsi une pièce centrale dans la compréhension des enseignements de Paul, non seulement en raison de son contenu doctrinal, mais aussi par sa fonction d’alerte contre les dangers du légalisme et son appel à la fidélité envers la grâce de Dieu.

Lecture de la Bible le 27 Janvier

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La lecture de la Bible le 27 janvier nous plonge dans des moments de grande sollicitude divine : la manne céleste, l’eau jaillissant du rocher et la visite de Jéthro à Moïse. Ces récits témoignent de la fidélité de Dieu envers son peuple et de l’importance d’une foi humble et enfantine, comme enseignée dans le Nouveau Testament.

Proposition de Lecture de la Bible le 27 Janvier

Ancien Testament  :

  • Exode 16La sollicitude divine : la manne céleste
    Dans ce passage, nous voyons comment Dieu prend soin de son peuple en lui fournissant la manne, nourriture miraculeuse qui répond à leurs besoins dans le désert. Ce récit met en lumière la providence divine et la confiance que les Israélites doivent avoir en Dieu, malgré les épreuves.
  • Exode 17 L’eau jaillit du rocher
    Alors que les Israélites se retrouvent à nouveau face à une difficulté, Dieu, par l’intermédiaire de Moïse, leur donne de l’eau à boire en faisant sortir de l’eau d’un rocher. Ce miracle montre la puissance de Dieu et son attention constante envers son peuple en détresse.
  • Exode 18  La visite de Jéthro, beau-père de Moïse
    Ce chapitre raconte la venue de Jéthro, beau-père de Moïse, qui apporte sagesse et conseils pratiques pour l’organisation de la gestion du peuple. Il propose à Moïse d’établir un système de juges pour alléger ses responsabilités. Ce passage nous rappelle l’importance du conseil sage et du soutien communautaire dans nos vies.

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Nouveau Testament :

  •   Matthieu 18 : 1-20La nécessité d’une foi humble et enfantine
    Jésus enseigne à ses disciples l’importance d’avoir une foi humble, comparable à celle d’un enfant. Il rappelle que l’humilité est essentielle pour entrer dans le Royaume de Dieu. Ce passage aborde aussi la manière de gérer les offenses et les conflits au sein de la communauté chrétienne, mettant en avant la réconciliation et le pardon.

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Si vous souhaitez avancer à un rythme plus modéré, une option consiste à lire la Bible en deux ans. Vous pouvez, par exemple, consacrer la première année à la lecture de l’Ancien Testament, puis l’année suivante au Nouveau Testament.

Que ce soit en un an ou deux, la lecture régulière de la Bible est une manière de nourrir votre foi, de fortifier votre relation avec Dieu et de mieux comprendre sa volonté pour votre vie.

Lecture de la Bible le 26 Janvier

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La lecture de la Bible le 26 janvier nous transporte dans des moments décisifs : la poursuite de Pharaon contre Israël, le Cantique des rachetés qui célèbre la délivrance, et la transfiguration de Jésus, révélant sa gloire divine. Ces événements renforcent notre foi en la puissance et la présence de Dieu.

Proposition de Lecture de la Bible le 26 Janvier

Ancien Testament :

  •  Exode 14  Pharaon poursuit Israël
    Dans Exode 14, Pharaon, après avoir libéré les Israélites, se lance dans une poursuite désespérée pour les ramener en Égypte. Les Israélites, pris entre la mer Rouge et l’armée égyptienne, semblent sans issue. Cependant, Dieu intervient, ouvrant la mer et permettant à son peuple de passer à sec. Cette action puissante souligne la souveraineté de Dieu et sa capacité à sauver son peuple dans les situations les plus désespérées.
  • et
  • Exode 15  Le Cantique des rachetés
    Exode 15 relate le Cantique des rachetés, chanté par Moïse et Israël après leur traversée miraculeuse de la mer Rouge. Ce cantique est une célébration de la victoire divine sur les forces de l’oppression. Il témoigne de la gratitude d’Israël envers Dieu, qui les a sauvés de l’esclavage et leur a offert la liberté. Ce moment est aussi un rappel que la louange est une réponse appropriée à l’action salvatrice de Dieu.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 17  La transfiguration
    Matthieu 17 nous rapporte l’incident majestueux de la transfiguration de Jésus. Alors que Jésus monte sur la montagne avec Pierre, Jacques et Jean, sa forme se transforme, et il brille d’une lumière éclatante. Moïse et Élie apparaissent à ses côtés, confirmant sa mission divine. Dieu lui-même déclare : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » Ce moment témoigne de la divinité de Jésus et de sa mission sur terre.

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Si vous préférez un rythme plus lent, la lecture peut également être répartie sur deux ans, en commençant par l’Ancien Testament la première année et le Nouveau Testament la suivante.

Lecture de la Bible le 25 Janvier

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La lecture de la Bible le 25 janvier nous plonge dans des événements significatifs de l’Exode, où l’agneau pascal est sacrifié et les premiers-nés sont consacrés à l’Éternel. Dans le Nouveau Testament, Pierre confesse la divinité de Jésus, affirmant qu’il est le Messie.

Proposition de Lecture de la Bible le 25 Janvier

Ancien Testament  :

  •  Exode 12  Dieu ordonne le sacrifice de l’agneau pascal
    Exode 12 présente le moment crucial de l’Exode : Dieu ordonne aux Israélites de sacrifier un agneau pascal. Ce sacrifice a pour but de marquer l’entrée du peuple dans la délivrance, avec le sang de l’agneau servant à protéger leurs maisons des plaies. L’agneau pascal devient ainsi un symbole de salut, préfigurant le sacrifice ultime de Jésus-Christ. Cet acte est un moment clé pour l’identité d’Israël et pour l’histoire du salut.
  • et
  • Exode 13  Les premiers-nés consacrés à l’Éternel
    Exode 13 évoque la consécration des premiers-nés à l’Éternel. Après la délivrance d’Égypte, Dieu ordonne que tous les premiers-nés, humains et animaux, soient dédiés à Lui. Cette consécration rappelle aux Israélites que la rédemption est un acte de grâce divin. Elle souligne également l’importance de se souvenir des actes de Dieu et de les transmettre aux générations futures.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 16  – Pierre reconnaît la divinité de Jésus : « Tu es le Messie »
    Dans Matthieu 16, Pierre déclare sans hésitation : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. » Cette confession marque un tournant dans la reconnaissance de Jésus par ses disciples. Jésus, en réponse, félicite Pierre pour sa foi et révèle que sur cette confession, il bâtira son Église. Ce passage montre l’importance de la reconnaissance de la divinité du Christ, fondement de la foi chrétienne.

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Matthieu 15:25-28-Femme ta foi est grande

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En Matthieu 15:25-28 une femme vient vers Jésus pour demander la délivrance de sa fille :

25 Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: Seigneur, secours-moi!
26 Il répondit: Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens.
27 Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres.
28 Alors Jésus lui dit: Femme, ta foi est grande; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

Matthieu 15:25-28

Jésus était venu en premier lieu pour les brebis perdues d’Israël. Les enseignements, les guérisons, les délivrances étaient avant tout pour le peuple juif, car le plan de Dieu était ainsi. Mais qui que nous soyons, Dieu et Jésus dans leur amour pour les hommes ne sont pas insensibles au témoignage de Foi qui peut se manifester.

Dieu ne fait point acception de personne (Actes 10:34).

Aujourd’hui encore, Dieu peut se manifester de la même façon si nous lui témoignons la même foi que cette femme Syro-phénicienne. « Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme; elles se renouvellent chaque matin » (Amos 2:22-23) . Il nous appartient de les saisir par la foi.

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13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!  

Romains 15:13

Exode 9 à 11 – – – Matthieu 15:21-39

Lecture de la Bible le 24 Janvier

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La lecture de la Bible le 24 janvier nous plonge dans les plaies d’Égypte, des animaux frappés par une épidémie aux sauterelles dévastant la terre. Le Nouveau Testament nous révèle la foi profonde de la femme cananéenne qui cherche la guérison de sa fille.

Proposition de Lecture de la Bible le 24 Janvier

Ancien Testament  :

  •   Exode 9    La plaie sur les animaux et les ulcères
    Dans Exode 9, Dieu envoie une plaie sur les animaux de l’Égypte, tuant ceux des Égyptiens mais épargnant ceux des Israélites. Cela s’accompagne également de l’apparition d’ulcères sur les hommes et les animaux. Cette épreuve met en évidence l’autorité divine, tout en soulignant la résistance persistante de Pharaon à reconnaître la puissance de Dieu, malgré les signes évidents. La plaie marque un tournant dans la lutte entre Dieu et Pharaon, et l’avertissement d’un jugement à venir.
  •   Exode 10  –  L’invasion des sauterelles
    Exode 10 décrit l’invasion des sauterelles, un fléau dévastateur qui recouvre l’Égypte. Elles dévorent toute la végétation restante, plongeant le pays dans la famine. Pharaon, confronté à cette catastrophe, tente une nouvelle fois de négocier, mais sa promesse d’obéir à Dieu est de courte durée. Ce passage illustre la manière dont Dieu utilise la nature pour exercer son jugement et attirer l’attention de ceux qui refusent de se repentir.
  • et
  •   Exode 11   Pharaon est averti du jugement des premiers-nés
    Dans Exode 11, Dieu annonce à Moïse la plaie finale : la mort des premiers-nés de l’Égypte. Pharaon, par son obstination, a atteint un point de non-retour. Ce jugement, bien plus terrible que les précédents, illustre l’intensité de la colère divine face à la rébellion. Malgré l’avertissement, Pharaon persiste dans son refus, ce qui annonce la délivrance imminente des Israélites.

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Nouveau Testament :

  •  Matthieu 15 : 21-39  – Jésus et la foi de la femme cananéenne
    Dans Matthieu 15:21-39, Jésus rencontre une femme cananéenne qui, malgré sa condition de païenne, manifeste une foi inébranlable. Elle demande la guérison de sa fille, et Jésus, impressionné par sa foi, exauce sa prière. Ce passage met en lumière l’importance de la foi authentique, au-delà des frontières ethniques et religieuses. Il enseigne que même ceux qui sont éloignés de la promesse peuvent recevoir la grâce de Dieu s’ils croient profondément.

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Lecture de la Bible le 22 Janvier

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La lecture de la Bible le 22 janvier nous invite à explorer les moments de doute de Moïse avant son appel, l’épreuve de force avec Pharaon et l’encouragement divin. En parallèle, le Nouveau Testament nous montre Jésus marchant sur les eaux et guérissant les malades à Génésareth.

Proposition de Lecture de la Bible le 22 Janvier

Ancien Testament  :

  • Exode 4  Les objections de Moïse avant de retourner en Égypte
    Dans Exode 4, Moïse exprime plusieurs objections à Dieu lorsqu’il reçoit l’ordre de retourner en Égypte pour libérer les Israélites. Moïse craint son incapacité à convaincre le peuple et la résistance de Pharaon. Dieu lui répond par des signes miraculeux et lui assure sa présence. Ce passage illustre l’hésitation humaine face à une mission divine, mais aussi la patience de Dieu envers ses serviteurs.
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  • Exode 5  L’épreuve de force avec Pharaon
    Exode 5 décrit l’intensification de l’oppression des Israélites après que Moïse ait demandé à Pharaon de libérer son peuple. Ce dernier réagit durement, augmentant leur travail forcé, ce qui semble contredire la promesse de libération. Ce passage souligne l’épreuve de foi que rencontrent ceux qui obéissent à Dieu, face aux obstacles et à l’incompréhension des autorités terrestres.
  • et
  • Exode 6  Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob encourage Moïse
    Dans Exode 6, Dieu renouvelle sa promesse à Moïse en se présentant comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Il encourage Moïse à persévérer dans sa mission, malgré les difficultés. Ce passage révèle la fidélité de Dieu envers ses promesses et son soutien indéfectible à ceux qu’il choisit pour accomplir sa volonté. Dieu rappelle à Moïse que l’histoire de son peuple est marquée par sa puissance et sa fidélité.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 14 : 22-36  Jésus marche sur les eaux, des guérisons à Génésareth
    Dans Matthieu 14:22-36, après avoir nourri la foule, Jésus envoie ses disciples de l’autre côté du lac. Lorsqu’ils sont en difficulté à cause du vent, Jésus marche sur l’eau pour les rejoindre. Il les rassure en déclarant « C’est moi, n’ayez pas peur ». Ce miracle, suivi des guérisons à Génésareth, démontre la souveraineté de Jésus sur la nature et sa compassion envers les malades, révélant ainsi sa divine autorité et son amour pour l’humanité.

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Lecture de la Bible le 21 Janvier

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La lecture de la Bible le 21 janvier nous plonge dans des événements marquants de l’Exode, où l’oppression d’Israël en Égypte annonce la venue d’un libérateur en la personne de Moïse. De même, le Nouveau Testament nous dévoile le rejet du ministère du Roi par le peuple.

Proposition de Lecture de la Bible le 21 Janvier

Ancien Testament  :

  • Exode 1  Israël en Égypte; l’oppression et le conflit avec Pharaon
    Dans Exode 1, le peuple d’Israël est opprimé en Égypte sous un nouveau Pharaon qui craint leur nombre croissant. Ce passage décrit les souffrances infligées aux Hébreux, qui sont réduits en esclavage et subissent des travaux forcés. Pourtant, cette oppression annonce la venue d’un libérateur, selon les promesses divines. Ce récit met en lumière la réalité des persécutions et le rôle de Dieu dans la libération de son peuple.
  •  Exode 2 La naissance de Moïse : Dieu prépare un libérateur
    Exode 2 raconte la naissance de Moïse, un enfant sauvé des eaux par la fille de Pharaon. Moïse devient ainsi un instrument choisi par Dieu pour libérer son peuple. Le passage souligne la souveraineté de Dieu dans la protection et l’appel de Moïse. En dépit de l’oppression, Dieu prépare son serviteur dans les circonstances les plus improbables, annonçant un avenir de délivrance pour Israël.
  • et
  •  Exode 3  L’appel de Moïse au buisson ardent
    Dans Exode 3, Moïse rencontre Dieu au buisson ardent. Dieu l’appelle à libérer les Israélites de l’esclavage égyptien, un moment décisif dans l’histoire du salut. Moïse, initialement hésitant, reçoit des instructions précises et l’assurance de la présence divine. Ce passage met en lumière l’importance de la réponse fidèle à l’appel de Dieu, même lorsque celui-ci semble au-delà des capacités humaines.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 14 : 1-21  – Le ministère du Roi rejeté
    Matthieu 14:1-21 décrit le rejet de Jésus par le roi Hérode et les foules. Hérode, pris de remords après avoir fait décapiter Jean-Baptiste, entend parler des miracles de Jésus et le prend pour un prophète. Cependant, Jésus est rejeté par ceux qu’il est venu sauver. Ce passage montre le rejet du Christ par les autorités, mais aussi son engagement à accomplir la mission qui lui est confiée, malgré les persécutions.

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Lecture de la Bible le 20 Janvier

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La lecture de la Bible le 20 janvier nous invite à méditer sur les bénédictions prophétiques de Jacob, son ensevelissement, et la parabole du grain de sénevé et du levain. Ces passages nous enseignent l’importance de la foi, des bénédictions familiales et de l’impact profond des petites choses dans le royaume de Dieu.

Proposition de Lecture de la Bible le 20 Janvier

Ancien Testament  :

  • Genèse 49  –  Les bénédictions prophétiques de Jacob
    Dans Genèse 49, Jacob bénit ses douze fils avant de mourir, leur donnant des prophéties qui guideront leurs descendants. Chaque bénédiction est unique et reflète le caractère et l’avenir de chaque tribu d’Israël. Ce passage souligne l’importance des bénédictions spirituelles transmises de génération en génération et comment Dieu guide ses serviteurs à travers des paroles prophétiques.
  • et
  • Genèse 50  – L’ensevelissement de Jacob
    Genèse 50 raconte les derniers moments de Jacob, sa mort et son ensevelissement en Canaan. Avant de mourir, il donne des instructions précises pour sa sépulture, montrant une foi inébranlable dans les promesses de Dieu. Cet acte symbolise la fidélité de Jacob à la promesse divine et le lien entre la famille d’Israël et la terre promise.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 13 : 31-58  – Les paraboles du grain de sénevé et du levain
    Dans Matthieu 13:31-58, Jésus utilise les paraboles du grain de sénevé et du levain pour illustrer la croissance du royaume de Dieu. Bien que petites au départ, ces graines et ces morceaux de levain se multiplient et transforment tout autour d’eux. Ces paraboles nous enseignent que même les plus petites actions de foi ont un impact profond et grandissent avec le temps, tout comme le royaume de Dieu.

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Lecture de la Bible le 11 Janvier

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La lecture de la Bible le 11 janvier nous plonge dans des moments décisifs de l’histoire biblique. À travers le vol de la bénédiction par Jacob et la confirmation de l’alliance à Béthel, nous découvrons des leçons profondes sur la foi, la consécration et les épreuves des disciples.

Proposition de Lecture de la Bible le 11 Janvier

Ancien Testament  :

  • Genèse 27  Le vol de la bénédiction par Jacob
    Ce chapitre relate l’histoire de Jacob, qui, avec la complicité de sa mère, trompe son père Isaac pour recevoir la bénédiction qui revenait normalement à son frère Ésaü. Bien que ce mensonge ait des conséquences, il montre que Dieu travaille dans les faiblesses humaines pour accomplir ses promesses. Ce récit illustre aussi comment Dieu peut utiliser des circonstances imparfaites pour accomplir ses desseins.
  •   et
  • Genèse 28  À Béthel, l’alliance avec Abraham est confirmée à Jacob
    À Béthel, Jacob reçoit une vision divine dans laquelle Dieu lui confirme l’alliance promise à Abraham. Cette expérience spirituelle marque un tournant dans la vie de Jacob. Il réalise que Dieu est présent avec lui, même dans les moments de doute. Dieu lui promet une descendance nombreuse et la bénédiction de toute la terre, un renouvellement de la promesse divine.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 8 : 18-34 – La mise à l’épreuve de la consécration des disciples
    Dans ce passage, Jésus met à l’épreuve l’engagement de ses disciples. Il leur montre que suivre Christ implique des sacrifices et des défis. Jésus demande aux disciples d’être prêts à renoncer à tout, même à la sécurité et aux biens matériels. Ce moment de mise à l’épreuve nous enseigne que la consécration à Dieu n’est pas un chemin facile, mais qu’il est rempli de bénédictions éternelles.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 10 Janvier

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La lecture de la Bible le 10 janvier nous plonge dans des récits marquants où la fidélité de Dieu envers Abraham et Isaac se dévoile. De la promesse de descendance à la manifestation de la puissance divine de Jésus, cette journée invite à réfléchir sur la continuité de l’alliance et la guérison spirituelle.

Proposition de Lecture de la Bible le 10 Janvier

Ancien Testament  :

  • Genèse 25   La postérité d’Abraham
    Ce chapitre met en lumière la postérité d’Abraham, avec la naissance de ses fils, Isaac et Ismaël. Les promesses de Dieu continuent de se transmettre à travers la descendance d’Abraham. Ce passage nous rappelle que Dieu honore ses promesses de génération en génération, et qu’Il prépare toujours un plan divin, même dans les aspects les plus quotidiens de notre vie.
  • et
  • Genèse 26   L’alliance avec Abraham est confirmée à Isaac
    Dieu réitère son alliance avec Isaac, fils d’Abraham. Ce renouvellement montre que la bénédiction et la protection divine ne se limitent pas à une seule génération. Isaac, tout comme son père, doit marcher dans la foi et la fidélité à Dieu, sachant que l’alliance divine est un héritage transmis à ceux qui suivent la voie de Dieu.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 8 : 1-17 Jésus manifeste sa divinité par des guérisons
    Dans ce passage, Jésus guérit un lépreux, un serviteur et la belle-mère de Pierre, démontrant ainsi son pouvoir divin sur la maladie. Ces miracles ne sont pas seulement des actes de compassion mais des révélations de sa nature divine. Jésus montre qu’il est plus qu’un simple homme : il incarne la puissance de Dieu qui guérit et libère. Chaque guérison souligne l’autorité divine de Jésus et son engagement à restaurer la vie des individus.

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Si vous préférez un rythme plus lent, il est aussi possible de lire la Bible en deux ans, en séparant l’Ancien et le Nouveau Testament.

Lecture de la Bible le 9 Janvier

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La lecture de la Bible le 9 janvier nous invite à méditer sur des événements marquants de la vie d’Abraham et de ses proches. À travers les récits de la mort de Sara et du choix d’une épouse pour Isaac, nous découvrons des leçons sur la foi, la famille et les décisions spirituelles.

Proposition de Lecture de la Bible le 9 Janvier

Ancien Testament  :

  • Genèse 23 La mort et l’ensevelissement de Sara
    Ce chapitre nous raconte la mort de Sara, l’épouse fidèle d’Abraham. Ce moment de deuil est également marqué par la recherche d’un lieu de sépulture, soulignant la dignité avec laquelle Abraham traite le corps de son épouse. Ce passage nous rappelle l’importance du respect des êtres chers, même après leur départ, et la nécessité de prendre soin de ce qui nous est confié.
  • et
  • Genèse 24 La recherche d’une épouse pour Isaac
    Dans ce récit, Abraham envoie son serviteur chercher une épouse pour Isaac parmi ses proches. Ce passage illustre la foi et la sagesse d’Abraham, qui place sa confiance en Dieu pour guider ce choix crucial. L’histoire nous enseigne l’importance de la prière et de la direction divine dans nos décisions importantes, notamment celles qui concernent les relations.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 7 La règle d’or, et le choix qui, toujours, s’offre à nous
    Dans Matthieu 7, Jésus enseigne la règle d’or : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. » Ce principe guide les relations humaines vers la bienveillance et le respect mutuel. Jésus parle également du large et du petit chemin, nous invitant à faire un choix réfléchi et spirituel dans la vie. Ce passage nous met face à la réalité du libre arbitre, nous appelant à choisir la voie qui mène à la vie.

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Si vous préférez un rythme plus lent, il est aussi possible de lire la Bible en deux ans, en séparant l’Ancien et le Nouveau Testament.

Romains chapitre 14 – Étude Biblique

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Romains chapitre 14 : Les exhortations de Paul sont en relation avec le Seigneur, et portent sur la conduite à tenir pour le chrétien en tant que sujet du royaume de Dieu qui ne doit pas être un sujet de chute pour son prochain.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 15

Romains chapitre 14 : jugement, liberté et amour fraternel en Christ

1 – Introduction

Du chapitre 14 au chapitre 16 de l’épître aux romains, Paul parle de la morale pratique dans la vie sociale.

Avec le chapitre 14, va être abordé un autre aspect de la conduite à tenir autre que ceux déjà étudiés dans les chapitres précédents, et qui va aussi nous aider dans notre Foi. Nous sommes invités à nous reporter à 1 Corinthiens 10:13-33 au sujet des viandes sacrifiées aux idoles, pour mieux comprendre ce chapitre mais aussi à Actes 21:25, et à Apocalypse 2:14, 20. Le premier verset à garder en mémoire est :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Nous pouvons parfois rencontrer des personnes qui sont faibles dans la foi et qui n’en ont pas conscience, ou qui veulent le cacher ou encore qui pensent être plus spirituelles que ce qu’elles sont. Avec tous ces gens là, il ne faut pas les heurter et leur laisser avoir une certaine attitude qui les amènent à comprendre que leur opinion est peut être fausse.  

Nous voyons qu’à la fin de ce premier verset de cette épître, il est parlé d’opinions et que le dernier verset de ce chapitre 14 parle de conviction. Tout ce qui n’est pas conviction est péché, y est il dit. Il y a un point important, c’est qu’une opinion est une vague idée, pas très précise alors que la conviction est une pensée bien arrêtée. Cependant, attention, une conviction n’est pas forcément la vérité. On peut être convaincu de quelque chose, et que cette chose soit fausse, et de ce fait être dans l’erreur. Quand deux convictions s’opposent, c’est que fatalement au moins une des deux est fausse et que les deux sont peut être fausses.

Il y a des choses qui sont clairement dites dans la Bible, sur lesquelles il n’y a pas sujet à discussion mais il y a par contre d’autres sujets où la position ne semble pas tranchée. C’est là où nous pouvons avoir plusieurs opinions. Pour autant, ce n’est pas parce que l’autre a une opinion qui est différente de la notre qu’il faut se quereller. Tout le problème, c’est que bien souvent, chacun dans une discussion, veut camper sur sa position et l’emporter à tout prix, et veut avoir raison. C’est ainsi que se créent des divisions. C’est comme cela que des sectes sont créées. Ainsi en élevant une doctrine, on trouve des baptistes, des pentecôtistes, des mennonites … L’objectif du chrétien doit être de rester dans un certain consensus, tant que les choses clairement dites dans la Parole ne sont pas remises en cause.

Nous devons bien garder en mémoire ce verset pour comprendre l’esprit dans lequel Paul nous enseigne, en nous rappelant le verset de :

2 Corinthiens 3:6

6 Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.

Par conséquent, il faut toujours chercher l’esprit, l’esprit de la lettre, c’est à dire ce qu’il y a dernière ce qui est écrit. Les juifs disent avoir quatre interprétations des textes bibliques. La première interprétation est celle qui est littérale, puis l’interprétation allégorique….Même l’interprétation allégorique (imagée) doit rester conforme à l’interprétation littérale ce qui est très important. Quand Jésus parle de certaines choses, il donne des images. Cependant l’image donnée peut se comprendre sur un plan spirituel puisqu’il va parler du royaume des cieux mais il faut que cela soit en accord avec ce qui est dit simplement. Cela reste une image qu’il ne faut pas complétement déformée. Donc quand on dit l’esprit, l’esprit ne va pas s’opposer forcément à la lettre, mais l’esprit va nous donner la compréhension de la lettre. Par contre, si on est obtus, on va s’enfermer sur une interprétation et encore bien souvent pour un mot, il peut y avoir plusieurs interprétations possibles, plusieurs sens. Il faut faire très attention.

Avant de discuter des autres opinions, la première chose à faire est d’adopter une position d’humilité. Cette position d’humilité va faire que cela évitera que nous soyons dans la confrontation. On peut ne pas être d’accord mais il faut l’exprimer sans chercher à avoir le dessus. Bien souvent, en cherchant à avoir le dessus, on perd alors que, quand on laisse faire les choses, cela peut jouer. Il ne faut pas que cela soit notre chair qui parle. Il faut laisser parler l’esprit au travers de nous. Bien souvent, le fait de s’humilier, va faire que l’esprit qui est en nous, même pour des choses anodines, peut toucher le coeur de la personne qui se trouve en face de nous. Si au contraire, nous montrons de l’orgueil, l’Esprit n’est plus là. Le Saint Esprit ne va pas favoriser notre propre orgueil. C’est très important de comprendre cela. Gagner un combat, c’est peut être perdre une âme dans certains cas. Il ne faut jamais oublier que l’objectif du chrétien est de gagner les âmes.

Avant même d’aller dans une confrontation, il faut toujours penser quel est objectif que l’on se fixe. En effet, si on oublie l’objectif qu’on s’est fixé, on se laisse emporter par la discussion, et on perdra notre objectif et on passera à côté. Passer à côté, c’est quoi? C’est comme pour le péché. En hébreu, le mot péché, est manquer la cible. Le fait de dériver dans notre propos alors que nous nous étions fixé un objectif, va faire que nous n’allons pas atteindre l’objectif  que nous nous étions fixé. Dans certains cas, il vaut mieux en apparence perdre dans une discussion.

Il faut regarder à l’intérêt de l’autre avant son propre intérêt et considérer l’autre comme supérieur à soi même en ayant une attitude d’humilité.

Nous allons voir un peu plus en détail, certains sujets pour lesquels les gens ont tendance à vouloir discuter les opinions, à savoir les viandes sacrifiées aux idoles et les fêtes. 

Regardons ce qui est dit en Romains 12:3 et Philippiens 2:3

Romains 12:3

3 Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Philippiens 2:3

3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Ces deux versets confirment ce que nous venons de voir.

De Romains 14:1 à Romains 15:7, il est question de la liberté individuelle du croyant, notamment vis-à-vis des autres chrétiens. Ici, ne seront pas abordés les versets de Romains 15 qui sont un peu à part puisque dans les sept premiers de ce chapitre, il est question du modèle qui est Jésus. Pour ce qui est de la liberté individuelle du croyant notamment vis à vis des autres chrétiens, il faut que chacun agisse avec une bonne conscience et avec conviction. Ceci impose qu’il n’y ait aucune contrainte ni dans un sens ni dans l’autre, en se rappelant que chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. En fonction de notre maturité spirituelle, nous avons une compréhension de la Bible qui peut être plus ou moins approfondie. Le problème du jeune converti, c’est que bien souvent, il va avoir peur d’être dans péché, et être de ce fait excessif dans un sens. Pour lui, tout peut lui apparaitre être un danger. Il convient de ne pas le choquer mais de l’amener progressivement à grandir et à comprendre. Un des versets à retenir dans ce chapitre de l’épître aux romains, est le verset 12.

Romains 14:12

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous sommes responsables de ce que nous disons, nous sommes responsables de ce que nous entendons et de ce que nous acceptons ou non. Nous sommes responsables de nous-mêmes par rapport à notre attitude. Dieu peut nous reprendre parce que nous avons eu une mauvaise attitude vis à vis des autres.

Il faut savoir que dans ses lettres, Paul traite des sujets en fonction des situations différentes que les chrétiens d’une église rencontrent. Il devait avoir des informations sur ce qui se passait dans telle ou telle église. A Rome, il devait y avoir des rivalités et des mauvaises compréhensions sur l’application des lois juives, et sur les viandes sacrifiées aux idoles. C’est ainsi que :

* Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul aborde le cas de chrétiens qui traînent les autres chrétiens devant les tribunaux civils, le cas de ceux qui tolèrent la désobéissance parmi eux au sujet du mariage et du divorce, etc.

et * Dans sa lettre aux Galates, il aborde la fausse doctrine selon laquelle les chrétiens pourraient être sauvés en pratiquant les œuvres de la loi juive (notamment, la circoncision).

* Dans sa lettre aux Colossiens, il aborde la fausse doctrine des gnostiques selon laquelle, il faudrait libérer l’esprit humain du corps humain, en pratiquant un ascétisme rigoureux (mortifier le corps).

(Le gnosticisme est la doctrine selon laquelle une certaine connaissance cachée, non pas toute la connaissance, apporte à l’homme le salut.

Quand Paul parle aux romains des sujets qui aboutissent à une dispute, c’est parce que ce problème existait dans l’église de Rome, chacun voulant imposer son opinion.

Opinion ou conviction

Une opinion est une idée probable, quand la conviction est une doctrine fermement établie pour nous.

Observons que ce chapitre commence par opinion pour se terminer par conviction. Cela peut sous-entendre que Paul veut que nos opinions soient abandonnées pour avoir des convictions. Mais attention comme cela a déjà été dit, conviction ne veut pas dire vérité !

 C’est ainsi que Paul traitera dans ce chapitre 14, le problème de la nourriture et des fêtes.

A Rome, la communauté chrétienne était composée de juifs et de prosélytes qui s’étaient convertis. Le problème était pour les juifs de savoir comment se comporter par rapport aux six cent treize lois et réglements imposés dans le judaïsme. Pour les païens, qui avaient pratiqué l’idolâtrie, pouvaient ils consommer les viandes sacrifiées aux idoles vendues au marché moins chères que les autres. Quand on sait que la viande a été sacrifiée aux idoles, il faut s’abstenir de l’acheter. Si on ne le sait pas, on peut la manger tranquillement dans la mesure où prions pour sanctifier le repas.

Paul répond à ces deux points en :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Il est question ici des juifs et des païens qui sont tous sous l’autorité de Jésus qui a anéanti dans sa chair les ordonnances dans ses prescriptions (sous entendu les ordonnances juives). Ainsi, il n’y a plus ni juifs, ni grecs.

2-   La liberté et la responsabilité individuelle du croyant

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Que veut dire « celui qui est faible dans la foi ?

Ici, il ne s’agit pas ici de la foi en Jésus pour le salut. Le conseil de ce verset est pour la conduite du chrétien tous les jours. Il est question dans ce verset d’un frère récemment mais véritablement converti, qui est convaincu du salut en Jésus. A ce titre, il est l’égal d’un « vieux » chrétien, c’est à dire, depuis longtemps converti. Il n’est pas son inférieur. Dans ce verset, il est question de ce que nous pouvons faire ou ne pas faire en tant que chrétiens. Si quelqu’un est faible dans la foi parce qu’il ne sait pas comment se comporter par rapport par exemple aux viandes sacrifiées, s’il a des scrupules sur ce qu’il convient de manger ou non comme par exemple boire ou non du vin, s’il est convaincu qu’il ne faut pas boire de vin par exemple, il faut le laisser ne pas boire de vin. Mais celui qui est convaincu qu’il ne doit pas boire de vin, ne doit pas non plus empêcher l’autre d’en boire d’une manière raisonnable.

Romains 14:2-3

Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes.

Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli.

 Quand par exemple quelqu’un ne veut pas manger du porc, on ne doit pas de le critiquer.

Qui est faible ? Qui est fort ? Et comment chacun doit-il se comporter ?

D’abord, qui est faible dans la Foi ? Ce peut être une personne qui vient de venir à Jésus. Ce peut être aussi une personne chrétienne qui traverse des difficultés (maladie…) et qui de ce fait a une foi chancelante. Ce peut être encore une personne suffisante qui croit savoir, et qui par orgueil ne progresse pas ou encore une personne qui ne sait rien ou peu, parce qu’elle n’a pas pris et ne prend pas le temps d’étudier et de méditer la Parole de Dieu, et qui de ce fait est restée un bébé spirituel.

Vous voyez, il y a bien des raisons qui peuvent nous rendre faibles. Ce chapitre s’adresse en particulier à celui qui se croit fort dans la foi et à celui qui est fort. Ceux-ci, plutôt que de manifester de l’arrogance, devraient montrer qu’ils connaissent bien les Écritures. Le chrétien doit non seulement étudier les Écritures mais aussi être à l’écoute du Saint Esprit en toutes circonstances. Chaque personne peut être faible à un moment donné, ce qui doit amener à avoir de la compassion pour quelqu’un qui traverse un moment difficile.

Le fort en aucun cas, ne doit pas mépriser le faible et ne doit pas juger, voire condamner– Dieu nous accueille tous sans distinction.

Romains 14:4-5

Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.

Nous n’avons pas à juger. C’est le maître qui doit juger. Qui est notre maître? C’est Jésus. Quand un enfant fait une bêtise, et qu’une personne qui n’est pas son père, le reprend, bien souvent l’enfant va dire : « toi, tu n’es pas mon père », en clair « je ne suis pas sous ton autorité ». Nous ne sommes pas l’autorité de l’autre pour lui dire « fais ceci, fais cela ». Ce que dit Paul en substance, c’est « laisse le Seigneur régler le problème » « car le Seigneur a le pouvoir d’affermir ». En clair, on n’a pas à juger le serviteur de Jésus, cela regarde son maître. Si une personne tombe, le rôle du chrétien est plutôt de la relever, de l’encourager mais en aucun cas de la juger ou de la condamner.

Nous allons maintenant aborder le sujet des fêtes chrétiennes. Un problème est survenu à propos des dates des fêtes . L’origine du problème est l’Église romaine. En effet, les fêtes de notre calendrier, ont été instituées par l’église catholique qui a voulu se démarquer du calendrier hébraïque, des fêtes juives pour rompre avec les juifs notamment du fait que dans le livre de l’Apocalypse, il est question de la synagogue de Satan. Or dans le grec, le mot utilisé  est « ecclesia »  qui veut dire église ou synagogue…  

On pourrait pu penser que le catholicisme aurait fixé à une date précise la date de la fête de Pâques par exemple parce que le calendrier juif afférent aux fêtes n’est pas simple par rapport à notre calendrier de trois cent soixante cinq jours. Or, la fête chrétienne de Pâques a été calculée d’une manière totalement incompréhensible, et tordue. Pourquoi Pâques n’a pas été fixée à la même date que les juifs, cette date ayant été fixée par Dieu à une date précise.  

La fête de Pâques devrait pas conséquent être fixée à Pessah (sortie d’Égypte) et la Pentecôte (le don du Saint-Esprit) à Chavouot (le don de la loi). Par ailleurs, pourquoi les chrétiens fêtent Pâques et la Pentecôte et pourquoi fêtent ils Noël  qui correspond exactement aux saturnales, fête eminnement païenne alors que la date exacte de la naissance de Jésus n’est pas connue. Il aurait été plus logique de fêter Noël éventuellement au moment de la fête juive des lumières Hanouka dont le symbole est le chiffre 8, qui est aussi le symbole de Jésus, la lumière du monde. Il y a aussi une troisième fête dans les regalim (fêtes de l’Éternel). Il s’agit de Souccoth qui n’est pas fêté par les chrétiens. On devrait pourtant fêter cela d’une certaine façon pour dire au Seigneur de revenir. Il est dit en 1 Corinthiens 11 à propos de la Sainte Cène, « jusqu’à ce qu’il vienne ».

Nous avons par conséquent le problème avec certaines fêtes chrétiennes que certains veulent fêter et d’autres pas. L’important est la conviction que chacun a. Nous retrouvons aussi un problème à propos  des tenues vestimentaires. Que dit la Bible à ce sujet que tout est une question de sobriété, et de pudeur.

Les sujets de disputes sont sans fin hélas dans le corps de Christ.

Nous devons avoir des convictions, sans pour autant imposer notre conviction, et savoir être tolérant.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Cela ne doit pas être un sujet de désaccord , et suivons ce qui nous est dit en :

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ?

Imaginons que nous ayons chacun des serviteurs. Chacun dans ce cas, est libre ou non de laisser son serviteur faire telle chose. Il en va de la responsabilité du maître du serviteur et non pas de l’autre, pour laisser agir le serviteur selon sa convenance.

Romains 14:6-7

Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.

En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même.

Faites ce que vous faites pour le Seigneur, selon ce qui est dit en :

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

Romains 14:8-9

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.

Nous devons faire attention à l’uniformité et à la conformité. Certaines églises ou chrétiens influents veulent imposer telle ou telle règle. Ceci est un problème et n’est pas forcément bon. Il faut être en harmonie. Paul nous exhorte à accepter l’autre dans sa différence dans sa conviction, et ses opinions. Le fait de vouloir camper sur une opinion veut dire qu’on veut laisser notre orgueil prendre le dessus et chercher à toutes forces à avoir raison. En faisant cela, on risque de se couper de la réalité et de la vérité parce qu’en faisant cela on ferme ses oreilles, ses yeux et on va tête baissée comme le cheval avec des œillères. Les gens qui font cela, oublient de manifester de l’amour.

Le chrétien doit suivre sa propre conviction, quitte à en changer quand il devient plus mature avec l’objectif de tout faire comme pour le Seigneur !

Colossiens 3:17 ; 23

17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

3- La liberté chrétienne et la responsabilité envers Dieu

Car nous sommes au Seigneur, alors …

Romains 14:10-12

10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.

11 Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu.

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous comparaîtrons tous sans exception devant le tribunal de Dieu, donc :

Pourquoi juger, pourquoi mépriser les autres ? Car chacun rendra compte à Dieu pour lui-même (règle de la responsabilité personnelle)

4- Le principe du bien du prochain

Romains 14:13-14 – Ne pas être une occasion de chute

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

14 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure.

Il ne faut pas être une occasion de chute pour l’autre.

Discerner ce qui est agréable à Dieu ! Finalement, si notre obsession est d’être agréable à Dieu, on va être à son écoute pour savoir que faire pour cela dans nos agissements. Si on cherche à être agréable à Dieu, on cherchera à être agréable à l’autre, même s’il n’est pas du même avis. On va pouvoir discuter en toute gentillesse avec patience et bienveillance.

Il y a ce qui est objectivement vrai, c’est-à-dire écrit dans la Bible, et il y a ce qui est subjectivement vrai, car il n’existe pas d’enseignements sur le sujet. C’est dans ces domaines que les opinions peuvent diverger.

Romains 14:15 – Le frère pour lequel Christ est mort 

15 Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.

Romains 14:16 – La liberté en Christ

16 Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie.

Un comportement arrogant peut être la cause d’une calomnie envers Dieu de la part d’un chrétien faible, voire de non chrétiens qui assistent à la scène. Il ne faut pas être pour un frère une cause de chute ou de scandale. Nous devons marcher selon l’amour. Nous devons manifester que Christ est en nous par la joie, par la paix, par la justice..

Romains 14:17-18 La liberté chrétienne et la communion fraternelle

17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

18 Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.

Le Règne de Dieu n’est pas une affaire de nourriture ou de boisson. Notre préoccupation est la Justice, la paix et la joie dans l’Esprit Saint : voilà ce qui est agréable à Dieu. Il faut par conséquent, vivre en harmonie au sein des assemblées.

Romains 14:19-23

19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20 Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

En résumé, recherchons ce qui convient à la paix et à l’édification mutuelle.

Romains 14:21

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

Que rien qui puisse faire tomber ton frère.

Romains 14:22

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

Garde pour toi ta conviction en acceptant que l’autre puisse ne pas la partager. En effet, la conviction n’est pas vérité. Si on considère notre conviction comme la vérité, le dialogue n’est plus possible. La seule conviction que nous pouvons avoir qui soit vérité, c’est ce qui est écrit dans la Bible. A ce moment là, on peut conseiller à notre contradicteur de regarder dans la Bible.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Ce qui ne procède pas d’une conviction de foi est péché.

Un rappel du contexte de l’épître pour nous permettre de mieux comprendre ce chapitre. Les chrétiens de Rome étaient soit des juifs, soit des gentils. Par conséquent, ils n’avaient pas la même approche des choses de par leur arrière-plan religieux. De ce fait, ils s’opposaient sur certaines règles. Remarquons aussi l’amour, la tendresse dans les propos de Paul, qui change de la manière dont il parlait aux Galates avec lesquels, il employait un ton sévère.

5 – Une synthèse de ce chapitre

            Les conseils personnels

-a         Le chrétien ne doit pas porter de jugement sur les pratiques des autres concernant des faits qui sont sujet à interprétations diverses (V3). Il doit demander à recevoir la révélation par le Saint-Esprit.

-b         Chaque chrétien rendra compte à Dieu personnellement de ses actes. (V.12). Notre attitude doit aider l’autre et pas le forcer.

-c        Le chrétien bénéficie de la liberté des enfants de Dieu dans ses décisions. (V.14, 20)

-d         Le chrétien ne doit commettre aucun acte qui serait condamné par sa conscience. (V.22)

-e         Le chrétien doit suivre l’exemple de Jésus-Christ. (ce qui sera vu au chapitre.15 :1-3 ultérieurement)

Les conseils envers les autres

-f         Le chrétien ne doit rien faire qui soit une pierre d’achoppement pour ses frères. (V.13)

-g         Le chrétien doit rechercher ce qui édifie ses frères. (V.19)

-h         Le chrétien doit même renoncer volontairement à certaines habitudes par égard pour ses frères plus faibles dans la foi. (V.21)

   Liste des règles de Paul relatives aux sujets qui prêtent à discussion :

– a.      Ne pas mépriser ceux qui ne partagent pas mon opinion ;

– b.      Ne pas juger ceux dont je pense qu’ils ne respectent pas les bons standards de vie ; 

– c.       Le standard d’une personne peut ne pas être le même que pour une autre ; et, 

– d.      Si nous avons un autre standard, ne le mettons pas en application en face de ceux qui n’ont pas encore intégré les trois premières règles !

 Revenons aux deux exemples pris par Paul, car chose surprenante, ces deux exemples sont toujours d’actualité.

1 Corinthiens 8:1-3

Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. –La connaissance enfle, mais l’amour édifie.

2 Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.

3    Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui. » 

Les premiers chrétiens avaient pour arrière-plan religieux, soit le Judaïsme, soit le paganisme. Les uns comme les autres étaient habitués à des pratiques religieuses particulières.

–           Soit ils voulaient les réintroduire et forcer les gens à les pratiquer (juifs)

–           Soit ils voulaient s’en séparer ou faire accepter les leurs(païens) ; et rejeter les rites juifs

Le problème est toujours l’équilibre, « que dois-je faire ? qu’est-ce qui est bon et juste ?» Comment agir en toute bonne conscience. C’est un problème que nous connaissons tous aujourd’hui encore. Cette interrogation est un signe, celui de notre besoin de maturité. Nous devons agir et avoir la conscience en paix, après avoir cherché la volonté de Dieu dans ce ou ces domaines.

Les viandes sacrifiées : aujourd’hui nous parlerions des viandes Hallal ou des aliments offerts sur l’autel des ancêtres dans le bouddhisme ou dans d’autres religions.

Le faible dans la foi (d’origine juive) voulait pratiquer les rites juifs, des sacrifices au Temple, respecter le shabbat, les fêtes juives, respecter les interdictions alimentaires.

Le faible dans la foi (d’origine païenne) se sentait souillé par les rites et pratiques païennes de viandes sacrifiées, revendues au marché à bas prix car elles avaient été offertes à des divinités païennes. Du coup, les faibles dans la foi, afin de ne pas pécher contre Dieu, ne mangeaient que des légumes.

Revenons sur les versets clés de ce chapitre.
  • La responsabilité personnelle vis-à-vis de nous-mêmes et les autres, ne pas choquer l’autre, plus faible dans la foi. (versets 1, 4)

4    Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

  • Tout ce que nous faisons, faisons-le comme pour le Seigneur (v. 8)

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

  • Nous rendrons compte pour nous-même (v. 12)

12    Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

17    Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

  • Évitons les discussions vaines et recherchons la paix et l’édification mutuelle (v. 19)

19  Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20    Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21    Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22    Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve !

  • Agissons par conviction (v.23)

23    Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

 Le danger que nous pouvons rencontrer dans nos assemblées est celui de la discussion qui dégénère en dispute, et qui conduit au trouble. C’est de cela dont Paul nous met en garde.

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Notre attitude doit avant tout être guidée par l’amour pour l’autre, et non pas manifester notre arrogance, notre orgueil, notre pseudo supériorité spirituelle de celui qui sait. Au travers de l’amour pour l’autre, c’est l’amour pour Jésus que nous témoignons.

Agir avec conviction et laisser le Saint-Esprit nous corriger car une conviction, n’est pas une vérité ! Demander au Saint-Esprit de nous éclairer les uns, les autres.

Pour résumer ce chapitre nous pouvons dire aussi que nous avons en Jésus-Christ, la liberté, mais que nous n’avons pas à abuser de cette liberté, et que cela est de notre responsabilité individuelle. Notre liberté ne doit pas provoquer la chute d’un frère en Christ, mais nous devons manifester une solidarité, la solidarité chrétienne. Le meilleur principe est celui de suivre Jésus-Christ, sans oublier que le Royaume de Dieu est avant tout la Justice, la paix, la joie.

            Nous verrons au chapitre suivant l’exemple de Jésus.