Actes 7:9 par jalousie, Joseph est vendu

Classé dans : Méditation du Jour | 0

En Actes 7:9, Étienne rappelle l’histoire de Joseph qui a été trahi par ses frères, lesquels par jalousie, le vendirent. Cependant, Dieu transforma leur mal en bien. Ce récit révèle la souveraineté divine, même face à l’injustice humaine.

Joseph, vendu est emmené en Égypte - Actes 7:9
Etienne raconte : Joseph, vendu est emmené en Égypte – Actes 7:9

9 Les patriarches, jaloux de Joseph, le vendirent pour être emmené en Égypte.

Actes 7:9

La jalousie pousse parfois à commettre l’irréparable. Pourtant, Dieu n’abandonne pas son serviteur.

La jalousie est un poison qui ronge l’âme. Les frères de Joseph ne supportaient pas sa faveur ni ses songes. Leur cœur s’était endurci et leur jugement s’était obscurci. Pourtant, même trahi, Joseph ne fut pas seul.

Dieu en effet, était avec lui et il transforma l’exil en préparation, la prison en tremplin, l’humiliation en élévation. Ce qui devait détruire Joseph, l’amena au cœur du plan divin. L’homme rejeté devint l’instrument du salut.

Ce passage enseigne que l’injustice humaine ne limite pas la volonté de Dieu. Celui-ci agit au milieu des trahisons. Il redresse ce que les autres ont brisé et sa main guide, même dans l’ombre.

Peut-être as-tu été trahi, ignoré ou rejeté. Garde foi! Ce que l’ennemi avait formé contre toi, Dieu peut le transformer pour ta croissance. L’histoire de Joseph, rappelée en Actes 7:9, proclame cette vérité forte que rien ne peut arrêter le dessein de Dieu.

Même la jalousie des hommes ne peut étouffer l’appel du ciel.

.

« Vous aviez médité de me faire du mal, mais Dieu l’a changé en bien. »

Genèse 50:20

Esther 9-10 – – – Actes 7:1-21

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Actes 6:11 : Quand le monde rejette le message divin

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Actes 6:11 rapporte que des hommes, remplis de mensonges, accusèrent Étienne de blasphème contre Moïse et contre Dieu. Cette accusation, injuste et malveillante, est un reflet des persécutions que le peuple de Dieu rencontre depuis des siècles.

Nous l’avons entendu proférer des paroles blasphématoires - Actes 6:11
rejeter le message par des mensonges – Actes 6:11

11 Alors ils subornèrent des hommes qui dirent: Nous l’avons entendu proférer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu.

Actes 6:11

Ceux qui rejettent le message divin, se sentent souvent menacés par la vérité qu’il révèle. Étienne, un homme de foi, était l’un de ces serviteurs fidèles qui annonçaient l’Évangile avec audace. Mais au lieu d’écouter la vérité, ses ennemis ont choisi de recourir à la calomnie et à la violence.

Dans le contexte actuel, ce verset reste d’une grande pertinence. Les chrétiens d’aujourd’hui, tout comme Étienne, sont confrontés à un monde souvent hostile au message de l’Évangile. Parfois, les vérités bibliques sont rejetées ou déformées, non pas par manque de clarté, mais en raison d’une volonté de se détourner de Dieu. Cependant, ce verset rappelle que la vérité de Dieu est puissante, qu’elle soit acceptée ou non. Elle persiste malgré les attaques et les persécutions.

Pour nous aujourd’hui, l’enseignement de Actes 6:11 est clair : si le monde rejette le message divin, cela ne doit pas nous décourager. Au contraire, cela nous appelle à persévérer dans notre foi. Jésus lui-même a dit que ceux qui se lèveraient contre nous, le feraient à cause de lui. Cependant, il nous a promis aussi qu’il sera toujours avec nous.

.

« Tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. »

2 Timothée 3:12

Esther 6-8 – – – Actes 6

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Actes 5:38 Si cette œuvre est humaine, elle périra

Classé dans : Méditation du Jour | 0

En Actes 5:38 la parole de Gamaliel, rapportée dans le livre des Actes des Apôtres, résonne encore avec puissance pour nous aujourd’hui. Elle nous invite à réfléchir sur la nature divine des œuvres et sur le caractère durable de celles qui ont été inspirées par Dieu.

si cette œuvre est humaine elle périra - Actes 5:38
une œuvre humaine est comme un château de sable – Actes 5:38

« Et maintenant, je vous le dis ne vous occupez plus de ces hommes, et laissez-les aller. Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira… »

Actes 5:38

Gamaliel, homme sage et respecté, suggère que les œuvres humaines sont sujettes à l’échec, tandis que celles qui émanent de Dieu sont inaltérables.

Cette réflexion trouve une pertinence particulière dans le contexte actuel, où de nombreuses initiatives, même bonnes, peuvent se heurter à des obstacles et échouer. Seules les œuvres inspirées par le Saint-Esprit portent un fruit durable. Dans nos vies, nous devons donc nous interroger. Nos actions sont-elles le fruit de notre propre volonté ou bien le fruit de la direction divine? L’apôtre Paul encourage à rechercher ce qui est juste et agréable à Dieu, plutôt qu’a s’appuyer sur nos forces humaines (Romains 12:2).

De plus, ce verset incite à ne pas se décourager face aux oppositions. Parfois, nos projets peuvent sembler voués à l’échec, mais si Dieu est dans la démarche, ceux-ci résisteront aux épreuves. Nous devons donc avoir confiance dans les œuvres divines en nous, et reconnaître que leur efficacité ne dépend pas de nos efforts, mais de la puissance de Dieu qui agit à travers nous.

.

« Ne vous conformez pas à ce monde, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »

Romains 12:2

Esther 3-5 – – – Actes 5:22-42

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Actes 4:29 : Être audacieux dans notre témoignage chrétien

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Actes 4:29 nous invite à être audacieux dans notre témoignage chrétien :

être audacieux dans le témoignage selon Actes 4:29
Annoncer avec pleine assurance selon Actes 4:29

29 Et maintenant, Seigneur, vois leurs menaces, et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une pleine assurance, »

Actes 4:29

Ce verset fait écho à une prière fervente des premiers chrétiens, alors qu’ils faisaient face à la persécution. Ils n’ont pas prié pour que Dieu les protège des dangers, mais pour qu’ils soient remplis d’audace afin de continuer à témoigner de la vérité de l’Évangile.

Dans le contexte actuel où de nombreux croyants sont confrontés à des défis similaires, ce verset reste d’une actualité saisissante. Nous aussi, comme Pierre et Jean, sommes appelés à prier pour avoir de l’audace. Lorsque le monde autour de nous cherche à étouffer la parole de Dieu, notre réponse doit être de parler plus fort, avec confiance et persévérance.

L’audace chrétienne ne se trouve pas dans une bravoure humaine, mais dans la confiance en Dieu et en Sa capacité à accomplir Sa volonté à travers nous. Elle se manifeste par une prise de position claire et sans crainte, dans l’assurance que Dieu nous soutient.

Aujourd’hui, nous devons oser partager l’Évangile, même lorsque cela semble difficile. Les temps changent, mais le message de Christ reste le même. L’audace ne doit pas être perçue comme un acte de rébellion, mais comme un acte de foi. Quand nous prions pour cela, nous nous alignons avec la mission de Dieu sur terre.

En ce jour, prions comme les apôtres : « Seigneur, donne-nous de parler de ta parole avec audace, sans crainte et dans l’amour. »

.

19 Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Évangile,

20 pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j’en parle avec assurance comme je dois en parler.

Éphésiens 6:19-20

Néhémie 12-13 – – – Actes 4:23

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Actes 4:12 : Jésus, notre unique chemin vers le salut

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Ce verset de Actes 4:12, rappelle une vérité fondamentale de la foi chrétienne. Jésus est l’unique et le seul chemin vers le salut. Cette déclaration, faite par Pierre devant le Sanhédrin, souligne l’exclusivité de l’œuvre de Christ pour l’humanité.

Pierre répond aux religieux en Actes 4:12
Pierre proclame : Jésus est celui qui sauve – Actes 4:12

12 Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom( que le nom de Jésus) qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

Actes 4:12

Aujourd’hui, ce verset résonne comme un appel à la réflexion. Beaucoup cherchent des chemins alternatifs, des philosophies, ou des religions qui prétendent offrir une voie vers la paix ou le salut. Pourtant, comme le déclare Pierre, ces voies ne peuvent conduire qu’à la déception. Seul Jésus, par son sacrifice à la croix et sa résurrection, offre la véritable réconciliation avec Dieu.

Le salut en Jésus-Christ est gratuit et accessible à tous, mais il n’est offert que par la foi en Lui. Il n’y a pas d’autre moyen. Cette vérité doit nous guider dans notre quotidien, dans nos actions et dans nos choix. En effet, le salut ne réside pas dans nos œuvres, mais dans l’œuvre achevée de Jésus.

Pour nous aujourd’hui, ce verset rappelle l’importance de proclamer cette vérité. Jésus est le seul moyen de salut, et chaque croyant a la mission de partager ce message. Il ne s’agit pas de persuader par des arguments humains, mais de témoigner de l’amour et de la grâce qui ont été manifestés en Jésus.

Nous devons nous rappeler que le salut n’est pas une option parmi d’autres. Il est en Jésus seul.

.

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

Romains 10:9

Néhémie 10-11 – – – Actes 4:1-22

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Parabole de la veuve persévérante et du juge inique

Classé dans : Etude Biblique | 0

La Parabole de la veuve de Luc 18:1-8 enseigne la nécessité de prier sans se lasser. Jésus introduit cette parabole par un but clair celui de «montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher. » (Luc 18:1)

La parabole de la veuve et du juge inique

1 – L’enseignement

Luc 18:1-8

1 Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher.

2 Il dit: Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne.

3 Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire: Fais-moi justice de ma partie adverse.

4 Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-même: Quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne,

5 néanmoins, parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête.

6 Le Seigneur ajouta: Entendez ce que dit le juge inique.

7 Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard?

8 Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?

La veuve insistait auprès d’un juge injuste pour obtenir justice. Elle incarne ainsi la foi active et persévérante. Ce récit souligne que Dieu entend les prières constantes de ses enfants. Paul confirme ce principe en:

1 Thessaloniciens 5:17

17  Priez sans cesse. 

De plus, Hébreux 11:6 affirme que Dieu récompense ceux qui Le cherchent avec persévérance.

Ainsi, cette parabole ne glorifie pas l’injustice du juge, mais la ténacité de la foi. Elle invite le croyant à prier avec confiance, malgré les retards ou les silences apparents.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse ici à ses disciples (Luc 18:1), mais aussi à tous ceux qui le suivent avec sincérité. Il les prépare à affronter des temps difficiles, marqués par l’injustice et le découragement.

Ce message touche chacun de nous, car qui n’a jamais prié sans voir de réponse immédiate ? Pourtant, Jésus affirme que Dieu interviendra rapidement, même s’Il semble tarder.

Jésus donne des avertissements sur la fin des temps en Matthieu 24 et il dit en :

Matthieu 24:12-13

12  Et, parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira.

13  Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

Il est question de persévérer ou de persévérance trente sept fois dans le Nouveau Testament et particulièrement dans l’épître aux Hébreux et en Apocalypse.

Par cette parabole, Jésus alerte contre l’abandon de la prière et de la foi dans un monde corrompu. Dieu ne ressemble pas au juge inique. Au contraire, Il est juste et bon et Il agit toujours au moment parfait.

3-  Le contexte :

La parabole s’insère dans un discours eschatologique. Jésus vient d’annoncer Son retour (Luc 17:22-37). Il parle ensuite de persévérance dans l’attente du Fils de l’homme.

Dans ce contexte, la prière devient un acte de foi eschatologique. Elle prépare le croyant à tenir ferme jusqu’au retour de Jésus Christ. L’injustice du juge contraste avec la justice de Dieu, qui ne tarde jamais.

2 Pierre 3:9

9 Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

En effet, même si le mal semble triompher temporairement, Dieu voit, entend et répond. Les âmes sous l’autel crient en :

Apocalypse 6:10

10 Ils crièrent d’une voix forte, en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tarde-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre?

 « Jusques à quand… ne juges-tu pas et ne venges-tu pas notre sang ? »

La parabole devient alors une réponse implicite. La justice de Dieu n’est pas en sommeil. Elle agit au moment déterminé. L’attente forme et éprouve notre foi.

4-  Explication de la parabole

Le juge ne craint ni Dieu, ni les hommes et il ne pense qu’à lui en profitant de son statut. Un contraste complet existe entre ce juge et Dieu. Il y a même de la méchanceté chez ce juge qui semble éprouver une satisfaction à ne pas accorder justice à la veuve. Si même un homme injuste finit par céder, combien plus Dieu répondra-t-il à Ses élus ? Le verset 7 insiste : « Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus… bien qu’il tarde à leur égard ? »

La veuve est la figure du croyant vulnérable qui fait face à un juge sans compassion. Elle n’abandonne pas. Sa persévérance force le juge à agir, non par bonté, mais pour avoir la paix. Elle est l’image des chrétiens et comme il est dit en:

Luc 18:7

7 Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard?

Le harcèlement de la veuve illustre la prière insistante et persévérante. Ce n’est cependant pas la témérité et l’insistance dans la prière (parabole de l’ami intercesseur) qui conduisent à une foi plus grande, mais la foi en l’identité de Dieu qui aboutit à plus de hardiesse et de persévérance dans la prière!

Le point central n’est donc pas l’obtention rapide d’une réponse, mais la foi active dans l’attente. Cette foi se manifeste par la constance, la confiance et l’assurance du caractère de Dieu.

C’est un appel à persévérer, même lorsque tout semble fermé. En effet Dieu, à la différence du juge, agit selon Sa fidélité. Jésus-Christ se sert de l’image d’un juge injuste pour souligner le contraste avec le Dieu juste! Son but était de mettre l’accent sur la certitude absolue que Dieu répond à la prière.

5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

La Parabole de la veuve enseigne que la persévérance dans la prière révèle la profondeur de notre foi. Jésus termine par cette question percutante : « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18:8)

L’application est claire : ne jamais cesser de prier, même dans l’épreuve. En Romains 12:12, Paul écrit : « Persévérez dans la prière. »

Romains 12:12

12 Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière.

Chacun de nous peut vivre des situations où la justice semble absente, mais cette parabole affirme que Dieu n’oublie personne. Elle appelle à maintenir notre foi vivante et active par la prière.

La vraie foi ne s’évalue pas en temps d’abondance, mais dans l’attente. Cette persévérance prouve que Dieu reste notre seul espoir, même quand tout semble nous contredire.

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Actes 3:6-8 : Un miracle de guérison par Pierre

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Actes 3:6-8 rapporte un miracle de guérison réalisé par Pierre. Ce passage met en lumière la puissance de Jésus Christ, transmise par l’Esprit Saint aux apôtres. Pierre, un simple homme, prononce des paroles de foi qui vont bouleverser la vie d’un mendiant.

Pierre guérit un boiteux à la belle porte avec Jean- Actes 3:6-8
Pierre guérit un boiteux à la belle porte – Actes 3:6-8

6 Alors Pierre lui dit: Je n’ai ni argent, ni or; mais ce que j’ai, je te le donne: au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche.

7 Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes;

8 d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu.

Actes 3:6-8

Ce mendiant, infirme de naissance, se trouvait à la porte du temple. Chaque jour, il espérait des pièces de monnaie, mais ce jour-là, Pierre ne lui donne ni argent ni bien matériel. Au lieu de cela, il lui ordonne : « Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche ! » Ce n’est pas la richesse terrestre qui guérit, mais la puissance divine, agissant au nom de Jésus.

En l’attrapant par la main, Pierre tire le mendiant. Immédiatement, celui-ci se lève, se fortifie, et entre dans le temple en marchant et en louant Dieu. Ce miracle rappelle que la vraie guérison, tant physique que spirituelle, vient par la foi en Jésus Christ. L’appel de Pierre est un appel à faire confiance à la puissance divine au-delà des ressources humaines limitées.

Pour aujourd’hui, ce passage nous invite à regarder au-delà des apparences et des solutions immédiates. L’appel à prier et à agir au nom de Jésus est plus qu’une formule. Il s’agit d’un acte de foi, d’un acte de croyance en la toute-puissante autorité du Christ ressuscité.

Cela appelle chacun à vivre selon cette vérité : la guérison véritable n’est pas seulement physique, mais spirituelle, dans l’âme et dans l’esprit.

.

« Ces signes accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons, ils guériront les malades. »

Marc 16:17-18

Néhémie 7-9 – – – Actes 3

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Actes 2:21 : Tout le monde peut invoquer le Seigneur

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Actes 2:21 proclame une vérité libératrice, cette promesse s’inscrit au cœur du message de l’Évangile.

Prier pour invoquer Jésus selon Actes 2:21
Comme cet enfant prie selon Actes 2:21 tout le monde est inviter à invoquer Jésus

21 Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

Actes 2:21

Dès le jour de la Pentecôte, Pierre annonça que Dieu ouvrait largement la porte du salut. Ni l’origine, ni le passé, ni le statut social ne constituent un obstacle. Dieu accueille tous ceux qui viennent à Lui, avec foi et humilité.

Cette déclaration universelle renverse les barrières humaines. Dans un monde qui segmente, Dieu unit. Il ne réserve pas sa grâce à une élite. Il l’offre à tous, sans condition préalable. Ce message parle encore aujourd’hui dans une société souvent marquée par l’exclusion.

Cependant, invoquer le Seigneur ne consiste pas en de simples mots prononcés. Cela implique un cœur repentant, une foi sincère et un engagement véritable. Dieu répond à celui qui crie à Lui avec authenticité. Il sauve, transforme et restaure.

Pour nous aujourd’hui, ce verset rappelle que nul n’est trop éloigné pour être sauvé. Il suffit d’un appel sincère pour que la grâce agisse. Ainsi, nous avons aussi la responsabilité d’annoncer cette bonne nouvelle.

Car, si tous peuvent invoquer le Seigneur, alors tous doivent l’entendre. Et c’est par nos paroles, mais aussi par nos vies, que ce message se transmet.

.

Alors quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé.

Joël 2:32

Néhémie 1-3 – – – Actes 2:1-21

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Actes 1:4 : Attendre ce que le Père a promis

Classé dans : Méditation du Jour | 0

En Actes 1:4, Jésus commande à ses disciples d’attendre la promesse du Père. Cette attente n’est pas passive. Elle révèle une foi active, un cœur tourné vers Dieu, prêt à recevoir l’accomplissement de sa parole.

Dans l'attente d'une promesse - Actes 1:4
attendre ce que le Père a promis – Actes 1:4

 4 Comme il(Jésus) se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il;

Actes 1:4

Avant de monter au ciel, Jésus insiste sur un point essentiel : l’attente fidèle de la promesse divine.

Les disciples auraient pu partir immédiatement prêcher. Pourtant, Jésus leur dit de rester. Ils doivent attendre l’Esprit, car sans Lui, ils ne peuvent rien. Cette injonction révèle la sagesse divine : l’action précède de peu l’attente, mais jamais ne la remplace.

Attendre selon Dieu, n’est pas s’ennuyer ou se résigner. C’est s’aligner sur ses temps. C’est croire que ce qu’il promet, il l’accomplit. L’attente fortifie, purifie, prépare. Elle rend le cœur disponible pour ce que Dieu veut réellement donner.

Trop souvent, nous avançons sans la force promise. Mais Dieu désire remplir avant d’envoyer. Il façonne avant d’utiliser. Celui qui apprend à attendre reçoit en abondance.

Les disciples ont attendu dans la prière, unis, constants. Et Dieu a répondu, comme toujours. À la Pentecôte, sa promesse s’est manifestée avec puissance. Cette leçon reste valable pour nous aujourd’hui.

Ne méprise pas les temps d’attente. Ce sont des saisons d’enracinement. Dieu ne tarde pas. Il prépare. Et ce qu’il promet, il l’accomplit parfaitement.

.

Ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force…

Ésaïe 40:31

Esdras 9-10 – – – Actes 1

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Hébreux chapitre 13 : Exhortations pour la vie chrétienne

Classé dans : Etude Biblique | 0

Dans Hébreux chapitre 13, l’auteur conclut son épître par des exhortations pratiques sur l’amour fraternel, l’hospitalité, le mariage et la fidélité. Il insiste sur le besoin de suivre Christ en dehors du camp, en renonçant au monde.

Étude biblique suivante :

Hébreux chapitre 13 – Étude biblique

Ce dernier chapitre doit être considéré comme le résumé de l’épître et être considéré comme essentiel pour notre vie chrétienne. Celui-ci comporte plusieurs traits caractéristiques de Paul. Il est important dans la mesure où il traite de la relation au sein de l’assemblée et en particulier avec le ou les responsables ainsi que le montre son premier verset.

1 – Hébreux chapitre 13 :1-6 : les exhortations pratiques

Hébreux 13:1-6

1 Persévérez dans l’amour fraternel.

2 N’oubliez pas l’hospitalité ; car, en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir.

3 Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers ; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans un corps.

4 Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères.

5 Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent ; contentez-vous de ce que vous avez; car Dieu lui-même a dit: Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point.

6 C’est donc avec assurance que nous pouvons dire : Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien; Que peut me faire un homme?

Cette première section traite des devoirs des chrétiens envers leurs frères et sœurs en Christ. Le verset 1 insiste sur la persévérance dans l’amour fraternel, une pratique déjà manifestée dans le passé (Hébreux 6:10 ; 10:32-35) et qu’il est essentiel de continuer à cultiver. L’amour fraternel est le signe distinctif des vrais disciples de Christ. il exige un effort constant. Cet amour témoigne d’une connaissance authentique de Dieu, comme l’affirment Jean 15:12, 17 et 1 Jean 4:7, 8.

Jean 15:12

12 C’est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.

1 Thessaloniciens 4:9

9 Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive; car vous avez vous-mêmes appris de Dieu à vous aimer les uns les autres,

Le Seigneur a également dit dans Jean 13:35

35 A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

Ce principe d’amour fraternel repose sur l’idée de considérer l’intérêt de l’autre avant le sien, comme enseigné en:

1 Corinthiens 10:24

24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui.

Ceci implique que notre intérêt ne soit pas au détriment de l’autre. C’est le principe du « gagnant-gagnant »

De même Paul nous invite à imiter l’humilité de Christ qui s’est dépouillé en:

Philippiens 2:5-8

5 Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

6 lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

7 mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme,

8 il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Le verset 2 fait référence à l’hospitalité, qui est un signe d’amour chrétien envers les frères et sœurs de passage. L’auteur insiste sur l’importance de recevoir l’autre, qu’il fasse partie de notre assemblée ou qu’il soit un prédicateur itinérant ou tout simplement un chrétien de passage. Cependant, l’hospitalité doit toujours s’exercer avec discernement.

v.2 – l’hospitalité, le mot grec se traduit aussi par l’amour envers un chrétien de passage. Ainsi l’auteur recommande en premier lieu de manifester de l’amour entre non seulement les frères d’une même assemblée, mais aussi envers les chrétiens extérieurs, et suivre la recommandation de:

Galates 6:10

10 Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi.

A ce propos, il faut se rappeler que l’apôtre Jean nous met en garde contre ceux qui ne confirment pas la doctrine de Christ, en particulier ceux qui prétendent être chrétiens sans affirmer l’incarnation du Christ.

2 Jean 7, 10

7 Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne déclarent pas publiquement que Jésus Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’antéchrist.

9 Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils.…

10 Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! (la doctrine de Christ v.9)

 L’hospitalité doit s’exercer avec discernement et ainsi reconnaitre les vrais croyants à leurs actes. Pourquoi ces avertissements ? Parce qu’à l’époque, des païens connaissant l’hospitalité chrétienne cherchaient à en profiter plutôt que d’avoir à payer une chambre à l’auberge.

Matthieu 7:20

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

L’hospitalité ne doit pas être un acte aveugle, mais une pratique fondée sur le discernement spirituel.

Solidarité avec les persécutés

Dans le verset 3, l’auteur appelle à se souvenir des prisonniers, notamment ceux emprisonnés à cause de leur foi. Ce principe reste d’actualité dans certains pays où les chrétiens sont persécutés. Ce rappel est aussi lié à l’enseignement de Jésus en:

Matthieu 25:36   

36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

Les chrétiens sont invités à vivre dans la solidarité et la compassion envers ceux qui souffrent pour leur foi, comme s’ils étaient eux-mêmes persécutés. C’est le corps de Christ qui est persécuté.

Honorer le mariage

Le verset 4 réaffirme que le mariage doit être honoré par tous. Le célibat n’est pas une contrainte, mais chacun doit respecter l’institution du mariage, qu’il soit marié ou non. L’immoralité sexuelle, bien que courante dans le monde païen de l’époque, n’a pas sa place dans la vie du chrétien. Le respect du mariage et de la chasteté est une marque de fidélité à Dieu. La référence aux « impudiques » et « adultères » inclut toutes les formes d’immoralité sexuelle, et notre époque malheureusement, pousse les personnes à des relations extra conjugales de toutes sortes, les médias, le cinéma en faisant l’apologie.

L’attachement à l’argent et la confiance en Dieu

Le verset 5 met en garde contre l’amour de l’argent, qui peut conduire à la convoitise. Ce n’est pas l’argent en soi qui est mauvais, mais l’attachement excessif à celui-ci. Le chrétien doit apprendre à se contenter de ce qu’il a, en plaçant sa confiance en Dieu pour pourvoir à ses besoins. Josué 1:5 et Matthieu 6:19-34 rappellent que notre sécurité ne réside pas dans les biens matériels, mais dans la fidélité de Dieu. Gardons cela en mémoire.

Matthieu 28:20

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Hébreux 13:8

8 Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement.

Le verset 6 qui cite le Psaume 118:6, est une puissante déclaration de confiance en Dieu :
« Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien ; que peut me faire un homme ? »

Ceci est un appel à la foi et à la certitude que Dieu est notre secours dans toutes les situations, y compris dans les épreuves spirituelles. Jésus nous encourage à ne pas craindre les hommes mais à avoir une crainte respectueuse de Dieu qui a le pouvoir de juger à la fois l’âme et le corps.

Matthieu 10:28

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

2 – Hébreux chapitre 13 :7-16 –Les devoirs du chrétien envers les responsables et Jésus-Christ

Hébreux 13:7-9

7 Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi.

8 Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement.

9 Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères ; car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, et non par des aliments qui n’ont servi de rien à ceux qui s’y sont attachés.

10 Nous avons un autel dont ceux qui font le service au tabernacle n’ont pas le pouvoir de manger.

11 Le corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp.

12 C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte.

13 Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre.

14 Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.

15 Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.

16 Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir.

Cette seconde section de l’épître aborde les devoirs des chrétiens au sein de l’assemblée, notamment envers les responsables spirituels, mais surtout envers Jésus-Christ.

Verset 7 : Souvenez-vous de vos conducteurs

L’auteur invite les croyants à se souvenir des conducteurs qui leur ont annoncé la parole de Dieu. Il s’agit des leaders spirituels qui ont proclamé l’Évangile et ont vécu selon ses principes. Certains d’entre eux sont décédés, peut-être à cause des persécutions ou de causes naturelles. Le souvenir de leur vie et de leur engagement est un acte d’honneur envers leur service.

Ces conducteurs ont été fidèles à la parole de Dieu, et c’est cette fidélité qui est mise en avant. Le chrétien doit imiter leur foi, comme l’encourage l’apôtre Paul dans ses lettres, notamment en 1 Corinthiens et en :

Philippiens 3:17

17 Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.

Verset 8 : Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement

Le verset 8 introduit un aspect central de la foi chrétienne, à savoir l’immuabilité de Jésus-Christ. Bien que nous ayons des exemples à suivre dans la vie des saints et des conducteurs spirituels, le modèle suprême est Jésus. En Lui, il n’y a ni variation ni changement, ce qui nous donne une certitude absolue quant à sa fidélité et sa constance.

Ce verset reprend le fondement de:

Hébreux 1:10-12

10 Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ;

11 Ils périront, mais tu subsistes ; Ils vieilliront tous comme un vêtement,

12 Tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; Mais toi, tu restes le même, Et tes années ne finiront point.

Ce passage souligne la permanence de Dieu et de son Christ face au côté éphémère de la création : « Ils périront, mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point. »

Nous retrouvons cette même pensée d’immuabilité de Dieu en :

Ésaïe 46:4

4 Jusqu’à votre vieillesse je serai le même, Jusqu’à votre vieillesse je vous soutiendrai; Je l’ai fait, et je veux encore vous porter, Vous soutenir et vous sauver.

Verset 9 : Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères

Les croyants étaient avertis de ne pas se laisser séduire par des doctrines qui les éloigneraient de la vérité de l’Évangile. Bien que ce type de tentation existe encore aujourd’hui, elle était particulièrement présent à l’époque de l’auteur de l’épître avec des mouvements qui prônaient des enseignements déviants. Ces doctrines étaient souvent en dehors de l’enseignement apostolique.

L’auteur insiste sur le fait qu’il est essentiel d’être affermi par la grâce de Dieu, et non par des pratiques alimentaires ou rituelles qui ne produisent aucun fruit spirituel durable.

Colossiens 2:16-23

16 Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats :

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

18 Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles,

19 sans s’attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l’accroissement que Dieu donne.

20 Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes :

21 Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas !

22 préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ?

23 Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair.

Ces versets de Colossiens donnent un éclairage précieux, en rappelant que les rites de l’Ancien Testament, comme ceux mentionnés dans Lévitique 11, sont abolis en Christ.

verset 9 – Ne vous laissez pas entraîner : les lecteurs pouvaient être tentés de suivre un mouvement qui les pousserait à renier la foi en Jésus. C’est une tentation présente encore aujourd’hui, et ce bien qu’inconsciente, de suivre des doctrines étrangères, étrangères car elles sont en dehors de l’Évangile. C’est pourquoi, il nous faut connaître le mieux possible la Bible pour détecter toutes déviances. Si nous connaissons bien la Bible, un signal d’alerte sera émis pour toute déviance à laquelle nous serons confrontés.

Ce verset 9 se comprend à la lumière de Colossiens 2:16-23 qui rappelle que les observances de la loi (dites en Lévitique 11) sont abolies en Christ :

Hébreux 13:10-16

10 Nous avons un autel dont ceux qui font le service au tabernacle n’ont pas le pouvoir de manger.

11 Le corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp.

12 C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte.

13 Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre.

14 Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.

15 Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.

16 Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir.

Versets 10-16 : Le sacrifice de Christ et notre réponse

Le passage des versets 10 à 16 fait référence aux sacrifices de l’Ancien Testament qui étaient un moyen d’entrer en communion avec Dieu, mais qui ont été accomplis et surpassés par le sacrifice de Jésus. Le verset 12 fait une comparaison importante : tout comme les corps des animaux sacrifiés étaient brûlés hors du camp, Jésus a souffert hors de la porte de la ville pour sanctifier son peuple par son propre sang. Cette allusion à la crucifixion hors de Jérusalem, invite les croyants à s’identifier à Jésus en dehors de la culture et des systèmes établis.

Verset 13 : L’invitation est donc claire. Il faut sortir du camp, s’éloigner des sécurités mondaines, et porter l’opprobre de Jésus en publiant notre foi sans crainte. L’auteur appelle à un témoignage public, même au prix de l’opprobre ou de persécutions. Une foi cachée n’a pas de véritable témoignage. Comment pourrions-nous accomplir la grande commission de Jésus figurant en Matthieu 28:18-20 si nous restons discrets ou secrets dans notre foi ?

Verset 15 : Offrir à Dieu un sacrifice de louange

Le sacrifice de louange est un acte volontaire, un hommage rendu à Dieu par des paroles de reconnaissance. Le système sacrificiel de l’Ancien Testament avait des sacrifices obligatoires et volontaires. Parmi les sacrifices volontaires, celui de la louange et des actions de grâce est le plus significatif.

Lévitique 7:12

12 Si quelqu’un l’offre par reconnaissance, il offrira, avec le sacrifice d’actions de grâces, des gâteaux sans levain pétris à l’huile, des galettes sans levain arrosées d’huile, et des gâteaux de fleur de farine frite et pétris à l’huile.

Ces sacrifices, qui étaient associés à l’offrande de gâteaux et de pain sans levain, symbolisent la pureté et la reconnaissance.

De même, les chrétiens doivent offrir à Dieu, par Jésus-Christ, des sacrifices de louange, ce qui implique de glorifier Son nom par nos paroles et nos actions. Les “fruits de lèvres” font référence à la confession publique de notre foi en Christ.

Verset 16 : La bienfaisance et la libéralité

Les versets 15 et 16 rappellent l’importance de faire le bien et de la libéralité envers les autres. Ces sacrifices sont un acte de charité chrétienne et de communion fraternelle. Le terme grec « koinonia » exprime l’idée de partager, de mettre en commun ses ressources pour le bien-être des autres, en particulier des plus démunis. Dieu se réjouit de ces sacrifices, qui reflètent l’amour authentique entre les croyants. Cela nous appelle à une vie généreuse et attentionnée envers ceux qui en ont besoin.

Conclusion de ce passage

Ces versets nous rappellent que, bien que nous ayons des exemples humains à suivre, Jésus-Christ reste le modèle suprême, éternel et immuable. Il est essentiel de rester fermes dans la foi, de ne pas se laisser séduire par des enseignements erronés*, et de vivre publiquement notre foi en Christ, même au prix de l’opprobre. Offrons à Dieu un sacrifice de louange, en glorifiant Son nom par nos actions et nos paroles. Enfin, vivons dans la communion fraternelle, en nous soutenant les uns les autres dans la générosité et la charité.

*Enseignements erronés = Seule la connaissance de la Bible permet d’identifier ces faux enseignements.

3 – Hébreux chapitre 13 :17-25 – L’Exhortation à l’Obéissance et à la Prière pour les Conducteurs

Hébreux 13:17

17 Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte ; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui vous ne serait d’aucun avantage.

L’exhortation à l’obéissance envers les conducteurs spirituels est une thématique récurrente dans les Écritures (1 Corinthiens 16:16, 1 Thessaloniciens 5:12-13). L’obéissance et la soumission ne sont pas des actes d’humilité forcée, mais des choix volontaires dans un contexte où les chrétiens doivent prendre au sérieux leurs devoirs envers les autres, en particulier envers ceux qui ont la charge de leurs âmes. Cette relation de respect et de reconnaissance est essentielle, car les conducteurs ont une responsabilité particulière devant Dieu (Ézéchiel 3:17, Ézéchiel 33:7-9).

Ézéchiel 33:7-9

7 Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part.

8 Quand je dis au méchant : Méchant, tu mourras ! si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa voie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang.

9 Mais si tu avertis le méchant pour le détourner de sa voie, et qu’il ne s’en détourne pas, il mourra dans son iniquité, et toi tu sauveras ton âme.

L’impact de l’attitude des membres de l’Église peut être vu dans la joie ou dans la douleur des conducteurs, et c’est cette joie qui bénéficie à l’assemblée.

L’exemple type à ne pas suivre est celui de la révolte de Koré

Nombres 16:3-5

3Ils s’assemblèrent contre Moïse et Aaron, et leur dirent : C’en est assez! car toute l’assemblée, tous sont saints, et l’Éternel est au milieu d’eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l’assemblée de l’Éternel ?

4 Quand Moïse eut entendu cela, il tomba sur son visage.

5 Il parla à Koré et à toute sa troupe, en disant : Demain, l’Éternel fera connaître qui est à lui et qui est saint, et il le fera approcher de lui; il fera approcher de lui celui qu’il choisira.

Mais au contraire, il est nécessaire de suivre l’exhortation de :

Éphésiens 5:21

21 vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ.

Hébreux 13:18-19

18 Priez pour nous ; car nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire.

19 C’est avec instance que je vous demande de le faire, afin que je vous sois rendu plus tôt.

L’appel à la prière pour les conducteurs n’est pas un simple appel de courtoisie, mais une nécessité spirituelle. Les conducteurs font face à des tentations et des épreuves et ont besoin de soutien spirituel. Cela rappelle l’importance de la prière pour les responsables spirituels, comme mentionné en:

Éphésiens 6:18-19

18 Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints.

19 Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Évangile,

Il faut donc prier non seulement pour la force des croyants, mais aussi pour la clarté et le courage de prêcher l’Évangile. La prière de l’assemblée doit soutenir les conducteurs dans leur ministère.

Hébreux 13:20-21

20 Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus,

21 vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen!

Le « Dieu de paix » est invoqué ici, soulignant que la paix n’est pas seulement la réconciliation entre les individus, mais aussi la paix en Dieu qui nous rend capables d’accomplir Sa volonté. Cette prière rappelle l’œuvre de Jésus en tant que « grand pasteur », un titre qui fait référence à son rôle de guide suprême des croyants, comme Moïse et David l’étaient pour le peuple d’Israël. Par son sacrifice, Jésus a inauguré une « alliance éternelle », que son sang a scellée et rendue parfaite, contrairement à l’ancienne alliance qui était conditionnelle. Cette capacité de faire la volonté de Dieu est rendue possible par l’œuvre de Jésus, et c’est en Lui que nous accomplissons ce qui est agréable à Dieu.

Hébreux 13:22

22 Je vous prie, frères, de supporter ces paroles d’exhortation, car je vous ai écrit brièvement.

L’auteur rappelle ici qu’il n’a pas écrit longuement, mais que ses paroles sont une exhortation forte, visant à encourager et non à accuser. L’épître a un ton de « sermon », en ce sens qu’elle appelle à un engagement total à la foi chrétienne, et non à un retour en arrière vers des pratiques religieuses antérieures.

Hébreux 13:23-25

23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché ; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.

24 Saluez tous vos conducteurs, et tous les saints. Ceux d’Italie vous saluent.

25 Que la grâce soit avec vous tous ! Amen !

Dans ces versets de conclusion, l’auteur mentionne Timothée, ce qui peut donner une indication sur l’origine et ses liens personnels. Ainsi, il semble qu’il soit un proche de Paul. La salutation de ceux d’Italie pourrait également indiquer que l’épître a été écrite depuis Rome, soulignant une connexion avec les chrétiens de cette région. L’appel à la grâce montre l’importance de vivre dans la grâce de Dieu pour soutenir la vie chrétienne.

Le message principal de ce passage de Hébreux 13:17-25 est le respect envers les conducteurs spirituels, la nécessité de les soutenir par la prière, et l’ultime appel à accomplir la volonté de Dieu avec la force qu’Il donne. La relation entre les conducteurs et les membres de l’Église doit être marquée par un respect mutuel, dans un esprit de soumission bienveillante et d’amour fraternel, pour faire avancer le royaume de Dieu.

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Jean 20:28-29 : Croire sans voir, confesser Jésus comme Dieu

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Jean 20:28-29 révèle la confession bouleversante de Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Après avoir douté, celui-ci reconnaît pleinement la divinité du Ressuscité. Cette déclaration brève mais puissante, devient un modèle de foi véritable.

Thomas reconnait Jésus comme son Seigneur - Jean 20:28-29
Croire en Jésus sans voir – Jean 20:28-29

28 Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu! Jésus lui dit:

29 Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru!

Jean 20:28-29

Jésus ne réprimande pas Thomas pour sa recherche de preuves. Il l’invite au contraire à toucher, à voir, puis à croire. Toutefois, il affirme ensuite : « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! »

Aujourd’hui, nous faisons partie de cette bénédiction. Nous ne voyons pas le Christ de nos yeux, mais nous le recevons par la foi. Cette foi n’est pas aveugle. Elle s’enracine dans un témoignage crédible, appuyé par l’Esprit.

Ainsi, croire sans voir engage plus que l’intellect. Cela suppose un abandon confiant, une adhésion du cœur, et une reconnaissance de Jésus comme Seigneur. Comme Thomas, nous devons passer du doute à la confession, et ce non pas par des preuves matérielles, mais par une rencontre spirituelle.

De plus, cette foi se manifeste dans la vie. Confesser Jésus comme Seigneur implique de lui soumettre nos pensées, nos choix, et nos priorités. C’est une déclaration qui est suivie par une transformation.

Enfin, la parole du Christ dans ce passage encourage. Même sans l’avoir vu, nous pouvons entrer dans la joie promise, une joie fondée sur la certitude que Jésus est vivant, et qu’il règne.

.

Car nous marchons par la foi et non par la vue.

2 Corinthiens 5:7

Esdras 3-5 – – – Jean 20

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Parabole La Main à La Charrue : Un Engagement Sans Retour

Classé dans : Etude Biblique | 0

La parabole de la main à la charrue de Luc 9:51-62 est un enseignement crucial de Jésus sur l’engagement à servir Dieu. Jésus demande à ses disciples d’ignorer les distractions mondaines et de se consacrer pleinement à l’appel divin. Cette étude examine les symboles et les leçons de cette parabole.

La parabole de la main à la charrue

Cette parabole est en quelque sorte un avertissement pour toute personne qui veut suivre Jésus, de calculer à la dépense (Luc 14:28) avant de s’engager.

1 – L’enseignement – Luc 9:51-62

51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.

52 Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement.

53 Mais on ne le reçut pas, parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem.

54 Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?

55 Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant: Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés.

56 Car le Fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. Et ils allèrent dans un autre bourg.

L’épreuve de la consécration des disciples

57 Pendant qu’ils étaient en chemin, un homme lui dit: Seigneur, je te suivrai partout où tu iras.

58 Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête.

59 Il dit à un autre: Suis-moi. Et il répondit: Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père.

60 Mais Jésus lui dit: Laisse les morts ensevelir leurs morts; et toi, va annoncer le royaume de Dieu.

61 Un autre dit: Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison.

62 Jésus lui répondit: Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n’est pas propre au royaume de Dieu.

Pour comprendre tout le sens de la parabole, il faut comprendre ce qu’implique la résolution de Jésus d’aller à Jérusalem dite au verset 51 et les conséquences à venir pour Jésus.

Luc 9:51

51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.

Si nous ne prenons pas en compte ce verset pour expliquer la parabole de la main à la charrue, nous passerons à côté de l’essentiel de l’explication de celle-ci, car Jésus nous montre l’exemple.

Jésus réalise que son temps est presque écoulé. Il se prépare à accomplir sa mission, celle pour laquelle il est venu sur terre, en allant à Jérusalem où l’attend la crucifixion. Sa détermination reste ferme, concentrée sur sa mission. Il sait ce qui l’attend, il l’a annoncé précédemment.

Luc 9:22

22 Il ajouta qu’il fallait que le Fils de l’homme souffrît beaucoup, qu’il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour.

Puis il ajoute

Luc 9:23-24

23 Puis il dit à tous: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.

24 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Dans Luc 9:51-62, Jésus s’adresse directement à ses disciples et aux personnes qui souhaitent le suivre. Jésus veut clarifier les exigences que l’on attend d’un véritable disciple. Ceux qui souhaitent le suivre doivent comprendre que l’engagement envers lui ne doit pas être motivé par un désir d’un moment ou conditionné par des distractions. La parabole parle non seulement des personnes de son époque mais aussi de nous aujourd’hui, car elle soulève la question fondamentale de la priorité que nous accordons à notre foi.

C’est en quelque sorte un avertissement pour toute personne qui veut suivre Jésus de calculer à la dépense (Luc 14:28) avant de s’engager.

3-  Le contexte :

Le contexte de cette parabole se situe dans les derniers jours de Jésus en Galilée. C’est un moment charnière du ministère de Jésus, alors qu’il se dirige vers Jérusalem pour accomplir sa mission. Quand au verset 62 il est question de la main à la charrue. Il faut garder en mémoire le verset 51 pour comprendre la pensée de Jésus !

Luc 9:51

51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.

 Luc rapporte que Jésus se dirige vers Jérusalem, un lieu symbolique de sa souffrance à venir. La tension monte autour de Jésus, qui annonce son sacrifice et exige une entière soumission. Au moment où il parle de la charrue, Jésus met en évidence l’importance de suivre un appel radical à la mission divine, sans regarder en arrière ni s’encombrer de préoccupations humaines.

Ce passage met en lumière les obstacles que chaque croyant peut rencontrer lorsqu’il répond à l’appel divin. Jésus nous explique qu’être chrétien demande des sacrifices et un engagement total.

4-  Explication de la parabole

Dans Luc 9:62, Jésus utilise l’image de la personne qui met la main à la charrue et regarde en arrière pour enseigner qu’un disciple véritable doit être pleinement engagé dans la mission. La charrue symbolise le travail de Dieu, et la main représente l’engagement personnel du croyant. Ceux qui, tout en suivant Jésus, retournent à leur vie d’antan ou cherchent à retrouver leurs anciennes priorités ne sont pas prêts pour le royaume de Dieu. La parabole met donc l’accent sur l’importance de l’unité de cœur, de l’orientation vers Dieu et du renoncement aux distractions.

Pour comprendre cette parabole dans ses moindres détails, il faut relire plusieurs passages de ce chapitre 9. Un grand nombre d’éléments sont donnés pour comprendre la pensée de Jésus quand il parle de mettre la main à la charrue.

les détails du chapitre à prendre en compte
  • Jésus envoie les disciples en mission. ( aux versets 1-2)
  • Jésus nourrit une foule de cinq mille hommes. (aux versets 12-17)
  • Jésus annonce sa mort, (sa vraie mission) (aux verset 22 et 44-45)
  • Le prix de la consécration (aux versets 23-26)
  • La guérison d’un enfant (aux versets 38-43)
  • Les disciples s’interrogent à savoir qui est le plus grand. (aux versets 46-48)
L’image du laboureur

Un ouvrier agricole qui veut labourer une terre avec une charrue, réfléchit d’abord pour savoir comment il va procéder. Il se place au début du premier sillon à faire, et là toute son attention est tournée vers le sillon à tracer pour qu’il soit le plus droit possible. Cela veut dire que toute son attention est portée sur son travail. Il dirige les animaux qui tirent la charrue. Il fait attention au soc de la charrue pour qu’il soit correctement orienté, ni trop profond, ni trop en surface. En conséquence, il ne peut pas se permettre d’être distrait.

Ainsi, une fois qu’il a pris la charrue, l’ouvrier ne doit pas se retourner car le sillon ne serait plus droit. Le choix de cette parabole n’est pas anodin. Dans la parabole des deux constructeurs Jésus invite le disciple à bâtir sa vie de foi sur lui (sur la Bible). Celui qui veut bâtir une tour calcule à la dépense avant de la construire. C’est-à-dire qu’il doit réfléchir avant de s’engager. Ici dans cette parabole, Jésus utilise cette image pour souligner la nécessité d’un engagement sans faille, sans retour. Le travail nécessite d’aller jusqu’au bout de la mission. En d’autres termes, toute personne qui s’engage à suivre Jésus ne doit pas être distraite par son passé ou par des priorités superficielles. La main à la charrue symbolise l’engagement continu, inébranlable et sans hésitation, vers le royaume de Dieu.

La détermination des mages et leur obéissance à l’Esprit

Nous avons un exemple de détermination en les personnes des mages d’orient qui sont venus jusqu’à Jérusalem pour voir l’enfant Jésus et qui ont poursuivi leur chemin jusqu’à Bethléhem. En Matthieu 2, les mages d’orient poussés par le Saint-Esprit (l’étoile) ont consacré du temps, parcouru de longues distances pour se prosterner et adorer Jésus. Puis, en Matthieu 2:12, les mages suivent la direction du Saint-Esprit : « divinement avertis en songe »

Pour comprendre cette parabole dans le moindre détail, il faut se rappeler un certain nombre de versets comme il a été dit précédemment. Il est premièrement question d’envoi en mission. Jésus envoie ses douze disciples en mission avec le pouvoir sur les démons et la capacité de guérison pour prêcher le royaume de Dieu. Il exige des disciples une détermination sans faille. La parabole enseigne que le disciple ne doit pas regarder en arrière. Son passé et son entourage ne doivent pas entraver sa marche chrétienne. Un vrai disciple met sa relation avec Christ au-dessus de toutes autres relations, à l’inverse de ce qui est illustré par la réaction des trois postulants.

Le premier candidat – Verset 57 

‘’Seigneur, je te suivrai partout où tu iras’’

Quelle est sa motivation ? Elle est charnelle. Il faut revenir au début du chapitre. Cet homme a vu les disciples chasser des démons et guérir des malades. Il a aussi assisté à l’épisode de Jésus nourrissant une grande foule avec peu de ressources. Son désir de rejoindre les disciples semble motivé par l’envie de posséder cette puissance. Mais il ne perçoit que ce qui lui paraît être le côté favorable des choses. Jésus lui rappelle qu’il y a un prix à payer. Est-il prêt à payer ce prix, celui du renoncement au bien être ?

Jésus lui présente une vie de renoncement.

Luc 9:58

58 Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où il puisse reposer sa tête.

Car autant Jésus attire les foules, autant il est rejeté. La Judée le rejette (Jean 5:18), la Galilée le renvoie (Jean 6:66), la région de Gadara le supplie de partir (Matthieu 8:34), et la Samarie refuse de l’accueillir (Luc 9:53).

Bien que sa réaction ne soit pas mentionnée, il est clair que son ardeur à suivre Jésus a faibli.

Le deuxième candidat – verset 59

Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père.

Lorsque ce candidat à la suite de Jésus déclare : « Permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père », sa requête peut sembler raisonnable. Cependant, dans le contexte culturel de l’époque, cette expression était un idiome. Elle signifiait rester auprès des parents pour s’occuper d’eux jusqu’à leur mort, ce qui pouvait durer des années. C’était une obligation sociale bien ancrée (cf. 1 Rois 19:20).

Quelle priorité?

Ce candidat n’était donc pas prêt à un engagement total et immédiat. La véritable question soulevée ici est celle des priorités. Même le devoir familial, aussi sacré soit-il, ne peut passer avant l’appel de Jésus. La priorité absolue doit être donnée au Royaume de Dieu.

L’erreur de cet homme réside dans sa tendance à différer. Le mot clé qui trahit son cœur est : « d’abord ». Il cherche une bonne excuse pour repousser son obéissance. En remettant sans cesse à plus tard son engagement, il risque de ne jamais entrer pleinement dans la mission à laquelle il est appelé.

Pourtant l’ordre de mission est donné par Jésus :

Luc 9:60

60 Mais Jésus lui dit: Laisse les morts ensevelir leurs morts; et toi, va annoncer le royaume de Dieu.

Le troisième candidat – verset 61

Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison.

Dans le deuxième cas, ce sont les priorités personnelles du candidat qui le retiennent, et non son père. Ici, Jésus expose un autre obstacle majeur : la pression de l’entourage qu’elle soit familiale ou amicale, que ce soit la mère, le père, ou même, dans d’autres cas, le conjoint. Tous peuvent constituer un frein à la décision de suivre Jésus. Suivre Jésus est une décision personnelle. Le frein à l’engagement peut aussi venir d’amis avec qui l’on entretient des liens étroits.

Suivre Jésus ne nous rendra pas populaires, bien au contraire. C’est une séparation d’avec le monde d’avant. Comme Jésus, nous serons rejetés. Il est crucial d’en être conscient dès le départ. Suivre Jésus, c’est quitter une famille charnelle pour rejoindre une famille spirituelle.

Dans d’autres passages des Évangiles, nous constatons que même les disciples les plus proches de Jésus n’étaient pas exempts de pensées charnelles. Par exemple, au verset 46 de ce même chapitre, ils se demandent : « Qui est le plus grand ? »

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

En Luc 9:51

51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem.

La détermination de Jésus-Christ contraste singulièrement avec le manque de détermination des trois candidats disciples. Jésus est notre modèle à suivre.

La leçon centrale de cette parabole est l’appel à une totale concentration sur la mission divine. Suivre Jésus implique de faire des sacrifices et de se détourner des distractions qui nous empêchent d’avancer dans notre foi. Cela nous rappelle aussi que le chemin du disciple n’est pas facile et qu’il faut persévérer sans hésitation. La parabole incite à vivre selon une nouvelle orientation, celle du royaume de Dieu, en abandonnant les préoccupations de ce monde. L’application personnelle de cette parabole est cruciale pour chaque chrétien.

Mesurer le coût de l’engagement

Elle nous invite à évaluer si nous sommes réellement engagés à suivre Jésus ou si nous permettons aux préoccupations mondaines de nous détourner de notre mission spirituelle. L’exigence de ne pas regarder en arrière est un appel à la fidélité et à la constance. Si nous mettons la main à la charrue de la foi, nous devons avancer sans retour en arrière. Cela implique un pardon constant et la volonté de renoncer à notre volonté propre pour rechercher celle de Dieu.

Le verset 62 est comme une conclusion de l’ensemble du chapitre.

Mettre la main à la charrue est en peu de mots une leçon à retenir pour qui veut suivre Jésus.

Cette parabole est étroitement lié avec les versets suivants :

Elle n’est pas le seul avertissement de la Bible sur l’engagement du disciple.

  1. Luc 14:27 – « Quiconque ne porte pas sa croix pour me suivre ne peut être mon disciple. »
  2. Philippiens 3:13-14 – « Oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. »
  3. Hébreux 12:1-2 – « Nous aussi, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, les yeux fixés sur Jésus. »
  4. Luc 9:23 – « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce lui-même, qu’il prenne chaque jour sa croix, et qu’il me suive. »

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Hébreux chapitre 12 : Leçon de foi et persévérance chrétienne

Classé dans : Etude Biblique | 0

Hébreux chapitre 12, invite ses lecteurs à suivre l’exemple de Jésus, à persévérer dans la foi et à accueillir la discipline divine comme un moyen de croissance spirituelle. Il s’agit d’un appel à la sainteté et à la persévérance.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 13

Hébreux chapitre 12 – Étude biblique

Le chapitre 12 de l’Épitre aux hébreux, encourage les croyants à persévérer dans la foi en prenant exemple sur Jésus-Christ, le « chef et consommateur de la foi ». Ce chapitre souligne l’importance de la discipline divine, qui bien que parfois douloureuse, produit des fruits de justice et de paix. Il appelle à rejeter tout ce qui entrave la marche chrétienne et à fixer les yeux sur Jésus. Hébreux chapitre 12 exhorte à la persévérance et à la droiture dans la course spirituelle, en s’appuyant sur l’exemple des croyants du passé évoqués au chapitre 11.

Courir avec persévérance en fixant les yeux sur Jésus.

1 – Hébreux chapitre 12:1-2 : Persévérance et Discipline dans la Course de la Foi

Hébreux 12:1-2

1 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

Dans le verset 1, il est question de témoins, mais témoins de quoi ? Ce sont ceux qui ont témoigné de leur foi. La grande nuée de témoins concerne tous ces héros de la foi de Hébreux 11. Nous avons dans ce verset l’idée de tous ces témoins dans les gradins d’un stade assistant à une course. Le mot traduit par carrière désignant un lieu de rassemblement comme un stade, une arène où ont lieu des épreuves.

Pour avoir la plus grande chance de gagner la course, il est évident que l’athlète ne s’encombre pas d’affaires inutiles. Paul dira en :

2 Corinthiens 9:24

24 Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter.

L’auteur explique que, tout comme un athlète se débarrasse de tout poids pour courir plus librement, le chrétien doit se débarrasser du péché et des distractions qui l’éloignent de Dieu. Les fardeaux peuvent aussi être comparés aux préoccupations de la vie dont parle Paul en :

2 Timothée 2:4-5

4 Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé ;

5 et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles.

Et en Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

et Philippiens 3:12-14

12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ.

13 Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,

14 je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ.

Dans ces versets Paul dit que le chrétien doit s’impliquer pour bénéficier de ce salut gratuit.

v.1 –Courir est une exhortation qui s’oppose à la tentation de se retirer qu’avaient ces judéo-chrétiens. L’auteur de l’Épître, se place dans la même situation que ses lecteurs.

La persévérance est le maitre mot de cette épître.

La carrière qui nous est ouverte  (pour garder l’image) veut dire que nous avons accès au stade et que nous avons droit de participer à la course. La vie chrétienne est souvent comparée à une course par l’apôtre Paul.

v.2 – Jésus : le christianisme est une personne à recevoir : Jésus,

Une vérité à croire (l’Évangile) relative à une personne : Jésus

Une vie en conformité à cette personne (à la ressemblance de Jésus) de la même façon que nous avons été créés à la ressemblance de Dieu, de Jésus.

Le verset 2 qui nous parle de tout ce que Jésus a supporté pour nous, est la raison pour laquelle nous devons en réponse, manifester de la persévérance (v.1) dans notre marche chrétienne.

Maintenant que nous avons pris conscience de la nuée de témoins qui occupe les gradins, il faut tourner les regards vers le podium où est Jésus et Dieu le Père. Il faut courir en nous montrant digne de Jésus.

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

v.2 la croix : elle est considérée par les érudits juifs comme étant un sujet de malédiction selon les versets de:

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

 Mais comme le dira Paul en :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois,

Cette malédiction nous était destinée en raison du péché, mais Jésus a pris cette malédiction sur lui.

Ce verset 2 est à mettre en relation avec ce qui est dit en :

Ésaïe 53:10-12

10 Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

11 A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités.

12 C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables.

Il est dit de Jésus qu’il est assis à la droite de Dieu par huit fois dans le Nouveau Testament. dont quatre fois dans cette épître. Cela rappelle l’autorité de Jésus.

Le non croyant, l’incrédule ne croit pas au monde spirituel si ce n’est dans le sens négatif, satanique, en refusant de croire au côté positif., à l’existence de Dieu et de son royaume.

2 – Hébreux chapitre 12:3-4 : Persévérer dans la foi face aux épreuves

Hébreux 12:3-4

3 Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée.

4 Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché.

L’auteur dans les versets 1 et 2, parle par affirmation, et c’est comme s’il disait à ses lecteurs : « vous doutez de mes paroles, alors considérez…. » Ceci invite à la réflexion et à l’analyse.

Cet auteur se comporte avec autorité comme un entraineur le fait avec les membres de son équipe.

Si Christ a supporté l’opprobre, ce n’est pas pour que nous tombions dans le découragement. Au contraire, c’est pour nous encourager à persévérer et à continuer dans la foi chrétienne.

Jésus-Christ est le modèle, il a donné son sang, il a donné sa vie. Il doit en être de même pour nous.

1 Jean 3:16

16 Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.

Notre attitude est aussi un encouragement pour les frères. Certains des destinaires de l’Épître avaient pu subir des tribulations, mais ce n’était que superficiel. Dans ce passage, les souffrances de Jésus sont prises comme référence pour la comparaison.

Puis, s’appuyant sur l’Ancien Testament l’auteur rappelle l’attitude du Père vis-à-vis de son enfant. Les tribulations que celui-ci peut vivre, sont là pour le faire grandir et sont un témoignage de l’amour du Père. N’est-il pas dit en :

3 – Hébreux chapitre 12:5-11 : Discipline divine pour notre croissance spirituelle

Hébreux 12:5-11

5 Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;

6 Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils.

7 Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ?

8 Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.

9 D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ?

10 Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.

11 Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.

L’auteur met en lumière un aspect essentiel de la vie chrétienne qui est celui de la discipline divine. Ce passage, du verset 5 au verset 11, rappelle que les tribulations et les épreuves que nous traversons ne sont pas des signes de rejet de Dieu, mais de son amour profond pour nous. Il s’appuie sur l’Ancien Testament, et notamment sur:

Deutéronome 8:5

5 Reconnais en ton cœur que l’Éternel, ton Dieu, te châtie comme un homme châtie son enfant.

Cette comparaison souligne l’amour que Dieu porte à ses enfants, un amour qui se manifeste par des corrections destinées à nous faire grandir spirituellement.

L’auteur cite également Proverbes 3:11-12 pour renforcer son message.

En Hébreux 12:5 il écrit :

5  … : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;

Même si la discipline semble douloureuse au début, celle-ci a pour but de produire en nous une paix et une justice durables (v. 11). Dieu nous corrige pour notre bien, afin que nous devenions participants de sa sainteté (v. 10).

Participer à la Sainteté de Dieu à travers les Épreuves

Il est important de comprendre que cette discipline divine n’est pas une punition sadique, mais un moyen par lequel Dieu nous façonne pour devenir plus comme lui. L’objectif est clair : nous faire participer à sa nature divine, comme le mentionne l’apôtre Pierre en:

2 Pierre 1:4

4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, par les tribulations, Dieu nous rend plus semblables à Christ, en nous purifiant et en nous enseignant à vivre selon ses principes.

L’auteur de l’épître de Hébreux nous invite également à réfléchir à la différence entre les croyants et les non-croyants. Si nous n’endurons pas cette discipline, cela signifierait que nous ne sommes pas des enfants légitimes. En effet,

Hébreux 12:8 affirme :

8 Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.

Les épreuves que nous subissons sont un signe de notre appartenance à Dieu, un signe de son amour et de son désir de nous voir grandir dans la foi.

Enfin, l’apôtre Paul rappelle aux croyants en:

Actes 14:22

22 fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

Ces tribulations ne sont pas à fuir, mais à accepter comme un moyen divin pour nous façonner et nous conduire à la maturité spirituelle.

4 – Hébreux chapitre 12:12-13 : Rétablir le chemin de la paix et justice

Hébreux 12:12-13

12 Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis ;

13 et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.

Que ce soit dans une lutte ou dans une course, il faut tenir, fortifier les mains dans la lutte, fortifier les genoux dans la course. Nous ne devons pas nous relâcher quelle que soit la situation. Il faut encore tenir ferme après avoir tout surmonté (Éphésiens 6:13)

La vie chrétienne est une course à la fois individuelle et collective. Nous devons prendre garde à nous-mêmes mais aussi aider les autres les encourager, les soutenir …

5 – Hébreux 12:14-17 : Rechercher la Paix et la Sanctification en Christ

Hébreux 12:14-17

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

15 Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés ;

16 à ce qu’il n’y ait ni impudique, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d’aînesse.

17 Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu’il la sollicitât avec larmes ; car son repentir ne put avoir aucun effet.

L’auteur met en avant deux valeurs essentielles de la vie chrétienne : la paix et la sanctification. Il exhorte les croyants à rechercher la paix avec tous et à poursuivre la sanctification, soulignant que sans cela, « personne ne verra le Seigneur » (v. 14). La sanctification, en effet, est un objectif fondamental du salut chrétien. Nous sommes appelés à devenir de plus en plus semblables à Christ. Cela implique non seulement une transformation intérieure mais aussi une relation harmonieuse avec les autres. Ainsi, la recherche de la paix n’est pas optionnelle, mais essentielle pour entretenir une vie chrétienne saine et une communion véritable avec Dieu.

Veiller à la Grâce de Dieu : L’Unité et l’Absorption Spirituelle

Le verset 15 appelle les croyants à veiller attentivement à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu. Cela inclut aussi l’importance de ne pas laisser « racine d’amertume » prendre racine dans le cœur, car elle peut se propager et troubler l’ensemble de la communauté. L’amertume, fruit du péché, peut rapidement se propager et nuire à l’unité du corps de Christ. L’auteur renvoie à

Deutéronome 29:18

8 Qu’il n’y ait parmi vous ni homme, ni femme, ni famille, ni tribu, dont le cœur se détourne aujourd’hui de l’Éternel, notre Dieu, pour aller servir les dieux de ces nations-là. Qu’il n’y ait point parmi vous de racine qui produise du poison et de l’absinthe.

Il rappelle le danger de laisser de telles racines germer, perturbant ainsi l’harmonie du peuple de Dieu.

De plus, il est essentiel de comprendre que la maturité spirituelle est primordiale pour éviter de tomber dans l’apostasie. C’est pourquoi, il est dit en:

Hébreux 5:14

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Les croyants matures, capables de discerner le bien du mal sont appelés à guider et à maintenir la stabilité de l’assemblée. Ce discernement est crucial pour qu’aucun croyant ne perde la grâce de Dieu et que l’unité reste intacte.

L’exemple d’Ésaü : Ne Pas Vendre Ses Bénédictions

Le verset 16 met en garde contre l’esprit charnel et impie d’Ésaü, qui, pour un simple repas, vendit son droit d’aînesse. Ce passage illustre le danger de ne pas reconnaître les promesses divines et de ne pas agir en conformité avec elles. Ésaü connaissait la valeur de la bénédiction de Dieu, mais il a choisi de la sacrifier pour un plaisir temporaire. Cette attitude contraste fortement avec l’appel à la sanctification, qui nous invite à vivre à la lumière des promesses de Dieu. Comme le souligne Hébreux 12:16, un tel comportement peut avoir des conséquences graves, car la bénédiction de Dieu, une fois donnée, ne peut être annulée.

Dans le contexte chrétien, cela rappelle l’importance de comprendre et de préserver la valeur des bénédictions spirituelles, ainsi que de vivre dans une obéissance constante à Dieu. La parole de Dieu est puissante et porte des effets durables. Retenons ce qui est dit en :

Ésaïe 55:10-11

10 Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas Sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur Et du pain à celui qui mange,

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Tout cela invite à ne pas prendre à la légère les bénédictions spirituelles, tout comme Ésaü le fit en méprisant son héritage.

Conclusion : La Pureté Spirituelle et la Sagesse dans les Relations

L’appel à la paix et à la sanctification dans Hébreux 12:14-17 rappelle l’importance de maintenir des relations harmonieuses avec Dieu et avec les autres. Cela implique de veiller à ce que rien ne vienne troubler cette paix, ni racines d’amertume ni attitudes charnelles. Les croyants doivent s’efforcer de croître dans la maturité spirituelle, tout en honorant les promesses divines. En fin de compte, rechercher la paix et la sanctification est essentiel pour « voir le Seigneur ». C’est l’objectif ultime de la vie chrétienne.

6 – Hébreux chapitre 12:18-21 : Le Contraste entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance

Hébreux 12:18-21

18 Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête,

19 ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles, tel que ceux qui l’entendirent demandèrent qu’il ne leur en fût adressé aucune de plus,

20 car ils ne supportaient pas cette déclaration : Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée.

21 Et ce spectacle était si terrible que Moïse dit : Je suis épouvanté et tout tremblant !

L’auteur décrit la terreur associée à l’approche de la montagne de Sinaï lors de la remise de la loi à Moïse. Ce passage souligne que les Israélites ne pouvaient s’approcher de la montagne, sous peine de mort, car elle était sanctifiée par la présence de Dieu. Le Sinaï, entouré de feu, de nuées et de tempêtes, évoquait un Dieu majestueux et redoutable. Moïse lui-même, témoin de cette scène, était épouvanté et tremblant devant la grandeur de Dieu. Cette vision montre que, sous l’ancienne alliance, l’accès direct à Dieu était impossible pour le peuple en raison de la sainteté et de la puissance de Dieu ce qui générait une grande peur.

Cependant, Hébreux 12:22-24 présente un contraste saisissant avec cette image du Sinaï.

7 – Hébreux chapitre 12:22-24 : L’Invitation à Approcher la Montagne de Sion

Hébreux 12:22-24

22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges,

23 de l’assemblé des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,

24 de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

Ce passage invite à s’approcher de la montagne de Sion, la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste. L’auteur de l’épître nous conduit d’un lieu de terreur à un lieu de bénédiction, où les croyants sont invités à se joindre à la « myriade des anges » et à « l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux ». La montagne de Sion est un symbole de la Nouvelle Alliance, un lieu où la relation avec Dieu est transformée par la grâce de Jésus-Christ. Là, le peuple de Dieu n’est plus dans la peur, mais dans la joie d’une communion parfaite et accessible à tous ceux qui croient.

Dans cette nouvelle réalité, le chrétien est appelé à se réjouir de savoir que son nom est inscrit dans le livre de vie.

Luc 10:20

20 Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.

Cette inscription représente la sécurité et l’assurance du salut, un don de Dieu pour ceux qui croient en Jésus-Christ. Contrairement à l’Ancienne Alliance, qui exigeait des sacrifices et des rites pour se rapprocher de Dieu, la Nouvelle Alliance est donnée par Jésus, le « médiateur d’un meilleur pacte » (Hébreux 12:24). Le sang de Jésus, versé pour les péchés du monde, parle mieux que celui d’Abel, non pour la vengeance, mais pour la miséricorde, le pardon et l’amour.

8 – Jésus, Médiateur et Souverain Sacrificateur

Ce passage met également en lumière le rôle de Jésus comme médiateur entre Dieu et les hommes. Dans l’Ancien Testament, les alliances étaient souvent scellées par des actes d’aspersion de sang, comme on le voit dans:

1 Pierre 1:2

2 et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées !

Là, les croyants sont invités à participer « à l’aspersion du sang de Jésus-Christ ». Le sang d’Abel, en criant vengeance après son meurtre, contraste avec le sang de Jésus, qui crie miséricorde et réconciliation. Jésus, par son sacrifice sur la croix, a ouvert un accès direct à Dieu, un accès fondé sur la grâce et non sur la loi.

Jésus est le souverain sacrificateur qui intercède pour les croyants devant Dieu. Contrairement à Moïse, qui n’osait pas s’approcher de Dieu sur le Sinaï, Jésus nous permet d’approcher Dieu librement, non par la peur, mais par la foi. Il est celui qui, par son sang, nous offre un salut éternel, nous rendant capables d’adorer Dieu dans la beauté de la sainteté, comme il est écrit en:

Hébreux 12:28

28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable,

Conclusion : Une Nouvelle Espérance

Le contraste entre le Sinaï et Sion n’est pas seulement géographique, mais est aussi spirituel. Il symbolise le passage d’une relation marquée par la crainte de la loi à une relation fondée sur la grâce et la réconciliation. Les croyants en Christ, sont invités à s’approcher de Dieu avec confiance et adoration, un privilège qui leur est offert par l’œuvre parfaite de Jésus. En effet, grâce à Jésus, la montagne de Sion est devenue un lieu d’espérance, un lieu de paix et de sanctification où nous pouvons rencontrer Dieu avec révérence et joie. C’est une invitation à reconnaître la grandeur de l’œuvre de Christ, qui nous permet d’approcher la présence de Dieu avec un cœur purifié et une foi vivante.

9 – Hébreux chapitre 12:25-29 : Recevoir un royaume inébranlable avec crainte et révérence

Hébreux 12:25-29

25 Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux,

26 lui, dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel.

27 Ces mots : Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent.

28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable,

29 avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.

Dans ce passage de Hébreux 12:25-29, l’auteur poursuit son exhortation en soulignant l’importance de la réponse des croyants face à l’appel de Dieu. Ce texte met en lumière deux réalités principales : l’appel à écouter la voix de Dieu avec une profonde révérence et la promesse d’un royaume inébranlable offert à ceux qui restent fidèles. Ce passage, bien que fortement ancré dans les principes de l’Ancienne Alliance, se réfère également à la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ, qui garantit une plus grande sécurité et une relation plus intime avec Dieu.

Hébreux 12:25 : L’appel à ne pas refuser Celui qui parle

Le verset 25 commence par une mise en garde très claire : «  Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle. » Ce « Celui qui parle » est bien sûr Dieu, qui, dans l’Ancien Testament, parlait à travers la loi et les prophètes. Mais dans la Nouvelle Alliance, il parle à travers son Fils, Jésus-Christ (Hébreux 1:1-2). Cette exhortation appelle les croyants à ne pas ignorer ni rejeter l’appel de Dieu, qui nous a parlé de manière définitive par Jésus.

L’auteur fait référence à un événement fondamental lorsque le peuple d’Israël a rejeté l’autorité de Dieu dans l’Ancien Testament (en particulier lors du refus d’écouter Dieu au mont Sinaï). Ceci a entraîné de terribles conséquences (cf. Hébreux 12:18-21). En effet, le rejet de la parole de Dieu n’a pas été sans conséquences à ce moment-là. Ce principe reste vrai pour les croyants sous la Nouvelle Alliance.

Les conséquences du rejet de l’appel de Dieu sont encore plus graves aujourd’hui parce que dans la Nouvelle Alliance, Dieu parle de manière plus claire et plus directe à travers Christ. Rejeter Jésus, c’est rejeter la grâce et l’espérance du salut.

Hébreux 12:26-27 : Le jugement de Dieu sur les nations

Le verset 26 rappelle un événement de l’Ancien Testament, où la voix de Dieu a ébranlé la terre, faisant référence à l’expérience sur le mont Sinaï. Toutefois, ce passage annonce également un ébranlement futur, non seulement de la terre, mais aussi du ciel. L’auteur cite ici:

Aggée 2:6-7

6 Car ainsi parle l’Éternel des armées: Encore un peu de temps, Et j’ébranlerai les cieux et la terre, La mer et le sec;

7 J’ébranlerai toutes les nations ; Les trésors de toutes les nations viendront, Et je remplirai de gloire cette maison, Dit l’Éternel des armées.

Ceci souligne que la promesse de Dieu concerne non pas un royaume matériel transitoire, mais un royaume spirituel, éternel et inébranlable. Cet ébranlement symbolise l’élimination des choses temporaires et humaines, en vue de l’établissement d’un royaume permanent, celui de Dieu.

Cette promesse fait écho à:

2 Pierre 3:10

10 Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.

 Ce verset décrit le jour où le Seigneur viendra, où la terre et ses œuvres seront consumées par le feu. Ce jugement purificateur préparera la venue d’un royaume qui ne sera jamais ébranlé.

Hébreux 12:28 : L’invitation à recevoir un royaume inébranlable

Ce verset 28 contraste avec ce qui va se passer sur terre, c’est à dire la secousse et la destruction du monde physique. Les croyants quant à eux, sont invités à recevoir « un royaume inébranlable ». Ce royaume est le royaume de Dieu, établi par la victoire de Jésus-Christ sur la mort et le péché. C’est un royaume spirituel, non dépendant des événements terrestres, et qui ne sera jamais détruit.

Le royaume de Dieu, dans lequel nous sommes appelés à entrer, est une promesse que nous pouvons saisir dès maintenant par la foi, et nous devons y vivre selon des principes de sanctification et de service. Cette promesse fait écho à l’idée de la « cité céleste » et de la « montagne de Sion » que l’auteur évoquait dans les versets précédents. Le royaume de Dieu est donc inébranlable non seulement dans le futur, mais il s’étend également dans la vie des croyants dès maintenant. En recevant ce royaume, les croyants se trouvent placés dans une position d’assurance et de sécurité, car Dieu ne peut être ébranlé.

Hébreux 12:29 : Servir Dieu avec piété et crainte

Les versets 28 et 29 se terminent par une exhortation importante : « servons Dieu avec piété et crainte, car notre Dieu est un feu dévorant. » Le chrétien est appelé à rendre un culte à Dieu dans un esprit de révérence et de crainte respectueuse. Cette crainte n’est pas une peur paralysante, mais un profond respect pour la grandeur et la sainteté de Dieu.

L’image de Dieu comme un « feu dévorant », rappelle l’aspect de sa justice et de sa sainteté, souvent manifeste dans l’Ancien Testament. Ce feu symbolise non seulement la pureté divine, mais aussi le jugement qui frappe le péché. Les croyants, tout en ayant accès à Dieu par Jésus, doivent néanmoins s’approcher de Lui avec une profonde conscience de sa majesté et de sa justice.

Application et Conclusion

Le verset 29 termine ce passage en rappelant que « notre Dieu est aussi un feu dévorant ». Cette image fait écho à l’épisode du mont Sinaï.

Exode 24:17

17 L’aspect de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël.

et Deutéronome 4:24

24 Car l’Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux.

 C’est au Sinaï que la gloire de Dieu s’est manifestée sous la forme d’un feu dévorant. Dans l’Ancien Testament, ce feu symbolisait la présence, la justice et la sainteté de Dieu, caractéristiques qui rappellent l’aspect redoutable de la divinité. Bien que, sous la Nouvelle Alliance, les croyants aient accès à la grâce de Dieu par Jésus-Christ, cette image de feu nous invite à un respect profond et à une crainte révérencieuse de la sainteté de Dieu.

Le passage conclut ainsi avec l’importance de servir Dieu avec respect et crainte, soulignant que, tout en étant accueillis dans une relation pleine de grâce, les croyants ne doivent jamais perdre de vue la majesté et la justice de Dieu.

Conclusion

Hébreux 12:25-29 nous invite à écouter attentivement la voix de Dieu, à ne pas rejeter son appel et à répondre par une vie d’adoration fidèle. Ce passage établit un contraste entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, soulignant que, sous la Nouvelle Alliance, nous avons accès à un royaume inébranlable. Cet avertissement appelle à une soumission totale à Dieu, à une piété authentique et à une vie marquée par la crainte révérencieuse de sa majesté. Le royaume de Dieu, éternel et stable, est un don merveilleux que les croyants sont appelés à recevoir avec gratitude, tout en vivant dans l’espérance de son accomplissement final.

Jean 16:24 : Demandez avec foi et recevez avec joie

Classé dans : Méditation du Jour | 0

En Jean 16:24, Jésus invite ses disciples à prier avec foi. Il les exhorte à demander en son nom pour recevoir pleinement. Cette promesse relie l’acte de la prière à une joie profonde et authentique.

demander pour être exhausser
Jean 16:24 : Demandez avec foi et recevez avec joie

24 Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.

Jean 16:24

Avant son départ, Jésus encourage ses disciples. Il leur dit : « Jusqu’à présent, vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. »

Cette parole simple contient une clé spirituelle puissante. Jésus ouvre l’accès au Père, par son nom. Il ne parle pas ici d’une prière mécanique, mais d’une demande faite avec foi, selon la volonté divine.

Demander en son nom, c’est s’aligner avec son cœur. Ce n’est pas imposer notre désir à Dieu, mais faire confiance à sa sagesse. Celui qui demande avec foi ne doute pas, il s’attend à recevoir ce que Dieu juge bon.

Recevoir avec joie suppose une attitude de reconnaissance. La foi ne calcule pas les délais. Elle s’ancre dans la certitude que Dieu répond, au temps parfait. Et quand la réponse arrive, le cœur déborde.

Ainsi, Jésus relie la prière à la plénitude de la joie. Le croyant qui prie selon l’Esprit découvre une joie profonde, bien plus qu’un simple soulagement. Il goûte à l’intimité du Père.

Aujourd’hui encore, cette promesse demeure. Le Christ nous appelle à prier sans crainte, avec confiance car Dieu entend et Il répond. Il réjouit l’âme de celui qui espère en Lui.

.

4 Fais de l’Éternel tes délices, Et il te donnera ce que ton cœur désire.

5 Recommande ton sort à l’Éternel, Mets en lui ta confiance, et il agira.

Psaumes 37:4-5

2 Chroniques 25-27 – – – Jean 16

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites