Hébreux 11:6 – Vivre par la foi et la confiance

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Hébreux 11:6 rappelle que la foi est essentielle pour plaire à Dieu.

Hébreux 11:6 -Dieu est le rémunérateur de la foi
Hébreux 11:6 – vivre par la foi et la confiance

Or sans la foi il est impossible de lui être agréable; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

Hébreux 11:6

Répondre au plan de Dieu nécessite une confiance inébranlable. Sans cette confiance comment pourrions-nous plaire à Dieu ? Même quand nous ne voyons pas d’issue, nous devons croire qu’il œuvre pour notre bien, qu’il est au contrôle de tout. Aujourd’hui, identifions une situation incertaine et confions-la à Dieu. Marchons par foi, et non par vue. La confiance active notre participation au plan divin et nous protège du découragement.

-_-

Pour une étude personnelle complémentaire, voici des versets associés à cette méditation : Proverbes 3:5-6 ; Romains 8:28 ; Psaumes 37:5 ; Ésaïe 26:3 ; Matthieu 6:33

.

Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, Et ne t’appuie pas sur ta sagesse;

Reconnais-le dans toutes tes voies, Et il aplanira tes sentiers.

Proverbes 3:5-6

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

La réponse de l’homme au plan de Dieu

Classé dans : Etude Biblique | 0

La réponse de l’homme au plan de Dieu selon la Bible. Cette étude examine la réponse attendue de l’homme au plan divin, en montrant comment y répondre conformément aux Écritures.

Étude suivante : L’incrédulité de l’homme

La Bible est considérée comme la Parole de Dieu et la vérité. Ce point est la base de cette étude. Le plan divin vise à sauver, à transformer l’homme et à le faire entrer dans l’éternité pour la gloire de Dieu. Ceci requiert une réponse concrète du croyant en Jésus, passant par sept étapes essentielles, le but ultime étant de ressembler toujours plus à Jésus-Christ.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

1 – Reconnaître et accepter le salut en Jésus

Dieu a manifesté son amour en donnant son Fils unique.

Jean 3:16-18

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 Ce salut ne se trouve en aucune autre personne, ni en aucune œuvre humaine.

Actes 4:12

12 Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

 Reconnaître le salut de Jésus, c’est d’abord comprendre que nous avons besoin de lui. L’homme est pécheur et séparé de Dieu. Il est incapable de se sauver lui-même. Le salut n’est pas le résultat d’un mérite, obtenu par nos propres forces, mais c’est un don de la grâce de Dieu.

Accepter Jésus, signifie l’accueillir dans sa vie par la foi. Jean déclare :

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

Cette adoption transforme notre identité parce que nous ne sommes plus étrangers, mais membres de la famille de Dieu.

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

En recevant Jésus dans notre vie, nous trouvons non seulement le pardon, mais aussi la direction à suivre et la véritable vie. Accepter le salut offert par Jésus-Christ, c’est confier notre présent et notre avenir à celui qui est Seigneur. Il s’agit d’une décision personnelle, d’un choix qui ouvre la porte d’une vie nouvelle et éternelle. Seul Jésus peut nous conduire au Père, et personne d’autre.

Aujourd’hui encore, Dieu appelle chacun à reconnaître ce salut et à l’accepter par la foi. Ce pas de foi change tout, car il fait de nous de nouvelles créatures, des héritiers de la vie éternelle.

Le salut collectif n’existe pas. Il n’est qu’individuel. C’est pourquoi, il est écrit en

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Ce n’est donc pas le fait de faire partie d’une religion dite chrétienne, ni même d’une assemblée qui nous accorde le salut.

Dieu a établi Jésus-Christ comme le seul chemin de salut. Répondre au plan de Dieu commence par recevoir Jésus comme Sauveur et Seigneur.

Application pratique :
  • Confesser ses péchés devant Dieu.
  • Placer sa foi uniquement en Jésus et non dans ses propres œuvres.
  • Témoigner publiquement de sa foi par le baptême par immersion, pour s’identifier à la mort et à la résurrection de Jésus. (Actes 2:38).
Actes 2:38

38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

1 Pierre 3:21

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

C’est par la réponse à ces deux points qui sont de reconnaître Jésus d’une part comme son Sauveur, et d’autre part comme son Seigneur que l’homme peut devenir un chrétien. Tous les autres points abordés dans cette étude sont sans valeur si la personne n’est pas passé par cette première étape. Reconnaître Jésus comme son Sauveur et son Seigneur symbolisé par la repentance et le baptême par immersion, revient à entrer par la porte étroite dont il est question en Matthieu 7.

Après avoir répondu à ces deux conditions, les autres points de cette étude prennent tout leur sens. Ils sont symbolisés par le chemin resserré.

Il faut comprendre que le baptême n’est pas la finalité de la vie chrétienne. Il n’en est que le commencement. C’est une certitude. Il est la porte étroite qui s’ouvre sur ce chemin resserré qu’est la vie chrétienne. C’est l’image biblique de Matthieu 7:14

Matthieu 7:14

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

2 – Vivre chaque jour dans l’obéissance

Jésus dit en :

Jean 14:15

15 Si vous m’aimez, gardez mes commandements.

L’obéissance ne doit pas être un fardeau, mais l’expression concrète de notre amour pour Christ. Elle démontre la réalité de notre foi et notre engagement à marcher dans la volonté du Seigneur.

Obéir chaque jour, signifie choisir la voie de Dieu et ce, même quand elle s’oppose à nos désirs naturels. Jacques 1:22 nous exhorte à ne pas être seulement des auditeurs de la Parole, mais à la mettre en pratique.

Jacques 1:22

22  Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

Lire et entendre la Bible sans la vivre, conduit à l’illusion spirituelle, mais l’appliquer transforme notre caractère.

L’obéissance se manifeste dans les petites choses : pardonner une offense, aimer son prochain, résister à la tentation, marcher dans l’intégrité. Chaque pas d’obéissance fortifie notre relation avec Jésus et nous rapproche de son image. Elle n’est pas possible par nos seules forces. Nous avons besoin du Saint-Esprit pour nous conduire et nous donner la force de marcher selon la vérité.

Vivre dans l’obéissance, c’est aussi expérimenter la joie de voir la fidélité de Dieu dans nos vies. Celui qui obéit découvre la paix, la bénédiction et la liberté d’une vie soumise à Christ. Ainsi, chaque jour devient une opportunité de glorifier Dieu par nos choix et nos actes.

Répondre au plan de Dieu, c’est apprendre à vivre selon sa Parole. L’obéissance n’est pas une contrainte, mais une preuve d’amour.

Le chrétien montre son amour pour Christ en gardant ses commandements. L’obéissance devient le style de vie du disciple.

Application pratique :
  • Lire et méditer la Bible chaque jour.
  • Prier régulièrement pour discerner la volonté de Dieu.
  • Refuser les compromis avec le péché.

La foi véritable se prouve par une obéissance concrète.

3 – Se laisser transformer par le Saint-Esprit

Paul exhorte :

Romains 12:2

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

La transformation chrétienne n’est pas le fruit d’un effort humain, mais l’œuvre du Saint-Esprit dans un cœur soumis. C’est Lui qui façonne en nous le caractère de Jésus.

Job 23:12

12 Je n’ai pas abandonné les commandements de ses lèvres; J’ai fait plier ma volonté aux paroles de sa bouche.

Le Saint-Esprit produit un fruit visible :

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Ces qualités ne viennent pas de notre nature charnelle, mais du travail intérieur de Dieu. Plus nous laissons l’Esprit agir, plus ces fruits deviennent évidents dans notre vie quotidienne.

Se laisser transformer par l’Esprit suppose une attitude d’ouverture et de dépendance. Cela signifie renoncer à nos pensées charnelles, à nos habitudes anciennes, et permettre à Dieu de renouveler notre intelligence. La prière, la méditation de la Parole et l’obéissance à sa voix sont des moyens concrets de collaborer à cette transformation.

Un chrétien qui se laisse transformer reflète progressivement l’image de Christ. Sa vie devient un témoignage vivant de la puissance de l’Évangile. Ainsi, la transformation opérée par l’Esprit n’est pas seulement pour nous. Elle manifeste aussi la gloire de Dieu au monde.

Dieu ne veut pas seulement que nous soyons sauvés, mais il veut aussi que nous soyons transformés. Le Saint-Esprit renouvelle nos pensées et produit en nous son fruit.

Application pratique :
  • Abandonner les anciennes habitudes contraires à Dieu.
  • Rechercher une vie remplie de l’Esprit (Éphésiens 5:18).
  • Rechercher le fruit de l’Esprit (Galates 5:22-23), abandonner les vieilles habitudes, prier pour une vie guidée par l’Esprit.
  • Cultiver les vertus chrétiennes : amour, patience, douceur, maîtrise de soi.

La transformation intérieure est la preuve que le plan de Dieu est en marche dans notre vie.

Dieu veut sanctifier le croyant, c’est-à-dire le rendre semblable à Christ. Cela demande une attitude de dépendance envers le Saint-Esprit.

4 –  Servir Dieu avec ses dons et talents

Dieu a donné à chaque croyant des dons et des talents uniques pour le service. Pierre écrit : « Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu » (1 Pierre 4:10). Nos capacités ne nous appartiennent pas ; elles sont un dépôt confié pour glorifier Dieu et bénir notre prochain.

Paul rappelle que ces dons sont différents mais qu’ils ont tous la même source : « Ayant des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don, l’exerce selon la mesure de la foi » (Romains 12:6). L’enseignement, le service, l’exhortation, le partage, la direction ou la miséricorde, tous ces dons sont utiles et nécessaires au corps de Christ.

Servir Dieu, c’est reconnaître nos dons, les développer et les mettre à disposition de l’Église et du monde. Aucun don n’est trop petit ou inutile. Ce qui importe, c’est la fidélité et l’amour avec lesquels nous les exerçons.

Lorsque nous servons selon nos talents, nous découvrons la joie de collaborer à l’œuvre de Dieu. Nous devenons des instruments vivants par lesquels sa grâce se manifeste. Ainsi, chaque croyant a une place précieuse et une mission à accomplir.

1 Pierre 4:10

10 Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu,

Romains 12:6-8

Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce en proportion de la foi;

que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement,

et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.

Dieu équipe chaque chrétien de dons spirituels et de talents pour servir. Le plan divin inclut notre participation active à l’édification de l’Église.

Application pratique :
  • Identifier ses dons par la prière et l’expérience.
  • S’engager dans un service concret (accueil, aide, prière, musique, évangélisation, entraide).
  • Servir avec fidélité, sans chercher la gloire personnelle.

Servir Dieu, c’est investir dans l’éternité.

Chaque chrétien a reçu des dons spirituels et des talents pour participer à l’œuvre de Dieu. Le plan divin inclut notre service dans l’Église et dans le monde.

Ainsi, il doit s’impliquer dans une assemblée, utiliser ses compétences (enseignement, aide, prière, évangélisation, service pratique), vivre dans l’amour fraternel.

5 – Témoigner de l’Évangile

Jésus a laissé à ses disciples une mission claire : « Allez, faites de toutes les nations des disciples… et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28:19-20). Le témoignage de l’Évangile n’est pas une option pour le chrétien, mais une obéissance à l’ordre du Seigneur.

Il ne nous demande pas de le faire par nos propres forces. Jésus a promis : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins » (Actes 1:8). Témoigner, c’est donc parler de Christ avec l’assurance que l’Esprit agit dans les cœurs.

Ce témoignage prend plusieurs formes : annoncer la Bonne Nouvelle par la parole, vivre une vie qui reflète Christ, montrer l’amour de Dieu par nos actes. Chaque chrétien est appelé à être une lumière dans son entourage, à manifester l’espérance que donne l’Évangile.

Témoigner, c’est aussi un acte d’amour : partager la vérité qui sauve avec ceux qui se perdent. C’est se joindre au plan de Dieu pour le monde, en conduisant d’autres à la foi en Jésus-Christ.

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Actes 1:8

Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre.

Le plan de Dieu inclut le salut des nations. Chaque chrétien est appelé à être témoin de Christ, par ses paroles et sa vie.

Application pratique :
  • Partager sa foi avec simplicité dans la vie quotidienne.
  • Soutenir l’œuvre missionnaire par la prière et les ressources.
  • Vivre d’une manière cohérente qui reflète Christ.

Un chrétien qui ne témoigne pas garde pour lui le trésor que Dieu veut partager au monde.

Répondre au plan de Dieu, c’est aussi partager la Bonne Nouvelle. L’évangélisation n’est pas réservée aux pasteurs, mais à tous les disciples.

Témoigner autour de soi, partager sa foi avec simplicité, soutenir la mission, vivre de façon cohérente pour refléter Christ.

6 – Attendre le retour de Jésus

L’attente du retour de Jésus fait partie de la vie du croyant. Dieu a promis que son Fils reviendra établir définitivement son règne. Cette espérance nourrit la persévérance, purifie la conduite et recentre le cœur sur l’essentiel. Le chrétien ne vit pas tourné vers le passé, mais tend vers l’accomplissement glorieux du plan de Dieu.

Une espérance vivante

Tite 2:11-13 affirme :

11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,

13 en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ,

La grâce de Dieu nous enseigne et nous place dans cette attente active tout en marchant dans la sainteté. Le croyant garde les yeux fixés sur la promesse divine, convaincu que Dieu tiendra parole. Chaque jour devient une occasion de se préparer à cette rencontre glorieuse.

Une attente vigilante

Matthieu 24:42 nous exhorte :

42 Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra.

Attendre le retour de Jésus, ce n’est pas rester passif, mais vivre dans une vigilance constante. Le chrétien aligne ses priorités sur les valeurs du Royaume, sachant que le Maître peut revenir à tout instant.

Une attente joyeuse

Le croyant attend son Seigneur non avec crainte, mais avec joie en attendant de voir s’accomplir la promesse faite en:

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Cette espérance transforme l’épreuve en occasion de croissance, et la souffrance en tremplin vers quelque chose de glorieux.

7 – Garder les yeux fixés sur l’espérance éternelle

La vie chrétienne s’éclaire lorsqu’on se rappelle que « notre cité à nous, est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ » (Philippiens 3:20). Le croyant ne vit pas tourné vers ce monde passager, mais vers la patrie céleste que Dieu lui prépare. Cette espérance donne un sens à nos luttes, à nos choix et à notre fidélité.

L’apôtre Pierre ajoute :

2 Pierre 3:9

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

L’attente de l’accomplissement de la promesse de Dieu, ne doit pas nous décourager mais nous fortifier. Cette promesse révèle son immense amour et son désir que tous aient l’occasion de se tourner vers lui. Fixer les yeux sur l’espérance éternelle, c’est marcher chaque jour avec une perspective céleste. Cela nourrit notre persévérance, nous garde dans la joie malgré les épreuves et nous pousse à vivre une vie de sainteté.

L’espérance chrétienne n’est pas une illusion : elle est l’ancre de notre âme.

Hébreux 6:19

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

Elle nous rappelle que Jésus va revenir, qu’il transformera nos corps humiliés et qu’il établira son règne de justice et de paix pour l’éternité. Dieu veut que ses enfants vivent dans l’attente joyeuse du retour de Jésus. Cette espérance influence notre manière de vivre aujourd’hui.

Application pratique :

  • Garder une vie centrée sur les priorités éternelles.
  • Persévérer malgré les épreuves, en fixant les yeux sur la récompense céleste.
  • Vivre comme un pèlerin, sachant que notre vraie patrie est céleste.

L’espérance du retour de Jésus pousse à la vigilance et à la sainteté. Le chrétien ne vit pas seulement pour aujourd’hui, mais en vue de l’éternité. Cela change sa manière de gérer les épreuves, les biens et les priorités. Il va vivre avec un cœur détaché des choses du monde, cultiver la persévérance en espérant dans le retour de Christ.

8 – Conclusion

Répondre pleinement au plan de Dieu pour sa vie.

Répondre au plan de Dieu n’est pas une démarche ponctuelle, mais un chemin de vie. En Jésus-Christ, Dieu a révélé son amour et ouvert la voie du salut. Reconnaître ce salut et l’accepter, c’est poser la première pierre. Une fois converti, c’est l’engagement de toute une vie car le chemin continue : vivre dans l’obéissance, se laisser transformer par l’Esprit, servir avec ses dons, témoigner de l’Évangile et garder les yeux fixés sur l’espérance éternelle. Ces étapes ne s’opposent pas, mais elles s’entrelacent et composent une vie chrétienne épanouie.

Le chrétien ne marche pas seul. Dieu a donné son Esprit pour le guider, le fortifier et le transformer. C’est Lui qui rend possible ce que nos forces ne sauraient accomplir. Ainsi, répondre au plan de Dieu, c’est apprendre chaque jour à dépendre de sa grâce, à écouter sa Parole et à marcher dans la foi.

Notre réponse n’est pas motivée par la peur, mais par l’amour. Dieu veut notre cœur, notre vie entière, afin de refléter l’image de son Fils. Lorsque nous acceptons ce processus, nous découvrons la véritable liberté : vivre pour Lui et avec Lui, dans la joie d’une espérance vivante.

En suivant l’exemple de Ésaïe :

Ésaïe 6:8

J’entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi.

Répondre au plan de Dieu, c’est dire chaque jour : « Seigneur, me voici. Conduis-moi, transforme-moi, et fais de ma vie un témoignage de ton amour. »

Répondre au plan de Dieu, ce n’est pas un concept théologique abstrait, c’est un style de vie :

  • Je reçois Jésus comme mon Sauveur.
  • Je marche dans l’obéissance.
  • Je me laisse transformer par l’Esprit.
  • Je sers avec mes dons.
  • Je témoigne de l’Évangile.
  • Je garde l’espérance vivante.
1 Corinthiens 3:11

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

Le chrétien est conduit à vivre chaque jour en accord avec le plan de Dieu.

Matthieu chapitre 17 – Foi authentique et puissance du Royaume

Classé dans : Etude Biblique | 0

Matthieu chapitre 17 dévoile la gloire de Jésus lors de la transfiguration. Les disciples découvrent lors de cet événement sa vraie nature divine. Jésus enseigne aussi sur la foi simple, la prière, et annonce de nouveau sa mort. Un chapitre clé pour comprendre la puissance du Royaume et l’humilité du Roi.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 18

Matthieu chapitre 17 – Étude biblique

.

1 – La transfiguration

Matthieu 17:1-8

1 Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne.

Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui.

Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici; si tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie.

Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection: écoutez-le!

Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur.

Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit: Levez-vous, n’ayez pas peur!

Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul.

Six jours après : Marc parle aussi de six jours quand Luc parle d’environ huit jours. Cela dépend de la façon dont les jours sont comptés. Cette différence ne présente pas un intérêt, mais dans les trois évangiles la transfiguration est directement reliée au verset de:

Matthieu 16:28

28 Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne. ( ou le royaume de Dieu. )

En manifestant de façon tangible sa divinité, Jésus montre que le royaume de Dieu est venu sur terre en sa personne. La transfiguration de Jésus confirme ce verset 28 : « quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point qu’ils n’aient vu le Fils de l’homme venir dans son règne ».

Pour nous, la transfiguration de Jésus est en quelque sorte l’émanation de la divinité qui est en Jésus et qui émane de son corps. Dieu est dans le chrétien. On ne le voit pas. Mais il est en nous. Plus, nous travaillerons à notre sanctification pour être à la stature parfaite de Christ selon Ephésiens 4:13, quand nous serons glorifiés (avoir un corps glorieux à l’image de Jésus), dans la gloire de Dieu au ciel, c’est à dire après la mort, plus nous brillerons.

Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, : A plusieurs reprises nous voyons que Pierre, Jacques et Jean sont appelés à certains événements comme la ressuscitation de la fille de Jaïrus. (Marc 5:37 ; Luc 8:51), à Gethsémané. Seuls trois ont été choisis. Cela interpelle. Jésus ne faisait pas de favoritisme. Alors pourquoi ce choix ? Sans doute, étaient-ils plus spirituellement sensibles et enseignables car Jésus ne faisait pas de favoritisme.

Il peut y avoir eu encore un problème d’incrédulité pour les autres disciples, ce qui aurait pu empêcher certains miracles, comme il est écrit en :

Matthieu 13:58 ( à Nazareth)

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

Jésus fera au verset 20 le reproche aux disciples restés en bas de la montagne de leur incrédulité.

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible.

Matthieu 17:1 et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne: Matthieu présente toujours Jésus comme le nouveau législateur, comme le nouveau Moïse. La transfiguration de Jésus est à mettre en parallèle avec Exode 19:24 et Exode 24:2 lorsque Moïse monte sur la montagne vers l’Éternel mais aussi avec Exode 34:29 où il est dit que la peau du visage de ce dernier rayonnait.

La comparaison porte sur quatre éléments

1. Jésus comme Moïse étaient tous les deux sur une montagne;

2. Dieu parla du milieu d’une nuée dans les deux cas (cf. Exode 24:16);

3. Le visage de Moïse brilla (cf. Exode 34:29) comme tout le corps de Jésus a resplendi;

4. Ceux qui étaient autour de Moïse eurent peur, et les disciples qui accompagnaient Jésus ont été saisis d’une grande frayeur.

Attention cependant parce que le parallèle entre Moïse et Jésus se limite à cela. En effet, Moïse a reçu la Parole de Dieu alors que Jésus est la Parole de Dieu !

Lieu géographique du mont Thabor

Beaucoup, et notamment les catholiques, situent le lieu de la transfiguration au Mont Thabor. Or situer ce lieu à cet endroit n’est pas convainquant. En effet, La haute montagne dont il s’agit, serait plus probablement le mont Meron qui est la plus haute montagne d’Israël et qui se situe sur la route reliant Césarée de Philippe (Matthieu 16) à Capernaüm, tous deux au nord du lac de Tibériade , alors que le mont Thabor se trouve bien plus bas, au sud du lac de Tibériade à la hauteur de Nazareth.

L’apôtre Pierre confirmera cet évènement de la transfiguration dans sa deuxième lettre.

2 Pierre 1:16-18

16 Ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux.

17 Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, quand la gloire magnifique lui fit entendre une voix qui disait: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

18 Et nous avons entendu cette voix venant du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la sainte montagne.

Matthieu 17:2 :Il fut transfiguré :  le mot grec ‘’metamorphoo’’ est traduit par transformé en Romains 12:2, et il est traduit de la même façon en 2 Corinthiens 3:18 quand il s’agit de nous.

Matthieu 17:2

son visage resplendit comme le soleil ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.

Les vêtements blancs sont la caractéristique des êtres célestes, anges ou saints glorifiés.

Matthieu 17:3

Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec lui.

Il est difficile de donner une juste explication symbolique de la présence de Moïse et d’Élie. Il est possible que Moïse représente la loi et qu’Élie représente les prophètes, comme il est écrit en différents versets :

Matthieu 5:17

17 Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

Cette présence de Moïse et d’Élie est l’affirmation d’une vie consciente dans l’au-delà après la mort physique.

Matthieu 17:4 – Ce verset montre que Pierre est toujours à l’initiative, toujours à l’avant, anticipant toute demande. Tel est son caractère. Cette expérience révèle aux trois disciples la nature divine de Jésus. La nuée lumineuse est un rappel de la nuée (shekinah) de l’Ancien Testament qui symbolise la présence Dieu. La voix qui se fait entendre, rappelle ce qui s’est passé lors du baptême de Jésus.  

En Luc 9:35

35 Et de la nuée sortit une voix, qui dit: Celui-ci est mon Fils élu: écoutez-le!

Ces paroles de Luc sont une combinaison des versets du Psaumes 2:7 et de Ésaïe 42:1

Psaumes 2:7

7  Je publierai le décret ; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui.

Ésaïe 42:1

1 Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations.

Le chapitre 42 d’Ésaïe annonçait la venue de Jésus en tant que serviteur souffrant.

Écoutez-le : fait référence à:

Deutéronome 18:15

15 L’Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi: vous l’écouterez!

Les apôtres comme le peuple au mont Sinaï, ont été pris de frayeur à la voix de Dieu. Dans tout son évangile, Matthieu donne un certain nombre de détails en lien avec Moïse sur la montagne de Sinaï.

.

2 – La venue d’Élie

Matthieu 17:9-13

Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts

10 Les disciples lui firent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ?

11 Il répondit: Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses.

12 Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part.

13 Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean Baptiste.

L’ordre donné à ses disciples par Jésus de garder secrète la vision qu’ils ont eue, est de la simple sagesse vis-à-vis du peuple comme des autorités religieuses. Comme il le précise, il y aura un temps pour parler de cela. Ce n’est qu’à la Pentecôte, quand ils aurons reçu le baptême du Saint Esprit, que les disciples pourront parler ouvertement de cela.

Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement ? : Les scribes , les érudits, s’appuyaient sur les écrits du prophète Malachie.

Malachie 3:1

1 Voici, j’enverrai mon messager; Il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez; Et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, Dit l’Éternel des armées.

Malachie 4:5

Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

Jean le Baptiste n’était pas Élie ressuscité, mais il accomplissait symboliquement le ministère de préparation annoncé par Malachie. C’est dans ce sens qu’il était Élie.

Jésus annonce ses souffrances à venir, mais les disciples ne pouvaient l’écouter car, comme le peuple juif, ils n’attendaient pas un messie souffrant, mais un messie glorieux qui vaincrait l’ennemi romain.

.

3 – La guérison d’un lunatique

Matthieu 17:14-18

14 Lorsqu’ils furent arrivés près de la foule, un homme vint se jeter à genoux devant Jésus, et dit:

15 Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique, et qui souffre cruellement; il tombe souvent dans le feu, et souvent dans l’eau.

16 Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir.

17 Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi ici.

18 Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de lui, et l’enfant fut guéri à l’heure même.

aie pitié de : est une expression qui se retrouve principalement dans les Psaumes. Il s’agit d’un appel à la miséricorde de Dieu.

Ésaïe 33:2

2 Éternel, aie pitié de nous! Nous espérons en toi. Sois notre aide chaque matin, Et notre délivrance au temps de la détresse !

La puissance et la compassion de Jésus étaient des ‘’signes’’ de sa messianité, mais les chefs religieux refusaient de les reconnaître.

Ésaïe 35:2-6

Elle se couvrira de fleurs, et tressaillira de joie, Avec chants d’allégresse et cris de triomphe; La gloire du Liban lui sera donnée, La magnificence du Carmel et de Saron. Ils verront la gloire de l’Éternel, la magnificence de notre Dieu.

Fortifiez les mains languissantes, Et affermissez les genoux qui chancellent;

Dites à ceux qui ont le cœur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, S’ouvriront les oreilles des sourds;

Alors le boiteux sautera comme un cerf, Et la langue du muet éclatera de joie. Car des eaux jailliront dans le désert, Et des ruisseaux dans la solitude;

Ésaïe 61:1-3

1 L’esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance;

Pour publier une année de grâce de l’Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés;

Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu, Afin qu’on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l’Éternel, pour servir à sa gloire.

Ces mêmes versets de Ésaïe 61 furent lus par Jésus dans la synagogue de Nazareth (Luc 4:17-19)

Race incrédule et perverse : ici le mot grec ‘’genea’’ est traduit par race et dans d’autres passages, il est traduit par génération « une génération méchante et adultère ». La question est de savoir à qui s’adressait Jésus par ces mots ?

S’adressait-il-aux disciples, à la foule, aux chefs religieux ou d’une manière générale à l’homme déchu ?

Jésus utilise l’expression de ‘’race perverse ‘’ de Deutéronome 32:5 , 20.

Matthieu 17:19-21

19 Alors les disciples s’approchèrent de Jésus, et lui dirent en particulier: Pourquoi n’avons-nous pu chasser ce démon?

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

21 Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne.

Le Nouveau Testament fait une différence entre la maladie physique et la possession démoniaque. Jésus qui jeunait et priait, a pratiqué ici un exorcisme et non une guérison.

Dans l’image de la foi qui déplace la montagne, rappelons-nous que Jésus vient de descendre de la montagne et que les disciples ont encore cette montagne devant leurs yeux.

Marc dans son évangile donne quant à lui, plus de détails et insiste sur l’incrédulité.

Marc 9:21-24

21 Jésus demanda au père: Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive? Depuis son enfance, répondit-il.

22 Et souvent l’esprit l’a jeté dans le feu et dans l’eau pour le faire périr. Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous.

23 Jésus lui dit: Si tu peux!… Tout est possible à celui qui croit.

24 Aussitôt le père de l’enfant s’écria: Je crois! viens au secours de mon incrédulité!

Ce passage de Marc révèle l’attitude d’un père conscient de sa faiblesse spirituelle. Celui-ci reconnaît faire partie de ceux qui luttent contre l’incrédulité. Jésus met en lumière ce problème en rappelant : « Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé… » (Matthieu 17:20). Ainsi, l’incrédulité empêche l’action de Dieu. Cependant, elle n’est pas toujours seule en cause. Le doute agit aussi souvent comme une force qui freine, voire neutralise la foi, alors même qu’elle existe déjà dans le cœur.

L’incrédulité aussi grande qu’une montagne peut être chassée par une foi pas plus grande qu’un grain de sénevé.

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

Marc 11:23

23 Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.

C’est ce qui est dit en:

Hébreux 11:1

1 Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

Bien souvent, nous sommes des hommes de peu de foi, ce qui revient à dire que nous doutons. Jésus a reproché par quatre fois ses disciples leur manque de foi, et il ne s’adressait pas à la foule quant il faisait cela, mais à chaque fois à ses disciples. Cela devrait nous encourager quand nous lisons dans la Bible ce dont ils ont été capables ensuite.

 Il faut faire la différence entre le peu de foi et l’incrédulité qui est une absence totale de foi caractérisant un rejet complet de Jésus qui va jusqu’à nier l’évidence.

Matthieu 21:21

21 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait.

Dans nos vies, la montagne est l’image d’un problème majeur qui nous parait insurmontable. Là dans ce verset, la pensée est celle d’aplanir les difficultés qui se dressent devant nous pour ouvrir le chemin de la foi en Dieu. C’est la mission reçue et accomplie par Jean Baptiste. C’est un travail personnel à faire par tout chrétien. Celui-ci doit chasser tout doute pour accueillir le Seigneur.

Ésaïe 40:3-5

3 Une voix crie: Préparez au désert le chemin de l’Éternel, Aplanissez dans les lieux arides Une route pour notre Dieu.

4 Que toute vallée soit exhaussée, Que toute montagne et toute colline soient abaissées! Que les coteaux se changent en plaines, Et les défilés étroits en vallons!

5 Alors la gloire de l’Éternel sera révélée, Et au même instant toute chair la verra; Car la bouche de l’Éternel a parlé.

Au verset 5, le but est clairement dit: « Alors la gloire de l’Éternel sera révélée. »

.

4 – Jésus annonce sa mort et sa résurrection

Matthieu 17:22-23

22 Pendant qu’ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit: Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes;

23 ils le feront mourir, et le troisième jour il ressuscitera. Ils furent profondément attristés.

Marc (9:32) et Luc (9:45) précisent qu’ils ne comprenaient pas, et qu’ils craignaient de l’interroger.

Jésus commençait à préparer ses disciples à pouvoir comprendre ce qui allait arriver dans la dernière semaine de sa vie. Ce passage nous apprend que Jésus allait être livré aux Gentils/Païens (c’est à dire aux Romains)

Matthieu 20:19

19 et ils le livreront aux païens, pour qu’ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera.

Il est surprenant que les chefs religieux croient possible la résurrection de Jésus ( les pharisiens croyaient à la résurrection)

Matthieu 27:63-64

63 et dirent: Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai.

64 Ordonne donc que le sépulcre soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas dérober le corps, et dire au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette dernière imposture serait pire que la première.

Quand les disciples eurent du mal à reconnaître Jésus ressuscité !

Luc 24:36-38

36 Tandis qu’ils parlaient de la sorte, lui-même se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous!

37 Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit.

38 Mais il leur dit: Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s’élèvent-elles dans vos cœurs?

.

5 – L’impôt du temple

Matthieu 17:24-27

24 Lorsqu’ils arrivèrent à Capernaüm, ceux qui percevaient les deux drachmes s’adressèrent à Pierre, et lui dirent: Votre maître ne paie-t-il pas les deux drachmes?

25 Oui, dit-il. Et quand il fut entré dans la maison, Jésus le prévint, et dit: Que t’en semble, Simon? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des tributs ou des impôts? de leurs fils, ou des étrangers?

26 Il lui dit: Des étrangers. Et Jésus lui répondit: Les fils en sont donc exempts.

27 Mais, pour ne pas les scandaliser, va à la mer, jette l’hameçon, et tire le premier poisson qui viendra; ouvre-lui la bouche, et tu trouveras un statère. Prends-le, et donne-le-leur pour moi et pour toi.

Quand Jésus et ses disciples sont arrivés à Capharnaüm, ceux qui collectaient l’impôt de deux drachmes pour l’entretien du Temple à Jérusalem, se sont manifestés auprès de Pierre pour que Jésus le paye. Cette redevance était volontaire, mais considérée comme importante et obligatoire par les religieux.

Le raisonnement de Jésus était que le Temple était la maison de Dieu sur terre. Jésus rappelle par ses mots sa nature divine, sa messianité. En tant que Fils de Dieu, il n’était pas dans l’obligation de payer cet impôt. Cependant, il ne voulait pas créer de polémique. Le problème était que ni Pierre, ni Jésus n’avaient pas d’argent. Ce ne fut pas un obstacle insurmontable comme une montagne. Ici, dans cet épisode, il va s’agir de la mise en action de la foi qui a eu pour conséquence de pécher un poisson … et le résultat fut la découverte d’un statère (valant deux drachmes) dans la bouche de cet animal.

.

6 – Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu 17 met en lumière quatre vérités centrales :

  1. La gloire de Christ – La transfiguration est la manifestation de la divinité de Jésus. C’est un rappel de ce que Dieu le Père a dit lors du baptême en Matthieu 3:17

Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. Suivi d’un ordre :« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection : écoutez-le ! » (Matthieu 17:5).

  1. La faiblesse de la foi – La foi ne doit pas reposer sur nos capacités, mais sur la puissance du nom de Jésus.
  2. La voie de l’humilité – Jésus annonce à nouveau sa mort et sa résurrection (Matthieu 17:22-23). La gloire passe par la croix, symbole de l’humiliation extrême.
  3. La soumission – Jésus en payant l’impôt du temple (Matthieu 17:27), montre sa soumission volontaire.

Pour vivre notre future transfiguration, auprès de Jésus, nous devons croire en Jésus, fils de Dieu, chasser toutes formes d’incrédulité, développer notre foi en Jésus, en la puissance de son nom, écouter Jésus et lui obéir en nous soumettant à sa volonté.

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Matthieu chapitre 15 : Jésus est ému de compassion

Classé dans : Etude Biblique | 0

Matthieu chapitre 15 commence par une confrontation directe entre Jésus et les pharisiens. Jésus démontre sa compassion envers une femme païenne persévérante et guérit des foules. Ce chapitre révèle l’étendue de la grâce du Seigneur au-delà d’Israël et appelle à une foi authentique.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 16

Matthieu chapitre 15 – Étude biblique

.

1 – Les pharisiens et la tradition

Matthieu 15:1-9

1 Alors des pharisiens et des scribes vinrent de Jérusalem auprès de Jésus, et dirent:

Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas.

Il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition?

Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

Mais vous, vous dites: Celui qui dira à son père ou à sa mère: Ce dont j’aurais pu t’assister est une offrande à Dieu, n’est pas tenu d’honorer son père ou sa mère.

Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.

Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:

8 Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.

C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes.

Les scribes étaient un groupe de juristes religieux professionnels, instruits en matière de loi écrite (thora) et de la tradition orale.

Ils sont venus vraisemblablement avec les pharisiens à Capernaüm après avoir fait un long chemin pour confronter Jésus. Ils étaient en quelque sorte une délégation envoyée par les hautes autorités juives de l’époque (Sanhédrin).

Le reproche fait aux disciples est lié au fait que les originaires de Galilée étaient moins rigoureux dans l’observance de la loi juive et des traditions, que ceux de Jérusalem.

L’expression « tradition » correspond à ce qui est appelé mishnah qui rassemblait l’ensemble des traditions orales interprétant la loi de Moïse (Torah). Elle est divisée en six ordres (Sedarim).

  1. Zeraïm (Graines) – lois agricoles et prières
  2. Moed (Temps) – sabbats et fêtes
  3. Nashim (Femmes) – mariage, divorce, vœux
  4. Nezikin (Dommages) – droit civil et pénal
  5. Kodashim (Choses sacrées) – Temple, sacrifices
  6. Tohorot (Purifications) – pureté/impureté rituelle

Cette expression devint plus tard une partie du Talmud.

Les rabbins considéraient que la mishnah avait la même autorité que la Torah (Parole de Dieu) parce qu’ils considéraient que Dieu l’avait donnée à Moïse.

Deutéronome 4:14

14 En ce temps-là, l’Éternel me commanda de vous enseigner des lois et des ordonnances, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession.

Matthieu 15:2

Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas.

Le problème en ce qui concerne le lavage des mains avant de prendre un repas, n’est pas lié à l’hygiène mais à la pureté cérémonielle. Ces religieux se basaient sur deux versets:

Exode 30:19

19 avec laquelle Aaron et ses fils se laveront les mains et les pieds.

Et Lévitique 15 exigeait de se laver quiconque avait touché quelque chose d’impur.

Matthieu 15:4

Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

En disant « Dieu a dit », Jésus se place en opposition à la mishnah et revient à ce que Moïse à dit, et que nous retrouvons en:

Marc 7:10

10 Car Moïse a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.

Que Marc utilise dans un passage parallèle en Marc 7:1-13

Jésus montre ainsi la supériorité de la Torah par rapport à la mishnah. La Parole de Dieu est supérieure à celle de Moïse !

Ce qui se vérifie avec le verset 6

Matthieu 15:6

Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.

Le verset 4 est une citation de Exode 20:12 et de Deutéronome 5:16, et sa seconde partie n’est autre que celle de Exode 21:17 et de Lévitique 20:9.

La famille au temps de Jésus était jugée comme étant la base de la société et l’a longtemps été. Nous ne pouvons que constater aujourd’hui que les familles ont été détruites depuis un certain nombre d’années et que des dégâts s’en sont suivis dans la société.

Jésus à travers ces versets montre que les religieux étaient capables de tordre les Écritures tout en s’abritant derrière l’interprétation de la mishnah.

Le verset 7 va traiter ces religieux, d’hypocrites. A l’origine, le mot hypocrite était un terme de théâtre pour désigner les acteurs qui jouaient en portant un masque, le masques ayant pour objet de permettre au public d’identifier de loin les personnages sur scène.

Les versets 8 et 9 sont une citation de Ésaie 29:3 qui montrent que la foi d’une personne est clairement révélée par ses actes. En effet, les actes révèlent la véritable nature d’une personne et permettent de voir si les paroles de celle-ci sont en accord avec eux. 

.

2 – Le verdict sur le cœur humain

Matthieu 15:10-11

10 Ayant appelé à lui la foule, il lui dit: Écoutez, et comprenez.

11 Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme.

 

Jésus a dénoncé précédemment l’hypocrisie de ces religieux venus de Jérusalem, et maintenant, il interpelle la foule : « Écoutez et comprenez ».

Le verset 11 fait référence au fait de manger sans se laver des mains et le verbe souiller est en opposition à la purification des mains du verset 3. Ceci est confirmé par le verset 20.

Marc précisera en:

Marc 7:19

19 Car cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis s’en va dans les lieux secrets, qui purifient tous les aliments.

La pureté d’un homme vient du cœur, de l’intérieur et non de l’extérieur par des pratiques et des rituels. C’est pourquoi a Salomon dit :

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

Jérémie rappelle aussi une réalité à ne pas oublier quand il dit :

Jérémie 17:9-10

Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître?

10 Moi, l’Éternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, Pour rendre à chacun selon ses voies, Selon le fruit de ses œuvres.

Jésus quant à lui, révèle le besoin d’une transformation intérieure de l’homme. Le lavage rituel ne suffit pas, et seule une régénération spirituelle opérée par le Saint Esprit, transforme vraiment l’homme.

Matthieu 15:12-14

12 Alors ses disciples s’approchèrent, et lui dirent: Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés des paroles qu’ils ont entendues?

13 Il répondit: Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée.

14 Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles ; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse.

Les religieux ont été scandalisés par les propos de Jésus et leur malaise montre bien qu’ils ont conscience qu’ils ne sont pas dans la vérité. Jésus par les mots du verset 13 affirme leur condamnation spirituelle. Ce verset est à rapprocher de la parabole du bon grain et de l’ivraie (Matthieu 13:24-30) dans laquelle il est dit que tout ce que Dieu n’a pas planté sera arraché et jeté au feu.

Toutes les paroles de Jésus ont pour but d’amener les personnes égarées à revenir à lui par la repentance. Si des personnes persistent dans leurs errements, après qu’on les ait averties, il faut s’en détourner : ‘’Laissez-les’’.

Le verset 14 montre le drame des religieux qui égarent le peuple de Dieu.

Ceux qui refusent de voir la vérité, sont devenus aveugles et les faux enseignements de ces religieux entraînent d’autres personnes à leur suite, et tous tombent dans la fosse.

Jésus met en garde ici contre les faux enseignements. La situation aujourd’hui est la même qu’hier. Notre seul secours est de rester attachés à la Parole de Dieu et de ne pas nous laisser égarer par ceux qui se revendiquent faussement de Dieu.

Matthieu 15:15-20

15 Pierre, prenant la parole, lui dit: Explique-nous cette parabole.

16 Et Jésus dit: Vous aussi, êtes-vous encore sans intelligence?

17 Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est jeté dans les lieux secrets?

18 Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est ce qui souille l’homme.

19 Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies.

20 Voilà les choses qui souillent l’homme; mais manger sans s’être lavé les mains, cela ne souille point l’homme.

Au regard de ces versets, nous comprenons que ce n’est pas ce qui vient de l’extérieur qui rend pur ou impur. Si la vigilance ne se porte que sur ce qui est extérieur, notre état intérieur ne changera pas. Toutes les sources des mauvaises choses proviennent du cœur. Ce sont elles qui doivent être purifiées.

Précédemment il est dit en :

Matthieu 12:34

34 Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

La liberté qui est offerte en Christ par rapport aux lois sur la nourriture, ne doit cependant pas être un sujet pour choquer nos proches.

Au verset 19 l’impudicité désigne tout ce qui concerne les rapports sexuels illicites. Cela comprend aussi la prostitution spirituelle, l’idolâtrie. Cette liste du verset 19 font réfèrence aux dix paroles de Exode 20.

.

3 – Jésus et la femme cananéenne

Matthieu 15:21-28

21 Jésus, étant parti de là, se retira dans le territoire de Tyr et de Sidon.

22 Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria: Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon.

23 Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s’approchèrent, et lui dirent avec insistance: Renvoie-la, car elle crie derrière nous.

24 Il répondit: Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.

25 Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: Seigneur, secours-moi!

26 Il répondit: Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens.

27 Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres.

28 Alors Jésus lui dit: Femme, ta foi est grande; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.

Tyr et Sidon étaient des villes côtières phéniciennes où étaient pratiqué le culte de Baal.

La femme cananéenne est appelée dans l’évangile de Marc, une femme syro-phénicienne, ce qui désigne le sud de Liban. Par conséquent, elle n’était pas juive.

Elle s’est mise à crier avec insistance et a fait appel à la miséricorde de Jésus : Aie pitié de moi ! La réputation de compassion et de miséricorde était venue jusqu’elle car elle emprunte une expression juive qui est: « Seigneur fils de David ». L’emploi de ces termes indique qu’elle savait quelque chose sur la foi et l’espérance juives.

Quand Jésus guérissait les malades, il ne se demandait pas si la personne était juive ou non. Alors pourquoi la laissa-t-il crier au point que les disciples lui demandent avec insistance de la renvoyer ?

En tenant compte de l’amour de Jésus pour tous les hommes, lui qui ne fait acception de personne, une seule conclusion s’impose, c’est que Jésus par son comportement a mis à l’épreuve la foi de cette femme. La suite du récit le confirme, jusqu’à cette déclaration remarquable de Jésus : « Ta foi est grande. » Cet épisode illustre parfaitement la puissance d’une prière persévérante.

Le verset 24

24 Il répondit: Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.

s’adresse aux disciples. C’est la réponse qui est faite à la suite du verset 23 où ils lui demandent de la renvoyer. Cette phrase n’est pas une réflexion adressée à la femme cananéenne.

Ici, Jésus est en dehors du territoire d’Israël. De plus ‘aux brebis perdues de la maison d’Israël.’ englobe dans la pensée de Jésus, tout Israël.

Cela montre la condition spirituelle du peuple Juif.

Matthieu 10:5-6

Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ;

allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.

Matthieu 9:36

36 Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger.

En ce qui concerne l’expression, « les petits chiens », il faut savoir que les juifs appelaient les étrangers ‘chiens’. Ici, Jésus utilise la forme diminutive de petit chien, ce qui a pour effet de diminuer la dureté de son propos.

Il est à noter que la femme ne perd pas son objectif de voir sa fille délivrée du démon qui l’habite, et ne s’indigne pas de la réflexion de Jésus. Elle lui rappelle simplement que les petits chiens dans une maison se nourrissent des miettes qui tombent. Par là, elle explique qu’elle se contentera donc des restes que les juifs ont laissés tomber. Ce dialogue était important parce qu’il avait pour but d’aider les disciples à surmonter leurs préjugés vis à vis des gentils (païens). Avec cet épisode, c’est la seconde fois que Jésus exprime son admiration pour la grande foi d’une personne. N’oublions pas que les disciples sont constamment en formation et qu’ils devront surpasser leurs préjugés avant d’être envoyés au milieu des gentils à travers le monde.

Comme avec le centenier romain, la parole de Jésus a suffi à cette femme cananéenne. Rien est dit sur la présence, ou non de sa fille. La femme a cru, la guérison est là !

.

4 – Jésus opère de nouvelles guérisons

Matthieu 15:29-31

29 Jésus quitta ces lieux, et vint près de la mer de Galilée. Étant monté sur la montagne, il s’y assit.

30 Alors s’approcha de lui une grande foule, ayant avec elle des boiteux, des aveugles, des muets, des estropiés, et beaucoup d’autres malades. On les mit à ses pieds, et il les guérit ;

31 en sorte que la foule était dans l’admiration de voir que les muets parlaient, que les estropiés étaient guéris, que les boiteux marchaient, que les aveugles voyaient ; et elle glorifiait le Dieu d’Israël. 

Les guérisons relatées ici sont encore des signes de la messianité de Jésus (Esaïe 35:5-6)

.

5 – La multiplication des pains pour quatre mille hommes

Matthieu 15:32-39

32 Jésus, ayant appelé ses disciples, dit: Je suis ému de compassion pour cette foule; car voilà trois jours qu’ils sont près de moi, et ils n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin.

33 Les disciples lui dirent: Comment nous procurer dans ce lieu désert assez de pains pour rassasier une si grande foule?

34 Jésus leur demanda: Combien avez-vous de pains? Sept, répondirent-ils, et quelques petits poissons.

35 Alors il fit asseoir la foule par terre,

36 prit les sept pains et les poissons, et, après avoir rendu grâces, il les rompit et les donna à ses disciples, qui les distribuèrent à la foule.

37 Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.

38 Ceux qui avaient mangé étaient quatre mille hommes, sans les femmes et les enfants.

39 Ensuite, il renvoya la foule, monta dans la barque, et se rendit dans la contrée de Magadan.

Les versets 33 et 34 montrent que les disciples ont déjà oublié la première multiplication des pains pour les cinq mille hommes relatée en Matthieu 14:13-21.

Ces passages doivent encore fortifier notre foi et il faut nous appuyer sur ce que Paul dira aux Philippiens :

Philippiens 4:19

19 Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus Christ.

Au verset 39, la contrée de Magadan citée, est inconnue.  Certains l’associent à Magdala quand le passage parallèle de Marc 8 :10 parle de Dalmanutha qui est tout aussi inconnu.

.

6 – Leçons à retenir et son application personnelle

Matthieu chapitre 15 nous enseigne plusieurs vérités essentielles :
– Dieu veut l’authenticité d’un cœur pur, et non une religion basée sur une tradition vide.
– Ce qui souille l’homme vient du cœur, non pas de l’extérieur.
– La foi humble et persévérante attire la grâce.
– Jésus guérit et pourvoit avec compassion.

Ces leçons nous appellent à vivre une foi réelle, intérieure et confiante. Comme David nous devons prier Dieu selon :

Psaume 51.12

12 O Dieu! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Ecclésiaste 8:5-6 – Ne précipite rien, Dieu a son heure parfaite

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Ecclésiaste 8:5-6 enseigne que chaque chose arrive en son temps. Dans l’impatience humaine, cette vérité rassure : Dieu agit avec précision. Ne précipitons rien, car Il connaît le moment juste pour intervenir.

Ecclésiaste 8:5-6 – Ne précipite rien, Dieu a son heure parfaite
Ecclésiaste 8:5-6 – Un temps pour toute chose

Celui qui observe le commandement ne connaît point de chose mauvaise, et le cœur du sage connaît le temps et le jugement.

Car il y a pour toute chose un temps et un jugement, quand le malheur accable l’homme.

Ecclésiaste 8:5-6

Le sage apprend à discerner le moment opportun. Il ne réagit pas sous l’impulsion, mais agit avec prudence. Il ne suit pas ses émotions, mais obéit à la sagesse divine. Dieu fixe le « temps et le jugement », et rien ne Lui échappe.

Dans l’épreuve, l’homme s’impatiente. Pourtant, Dieu rappelle en:

Habacuc 2:3

Car c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé, Elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; Si elle tarde, attends-la, Car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement.

La foi attend. Elle fait confiance à Dieu qui contrôle les saisons. David  précise en :

Psaume 31:16

16 Mes destinées sont dans ta main ; Délivre-moi de mes ennemis et de mes persécuteurs !

Celui qui croit, ne panique pas. Il marche paisiblement même quand il ne comprend pas tout. Jésus lui-même a attendu le moment du Père. Il n’a rien précipité. Il déclare en :

Jean 7:6

Jésus leur dit: Mon temps n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt.

Si le Fils obéit au temps de Dieu, à combien plus forte raison, devons-nous le faire.

Celui qui garde les commandements de Dieu, vivra en paix. Il ne se trouble pas quand les événements le bousculent. Il discerne la main invisible de Dieu dans les délais. Rien n’échappe à Sa sagesse.

Ecclésiaste 8:5-6enseigne la patience. Dieu ne tarde pas et Il agit selon Son heure parfaite. Celui qui comprend cela, trouve la paix dans l’attente.

.

« Car c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé ; elle se réalisera… si elle tarde, attends-la. »

Habacuc 2:3

Ecclésiaste 7-9 – – – 2 Corinthiens 13

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

 

 

Matthieu chapitre 14 : mort de Jean et miracle puissant

Classé dans : Etude Biblique | 0

Matthieu chapitre 14 nous plonge dans un contraste saisissant : la mort tragique de Jean-Baptiste et la puissance de Jésus nourrissant les foules et marchant sur les eaux. Ce chapitre révèle la souveraineté et la divinité de Jésus-Christ face à la souffrance humaine ce qui renforce la foi en Lui.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 15

Matthieu chapitre 14 – Étude biblique

.

1 – Le meurtre de Jean Baptiste

Matthieu 14:1-12

1 En ce temps-là, Hérode le tétrarque, ayant entendu parler de Jésus, dit à ses serviteurs: C’est Jean Baptiste!

Il est ressuscité des morts, et c’est pour cela qu’il se fait par lui des miracles.

Car Hérode, qui avait fait arrêter Jean, l’avait lié et mis en prison, à cause d’Hérodias, femme de Philippe, son frère,

parce que Jean lui disait: Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme.

Il voulait le faire mourir, mais il craignait la foule, parce qu’elle regardait Jean comme un prophète.

Or, lorsqu’on célébra l’anniversaire de la naissance d’Hérode, la fille d’Hérodias dansa au milieu des convives, et plut à Hérode,

de sorte qu’il promit avec serment de lui donner ce qu’elle demanderait.

A l’instigation de sa mère, elle dit: Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean Baptiste.

Le roi fut attristé; mais, à cause de ses serments et des convives, il commanda qu’on la lui donne,

10 et il envoya décapiter Jean dans la prison.

11 Sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, qui la porta à sa mère.

12 Les disciples de Jean vinrent prendre son corps, et l’ensevelirent. Et ils allèrent l’annoncer à Jésus.

Attention : les versets 1 et 2 ne sont que l’introduction des versets suivants. Cependant, chronologiquement ils se placent après le verset 12.

Hérode le tétrarque devait être tourmenté par la mort de Jean Baptiste qu’il avait organisée.  il est à noter qu’aucun miracle n’avait été attribué à Jean Baptiste.

Josèphe Flavius, historien romain juif, relate l’enfermement de Jean dans la forteresse Machaérus située près de la mer morte du côté de la Jordanie.

Matthieu 14:4

4 parce que Jean lui disait: Il ne t’est pas permis de l’avoir pour femme.

Cette accusation était fondée soit sur le fait que le lien familial entre Hérode Antipas et Hérodias (sa nièce) était trop proche pour être des mariés (cf. Lévitique 18:16), soit hypothèse la plus probable, sur le fait qu’ils avaient été tous deux illégalement divorcés (cf. Deutéronome 24:1-4).

La relation d’Hérode et de Jean Baptiste était complexe :

Marc 6:20

20 Mais elle ne le pouvait; car Hérode craignait Jean, le connaissant pour un homme juste et saint; il le protégeait, et, après l’avoir entendu, il était souvent perplexe, et l’écoutait avec plaisir.

Les Antiquités juives 18.5.4 de Flavius Josèphe mentionne le nom de Salomé la fille d’Hérodias.

Il est surprenant que celle-ci, une princesse, danse devant les convives masculins car les femmes qui dansaient étaient considérées comme immorales, et étaient souvent des esclaves. La danse exécutée était sensuelle, ce qui a été l’objet de convoitise de la part d’Hérode. La moralité dans la famille d’Hérode le grand, apparait plus que douteuse. Salomé, la fille d’Hérodias, devait avoir entre douze et dix sept ans. En effet, le mot « Korasion » est utilisé veut dire jeune fille. C’est le mot qui a été utilisé pour la fille de Jaïrus où il est dit qu’elle avait douze ans (Marc 5:41-42)

Est-ce qu’Hérodias a poussé sa fille à danser devant Hérode ? Il est certain que la jeune fille était sous l’influence de sa mère et que la demande fut faite à l’instigation de sa mère.

Dans son sermon sur la montagne, Jésus avait dit :

Matthieu 5:10

10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux!

Ce verset s’applique pleinement à la personne de Jean Baptiste. Pour ce qui nous concerne Paul dit :

2 Timothée 3:12

12 Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus Christ seront persécutés.

.

2 – La multiplication des pains

Matthieu 14:13-21

13 A cette nouvelle, Jésus partit de là dans une barque, pour se retirer à l’écart dans un lieu désert; et la foule, l’ayant su, sortit des villes et le suivit à pied.

14 Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades.

15 Le soir étant venu, les disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Ce lieu est désert, et l’heure est déjà avancée; renvoie la foule, afin qu’elle aille dans les villages, pour s’acheter des vivres.

16 Jésus leur répondit: Ils n’ont pas besoin de s’en aller; donnez-leur vous-mêmes à manger.

17 Mais ils lui dirent: Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons.

18 Et il dit: Apportez-les-moi.

19 Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule.

20 Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient.

21 Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfant s.

En Matthieu 14:13

L’expression « A cette nouvelle », fait suite à la mort de Jean-Baptiste après que Jésus en ait été informé par ses disciples.

Jésus part alors à l’écart dans un lieu désert, fort probablement pour prier comme il le faisait habituellement à plusieurs reprises. Cependant, la foule va le suivre.

Jésus va alors répondre aux besoins de cette foule sans se lasser, ni s’impatienter. Face à elle, Il est ému de compassion. Cette expression pour Jésus, est utilisée huit fois dans les Évangiles, ce qui montre son amour pour les hommes.

Ce lieu désert ne signifie pas que le lieu était désertique mais simplement qu’il n’y avait pas de ville ou de grand village à proximité.

La multiplication des pains, comme la tempête durant laquelle Jésus marche sur les eaux, constituent des temps de formation pour les disciples.

Dieu pourvoit aux besoins. Mais Matthieu donne deux autres enseignements au sujet des douze paniers pleins des restes, c’est que Dieu pourvoit au-delà de nos besoins, mais que nous ne devons pas gaspiller les bienfaits de Dieu.

La prière de Jésus lors de cette multiplication des pains, est un enseignement sur la prière et sur sa puissance. Quand Jésus a levé les yeux vers le ciel et qu’il a rendu grâce, il priait !

la multiplication des pains

La multiplication des pains rappelle plusieurs épisodes, ceux de  :

Exode 16 – Quand Dieu donne au peuple la manne comme nourriture.

1 Rois 17 – Quand Elie rencontre la veuve de Sarepta et qu’a lieu le miracle de la farine.

Matthieu 4:1-4 – Quand Jésus est confronté à Satan qui lui demandait de changer les pierres en pain. Le Seigneur pouvait faire ce miracle, mais la motivation n’aurait pas été bonne parce qu’égoïste.

La multiplication des pains répondait à deux objectifs, celui de répondre aux besoins de la foule et celui d’enseigner les disciples.

L’apôtre Jean qui rapporte ce même évènement, ajoute que la foule voulait faire roi, Jésus.

Jean 6:15

15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.

Cette multiplication des pains de Matthieu 14, est aussi une préfiguration de la sainte cène expliquée par Paul en 1 Corinthiens 11

1 Corinthiens 11:24

24 et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi.

Matthieu 14:19

19 Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule.

.

3 – Jésus marche sur les eaux

Matthieu 14:22-27

22 Aussitôt après, il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté, pendant qu’il renverrait la foule.

23 Quand il l’eut renvoyée, il monta sur la montagne, pour prier à l’écart; et, comme le soir était venu, il était là seul.

24 La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots; car le vent était contraire.

25 A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer.

26 Quand les disciples le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent: C’est un fantôme! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.

27 Jésus leur dit aussitôt: Rassurez-vous, c’est moi; n’ayez pas peur!

Jésus renvoie la foule et accomplit ce pourquoi il était venu faire dans ce lieu : prier !

C’est pourquoi, il ordonne à ses disciples de passer de l’autre côté de la mer de Galilée.

C’était pour cette raison que Jésus avait besoin de se retirer à l’écart, pour aller prier et parler avec le Père de la suite de son ministère. C’est aussi en cela que Jésus est notre modèle. En effet, nous devrions avoir une vie de prière comme lui pour chercher la face de Dieu afin de connaître sa direction.

Sans dire qu’il y avait de la tempête, la mer était très agitée par les vents.

Matthieu 14:25 – la quatrième veille de la nuit correspond au découpage romain de la nuit, et va de 3 heures du matin à 6 heures du matin. À l’origine, les juifs décomposaient la nuit en trois veilles.

Les disciples dans la barque ne progressaient pas en raison des vents contraires et de la mer agitée. Dans la semi-obscurité, avec la barque qui est secouée, ils ont vu une forme marcher sur l’eau. Comment imaginer que cela puisse être un homme ? Aucun homme n’est capable de marcher sur les eaux. Pour eux, il s’agissait donc d’un fantôme ! Plus tard après la résurrection quand Jésus viendra les visiter dans la chambre haute, il ne pouvait croire que Jésus était présent au milieu d’eux, et que ce qui leur apparaissait, était un esprit.

Marc dans son Évangile donne une précision sur cet évènement de Jésus marchant sur l’eau.

Marc 6:51-52

51 Puis il monta vers eux dans la barque, et le vent cessa. Ils furent en eux-même tout stupéfaits et remplis d’étonnement;

52 car ils n’avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur cœur était endurci.

En fait, ils n’avaient pas encore réalisé la divinité de Jésus, et que de ce fait il dominait sur toute la création.

Luc 24:37

37 Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit.

Dans la barque ils pouvaient craindre que la barque coule sous les flots et dans la chambre haute, ils étaient dans la crainte des autorités religieuses.

L’expression : « c’est moi, n’ayez pas peur », rappelle le « Je suis » de Dieu.

.

4 – Pierre marche vers Jésus

Matthieu 14:28-33

28 Pierre lui répondit: Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux.

29 Et il dit: Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus.

30 Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi!

31 Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?

32 Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa.

33 Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent: Tu es véritablement le Fils de Dieu.

Si Marc et Jean relatent l’épisode de Jésus marchant sur l’eau, seul Matthieu rapporte ce passage des versets 28 à 32.

Pierre était un personnage très impétueux et était un mélange de grande foi et de grand doute. Il faudra la pentecôte pour que le doute soit chassé et que la foi grandisse.

C’est cet épisode qui est à l’origine de l’expression « garder les yeux fixés sur Jésus et non sur les circonstances ». Le fait de fixer les yeux fixés sur Jésus, maintient notre foi alors que le fait de regarder aux circonstances, génère le doute. Si la foi grandit, elle chasse le doute. Si le doute grandit, la foi diminue.

N’oublions pas que nous n’avons pas besoin d’une foi grande comme une montagne pour déplacer un grain de moutarde, mais à l’inverse, que nous avons besoin d’une foi ferme, grosse comme un grain de moutarde, pour déplacer une montagne. Il s’agit ici d’une foi mise en Dieu qui fait que celui-ci va répondre à notre foi, en déplaçant la montagne.

La leçon est, de toujours se rappeler que dans les tempêtes de la vie, Dieu est là ! Invoquons-le.

Psaumes 34:7

7 Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses.

.

5 – à Génésareth, la guérison des malades par la foi

Matthieu 14:34-36

34 Après avoir traversé la mer, ils vinrent dans le pays de Génésareth.

35 Les gens de ce lieu, ayant reconnu Jésus, envoyèrent des messagers dans tous les environs, et on lui amena tous les malades.

36 Ils le prièrent de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchèrent furent guéris.

Il n’est pas dit dans ces versets que Jésus ait fait quoique ce soit pour guérir les malades. Ceux-ci malades furent guéris parce qu’ils avaient manifesté la foi dans le simple fait de toucher le bord du vêtement du Seigneur comme la femme atteinte de perte de sang de:

Matthieu 9:20-21

20 Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement.

21 Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.

La foi est le canal de la grâce divine.
Il est vrai que la foi de ces personnes, était peut-être une foi superstitieuse car liée à un acte dit magique : « si je fais … » il y aura telle conséquence. Peut-être, mais ces personnes ne manifestent-elles pas une foi plus grande que celui qui s’approche de Jésus pour obtenir la guérison, ou comme ces personnes qui demandent qu’on leur impose les mains (même si c’est Jésus qui fait l’imposition des mains) ? Cela mérite réflexion.

.

6 – Leçon à retenir et application personnelle

Ce chapitre nous encourage à développer la foi en sachant que:

Jean 16:33

33 Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde

Jésus s’adresse à ses disciples pour leur annoncer ce qui se passera pour eux. Ainsi, le chrétien engagé connaîtra des tribulations dans sa vie personnelle, dans sa vie sociale à cause de sa foi.

Cependant, Dieu et Jésus sont toujours au contrôle. Quelles que soient les tempêtes de la vie, il est important de garder les yeux fixés sur Jésus et non sur les éléments déstabilisant de la vie. La foi est notre moteur. C’est en approfondissant la connaissance et la compréhension de la Parole de Dieu sous la conduite du Saint-Esprit que notre foi grandira.

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine au cœur des épreuves

Classé dans : Méditation du Jour | 0

2 Corinthiens 11:23-28 dévoile les épreuves extrêmes vécues par Paul. Cette méditation montre comment la grâce de Dieu soutient puissamment ceux qui souffrent pour Christ, affirmant qu’Il se glorifie dans notre faiblesse.

2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine au cœur des épreuves
2 Corinthiens 11:23-28 – Force divine pour surmonter les épreuves

23 Sont-ils ministres de Christ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore: par les travaux, bien plus; par les coups, bien plus; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort,

24 cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un,

25 trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme.

26 Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.

27 J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.

28 Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises.

2 Corinthiens 11:23-28

Ce passage n’exalte pas la douleur, mais la fidélité de Dieu dans l’adversité. Paul ne se vante pas de ses épreuves. Il souligne la force divine qui l’a porté au milieu des périls. La grâce ne retire pas toujours la souffrance, mais elle équipe, fortifie, et transforme la douleur en témoignage.

Paul a subi les coups, la faim, les naufrages, les trahisons. Pourtant, il a persévéré et ce non par ses propres forces, mais par la puissance du Christ. Ceci est confirmé en :

2 Corinthiens 12:9

9 et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

Ce paradoxe glorieux renverse notre logique humaine. L’apôtre ne parle pas comme un héros, mais comme un serviteur brisé et dépendant. C’est là que réside la grandeur de sa mission.


Philippiens 1:29

29 et cela de la part de Dieu, car il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui,

La souffrance du juste n’est jamais vaine. Elle façonne l’âme, purifie la foi, glorifie Dieu. Aujourd’hui, les épreuves restent nombreuses. Rejet, solitude, persécutions ou maladies éprouvent notre foi. Mais en Christ, aucune souffrance n’est stérile.


Romains 8:18

18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

2 Corinthiens 11:23-28 nous enseigne que Dieu reste fidèle. Quand tout vacille, Sa force soutient. Elle se manifeste dans les larmes, les failles, et l’abandon total. Cette force n’exalte pas l’homme mais elle révèle la grandeur du Rédempteur.

.

« Il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. »

Philippiens 1:29

Proverbes 30-31 – – – 2 Corinthiens 11 :1-15

     

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

 

La parabole des serviteurs vigilants selon Luc 12:35-40

Classé dans : Etude Biblique | 0

La Parabole des serviteurs vigilants, enseignée par Jésus en Luc 12:35-40, appelle chaque croyant à vivre dans l’attente active de son retour. Elle donne une vision claire du service fidèle, de l’humilité, et d’une foi en éveil. En analysant cette parabole, nous découvrons que la vigilance est une marque essentielle du disciple.

La parabole de Luc 12:35-40

1 – L’histoire

Luc 12:35-40

35 Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées.

36 Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera.

37 Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s’approchera pour les servir.

38 Qu’il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs, s’il les trouve veillant!

39 Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.

40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas.

Chaque chrétien est appelé à suivre ces mêmes recommandations.

Ce message est à s’approprier personnellement.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse à ses disciples

Luc 12:22

22 Jésus dit ensuite à ses disciples: C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus.

Jésus veut former en eux un esprit de vigilance se caractérisant par de la patience, de l’attente et de la fidélité. Ce message concerne tous les croyants, car nul ne connaît l’heure du retour du Seigneur.
La parabole vise aussi ceux qui vivent dans l’illusion d’un délai avant son retour. Jésus brise cette mentalité en affirmant que son retour pourrait survenir à tout moment. Il appelle chaque génération à se tenir prête, sans relâche, jusqu’à son avènement.

La vigilance est le thème de cette parabole : être prêt à tout moment à voir la venue du Seigneur.

3-  Le contexte :

Le contexte de cette parabole se trouve en Luc 12:13-34, où Jésus émet plusieurs avertissements sur la vigilance et la gestion fidèle des biens confiés par Dieu. Elle s’inscrit dans un discours plus large qui aborde le Royaume, l’attitude face aux richesses et la persécution.

Cette parabole fait écho à Matthieu 24:42-44 et Marc 13:33-37. Dans tous ces passages, l’enseignement central reste le même : être prêt et veiller. L’absence d’avertissement préalable au retour de Jésus, rend la vigilance indispensable pour ne pas être pris au dépourvu.

Luc place cet enseignement dans un discours sur les priorités : le spirituel avant le matériel, l’éternel avant le terrestre. Jésus met en garde contre l’attachement aux biens et appelle à faire confiance à Dieu, et à investir dans la véritable richesse :

Luc 12:31

31 Cherchez plutôt le royaume de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

La vie ne dépend pas de l’abondance des biens, mais de notre relation avec Dieu.

Luc 12:15

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

Après la parabole du riche insensé (Luc 12:16-21), Jésus insiste en disant « cherchez plutôt le Royaume » (Luc 12:31).

C’est dans ce contexte que la parabole des serviteurs vigilants prend toute sa force. Jésus y dessine le portrait du disciple authentique qui veille, qui sert et qui espère. Il ne se contente pas d’observer, mais il met sa foi en action.

4-  Explication de la parabole

Luc 12:35

35 Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées.

Ce verset signifie symboliquement qu’il faut être prêt pour le service. Les vêtements de l’époque étaient amples et devaient être relevés et retenus par une ceinture. Il y a plusieurs années en arrière, en France, dans les campagnes les hommes portaient une large bande de tissus entourant les reins afin de fortifier leurs reins en prévision de travaux pénibles.

Que vos lampes soient allumées précise que le retour du maître peut être de nuit. Ainsi, il faut être prêt à toute heure du jour et de la nuit.

Luc 12:36

36 Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera

Jésus s’adresse directement à ses disciples, et il demande à ce que nous soyons semblables à des hommes qui attendent leur maître.

Le message est que tout doit être prêt pour accueillir le Seigneur, et dans le cas où il rentrerait durant la nuit, les lampes doivent être allumées.

Luc 12:37

37 Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s’approchera pour les servir.

Il est très inhabituel que le maître se mette au service de ses serviteurs. Jésus veut exprimer ici la reconnaissance du maître envers ses serviteurs dévoués.

Verset 38, la deuxième ou à la troisième veille : les Juifs divisaient la nuit en trois veilles de quatre heures (Juges 7:19), les Romains en quatre veilles de trois heures. (Matthieu 14:25) La nuit commençant à six heures du soir jusqu’à six heures du matin.

Luc 12:39

39 Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.

Ce verset renverse la perspective. Jésus place le maître dans la position des serviteurs face à l’arrivée imprévisible d’un voleur. Dans une telle situation, le maître agirait exactement comme eux devraient le faire : il veillerait pour protéger sa maison.

En conséquence, en tant que serviteurs, nous sommes appelés à une vigilance constante.

En conséquence, en tant que serviteurs, nous sommes appelés à une vigilance constante.

5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

Cette parabole appelle à la vigilance spirituelle. Jésus ne nous demande pas de spéculer sur la date de son retour, mais de rester fidèles dans le service. L’attente ressemble à celle d’une fiancée qui guette avec joie et bonheur le retour de son fiancé.

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Psaumes 130:5 – mon âme espère la promesse de l’Éternel

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Dans Psaumes 130:5, le psalmiste affirme son espérance. Son âme attend fidèlement la promesse de l’Éternel. Cette attente, empreinte de confiance, enseigne à chacun d’espérer activement, sans faiblir, malgré le silence ou les retards apparents.

Dans l'attente d'une promesse - Actes 1:4
Psaumes 130:5 – mon âme espère en l’Éternel, Et j’attends sa promesse.

J’espère en l’Éternel, mon âme espère, Et j’attends sa promesse.

Psaumes 130:5

L’attente éprouve souvent la foi. Pourtant, en Psaumes 130:5 , le croyant déclare : « J’espère en l’Éternel, mon âme espère, et j’attends sa promesse. » Cette espérance n’est pas passive. Elle s’enracine dans la fidélité de Dieu et se nourrit de sa Parole.

Le psalmiste parle au nom de son âme. Ici, il n’est pas question d’un simple désir, mais d’un acte de foi profond. Il affirme que Dieu accomplira ce qu’Il a dit. Il choisit de croire, même dans l’attente. Cette foi, vivante et persistante, devient un refuge.

Espérer, dans la Bible, signifie se tourner vers Dieu avec confiance. Même lorsque les circonstances semblent figées, Dieu reste fidèle. Ses promesses ne faillissent jamais. Ce verset rappelle que l’âme peut trouver la paix, non dans le changement immédiat, mais dans l’assurance que sa parole est la vérité.

L’espérance biblique n’est pas incertaine. Elle repose sur le caractère inébranlable de l’Éternel. Le chrétien ne fonde pas sa confiance sur les événements, mais sur le Dieu qui domine les temps et les circonstances. Ainsi, même dans les moments sombres, nous pouvons attendre avec espérance.

De plus, cette attente active transforme l’âme. Elle affermit la patience, façonne la prière. Celui qui espère en Dieu devient plus sensible à sa voix. Il apprend à discerner la fidélité divine au cœur même du silence.

Enfin, cette promesse attendue vient toujours au temps de Dieu. L’Éternel ne tarde jamais, même si l’homme pense le contraire. Il agit avec sagesse, pour notre bien et sa gloire.

Espérer en Dieu, c’est refuser de céder au désespoir. C’est croire que sa lumière luit toujours, même avant l’aurore.

.

25 L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, Pour l’âme qui le cherche.

Lamentations 3:25

Psaumes 129-131 – – – 1 Corinthiens 11:1-16

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Psaumes 119:105 – Marcher avec foi guidé par sa lumière

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Psaumes 119:105 révèle une vérité puissante : la Parole de Dieu éclaire chaque pas du croyant. Elle trace un chemin sûr dans l’obscurité. Ce verset appelle à marcher avec foi, chaque jour, sous sa lumière bienfaisante.

une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier
Psaumes 119:105 – Ta Parole est une lampe Et une lumière sur mon sentier

105 Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier.

Psaumes 119:105

La vie chrétienne ressemble souvent à un sentier étroit, parfois obscur, où chaque pas compte. Psaumes 119:105 rappelle que la Parole de Dieu n’éclaire pas toute la route à l’avance, mais guide fidèlement chaque pas. Elle agit comme une lampe, non comme un projecteur. Dieu veut que nous lui fassions confiance, un jour à la fois.

Cette lumière divine n’est pas abstraite. Elle est vivante, personnelle, et parfaitement adaptée aux besoins de notre marche. Quand les circonstances deviennent floues, la Parole de Dieu nous éclaire. Quand nos émotions vacillent, elle reste ferme. Elle nous garde d’égarer notre cœur vers des chemins trompeurs.

Avancer dans la foi, ce n’est pas tout comprendre d’avance, mais choisir d’obéir malgré l’incertitude et les circonstances. La Parole éclaire suffisamment pour aujourd’hui. Demain dépendra de notre fidélité à la lumière reçue. Ainsi, la foi ne s’ancre pas dans la visibilité du chemin, mais dans la fiabilité de Celui qui le trace.

Marcher avec Dieu, c’est accepter que sa Parole définisse notre direction. Elle corrige nos choix, redresse nos pas, et nous fait éviter les pièges de l’orgueil ou de la peur. Sans elle, nous titubons. Avec elle, nous marchons droit, même dans la vallée de l’ombre.

Ce verset nous appelle à une confiance renouvelée. Il nous exhorte à méditer la Parole, à l’aimer et à la suivre, car c’est là que naît une foi authentique. Celui qui s’appuie sur elle découvre une stabilité que rien ne peut ébranler. Sa lumière devient une présence, sa vérité, un appui.

.

23 Car le précepte est une lampe, et l’enseignement une lumière, Et les avertissements de la correction sont le chemin de la vie:

Proverbes 6:23

Psaume 119:89-176 – – – 1 Corinthiens 8

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Psaumes 107:6 – Il délivre quand tu cries dans l’épreuve

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Psaumes 107:6 rappelle que Dieu répond à ceux qui crient vers lui. Dans l’épreuve, l’Éternel écoute et délivre. Ce verset de Psaumes 107:6 révèle la fidélité divine envers les cœurs brisés.

dans la détresse, un appel au secours - Psaumes 107:6
Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, – Psaumes 107:6

Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, Et il les délivra de leurs angoisses;

Psaumes 107:6

L’homme brisé par la détresse ne trouve souvent aucun secours autour de lui. Pourtant, le verset de Psaumes 107:6 offre un puissant rappel.

Ce cri n’est pas une simple parole lancée au hasard. Il vient du fond de l’âme, d’une souffrance réelle, intense, parfois désespérée. Dans cette posture de vulnérabilité, Dieu n’est ni sourd ni distant. Il se penche vers ceux qui l’invoquent avec foi.

La prière devient alors le canal par lequel coule la grâce. Dieu ne méprise jamais celui qui se tourne sincèrement vers lui. Même dans le silence apparent, sa délivrance agit. Elle peut être immédiate ou progressive, mais elle porte toujours sa signature : paix, force, espérance.

La délivrance divine ne signifie pas toujours l’absence de douleur, mais elle garantit sa présence. L’Éternel entre dans notre souffrance, nous fortifie, et redonne sens à ce que nous traversons. Il transforme l’épreuve en témoignage.

Ce verset montre aussi une vérité collective. Le peuple, dans le Psaume, a crié ensemble. Il y a une puissance spirituelle dans l’unité des cœurs affligés. Dieu agit au milieu d’un peuple qui le cherche d’un même élan.

Tu traverses peut-être une épreuve aujourd’hui. Tu peux crier à Dieu sans crainte. Il n’ignore pas ta voix. Il ne reste jamais indifférent. L’histoire du croyant commence souvent dans l’angoisse, mais elle s’écrit sous la fidélité de Dieu.

Dieu délivre encore aujourd’hui. Ce verset l’atteste avec force. Ose crier vers lui, et tu verras sa main te secourir.

.

Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, et il m’a exaucé ; du sein du séjour des morts j’ai crié, et tu as entendu ma voix.

Jonas 2:2

Psaumes 105-106 – – – 1 Corinthiens 4

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Psaumes 105:4 – Cherche Dieu avec foi, force et persévérance

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Psaumes 105:4 exhorte à rechercher activement Dieu. Son appui et sa présence constante fortifient notre foi. Ce verset pousse à chercher avec persévérance la face de l’Éternel, source de toute espérance.

Cherchez continuellement sa face! - Psaumes 105:4
Ayez recours à l’Éternel et à son appui – Psaumes 105:4

Ayez recours à l’Éternel et à son appui, Cherchez continuellement sa face!

Psaumes 105:4

Chercher Dieu n’est ni un acte ponctuel ni une option. Le psalmiste appelle à une recherche constante : « Cherchez continuellement sa face ! » (Psaumes 105:4). Ce verset exprime une invitation urgente à entrer dans une communion vivante et régulière avec l’Éternel.

Le verbe « chercher » suppose un mouvement volontaire. On ne rencontre pas Dieu par accident. Il se révèle à ceux qui le désirent de tout leur cœur. Dans un monde pressé, où tout s’accélère, Dieu demeure immuable. Il attend ceux qui s’approchent avec foi.

La persévérance devient essentielle. La vie chrétienne traverse des saisons sèches. Dans ces moments, celui qui cherche Dieu avec foi, reçoit la force d’endurer. Ce n’est pas l’émotion qui nous pousse à prier, mais la fidélité. C’est là que réside la maturité spirituelle.

L’expression « ayez recours à l’Éternel » parle de dépendance. Dieu ne se contente pas d’un statut lointain. Il veut être notre appui quotidien, notre force dans l’épreuve, notre joie dans la louange. Rechercher sa face, c’est aspirer à sa présence, pas seulement à ses bénédictions.

Dieu honore la foi persévérante. Il se révèle à ceux qui s’attendent à lui. Cette recherche transforme le cœur, renouvelle l’esprit et affermit la marche. Plus nous cherchons Dieu, plus nous découvrons sa fidélité, sa paix et sa direction.

Psaumes 105:4 rappelle que la relation avec Dieu, ne s’épuise jamais. Elle se renouvelle chaque matin pour ceux qui le cherchent sans relâche. Engageons-nous aujourd’hui à placer notre appui en lui, avec foi, force et persévérance.

.

Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.

Jérémie 29:13

Psaumes 105-106 – – – 1 Corinthiens 3

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Psaumes 98:1 – Chantez avec foi, Dieu a fait des merveilles

Classé dans : Méditation du Jour | 0

Psaumes 98:1 invite chacun à chanter un cantique nouveau à l’Éternel. Ce verset célèbre la puissance divine et les merveilles accomplies par Dieu. Louons-le avec foi, car sa main agit avec justice, force et gloire.

Psaumes 98:1 – Chantez à l’Éternel un cantique nouveau!

1 Psaume. Chantez à l’Éternel un cantique nouveau! Car il a fait des prodiges. Sa droite et son bras saint lui sont venus en aide.

Psaumes 98:1

Chanter un cantique nouveau, c’est exprimer une reconnaissance fraîche pour les œuvres récentes de Dieu. Le Psaume 98:1 exhorte chaque croyant à honorer l’Éternel pour ses prodiges, renouvelés à chaque génération.

Dieu n’est pas un spectateur distant. Il agit avec puissance, et ses interventions marquent l’histoire de son peuple. Sa droite et son bras saint représentent son autorité souveraine. Ces termes rappellent que Dieu ne délègue pas sa gloire et qu’il la manifeste lui-même.

Ce verset pousse l’âme à se lever dans l’adoration. Le chant devient alors une déclaration de foi, une réponse vibrante à la fidélité divine. Même au milieu des tempêtes, Dieu continue d’agir. Il accomplit ce qu’aucune main humaine ne pourrait réaliser.

Mais pourquoi un cantique nouveau ? Parce que Dieu renouvelle ses grâces. Chaque jour révèle une nouvelle dimension de sa puissance. Ainsi, notre louange ne doit pas s’endormir dans la routine. Elle doit rester vivante, sincère, inspirée par ce que Dieu fait aujourd’hui.

Enfin, ce psaume souligne l’origine de notre salut qui n’est ni notre force ni notre mérite, mais la sainteté de son bras. Il agit en faveur de ceux qui espèrent en lui et sa justice s’exprime dans ses actes, visibles et puissants.

Chantons donc avec un cœur renouvelé, car Dieu agit encore. Il sauve, il relève, il transforme. Louons-le avec ferveur, car il est digne de toute gloire.

.

Célébrez l’Éternel, car il a fait des choses magnifiques: Qu’elles soient connues par toute la terre!

Ésaïe 12:5

Psaumes 97-99 – – – Romains 16

     

.

image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres sites d’images gratuites

Matthieu chapitre 9 : Le pardon et les miracles de Jésus

Classé dans : Etude Biblique | 0

Matthieu chapitre 9 révèle la puissance de Jésus à travers des actes de pardon et de guérison. Ce texte montre comment Jésus-Christ répond à la foi par des actions concrètes. Il manifeste son autorité non seulement sur la maladie, mais aussi sur le péché.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 10

Matthieu chapitre 9 – Étude biblique

.

1 – Jésus pardonne au paralytique ses péchés, puis le guérit

Matthieu 9:1-8

1 Jésus, étant monté dans une barque, traversa la mer, et alla dans sa ville.

Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.

Sur quoi, quelques scribes dirent au dedans d’eux: Cet homme blasphème.

Et Jésus, connaissant leurs pensées, dit: Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées dans vos cœurs?

Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche?

Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés: Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison.

Et il se leva, et s’en alla dans sa maison.

Quand la foule vit cela, elle fut saisie de crainte, et elle glorifia Dieu, qui a donné aux hommes un tel pouvoir.

Les Évangiles de Marc et de Luc rapportent cet épisode avec davantage de détails que Matthieu. Chaque évangéliste met en avant certains aspects en fonction du message qu’il souhaite transmettre à ses lecteurs. Il ne faut pas oublier que les évangélistes ne sont pas des historiens au sens moderne du terme. Leur objectif n’était pas de livrer un récit chronologique exhaustif, mais de proclamer un message fondé sur la vie de Jésus. Ce message varie selon leur intention et le public qu’ils cherchent à atteindre.

La maladie et le péché

Ce chapitre commence avec Jésus guérissant un homme paralysé. Les Juifs associaient souvent le péché et la maladie (cf. Jean 5:14; 9:2).

Jean 5:14

14 Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.

et en Jean 9:2

Ses disciples lui firent cette question: Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle?

Dans ce chapitre 9 de Matthieu, se trouve illustrée la foi agissante et l’intercession audacieuse et persévérante des amis du paralytique qui le portent.

Avant même de le faire marcher, Jésus lui déclare : « Prends courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »

Cette déclaration choque les scribes parce que là Jésus va affirmer son autorité divine en ajoutant : « Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés… »

Jésus démontre ainsi qu’Il peut non seulement guérir, mais aussi pardonner les péchés. Cette vérité est essentielle pour nous aujourd’hui, comme pour les croyants de tous les temps. Par cette guérison, Jésus confirme la puissance de ses paroles à la fois sur le plan spirituel et sur le plan physique. Il a le pouvoir, c’est-à-dire le droit, la puissance et l’autorité, d’agir. Cela témoigne aussi de sa messianité.

Au verset de Matthieu 9:5

Car, lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche ?

Nous pouvons toujours parler, mais avons-nous la puissance nécessaire pour que nos paroles se traduisent en actes ? Jésus démontre que ses paroles ne sont pas de simples paroles en l’air.

.

2 – L’appel de Matthieu et la grâce envers les pécheurs

Matthieu 9:9-13

De là étant allé plus loin, Jésus vit un homme assis au lieu des péages, et qui s’appelait Matthieu. Il lui dit: Suis-moi. Cet homme se leva, et le suivit.

10 Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.

11 Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie?

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

13 Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Matthieu portait aussi le nom de Lévi. Ceci s’explique par le fait que les Juifs avaient souvent deux noms, un nom Juif et un nom Grec, qui leur étaient généralement donnés à la naissance. Le fait qu’il soit collecteur d’impôt montre qu’il était un lettré connaissant plusieurs langues, le latin, grec, l’hébreu, et l’araméen lui permettant de dialoguer avec ses différents interlocuteurs. Son salaire de collecteur d’impôt était constitué des recettes supplémentaires perçues par lui sur les contribuables, d’où son impopularité et ce qui explique l’attitude de Zachée de Luc 19, lui-même collecteur d’impôts.

L’obéissance parfaite de Matthieu contraste avec les postulants disciples du chapitre 8. Nous pouvons penser que Matthieu avait déjà entendu les enseignements de Jésus à défaut de l’avoir personnellement rencontré pour laisser tout immédiatement et partir avec lui. Il était au moins informé de sa notoriété.

Luc et Marc précise que la maison dans laquelle avait lieu le repas, était celle de Matthieu. S’agissant de lui, Matthieu en écrivant son Évangile, ne fait aucune mention de ce détail sans intérêt à ses yeux. Il relate simplement cet évènement pour rapporter l’enseignement de Jésus sur le besoin de tout homme d’avoir un sauveur.

D’une manière générale, Jésus répond à toute invitation qu’on lui adresse. Ce qui est confirmé en:

Apocalypse 3:20

20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

Matthieu ici offre un repas pour marquer son changement de vie, suite à sa décision de suivre Jésus. (cf. Zachée en Luc 19) Par le fait que des gens de mauvaise vie se mettent à table avec Jésus, Matthieu montre que Jésus ne fait pas de différence entre les uns et les autres.

Les pharisiens interpellent les disciples et non directement Jésus. À l’époque toute personne pouvait venir dans une maison sans y être invitée, simplement pour écouter et participer aux conversations tout en étant en dehors de la table.

La réponse de Jésus aux pharisiens des versets 12 et 13:

12 Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

Ce verset s’interprète en : seul celui qui a conscience d’être pécheur cherchera un sauveur. Le jour où un pharisien aura conscience d’être pécheur et non juste, il se tournera vers celui qui sauve. Il est en de même pour tout homme. La difficulté avec le péché est sa prise de conscience. Il est comme le cancer, où la personne malade au moins d’en un premier temps, n’en a pas conscience. Il faut que se révèle des symptômes, un malaise pour réaliser son état de malade. Il en est ainsi pour le pécheur.

13 Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.

Jésus va répondre aux pharisiens en mettant en cause leur attitude par la citation de :

Osée 6:6

Car j’aime la piété et non les sacrifices, et la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.

‘’Allez, et apprenez ce que signifie ‘’ était un idiome utilisé par les rabbins pour inviter leurs disciples à étudier tel sujet. Ici, nous revenons toujours à un thème central de la Bible qui est : l’attitude intérieure du cœur et non l’apparence d’actes vides de sens.

Luc dans un texte parallèle ajoute en:

 Luc 5:32

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

La repentance n’est pas une simple émotion. C’est bien plus que cela. Celle-ci implique une volonté réelle de changement, un renversement des priorités et une transformation du mode de vie.

.

3. Le jeûne – Le drap neuf et les outres neuves : un message de renouveau

Matthieu 9:14-15

14 Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point?

15 Jésus leur répondit: Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux? Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.

Quand Jésus parle des amis de l’époux, il y a la notion du temps qui précède les noces. Une fois marié, l’époux sera avec son épouse et moins avec ses amis. Ceci est une annonce des noces de l’Agneau et Jésus et ses disciples sont dans le temps qui précède.

Dans l’Ancien Testament, il n’y avait officiellement qu’un seul jour de jeûne, celui du Yom Kippour. Les rabbins, quant à eux, instituèrent en plus deux jours de jeûne par semaine.

Luc 18:12

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

Au verset 15 de Matthieu 9, fait une première allusion à sa crucifixion à venir. Ici, L’analogie avec l’époux a une connotation messianique.

Matthieu 9:16-17

16 Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit ; car elle emporterait une partie de l’habit, et la déchirure serait pire.

17 On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.

L’enseignement de Jésus est radicalement nouveau. Il ne peut être compris ni accueilli sans une remise en cause profonde de tout notre héritage religieux. Cet arrière-plan doit non seulement être interrogé, mais souvent abandonné.

Nous ne pouvons pas bâtir notre foi sur les traditions religieuses humaines. Nous devons les examiner à la lumière de l’Évangile. C’est pourquoi, Jésus déclare qu’il faut « naître de nouveau ». Ici, il ne s’agit pas simplement d’ajouter un peu de nouveauté à l’ancien, mais d’un changement total de perspective.

la tradition humaine

Les religieux de l’époque avaient transformé les lois de Dieu en rituels figés, vidés de leur sens. Leurs règles, souvent purement humaines, ne portaient plus la vie. Jésus oppose ces traditions aux commandements vivants et spirituels de Dieu. Son enseignement rétablit l’autorité divine au-dessus des coutumes humaines.

L’image du vin nouveau dans de vieilles outres, illustre ce contraste. C’est comme si un jeune homme plein d’énergie était enfermé dans un corps trop vieux pour suivre le rythme. La puissance de vie que Jésus apporte ne peut s’exprimer dans des structures religieuses mortes.

Le jeûne évoqué juste avant ce passage, illustre bien cela. C’était une règle ancienne, adaptée à une autre époque. Jésus inaugure un nouveau temps. Le vin nouveau représente cette relation vivante avec Dieu, fondée sur la liberté, la vérité et l’adoration en esprit. Les outres neuves, quant à elles, symbolisent des cœurs renouvelés, ouverts à l’œuvre de Dieu.

Voici un petit rappel de l’étude du chapitre 5 portant sur la différence entre la loi de Moïse et la recommandation de Jésus d’agir positivement:

Avec Moïse : « tu ne feras pas … » que nous retrouvons dans les religions.

Avec Jésus : « fais cela et tu vivras » : Luc 10:28

Jésus dira en Matthieu 11:29-30

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Jésus invite ses auditeurs à se libérer des formes anciennes d’expressions de la loi cérémonielle juive ainsi que des traditions des anciens (interprétation de certaines lois par les rabbins)

Ésaïe déjà en son temps faisait ce reproche :

Ésaïe 29:13

13 Le Seigneur dit: Quand ce peuple s’approche de moi, Il m’honore de la bouche et des lèvres; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu’il a de moi N’est qu’un précepte de tradition humaine.

Le vin nouveau ‘travaille’, il pétille, c’est le salut par grâce, les outres neuves représentent les formes nouvelles d’expression de la vie en Christ, avec la gratitude et la joie. Il est triste d’entendre des personnes qui disent  : « j’ai ma religion ! je n’en changerai pas ». Le problème de ces personnes est d’être dans des rituels qui ont perdu tout sens. Tout est extérieur quand la relation à Dieu est avant tout intérieure.

 Voir le lien avec la parabole des outres neuves

.

4. Deux miracles en une : guérison et résurrection

Matthieu 9:18-26

18 Tandis qu’il leur adressait ces paroles, voici, un chef arriva, se prosterna devant lui, et dit: Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra.

19 Jésus se leva, et le suivit avec ses disciples.

20 Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement.

21 Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.

22 Jésus se retourna, et dit, en la voyant: Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même.

23 Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, et qu’il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante,

24 il leur dit: Retirez-vous; car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. Et ils se moquaient de lui.

25 Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.

26 Le bruit s’en répandit dans toute la contrée.

Les Évangiles de Marc et de Luc précisent que Jaïrus est un chef de la synagogue. Il est inhabituel qu’un responsable de synagogue approche publiquement Jésus. La mort de sa fille est la seule motivation qui lui a fait passer outre ces considérations. Il se prosterne ce qui est une marque de déférence vis à vis de Jésus, quand Marc et Luc disent qu’il se jeta à ses pieds.

Deux types de foi

Par opposition au centenier, la présence physique de Jésus conditionne la foi de Jaïrus. Il demande l’imposition des mains. Puis vient l’épisode de la femme atteinte de perte de sang. Elle souffre de ce mal depuis douze ans. Cela la rend impure et l’exclue des réunions de culte. C’est un cas à part de guérison puisque Jésus n’intervient pas dans cette guérison. C’est la foi seule de cette femme qui est agissante. Dieu récompense sa foi. ‘’ Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie’’

Cette femme pensait que son geste passerait inaperçu au milieu de la foule, car elle savait que tout contact avec Jésus le rendait impur aux yeux de la loi. Elle ne va toucher que le bord de son vêtement.

Matthieu dans ce chapitre marque une progression dans les miracles, après les guérisons sous différentes formes. Maintenant avec le fils de Jaïrus, il va s’agir d’une ressuscitation.

En Jésus, il y a la vie et toute sa puissance qui s’exprime par la puissance de guérison, la puissance de chasser les démons et la puissance sur la mort.

Ces mêmes moqueurs du verset 24 répandirent probablement eux-mêmes la nouvelle de la ressuscitation de la jeune fille dans toute la contrée.

Dans ces deux épisodes, les évangiles en Marc 5 et en Luc 8 donnent plus de détails.

.

5. Deux aveugles et un démoniaque sont délivrés

Matthieu 9:27-34

27 Étant parti de là, Jésus fut suivi par deux aveugles, qui criaient: Aie pitié de nous, Fils de David!

28 Lorsqu’il fut arrivé à la maison, les aveugles s’approchèrent de lui, et Jésus leur dit: Croyez-vous que je puisse faire cela? Oui, Seigneur, lui répondirent-ils.

29 Alors il leur toucha leurs yeux, en disant: Qu’il vous soit fait selon votre foi.

30 Et leurs yeux s’ouvrirent. Jésus leur fit cette recommandation sévère: Prenez garde que personne ne le sache.

31 Mais, dès qu’ils furent sortis, ils répandirent sa renommée dans tout le pays.

32 Comme ils s’en allaient, voici, on amena à Jésus un démoniaque muet.

33 Le démon ayant été chassé, le muet parla. Et la foule étonnée disait: Jamais pareille chose ne s’est vue en Israël.

34 Mais les pharisiens dirent: C’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

Matthieu mentionne systématiquement deux personnes dans certains récits de miracles (cf.Matthieu 8:28 ; Matthieu 20:30), comme ici au verset 27, alors que Marc et Luc ne parlent que d’une seule personne. Ceci pourrait refléter une volonté de se conformer à l’exigence de la Loi en ce qui concerne le témoignage de deux personnes (voir Deutéronome 17:6 et 19:15), ce qui renforcerait la crédibilité des faits rapportés.

Au verset 32, le mot grec kōphos peut être traduit à la fois par « muet » et « sourd ». Ce terme est utilisé de manière variable selon les contextes. Par ailleurs, les Évangiles opèrent généralement une distinction claire entre possession démoniaque et maladie physique (voir Marc 7:32-35 pour un sourd, et Marc 9:25 pour un esprit impur rendant sourd et muet).

Marc 9:25

25 Jésus, voyant accourir la foule, menaça l’esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant, et n’y rentre plus.

Les pharisiens bien qu’ils soient témoins des enseignements et des miracles accomplis par Jésus, refusent d’en reconnaître l’origine divine. Au lieu de cela, ils attribuent son pouvoir de guérison à une influence démoniaque, révélant ainsi leur aveuglement spirituel et leur hostilité envers Jésus (fort probablement leur jalousie et leur orgueil).

.

6. Jésus ému de compassion devant la foule perdue

Matthieu 9:35-38

35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité.

36 Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger.

37 Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers.

38 Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

Ce passage de Matthieu 9:35-38 est comme une articulation entre les précédents chapitres depuis

Matthieu 4:23

23 Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

Le verset 35 n’étant que sa répétition et l’introduction du chapitre 10 avec l’envoi en mission des disciples qui aura lieu.

.

7. Leçon à retenir et application personnelle

Matthieu chapitre 9 nous appelle à reconnaître Jésus comme Seigneur. Il guérit, appelle, délivre, pardonne, et compatit.

Application personnelle :

  • Crois qu’il peut te guérir en profondeur.
  • Réponds à son appel sans hésiter.
  • Laisse le vin nouveau te remplir d’une vie renouvelée.

Aujourd’hui encore, Jésus dit à chacun d’entre nous : « Suis-moi ! »

.