Psaumes 66:20 – Dieu entend, exauce et reste fidèle à jamais

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Psaumes 66:20 affirme avec puissance que Dieu ne rejette ni la prière sincère ni celui qui l’élève. Ce verset rappelle que, dans Sa fidélité, le Seigneur demeure proche et plein de bonté envers les siens.

¨Psaumes 66:20 Dieu ne m’a pas retiré sa bonté
Béni soit Dieu, Qui n’a pas rejeté ma prière – Psaumes 66:20

20 Béni soit Dieu, Qui n’a pas rejeté ma prière, Et qui ne m’a pas retiré sa bonté!

Psaumes 66:20

Dans un monde bruyant, le silence de Dieu peut parfois paraître pesant. Pourtant, le verset de Psaumes 66:20 éclaire notre espérance : « Béni soit Dieu, Qui n’a pas rejeté ma prière, Et qui ne m’a pas retiré sa bonté ! »

Le psalmiste loue un Dieu personnel, qui écoute les supplications sincères et agit avec fidélité. Il ne répond pas toujours selon notre timing, mais Il n’ignore jamais le cri du cœur. L’écoute divine ne dépend ni de notre éloquence, ni de notre perfection. Elle repose sur Sa bonté immuable.

Lorsque nous traversons des épreuves, la tentation de croire que Dieu nous a oubliés devient réelle. Pourtant, même dans l’ombre, Sa miséricorde reste active. Dieu écoute. Il soutient. Il prépare un chemin. Cette assurance transforme la prière en un acte de confiance, et la louange en une réponse à Sa fidélité.

Dieu ne rejette pas. Il reçoit. Il n’abandonne pas. Dieu restaure. Chaque fois que nous venons à Lui avec humilité, Il ouvre son cœur de Père. La grâce qu’Il accorde dépasse les mots. Sa bonté, quant à elle, s’étend d’âge en âge. Elle demeure inébranlable, constante et suffisante.

Ce verset nous invite à bénir Dieu non seulement pour les exaucements visibles, mais aussi pour Sa présence discrète et constante. Même dans le silence, Il agit. Même dans l’attente, Il reste fidèle.

Reconnaître cela nourrit une foi solide. Ce n’est pas notre ressenti qui définit la vérité, mais Sa Parole. Et celle-ci affirme clairement : Dieu entend. Il exauce. Et surtout, Il reste fidèle à jamais.

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3 Invoque-moi, et je te répondrai ; je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées, que tu ne connais pas.

Jérémie 33:3

Psaumes 66-67 – – – Romains 7

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Psaumes 61:3 – Quand le cœur s’effondre, Dieu reste solide

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Psaumes 61:3 révèle la prière d’un cœur brisé en quête de refuge. Dans l’épreuve, David ne cherche pas un simple abri, mais le Rocher inaccessible, symbole de stabilité divine. Dieu devient alors l’ancre des âmes troublées.

Conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre! - Psaumes 31:3
Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu – Psaumes 61:3

3 Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu; Conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre!

Psaumes 61:3

Lorsque l’âme vacille et que les repères s’effondrent, ce verset de Psaumes 61:3 s’élève comme une prière poignante : « Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu; Conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre! » Ce cri sincère rappelle que la souffrance n’a pas besoin d’être silencieuse. Elle peut se transformer en une supplication à Dieu, même depuis les extrémités du monde.

David accablé, ne cherche pas à se relever par ses propres forces. Il sait qu’un rocher l’attend, plus haut que lui, inaccessible sans aide divine. Ce rocher, c’est Dieu Lui-même, inébranlable et fidèle. Le croyant ne peut y grimper seul, mais c’est Dieu qui y conduit ceux qui l’invoquent.

Dans nos moments de faiblesse, notre foi prend racine dans cette vérité que Dieu entend les prières lancées depuis les abîmes du découragement. Il ne reste pas distant, Il agit, Il élève. Il nous mène au lieu sûr, loin des tumultes.

Les tempêtes de la vie ne peuvent submerger celui qui se tient sur le rocher éternel. Même lorsque les émotions s’emballent ou que la confusion règne, Dieu reste immobile, stable, prêt à accueillir celui qui crie vers Lui.

Aujourd’hui, si ton cœur chancelle, laisse Dieu t’élever. Celui-ci connaît le sentier. Il demeure le refuge, le rocher et la paix. Ne cherche pas à t’y rendre seul. Invoque-Le avec confiance. Il te répondra.

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Confiez-vous en l’Éternel à perpétuité, car l’Éternel, l’Éternel est le rocher des siècles.

Ésaïe 26:4

Psaumes 60-62 – – – Romains 5

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Matthieu chapitre 7 : Jésus enseigne à ne pas juger mais discerner

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Dans Matthieu chapitre 7, Jésus enseigne sur l’importance de la sincérité et de l’humilité dans le comportement du chrétien. Il condamne les jugements hâtifs, encourage la prière fervente, et souligne la nécessité de vivre selon sa parole.

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Matthieu chapitre 7 – Étude biblique

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1 – Matthieu chapitre 7 :1-6 -Le blâme des critiques injustes

1 Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.

Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.

Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil?

Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien?

Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.

Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Il faut faire attention au verbe juger car selon le contexte, ce mot peut avoir plusieurs sens. Il peut avoir le sens de juger-condamner, mais aussi celui de discerner, d’évaluer.

Ce passage souligne l’esprit d’auto-justification qui juge plus sévèrement les autres que soi-même. Dans ce cas, la personne excuse ses propres fautes ou les justifie tout en ne trouvant aucune excuse pour les fautes d’autrui. Rappelons-nous la colère de David en 2 Samuel 12:1-9 et de la réponse que lui fit Nathan au verset 7 qui va lui dire : ‘tu es cet homme-là !’

L’attitude et les motivations d’une personne dans ses actes, sont des clés dont il faut tenir compte. Pour cela nous pouvons nous reporter à Galates 6:1 : Romains 2:1-11 et Jacques 4:11-12.

Le mot hypocrite provient du théâtre grec pour parler d’un acteur qui jouait derrière un masque. La personne qui agit d’une manière alors qu’elle est une tout autre personne, agit en hypocrite. Le danger est d’être déconnecté de la réalité. C’est l’attitude du pharisien qui se croit juste par rapport au publicain.

Luc 18:9

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

Jésus a souvent utilisé ce terme d’hypocrite à l’endroit des pharisiens et des scribes.

Galates 6:1 est un bon conseil

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Nous pouvons voir des personnes manifester un complexe de supériorité alors qu’en réalité, leur comportement cache un complexe d’infériorité et un manque d’assurance. Ces personnes vivent dans la fausseté alors qu’il est plus reposant de vivre dans la vérité et la simplicité et l’humilité. Il ne faut jamais chercher à vouloir être meilleur que ce que nous sommes.

Matthieu 7:6

Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

La Didachè, un livre utilisé par l’église primitive appliquait ce verset à des personnes non baptisées qui étaient exclues du repas du Seigneur (Didachè 9 :5)

Cette expression du verset 6  signifie par exemple que les disciples du Christ ne doivent pas continuer à apporter sans cesse le message de l’Évangile à ceux qui le méprisent. Quand le message de l’Évangile est rejeté par une personne, il ne faut pas insister. Il faut arrêter de lui parler, et simplement prier pour elle. Nous retrouvons cette même pensée en:

Matthieu 10:14

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

Mais qu’elles sont ces choses saintes ? Il s’agit de tout le texte du sermon sur la montagne de Matthieu 5 à 7 dans lesquels sont rassemblés les enseignements de Jésus (l’Evangile).

Les perles étaient des biens très précieux dans le monde antique. Elles avaient une grande valeur et étaient facilement transportables.

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2 – Matthieu chapitre 7 :7-11 – L’encouragement à la prière

Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira.

Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ?

10 Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ?

11 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

Dans ce passage, les verbes demandez, cherchez, frappez sont à l’impératif. Ce ne sont donc pas de simples invitations, mais bien des ordres. Vous devez demander, chercher et frapper.

Ce commandement trouve son écho dès l’Ancien Testament :

Deutéronome 4:19

29 C’est de là aussi que tu chercheras l’Éternel, ton Dieu, et que tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme.

Jérémie 29:13

13 Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.

La clé d’une prière efficace : la ressemblance avec Christ

Prier au nom de Jésus ne signifie pas simplement conclure nos prières avec une belle formule. Il s’agit de prier selon son caractère, son cœur, et sa volonté. Jésus lui-même est l’exemple parfait :

Luc 22:42-43

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

Dieu ne répond pas toujours selon nos attentes. Dans le jardin de Gethsémané, Jésus a prié trois fois pour la même chose. De même, Paul a prié à trois reprises pour être délivré de son « écharde » :

2 Corinthiens 12:8-9

Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi,

et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

Ni Jésus ni Paul n’ont reçu une réponse favorable à leur demande, mais ce qui compte avant tout, ce n’est pas la réponse, c’est la prière elle-même. Quand la réponse à la prière n’est pas celle attendue mais qu’elle est acceptée, elle est un acte de foi, une preuve de confiance et de dépendance à Dieu.

Ce passage encourage à prier avec persévérance, et à croire avec certitude que Dieu répond, non pas toujours comme nous le souhaitons, mais selon Sa volonté et en Son temps.

Les paraboles de l’ami importun (Luc 11) et de la veuve face au juge inique (Luc 18) enseignent l’importance de l’insistance et de la persévérance dans la prière.

Enfin, Matthieu 7:9-11 nous rassure. Dieu ne nous donnera jamais quelque chose de mauvais, même si nous le lui demandons dans notre ignorance.

Matthieu 7:11

11  … à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

Pour accepter un refus dans la prière, il faut se rappeler que Dieu est un Père aimant, qui connaît mieux que nous ce dont nous avons réellement besoin. Il y a aussi le temps de l’exaucement. À chercher à tout prix, un résultat selon notre attente, nous oublions bien souvent l’aspect le plus précieux de la prière, celui de passer du temps avec Dieu en se confiant à lui.

Luc dans son Évangile précise que la meilleure chose que Dieu nous donne, est le Saint-Esprit

Luc 11:13

13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.
 

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3 – Matthieu chapitre 7 :12-14 – La règle d’or et les deux chemins

12 Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes.

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Le verset 12, connu comme la règle d’or, résume l’essence même de la Loi et des Prophètes. Elle représente la version positive de l’enseignement du rabbin Hillel (Talmud de Babylone, Shabbat 31a) :

 » Ce qui t’est odieux, ne le fais pas à ton prochain. C’est là toute la Torah ; le reste n’est que commentaire. Va et étudie. »

Ce commandement est un appel à l’amour inconditionnel et à l’empathie, ce qui implique de rechercher le bien des autres comme nous voudrions qu’ils le fassent pour nous. Ceci est bien plus qu’une simple abstention de faire le mal. Il s’agit d’un engagement actif envers ce qui est juste et bon. C’est l’attitude de quelqu’un qui a un cœur nouveau, et qui n’a pas une attitude humaine égocentrique.

Les versets 13 et 14 forment ce que la tradition appelle les deux chemins, ou ‘deux voies’, un thème déjà présent dans l’Ancien Testament : (Psaume 1; Proverbes 4:10-19 ; Ésaïe 1:19-20 et …)

Deutéronome 30:15, 19 – les deux voies

15 Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal.

19 J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité,

Jérémie 21:8

Tu diras à ce peuple : Ainsi parle l’Éternel : Voici, je mets devant vous le chemin de la vie et le chemin de la mort.

Au verset 14, l’expression: « il y en a peu qui les trouvent », est en résonance avec:

Luc 13:23-24

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? Il leur répondit :

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Dans Matthieu 7, le fait que la porte soit mentionnée avant le chemin suggère un ordre spirituel. En effet, il faut d’abord entrer en relation personnelle avec Dieu.

La porte, c’est en premier lieu, la foi en Jésus-Christ et la repentance, qui seront ensuite confirmées par le baptême.

Le chemin est une vie menée à l’image de Christ. Il s’agit de marcher sur le chemin de la sanctification.

Cela fait également référence à nos propres paroles, ainsi qu’à notre foi en Jésus comme Sauveur (la porte) et Seigneur (le chemin).

Le chemin resserré : le mot grec thlibo veut dire resserrer, presser, être affligé, exposé à des tribulations et à la persécution, ce qui donne un autre regard sur ce chemin qui est un chemin difficile de tribulations

Ainsi, deux styles de vie s’opposent :

  • Une vie centrée sur le moi et l’instant présent, menant à la perdition;
  • Une vie centrée sur Dieu et l’éternité, menant à la vie véritable.

Le Sermon sur la Montagne se termine par une série d’avertissements et d’appels à faire un choix clair (Matthieu 7:13-27), présentés sous forme de contrastes :

  1. Vv. 13-14 : Deux voies – deux manières de vivre;
  2. Vv. 16-20 : Deux types de fruits – bons ou mauvais;
  3. Vv. 21-23 : Deux professions de foi – authentiques ou superficielles;
  4. Vv. 24-27 : Deux fondations, l’une solide, l’autre fragile sur laquelle l’homme fonde notre vie.

Chacun de ces contrastes appelle à une introspection sincère et à un engagement profond à marcher sur la voie étroite, celle qui mène à la vie. Cependant il ne faut pas oublier que Jésus dit de lui-même qu’il est la porte et le chemin. Ainsi, nul ne vient au Père que par lui. (Jean 14:6)

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4 – Matthieu chapitre 7 :15-23 Les faux prophètes et la fausse profession religieuse

Matthieu 7:15-20

15 Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.

18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.

19 Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

Ces versets soulignent que les fruits visibles d’une vie, c’est-à-dire les actions, les comportements et les effets de l’enseignement, permettent de reconnaître la véritable nature d’une personne. Ceci est la première étape de discernement spirituel, à savoir qu’il ne pas se laisser tromper par les apparences d’une personne ou ses belles paroles.

Il y a à la fois “une porte”, c’est-à-dire une foi initiale, et “un chemin”, une vie de foi !

Il ne faut jamais juger les personnes à leurs seules paroles. Leurs actes doivent confirmer leurs paroles, de la même façon que les miracles et les guérisons confirmaient les enseignements de Jésus.

Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Ces versets vont plus loin. Ils montrent que même des actions religieuses spectaculaires (prophéties, délivrances des démons, miracles) peuvent masquer l’absence d’une vraie relation personnelle avec Dieu de la part de ceux qui les pratiquent. Il est donc possible de paraître spirituel sans être véritablement connu de Dieu.

Cela souligne une vérité essentielle : il ne suffit pas de dire « Seigneur », mais encore faut-il vivre sous son autorité. Le mot grec Kurios signifie « Seigneur » ou « Maître ». Employer ces mots, implique une soumission réelle, une obéissance sincère.

La clé : faire la volonté de Dieu

La volonté de Dieu est clairement exprimée dans Jean 6:28-29, 40 :

Jean 6:28-29

28 Ils lui dirent : Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu ?

29 Jésus leur répondit : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.

Jean 6:40

40 La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour.

Ces versets rappellent le cœur de l’Évangile :

→ Croire en Jésus, le Fils de Dieu (la porte)
→ Et vivre à sa ressemblance, dans l’obéissance et la transformation (le chemin)

Autrement dit, il ne s’agit pas seulement d’une foi déclarée, mais d’une foi vécue.

Le chrétien qui veut entrer dans le royaume de Dieu s’interroge : comment faire ?

La réponse est donnée : faire la volonté de Dieu (v.21) ; Entendre les paroles de l’Évangile et les mettre en pratique (v.24)

En Matthieu 7:22 : en ce jour-là ! Il s’agit de la seconde venue de Jésus.

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5 – Matthieu chapitre 7 :24-27 – La parabole des deux constructeurs

24 C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

26 Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.

C’est la parabole des deux constructeurs dont l’explication est à lire en cliquant sur le lien ci-avant.

Matthieu chapitre 7 :28-29

28 Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine;

29 car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.

« Après que Jésus eut achevé ces discours » Cette expression conclut le sermon sur la montagne.

Matthieu chapitre 7 :28 conclut l’enseignement du sermon sur la montagne. L’Évangile de Matthieu est constitué de cinq sections séparées par l’expression :’lorsque Jésus eut achevé …’ que nous retrouvons en Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 et 26:1

Les enseignements de Jésus étaient très différents de ceux des lettrés. L’autorité de Jésus se manifestait dans ses propres paroles : « Mais moi, je vous dis » qui se retrouve au chapitre 5, alors que les scribes et les rabbins ne faisaient que rapporter les paroles d’anciens rabbins reconnus.

Matthieu nous présente Jésus comme le nouveau Moïse, le nouveau législateur. Celui qui était annoncé en Deutéronome 18:15

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6 – Enseignement et application personnelle

Matthieu chapitre 7 invite chacun à vivre selon les principes du royaume de Dieu, principes marqués par l’humilité, la prière, l’amour et la sagesse. Jésus appelle à éviter les jugements hâtifs et à faire preuve d’empathie envers les autres. Il encourage à prier avec confiance, sachant que Dieu répond à nos besoins. La règle d’or nous guide dans nos relations humaines, et la parabole des deux constructeurs nous rappelle l’importance de fonder notre vie sur la Parole de Dieu. En appliquant ces enseignements, nous pourrons mener une vie chrétienne authentique, solide et pleine de fruits, car c’est selon la volonté de Dieu notre Père.

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Jean-Baptiste, repentance, baptême, Esprit, voix

Matthieu chapitre 6 est un enseignement sur la foi

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En Matthieu chapitre 6, Jésus met en garde contre le formalisme religieux. Il insiste sur l’importance de la sincérité dans les actions de foi, qu’il s’agisse de l’aumône, de la prière ou du jeûne. Leur objectif est de plaire à Dieu plutôt qu’aux hommes.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 7

Matthieu chapitre 6 – Étude biblique

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Introduction

Matthieu 5 décrit les caractéristiques du nouveau peuple de Dieu et la vision divine de la véritable justice. Matthieu 6, quant à lui, aborde la vision traditionnelle des Juifs concernant ce qui constitue la justice, à savoir l’aumône, la prière et le jeûne.

Jésus s’oppose aux religieux légalistes afin d’en sauver quelques-uns mais aussi pour qu’ils n’entrainent pas d’autres personnes en les rendant pire qu’eux.

Matthieu 23:15

15 Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous.

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1 – Matthieu chapitre 6 :1-18 La propre justice et la justice de Dieu

Comme il est question de justice, rappelons-nous de ce qui est dit en:

Matthieu 5:20

20 Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.

A l’époque de Jésus et avant, la compréhension de la justice en Israël, portait sur les trois points suivant: l’aumône, la prière et le jeûne.

En regardant dans le détail ces trois thèmes abordés par Jésus, nous voyons que les scribes et les pharisiens avaient une attitude commune qui était l’exhibitionnisme, ou le paraître. En cela le verset 1 résume une grande partie de ce chapitre.

Matthieu 6:1

1 Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; autrement, vous n’aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux.

Verset 2 lorsque tu fais l’aumône … Hypocrite !

Verset 5 lorsque tu pries  ….  Hypocrites !

Verset 16 lorsque tu jeûnes … hypocrites !

Jésus dénonce une mauvaise attitude, celle de ne pas avoir un cœur vrai. Tout était faux et n’était qu’apparence chez ces pharisiens et scribes.

La religiosité d’une manière générale, est un mal pernicieux. En effet, l’homme religieux concentre ses efforts sur les apparences en imposant des règles extérieures, tout en négligeant la véritable relation avec Dieu et la transformation intérieure. Il s’agit d’un homme qui se veut super spirituel. Les scribes et les pharisiens manquaient de compassion, d’humilité et de justice. La foi authentique se vit dans l’amour sincère pour Dieu et pour son prochain, non dans des pratiques vides ou superficielles.

Pour éviter la religiosité, il est essentiel de se concentrer sur la perception divine plutôt que sur celle des autres, en favorisant une relation personnelle avec Dieu à travers la prière.

La foi chrétienne repose sur l’authenticité devant Dieu, visant à établir un lien proche avec Lui sans souci des opinions des autres. Cela libère de l’hypocrisie et de la religiosité, qui ne visent qu’à impressionner ou à suivre des règles pour obtenir l’approbation humaine. Une vie en relation avec Dieu exige une sincérité intérieure et la quête de sa volonté, qui apportent transformation et paix.

En résumé : le Chrétien doit chercher à être juste aux yeux de Dieu au lieu de vouloir paraître juste aux yeux des autres. Dans ce dernier cas, le risque est de devenir juste à ses propres yeux et de perdre sa relation à Dieu.

Il ne faut pas oublier aussi que nous ne sommes justes qu’en Jésus-Christ, selon ce qui est écrit en :

2 Corinthiens 5:21

Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

Comprendre l’œuvre de Jésus doit nous conduire à lui exprimer notre gratitude et à être de plus en plus à sa ressemblance.

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

Psaumes 37:7

Garde le silence devant l’Éternel, et espère en lui ; Ne t’irrite pas contre celui qui réussit dans ses voies, Contre l’homme qui vient à bout de ses mauvais desseins.

Il est important de noter que nos actes sont vus, ou observés par les hommes, Cependant, ils ne sont pas destinés à obtenir leur approbation, selon :

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

2 – Le chrétien doit agir devant les hommes, mais pour Dieu :

Il y a en effet des choses que les croyants sont appelés à faire “devant les hommes” tout en gardant à l’esprit que leur motivation première doit être tournée vers Dieu :

1 Que votre lumière luise, Matthieu 5:16

16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.

2. Confesser Christ, Matthieu 10:32

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

3. Se comporter comme Paul Actes 24:16

16 C’est pourquoi je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes.

Et aussi:

2 Corinthiens 8:21

21 car nous recherchons ce qui est bien, non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes.

Dieu juge non seulement les actes, mais aussi les motivations profondes, les intentions du cœur.
Jérémie 11:20

20 Mais l’Éternel des armées est un juste juge, Qui sonde les reins et les cœurs. Je verrai ta vengeance s’exercer contre eux, Car c’est à toi que je confie ma cause.

Sonder les reins signifie sonder les actes alors que sonder les cœurs signifie sonder les motivations.

Tout ceci contraste avec l’attitude des pharisiens qui agissaient de manière théâtrale, et ce uniquement pour être vus des hommes.


En Matthieu chapitre 6, Jésus met aussi en garde contre le formalisme religieux sous trois aspects.

Matthieu chapitre 6 :2-4 L’aumône

Lors donc que tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

Mais quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite,

afin que ton aumône se fasse en secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

A l’époque, la pratique de l’aumône était un système Juif de dons volontaires hebdomadaires pour aider les pauvres et les nécessiteux.

Ce verset invite le chrétien à ne pas faire l’aumône ou des dons de façon ostentatoire.

En extrapolant ce qui est dit en Matthieu 6:24, on ne peut servir deux maîtres. Nous pourrions dire que soit nous touchons un salaire immédiat par le fait d’être vu par les autres alors que nous agissons de manière ostentatoire, soit nous touchons un salaire de la part de Dieu (ton Père te le rendra).

Nous retrouvons cette expression : ‘ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra’ par trois fois dans ce chapitre. Celle-ci termine à chaque fois les trois thèmes abordés : aumône, prière et Jeûne, en Matthieu 6:4 ; 6:6 ; 6:18

Le mot secret n’est pas à prendre à la lettre. Il signifie que la véritable et la seule motivation à avoir est la suivante: je fais quelque chose par amour pour Dieu, et je le fais par amour pour les autres en tout simplicité parce que c’est naturel. Je ne le fais pas pour être glorifié par les autres.

Matthieu chapitre 6 :5-15 – la prière

Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.

Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.

Les versets 5 et 6 discutent des problèmes juifs liés à la prière, tandis que les versets 7 et 8 traitent des répétitions vides de sens chez les païens.

Matthieu chapitre 6 :9-15 Les instructions de Jésus sur la prière

Aux versets de 9 à 15, Jésus va donner un modèle de prière qui n’est pas à répéter textuellement comme des moulins à parole. Ce modèle est là pour servir de guide. Ainsi, la prière doit commencer par une adoration et une glorification de Dieu. Ensuite, nous pouvons lui exprimer nos besoins simplement. Cette prière doit être un moment de communion avec Dieu où l’on partage avec lui nos préoccupations.

Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié ;

10 que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

11 Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ;

12 pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

13 ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen !

14 Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi;

15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Aux versets 9 et 10, « que ton nom soit sanctifié » signifie que le nom de Dieu doit être honoré, respecté, tenu en haute estime. Le nom se réfère au caractère et à la personne de Dieu et il ne doit pas être un simple mot. Quand le mot « sanctifié » est utilisé pour nous, son sens bien évidemment est différent. Il veut dire alors : purifié, séparé, consacré. Les termes sur la terre comme au ciel concernent les trois verbes précédents des versets 9 et 10.

Nous voyons bien que le monde ne vit pas sous le règne de Dieu ! Mais quand nous prions « Que ton règne vienne sur la terre », cela revient à demander à Dieu de régner dans nos vies et que nous nous soumettions à sa volonté. C’est ainsi que son nom sera sanctifié !  

Le « aujourd’hui » manifeste notre dépendance à Dieu de vivre au jour le jour en comptant sur lui pour tous nos besoins, ce qui peuvent être symbolisé par le pain.

Le pain quotidien doit se comprendre par la quantité de pain qui nous est nécessaire ? Sinon le terme serait redondant avec le aujourd’hui. Le pain peut être pris dans le sens de nos besoins dont il est question aux versets en fin de chapitre.

Il peut aussi être interprété par la nourriture spirituelle dont nous avons besoin pour vivre : la Parole de Dieu !

L’offense vient d’un mot qui veut dire une chose due. Pour exemple: nous devions le respect à une personne, mais nous n’avons pas respecté cette personne (Dieu). Nous manquons de respect à une autorité. Il s’agit de la rébellion !

La tentation : Matthieu 6:13

13 ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c’est à toi qu’appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!

Le problème avec le mot tentation dans la Bible, c’est qu’il a deux sens. Il y a la tentation et l’épreuve. Cependant, l’épreuve poussée trop loin, peut devenir une tentation dans laquelle nous chutons.

Nous pourrions dire, « ne nous mets pas dans une situation d’épreuves ».

Il y a deux versets qui peuvent nous éclairer.

Jacques 1:13

13 Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise: C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne.

Et 1 Corinthiens 10:13

13 Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d’en sortir, afin que vous puissiez la supporter.

Nous pouvons considérer que nous sommes soumis à des épreuves. Si nous en sortons victorieux, celles-ci resteront des épreuves qui nous aurons fait grandir spirituellement. Mais si nous chutons, elles sont devenues des tentations. Si nous n’avons pas d’épreuves, comment pouvons-nous savoir que nous sommes capables de résister au Diable ? La réponse se trouve en 1 Corinthiens 10:13. C’est Dieu qui nous donne la force de résister ! Dieu n’éprouve pas les croyants pour les détruire, mais pour les fortifier. Pas d’épreuves, pas de preuves !

Matthieu chapitre 6 :12 ; 14-15 – le pardon

12 pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ;

14 Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi;

15 mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

Si nous nous entêtons à ne pas vouloir pardonner à une personne, qui nous aurait blessés, il faut au moins le faire pour nous-mêmes si nous désirons être pardonnés. Le mot grec pour offense signifie tomber à côté ou près de, ou déviation, péché.

En effet, nous devons manifester de l’amour envers tous, et le non-pardon constitue un manque d’amour.

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3 – Le jeûne, l’humilité

Matthieu chapitre 6 :16-18 – le jeûne

16 Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.

17 Mais quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage,

18 afin de ne pas montrer aux hommes que tu jeûnes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

Jésus dénonce ici encore un exemple d’exhibitionnisme religieux. Il faut savoir que les religieux de l’époque de Jésus, avaient progressivement rajouté des temps de jeûne quand au départ il n’y en avait qu’un, celui prévu en Lévitique 16 pour le jour des expiations. Aujourd’hui, les personnes animées d’un esprit de religiosité en font de même.

Par ailleurs, si nous faisons quelque chose pour Dieu, cela ne regarde que nous et Dieu. Si notre intention est d’être vu des hommes, cela perd toute sa valeur et aux yeux de Dieu c’est nul, et cela n’a aucune valeur.

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4 – L’attitude envers les biens terrestres

Matthieu chapitre 6 :19-24

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

22 L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé;

23 mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres!

24 Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Dans ce passage, trois idées sont exprimées.

La première idée se trouve en Matthieu chapitre 6 :19-21

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Ces versets soulignent la nécessité d’investir pour le royaume, pour notre avenir éternel. Les biens matériels ne sont pas mauvais, mais c’est l’attachement que nous portons à ceux-ci qui est mauvais. Tout ce qui est amassé sur terre, peut être détruit ou volé et sera de toutes façons, inutile dans l’au-delà.

Il y a ici aussi l’idée d’amasser des biens pour l’avenir au lieu de dépendre de Dieu. C’est le même problème qui est dénoncé dans la parabole du riche insensé de Luc 12.

Luc 12:15

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance.

Paul exprime parfaitement ce concept en :

1 Timothée 6:17-19

17 Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions.

18 Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité,

19 et de s’amasser ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable.

L’héritage céleste ne peut pas se corrompre.

Pierre de son côté, nous dit :

1 Pierre 1:4-5

pour un héritage qui ne se peut ni corrompre, ni souiller, ni flétrir, lequel vous est réservé dans les cieux,

à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps !

Les versets 21 et 24 expriment en des termes différents que l’on peut, soit se concentrer sur les biens matériels comme les païens en investissant pour l’avenir terrestre, soit se tourner vers Dieu et son service en investissant pour l’avenir éternel.

La deuxième idée se trouve en Matthieu chapitre 6 :22-23

22 L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé;

23 mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres!

Le troisième conditionnel : ‘Si donc la lumière … ‘ est la conséquence logique des deux autres « si ».

« L’œil est la lampe du corps » est une déclaration qui vient d’un concept Juif selon lequel l’œil était la fenêtre de l’âme.

Ceci reprend l’idée de Matthieu 5:16, lorsqu’il dit que votre lumière luise devant les hommes. Ainsi, la lumière intérieure va s’extérioriser par les yeux. De cette façon, les autres verront si nous sommes ténèbres ou lumière à l’image d’une boite percée de deux trous. Comment savoir si dans cette boite, il y a une lumière allumée ? Cela se verra par la lumière qui passe par ces deux trous. C’est pourquoi il est dit en:

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

Ce qu’une personne laisse entrer dans sa pensée ou sa vie mentale influence son identité. La pensée mène au désir, le désir mène à l’action, et l’action révèle l’identité de la personne.

De la même façon que les cellules de notre corps se régénèrent, comme par exemple pour le foie dont les cellules se régénèrent en moins de trois ans, notre être en entier évolue avec le temps. De la même façon, notre vie spirituelle évolue et notre foi se régénère avec la nourriture spirituelle que nous prenons.

La façon dont nous vivons notre foi chrétienne nous transforme. Si nous nous nourrissons de la Bible, Christ grandit en nous, le but du chrétien étant de devenir semblable à Jésus de plus en plus. Pour cela, il est nécessaire et impératif de marcher sur le chemin resserré dont parle Jésus en Matthieu 7:14, et qui est le chemin de sanctification.

De quelle nourriture spirituelle nous nourrissons-nous ? Pour le savoir, il faut d’abord examiner ce que nous écoutons et entendons au regard de :

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Plus nous nourrissons de la Parole de Christ, plus Christ grandit en nous !

La troisième idée se trouve en Matthieu chapitre 6 :24

24 Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

Chaque homme est face à un choix . Où bien il choisit le terrestre ou bien il choisit le céleste. L’apôtre Jean dira :

1 Jean 2:15-17

15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui;

16 car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.

17 Et le monde passe, et sa convoitise aussi; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement.

Le verbe haïr au verset 24 utilisé par Jésus, est fort. La question pour chacun est de savoir qui il met en premier. Est-ce que je sers Dieu en le mettant à la première place, ou est-ce que je le place en seconde place, en privilégiant les biens matériels ?

N’oublions surtout pas l’avertissement de Paul à Timothée:

1 Timothée 6:10

10 Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

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Ne vous inquiétez de rien

Matthieu 6:25-34

25 C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement?

26 Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux?

27 Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie?

28 Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent;

29 cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux.

30 Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi?

31 Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus?

32 Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin.

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

34 Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.

Le « c’est pourquoi je vous dis » au verset 25 est le lien logique avec les versets de 19 à 24

Nous retrouvons encore l’ expression « ne vous inquiétez de rien » qui est répétée trois fois . « Ne vous inquiétez de rien », au début de ce passage et à la fin est là comme pour insister, sans compter le verset 27 par ses inquiétudes le verset 28 « pourquoi vous inquiéter ». L’inquiétude chez chacun, peut survenir à tout moment, mais nous ne devons pas la laisser s’installer en nous. Dans le cas contraire, ce serait faire preuve d’un manque de foi envers Dieu et envers la providence divine.

Jésus aborde avec insistance la question de l’inquiétude pour montrer notre besoin de prier. Prier, c’est exprimer à Dieu nos besoins ou celui des autres. C’est un lien que Dieu veut que nous entretenions avec lui. L’explication nous sera donnée en Matthieu 7:7

Jacques évoquera le même thème en:

Jacques 5:1-3

1 A vous maintenant, riches! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous.

Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes.

Votre or et votre argent sont rouillés; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours!

L’idée principale de cette seconde partie du chapitre 6 de l’Évangile de Matthieu, se résume dans le verset 33

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Pour le chrétien, ceci peut se traduire par : je cherche à établir le royaume de Dieu dans le cœur de ceux qui ne sont pas encore à Dieu, et Dieu s’occupe de mes besoins. Dit autrement sous une forme simplifiée : je m’occupe des affaires de Dieu et Dieu s’occupe de mes affaires.

L’expression « justice de Dieu » n’est pas à prendre ici dans un sens légal mais dans un sens éthique, dans le sens d’avoir un comportement juste envers tous.

Enseignement et application personnelle

Matthieu chapitre 6 rappelle que notre relation avec Dieu ne doit pas être influencée par l’apparence ou la recherche de reconnaissance. Que ce soit dans l’aumône, la prière ou le jeûne, l’essentiel est d’agir pour Dieu seul, dans la sincérité et l’humilité. Jésus invite chacun à ne pas chercher à amasser des biens matériels mais à investir dans ce qui est éternel, c’est à dire le royaume de Dieu. De plus, il enseigne à vivre sans inquiétude en ayant confiance que Dieu pourvoira à nos besoins. En appliquant ces principes, nous vivrons selon les priorités du royaume des cieux avec une foi profonde et une dévotion authentique envers notre Père céleste.

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Psaumes 38:9 – Quand le cœur brisé crie vers Dieu

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Psaumes 38:9 révèle la douleur d’un cœur accablé, vidé de ses forces. Son cri sincère monte vers Dieu, porteur d’espérance. Même brisé, l’âme trouve refuge dans l’écoute divine où commence la restauration spirituelle.

Psaumes 38:9 entièrement brisé
Psaumes 38:9 – Le trouble de mon cœur m’arrache des gémissements

9 Je suis sans force, entièrement brisé; Le trouble de mon cœur m’arrache des gémissements.

Psaumes 38:9

Dans ce verset, David dévoile l’état de son cœur brisé, conscient de ses limites et de sa faiblesse.

La souffrance intérieure peut réduire l’être humain au silence ou au contraire, le pousser à crier vers Dieu. David ne cache pas son désespoir. Il reconnaît son épuisement, mais il s’adresse à Celui qui peut le secourir. Ce cri devient un acte de foi.

Trop souvent, on masque la douleur sous une apparence de force. Pourtant, Dieu préfère la vérité d’un cœur contrit. Il n’est pas indifférent aux soupirs discrets, ni aux larmes que personne ne voit. Au contraire, il s’approche de celui qui gémit.

Dieu n’exige pas de performance spirituelle. Il attend la sincérité. Quand le cœur se brise sous le poids du chagrin, de la culpabilité ou du rejet, c’est alors que sa grâce devient tangible. Le psaume nous rappelle que le trouble du cœur n’est jamais trop profond pour Dieu.

Il ne nous abandonne pas au bord du gouffre. Il relève, il restaure, il guérit. Même quand les mots manquent, le soupir devient prière. Dieu entend les cris que l’homme tait. Et il répond.

Aujourd’hui encore, si ton cœur est brisé, ne te détourne pas. Présente à Dieu tes gémissements, car il est fidèle. Il t’écoute. Et sa compassion ne faillit jamais.

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« Car ainsi parle le Très-Haut, dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint: J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté; Mais je suis avec l’homme contrit et humilié, Afin de ranimer les esprits humiliés, Afin de ranimer les cœurs contrits. »

Ésaïe 57:15

Psaumes 37-39 – – – Actes 25

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Psaumes 28:7 – Dieu est ma force et ma paix

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Le Psaumes 28:7 enseigne que Dieu, source de force et de paix, soutient ceux qui se confient en Lui. Ce verset fortifie le croyant face aux épreuves et éclaire la puissance divine agissante dans la foi.

En Dieu mon cœur se confie, Psaumes 28:7
Psaumes 28:7 L’Éternel est ma force et mon bouclier

L’Éternel est ma force et mon bouclier; En lui mon cœur se confie, et je suis secouru; J’ai de l’allégresse dans le cœur, Et je le loue par mes chants.

Psaumes 28:7

Le roi David exprime dans ce verset une profonde conviction, celle que Dieu est sa force et son bouclier. Ce psaume ne jaillit pas d’un confort, mais d’une détresse surmontée par la foi. La confiance ne vient pas après la délivrance, mais la précède. David choisit de croire pendant l’épreuve. Son choix transforme son attitude et son cœur s’épanche en louange.

Aujourd’hui encore, ceux qui s’appuient sur Dieu découvrent la même paix que David. Le monde chancelle, les hommes changent, mais l’Éternel reste fidèle. Il donne une force intérieure que rien ne peut ébranler. Le cœur du croyant ne se ferme pas sous la pression mais il chante, car Dieu a entendu sa prière.

Ce verset révèle aussi l’unité entre la force reçue et la louange rendue. Celui qui expérimente la puissance de Dieu, ne peut demeurer silencieux. Son cœur déborde de reconnaissance, reconnaissance qui n’est pas abstraite mais qui s’exprime par le chant, la joie, le témoignage. En cela, David devient un exemple pour tout croyant quand il reconnait la main de Dieu dans une épreuve, même avant d’en voir l’issue.

Par ailleurs, la paix dans le coeur ne dépend pas de circonstances paisibles. Elle naît de la présence active de Dieu. Elle remplit l’âme de celui qui regarde au Seigneur plus qu’à ses défis. Ainsi, le croyant peut dire comme David : « Mon cœur se confie en lui, et je suis secouru »..

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« Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. »

Philippiens 4:7

Psaume 26 à 28 – – – Actes 22

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Psaumes 17:8 – Repos et sécurité dans la présence divine

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Le Psaumes 17:8 révèle un refuge pour l’âme troublée. Dans ce verset, le psalmiste réclame la protection divine, la sécurité qui naît dans la présence du Seigneur. Cette prière demeure puissante et actuelle pour chacun de nous.

Une colombe symbolisant l'Esprit Saint, selon Luc 1:35
Psaumes 17:8 : Protège-moi, à l’ombre de tes ailes,

Garde-moi comme la prunelle de l’œil; Protège-moi, à l’ombre de tes ailes,

Psaumes 17:8

David exprime ici une requête pleine de confiance. Ses paroles traduisent une foi vivante en un Dieu protecteur, proche et attentif.

Le psalmiste utilise deux images fortes avec la prunelle de l’oeil, et l’aile protectrice. La prunelle de l’œil en ce qui la concerne, symbolise ce qu’il y a de plus précieux et de fragile. Ainsi, David se reconnaît vulnérable mais il sait aussi qu’il compte énormément aux yeux de Dieu. Ensuite en ce qui concerne l’ombre des ailes, cela évoque le refuge sous la protection divine, comme l’oisillon sous l’aile de sa mère. Ce langage poétique exprime un profond besoin de sécurité, que seule la présence de Dieu peut combler.

Aujourd’hui encore, cette parole nous parle. Les épreuves, l’injustice, l’angoisse menacent souvent notre paix intérieure. Pourtant comme David, nous pouvons crier à Dieu sans crainte. Il entend, Il couvre, Il garde. Dans sa présence, le cœur trouve repos, même quand tout semble instable.

Pour cela, il faut s’approcher de Dieu avec foi, se tenir humblement devant Lui, reconnaître sa grandeur et sa fidélité. Ce lieu de repos n’est pas un concept abstrait, mais une réalité tangible, expérimentée par ceux qui persévèrent dans la prière.

La sécurité divine ne signifie pas l’absence de danger, mais la certitude de sa présence constante. Il nous cache, non pas pour fuir le monde, mais pour nous fortifier face à lui. Quand nous habitons à l’ombre de ses ailes, sa paix surpasse nos inquiétudes.

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37 Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu!

Matthieu 23:37

Psaume 16 à 17 – – –  Actes 20:1-16

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Job 30:20 – Dieu se tait, mais il n’abandonne jamais

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Job 30:20 montre la détresse de l’homme face au silence divin. Lorsque Dieu semble absent, notre foi est mise à l’épreuve. Cette méditation aide à comprendre que le silence de Dieu ne signifie jamais son abandon.

Job 30:20 : Je me tiens debout, et tu me lances ton regard.
Job 30:20 – Je crie vers toi, et tu ne me réponds pas

20 Je crie vers toi, et tu ne me réponds pas; Je me tiens debout, et tu me lances ton regard.

Job 30:20

Ce verset exprime une douleur brute. Job, fidèle serviteur de Dieu, affronte une souffrance extrême. Pourtant, Dieu se tait.

Dans ces moments, le silence devient plus lourd que l’épreuve. Nous prions, nous pleurons, mais le ciel semble fermé. Job connaît cette réalité. Il supplie, mais n’entend rien en retour. Ce silence nous pousse souvent à douter de la présence divine. Pourtant, Dieu est là.

Il ne répond pas toujours selon notre attente ou notre timing. Mais son silence n’est jamais synonyme d’indifférence. Il travaille en profondeur, au cœur même de notre foi. Le silence façonne la confiance. Il apprend à dépendre non des réponses immédiates, mais de la fidélité divine.

Souviens-toi : Jésus, sur la croix, a crié : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46). Le Fils a connu ce silence. Pourtant, même dans l’abandon apparent, le Père préparait la victoire.

Ainsi, Job n’a jamais été seul. Le Seigneur l’observait, guidait les étapes invisibles de sa restauration. De même, lorsque tu ne perçois pas Dieu, il œuvre pour ton bien.

Ne laisse pas le silence t’éloigner. Laisse-le t’enraciner plus profondément. La foi mûrit lorsque les réponses tardent. Et lorsque Dieu parle enfin, sa parole éclaire, réconforte et relève.

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« Jusques à quand, Éternel ! m’oublieras-tu sans cesse ? Jusques à quand me cacheras-tu ta face ? »

Psaume 13:2

Job 30-31 – – – Actes 13:26-52

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La Parabole du pharisien et du publicain – deux attitudes opposées

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La Parabole du pharisien éclaire notre compréhension de l’humilité devant Dieu. Jésus y confronte deux attitudes spirituelles : l’orgueil religieux et la repentance sincère. Par cette image forte, il nous interpelle sur l’authenticité de notre foi. L’enseignement révèle que seule l’humilité attire la grâce divine, et non les apparences de justice.

La parabole de Luc 18:9-14

1 – L’enseignement

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

10 Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain.

11 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain;

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

13 Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

Au verset 9

Se persuadant :  le mot grec « peitho » est traduit par différents mots.

  • Se persuader est un très bon choix dans le sens où la personne n’est pas sûre d’elle, mais veut se convaincre de la chose.
  • Une autre traduction : être assuré indiquerait une certitude sans fondement, mais nous pouvons aussi en déduire qu’à force de nous persuader d’une chose, nous finissons par en être assuré.
  • C’est-à-dire qu’à force de refuser la réalité, nous finissons par croire à la fausseté, et nous nous éloignons de la réalité.  

Le contraste souligne la valeur que Dieu accorde à l’attitude du cœur. La parabole ne rejette pas les bonnes œuvres, mais elle montre que l’orgueil spirituel en annule leur portée. Jésus rappelle que Dieu s’oppose aux orgueilleux et élève les humbles.

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Si en Luc 15 à 17, les paraboles sont adressées aux pharisiens et aux disciples, ici l’auditoire n’est pas précisé spécifiquement : « en vue de certaines personnes. » 

Luc 18:9

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

Cela s’adresse donc à ceux qui se croient supérieurs aux autres, souvent des chefs religieux. Cette parabole vise les cœurs endurcis par l’orgueil religieux. Les paraboles étaient toujours contées dans des lieux publics. Elles clarifiaient ou voilaient/cachaient la vérité selon la disposition de cœur de l’auditeur !

3-  Le contexte :

Les juifs avaient l’habitude de prier trois fois par jour.

Daniel 6:10

10 Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem ; et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant.

Cette parabole s’insère dans un ensemble d’enseignements sur la prière et le Royaume de Dieu (Luc 17–18). Elle suit immédiatement la parabole de la veuve importune, qui parle de la persévérance dans la prière. Jésus enchaîne avec une autre leçon sur la prière, mais cette fois sur l’attitude intérieure.

Jésus dénonce une attitude qu’il voyait régulièrement de la part des pharisiens. Il n’y a pas un contexte précis. Jésus veut nous montrer la bonne et la mauvaise attitude à adopter lorsque nous prions.

Le contexte de la parabole est donné en Luc 18:9 :

Il est très probable que Jésus ait raconté cette parabole à un groupe de pharisiens.

Luc 16:15

15 Jésus leur dit : Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.

Ces hommes étaient convaincus de leur propre justice. Ils se croyaient justes aux yeux de Dieu, et de ce fait, n’avaient ni faim ni soif de la vraie justice. Parce qu’ils se considéraient comme justes, ils ne ressentaient pas le besoin d’un médecin ni celui de la repentance :

Luc 5:31-32

31 Jésus, prenant la parole, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades.

32 Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs.

Les pharisiens rejetaient ainsi le dessein de Dieu pour leur vie, qui était qu’ils se repentent de leurs péchés et reçoivent le pardon :

Luc 7:30

30 mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu.

4-  Explication de la parabole

Jésus utilise cette parabole pour opposer deux personnages aux profils radicalement différents : le pharisien et le publicain. Il souligne non seulement leur contraste, mais aussi tout ce qui les distingue profondément.

Luc 18:11-12 – Le pharisien :

11 Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain;

12 je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.

Au verset 11 : Il se tient debout, bien en vue, les mains et les yeux levés vers le ciel. Son attitude n’a rien d’inhabituelle pour un juif pieux :

1 Timothée 2:8

 Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, en élevant des mains pures, sans colère ni mauvaises pensées.

Mais il est probable qu’il se tenait là où tout le monde pouvait le voir. En apparence, il s’adresse à Dieu, mais en réalité, il parle à lui-même — et de lui-même. Toute sa prière n’est qu’un monologue d’autosatisfaction. Il se félicite, se compare aux autres, mais jamais à des hommes vraiment pieux comme Samuel ou David. Il se mesure plutôt à ceux qu’il considère comme des pécheurs.

Dans la première partie de sa prière, il se présente comme pur en dénonçant les fautes qu’il attribue aux autres, en particulier au publicain.
Dans la seconde partie, il énumère ses œuvres religieuses, qu’il accomplit avec excès : il jeûne plus que la Loi ne l’exige et donne la dîme même sur des produits non concernés par cette obligation (Deutéronome 14:22-23).

Deutéronome 14:22

22 Tu lèveras la dîme de tout ce que produira ta semence, de ce que rapportera ton champ chaque année.

Luc 11:42

42 Mais malheur à vous, pharisiens ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue, et de toutes les herbes, et que vous négligez la justice et l’amour de Dieu : c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans omettre les autres choses.

Nulle part dans sa prière, le pharisien confesse un péché, et ne demande pardon. Il n’implore rien ; il se convainc juste de sa propre piété.
Sa prière n’est pas tournée vers Dieu, mais vers lui-même. Il se satisfait de lui-même. Et en conséquence … il ne reçoit rien.

Il se glorifie !

Luc 18:13 – le publicain :

13 Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.

Le publicain, lui, se tient à distance — probablement loin du sanctuaire, quelque part dans le complexe du temple. Son attitude est l’exact opposé de celle du pharisien. Il baisse les yeux, il se frappe la poitrine en signe de repentir. Cet homme reconnaît ses fautes et ses péchés.

Il est seul devant Dieu et ne se compare à personne. Le publicain confesse son péché et supplie Dieu de lui faire grâce.

Il s’humilie !

Bilan de ce temps de prière.

  • Le pharisien repart chez lui sans que rien n’ait changé. Il aurait tout aussi bien pu ne pas venir.
  • Le publicain, lui, repart justifié. Dieu lui pardonne. Il est déclaré juste et accepté par Dieu.
Luc 18:14

14 Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé.

L’humilité est l’une des caractéristiques fondamentales du royaume de Dieu. Les véritables sujets de ce royaume n’adoptent pas une attitude orgueilleuse ou de propre justice. Au contraire, ils cultivent une conscience réaliste et sincère de leur besoin de pardon de la part de Dieu et que celui-ci leur accorde sa grâce.

Ils expriment leur humilité en confessant leurs péchés, et Dieu manifeste son approbation en les pardonnant — c’est-à-dire en les justifiant à ses yeux. Ceux qui renoncent à leur orgueil et à leur propre justice en confessant leurs fautes à Dieu découvriront qu’il leur a effectivement pardonné.

5- La leçon pour nous à retenir, et son application personnelle

Cette parabole traite de ceux qui, en apparence, semblent croire en Dieu et le respectent, mais qui en réalité, s’appuient sur leur propre bonté et leurs efforts personnels. Ils estiment que Dieu leur doit quelque chose ! Ils s’attendent à des récompenses en retour de leurs actes de justice — comme l’aumône, le jeûne, la prière, ou encore l’observance des règles issues de la Tradition Orale des anciens.

Cependant, elle interpelle aussi chaque croyant. Le danger de l’autojustification guette tous ceux qui fréquentent assidûment les lieux de culte. Jésus appelle chacun à s’examiner honnêtement. Qui suis-je dans cette parabole ? Le pharisien ou le publicain ?

L’autojustification est peut-être le péché le plus dangereux pour les personnes “religieuses”. (cf. Luc 10:29 ; 16:15 ; 18:9, 14)

Luc 16:15

15 Jésus leur dit : Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu connaît vos cœurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant Dieu.

Chaque chrétien doit cultiver une prière authentique, sans masque. Le pardon ne se mérite pas, il se reçoit. Ainsi, la vie chrétienne repose non sur nos performances, mais sur la grâce de Dieu.

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Parabole de la veuve persévérante et du juge inique

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La Parabole de la veuve de Luc 18:1-8 enseigne la nécessité de prier sans se lasser. Jésus introduit cette parabole par un but clair celui de «montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher. » (Luc 18:1)

La parabole de la veuve et du juge inique

1 – L’enseignement

Luc 18:1-8

1 Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher.

Il dit: Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne.

Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire: Fais-moi justice de ma partie adverse.

Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-même: Quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne,

néanmoins, parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête.

Le Seigneur ajouta: Entendez ce que dit le juge inique.

Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard?

Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?

La veuve insistait auprès d’un juge injuste pour obtenir justice. Elle incarne ainsi la foi active et persévérante. Ce récit souligne que Dieu entend les prières constantes de ses enfants. Paul confirme ce principe en:

1 Thessaloniciens 5:17

17  Priez sans cesse. 

De plus, Hébreux 11:6 affirme que Dieu récompense ceux qui Le cherchent avec persévérance.

Ainsi, cette parabole ne glorifie pas l’injustice du juge, mais la ténacité de la foi. Elle invite le croyant à prier avec confiance, malgré les retards ou les silences apparents.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus s’adresse ici à ses disciples (Luc 18:1), mais aussi à tous ceux qui le suivent avec sincérité. Il les prépare à affronter des temps difficiles, marqués par l’injustice et le découragement.

Ce message touche chacun de nous, car qui n’a jamais prié sans voir de réponse immédiate ? Pourtant, Jésus affirme que Dieu interviendra rapidement, même s’Il semble tarder.

Jésus donne des avertissements sur la fin des temps en Matthieu 24 et il dit en :

Matthieu 24:12-13

12  Et, parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira.

13  Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.

Il est question de persévérer ou de persévérance trente sept fois dans le Nouveau Testament et particulièrement dans l’épître aux Hébreux et en Apocalypse.

Par cette parabole, Jésus alerte contre l’abandon de la prière et de la foi dans un monde corrompu. Dieu ne ressemble pas au juge inique. Au contraire, Il est juste et bon et Il agit toujours au moment parfait.

3-  Le contexte :

La parabole s’insère dans un discours eschatologique. Jésus vient d’annoncer Son retour (Luc 17:22-37). Il parle ensuite de persévérance dans l’attente du Fils de l’homme.

Dans ce contexte, la prière devient un acte de foi eschatologique. Elle prépare le croyant à tenir ferme jusqu’au retour de Jésus Christ. L’injustice du juge contraste avec la justice de Dieu, qui ne tarde jamais.

2 Pierre 3:9

Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

En effet, même si le mal semble triompher temporairement, Dieu voit, entend et répond. Les âmes sous l’autel crient en :

Apocalypse 6:10

10 Ils crièrent d’une voix forte, en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tarde-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre?

 « Jusques à quand… ne juges-tu pas et ne venges-tu pas notre sang ? »

La parabole devient alors une réponse implicite. La justice de Dieu n’est pas en sommeil. Elle agit au moment déterminé. L’attente forme et éprouve notre foi.

4-  Explication de la parabole

Le juge ne craint ni Dieu, ni les hommes et il ne pense qu’à lui en profitant de son statut. Un contraste complet existe entre ce juge et Dieu. Il y a même de la méchanceté chez ce juge qui semble éprouver une satisfaction à ne pas accorder justice à la veuve. Si même un homme injuste finit par céder, combien plus Dieu répondra-t-il à Ses élus ? Le verset 7 insiste : « Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus… bien qu’il tarde à leur égard ? »

La veuve est la figure du croyant vulnérable qui fait face à un juge sans compassion. Elle n’abandonne pas. Sa persévérance force le juge à agir, non par bonté, mais pour avoir la paix. Elle est l’image des chrétiens et comme il est dit en:

Luc 18:7

Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard?

Le harcèlement de la veuve illustre la prière insistante et persévérante. Ce n’est cependant pas la témérité et l’insistance dans la prière (parabole de l’ami intercesseur) qui conduisent à une foi plus grande, mais la foi en l’identité de Dieu qui aboutit à plus de hardiesse et de persévérance dans la prière!

Le point central n’est donc pas l’obtention rapide d’une réponse, mais la foi active dans l’attente. Cette foi se manifeste par la constance, la confiance et l’assurance du caractère de Dieu.

C’est un appel à persévérer, même lorsque tout semble fermé. En effet Dieu, à la différence du juge, agit selon Sa fidélité. Jésus-Christ se sert de l’image d’un juge injuste pour souligner le contraste avec le Dieu juste! Son but était de mettre l’accent sur la certitude absolue que Dieu répond à la prière.

5- La leçon pour nous à retenir et Son application personnelle

La Parabole de la veuve enseigne que la persévérance dans la prière révèle la profondeur de notre foi. Jésus termine par cette question percutante : « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18:8)

L’application est claire : ne jamais cesser de prier, même dans l’épreuve. En Romains 12:12, Paul écrit : « Persévérez dans la prière. »

Romains 12:12

12 Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l’affliction. Persévérez dans la prière.

Chacun de nous peut vivre des situations où la justice semble absente, mais cette parabole affirme que Dieu n’oublie personne. Elle appelle à maintenir notre foi vivante et active par la prière.

La vraie foi ne s’évalue pas en temps d’abondance, mais dans l’attente. Cette persévérance prouve que Dieu reste notre seul espoir, même quand tout semble nous contredire.

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Hébreux chapitre 13 : Exhortations pour la vie chrétienne

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Dans Hébreux chapitre 13, l’auteur conclut son épître par des exhortations pratiques sur l’amour fraternel, l’hospitalité, le mariage et la fidélité. Il insiste sur le besoin de suivre Christ en dehors du camp, en renonçant au monde.

Étude biblique suivante :

Hébreux chapitre 13 – Étude biblique

Ce dernier chapitre doit être considéré comme le résumé de l’épître et être considéré comme essentiel pour notre vie chrétienne. Celui-ci comporte plusieurs traits caractéristiques de Paul. Il est important dans la mesure où il traite de la relation au sein de l’assemblée et en particulier avec le ou les responsables ainsi que le montre son premier verset.

1 – Hébreux chapitre 13 :1-6 : les exhortations pratiques

Hébreux 13:1-6

1 Persévérez dans l’amour fraternel.

N’oubliez pas l’hospitalité ; car, en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir.

Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers ; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans un corps.

Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères.

Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent ; contentez-vous de ce que vous avez; car Dieu lui-même a dit: Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point.

C’est donc avec assurance que nous pouvons dire : Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien; Que peut me faire un homme?

Cette première section traite des devoirs des chrétiens envers leurs frères et sœurs en Christ. Le verset 1 insiste sur la persévérance dans l’amour fraternel, une pratique déjà manifestée dans le passé (Hébreux 6:10 ; 10:32-35) et qu’il est essentiel de continuer à cultiver. L’amour fraternel est le signe distinctif des vrais disciples de Christ. il exige un effort constant. Cet amour témoigne d’une connaissance authentique de Dieu, comme l’affirment Jean 15:12, 17 et 1 Jean 4:7, 8.

Jean 15:12

12 C’est ici mon commandement: Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.

1 Thessaloniciens 4:9

Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin qu’on vous en écrive; car vous avez vous-mêmes appris de Dieu à vous aimer les uns les autres,

Le Seigneur a également dit dans Jean 13:35

35 A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.

Ce principe d’amour fraternel repose sur l’idée de considérer l’intérêt de l’autre avant le sien, comme enseigné en:

1 Corinthiens 10:24

24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui.

Ceci implique que notre intérêt ne soit pas au détriment de l’autre. C’est le principe du « gagnant-gagnant »

De même Paul nous invite à imiter l’humilité de Christ qui s’est dépouillé en:

Philippiens 2:5-8

Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ,

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Le verset 2 fait référence à l’hospitalité, qui est un signe d’amour chrétien envers les frères et sœurs de passage. L’auteur insiste sur l’importance de recevoir l’autre, qu’il fasse partie de notre assemblée ou qu’il soit un prédicateur itinérant ou tout simplement un chrétien de passage. Cependant, l’hospitalité doit toujours s’exercer avec discernement.

v.2 – l’hospitalité, le mot grec se traduit aussi par l’amour envers un chrétien de passage. Ainsi l’auteur recommande en premier lieu de manifester de l’amour entre non seulement les frères d’une même assemblée, mais aussi envers les chrétiens extérieurs, et suivre la recommandation de:

Galates 6:10

10 Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous, et surtout envers les frères en la foi.

A ce propos, il faut se rappeler que l’apôtre Jean nous met en garde contre ceux qui ne confirment pas la doctrine de Christ, en particulier ceux qui prétendent être chrétiens sans affirmer l’incarnation du Christ.

2 Jean 7, 10

Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne déclarent pas publiquement que Jésus Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’antéchrist.

Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils.

10 Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! (la doctrine de Christ v.9)

 L’hospitalité doit s’exercer avec discernement et ainsi reconnaitre les vrais croyants à leurs actes. Pourquoi ces avertissements ? Parce qu’à l’époque, des païens connaissant l’hospitalité chrétienne cherchaient à en profiter plutôt que d’avoir à payer une chambre à l’auberge.

Matthieu 7:20

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

L’hospitalité ne doit pas être un acte aveugle, mais une pratique fondée sur le discernement spirituel.

Solidarité avec les persécutés

Dans le verset 3, l’auteur appelle à se souvenir des prisonniers, notamment ceux emprisonnés à cause de leur foi. Ce principe reste d’actualité dans certains pays où les chrétiens sont persécutés. Ce rappel est aussi lié à l’enseignement de Jésus en:

Matthieu 25:36   

36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

Les chrétiens sont invités à vivre dans la solidarité et la compassion envers ceux qui souffrent pour leur foi, comme s’ils étaient eux-mêmes persécutés. C’est le corps de Christ qui est persécuté.

Honorer le mariage

Le verset 4 réaffirme que le mariage doit être honoré par tous. Le célibat n’est pas une contrainte, mais chacun doit respecter l’institution du mariage, qu’il soit marié ou non. L’immoralité sexuelle, bien que courante dans le monde païen de l’époque, n’a pas sa place dans la vie du chrétien. Le respect du mariage et de la chasteté est une marque de fidélité à Dieu. La référence aux « impudiques » et « adultères » inclut toutes les formes d’immoralité sexuelle, et notre époque malheureusement, pousse les personnes à des relations extra conjugales de toutes sortes, les médias, le cinéma en faisant l’apologie.

L’attachement à l’argent et la confiance en Dieu

Le verset 5 met en garde contre l’amour de l’argent, qui peut conduire à la convoitise. Ce n’est pas l’argent en soi qui est mauvais, mais l’attachement excessif à celui-ci. Le chrétien doit apprendre à se contenter de ce qu’il a, en plaçant sa confiance en Dieu pour pourvoir à ses besoins. Josué 1:5 et Matthieu 6:19-34 rappellent que notre sécurité ne réside pas dans les biens matériels, mais dans la fidélité de Dieu. Gardons cela en mémoire.

Matthieu 28:20

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Hébreux 13:8

Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement.

Le verset 6 qui cite le Psaume 118:6, est une puissante déclaration de confiance en Dieu :
« Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien ; que peut me faire un homme ? »

Ceci est un appel à la foi et à la certitude que Dieu est notre secours dans toutes les situations, y compris dans les épreuves spirituelles. Jésus nous encourage à ne pas craindre les hommes mais à avoir une crainte respectueuse de Dieu qui a le pouvoir de juger à la fois l’âme et le corps.

Matthieu 10:28

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

2 – Hébreux chapitre 13 :7-16 –Les devoirs du chrétien envers les responsables et Jésus-Christ

Hébreux 13:7-9

Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu ; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi.

Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement.

Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères ; car il est bon que le cœur soit affermi par la grâce, et non par des aliments qui n’ont servi de rien à ceux qui s’y sont attachés.

10 Nous avons un autel dont ceux qui font le service au tabernacle n’ont pas le pouvoir de manger.

11 Le corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp.

12 C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte.

13 Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre.

14 Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.

15 Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.

16 Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir.

Cette seconde section de l’épître aborde les devoirs des chrétiens au sein de l’assemblée, notamment envers les responsables spirituels, mais surtout envers Jésus-Christ.

Verset 7 : Souvenez-vous de vos conducteurs

L’auteur invite les croyants à se souvenir des conducteurs qui leur ont annoncé la parole de Dieu. Il s’agit des leaders spirituels qui ont proclamé l’Évangile et ont vécu selon ses principes. Certains d’entre eux sont décédés, peut-être à cause des persécutions ou de causes naturelles. Le souvenir de leur vie et de leur engagement est un acte d’honneur envers leur service.

Ces conducteurs ont été fidèles à la parole de Dieu, et c’est cette fidélité qui est mise en avant. Le chrétien doit imiter leur foi, comme l’encourage l’apôtre Paul dans ses lettres, notamment en 1 Corinthiens et en :

Philippiens 3:17

17 Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.

Verset 8 : Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement

Le verset 8 introduit un aspect central de la foi chrétienne, à savoir l’immuabilité de Jésus-Christ. Bien que nous ayons des exemples à suivre dans la vie des saints et des conducteurs spirituels, le modèle suprême est Jésus. En Lui, il n’y a ni variation ni changement, ce qui nous donne une certitude absolue quant à sa fidélité et sa constance.

Ce verset reprend le fondement de:

Hébreux 1:10-12

10 Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ;

11 Ils périront, mais tu subsistes ; Ils vieilliront tous comme un vêtement,

12 Tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; Mais toi, tu restes le même, Et tes années ne finiront point.

Ce passage souligne la permanence de Dieu et de son Christ face au côté éphémère de la création : « Ils périront, mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point. »

Nous retrouvons cette même pensée d’immuabilité de Dieu en :

Ésaïe 46:4

Jusqu’à votre vieillesse je serai le même, Jusqu’à votre vieillesse je vous soutiendrai; Je l’ai fait, et je veux encore vous porter, Vous soutenir et vous sauver.

Verset 9 : Ne vous laissez pas entraîner par des doctrines diverses et étrangères

Les croyants étaient avertis de ne pas se laisser séduire par des doctrines qui les éloigneraient de la vérité de l’Évangile. Bien que ce type de tentation existe encore aujourd’hui, elle était particulièrement présent à l’époque de l’auteur de l’épître avec des mouvements qui prônaient des enseignements déviants. Ces doctrines étaient souvent en dehors de l’enseignement apostolique.

L’auteur insiste sur le fait qu’il est essentiel d’être affermi par la grâce de Dieu, et non par des pratiques alimentaires ou rituelles qui ne produisent aucun fruit spirituel durable.

Colossiens 2:16-23

16 Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des sabbats :

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

18 Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées charnelles,

19 sans s’attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l’accroissement que Dieu donne.

20 Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes :

21 Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas !

22 préceptes qui tous deviennent pernicieux par l’abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ?

23 Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair.

Ces versets de Colossiens donnent un éclairage précieux, en rappelant que les rites de l’Ancien Testament, comme ceux mentionnés dans Lévitique 11, sont abolis en Christ.

verset 9 – Ne vous laissez pas entraîner : les lecteurs pouvaient être tentés de suivre un mouvement qui les pousserait à renier la foi en Jésus. C’est une tentation présente encore aujourd’hui, et ce bien qu’inconsciente, de suivre des doctrines étrangères, étrangères car elles sont en dehors de l’Évangile. C’est pourquoi, il nous faut connaître le mieux possible la Bible pour détecter toutes déviances. Si nous connaissons bien la Bible, un signal d’alerte sera émis pour toute déviance à laquelle nous serons confrontés.

Ce verset 9 se comprend à la lumière de Colossiens 2:16-23 qui rappelle que les observances de la loi (dites en Lévitique 11) sont abolies en Christ :

Hébreux 13:10-16

10 Nous avons un autel dont ceux qui font le service au tabernacle n’ont pas le pouvoir de manger.

11 Le corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp.

12 C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte.

13 Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre.

14 Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.

15 Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-a-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.

16 Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir.

Versets 10-16 : Le sacrifice de Christ et notre réponse

Le passage des versets 10 à 16 fait référence aux sacrifices de l’Ancien Testament qui étaient un moyen d’entrer en communion avec Dieu, mais qui ont été accomplis et surpassés par le sacrifice de Jésus. Le verset 12 fait une comparaison importante : tout comme les corps des animaux sacrifiés étaient brûlés hors du camp, Jésus a souffert hors de la porte de la ville pour sanctifier son peuple par son propre sang. Cette allusion à la crucifixion hors de Jérusalem, invite les croyants à s’identifier à Jésus en dehors de la culture et des systèmes établis.

Verset 13 : L’invitation est donc claire. Il faut sortir du camp, s’éloigner des sécurités mondaines, et porter l’opprobre de Jésus en publiant notre foi sans crainte. L’auteur appelle à un témoignage public, même au prix de l’opprobre ou de persécutions. Une foi cachée n’a pas de véritable témoignage. Comment pourrions-nous accomplir la grande commission de Jésus figurant en Matthieu 28:18-20 si nous restons discrets ou secrets dans notre foi ?

Verset 15 : Offrir à Dieu un sacrifice de louange

Le sacrifice de louange est un acte volontaire, un hommage rendu à Dieu par des paroles de reconnaissance. Le système sacrificiel de l’Ancien Testament avait des sacrifices obligatoires et volontaires. Parmi les sacrifices volontaires, celui de la louange et des actions de grâce est le plus significatif.

Lévitique 7:12

12 Si quelqu’un l’offre par reconnaissance, il offrira, avec le sacrifice d’actions de grâces, des gâteaux sans levain pétris à l’huile, des galettes sans levain arrosées d’huile, et des gâteaux de fleur de farine frite et pétris à l’huile.

Ces sacrifices, qui étaient associés à l’offrande de gâteaux et de pain sans levain, symbolisent la pureté et la reconnaissance.

De même, les chrétiens doivent offrir à Dieu, par Jésus-Christ, des sacrifices de louange, ce qui implique de glorifier Son nom par nos paroles et nos actions. Les “fruits de lèvres” font référence à la confession publique de notre foi en Christ.

Verset 16 : La bienfaisance et la libéralité

Les versets 15 et 16 rappellent l’importance de faire le bien et de la libéralité envers les autres. Ces sacrifices sont un acte de charité chrétienne et de communion fraternelle. Le terme grec « koinonia » exprime l’idée de partager, de mettre en commun ses ressources pour le bien-être des autres, en particulier des plus démunis. Dieu se réjouit de ces sacrifices, qui reflètent l’amour authentique entre les croyants. Cela nous appelle à une vie généreuse et attentionnée envers ceux qui en ont besoin.

Conclusion de ce passage

Ces versets nous rappellent que, bien que nous ayons des exemples humains à suivre, Jésus-Christ reste le modèle suprême, éternel et immuable. Il est essentiel de rester fermes dans la foi, de ne pas se laisser séduire par des enseignements erronés*, et de vivre publiquement notre foi en Christ, même au prix de l’opprobre. Offrons à Dieu un sacrifice de louange, en glorifiant Son nom par nos actions et nos paroles. Enfin, vivons dans la communion fraternelle, en nous soutenant les uns les autres dans la générosité et la charité.

*Enseignements erronés = Seule la connaissance de la Bible permet d’identifier ces faux enseignements.

3 – Hébreux chapitre 13 :17-25 – L’Exhortation à l’Obéissance et à la Prière pour les Conducteurs

Hébreux 13:17

17 Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte ; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui vous ne serait d’aucun avantage.

L’exhortation à l’obéissance envers les conducteurs spirituels est une thématique récurrente dans les Écritures (1 Corinthiens 16:16, 1 Thessaloniciens 5:12-13). L’obéissance et la soumission ne sont pas des actes d’humilité forcée, mais des choix volontaires dans un contexte où les chrétiens doivent prendre au sérieux leurs devoirs envers les autres, en particulier envers ceux qui ont la charge de leurs âmes. Cette relation de respect et de reconnaissance est essentielle, car les conducteurs ont une responsabilité particulière devant Dieu (Ézéchiel 3:17, Ézéchiel 33:7-9).

Ézéchiel 33:7-9

Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part.

Quand je dis au méchant : Méchant, tu mourras ! si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa voie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang.

Mais si tu avertis le méchant pour le détourner de sa voie, et qu’il ne s’en détourne pas, il mourra dans son iniquité, et toi tu sauveras ton âme.

L’impact de l’attitude des membres de l’Église peut être vu dans la joie ou dans la douleur des conducteurs, et c’est cette joie qui bénéficie à l’assemblée.

L’exemple type à ne pas suivre est celui de la révolte de Koré

Nombres 16:3-5

3Ils s’assemblèrent contre Moïse et Aaron, et leur dirent : C’en est assez! car toute l’assemblée, tous sont saints, et l’Éternel est au milieu d’eux. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de l’assemblée de l’Éternel ?

Quand Moïse eut entendu cela, il tomba sur son visage.

Il parla à Koré et à toute sa troupe, en disant : Demain, l’Éternel fera connaître qui est à lui et qui est saint, et il le fera approcher de lui; il fera approcher de lui celui qu’il choisira.

Mais au contraire, il est nécessaire de suivre l’exhortation de :

Éphésiens 5:21

21 vous soumettant les uns aux autres dans la crainte de Christ.

Hébreux 13:18-19

18 Priez pour nous ; car nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire.

19 C’est avec instance que je vous demande de le faire, afin que je vous sois rendu plus tôt.

L’appel à la prière pour les conducteurs n’est pas un simple appel de courtoisie, mais une nécessité spirituelle. Les conducteurs font face à des tentations et des épreuves et ont besoin de soutien spirituel. Cela rappelle l’importance de la prière pour les responsables spirituels, comme mentionné en:

Éphésiens 6:18-19

18 Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints.

19 Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Évangile,

Il faut donc prier non seulement pour la force des croyants, mais aussi pour la clarté et le courage de prêcher l’Évangile. La prière de l’assemblée doit soutenir les conducteurs dans leur ministère.

Hébreux 13:20-21

20 Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus,

21 vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen!

Le « Dieu de paix » est invoqué ici, soulignant que la paix n’est pas seulement la réconciliation entre les individus, mais aussi la paix en Dieu qui nous rend capables d’accomplir Sa volonté. Cette prière rappelle l’œuvre de Jésus en tant que « grand pasteur », un titre qui fait référence à son rôle de guide suprême des croyants, comme Moïse et David l’étaient pour le peuple d’Israël. Par son sacrifice, Jésus a inauguré une « alliance éternelle », que son sang a scellée et rendue parfaite, contrairement à l’ancienne alliance qui était conditionnelle. Cette capacité de faire la volonté de Dieu est rendue possible par l’œuvre de Jésus, et c’est en Lui que nous accomplissons ce qui est agréable à Dieu.

Hébreux 13:22

22 Je vous prie, frères, de supporter ces paroles d’exhortation, car je vous ai écrit brièvement.

L’auteur rappelle ici qu’il n’a pas écrit longuement, mais que ses paroles sont une exhortation forte, visant à encourager et non à accuser. L’épître a un ton de « sermon », en ce sens qu’elle appelle à un engagement total à la foi chrétienne, et non à un retour en arrière vers des pratiques religieuses antérieures.

Hébreux 13:23-25

23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché ; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.

24 Saluez tous vos conducteurs, et tous les saints. Ceux d’Italie vous saluent.

25 Que la grâce soit avec vous tous ! Amen !

Dans ces versets de conclusion, l’auteur mentionne Timothée, ce qui peut donner une indication sur l’origine et ses liens personnels. Ainsi, il semble qu’il soit un proche de Paul. La salutation de ceux d’Italie pourrait également indiquer que l’épître a été écrite depuis Rome, soulignant une connexion avec les chrétiens de cette région. L’appel à la grâce montre l’importance de vivre dans la grâce de Dieu pour soutenir la vie chrétienne.

Le message principal de ce passage de Hébreux 13:17-25 est le respect envers les conducteurs spirituels, la nécessité de les soutenir par la prière, et l’ultime appel à accomplir la volonté de Dieu avec la force qu’Il donne. La relation entre les conducteurs et les membres de l’Église doit être marquée par un respect mutuel, dans un esprit de soumission bienveillante et d’amour fraternel, pour faire avancer le royaume de Dieu.

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Jean 16:24 : Demandez avec foi et recevez avec joie

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En Jean 16:24, Jésus invite ses disciples à prier avec foi. Il les exhorte à demander en son nom pour recevoir pleinement. Cette promesse relie l’acte de la prière à une joie profonde et authentique.

demander pour être exhausser
Jean 16:24 : Demandez avec foi et recevez avec joie

24 Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite.

Jean 16:24

Avant son départ, Jésus encourage ses disciples. Il leur dit : « Jusqu’à présent, vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. »

Cette parole simple contient une clé spirituelle puissante. Jésus ouvre l’accès au Père, par son nom. Il ne parle pas ici d’une prière mécanique, mais d’une demande faite avec foi, selon la volonté divine.

Demander en son nom, c’est s’aligner avec son cœur. Ce n’est pas imposer notre désir à Dieu, mais faire confiance à sa sagesse. Celui qui demande avec foi ne doute pas, il s’attend à recevoir ce que Dieu juge bon.

Recevoir avec joie suppose une attitude de reconnaissance. La foi ne calcule pas les délais. Elle s’ancre dans la certitude que Dieu répond, au temps parfait. Et quand la réponse arrive, le cœur déborde.

Ainsi, Jésus relie la prière à la plénitude de la joie. Le croyant qui prie selon l’Esprit découvre une joie profonde, bien plus qu’un simple soulagement. Il goûte à l’intimité du Père.

Aujourd’hui encore, cette promesse demeure. Le Christ nous appelle à prier sans crainte, avec confiance car Dieu entend et Il répond. Il réjouit l’âme de celui qui espère en Lui.

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Fais de l’Éternel tes délices, Et il te donnera ce que ton cœur désire.

Recommande ton sort à l’Éternel, Mets en lui ta confiance, et il agira.

Psaumes 37:4-5

2 Chroniques 25-27 – – – Jean 16

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Jean 12:27-28 : Maintenant mon âme est troublée

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Jean 12:27-28 expose avec intensité le combat intérieur du Christ. Alors que le jour de sa mort approche, Jésus confie : « Maintenant mon âme est troublée. » En réalité, cette confession n’est ni une faiblesse ni une hésitation. Elle révèle l’humanité réelle du Fils éternel.

Silhouette tête humaine, âme lumineuse, esprit troublé selon Évangile
Silhouette illustrant Jean 12:27-28, âme en détresse

27 Maintenant mon âme est troublée. Et que dirais-je?…Père, délivre moi de cette heure ?…. Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure.

28 Père, glorifie ton nom ! Et une voix vint du ciel: Je l’ai glorifié, et je le glorifierai encore.

Jean 12:27-28

Dans cette prière, Jésus ne fuit pas la croix qui va bientôt se présenter. Il exprime sa souffrance, mais il se soumet. Il dit : « Père, glorifie ton nom. » Ainsi, malgré l’angoisse, il choisit d’obéir. Ce passage enseigne que l’obéissance ne nie pas la douleur, mais la traverse.

Aujourd’hui encore, nos âmes peuvent être troublées. La pression des choix, le poids de la souffrance ou les épreuves de foi nous accablent. Pourtant, comme le Christ, nous pouvons nous tourner vers le Père. L’assurance de sa présence permet d’avancer, même dans le trouble.

Ce texte rappelle aussi que la gloire divine se manifeste souvent dans la souffrance acceptée. Jésus n’a pas fui la croix et l’a portée pour nous. Il nous laisse un exemple vivant : rechercher la volonté de Dieu avant notre confort.

Il est donc crucial d’apprendre à prier en disant : « Père, glorifie ton nom. » Cela transforme notre regard sur l’épreuve. La paix ne vient pas de l’absence de trouble, mais de la confiance en Dieu pour le cœur troublé.

Ainsi, Jean 12:27-28 nous invite à suivre Jésus dans une obéissance confiante, même lorsque l’âme chancelle.

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Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au-dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore.

Psaumes 42:6

2 Chroniques 15-16 – – – Jean 12:27-50

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Jean 11:41-42 : L’importance de la prière dans les miracles

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En Jean 11:41-42, Jésus se tient devant le tombeau de Lazare, entouré de ses proches et disciples. Avant d’accomplir ce miracle exceptionnel, il adresse d’abord une prière à son Père céleste : « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. »

Un homme prie au soleil couchant, Jean 11:41-42.
La prière ouvre la voie aux miracles.- Jean 11:41-42

41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé.

42 Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours; mais j’ai parlé à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.

Jean 11:41-42

Par cette prière, Jésus enseigne l’importance de communiquer avec Dieu avant d’agir. Il lui exprime sa gratitude et reconnaît qu’il est la source de tout pouvoir.

La prière est un acte de foi. Jésus, tout en étant Fils de Dieu, se soumet à la volonté de son Père, afin de démontrer que tout miracle provient de Dieu. Il ne s’agit pas seulement d’une demande, mais d’une déclaration de dépendance envers Dieu. Dans notre propre vie, les prières ouvrent la voie aux miracles. Elles témoignent de notre foi en un Dieu capable de tout accomplir.

Aujourd’hui, ce passage invite à pratiquer une prière pleine de foi et de reconnaissance. Avant de chercher des solutions ou de tenter de faire des actions par nos propres forces, nous devons nous tourner vers Dieu. Jésus a montré l’exemple en priant avant d’agir. Il montre ainsi que la prière doit être le préalable à toute intervention divine.

Les miracles que nous espérons dans nos vies, ne sont pas uniquement des moments de grande puissance. Ils naissent dans une relation intime avec Dieu, où la prière fait le lien. Que ce soit pour une guérison, un changement de situation, ou une bénédiction, la prière est essentielle pour que la volonté divine se manifeste.

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Ne vous inquiétez de rien ; mais en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.

Philippiens 4:6

2 Chroniques 10-12 – – – Jean 11:30-57

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