Jean 17:17 : Sanctifie-moi Seigneur, ta vérité est vie

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Jean 17:17 : À la veille de sa passion, il est écrit en Jean 17:17 que Jésus prie le Père pour ses disciples. Il ne demande pas leur retrait du monde, mais leur sanctification dans le monde. Jésus proclame cette prière :

se laver, se purifier - Mains purifiées symbolisant la transformation par la parole divine
sanctifie les par ta vérité, ta parole est la vérité Jean 17:17

17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.

Jean 17:17

La sanctification n’est pas une séparation physique du monde, mais une séparation spirituelle. Elle consiste à être mis à part pour Dieu, à vivre selon sa volonté, et non selon les standards du monde. Cette transformation profonde se réalise par la vérité de Dieu.

Or, Jésus identifie clairement cette vérité à la Parole de Dieu. Ce n’est pas une idée abstraite, ni une simple morale. Il s’agit d’un message vivant, actif, et inspiré. Par elle, Dieu façonne notre cœur, éclaire notre esprit et affine notre discernement.

Aujourd’hui, dans une époque où règne la confusion, la vérité paraît relative. Pourtant, le chrétien ne peut se construire sans repère solide. Seule la Parole de Dieu demeure constante. Elle instruit, corrige, encourage et sanctifie. (2 Timothée 3:16)

Dès lors, la sanctification devient un processus quotidien. Elle suppose une écoute attentive des Écritures. Elle implique aussi l’obéissance. Plus nous nous exposons à cette vérité, plus elle nous transforme intérieurement.

Jean 17:17 nous rappelle donc que la sainteté ne se construit pas par des efforts isolés. Elle s’enracine dans la Parole vivante de Dieu. Celui qui s’y plonge avec foi, voit sa vie alignée à la volonté divine.

Ainsi, cherchons chaque jour à être sanctifiés, non par nos forces, mais par la vérité qui libère et purifie.

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Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? En se dirigeant d’après ta parole.

Psaumes 119:9

2 Chroniques 28 29 – – – Jean 17

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Hébreux chapitre 12 : Leçon de foi et persévérance chrétienne

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Hébreux chapitre 12, invite ses lecteurs à suivre l’exemple de Jésus, à persévérer dans la foi et à accueillir la discipline divine comme un moyen de croissance spirituelle. Il s’agit d’un appel à la sainteté et à la persévérance.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 13

Hébreux chapitre 12 – Étude biblique

Le chapitre 12 de l’Épitre aux hébreux, encourage les croyants à persévérer dans la foi en prenant exemple sur Jésus-Christ, le « chef et consommateur de la foi ». Ce chapitre souligne l’importance de la discipline divine, qui bien que parfois douloureuse, produit des fruits de justice et de paix. Il appelle à rejeter tout ce qui entrave la marche chrétienne et à fixer les yeux sur Jésus. Hébreux chapitre 12 exhorte à la persévérance et à la droiture dans la course spirituelle, en s’appuyant sur l’exemple des croyants du passé évoqués au chapitre 11.

Courir avec persévérance en fixant les yeux sur Jésus.

1 – Hébreux chapitre 12:1-2 : Persévérance et Discipline dans la Course de la Foi

Hébreux 12:1-2

1 Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

Dans le verset 1, il est question de témoins, mais témoins de quoi ? Ce sont ceux qui ont témoigné de leur foi. La grande nuée de témoins concerne tous ces héros de la foi de Hébreux 11. Nous avons dans ce verset l’idée de tous ces témoins dans les gradins d’un stade assistant à une course. Le mot traduit par carrière désignant un lieu de rassemblement comme un stade, une arène où ont lieu des épreuves.

Pour avoir la plus grande chance de gagner la course, il est évident que l’athlète ne s’encombre pas d’affaires inutiles. Paul dira en :

2 Corinthiens 9:24

24 Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter.

L’auteur explique que, tout comme un athlète se débarrasse de tout poids pour courir plus librement, le chrétien doit se débarrasser du péché et des distractions qui l’éloignent de Dieu. Les fardeaux peuvent aussi être comparés aux préoccupations de la vie dont parle Paul en :

2 Timothée 2:4-5

Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé ;

et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles.

Et en Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

et Philippiens 3:12-14

12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ.

13 Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,

14 je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ.

Dans ces versets Paul dit que le chrétien doit s’impliquer pour bénéficier de ce salut gratuit.

v.1 –Courir est une exhortation qui s’oppose à la tentation de se retirer qu’avaient ces judéo-chrétiens. L’auteur de l’Épître, se place dans la même situation que ses lecteurs.

La persévérance est le maitre mot de cette épître.

La carrière qui nous est ouverte  (pour garder l’image) veut dire que nous avons accès au stade et que nous avons droit de participer à la course. La vie chrétienne est souvent comparée à une course par l’apôtre Paul.

v.2 – Jésus : le christianisme est une personne à recevoir : Jésus,

Une vérité à croire (l’Évangile) relative à une personne : Jésus

Une vie en conformité à cette personne (à la ressemblance de Jésus) de la même façon que nous avons été créés à la ressemblance de Dieu, de Jésus.

Le verset 2 qui nous parle de tout ce que Jésus a supporté pour nous, est la raison pour laquelle nous devons en réponse, manifester de la persévérance (v.1) dans notre marche chrétienne.

Maintenant que nous avons pris conscience de la nuée de témoins qui occupe les gradins, il faut tourner les regards vers le podium où est Jésus et Dieu le Père. Il faut courir en nous montrant digne de Jésus.

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

v.2 la croix : elle est considérée par les érudits juifs comme étant un sujet de malédiction selon les versets de:

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

 Mais comme le dira Paul en :

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois,

Cette malédiction nous était destinée en raison du péché, mais Jésus a pris cette malédiction sur lui.

Ce verset 2 est à mettre en relation avec ce qui est dit en :

Ésaïe 53:10-12

10 Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

11 A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards ; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités.

12 C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables.

Il est dit de Jésus qu’il est assis à la droite de Dieu par huit fois dans le Nouveau Testament. dont quatre fois dans cette épître. Cela rappelle l’autorité de Jésus.

Le non croyant, l’incrédule ne croit pas au monde spirituel si ce n’est dans le sens négatif, satanique, en refusant de croire au côté positif., à l’existence de Dieu et de son royaume.

2 – Hébreux chapitre 12:3-4 : Persévérer dans la foi face aux épreuves

Hébreux 12:3-4

Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l’âme découragée.

Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché.

L’auteur dans les versets 1 et 2, parle par affirmation, et c’est comme s’il disait à ses lecteurs : « vous doutez de mes paroles, alors considérez…. » Ceci invite à la réflexion et à l’analyse.

Cet auteur se comporte avec autorité comme un entraineur le fait avec les membres de son équipe.

Si Christ a supporté l’opprobre, ce n’est pas pour que nous tombions dans le découragement. Au contraire, c’est pour nous encourager à persévérer et à continuer dans la foi chrétienne.

Jésus-Christ est le modèle, il a donné son sang, il a donné sa vie. Il doit en être de même pour nous.

1 Jean 3:16

16 Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.

Notre attitude est aussi un encouragement pour les frères. Certains des destinaires de l’Épître avaient pu subir des tribulations, mais ce n’était que superficiel. Dans ce passage, les souffrances de Jésus sont prises comme référence pour la comparaison.

Puis, s’appuyant sur l’Ancien Testament l’auteur rappelle l’attitude du Père vis-à-vis de son enfant. Les tribulations que celui-ci peut vivre, sont là pour le faire grandir et sont un témoignage de l’amour du Père. N’est-il pas dit en :

3 – Hébreux chapitre 12:5-11 : Discipline divine pour notre croissance spirituelle

Hébreux 12:5-11

Et vous avez oublié l’exhortation qui vous est adressée comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;

6 Car le Seigneur châtie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils.

Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ?

Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.

D’ailleurs, puisque nos pères selon la chair nous ont châtiés, et que nous les avons respectés, ne devons-nous pas à bien plus forte raison nous soumettre au Père des esprits, pour avoir la vie ?

10 Nos pères nous châtiaient pour peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais Dieu nous châtie pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté.

11 Il est vrai que tout châtiment semble d’abord un sujet de tristesse, et non de joie ; mais il produit plus tard pour ceux qui ont été ainsi exercés un fruit paisible de justice.

L’auteur met en lumière un aspect essentiel de la vie chrétienne qui est celui de la discipline divine. Ce passage, du verset 5 au verset 11, rappelle que les tribulations et les épreuves que nous traversons ne sont pas des signes de rejet de Dieu, mais de son amour profond pour nous. Il s’appuie sur l’Ancien Testament, et notamment sur:

Deutéronome 8:5

Reconnais en ton cœur que l’Éternel, ton Dieu, te châtie comme un homme châtie son enfant.

Cette comparaison souligne l’amour que Dieu porte à ses enfants, un amour qui se manifeste par des corrections destinées à nous faire grandir spirituellement.

L’auteur cite également Proverbes 3:11-12 pour renforcer son message.

En Hébreux 12:5 il écrit :

5  … : Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur, Et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend ;

Même si la discipline semble douloureuse au début, celle-ci a pour but de produire en nous une paix et une justice durables (v. 11). Dieu nous corrige pour notre bien, afin que nous devenions participants de sa sainteté (v. 10).

Participer à la Sainteté de Dieu à travers les Épreuves

Il est important de comprendre que cette discipline divine n’est pas une punition sadique, mais un moyen par lequel Dieu nous façonne pour devenir plus comme lui. L’objectif est clair : nous faire participer à sa nature divine, comme le mentionne l’apôtre Pierre en:

2 Pierre 1:4

4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, par les tribulations, Dieu nous rend plus semblables à Christ, en nous purifiant et en nous enseignant à vivre selon ses principes.

L’auteur de l’épître de Hébreux nous invite également à réfléchir à la différence entre les croyants et les non-croyants. Si nous n’endurons pas cette discipline, cela signifierait que nous ne sommes pas des enfants légitimes. En effet,

Hébreux 12:8 affirme :

Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.

Les épreuves que nous subissons sont un signe de notre appartenance à Dieu, un signe de son amour et de son désir de nous voir grandir dans la foi.

Enfin, l’apôtre Paul rappelle aux croyants en:

Actes 14:22

22 fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

Ces tribulations ne sont pas à fuir, mais à accepter comme un moyen divin pour nous façonner et nous conduire à la maturité spirituelle.

4 – Hébreux chapitre 12:12-13 : Rétablir le chemin de la paix et justice

Hébreux 12:12-13

12 Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis ;

13 et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.

Que ce soit dans une lutte ou dans une course, il faut tenir, fortifier les mains dans la lutte, fortifier les genoux dans la course. Nous ne devons pas nous relâcher quelle que soit la situation. Il faut encore tenir ferme après avoir tout surmonté (Éphésiens 6:13)

La vie chrétienne est une course à la fois individuelle et collective. Nous devons prendre garde à nous-mêmes mais aussi aider les autres les encourager, les soutenir …

5 – Hébreux 12:14-17 : Rechercher la Paix et la Sanctification en Christ

Hébreux 12:14-17

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

15 Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés ;

16 à ce qu’il n’y ait ni impudique, ni profane comme Ésaü, qui pour un mets vendit son droit d’aînesse.

17 Vous savez que, plus tard, voulant obtenir la bénédiction, il fut rejeté, quoiqu’il la sollicitât avec larmes ; car son repentir ne put avoir aucun effet.

L’auteur met en avant deux valeurs essentielles de la vie chrétienne : la paix et la sanctification. Il exhorte les croyants à rechercher la paix avec tous et à poursuivre la sanctification, soulignant que sans cela, « personne ne verra le Seigneur » (v. 14). La sanctification, en effet, est un objectif fondamental du salut chrétien. Nous sommes appelés à devenir de plus en plus semblables à Christ. Cela implique non seulement une transformation intérieure mais aussi une relation harmonieuse avec les autres. Ainsi, la recherche de la paix n’est pas optionnelle, mais essentielle pour entretenir une vie chrétienne saine et une communion véritable avec Dieu.

Veiller à la Grâce de Dieu : L’Unité et l’Absorption Spirituelle

Le verset 15 appelle les croyants à veiller attentivement à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu. Cela inclut aussi l’importance de ne pas laisser « racine d’amertume » prendre racine dans le cœur, car elle peut se propager et troubler l’ensemble de la communauté. L’amertume, fruit du péché, peut rapidement se propager et nuire à l’unité du corps de Christ. L’auteur renvoie à

Deutéronome 29:18

Qu’il n’y ait parmi vous ni homme, ni femme, ni famille, ni tribu, dont le cœur se détourne aujourd’hui de l’Éternel, notre Dieu, pour aller servir les dieux de ces nations-là. Qu’il n’y ait point parmi vous de racine qui produise du poison et de l’absinthe.

Il rappelle le danger de laisser de telles racines germer, perturbant ainsi l’harmonie du peuple de Dieu.

De plus, il est essentiel de comprendre que la maturité spirituelle est primordiale pour éviter de tomber dans l’apostasie. C’est pourquoi, il est dit en:

Hébreux 5:14

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Les croyants matures, capables de discerner le bien du mal sont appelés à guider et à maintenir la stabilité de l’assemblée. Ce discernement est crucial pour qu’aucun croyant ne perde la grâce de Dieu et que l’unité reste intacte.

L’exemple d’Ésaü : Ne Pas Vendre Ses Bénédictions

Le verset 16 met en garde contre l’esprit charnel et impie d’Ésaü, qui, pour un simple repas, vendit son droit d’aînesse. Ce passage illustre le danger de ne pas reconnaître les promesses divines et de ne pas agir en conformité avec elles. Ésaü connaissait la valeur de la bénédiction de Dieu, mais il a choisi de la sacrifier pour un plaisir temporaire. Cette attitude contraste fortement avec l’appel à la sanctification, qui nous invite à vivre à la lumière des promesses de Dieu. Comme le souligne Hébreux 12:16, un tel comportement peut avoir des conséquences graves, car la bénédiction de Dieu, une fois donnée, ne peut être annulée.

Dans le contexte chrétien, cela rappelle l’importance de comprendre et de préserver la valeur des bénédictions spirituelles, ainsi que de vivre dans une obéissance constante à Dieu. La parole de Dieu est puissante et porte des effets durables. Retenons ce qui est dit en :

Ésaïe 55:10-11

10 Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas Sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur Et du pain à celui qui mange,

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Tout cela invite à ne pas prendre à la légère les bénédictions spirituelles, tout comme Ésaü le fit en méprisant son héritage.

Conclusion : La Pureté Spirituelle et la Sagesse dans les Relations

L’appel à la paix et à la sanctification dans Hébreux 12:14-17 rappelle l’importance de maintenir des relations harmonieuses avec Dieu et avec les autres. Cela implique de veiller à ce que rien ne vienne troubler cette paix, ni racines d’amertume ni attitudes charnelles. Les croyants doivent s’efforcer de croître dans la maturité spirituelle, tout en honorant les promesses divines. En fin de compte, rechercher la paix et la sanctification est essentiel pour « voir le Seigneur ». C’est l’objectif ultime de la vie chrétienne.

6 – Hébreux chapitre 12:18-21 : Le Contraste entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance

Hébreux 12:18-21

18 Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, ni de la nuée, ni des ténèbres, ni de la tempête,

19 ni du retentissement de la trompette, ni du bruit des paroles, tel que ceux qui l’entendirent demandèrent qu’il ne leur en fût adressé aucune de plus,

20 car ils ne supportaient pas cette déclaration : Si même une bête touche la montagne, elle sera lapidée.

21 Et ce spectacle était si terrible que Moïse dit : Je suis épouvanté et tout tremblant !

L’auteur décrit la terreur associée à l’approche de la montagne de Sinaï lors de la remise de la loi à Moïse. Ce passage souligne que les Israélites ne pouvaient s’approcher de la montagne, sous peine de mort, car elle était sanctifiée par la présence de Dieu. Le Sinaï, entouré de feu, de nuées et de tempêtes, évoquait un Dieu majestueux et redoutable. Moïse lui-même, témoin de cette scène, était épouvanté et tremblant devant la grandeur de Dieu. Cette vision montre que, sous l’ancienne alliance, l’accès direct à Dieu était impossible pour le peuple en raison de la sainteté et de la puissance de Dieu ce qui générait une grande peur.

Cependant, Hébreux 12:22-24 présente un contraste saisissant avec cette image du Sinaï.

7 – Hébreux chapitre 12:22-24 : L’Invitation à Approcher la Montagne de Sion

Hébreux 12:22-24

22 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges,

23 de l’assemblé des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,

24 de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

Ce passage invite à s’approcher de la montagne de Sion, la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste. L’auteur de l’épître nous conduit d’un lieu de terreur à un lieu de bénédiction, où les croyants sont invités à se joindre à la « myriade des anges » et à « l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux ». La montagne de Sion est un symbole de la Nouvelle Alliance, un lieu où la relation avec Dieu est transformée par la grâce de Jésus-Christ. Là, le peuple de Dieu n’est plus dans la peur, mais dans la joie d’une communion parfaite et accessible à tous ceux qui croient.

Dans cette nouvelle réalité, le chrétien est appelé à se réjouir de savoir que son nom est inscrit dans le livre de vie.

Luc 10:20

20 Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.

Cette inscription représente la sécurité et l’assurance du salut, un don de Dieu pour ceux qui croient en Jésus-Christ. Contrairement à l’Ancienne Alliance, qui exigeait des sacrifices et des rites pour se rapprocher de Dieu, la Nouvelle Alliance est donnée par Jésus, le « médiateur d’un meilleur pacte » (Hébreux 12:24). Le sang de Jésus, versé pour les péchés du monde, parle mieux que celui d’Abel, non pour la vengeance, mais pour la miséricorde, le pardon et l’amour.

8 – Jésus, Médiateur et Souverain Sacrificateur

Ce passage met également en lumière le rôle de Jésus comme médiateur entre Dieu et les hommes. Dans l’Ancien Testament, les alliances étaient souvent scellées par des actes d’aspersion de sang, comme on le voit dans:

1 Pierre 1:2

et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus Christ : que la grâce et la paix vous soient multipliées !

Là, les croyants sont invités à participer « à l’aspersion du sang de Jésus-Christ ». Le sang d’Abel, en criant vengeance après son meurtre, contraste avec le sang de Jésus, qui crie miséricorde et réconciliation. Jésus, par son sacrifice sur la croix, a ouvert un accès direct à Dieu, un accès fondé sur la grâce et non sur la loi.

Jésus est le souverain sacrificateur qui intercède pour les croyants devant Dieu. Contrairement à Moïse, qui n’osait pas s’approcher de Dieu sur le Sinaï, Jésus nous permet d’approcher Dieu librement, non par la peur, mais par la foi. Il est celui qui, par son sang, nous offre un salut éternel, nous rendant capables d’adorer Dieu dans la beauté de la sainteté, comme il est écrit en:

Hébreux 12:28

28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable,

Conclusion : Une Nouvelle Espérance

Le contraste entre le Sinaï et Sion n’est pas seulement géographique, mais est aussi spirituel. Il symbolise le passage d’une relation marquée par la crainte de la loi à une relation fondée sur la grâce et la réconciliation. Les croyants en Christ, sont invités à s’approcher de Dieu avec confiance et adoration, un privilège qui leur est offert par l’œuvre parfaite de Jésus. En effet, grâce à Jésus, la montagne de Sion est devenue un lieu d’espérance, un lieu de paix et de sanctification où nous pouvons rencontrer Dieu avec révérence et joie. C’est une invitation à reconnaître la grandeur de l’œuvre de Christ, qui nous permet d’approcher la présence de Dieu avec un cœur purifié et une foi vivante.

9 – Hébreux chapitre 12:25-29 : Recevoir un royaume inébranlable avec crainte et révérence

Hébreux 12:25-29

25 Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux,

26 lui, dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j’ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel.

27 Ces mots : Une fois encore, indiquent le changement des choses ébranlées, comme étant faites pour un temps, afin que les choses inébranlables subsistent.

28 C’est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable,

29 avec piété et avec crainte, car notre Dieu est aussi un feu dévorant.

Dans ce passage de Hébreux 12:25-29, l’auteur poursuit son exhortation en soulignant l’importance de la réponse des croyants face à l’appel de Dieu. Ce texte met en lumière deux réalités principales : l’appel à écouter la voix de Dieu avec une profonde révérence et la promesse d’un royaume inébranlable offert à ceux qui restent fidèles. Ce passage, bien que fortement ancré dans les principes de l’Ancienne Alliance, se réfère également à la Nouvelle Alliance en Jésus-Christ, qui garantit une plus grande sécurité et une relation plus intime avec Dieu.

Hébreux 12:25 : L’appel à ne pas refuser Celui qui parle

Le verset 25 commence par une mise en garde très claire : «  Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle. » Ce « Celui qui parle » est bien sûr Dieu, qui, dans l’Ancien Testament, parlait à travers la loi et les prophètes. Mais dans la Nouvelle Alliance, il parle à travers son Fils, Jésus-Christ (Hébreux 1:1-2). Cette exhortation appelle les croyants à ne pas ignorer ni rejeter l’appel de Dieu, qui nous a parlé de manière définitive par Jésus.

L’auteur fait référence à un événement fondamental lorsque le peuple d’Israël a rejeté l’autorité de Dieu dans l’Ancien Testament (en particulier lors du refus d’écouter Dieu au mont Sinaï). Ceci a entraîné de terribles conséquences (cf. Hébreux 12:18-21). En effet, le rejet de la parole de Dieu n’a pas été sans conséquences à ce moment-là. Ce principe reste vrai pour les croyants sous la Nouvelle Alliance.

Les conséquences du rejet de l’appel de Dieu sont encore plus graves aujourd’hui parce que dans la Nouvelle Alliance, Dieu parle de manière plus claire et plus directe à travers Christ. Rejeter Jésus, c’est rejeter la grâce et l’espérance du salut.

Hébreux 12:26-27 : Le jugement de Dieu sur les nations

Le verset 26 rappelle un événement de l’Ancien Testament, où la voix de Dieu a ébranlé la terre, faisant référence à l’expérience sur le mont Sinaï. Toutefois, ce passage annonce également un ébranlement futur, non seulement de la terre, mais aussi du ciel. L’auteur cite ici:

Aggée 2:6-7

Car ainsi parle l’Éternel des armées: Encore un peu de temps, Et j’ébranlerai les cieux et la terre, La mer et le sec;

J’ébranlerai toutes les nations ; Les trésors de toutes les nations viendront, Et je remplirai de gloire cette maison, Dit l’Éternel des armées.

Ceci souligne que la promesse de Dieu concerne non pas un royaume matériel transitoire, mais un royaume spirituel, éternel et inébranlable. Cet ébranlement symbolise l’élimination des choses temporaires et humaines, en vue de l’établissement d’un royaume permanent, celui de Dieu.

Cette promesse fait écho à:

2 Pierre 3:10

10 Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.

 Ce verset décrit le jour où le Seigneur viendra, où la terre et ses œuvres seront consumées par le feu. Ce jugement purificateur préparera la venue d’un royaume qui ne sera jamais ébranlé.

Hébreux 12:28 : L’invitation à recevoir un royaume inébranlable

Ce verset 28 contraste avec ce qui va se passer sur terre, c’est à dire la secousse et la destruction du monde physique. Les croyants quant à eux, sont invités à recevoir « un royaume inébranlable ». Ce royaume est le royaume de Dieu, établi par la victoire de Jésus-Christ sur la mort et le péché. C’est un royaume spirituel, non dépendant des événements terrestres, et qui ne sera jamais détruit.

Le royaume de Dieu, dans lequel nous sommes appelés à entrer, est une promesse que nous pouvons saisir dès maintenant par la foi, et nous devons y vivre selon des principes de sanctification et de service. Cette promesse fait écho à l’idée de la « cité céleste » et de la « montagne de Sion » que l’auteur évoquait dans les versets précédents. Le royaume de Dieu est donc inébranlable non seulement dans le futur, mais il s’étend également dans la vie des croyants dès maintenant. En recevant ce royaume, les croyants se trouvent placés dans une position d’assurance et de sécurité, car Dieu ne peut être ébranlé.

Hébreux 12:29 : Servir Dieu avec piété et crainte

Les versets 28 et 29 se terminent par une exhortation importante : « servons Dieu avec piété et crainte, car notre Dieu est un feu dévorant. » Le chrétien est appelé à rendre un culte à Dieu dans un esprit de révérence et de crainte respectueuse. Cette crainte n’est pas une peur paralysante, mais un profond respect pour la grandeur et la sainteté de Dieu.

L’image de Dieu comme un « feu dévorant », rappelle l’aspect de sa justice et de sa sainteté, souvent manifeste dans l’Ancien Testament. Ce feu symbolise non seulement la pureté divine, mais aussi le jugement qui frappe le péché. Les croyants, tout en ayant accès à Dieu par Jésus, doivent néanmoins s’approcher de Lui avec une profonde conscience de sa majesté et de sa justice.

Application et Conclusion

Le verset 29 termine ce passage en rappelant que « notre Dieu est aussi un feu dévorant ». Cette image fait écho à l’épisode du mont Sinaï.

Exode 24:17

17 L’aspect de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël.

et Deutéronome 4:24

24 Car l’Éternel, ton Dieu, est un feu dévorant, un Dieu jaloux.

 C’est au Sinaï que la gloire de Dieu s’est manifestée sous la forme d’un feu dévorant. Dans l’Ancien Testament, ce feu symbolisait la présence, la justice et la sainteté de Dieu, caractéristiques qui rappellent l’aspect redoutable de la divinité. Bien que, sous la Nouvelle Alliance, les croyants aient accès à la grâce de Dieu par Jésus-Christ, cette image de feu nous invite à un respect profond et à une crainte révérencieuse de la sainteté de Dieu.

Le passage conclut ainsi avec l’importance de servir Dieu avec respect et crainte, soulignant que, tout en étant accueillis dans une relation pleine de grâce, les croyants ne doivent jamais perdre de vue la majesté et la justice de Dieu.

Conclusion

Hébreux 12:25-29 nous invite à écouter attentivement la voix de Dieu, à ne pas rejeter son appel et à répondre par une vie d’adoration fidèle. Ce passage établit un contraste entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance, soulignant que, sous la Nouvelle Alliance, nous avons accès à un royaume inébranlable. Cet avertissement appelle à une soumission totale à Dieu, à une piété authentique et à une vie marquée par la crainte révérencieuse de sa majesté. Le royaume de Dieu, éternel et stable, est un don merveilleux que les croyants sont appelés à recevoir avec gratitude, tout en vivant dans l’espérance de son accomplissement final.

Le but du chrétien à atteindre durant sa vie

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Avant d’entrer dans le message sur le but du chrétien pour sa vie, il convient de se poser personnellement les questions suivantes : Pour moi, quel est ce but, et ensuite qu’est-ce que Dieu attend de moi ? Les réponses à ces deux réponses sont-elles en accord ?

À la question : Pourquoi es-tu devenu chrétien, certains vont répondre : pour aller au ciel, alors que d’autres vont répondre : pour une résidence éternelle. Ces réponses sont le reflet d’une pensée humaine. Cependant, il ne faut pas oublier l’essentiel qui est: quelle est la volonté de Dieu pour chacun de nous ?

Quelle est la finalité de la vie chrétienne ?

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1 – Introduction

Avant d’aborder le message sur le but du chrétien pour sa vie. Posons-nous d’abord cette question de manière personnelle : Quel est ce but du chrétien ? Et tout de suite après : qu’est-ce que Dieu attend de moi ?

Ces deux questions méritent réflexion. Mais surtout : les réponses que nous leur donnons sont-elles cohérentes entre elles ?
 (Il faut que chacun s’identifie à ce « moi »)

Beaucoup de personnes non converties affirment : « Moi, je suis juste, je fais le bien, je vis correctement… »
En réalité, ces personnes sont justes à leurs propres yeux. Elles adaptent les critères de justice à leur manière de vivre. Mais que dit la Bible à ce sujet ?

Romains 3:10

10 selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;

Être juste selon notre propre jugement n’a aucune valeur devant Dieu. Ce qui compte, c’est d’être juste à Ses yeux, car c’est Lui seul qui justifie.

Romains 8:33

33 Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie !

Quand l’être humain parle de justice, il pense souvent à mériter le ciel. Et c’est là que se trouve l’erreur de beaucoup.
Ils posent la même question que ce docteur de la loi à Jésus :

Luc 10:25

25 Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l’éprouver : Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ?

Cette question n’est pas mauvaise en soi, mais elle part d’une fausse perspective. Elle découle d’un raisonnement centré sur soi-même et sur les conséquences, au lieu de partir du but fondamental que Dieu a défini pour l’homme.

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2 – Il faut revenir aux origines selon la Genèse

Selon le texte :

Genèse 1:26-27 – l’homme à l’image de Dieu

26 Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.

27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.

Dès le commencement, Dieu a créé l’homme pour avoir une relation avec Lui. Cette relation devait être fondée sur un amour librement choisi, non imposé. Même après la chute, le projet de Dieu n’a pas changé — il a seulement été différé.

Le péché a brisé la relation entre Dieu et l’homme. Le chrétien quant à lui, cherche à restaurer cette relation.
Alors, pose-toi la question : Pourquoi es-tu devenu chrétien ?
Était-ce pour aller au ciel ? Pour te garantir une résidence éternelle ?
Si c’est le cas pour toi, ces motivations, bien qu’humaines, passent à côté de l’essentiel.

En fait, ce qui compte vraiment, c’est de chercher à connaître la volonté de Dieu pour sa vie, et de la mettre en pratique.

La grande question est donc : Qu’est-ce que Dieu attend de moi ?  

D’après les Écritures, le chrétien n’a pas un but unique, mais un but suprême qui comprend plusieurs aspects. On peut le résumer ainsi :

Le but d’un chrétien est de grandir dans la ressemblance à Jésus-Christ, pour glorifier Dieu dans toutes choses, et accomplir la mission qu’Il lui a confiée.

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3 – Être à la ressemblance de Jésus est le but du chrétien

Jésus est venu sur terre pour être le modèle à suivre pour tout chrétien.

Dieu veut que nous soyons à la ressemblance de Jésus son fils, dans une soumission parfaite à sa volonté.

Lorsqu’il enseigne la prière à ses disciples, Jésus déclare :

Matthieu 6:10

10 que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Que la volonté divine s’accomplisse est la priorité.

Plus tard, au jardin de Gethsémané, juste avant de traverser l’épreuve de la croix, Jésus prie avec intensité :

Matthieu 26:42

42 Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi: Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite!

Cette prière exprime une soumission totale à la volonté du Père.

C’est pourquoi Jésus avertit clairement :

 Matthieu 7:21

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

Et encore:

Matthieu 12:50

50 Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.

Dieu veut que nous soyons des frères et sœurs de Jésus, enfants adoptifs conformes à son image.

Romains 8:29-30

9 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

Nous retrouvons à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament cette idée d’être à l’image de Jésus-Christ. Ce n’est pas pour rien. Ici le verset 29 où se trouve cette expression passe inaperçue en raison du verset 28 qui le précède et que tous les chrétiens retiennent.

Le mot prédestinés ici ne signifie pas que Dieu a choisi arbitrairement certains pour être sauvés et d’autres pour être perdus. Il s’agit de prescience. En effet, Dieu connaît d’avance ceux qui répondront à son appel. Sinon où serait l’amour de Dieu s’il en prédestinait certains à la perdition ?

Le projet de Dieu n’a jamais changé. Il est seulement différé dans le temps, comme l’explique Pierre :

2 Pierre 3:9

9 Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse, comme quelques-uns le croient ; mais il use de patience envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance.

Reconnaissons que lorsque nous avons été baptisés, nous ne comprenions pas pleinement l’engagement que cela impliquait.
Nous pensions souvent au baptême de Jean-Baptiste, symbole de purification, mais le baptême selon Jésus va beaucoup plus loin.

1 Pierre 3:21 – l’engagement d’une bonne conscience

21 Cette eau était une figure du baptême, qui n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ,

Le baptême est donc un engagement clair et volontaire, un engagement à devenir, avec le temps, semblable à Christ. Après le baptême, une transformation commence :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Mais attention, ce n’est pas le rituel en lui-même qui sauve, comme le rappelle 2 Pierre 3:9, mais l’attitude du cœur, la foi vivante.
Cela dit, le baptême n’est pas facultatif. Ce n’est pas une option, c’est un commandement :

Marc 16:16

Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné.

Matthieu 28:19

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Ressembler à Jésus est le cœur même de la vie chrétienne :
Devenir comme Lui, dans son caractère, son amour, son humilité et son obéissance.

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit

La vie du chrétien est une vie de croissance, de combat contre le péché, soutenue par la puissance du Saint-Esprit, dans l’espérance du retour glorieux de Christ.

Objectif concret de la ressemblance à Christ :

L’objectif est donc de grandir en sainteté, maturité, foi et amour jusqu’à voir s’accomplir en nous le verset de :

Éphésiens 4:13-15

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

14 afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,

15 mais en professant la vérité dans l’amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ.

Glorifier Dieu par notre vie

Le but de la vie chrétienne est que nos actions glorifient Dieu. Ainsi en vivant de manière à refléter sa lumière, nous attirons les non-croyants vers Jésus-Christ.

1 Corinthiens 10:31

31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

Objectif concret :

L’objectif concret est de vivre chaque jour avec la conscience de la présence de Dieu, dans les grandes comme dans les  petites choses.

Accomplir la mission que Dieu nous a confiée.

Dieu ne nous sauve pas pour que nous restions passifs. Il nous envoie, il nous charge d’une mission, celle de faire des disciples.

Matthieu 28:19-20

19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Une foi vécue en communauté

Le chrétien ne vit pas sa foi en solitaire. Il est appelé à vivre en Église, dans une relation d’amour, de service et de collaboration fraternelle.

1 Pierre 4:10

10 Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don qu’il a reçu,

Chaque croyant a reçu un don, et ce don n’est pas pour lui-même, mais pour édifier les autres. Le service chrétien est un appel implicite à l’amour actif.

Galates 5:13

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

1 Thessaloniciens 5:14

14 Nous vous prions aussi, frères, avertissez ceux qui vivent dans le désordre, consolez ceux qui sont abattus, supportez les faibles, usez de patience envers tous.

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

Le service chrétien est multiple mais centré sur l’amour

Ce service prend des formes variées :

  • Encouragement
  • Aide pratique
  • Évangélisation
  • Enseignement

Il dépend des dons que Dieu a confiés à chacun. Cependant une chose reste essentielle, il faut contribuer activement à l’édification du Royaume, là où Dieu nous a placés.

Un outil est à notre disposition pour connaître notre état, il s’agit de l’introspection.

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4 – L’introspection avec le Saint-Esprit

L’introspection est un exercice essentiel pour évaluer notre marche chrétienne. Sans ce temps de recul, nous risquons d’oublier le but de notre vie et de perdre de vue les objectifs fixés. Nous tournons alors en rond.

Le but de la vie chrétienne n’est pas simplement d’aller au ciel.
Aller au ciel est la conséquence de notre transformation à l’image de Jésus.

Notre objectif réel est de ressembler de plus en plus à Christ. Et pour cela, l’introspection nous aide à mesurer nos progrès.

Deux passages bibliques sont à méditer :

Jésus présente la parabole du fils prodigue, et comme lui …

Luc 15:17-19

17 Étant rentré en lui-même, il se dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi,

19 je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes mercenaires.

Comme lui, entrons en nous-mêmes. Reconnaître notre état, c’est déjà amorcer le retour vers Dieu. Puis il faut faire comme David.

Psaumes 139:23-24

23 Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées !

24 Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité !

Ces versets nous enseignent deux choses :

  • Éprouve-moi : Appeler le Saint-Esprit à révéler notre véritable état
  • Conduis-moi sur la voie de l’éternité : l’objectif de chaque jour.
Le rôle essentiel du Saint-Esprit

Le chrétien ne peut pas progresser sans l’aide du Saint-Esprit. Celui-ci établit un diagnostic intérieur et nous guide. Il est notre conseiller et notre force.

Notre introspection devrait être suivie d’un « ménage de printemps » spirituel, pour éliminer tout ce qui encombre notre marche (traumatismes, traditions humaines, blocages, arrière-plan religieux).

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5 – Quatre conditions pour atteindre le but fixé

1.    Être transformé dans notre intelligence

Il faut faire le choix de mourir à nous-mêmes pour laisser Christ grandir en nous.

Romains 12:1-2

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.

Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

2. Suivre le chemin de la sanctification

Le chemin de sanctification est celui où Jésus grandit en nous par son Saint-Esprit.

 2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit

Jésus est notre modèle. L’introspection est le miroir dans lequel nous pouvons évaluer notre ressemblance à Lui.

3. Développer l’amour

1 Jean 4:8

8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.

Le fruit de l’Esprit, selon Galates 5:22, est la manifestation de cet amour dans toutes ses dimensions : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi.

Galates 5:16

16 Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

4. Une vie communautaire indispensable

La vie chrétienne ne se vit pas en isolement. L’amour de Dieu s’exprime dans les relations et le service aux autres.

Bâtir sa vie de foi avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses…

1 Corinthiens 3:11-14

11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.

12 Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée;

13 car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.

14 Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.

Comment savoir si nous sommes transformés ?

S’adressant aux Galates, Paul parlera de la transformation

Galates 4:19

19 Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous.

Parfois, ce sont les autres qui remarquent notre changement. Un regard, un comportement, une parole remplie de grâce peuvent refléter l’image de Christ. On dit alors : « Il rayonne ».

Le mot grec traduit par transformer est le même que pour transfigurer. Être transfiguré, c’est refléter une beauté et un éclat surnaturels.

En résumé

Nous étions conduits par la chair, mais maintenant nous marchons par l’Esprit.

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Le chemin de la sanctification nous transforme progressivement à l’image de Jésus. Nous ne pouvons pas l’emprunter sans la présence du Saint-Esprit.

Jésus dit en Jean 15:5

Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Le but du chrétien

Le chrétien n’a pas un objectif unique, mais un but suprême, aux multiples dimensions :

Grandir dans la ressemblance à Jésus-Christ, pour glorifier Dieu dans toutes choses, et accomplir la mission qu’Il lui a confiée.

Cela demande une condition essentielle :

Mourir à soi-même pour que Christ vive et grandisse en nous.

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Hébreux chapitre 10 : Le sacrifice ultime pour l’humanité

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Hébreux chapitre 10 souligne la valeur unique du sacrifice de Christ, offrant un pardon complet et permanent. L’auteur exhorte les croyants à persévérer dans la foi, à s’encourager mutuellement et à ne pas abandonner leur assemblée.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 11

Hébreux chapitre 10 – Étude biblique

Dans ce chapitre l’auteur approfondit son argumentation en introduisant de nouvelles idées, notamment l’obéissance de Christ à la volonté du Père, obéissance qui l’a conduit à se sacrifier pour le salut de l’humanité. Il explique également que la loi mosaïque n’était qu’une ombre des réalités à venir, une simple préfiguration du plan de rédemption en Christ. Comme toute ombre, elle n’a pas de substance propre mais elle pointe vers quelque chose de plus grand, à savoir que la réalité est en Christ. La loi révèle le péché, comme l’explique Romains 7, mais elle ne peut l’effacer ni apporter la réconciliation avec Dieu. Seul le sacrifice de Jésus peut réellement ôter le péché et offrir la solution définitive à la condition humaine.

Les sacrifices de la loi, bien qu’offerts perpétuellement, ne pouvaient en eux-mêmes pas régler de manière définitive le problème du péché. Leur répétition prouvait leur inefficacité. Si ces sacrifices avaient été suffisants, ils auraient cessé car ceux qui participaient au culte auraient été purifiés une fois pour toutes, sans avoir conscience de leurs péchés.

1- Hébreux chapitre 10 :1-4 – Insuffisance des sacrifices de l’Ancienne Alliance

Hébreux 10:1-4 met en lumière cette insuffisance

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ?

Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices ;

car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.

Le verset 1 souligne que la loi est « une ombre des biens à venir ». Il est important de noter que le terme « ombre » n’est pas utilisé ici de la même manière qu’en Hébreux 8:5 où il est écrit:

Hébreux 8:5

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Dans ce verset, il s’agissait du contraste entre le culte céleste et son reflet imparfait sur terre. Ici, « ombre » signifie une préfiguration, c’est à dire comme un croquis avant la réalisation d’une œuvre d’art. La loi montre une esquisse du plan de salut divin, mais elle n’a pas la précision ni la clarté de la réalité accomplie en Christ. L’ombre a pour fonction de diriger notre attention vers la réalité à venir.

En Hébreux 9:11, les « biens à venir » se réfèrent au ministère sacerdotal de Jésus dans le tabernacle céleste, plus grand et parfait. Jésus est le souverain sacrificateur des biens à venir. L’auteur de l’épître insiste à nouveau sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, en contraste avec les sacrifices lévitiques répétés et inefficaces.

Le terme « amener à la perfection » (v.1) fait référence à l’accomplissement, la maturation, ou la complétude. Les sacrifices de la loi n’ont jamais amené les adorateurs à cette perfection spirituelle et morale. Le verset 2 introduit une hypothèse : si la loi avait pu rendre parfaits ceux qui l’observaient, elle aurait effacé le souvenir du péché. Cependant, le fait que le culte se répétait, montre bien que cette perfection n’était pas atteinte.

Le verset 4 rappelle la réalité de l’impuissance des sacrifices animaux : « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés ». Ce constat remet en question l’efficacité du culte mosaïque et souligne la nécessité d’un autre sacrifice, parfait et définitif : celui de Jésus-Christ. En fait, on pourrait presque lire le verset 4 immédiatement après le verset 1 pour renforcer cette idée : « ne peut jamais… car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. »

L’épître aux Hébreux semble avoir été écrite avant l’an 70, avant la destruction du Temple, puisque l’auteur parle d’un culte encore en vigueur. Ce passage met en lumière l’impossibilité du culte mosaïque à purifier totalement l’homme. Les sacrifices sous l’ancienne alliance pouvaient laver le corps des souillures extérieures, mais ils ne pouvaient pas purifier le cœur et l’esprit de la culpabilité. En revanche, la Nouvelle Alliance en Christ offre une purification intérieure et permet aux croyants de s’approcher de Dieu avec une bonne conscience.

Hébreux 4:16 résume cette grâce :

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Le verset 3 fait référence au jour des expiations (Yom Kippour), où les péchés étaient rappelés chaque année par les sacrifices offerts. Chaque année, le peuple d’Israël renouvelait le souvenir de ses transgressions, mais la loi ne pouvait pas les en libérer. Cela fait également écho aux sacrifices quotidiens, comme le sacrifice d’un taureau offert chaque jour pour les péchés du peuple.

Exode 29:36

36 Tu offriras chaque jour un taureau en sacrifice pour le péché, pour l’expiation; tu purifieras l’autel par cette expiation, et tu l’oindras pour le sanctifier.

Le but ultime de la loi n’était pas de purifier l’homme du péché, mais de révéler son besoin de rédemption. Comme le dit Jean-Baptiste en :

Jean 1:29

29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

En conclusion, l’auteur de l’épître aux Hébreux montre que le sacrifice unique de Jésus est parfait, complet et suffisant. Là où les sacrifices lévitiques échouaient, le sacrifice de Christ accomplit ce que la loi ne pouvait jamais réaliser : l’effacement définitif du péché et la réconciliation avec Dieu. Jésus est la réalité à laquelle la loi et les sacrifices faisaient allusion, le seul capable d’amener les croyants à la perfection spirituelle et de les libérer de la culpabilité du péché.

2 – Hébreux chapitre 10:5-10 – Voici, je viens Pour faire ta volonté

Hébreux 10:5-10

C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ;

Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché.

Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté.

Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi),

il dit ensuite : Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde.

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Ce passage met en lumière la suprématie du sacrifice de Christ et le remplacement de l’Ancienne Alliance par la Nouvelle Alliance. Les versets 5 à 7 citent Psaumes 40:7-9, et l’auteur de l’épître aux Hébreux applique cette prophétie à Jésus-Christ. Les paroles de David deviennent celles du Christ, qui affirme que Dieu ne veut ni sacrifices ni offrandes, mais un cœur obéissant. Cette déclaration souligne la mission de Jésus, incarné pour accomplir la volonté du Père.

Les versets 5 et 6 révèlent une vérité fondamentale, à savoir que les sacrifices et les holocaustes de l’Ancien Testament ne suffisaient pas à satisfaire pleinement Dieu. Bien qu’ils aient été ordonnés par la loi, ils n’apportaient pas la purification véritable du péché. La clé réside dans le fait que Jésus, dans son humanité, a offert quelque chose de totalement différent : lui-même. En recevant un corps, il est venu pour accomplir la volonté de Dieu, et ce sacrifice unique a remplacé les rituels répétés des sacrifices animaux.

Philippiens 2:6-7

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme,

Illustre cette idée en expliquant que, bien que Jésus fût égal à Dieu, il s’est dépouillé pour prendre la forme d’un serviteur, se rendant semblable aux hommes.

Le verset 6 exprime aussi la déception divine face à l’obéissance mécanique aux sacrifices. Dans l’Ancien Testament, plusieurs passages montrent que Dieu valorise bien plus l’obéissance sincère et un cœur repentant que le simple rituel sacrificiel.

1 Samuel 15:22 dit :

22 Samuel dit: L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.

De même, des passages comme Ésaïe 1:11-17, Osée 6:6 et Michée 6:6-8 montrent que ce que Dieu recherche, c’est la justice, la miséricorde et un cœur véritablement dévoué à lui.

La répétition des sacrifices sous la loi mosaïque trahissait leur inefficacité. De même, certains chrétiens perpétuent aujourd’hui des rituels similaires, notamment dans la liturgie de la messe catholique, où le sacrifice de Christ est reproduit symboliquement chaque jour. Toutefois, Hébreux 10 nous enseigne que le sacrifice de Jésus a été accompli une fois pour toutes et n’a nul besoin d’être répété, contrairement aux sacrifices juifs. Le danger ici est de tomber dans un schéma de culte répétitif, oubliant la perfection du sacrifice du Christ. Il en va de même pour ceux qui se préparent à rebâtir un temple à Jérusalem pour restaurer les sacrifices de l’Ancien Testament : ces efforts sont inutiles à la lumière de l’accomplissement en Christ.

La volonté de Dieu, révélée est que nous soyons sanctifiés, ainsi qu’il est écrit en :

1 Thessaloniciens 4:3

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ;

Cette sanctification découle directement de l’œuvre de Jésus. Le verset de :

Hébreux 10 :10 nous rappelle que

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Le sacrifice de Jésus n’a pas besoin d’être renouvelé ; il est complet et parfait.

Hébreux 10:7 souligne une distinction essentielle : les sacrifices d’animaux étaient involontaires de la part de ces derniers, tandis que Jésus a volontairement offert sa vie pour accomplir la volonté du Père. Cela contraste avec les sacrifices imposés par la loi. De plus,

Hébreux 10:8 récapitule les différents types de sacrifices offerts sous l’ancienne alliance, montrant que tous ces sacrifices n’étaient qu’une préfiguration du sacrifice ultime de Jésus.

Hébreux 10:9 déclare que Jésus a aboli la première alliance pour établir la seconde. L’Ancienne Alliance, marquée par les sacrifices répétés et la loi mosaïque, a été remplacée par la Nouvelle Alliance scellée par le sang de Christ, comme l’illustre le verset de:

Colossiens 2:14

14 il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ;

Ceci fait écho à Jérémie 31:31-34, qui prophétise une nouvelle alliance où Dieu mettra sa loi dans le cœur de son peuple.

Hébreux 10:10 insiste sur l’importance de la volonté de Dieu, soulignant que la sanctification des croyants découle de l’offrande du corps de Jésus, « une fois pour toutes ». Cela signifie que l’œuvre de Jésus est parfaite et complète. Rien ne peut y être ajouté. Il nous est simplement demandé d’y répondre par la foi, comme l’explique :

Romains 10:8-11

Que dit-elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :

11 Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Cette foi repentante est le chemin vers la sanctification et la communion avec Dieu.

Enfin, le véritable chrétien se reconnaît par son désir de ressembler à Jésus-Christ, en cherchant à vivre selon la volonté divine.

Éphésiens 1:4 nous rappelle que

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,

Cette sainteté, rendue possible par l’œuvre unique de Christ, doit être l’objectif de toute vie chrétienne, et non un retour aux rituels de l’Ancienne Alliance.

Ainsi, Hébreux 10:5-10 nous montre la plénitude du sacrifice de Jésus, l’abolition de l’ancienne loi des sacrifices et l’appel à vivre une vie sanctifiée en réponse à l’œuvre parfaite de Christ, accomplie une fois pour toutes.

3 – Hébreux chapitre 10:11-18 – un seul sacrifice pour les péchés

Hébreux 10:11-18

11 Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés,

12 lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu,

13 attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied.

14 Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.

15 C’est ce que le Saint Esprit nous atteste aussi ; car, après avoir dit :

16 Voici l’alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute :

17 Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.

18 Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.

Ce passage de Hébreux 10:11-18 développe davantage la supériorité du sacrifice de Jésus par rapport aux sacrifices de l’Ancien Testament, en soulignant que l’œuvre du Christ est parfaite, accomplie une fois pour toutes, et qu’elle n’a pas besoin d’être répétée.

Verset 11 : « Tout sacrificateur se tient debout… »

Ce verset souligne une distinction cruciale entre les sacrificateurs lévitiques de l’Ancien Testament et Jésus. Les prêtres de l’Ancienne Alliance se tenaient debout quotidiennement, symbolisant le caractère inachevé et répétitif de leur travail. Les sacrifices offerts par les prêtres ne pouvaient jamais ôter les péchés de manière définitive. Il s’agissait d’un processus perpétuel, sans fin, car le sang des animaux ne pouvait purifier les consciences ni apporter la rédemption complète.

Verset 12 : « Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis… »

En contraste, Jésus est « assis pour toujours à la droite de Dieu ». Cette posture d’être assis, symbolise l’accomplissement de son œuvre. Il n’a pas besoin de se lever et de recommencer car son sacrifice est parfait et complet. Il s’agit d’un acte final qui marque la fin des sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance. Le fait qu’il soit assis à la droite de Dieu est une référence directe au

Psaumes 110:1 où Dieu dit au Messie

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

La droite de Dieu représente la position d’honneur et de puissance, et le fait que Jésus y soit assis signifie également qu’il intercède constamment pour les croyants.

Verset 13 : « Attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied… »

Bien que l’œuvre rédemptrice de Jésus soit achevée, l’histoire du salut n’est pas encore pleinement accomplie. Le « jusqu’à ce que » indique une attente active du moment où ses ennemis seront totalement soumis à son autorité. Ce moment sera celui de la pleine réalisation du règne de Christ à la fin des temps. La bataille spirituelle a déjà été gagnée à la croix, comme le dit :

Colossiens 2:15

15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Bien que la victoire soit assurée, elle ne sera pleinement manifestée qu’à la fin des temps, quand ses ennemis seront définitivement vaincus.

Verset 14 : « Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. »

Ce verset révèle une vérité essentielle qui est que par son unique sacrifice, Jésus a amené à la perfection ceux qui sont sanctifiés. Cette « perfection » fait référence à la maturité spirituelle, à la plénitude de la réconciliation avec Dieu. Cela ne signifie pas que les croyants sont parfaits dans leur comportement, mais qu’ils sont rendus parfaits devant Dieu grâce à l’œuvre de Jésus. Ils sont justifiés et sanctifiés par la foi en ce sacrifice unique. Ceux qui reçoivent ce don par la foi sont ainsi amenés à une position parfaite devant Dieu, non par leurs propres œuvres, mais par l’œuvre accomplie de Christ.

Verset 15 : « C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi… »

L’auteur cite à nouveau:

Jérémie 31:33-34

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Rappelant que c’est le Saint-Esprit qui avait prophétisé cette Nouvelle Alliance. Le Saint-Esprit témoigne de la nouvelle relation que Dieu établit avec son peuple : « Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit. » Il ne s’agit plus d’une loi extérieure imposée, mais d’une transformation intérieure. Le croyant, par la puissance du Saint-Esprit, reçoit la loi divine dans son cœur et vit selon cette loi, intérieurement transformé et en communion avec Dieu. L’auteur de l’épître attribue explicitement cette prophétie à l’inspiration divine du Saint-Esprit, ce qui souligne l’autorité de cette déclaration prophétique.

Verset 17 : « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. »

Le pardon des péchés est un aspect central de la Nouvelle Alliance. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui couvraient les péchés sans les effacer complètement, le sacrifice de Jésus efface définitivement les péchés. Dieu promet de ne plus se souvenir des péchés de ceux qui sont en Christ. Cela ne signifie pas que Dieu oublie littéralement, mais que, dans son amour et sa grâce, il choisit de ne plus tenir compte des péchés qui ont été pardonnés. Cette promesse est la base de l’assurance du salut des croyants.

Verset 18 : « Là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché. »

Ce verset conclut avec une logique irréfutable : si les péchés sont pardonnés, il n’est plus nécessaire d’offrir des sacrifices pour les expier. Le pardon obtenu par Jésus est définitif et complet. Cela souligne l’inutilité des rituels sacrificiels répétitifs, que ce soit sous l’ancienne alliance juive ou dans toute pratique religieuse actuelle qui chercherait à ajouter quelque chose au sacrifice de Jésus. Le pardon total en Christ nous libère de toute tentative d’obtenir la faveur divine par nos propres moyens.

Conclusion

Dans ces versets, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous rappelle la grandeur et l’accomplissement final du sacrifice de Jésus. Contrairement aux sacrifices lévitiques qui étaient répétitifs et inefficaces, le sacrifice de Jésus a apporté une purification définitive. Cette œuvre achevée est symbolisée par le fait que Jésus est assis à la droite de Dieu, dans une position d’autorité et de repos, attendant l’accomplissement final de la soumission de ses ennemis. Par ce sacrifice, ceux qui sont sanctifiés sont amenés à la perfection spirituelle, et le Saint-Esprit témoigne de cette Nouvelle Alliance où les péchés sont pardonnés de façon irrévocable. Là où il y a pardon, il n’y a plus besoin d’offrande pour le péché, et c’est là la grande espérance des croyants.

4- Un rappel :

Le thème central de l’épître aux Hébreux est l’affirmation que Jésus est le véritable Souverain Sacrificateur. Cette idée se trouve explicitement exprimée dans:

Hébreux 4:14-16

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Cette déclaration est développée de manière approfondie dans les chapitres 5 à 10:18, répartis en sept sections distinctes :

● Hébreux 7:1-28La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.
● Hébreux 8:1-5La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur du sanctuaire céleste.
● Hébreux 8:6-13La supériorité de Jésus en tant que médiateur d’une alliance plus excellente établie sur de meilleures promesses
● Hébreux 9:1-7Le sanctuaire de l’ancienne alliance dans la structure et le fonctionnement n’étaient que des symboles.
● Hébreux 9:11-14Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités
● Hébreux 9:15-28La supériorité de Jésus en tant que médiateur de la nouvelle alliance
● Hébreux 10:1-18La supériorité de Jésus en tant que véritable sacrifice.

4 – Hébreux chapitre 10:19-25 – L’Exhortation à la Vie de Foi

Hébreux 10:19-25

19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

21 et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu,

22 approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure.

23 Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle.

24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres.

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

Avec ce passage, l’auteur conclut la partie doctrinale de l’épître aux Hébreux et entre dans une exhortation pleine d’enthousiasme. Il encourage vivement les destinataires à persévérer dans la foi et à ne pas retourner au judaïsme. L’auteur adopte le ton d’un leader qui avance en tête, motivant la communauté à suivre le chemin tracé par Jésus-Christ.

L’expression « Ainsi donc, frères » marque un tournant dans le discours. En s’appuyant sur tout ce qui a été dit précédemment — sur la doctrine exposée — nous sommes appelés à manifester notre foi. Cette exhortation est un appel à lever haut les cœurs et à avancer avec assurance. Ce même encouragement s’adresse à nous aujourd’hui, nous incitant à vivre pleinement notre foi, car nous voyons s’approcher le jour du Seigneur.

1. Une « libre entrée » pleine d’assurance

Le mot grec « parrhesia », traduit ici par « libre entrée », évoque une notion d’ouverture, de courage et de confiance. Contrairement à Adam qui en:

Genèse 3:10

10 Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.

 Adam se cachait par crainte de Dieu à cause de son péché, quand nous, nous pouvons désormais nous approcher de Dieu avec hardiesse. Par le sacrifice de Jésus, nous avons accès au propitiatoire, au trône de la grâce (Hébreux 4:16). L’accès au sanctuaire céleste, thème central de cette épître, est garanti par le pardon obtenu par le sang de Christ.

Le verset 20 souligne que ce chemin, cette route nouvelle et vivante, a été inaugurée à travers le voile, qui est le corps de Jésus. Tout comme le voile du Temple a été déchiré lors de la crucifixion (Matthieu 27:51), la chair de Jésus brisée symbolise la restauration de la relation avec Dieu. Ce voile déchiré rappelle également l’alliance que Dieu a conclue avec Abraham, où des animaux étaient coupés en deux (Genèse 15:9-18).

2. La route nouvelle et vivante

Le terme grec pour « nouvelle » signifie également « fraîchement tué », soulignant la simultanéité entre la mort de Jésus et le déchirement du voile. Cette route est vivante parce que Jésus n’est plus mort, mais qu’il est ressuscité. Il s’agit d’une affirmation de la résurrection de Jésus face aux judéo-chrétiens tentés de revenir au judaïsme. L’Agneau immolé, comme décrit en Apocalypse 5:6, est vivant et règne désormais.

Apocalypse 5:6

Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.

Verset 21 : La « maison de Dieu » fait référence à l’ensemble des croyants, qu’ils soient de l’Ancien ou du Nouveau Testament. Moïse était serviteur dans la maison de Dieu, mais Jésus en est le souverain sacrificateur.

4.  Hébreux 10:22-25 est un appel à la progression dans la foi

Dans les versets suivants, nous voyons une progression dans l’exhortation :

  • v.22 : Approchons-nous avec un cœur sincère
  • v.23 : Retenons fermement la profession de notre foi
  • v.24 : Veillons les uns sur les autres
  • v.25 : N’abandonnons pas notre assemblée, mais exhortons-nous réciproquement

La nouvelle alliance apportée par Jésus transforme les cœurs et donne un esprit nouveau. C’est un don gratuit qui, cependant, exige une réponse : nous devons porter du fruit. La sincérité de cœur (v.22) est essentielle dans cette nouvelle alliance, en opposition à l’hypocrisie, qui consiste à avoir un double langage. La foi doit être vécue dans la plénitude, avec une pleine assurance, comme on le voit dans Actes 4:29 et Philippiens 1:20.

4. L’assurance fondée sur Christ

Cette pleine assurance repose sur trois piliers :

  1. Une vie de foi, qui prouve notre conversion.
  2. L’œuvre parfaite de Christ (2 Corinthiens 5:21) : Il est devenu péché pour nous afin que nous devenions la justice de Dieu en lui.
  3. Le témoignage de l’Esprit (Romains 8:16) : L’Esprit rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

La foi ne se limite pas à une simple doctrine à affirmer, elle doit être vécue au quotidien. Nos actes témoignent de la réalité de notre foi, et si ceux-ci ne correspondent pas à nos paroles, cela révèle de l’hypocrisie.

5. Veillons les uns sur les autres

Le verset 24 nous appelle à veiller les uns sur les autres, à nous stimuler mutuellement à l’amour et aux bonnes œuvres, deux signes distinctifs du chrétien authentique. L’amour et les bonnes œuvres ne sont pas optionnels et ils témoignent de la foi vivante en Christ.

Les versets 24-25 dressent une liste de quatre choses que chaque chrétien doit faire :

  1. Veiller sur les autres,
  2. S’encourager à l’amour et aux bonnes œuvres,
  3. Ne pas abandonner les assemblées,
  4. S’exhorter réciproquement.

Le « jour » mentionné au verset 25 fait probablement référence au jour du retour de Christ, mais peut aussi désigner le jour du jugement. En tous les cas, ce jour approche, et l’urgence est d’autant plus grande pour rester fermes dans la foi et persévérer dans la communion fraternelle.

Les versets suivants (Hébreux 10:26-31 et 10:32-39) suggèrent que l’épître s’adresse à deux groupes distincts au sein d’une même assemblée, d’une part les indécis qui n’ont pas encore fait le pas de la foi en Jésus, et d’autre part ceux qui sont déjà convertis.

En résumé, Hébreux 10:19-25 est un appel vibrant à la foi active et à la persévérance. Il nous rappelle que notre espérance est fondée sur la fidélité de Dieu et que cette espérance doit être visible dans notre vie de tous les jours, par l’amour, les bonnes œuvres, et la fidélité à la communauté de croyants.

5 – Hébreux 10:26-31 – Avertissement aux indécis.

Hébreux 10:26-31

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.

Ce passage de Hébreux 10:26-31 est un avertissement solennel à ceux qui, après avoir reçu la connaissance de la vérité, continuent à pécher volontairement. L’auteur appelle à une prise de conscience sérieuse des conséquences spirituelles de l’apostasie, surtout face à l’œuvre rédemptrice de Christ. Cet avertissement souligne la gravité d’abandonner la foi après avoir expérimenté la vérité de l’Évangile, particulièrement dans un contexte où les croyants sont tentés de retourner au Judaïsme.

Verset 26 : Pécher volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité

L’auteur parle ici d’un rejet délibéré, conscient et volontaire du salut offert par Jésus-Christ. Cela concerne ceux qui ont pleinement saisi la vérité du message évangélique, mais qui choisissent de retourner dans un mode de vie de péché ou, pire encore, de rejeter le sacrifice de Christ. Ce n’est pas une question de péchés occasionnels ou involontaires, mais d’une posture délibérée de rejet.

Il n’y a plus de sacrifice pour les péchés après que l’on ait volontairement rejeté le sacrifice parfait de Christ. Le péché volontaire ici évoqué est l’apostasie — un abandon définitif et conscient de la foi, comme déjà mentionné en:

Hébreux 6:4-6

4Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Verset 27 : Attente du jugement

Ceux qui commettent ce péché d’apostasie doivent s’attendre à un jugement implacable. Il ne reste pour eux qu’une « attente terrible du jugement », marquée par un feu dévorant réservé aux ennemis de Dieu. Cette description rappelle la sévérité de la justice divine pour ceux qui, ayant eu la révélation de la vérité, l’ont sciemment rejetée. L’apostasie expose l’individu au jugement final, car il ne reste aucun autre sacrifice pour les péchés.

Hébreux 9:27 nous dit :

27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,

Verset 28 : Comparaison avec la loi de Moïse

L’auteur compare la sévérité du jugement pour ceux qui violent la loi de Moïse avec celui des apostats du Nouveau Testament. Sous l’Ancienne Alliance, la peine capitale pouvait être appliquée pour les crimes graves, comme l’idolâtrie ou le blasphème, sur la déposition de deux ou trois témoins (voir Deutéronome 17:2-7). Si une telle infraction était punie de mort, le rejet du sacrifice de Christ et la profanation de l’Esprit de grâce appellent un châtiment encore plus sévère.

Verset 29 : Fouler aux pieds le Fils de Dieu

Le verset 29 expose trois péchés majeurs liés à l’apostasie :

  1. Fouler aux pieds le Fils de Dieu : un acte de mépris ouvert envers Christ, rejetant sa personne et son œuvre.
  2. Tenir pour profane le sang de l’alliance : considérer le sacrifice de Jésus comme n’ayant aucune valeur, traitant le sang qui a sanctifié le croyant comme une chose impure.
  3. Outrager l’Esprit de grâce : ce qui peut être interprété comme le blasphème contre le Saint-Esprit, un péché impardonnable.
Marc 3:29

29 mais quiconque blasphémera contre le Saint Esprit n’obtiendra jamais de pardon: il est coupable d’un péché éternel.

Rejeter l’Esprit de grâce, c’est rejeter le seul moyen par lequel nous pouvons être sauvés.

Ces péchés mènent à une condamnation certaine, et l’apostasie est jugée plus sévèrement que la désobéissance sous la loi mosaïque.

Verset 30 : Le Seigneur jugera son peuple

Le jugement de Dieu ne doit pas être pris à la légère. L’auteur cite deux passages de l’Ancien Testament : Deutéronome 32:35 (« À moi la vengeance, à moi la rétribution ! ») et Deutéronome 32:36 (« Le Seigneur jugera son peuple »). Cela souligne que Dieu est non seulement juste, mais qu’il est aussi celui qui punit l’apostasie, en particulier parmi ceux qui ont été éclairés par l’Évangile.

Verset 31 : Tomber entre les mains du Dieu vivant

L’expression « tomber entre les mains du Dieu vivant » renforce la terreur du jugement divin. C’est une chose terrible, car Dieu, en tant que juge souverain, est aussi celui qui rendra justice avec équité. Rejeter l’offre de salut expose à la colère de Dieu, un concept effrayant mais juste.

Conclusion : Un avertissement contre l’apostasie

Ce passage est une sérieuse mise en garde contre le danger de rejeter délibérément la foi en Christ après avoir reçu la pleine connaissance de la vérité. Le ton de l’auteur est urgent et grave, soulignant que l’apostasie est irréparable et entraîne une condamnation certaine.

Pour les premiers destinataires de cette épître, principalement des judéo-chrétiens tentés de retourner au Judaïsme, l’auteur leur rappelle que le retour aux sacrifices lévitiques est vain. Christ est le sacrifice parfait et unique, et toute tentative de revenir à un système ancien n’apporte plus de rémission des péchés. Christ ou le jugement, tel est le choix solennel.

Cet avertissement est pertinent pour les croyants de toutes générations. Il nous appelle à demeurer fidèles, à ne pas traiter avec légèreté le sacrifice de Christ, et à prendre notre marche avec Dieu au sérieux, en veillant à ne pas tomber dans le piège de l’apathie spirituelle ou de l’abandon de la foi.

6 – Hébreux chapitre 10:32-39 – Souvenez-vous de ces premiers jours

Hébreux 10:32-39

32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

33 d’une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l’autre, vous associant à ceux dont la position était la même.

34 En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.

35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

36 Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.

37 Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas.

38 Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

L’auteur, après avoir mis en garde les croyants contre l’apostasie, adopte ici un ton plus encourageant en rappelant aux destinataires de la lettre, les premiers jours de leur foi, et leur endurance passée au milieu des épreuves.

Souvenirs des premiers combats de foi (v. 32-34)

L’auteur commence par exhorter les croyants à se rappeler ces premiers temps où, après avoir été « éclairés » (v. 32), c’est-à-dire après avoir reçu la révélation de la foi chrétienne, ils ont dû faire face à de grandes souffrances. Ils ont enduré non seulement des opprobres et des tribulations, mais aussi se sont associés à ceux qui étaient dans la même situation (v. 33). Cette association avec ceux qui souffraient, par solidarité chrétienne, démontre une vie de foi active et compassionnelle.

Au verset 34, l’auteur rappelle que ces croyants ont même accepté la perte de leurs biens matériels avec joie, car ils étaient pleinement conscients de posséder des biens célestes supérieurs et durables. Cela révèle une foi qui ne repose pas sur des richesses terrestres, mais sur l’espérance des « biens meilleurs », ceux de l’éternité.

Encouragement à la persévérance (v. 35-36)

L’auteur encourage à ne pas abandonner cette « assurance » (v. 35), cette certitude en Christ, à laquelle est attachée une grande récompense. Il rappelle que la persévérance est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et recevoir la promesse (v. 36). La foi chrétienne n’est pas seulement une adhésion intellectuelle, mais une course à courir avec endurance.

L’imminence du retour de Christ (v. 37-38)

L’auteur cite le prophète Habakuk (Habakuk 2:3-4) pour souligner l’urgence de la situation : « Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. » (v. 37). Cette attente du retour imminent de Christ est un rappel que la promesse de Dieu se réalisera en son temps, et que les croyants doivent vivre par la foi en attendant. Le verset 38 est un avertissement clair : « Mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. » La foi, ici, est continue et dynamique. Se retirer, c’est renoncer à cette foi vivante, ce qui déplaît à Dieu.

Conclusion : l’identité des croyants (v. 39)

L’auteur termine sur une note pleine d’espoir : « Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » (v. 39). Il s’identifie avec ses lecteurs en affirmant qu’ils appartiennent à ceux qui persévèrent dans la foi, ceux qui avancent vers le salut.

Réflexions complémentaires
  1. Rappel des œuvres de foi : Ces croyants ont soutenu un grand combat dans leurs premiers jours de foi. Ils ont montré une compassion pratique pour les prisonniers, se sont exposés aux opprobres, et ont accepté la perte de leurs biens matériels (v. 33-34). Cela montre que leur foi était accompagnée d’œuvres, un thème central dans les écrits de Jacques.
Jacques 2:14-18

14 Mes frère, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?

15 Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour,

16 et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?

17 Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

18 Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

 La foi véritable, selon l’Écriture, se manifeste par des œuvres concrètes de compassion, de persévérance et de sacrifice.

  1. La persévérance, clé de la promesse : L’auteur insiste sur la persévérance (v. 36). Il ne s’agit pas d’une foi temporaire ou de façade, mais d’une foi qui résiste aux épreuves et qui se manifeste dans la durée. Le parallèle avec l’athlète est pertinent ici :
Éphésiens 6:13

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

 Tout comme l’athlète s’entraîne pour être prêt lors de la compétition, le chrétien doit fortifier sa foi pour les épreuves spirituelles à venir.

  1. La foi vivante et agissante : Le verset 38 montre clairement que la foi n’est pas une simple croyance intellectuelle, mais une relation vivante avec Dieu qui doit persister. Si quelqu’un se retire, il montre qu’il n’a pas cette foi vivante, et cela ne plaît pas à Dieu. Ce verset, associé à Jacques 2, montre que la foi authentique se manifeste par des œuvres.
  2. Le danger de la non-persévérance : Ces croyants, ayant résisté à la persécution dans le passé, sont maintenant en danger de relâchement. Il est important de noter que le danger spirituel est parfois plus grand en période de paix, car le chrétien peut être tenté de s’endormir spirituellement. L’appel de l’auteur est donc à une vigilance constante et à une préparation spirituelle continue.

Conclusion

L’auteur de l’épître aux Hébreux appelle ses lecteurs à ne pas se relâcher dans leur foi, mais à persévérer. Leur passé de résistance aux souffrances est un témoignage de leur engagement, mais ce n’est pas le moment de faiblir. La promesse divine, bien que différée, est certaine, et ceux qui persévèrent jusqu’au bout recevront la grande récompense.

Le chrétien est appelé à une foi vivante, persévérante, active, qui s’exprime par des œuvres concrètes et une relation toujours plus étroite avec Dieu. Le véritable croyant ne se retire pas, mais avance avec assurance vers la promesse du salut.

Hébreux 10:39

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

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Rappel de la Partie didactique

a)  Hébreux 1:1 à 7:28 –  La majesté de la personne de Christ.

Dans les premiers chapitres de l’épître aux Hébreux, l’auteur met en lumière la grandeur et la supériorité de Jésus-Christ en comparaison avec diverses figures et institutions importantes du judaïsme. Cela révèle la centralité de Christ dans la foi chrétienne et son rôle unique dans l’histoire du salut.

  • Hébreux 1:1-3 – Jésus est plus grand que les prophètes
    L’auteur commence par affirmer que Dieu a parlé autrefois aux prophètes de manière fragmentée, mais qu’il parle maintenant de manière définitive par son Fils. Jésus est le reflet de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa nature, montrant ainsi sa suprématie sur les prophètes.
  • Hébreux 1:4-14 – Jésus est plus grand que les anges
    Christ, étant appelé Fils de Dieu, est supérieur aux anges. Il est celui à qui Dieu a dit : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui » (v. 5), et c’est à Lui que tous les anges doivent se prosterner. Sa supériorité est aussi marquée par l’éternité de son règne et la stabilité de sa personne.
Premier rappel : Hébreux 2:1 – 3:6

L’auteur interpelle les lecteurs avec un avertissement solennel : si la parole donnée par les anges a eu des conséquences, combien plus la parole apportée par Christ ?

Hébreux 2:1-4 – Comment échapperons-nous

Si nous négligeons un si grand salut ?

Hébreux 2:5-18 – L’humiliation de Jésus au-dessous des anges
Ce passage met en lumière l’incarnation de Christ. Bien qu’il soit supérieur aux anges, il a été temporairement abaissé en devenant homme, pour pouvoir souffrir et mourir en notre place.

Hébreux 2:5-9 – Le constat
Jésus a été fait un peu inférieur aux anges par son incarnation, mais il est maintenant couronné de gloire en raison de sa souffrance pour le salut de l’humanité.

Hébreux 2:10-13 – La nécessité, le motif
Il convenait que le « chef de leur salut » soit rendu parfait par les souffrances. Christ s’est identifié à nous pour nous conduire à la gloire.

Hébreux 2:14-18 – La bénédiction, les conséquences
En devenant chair et sang, Jésus a détruit celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable. Ainsi, il délivre ceux qui, par crainte de la mort, étaient soumis à la servitude. Il est devenu un souverain sacrificateur compatissant et fidèle.

Hébreux 3:1-6 – Jésus est plus grand que Moïse.
Moïse, bien qu’il soit honoré en tant que serviteur fidèle dans la maison de Dieu, n’est qu’un serviteur dans cette maison. Jésus, lui, est le Fils sur cette maison, montrant ainsi qu’il a une autorité supérieure à celle de Moïse.

Deuxième rappel : Hébreux 3:7 – 5:10

L’exhortation ici est à la foi et à l’obéissance.

Hébreux 3:7-4:13 –Aujourd’hui, si vous entendez sa voix

N’endurcissez pas vos cœurs. Le repos promis par Dieu est encore accessible, mais seuls ceux qui persévèrent dans la foi peuvent y entrer.

Hébreux 4:14-5:10 – Jésus est plus grand qu’Aaron
Jésus est présenté comme le souverain sacrificateur parfait, plus grand qu’Aaron, car il est non seulement humain, mais aussi divin. Son sacerdoce est éternel, et son sacrifice est une fois pour toutes.

Troisième rappel : Hébreux 5:11 – 7:28

Hébreux 5:11-6:20 –Que vous ne deveniez pas nonchalant.

L’auteur met en garde contre la nonchalance spirituelle et appelle les croyants à la maturité. Il les exhorte à ne pas devenir paresseux, mais à suivre l’exemple de ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Hébreux 7:1-28 – Jésus est plus grand que Melchisédek
Le sacerdoce de Jésus est comparé à celui de Melchisédek. Comme Melchisédek, Christ est roi et prêtre, mais il est encore plus grand, car son sacerdoce est éternel et immuable. Contrairement aux prêtres lévitiques, il n’a pas besoin d’offrir des sacrifices pour ses propres péchés. Son sacrifice est parfait et unique.

b) Hébreux 8:1-10:18 – La grandeur de son ministère sacerdotal élevé

Dans cette deuxième partie de l’épître, l’accent est mis sur la supériorité du ministère de Christ en tant que souverain sacrificateur.

Hébreux 8:1-5 – La mission céleste
Christ est notre souverain sacrificateur qui siège à la droite de Dieu dans les cieux. Son sacerdoce se déroule dans le sanctuaire céleste, le véritable tabernacle construit par Dieu et non par les hommes.

Hébreux 8:6-13 – Le nouveau médiateur
Christ est le médiateur d’une meilleure alliance, établie sur de meilleures promesses. Le « nouveau Testament » promet une transformation intérieure : « Je mettrai mes lois dans leur esprit et je les écrirai dans leur cœur » (v. 10).

Hébreux 9:1-10 – Le sacerdoce parfait
L’ancien tabernacle et ses rites étaient des copies et des ombres des réalités célestes. Ils étaient temporaires et incapables d’apporter une purification parfaite.

Hébreux 9:11-10:18 – Le sacrifice expiatoire parfait et unique
Par son propre sang, Christ est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint céleste, obtenant une rédemption éternelle. Son sacrifice parfait a mis fin aux sacrifices répétés de l’ancienne alliance, car il ôte définitivement le péché.

Thèmes clés :

Assurance : Mentionnée 24 fois dans le Nouveau Testament dont 5 fois dans l’épître. Elle souligne la confiance que les croyants doivent avoir en Christ et dans son œuvre accomplie.

Espérance : Mentionnée 53 dans le Nouveau Testament dont 6 fois dans l’épître. Elle met en lumière l’attente confiante des promesses futures, ancrée dans l’œuvre de Christ.

Persévérance : Mentionnée 18 fois dans le Nouveau Testament dont 3 fois dans l’épître. Elle souligne l’importance de rester ferme dans la foi, surtout face aux épreuves.

Ainsi, l’épître aux Hébreux met en avant la suprématie de Jésus-Christ, la nécessité de persévérer dans la foi, et l’assurance que son œuvre est complète, parfaite, et éternelle.

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Hébreux chapitre 5 Christ, grand prêtre et médiateur

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Hébreux chapitre 5 souligne le rôle de Jésus en tant que Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek. Le texte encourage aussi les croyants à progresser dans la maturité spirituelle, en abandonnant les enseignements de base pour aller vers la perfection.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 6

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– Hébreux chapitre 5 – Étude biblique

S’adressant à des Hébreux, l’auteur de l’épître continue à démontrer la supériorité de Christ dans sa fonction de grand souverain sacrificateur. Il le fait en établissant des similitudes et des contrastes avec Aaron, le premier et le plus grand des sacrificateurs de l’ancienne alliance, qui avait été oint pour offrir les sacrifices à Dieu au nom du peuple. Alors qu’Aaron et ses successeurs exerçaient un sacerdoce limité dans le temps et dans l’espace, Christ, en tant que souverain sacrificateur éternel, a offert un sacrifice unique et parfait, non pas d’animaux, mais de sa propre vie. Son sacrifice transcende et accomplit ainsi pleinement les exigences de la loi. Aaron, quant à lui, intercédait au moyen de rituels terrestres. Christ a quant à lui traversé les cieux et siège à la droite de Dieu, assurant une réconciliation définitive entre Dieu et les hommes qui le reconnaitraient comme leur Sauveur et Seigneur.

1 – Le sacerdoce de Christ

À partir du chapitre 5 jusqu’au verset 18 du chapitre 10, l’épître développe le thème central du sacerdoce de Jésus-Christ, en insistant sur sa prééminence et sa perfection. Ce sacerdoce a déjà été évoqué dans les chapitres précédents (2:9, 11, 17 ; 3:1 ; 4:14-16). Le chapitre 6 qui sert de transition, mène à une discussion approfondie dès le chapitre 7 sur la supériorité du sacerdoce de Christ par rapport à l’ordre lévitique. Cela introduit aussi la nouvelle alliance à partir de Hébreux 8:6. Nous devons maintenant porter le regard sur notre grand souverain sacrificateur, Jésus-Christ, qui a traversé les cieux.

Un ministère accompli par un homme pour les hommes
Hébreux 4:14

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

Le ministère du grand prêtre était accompli par un homme en faveur des hommes. Un souverain sacrificateur légitime devait être appelé par Dieu. Cela était vrai pour le sacerdoce aaronique (Hébreux 5:1-4) et l’est encore plus pour celui de Christ (Hébreux 5:5-10). Contrairement aux prêtres terrestres, Jésus-Christ exerce un sacerdoce céleste, éternel et parfait. Il a offert un sacrifice unique, suffisant pour le salut. Sa traversée des cieux souligne la portée transcendante et éternelle de son œuvre.

2 – Les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance

Hébreux 5:1-3

1 En effet, tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés.

Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage.

Et c’est à cause de cette faiblesse qu’il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés, comme pour ceux du peuple.

Dans ces versets, l’auteur présente les qualifications pour le souverain sacrificateur sous l’ancienne alliance. Premièrement, il doit être choisi parmi les hommes, partageant leur humanité et leurs faiblesses. En tant qu’homme, il comprend les faiblesses des autres et peut être indulgent envers eux. Jésus, lui aussi, a partagé la chair et le sang pour accomplir ce rôle pleinement.

Hébreux 2:14-16

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie, retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

Un intermédiaire entre Dieu et les hommes

Le sacrificateur servait Dieu au nom des hommes, jouant un rôle d’intermédiaire. Il offrait des sacrifices et des offrandes pour expier les péchés du peuple. Ainsi, il formait le lien entre les hommes pécheurs et le Dieu saint. Sous l’ancienne alliance, le souverain sacrificateur devait d’abord offrir un sacrifice pour ses propres péchés avant de pouvoir présenter les sacrifices pour le peuple, comme cela est montré dans le rituel du Yom Kippour (Lévitique 16:6, 11). Ce rituel souligne la faiblesse du prêtre humain, qui devait être purifié avant d’approcher Dieu.

Christ, le souverain sacrificateur parfait

Le contraste avec Jésus est frappant. Bien qu’il ait partagé notre humanité, il était sans péché et n’avait pas besoin d’offrir de sacrifice pour lui-même. Jésus était le souverain sacrificateur parfait, capable d’offrir un sacrifice unique et parfait pour les péchés du monde. Il était à la fois homme et sans péché.

3 – L’appel divin au sacerdoce de Christ

Hébreux 5:4-6

Nul ne s’attribue cette dignité, s’il n’est appelé de Dieu, comme le fut Aaron.

Et Christ ne s’est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui !

Comme il dit encore ailleurs : Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

La charge de souverain sacrificateur ne peut être assumée par volonté personnelle ou ambition humaine. C’est une vocation divine, un appel direct de Dieu, comme ce fut le cas pour Aaron. De la même manière, Jésus-Christ n’a pas pris pour lui-même la gloire de devenir souverain sacrificateur. Dieu, son Père, l’a appelé à cette fonction. La citation du Psaume 2:7 montre que Dieu a déclaré Jésus comme son Fils :

Psaume 2:7  

7  Je publierai le décret; L’Éternel m’a dit: Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui.

Un sacerdoce éternel selon l’ordre de Melchisédek

Le verset 6 renforce cette idée en citant le Psaume 110:4 : « Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. » Jésus n’est pas un sacrificateur temporaire. Il est souverain sacrificateur pour toujours, marquant ainsi la continuité et l’importance de son ministère céleste, bien au-delà de l’ordre selon Aaron.

4 – l’humanité de Jésus

Hébreux 5:7-10

C’est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété,

a appris, bien qu’il fût Fils, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes,

et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel,

10 Dieu l’ayant souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 5:7-10 décrit l’humanité de Jésus, notamment avec l’expression « dans les jours de sa chair ». Ceci désigne son incarnation, lorsqu’il partageait notre condition humaine. Il a vécu comme nous, avec des faiblesses et des passions, comme le souligne :

Romains 7:5

Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort.

Ce verset illustre que la chair est le siège des passions pécheresses. Galates 5:13, 19 donne aussi des instructions claires pour ne pas vivre selon la chair, malgré la liberté chrétienne.

Galates 5:13, 19

13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres.

19 Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution,

Cela exhorte à ne pas utiliser la liberté chrétienne pour vivre selon la chair.

Dans Hébreux 5:7, Jésus exprime son humanité par ses prières, ses cris et ses larmes dans le jardin de Gethsémané. Luc 22:42-44 relate cette scène douloureuse

Luc 22:42-44

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

44 Étant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.

Jésus, dans une profonde humanité, prie plus intensément jusqu’à ce que sa sueur devienne comme des gouttes de sang. Cette prière montre à la fois sa nature humaine et sa soumission totale à la volonté de Dieu.

Hébreux 5:8 introduit le paradoxe suivant : Jésus, bien qu’étant Fils, a appris l’obéissance par la souffrance. Cela ne signifie pas qu’il manquait d’obéissance, mais qu’il a expérimenté l’obéissance dans toute son ampleur, même au prix de la souffrance. Philippiens 2:7-8 décrit bien cette soumission :

Philippiens 2:7-8

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Il s’est humilié, devenant obéissant jusqu’à la mort, même la mort de la croix.

Hébreux 5:9 affirme que Jésus, après avoir été « élevé à la perfection », est devenu l’auteur d’un salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. Ici, la perfection désigne l’accomplissement complet de sa mission. Jésus n’avait pas de défauts à corriger, mais il a achevé son rôle de rédempteur par l’obéissance et la souffrance. Sa mission se résume ainsi : « pas d’épreuves, pas de preuves ».

Luc 19:10 éclaire la raison de la venue de Jésus :

Luc 19:10

10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

La perfection de Jésus inclut non seulement sa mission terrestre, mais aussi son rôle éternel. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui étaient temporaires, le sacrifice de Jésus est définitif. Il est à la fois le souverain sacrificateur et le sacrifice parfait.

Hébreux 5:10 confirme que Jésus est « souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek », un concept développé dans les chapitres suivants. Avant d’expliquer cela en détail, l’auteur adresse un avertissement à ses lecteurs concernant leur stagnation spirituelle.

5 – Avertissements et reproches pour l’immaturité spirituelle

Hébreux 5:11-14

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.

13 Or, quiconque en est au lait n’a pas l’expérience de la parole de justice ; car il est un enfant.

14 Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Hébreux 5:11 commence par un avertissement. L’auteur souligne que le sujet à venir est complexe, mais que les destinataires de sa lettre, sont devenus lents à comprendre. Le terme grec « nothros », traduit ici par « lents », peut aussi signifier « nonchalants » ou « indolents ». Cela révèle leur affaiblissement spirituel dû à un manque de diligence. Ils sont en effet responsables de leur propre stagnation.

Au verset 12, le reproche est direct : « Vous devriez être des maîtres. » Après un long apprentissage, ils auraient dû atteindre la maturité nécessaire pour enseigner. Pourtant, ils avaient encore besoin des bases, des premiers rudiments des oracles de Dieu. Ils sont restés comme des enfants spirituels. Leur situation n’est pas due à un manque de capacité, mais à une absence d’application personnelle dans l’étude et la mise en pratique de la doctrine.

Le contraste entre le lait et la nourriture solide

L’expression « besoin de lait » contraste avec la « nourriture solide ». Le lait symbolise les enseignements de base, destinés aux nouveaux convertis ou aux croyants faibles. En revanche, la nourriture solide est réservée à ceux qui ont atteint une maturité spirituelle. Cette distinction est aussi mentionnée dans :

1 Pierre 2:2

2 Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut.

De même, Paul en parle dans :

1 Corinthiens 3:2

2 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter.

La maturité spirituelle ne se limite pas à la connaissance théologique mais elle inclut aussi la capacité à discerner le bien du mal. Hébreux 5:14 souligne que ceux qui consomment une nourriture solide ont exercé leurs facultés à travers l’usage. Ils ont ainsi développé un jugement éclairé et la capacité de naviguer dans les complexités morales de la vie chrétienne.

Croître en maturité spirituelle

Cette croissance est essentielle pour devenir des hommes et des femmes accomplis dans la foi. Éphésiens 4:13 en donne l’objectif :

Éphésiens 4:13 :

13 jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ.

L’immaturité spirituelle se manifeste souvent par une incapacité à vaincre les désirs de la chair. Cette opposition entre la chair et l’Esprit est clairement décrite dans :

Galates 5:16-17

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

La chair et l’Esprit en opposition

Dans la Bible, la chair désigne souvent ce qui est périssable et corruptible. Elle est associée à la faiblesse humaine et à la tendance au péché. Romains 8:7 en donne un exemple :

Romains 8:7

car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

En Christ, cependant, la puissance de la chair est brisée.

Romains 8:3 déclare que Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Romains 8:3 déclare

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, –Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

Dieu a condamné le péché dans la chair par Jésus-Christ. Jésus, en prenant une chair semblable à celle du péché, a détruit cette puissance à la croix et a réconcilié les croyants avec Dieu.

Vivre selon l’Esprit et non selon la chair

Éphésiens 2:14-16 montre que, par sa chair, Jésus a anéanti l’inimitié entre Dieu et les hommes :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Ainsi, en Christ, les chrétiens ne vivent plus selon la chair, mais selon l’Esprit, comme l’affirme :

Romains 8:9

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

Appel à la maturité spirituelle

L’appel à la maturité spirituelle est une exhortation à dépasser les enseignements de base et à développer une compréhension plus profonde de la foi. Cela nécessite de s’efforcer à discerner avec sagesse. 2 Timothée 2:15 encourage à un tel effort :

2 Timothée 2:15

15 Efforce-toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’a point à rougir, qui dispense droitement la parole de la vérité.

La véritable maturité chrétienne ne consiste donc pas seulement en une accumulation de connaissances, mais en une transformation de la vie, capable de discerner spirituellement et de résister aux désirs de la chair. Cela permet de vivre selon l’Esprit, en progressant vers la perfection promise par Dieu, comme le souligne :

2 Pierre 1:4

lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Ainsi, la croissance spirituelle conduit à une vie en harmonie avec la volonté de Dieu, marquée par la capacité de discerner et de résister aux tentations de la chair.

Lecture de la Bible le 23 Février

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

Dans la lecture de la Bible le 23 février, nous méditons sur la consécration du tabernacle et le rôle des lampes dans le culte divin. Nous découvrons également les enseignements de Jésus sur la lumière, qui éclaire le chemin du croyant. Ces passages nous rappellent l’importance de vivre selon la vérité divine et de diffuser cette lumière autour de nous.

Proposition de Lecture de la Bible le 23 Février

Ancien Testament  :

  • Nombres 7 Moïse achève de dresser le tabernacle
  • e chapitre 7 de Nombres relate l’achèvement du tabernacle par Moïse. Après des mois de préparation, le sanctuaire est enfin dressé. Ce moment symbolise l’accomplissement de la volonté divine et le début d’une ère de communion directe entre Dieu et son peuple. Le tabernacle devient le lieu sacré où la gloire de Dieu réside, marquant un jalon important dans l’histoire d’Israël. Ce passage rappelle que chaque action dans la vie de foi a son importance, contribuant à l’œuvre divine.
  • et
  • Nombres 8 Les lampes sur le chandelier
    Dans Nombres 8, Dieu ordonne à Moïse de mettre en place les lampes sur le chandelier dans le tabernacle. Ces lampes symbolisent la lumière divine qui éclaire le chemin du peuple d’Israël. Ce geste souligne la nécessité de maintenir la lumière de la révélation de Dieu allumée en permanence. À travers cet acte, Dieu enseigne à son peuple l’importance de la sanctification et de la persévérance dans la foi. La lumière divine est le guide pour chaque croyant dans sa marche spirituelle.

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Nouveau Testament :

  • Marc 4 : 21-41 Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous le boisseau
    Dans Marc 4, Jésus enseigne que la lampe ne doit pas être cachée sous un boisseau, mais mise sur un support pour éclairer tous ceux qui sont dans la maison. Cette parabole rappelle aux croyants de ne pas garder la lumière de l’Évangile pour eux-mêmes, mais de la partager avec le monde. Jésus souligne que la vérité de Dieu doit être diffusée, car elle éclaire les cœurs et les esprits. De même, il enseigne la puissance de la foi et la souveraineté de Dieu sur les forces de la nature, illustrée par la tempête apaisée.

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Voici les passages à lire aujourd’hui dans le cadre de la lecture de la Bible en un an. Vous pouvez également choisir une lecture en deux ans, en consacrant une année à l’Ancien Testament et l’autre au Nouveau Testament.

Lecture de la Bible le 22 Février

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

Dans la lecture de la Bible le 22 février, nous explorons des chapitres de Nombres et Marc qui nous enseignent la fidélité, l’obéissance et la consécration à Dieu. De la fonction des fils de Kehath à l’appel de Jésus à écouter la parole, ces passages nous rappellent l’importance de se consacrer à l’Éternel dans chaque aspect de notre vie. 

Proposition de Lecture de la Bible le 22 Février

Ancien Testament  :

  • Nombre 4 Les fils de Kehath et leurs fonctions
    Le chapitre 4 de Nombres décrit les fonctions des fils de Kehath, descendants de Lévi, dans le service du tabernacle. Ils ont la responsabilité de transporter les objets sacrés tels que l’arche de l’alliance et les autres ustensiles du sanctuaire. Ce rôle exige une grande pureté et obéissance, car ces objets représentent la présence divine. La fidélité au service sacré est essentielle pour maintenir l’ordre et la sainteté parmi le peuple d’Israël.
  • Nombres 5 Ordonne aux enfants d’Israël de renvoyer
    Dans Nombres 5, Dieu ordonne aux Israélites de renvoyer les personnes impures du camp afin de préserver la pureté de la communauté. Cette directive souligne l’importance de la sainteté dans le peuple de Dieu. L’isolement des impurs n’est pas une punition, mais une mesure nécessaire pour éviter la contamination spirituelle. Ce passage rappelle aux croyants que la séparation du mal est cruciale pour vivre selon la volonté divine.
  • et
  • Nombres 6 Se consacrer à l’Éternel par vœux
    Nombres 6 introduit le vœu de consécration, notamment le vœu de Nazaréat, un engagement volontaire à vivre dans une pureté absolue pour servir Dieu. Ceux qui choisissent ce vœu se consacrent entièrement à l’Éternel, s’abstenant de certains plaisirs et rituels, comme le vin et la coupe de cheveux. Ce passage montre l’importance de la dévotion personnelle et de l’engagement total envers Dieu, un modèle de vie sanctifiée pour tous les croyants.

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Nouveau Testament :

  • Marc 4 : 1-20 Jésus enseigne au bord de la mer
  • Dans Marc 4, Jésus enseigne au bord de la mer, utilisant la parabole du semeur pour expliquer les différents types de réceptions de la parole de Dieu. Certains écoutent avec enthousiasme, mais la parole ne prend pas racine, tandis que d’autres l’acceptent et portent des fruits. Ce passage illustre l’importance de l’attitude du cœur envers l’enseignement divin. La parole de Dieu est semée dans divers terrains, mais elle produit des fruits seulement lorsque le sol est prêt à la recevoir.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 10 Février

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La lecture de la Bible le 10 février vous invite à réfléchir sur des moments clés de la consécration, du jugement et des sacrifices. À travers les chapitres de Lévitique et de Matthieu, explorez des thèmes sur la pureté, l’obéissance et le jugement divin à la fin des temps.

Proposition de Lecture de la Bible le 10 Février

Ancien Testament  :

  • Lévitique 8 La consécration d’Aaron et de ses fils
    Le chapitre 8 de Lévitique décrit le rituel de consécration d’Aaron et de ses fils comme prêtres. Moïse suit les instructions divines pour purifier et consacrer ces hommes à leur service sacerdotal. L’acte de consécration est essentiel, car il marque le début de leur rôle sacré, soulignant l’importance de la sanctification avant de servir Dieu. Ce passage nous rappelle l’appel à la pureté et à l’obéissance dans le service de Dieu.
  • Lévitique 9 Moïse appelle Aaron et ses fils
    Dans le chapitre 9, Moïse appelle Aaron et ses fils pour offrir les sacrifices prescrits par Dieu. Après leur consécration, ils exercent leur rôle pour la première fois. L’acceptation divine de ces sacrifices manifeste la bienveillance de Dieu envers leur obéissance et leur engagement à Le servir. Ce passage montre l’importance de suivre rigoureusement les commandements divins pour recevoir la bénédiction de Dieu.
  • et
  • Lévitique 10 Le feu étranger de Nadab et Abihu
    Le chapitre 10 raconte l’histoire tragique de Nadab et Abihu, les fils d’Aaron, qui offrent un feu étranger devant Dieu. Leur désobéissance, en ne suivant pas les instructions précises de Dieu, entraîne leur mort. Ce récit illustre l’importance de respecter strictement les lois divines, soulignant que Dieu exige une adoration pure et conforme à Sa volonté.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 25 : 31-46 Le jugement des individus au retour de Christ
    Dans Matthieu 25, Jésus parle du jugement dernier où chaque individu sera jugé selon ses actions. Les justes seront séparés des méchants, et ceux qui ont servi les plus démunis seront récompensés. Cette parabole souligne l’importance des actes de miséricorde et de justice envers autrui. Jésus nous enseigne que notre comportement envers les autres reflète notre véritable foi et dévouement à Dieu. Ce passage appelle à une vie de service et de compassion.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour suivre le programme de la Bible en 1 an. Si vous préférez un rythme plus lent, il est aussi possible de lire la Bible en deux ans : l’Ancien Testament durant la première année, puis le Nouveau Testament l’année suivante. Peu importe l’option choisie, l’important est de s’engager à nourrir votre âme quotidiennement à travers la Parole de Dieu.

Lecture de la Bible le 30 Décembre

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La Lecture de la Bible le 30 Décembre nous plonge dans des visions de purification et de restauration. Zacharie annonce la purification du reste d’Israël, suivi du retour triomphant du Seigneur. Dans l’Apocalypse 21, une nouvelle Jérusalem, glorieuse et éternelle, est promise aux croyants, symbolisant la fin du mal.

Proposition de lecture de la Bible le 30 Décembre

Ancien Testament  :

  • Zacharie 13 La purification du reste d’Israël
    Dans Zacharie 13, le prophète annonce la purification du reste d’Israël, un peuple choisi qui passera par l’épreuve du feu. Cette purification est nécessaire pour que l’Israël spirituel puisse retrouver sa pureté et être prêt à accueillir la venue du Seigneur. Le texte met en lumière le processus de sanctification divin, où Dieu nettoie Son peuple des impuretés pour le rendre digne de Son nom.
  • et
  • Zacharie 14 Le retour triomphant du Seigneur
    Zacharie 14 décrit le retour glorieux du Seigneur à Jérusalem. Ce retour n’est pas seulement un acte de vengeance contre les ennemis, mais une proclamation de la souveraineté divine sur la terre. Le Seigneur régnera avec justice et paix, et tous les peuples seront appelés à Le servir. Ce passage souligne la restauration de l’ordre divin et la rédemption finale.

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Nouveau Testament :

  • Apocalypse 21 La nouvelle Jérusalem
    Dans Apocalypse 21, Jean reçoit la vision d’une Jérusalem nouvelle, descendu du ciel, prête à être la demeure éternelle des justes. Cette Jérusalem céleste sera l’endroit où Dieu résidera parmi Son peuple, éradiquant définitivement la souffrance, la mort et le péché. Ce passage est une promesse d’espoir, de réconfort et d’éternité dans la présence de Dieu.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 2 Décembre

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La lecture de la Bible le 2 décembre nous plonge dans des révélations profondes, tant dans l’Ancien que le Nouveau Testament. À travers les visions d’Ézéchiel et l’appel à la communion avec Dieu en 1 Jean, nous sommes invités à une réflexion spirituelle intense.

Proposition de lecture de la Bible le 2 Décembre

Ancien Testament  :

  • Ézéchiel 42  : Les mesures complémentaires du Temple
  • Dans Ézéchiel 42, le prophète reçoit les mesures supplémentaires du Temple, un espace sacré destiné à la gloire de Dieu. Ces détails soulignent l’importance de la perfection divine et de la préparation minutieuse pour accueillir la présence de l’Éternel. Chaque mesure est un rappel que tout doit être conforme à la volonté divine pour que le sacré puisse habiter parmi nous. Ces précisions rappellent la grandeur et la rigueur de Dieu dans son dessein pour le peuple d’Israël.
  • Ézéchiel 43  : La vision de la gloire de l’Éternel
  • Ézéchiel 43 nous présente une vision poignante de la gloire de l’Éternel qui revient dans le Temple. Ce passage illustre le retour de la divine présence parmi son peuple. L’Éternel s’y établit pour toujours, marquant ainsi un moment sacré et inoubliable. Cette vision invite à la reconnaissance de la majesté divine et à l’importance de sanctifier notre cœur pour accueillir la gloire de Dieu dans notre vie quotidienne.
  • et
  • Ézéchiel 44 : Le prince mangera le pain devant l’Éternel
  • Dans Ézéchiel 44, le prince, une figure messianique, mangera le pain devant l’Éternel. Ce geste symbolise la relation entre la direction spirituelle et Dieu, mettant en lumière l’importance de l’adoration et de la communion. Le prince est appelé à respecter les lois sacrées et à vivre en parfaite obéissance à Dieu. Ce passage invite à une réflexion sur notre propre rôle dans la marche avec Dieu, en particulier dans la façon dont nous nous approchons de Sa présence.

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Nouveau Testament :

  • 1 Jean 1 En communion avec Dieu
  • Dans 1 Jean 1, l’apôtre Jean nous appelle à vivre en communion avec Dieu. Cette communion est fondée sur la lumière de Christ, qui purifie de tout péché. Jean insiste sur l’importance de la confession et de la purification spirituelle pour demeurer dans cette relation. La communion avec Dieu n’est pas seulement un acte spirituel, mais aussi une manière de vivre. Elle transforme notre quotidien, nous rapprochant toujours davantage de Sa présence et de Sa vérité.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 1 Décembre

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La lecture de la Bible le 1 décembre permet d’approfondir des thèmes importants tant dans l’Ancien que le Nouveau Testament. Ce moment privilégié invite à la réflexion sur les visions prophétiques et les promesses du retour du Seigneur.

Proposition de lecture de la Bible le 1 Décembre

Ancien Testament  :

  • Ézéchiel 40 : La vision de l’homme appelé à mesurer
  • Dans Ézéchiel 40, le prophète reçoit une vision divine d’un homme qui mesure les dimensions du temple à venir. Ce moment symbolise non seulement l’exactitude divine mais aussi l’importance de la préparation spirituelle. L’homme, guidé par l’ange, établit des mesures précises, révélant que tout dans le plan divin est ordonné. Ce texte nous invite à considérer la place de Dieu dans nos vies et à rechercher la sanctification à travers l’ordre qu’il établit.
  • et
  • Ézéchiel 41  : Le lieu saint et le lieu très saint
  • Ézéchiel 41 continue la description du temple. L’accent est mis sur la distinction entre le lieu saint et le lieu très saint, révélant ainsi la séparation entre la présence de Dieu et l’humanité. Le sanctuaire est décrit de manière détaillée pour souligner l’importance de la pureté et de la rédemption. Ce passage rappelle aux croyants que l’accès à la présence de Dieu exige un cœur pur et une foi sincère. L’architecture du temple devient une image de la relation étroite et sanctifiée entre Dieu et son peuple.

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Nouveau Testament :

  • 2 Pierre 3La seconde venue du Seigneur
  • Le chapitre 3 de 2 Pierre aborde la promesse du retour du Christ. Pierre souligne la certitude de cet événement et invite les croyants à vivre dans l’attente, dans la sainteté et la piété. La seconde venue du Seigneur est une promesse de justice et de transformation. Pierre met en garde contre ceux qui doutent de ce retour et les exhorte à se préparer, car ce jour arrivera comme un voleur. Ce passage nous rappelle que l’attente de la seconde venue doit transformer notre vie quotidienne et nourrir notre espoir dans l’accomplissement des promesses divines.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Romains chapitre 6 – Étude Biblique

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Le chapitre 6 de l’épître aux Romains parle de la sanctification à laquelle tous les chrétiens sont appelés, sans que ce terme soit employé. Cette sanctification est la suite logique de la justification des chapitres précédents. Il s’agit de la marche du chrétien qui est conduit par l’Esprit.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 7

Romains chapitre 6 : vivre une nouvelle vie en Christ

Introduction

Rappel :

Le salut que Dieu donne gratuitement à quiconque croit, ne dépend en rien de ce que le croyant peut faire mais repose sur ce que Dieu fait pour celui-ci par Jésus-Christ.

1 – Les chapitres 6 à 8 traitent de la sanctification en Jésus   

Ceci étant dit, le problème de la sanctification est un problème angoissant qui tourmente les jeunes et les vieux chrétiens et qui malheureusement, semble souvent mal compris.

Romains 1:16 enseigne que l’Évangile « est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » en Jésus-Christ, et Romains 3 à 5 enseigne «la puissance de Dieu pour sauver ou pour justifier » celui qui croit en Christ.

Romains 6 enseigne «la puissance de Dieu pour rendre saint celui qui croit en Christ. »

Si Romains 5 évoque le statut (ou position) juridique du chrétien, c’est-à-dire sa justification une fois pour toutes, Romains 6 ne parle pas du processus de la sanctification, mais du statut (ou condition) moral du chrétien, du fait qu’il a été rendu saint une fois pour toutes. Il faut préciser que nous sommes déclarés saints lors de notre justification, mais que nous devons travailler à notre sanctification en marchant par l’Esprit parce que la sanctification ne va pas sans le Saint Esprit. Il n’est pas possible de penser qu’on va se sanctifier soi-même. Ce serait faire des œuvres mortes et travailler inutilement.

Voici un petit récapitulatif de Romains 6 :

Romains 6:1-10 constitue un exposé doctrinal sur ce «qu’il faut croire» alors que Romains 6:11-16 constitue une exhortation sur «comment il faut vivre». Les versets de Romains 6:17-23 quant eux, consistent en un encouragement devant les progrès déjà accomplis par rapport à ce qui a pu déjà être réalisé par les romains.

Ce chapitre est un modèle pour la façon dont le chrétien doit être édifié. Il ne faut pas oublier que les mots édifier et sanctifier représentent à peu près une même idée. Quand on se sanctifie ou quand on est édifié, il y a comme une forme d’élévation. Il faut avoir une foi saine et la mettre en application. La mise en application est importante. C’est un encouragement à persévérer, puisque notre sanctification est le chemin qu’il faut emprunter jusqu’au rendez vous final avec le Seigneur.

Les trois chapitres de Romains 6, 7 et 8 peuvent être vus comme un triptyque.

Le premier tableau dressé est sombre : La loi du péché, la loi et moi, c’est à dire par exemple:

6:1 « Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde? 

Le deuxième tableau est encore plus sombre : là, c’est moi face à la loi avec mes propres forces.

7:21 « Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. »

Pour arriver au troisième tableau qui est glorieux, resplendissant qui est la loi de l’esprit de vie

8:2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

 A la fin du chapitre 5, il a été question de la grâce de Dieu. Le découpage en chapitres de la Bible, est très pratique pour avoir des repères, mais il faut faire attention en abordant un chapitre qu’il n’y ait pas dans la fin du chapitre précédent une introduction . En effet, nous en voyons ici un exemple, parce que le verset 1 de Romains 6 est la suite des versets de Romains 5:20 et 21 et qu’il ne peut bien être compris que si on relit les deux versets précédents, ou qu’on se les rappelle. 

Là on voit que Paul pose une question, et cette question peut interroger et nous amener à une grande interrogation quand on nous pose la question suivante: Quand nous sommes sous la grâce, peut-on pécher comme avant? Après avoir étudié Romains 6, il n’est pas possible de penser cela. Ceux qui ont étudié l’épître aux romains et qui disent cela, sont impardonnables.

Voici ce que Paul dit à Tite.

Tite 2:11-13

11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,

13 en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ,

Le verset 13 de ce chapitre 2 de Tite est très important parce qu’il nous dit « en attendant la bienheureuse espérance », c’est à dire en attendant de mourir physiquement. Qu’est que c’est que cette bienheureuse espérance ? C’est l’espérance d’être auprès de Dieu, dans la gloire de Dieu, et d’être participant de la nature divine selon 2 Pierre 1:4, ce qui est extraordinaire.

2 – Romains chapitre 6 : La délivrance de la puissance du péché

La repentance a eu pour conséquence l’effacement du péché. Cependant cette repentance n’est qu’un des aspect du salut, puisqu’avec le salut nous sommes libérés de la puissance du péché. Si le chrétien ne l’était pas, il succomberait régulièrement au péché. Cela ne veut pas dire qu’il ne succombe plus, mais cela n’arrive plus régulièrement. Par le Saint Esprit, le Seigneur nous donne la force de résister parce que nous ne sommes plus esclaves du péché. Nous allons voir que nous sommes par contre, esclaves de la justice de Dieu, esclaves de Jésus-Christ. Nous sommes tous pour bénéficier de cette grâce, mais notre nature charnelle nous pousse à faire le mal. C’est pourquoi Paul introduit les réponses divines, par deux questions fréquemment soulevées, verset 1 et verset 15

Romains 6:1, 15

1 Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?

15 Quoi donc ! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

Quand nous lisons « loin de là », il est possible de traduire par aucunement, ce qui veut dire : il n’en est pas question. Il est préférable de prendre ce sens d’aucunement parce que c’est catégorique, tranchant.

Cette expression « loin de là » exprime un véritable sentiment d’indignation et de rejet qui pousse chacun à reconnaître le caractère infondé de cette déclaration du verset 1.

Romains 6:2-4

Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché?

Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés?

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Qu’est-ce que Paul veut nous dire ?

Avant comme tout humain, nous vivions dans le péché. Maintenant, nous sommes morts au péché et nous vivons en Christ ! Ce que nous disent ces trois versets, c’est qu’il nous faut prendre conscience de notre nouvelle identité !

Alors une grande question se pose : comment évangéliser ? En effet, l’évangélisation doit être efficace, car sinon elle ne sert à rien. Si nous parlons, que ce soit au moins pour apporter quelque chose aux personnes rencontrées. Si elles n’acceptent pas le message immédiatement, cela n’a pas d’importance. L’important pour chaque chrétien est de semer en étant dirigé par le Saint Esprit, et pas en l’ayant programmé lui même, par ses propres forces.

En ce qui concerne la nouvelle identité :

Galates 2:20

20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Ce qui est dit en Galates, c’est un peu ce qui est écrit, mais sous une autre forme en Romains. Il faut lire l’épître aux Galates parce que c’est un bon complément, mais Romains est plus structuré.

Je vis en Christ, et Christ vit en moi ! Qu’est ce que cela veut dire?

Dire : ‘Christ en moi, et moi en Christ.’ signifie que l’on ne peut plus dissocier l’un de l’autre. Christ est en chaque cellule de notre corps.

Une des racines du péché consiste à vivre selon ses propres normes. Je décide moi-même de ce qui est bien et de ce qui est mal. Conclusion : je me considère comme mon propre dieu !

Il faut comprendre que la loi n’est pas le moyen pour arriver au salut, mais la norme à laquelle le chrétien doit conformer sa vie, c’est-à-dire qu’il ne vit plus selon ses propres normes, mais selon les normes de Dieu, qui se trouvent dans la Bible.

La responsabilité personnelle du croyant à l’égard de l’œuvre divine de la sanctification ressort au travers de quatre expressions mentionnées dans ce chapitre.

  1. Comme croyants, nous ne devons pas ignorer (v.3) (Ici il s’agit d’une question), mais nous devons savoir (v.6,9) c’est-à-dire connaître les faits de notre union et de notre identification avec Christ dans sa mort et sa résurrection ;
  2. Comme croyants, nous devons regarder (v.11) c’est-à-dire reconnaître ces faits comme vrais à notre égard; 
  3. Comme croyants, nous avons à nous donner (v.13), à nous livrer (v.13, 16, 19) à nous offrir (v.13) une fois pour toute à Dieu, comme étant vivants de morts que nous étions, et nous mettre à sa disposition.
  4. Comme croyants, nous avons à obéir (v.16, 17) sachant que la sanctification se poursuit dans la mesure de notre obéissance à la volonté de Dieu révélée dans sa Parole.

La sanctification, c’est jusqu’au bout.

Voyons ce qui est dit :

Romains 6:4

4  … de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Le mot marcher en grec est  »péripateo », mais celui-ci peut être traduit également par se conduire, vivre. De même nous, nous marchons en nouveauté de vie. Nous conduisons notre vie d’une nouvelle façon. Ici, nous sommes bien loin de la grâce permissive de certains « chrétiens » à qui Jésus dira : ‘‘je ne vous connais pas, vous qui commettez l’iniquité » ainsi qu’il est écrit en Matthieu 7:21. La marche dans la sanctification ou la marche par l’Esprit est cette nouvelle façon de conduire notre vie, parce que par nos propres forces, nous n’en sommes pas capables. Il est dit en:

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Ceci est vraiment très important de comprendre cela. Nous rencontrerons toujours des personnes qui diront que puisqu’elles sont sous la grâce, elles peuvent vivre comme elles veulent, en toute liberté. Paul s’oppose à ces personnes qu’on appelle antinomiens, c’est à dire celles qui sont contre la loi. Si une personne continue à vivre dans le péché, c’est la preuve qu’elle n’est pas morte au péché. Nous en déduisons donc qu’elle ne vit pas en Christ ! Une personne en effet, ne peut pas vivre en même temps dans le péché et en Christ, sinon inconsciemment par son propos, elle décrète que Christ est péché !

Romains 6:3-4

Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés?

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.

Cette signification du baptême est très importante à comprendre et à retenir. Si nous ne comprenons pas pleinement cela, notre vie chrétienne sera bancale. Comprendre ne veut pas dire seulement comprendre intellectuellement. Il faut que cela soit imprégné en nous, et que nous vivions en conséquence  (en nouveauté de vie).

Si un chrétien ne comprend pas le véritable sens du baptême chrétien avec cette identification à la mort et à la résurrection de Jésus-Christ, il ne pourra pas mener pleinement une vie chrétienne ! C’est toute la différence qu’il y a entre pécher involontairement par accident ,et vivre dans le péché volontairement, négligemment ! C’est mépriser la Grâce de Dieu !

Comment une personne peut-elle venir à Christ pour être délivrée du péché et ensuite prétendre qu’étant sous la grâce, elle peut continuer à vivre dans le péché. Cela veut dire qu’elle continuerait à vivre comme avant, au lieu de vivre en nouveauté de vie ! Ceci est bien entendu incohérent Paul développe son raisonnement en :

Romains 6:5-7

En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,

sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché;

car celui qui est mort est libre du péché.

Quand il est question d’être libéré du péché, il ne s’agit pas seulement d’être libéré de la sanction du péché, mais d’être délivré du pouvoir du péché.

Dans les versets 2 à 7, nous avons le fondement de la justification et de la sanctification qui est l’union spirituelle avec Jésus-Christ dans sa mort et sa résurrection.

Le baptême par immersion est très important dans sa signification. En prenant le baptême nous nous identifions à Jésus. Nous mourons au péché et nous ressuscitons pour la vie de Dieu. Dans les versets 5 et 8, le temps des verbes n’exprime pas un simple futur mais une certitude.

Verset 5 : ‘nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,’

Verset 8 : ‘nous vivrons aussi avec lui,’

Il est important d’avoir ces certitudes là. En effet, si nous avons un doute, nous allons nous laisser aller, tandis que si nous avons la certitude que nous le serons aussi par la conformité à la résurrection de Jésus, que nous vivrons aussi avec lui, ce sera différent. En fonction de ce que nous avons dans la tête, nous agirons de telle ou telle manière. La pensée est le lieu du combat spirituel.

Le chrétien participe à la mort de Christ afin de pouvoir participer à sa vie de résurrection. Ceci conduit à une réflexion : Peut-il prétendre à la vie de résurrection de Jésus-Christ s’il ne s’est pas identifié à la mort de Jésus par le baptême ?

Au verset 6 Paul emploie le mot doulos qui veut dire « esclave ». Ce mot a perdu de sa force aujourd’hui car nous ne sommes plus à l’époque où les gens se distinguaient par classe : hommes libres et esclaves. Si nous appelons Jésus, notre Seigneur, c’est qu’implicitement, nous sommes ses esclaves. L’esclave n’a pas de vie propre, il vit et fait ce que le maitre exige. EXIGE !

3 – Romains 6:8-15 – Nous sommes morts en Christ

Romains 6:8-10

Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui,

sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

Approprions-nous ce verset en proclamant :

Car je suis mort, et c’est pour le péché que je suis mort une fois pour toutes; je suis revenu à la vie, et c’est pour Dieu que je vis.

D’autre part, le chrétien ne peut pas jouir des bienfaits de la mort de Christ sans bénéficier en même temps de la puissance de sa vie de résurrection. Pour que les hommes soient saints, il faut d’abord que Dieu les justifie. Nous ne pouvons pas devenir saint sans être justifié au préalable. Cela veut dire qu’il faut s’être repenti. Dans le Nouveau Testament la sanctification est inséparable de la justification !

Souvent, on nous dit que quand on obtient le salut, c’est une fois pour toutes et que « si tu crois, tu seras sauvé ». Un bémol doit cependant être mis à cette affirmation. Qu’est que ce « je crois »? Tu crois quoi? Est ce que c’est un « je crois » purement intellectuel ? Ou un « je crois » affermi?.. Ce qui fait que ce qui peut être vrai dans le fait d’un salut éternel, qu’on ne peut pas perdre son salut, encore faut il déjà le gagner, l’acquérir. Quand on lit un certain nombre de versets, on se dit qu’on peut perdre le salut mais c’est sans doute parce qu’on ne l’a pas acquis. On peut le perdre parce qu’on ne l’a pas acquis véritablement parce qu’on hésite. Ceci est une interprétation. Le chrétien doit travailler à sa sanctification Paul d’ailleurs, dit en:

Philippiens 3:10-12

10 Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir,

11 si je puis, à la résurrection d’entre les morts.

12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus Christ.

Si mon salut a été acquis une fois pour toutes, que voudrait dire la sanctification? Que voudrait dire : être édifié jusqu’à avoir la stature de Christ ? Que voudrait dire le verset de 2 Corinthiens 3:18

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

L’expression de gloire en gloire montre la marche progressive du chrétien au cours de laquelle il devient de plus en plus à l’image de Christ.

Dans le nouveau testament, la sanctification est inséparable de la justification. Cela veut dire que lorsqu’on est justifié, on ouvre la porte étroite qui débouche sur le chemin étroit et resserré de la sanctification.

Dans ce chapitre 6 de Romains, Paul commence par nous parler du péché et l’oppose à la Grâce, à la Grâce de Dieu. Paul nous dit que le péché a été vaincu à la croix, qu’il est mort à la croix pour celui qui croit. Il nous dit aussi que le croyant est en Christ, même s’il ne le dit pas explicitement comme il le fait en 2 Corinthiens (1:21 ; 5:17 ;12:19 ;13:5) ainsi qu’en Galates :

Galates 3:27

27  vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 

Ceci est une expression que Paul reprend au verset 3 de Romains 6.

Le péché sous son esclavage nous conduit à produire des fruits conduisant à la condamnation et à la mort spirituelle. Paul utilise dans cette épître un terme propre au marché aux esclaves : la rédemption. C’est le mot grec « apolutrosis » qu’il utilise et qui veut dire : délivrance obtenue par rachat ou libération effectuée par paiement d’une rançon.

Romains 6:10-15

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises.

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

15 Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

La structure de ce verset 15 est identique à celle du verset 1.

Quand au verset 11, on lit « regardez-vous comme morts », cela peut être compris dans le sens de: considérez-vous comme morts au péché, pour que cela soit plus concret.

Dans ce passage de Romains 6: 10-15, Paul nous explique que si nous nous identifions à la mort de Jésus à la croix, nous sommes morts avec Lui, ce qui veut dire que nous sommes morts au péché. Donc, en étant mort au péché, nous ne sommes plus sous son esclavage. C’est ce qui différencie le chrétien des non-croyants qui ne comprennent pas que celui-ci puisse vivre sans faire telle et telle chose. S’il en est ainsi, c’est que tout simplement nous sommes morts au péché et esclave de la Justice de Dieu. Nous ne sommes plus sous la Loi, mais sous la Grâce. Nous avons changé d’esclavage. Nous avons changé de maitre. Alors que nous étions sur le marché aux esclaves, Jésus nous a vus, et il a payé le prix pour nous racheter. Nous sommes devenus ainsi esclaves de Dieu, esclaves à l’obéissance envers Lui, esclaves de sa Justice. Cependant cet esclavage est doux puisque son joug est doux et léger.

Matthieu 11:29-30

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Le verset 15 parle d’un changement de situation, et Paul nous donne deux illustrations pour expliquer sa pensée :

  • En Romains 6:16-23 , il donne l’illustration de l’esclave et de l’asservissement
  • Et en Romains 7:1-6, il donne l’illustration de la veuve et de la libération légale par la mort de son mari. En effet, la femme mariée en fréquentant un autre homme, commet un adultère mais si la femme est devenue veuve, celle-ci est libre par rapport à son mari.

 Dans ces deux illustrations, se trouvent deux notions de liberté mais qui sont cependant différentes.

Le péché produit en nous des fruits qui nous conduisent à la mort, alors que l’obéissance (la justice) produit des fruits de sainteté ce qui nous conduit à la vie éternelle.

Dans ce chapitre 6, l’apôtre Paul expose le principe de la sanctification mais sans jamais utiliser ce mot. Cinq mots vont définir ce qu’est la mort au péché. Le croyant est :

1° – v. 6:3 – baptisé, c’est-à-dire plongé, noyé, immergé en Jésus-Christ

2° – v. 6:4 – enseveli avec lui

3° – v. 6:5 – greffé, et fait une même plante avec Jésus

4° – v. 6:6 – crucifié avec Christ

5° – v. 6:7 – mort avec lui

 Paul réalise en même temps les cinq caractères de la vie avec Christ. Le chrétien est :

1° – v. 6:4 – ressuscité avec lui,

2° – v. 6:4 – Il marche avec lui,

3° – v. 6:7 – libre du péché,

4° – v. 6:11 – il est vivant pour Dieu,

5° – v. 6:13 – Il se donne à Dieu.

Donc, nous ne sommes plus esclaves du péché, et nous avons la capacité de vivre une vie nouvelle dans l’obéissance à Christ, dans un état de sainteté. De même que la mort et la résurrection n’ont eu lieu qu’une fois pour toutes pour Jésus, notre état de justification – sanctification, est définitif pour nous, lorsque nous croyons en Jésus-Christ. Même si par accident il nous arrive de pécher, cela ne change pas notre état.

Il faut vraiment être imprégné du verset de

Romains 6:11

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

le mot « ainsi » entraîne une conséquence de tout ce qui vient d’être dit. C’est pourquoi, Paul exhorte le croyant à :

v. 11-12 regardez-vous, considérez-vous comme …

v. 13-14 et donnez-vous …

Romains 6:11-13

11 Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus Christ.

12 Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n’obéissez pas à ses convoitises.

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

Paul dira en d’autres mots :

Colossiens 3:10

10 et ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé.

Regardez bien cette notion d’évolution de mouvement: « ayant revêtu l’homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance ». Il y a toujours encore cette notion de progression qui se fait par la connaissance. Par la connaissance de quoi ? Par la connaissance de la Parole de Dieu, Jésus étant la Parole. Par conséquent, en même temps que nous approfondissons notre connaissance de la Parole, nous approfondissons notre connaissance de Jésus selon « l’image de celui qui l’a créé ».

Galates 5:16-18

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.

18Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

Ayant toujours en tête le problème de la sanctification qui est essentielle, il faut insister sur certains aspects de la Parole qui nous éclairent sur cette sanctification, comme marcher par l’Esprit, conduit par l’Esprit.

La nature pécheresse, la nature non régénérée est appelée le vieil homme. La nouvelle nature, la nature régénérée est appelée l’homme nouveau qui marche avec la puissance du Saint Esprit.

Verset 13. Ce verset commence par « Ne livrez pas vos membres au péché … «  Cela veut dire que cela dépend d’une décision personnelle, de notre propre volonté de répondre à la tentation par la résistance et le refus. Paul nous dit que nous aurons des tentations, mais que c’est à nous qu’il appartient de dire non à la tentation. Et nous avons en :

Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

Nous rejoignons ici « car c’est Dieu qui produit le vouloir et le faire, selon son bon plaisir », la prédication donnée sur la souveraineté de Dieu et le libre arbitre de l’homme. Il y a le « vouloir et le faire de Dieu », mais il y a aussi « ne vous livrez pas vos membres au péché » qui est le libre arbitre de l’homme qui s’exerce là. Le salut en réalité se construit. Il a trois étapes: le passé avec la repentance, le chemin de sanctification et la glorification quand on est auprès de Dieu en étant dans sa gloire (dans la vie éternelle). C’est un tout. Malheureusement, la notion de salut pour beaucoup, est inconnue. Un combat spirituel a lieu avec le côté charnel qui lutte et résiste à la volonté de Dieu.

Romains 6:13-15

13 Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.

14 Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce.

15 Quoi donc! Pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là!

Paul revient avec insistance sur le fait que nous avons été libérés de la puissance du péché. Nous sommes sous la grâce, ce qui veut dire que nous sommes appelés à ne plus pécher. La grâce ne doit en aucun cas être une justification pour pécher.

Les convoitises de ce monde se présenteront toujours à nous. Cependant nous ne sommes plus sous l’esclavage du péché qui nous entrainait irrésistiblement à succomber aux tentations. Étant sous la grâce, Dieu nous donne la force de résister. Nous ne péchons plus parce que la loi nous dit que c’est mal ce qui serait du légalisme chrétien mais nous ne faisons plus le mal par amour pour notre maître, Dieu qui nous en donne la force.

Le chrétien ne retombera plus sous le coup de la loi puisqu’il a été justifié par Dieu. Il ne s’appuie pas sur ses propres forces, mais sur Jésus, sur le Saint Esprit.

Philippiens 4:13

13 Je puis tout par Christ qui me fortifie.

Cela ne veut pas dire qu’un chrétien ne péchera jamais. Voici trois versets de 1 Jean 3 sur le péché:

1 Jean 3:6-9

Quiconque demeure en lui ne pèche point; quiconque pèche ne l’a pas vu, et ne l’a pas connu.

Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste.

Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu.

Il faut faire attention à l’expression « ne pratique pas ». Si quelqu’un pratique le péché, il ne s’agit pas d’un accident, mais d’une pratique habituelle. Le vrai chrétien peut tomber dans le péché, mais il n’y reste pas, il ne s’y vautre pas. Il se repent, il confesse et obtient le pardon de Dieu.

1 Jean 1:9

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

Vivre sous la grâce et vivre de la grâce de Dieu !

Hébreux 12:14-15

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

15 Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés;

Éphésiens 2:8

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu

De la même façon, nous devons vivre la grâce de Dieu par la foi.

4 – Romains 6:16-23 – de qui sommes-nous esclave

Romains 6:16-23

16 Ne savez-vous pas qu’en vous livrant à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance qui conduit à la justice?

17 Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits.

18 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. –

19 Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.

20 Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice.

21 Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd’hui. Car la fin de ces choses, c’est la mort.

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Regardez le parallèle qu’il y a entre le verset 21 et le verset 22. Les fruits de la sainteté sont les fruits de la sanctification.

Le verset 16 est à rapprocher de celui de :

Galates 5:1

1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Être esclave du péché a pour conséquence la mort spirituelle dans cette vie, la mort physique à la fin de notre vie et la mort éternelle ensuite. Alors que lorsque nous sommes sous la justice de Dieu, que nous sommes justifiés, nous avons la vie spirituelle, et nous connaitrons la résurrection après la mort et la vie éternelle auprès de Dieu.

Cela peut-être incompréhensible pour certaines personnes ainsi qu’il écrit en :

1 Corinthiens 2:14

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Pourquoi en est-il ainsi? Parce qu’une personne qui n’est pas convertie ne peut pas comprendre. Et même dans certains cas, un jeune converti ne comprend pas forcément. Il faut un minimum. Cela répond au verset précédent qui dit que :

13 Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles.

Comprenez-vous le problème que nous pouvons rencontrer avec des personnes qui n’ont pas la connaissance spirituelle de la Bible, et qui sont spirituellement mortes. Une personne qui a bac +5 va comprendre le français, ce qui littéralement est dit, mais spirituellement elle ne va pas comprendre ce que Dieu dit.

Paul conclut que d’esclaves du péché, nous sommes devenus esclaves de la justice de Dieu. Cela révèle un autre point. L’homme n’est jamais entièrement libre et cela doit être compris. Les anarchistes ont la devise qui dit: « ni Dieu, ni maître ». En réalité, ils se font des illusions parce que, soit l’homme est esclave du péché, soit il est esclave de la justice de Dieu. La puissance du péché est telle que l’homme ne peut en être libéré que par la puissance de Dieu.

Tout cela aboutit à la magnifique déclaration qui est la conclusion de ce chapitre :

Romains 6:22-23

22 Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.

23 Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.

Donc d’un côté, verset 22, on a le fruit de la sainteté qui est la sanctification et d’un autre côté, verset 23, on a la grâce ou le don gratuit de Dieu.

Un petit rappel:

Éphésiens 2:8-9

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

Après avoir étudié le chapitre 6 de Romains, il est impossible pour une personne honnête de dire que sous la grâce nous pouvons vivre comme avant, une vie de péché.
C’est un admirable témoignage qui semble tout conclure. Cependant voici que le chapitre suivant, le chapitre 7 de l’Épître aux romains, va révéler le combat qui se livre, non chez l’inconverti, mais dans le cœur même du croyant.

1 Corinthiens 11:1 : Comment imiter Christ et croître spirituellement

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Dans 1 Corinthiens 11:1 , Paul exhorte les croyants à imiter le Christ, devenant ainsi des témoins vivants de sa parole. Ce verset nous invite à une démarche active de croissance spirituelle et de transformation.

1 Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.

1 Corinthiens 11:1

1 Corinthiens 11:1 nous rappelle que, en tant que chrétiens, nous sommes appelés à imiter Christ. Cela implique non seulement de suivre son exemple de foi, mais aussi d’incarner ses enseignements dans nos vies quotidiennes. Paul, en tant qu’apôtre, nous montre le chemin en vivant une vie centrée sur Christ. Il invite les croyants à ne pas simplement suivre des règles, mais à adopter une manière de vivre qui reflète l’amour, l’humilité et la sagesse de Jésus.

Imiter Christ, c’est comprendre que chaque action, chaque parole, chaque décision doit être guidée par ses principes. Jésus nous a montré un exemple parfait d’humilité, de sacrifice et d’amour inconditionnel. Si nous voulons croître spirituellement, il nous faut vivre comme Lui. Ce n’est pas une tâche facile, car cela demande une transformation profonde de notre cœur et de notre esprit. Mais, comme Paul l’énonce, « soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ » (1 Cor. 11:1), nous avons un modèle à suivre.

Croître spirituellement signifie plus que simplement grandir dans la connaissance de la parole de Dieu. Il s’agit d’appliquer cette parole dans notre vie, de la rendre vivante par nos actions et notre comportement. En imitant le Christ, nous devenons des témoins de sa grâce et de sa vérité, et nous participons à l’œuvre divine de sanctification.

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Car c’est à cela que vous avez été appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces.

1 Pierre 2:21

Psaumes 129-131 – – – 1 Corinthiens 11:1-16

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Romains 8:1-3 : La loi de l’Esprit qui nous libère

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Romains 8:1-3 proclame la liberté du croyant en Jésus-Christ. Par l’Esprit, la loi du péché perd sa domination. La condamnation disparaît, car Dieu a agi puissamment en envoyant son Fils pour nous délivrer.

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché,… »

Romains 8:1-3

Cette déclaration change tout. Elle ne repose pas sur notre mérite, mais sur l’œuvre achevée du Christ.

La loi de l’Esprit nous affranchit de la loi du péché et de la mort. Le péché voulait régner, mais l’Esprit donne la vie. La grâce n’annule pas la justice, elle l’accomplit pleinement en Christ. Dieu n’a pas affaibli la loi. Il l’a satisfaite par le sacrifice de son propre Fils.

En effet, ce que la loi ne pouvait faire à cause de la faiblesse de la chair, Dieu l’a accompli. Il a condamné le péché dans la chair. Cette vérité libère notre conscience. Nous n’avons plus à craindre la condamnation si nous marchons selon l’Esprit.

Cela nous invite à une vie nouvelle, conduite non par nos efforts humains, mais par la puissance de Dieu. La liberté en Christ n’est pas une permission de pécher, mais une capacité à vaincre. L’Esprit Saint nous pousse vers la sainteté, vers une obéissance motivée par l’amour.

Ainsi, le croyant vit dans la liberté de l’Esprit, affranchi de la culpabilité et du joug du péché. Romains 8:1-3 est un fondement solide pour notre assurance et notre marche quotidienne. Dieu ne se contente pas de pardonner, il transforme et renouvelle.

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1 C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.

Galates 5:1

Psaumes 68-69 – – – Romains 8:1-21

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