Hébreux chapitre 10 : Le sacrifice ultime pour l’humanité

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Hébreux chapitre 10 souligne la valeur unique du sacrifice de Christ, offrant un pardon complet et permanent. L’auteur exhorte les croyants à persévérer dans la foi, à s’encourager mutuellement et à ne pas abandonner leur assemblée.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 11

Hébreux chapitre 10 – Étude biblique

Dans ce chapitre l’auteur approfondit son argumentation en introduisant de nouvelles idées, notamment l’obéissance de Christ à la volonté du Père, obéissance qui l’a conduit à se sacrifier pour le salut de l’humanité. Il explique également que la loi mosaïque n’était qu’une ombre des réalités à venir, une simple préfiguration du plan de rédemption en Christ. Comme toute ombre, elle n’a pas de substance propre mais elle pointe vers quelque chose de plus grand, à savoir que la réalité est en Christ. La loi révèle le péché, comme l’explique Romains 7, mais elle ne peut l’effacer ni apporter la réconciliation avec Dieu. Seul le sacrifice de Jésus peut réellement ôter le péché et offrir la solution définitive à la condition humaine.

Les sacrifices de la loi, bien qu’offerts perpétuellement, ne pouvaient en eux-mêmes pas régler de manière définitive le problème du péché. Leur répétition prouvait leur inefficacité. Si ces sacrifices avaient été suffisants, ils auraient cessé car ceux qui participaient au culte auraient été purifiés une fois pour toutes, sans avoir conscience de leurs péchés.

1- Hébreux chapitre 10 :1-4 – Insuffisance des sacrifices de l’Ancienne Alliance

Hébreux 10:1-4 met en lumière cette insuffisance

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Autrement, n’aurait-on pas cessé de les offrir, parce que ceux qui rendent ce culte, étant une fois purifiés, n’auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ?

Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices ;

car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés.

Le verset 1 souligne que la loi est « une ombre des biens à venir ». Il est important de noter que le terme « ombre » n’est pas utilisé ici de la même manière qu’en Hébreux 8:5 où il est écrit:

Hébreux 8:5

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Dans ce verset, il s’agissait du contraste entre le culte céleste et son reflet imparfait sur terre. Ici, « ombre » signifie une préfiguration, c’est à dire comme un croquis avant la réalisation d’une œuvre d’art. La loi montre une esquisse du plan de salut divin, mais elle n’a pas la précision ni la clarté de la réalité accomplie en Christ. L’ombre a pour fonction de diriger notre attention vers la réalité à venir.

En Hébreux 9:11, les « biens à venir » se réfèrent au ministère sacerdotal de Jésus dans le tabernacle céleste, plus grand et parfait. Jésus est le souverain sacrificateur des biens à venir. L’auteur de l’épître insiste à nouveau sur le caractère unique du sacrifice de Jésus, en contraste avec les sacrifices lévitiques répétés et inefficaces.

Le terme « amener à la perfection » (v.1) fait référence à l’accomplissement, la maturation, ou la complétude. Les sacrifices de la loi n’ont jamais amené les adorateurs à cette perfection spirituelle et morale. Le verset 2 introduit une hypothèse : si la loi avait pu rendre parfaits ceux qui l’observaient, elle aurait effacé le souvenir du péché. Cependant, le fait que le culte se répétait, montre bien que cette perfection n’était pas atteinte.

Le verset 4 rappelle la réalité de l’impuissance des sacrifices animaux : « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés ». Ce constat remet en question l’efficacité du culte mosaïque et souligne la nécessité d’un autre sacrifice, parfait et définitif : celui de Jésus-Christ. En fait, on pourrait presque lire le verset 4 immédiatement après le verset 1 pour renforcer cette idée : « ne peut jamais… car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés. »

L’épître aux Hébreux semble avoir été écrite avant l’an 70, avant la destruction du Temple, puisque l’auteur parle d’un culte encore en vigueur. Ce passage met en lumière l’impossibilité du culte mosaïque à purifier totalement l’homme. Les sacrifices sous l’ancienne alliance pouvaient laver le corps des souillures extérieures, mais ils ne pouvaient pas purifier le cœur et l’esprit de la culpabilité. En revanche, la Nouvelle Alliance en Christ offre une purification intérieure et permet aux croyants de s’approcher de Dieu avec une bonne conscience.

Hébreux 4:16 résume cette grâce :

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Le verset 3 fait référence au jour des expiations (Yom Kippour), où les péchés étaient rappelés chaque année par les sacrifices offerts. Chaque année, le peuple d’Israël renouvelait le souvenir de ses transgressions, mais la loi ne pouvait pas les en libérer. Cela fait également écho aux sacrifices quotidiens, comme le sacrifice d’un taureau offert chaque jour pour les péchés du peuple.

Exode 29:36

36 Tu offriras chaque jour un taureau en sacrifice pour le péché, pour l’expiation; tu purifieras l’autel par cette expiation, et tu l’oindras pour le sanctifier.

Le but ultime de la loi n’était pas de purifier l’homme du péché, mais de révéler son besoin de rédemption. Comme le dit Jean-Baptiste en :

Jean 1:29

29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit: Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

En conclusion, l’auteur de l’épître aux Hébreux montre que le sacrifice unique de Jésus est parfait, complet et suffisant. Là où les sacrifices lévitiques échouaient, le sacrifice de Christ accomplit ce que la loi ne pouvait jamais réaliser : l’effacement définitif du péché et la réconciliation avec Dieu. Jésus est la réalité à laquelle la loi et les sacrifices faisaient allusion, le seul capable d’amener les croyants à la perfection spirituelle et de les libérer de la culpabilité du péché.

2 – Hébreux chapitre 10:5-10 – Voici, je viens Pour faire ta volonté

Hébreux 10:5-10

C’est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m’as formé un corps ;

Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché.

Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté.

Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi),

il dit ensuite : Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde.

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Ce passage met en lumière la suprématie du sacrifice de Christ et le remplacement de l’Ancienne Alliance par la Nouvelle Alliance. Les versets 5 à 7 citent Psaumes 40:7-9, et l’auteur de l’épître aux Hébreux applique cette prophétie à Jésus-Christ. Les paroles de David deviennent celles du Christ, qui affirme que Dieu ne veut ni sacrifices ni offrandes, mais un cœur obéissant. Cette déclaration souligne la mission de Jésus, incarné pour accomplir la volonté du Père.

Les versets 5 et 6 révèlent une vérité fondamentale, à savoir que les sacrifices et les holocaustes de l’Ancien Testament ne suffisaient pas à satisfaire pleinement Dieu. Bien qu’ils aient été ordonnés par la loi, ils n’apportaient pas la purification véritable du péché. La clé réside dans le fait que Jésus, dans son humanité, a offert quelque chose de totalement différent : lui-même. En recevant un corps, il est venu pour accomplir la volonté de Dieu, et ce sacrifice unique a remplacé les rituels répétés des sacrifices animaux.

Philippiens 2:6-7

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme,

Illustre cette idée en expliquant que, bien que Jésus fût égal à Dieu, il s’est dépouillé pour prendre la forme d’un serviteur, se rendant semblable aux hommes.

Le verset 6 exprime aussi la déception divine face à l’obéissance mécanique aux sacrifices. Dans l’Ancien Testament, plusieurs passages montrent que Dieu valorise bien plus l’obéissance sincère et un cœur repentant que le simple rituel sacrificiel.

1 Samuel 15:22 dit :

22 Samuel dit: L’Éternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à la voix de l’Éternel? Voici, l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.

De même, des passages comme Ésaïe 1:11-17, Osée 6:6 et Michée 6:6-8 montrent que ce que Dieu recherche, c’est la justice, la miséricorde et un cœur véritablement dévoué à lui.

La répétition des sacrifices sous la loi mosaïque trahissait leur inefficacité. De même, certains chrétiens perpétuent aujourd’hui des rituels similaires, notamment dans la liturgie de la messe catholique, où le sacrifice de Christ est reproduit symboliquement chaque jour. Toutefois, Hébreux 10 nous enseigne que le sacrifice de Jésus a été accompli une fois pour toutes et n’a nul besoin d’être répété, contrairement aux sacrifices juifs. Le danger ici est de tomber dans un schéma de culte répétitif, oubliant la perfection du sacrifice du Christ. Il en va de même pour ceux qui se préparent à rebâtir un temple à Jérusalem pour restaurer les sacrifices de l’Ancien Testament : ces efforts sont inutiles à la lumière de l’accomplissement en Christ.

La volonté de Dieu, révélée est que nous soyons sanctifiés, ainsi qu’il est écrit en :

1 Thessaloniciens 4:3

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ;

Cette sanctification découle directement de l’œuvre de Jésus. Le verset de :

Hébreux 10 :10 nous rappelle que

10 C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ, une fois pour toutes.

Le sacrifice de Jésus n’a pas besoin d’être renouvelé ; il est complet et parfait.

Hébreux 10:7 souligne une distinction essentielle : les sacrifices d’animaux étaient involontaires de la part de ces derniers, tandis que Jésus a volontairement offert sa vie pour accomplir la volonté du Père. Cela contraste avec les sacrifices imposés par la loi. De plus,

Hébreux 10:8 récapitule les différents types de sacrifices offerts sous l’ancienne alliance, montrant que tous ces sacrifices n’étaient qu’une préfiguration du sacrifice ultime de Jésus.

Hébreux 10:9 déclare que Jésus a aboli la première alliance pour établir la seconde. L’Ancienne Alliance, marquée par les sacrifices répétés et la loi mosaïque, a été remplacée par la Nouvelle Alliance scellée par le sang de Christ, comme l’illustre le verset de:

Colossiens 2:14

14 il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a détruit en le clouant à la croix ;

Ceci fait écho à Jérémie 31:31-34, qui prophétise une nouvelle alliance où Dieu mettra sa loi dans le cœur de son peuple.

Hébreux 10:10 insiste sur l’importance de la volonté de Dieu, soulignant que la sanctification des croyants découle de l’offrande du corps de Jésus, « une fois pour toutes ». Cela signifie que l’œuvre de Jésus est parfaite et complète. Rien ne peut y être ajouté. Il nous est simplement demandé d’y répondre par la foi, comme l’explique :

Romains 10:8-11

Que dit-elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :

11 Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Cette foi repentante est le chemin vers la sanctification et la communion avec Dieu.

Enfin, le véritable chrétien se reconnaît par son désir de ressembler à Jésus-Christ, en cherchant à vivre selon la volonté divine.

Éphésiens 1:4 nous rappelle que

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,

Cette sainteté, rendue possible par l’œuvre unique de Christ, doit être l’objectif de toute vie chrétienne, et non un retour aux rituels de l’Ancienne Alliance.

Ainsi, Hébreux 10:5-10 nous montre la plénitude du sacrifice de Jésus, l’abolition de l’ancienne loi des sacrifices et l’appel à vivre une vie sanctifiée en réponse à l’œuvre parfaite de Christ, accomplie une fois pour toutes.

3 – Hébreux chapitre 10:11-18 – un seul sacrifice pour les péchés

Hébreux 10:11-18

11 Et tandis que tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés,

12 lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu,

13 attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied.

14 Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.

15 C’est ce que le Saint Esprit nous atteste aussi ; car, après avoir dit :

16 Voici l’alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute :

17 Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.

18 Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.

Ce passage de Hébreux 10:11-18 développe davantage la supériorité du sacrifice de Jésus par rapport aux sacrifices de l’Ancien Testament, en soulignant que l’œuvre du Christ est parfaite, accomplie une fois pour toutes, et qu’elle n’a pas besoin d’être répétée.

Verset 11 : « Tout sacrificateur se tient debout… »

Ce verset souligne une distinction cruciale entre les sacrificateurs lévitiques de l’Ancien Testament et Jésus. Les prêtres de l’Ancienne Alliance se tenaient debout quotidiennement, symbolisant le caractère inachevé et répétitif de leur travail. Les sacrifices offerts par les prêtres ne pouvaient jamais ôter les péchés de manière définitive. Il s’agissait d’un processus perpétuel, sans fin, car le sang des animaux ne pouvait purifier les consciences ni apporter la rédemption complète.

Verset 12 : « Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis… »

En contraste, Jésus est « assis pour toujours à la droite de Dieu ». Cette posture d’être assis, symbolise l’accomplissement de son œuvre. Il n’a pas besoin de se lever et de recommencer car son sacrifice est parfait et complet. Il s’agit d’un acte final qui marque la fin des sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance. Le fait qu’il soit assis à la droite de Dieu est une référence directe au

Psaumes 110:1 où Dieu dit au Messie

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

La droite de Dieu représente la position d’honneur et de puissance, et le fait que Jésus y soit assis signifie également qu’il intercède constamment pour les croyants.

Verset 13 : « Attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied… »

Bien que l’œuvre rédemptrice de Jésus soit achevée, l’histoire du salut n’est pas encore pleinement accomplie. Le « jusqu’à ce que » indique une attente active du moment où ses ennemis seront totalement soumis à son autorité. Ce moment sera celui de la pleine réalisation du règne de Christ à la fin des temps. La bataille spirituelle a déjà été gagnée à la croix, comme le dit :

Colossiens 2:15

15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Bien que la victoire soit assurée, elle ne sera pleinement manifestée qu’à la fin des temps, quand ses ennemis seront définitivement vaincus.

Verset 14 : « Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. »

Ce verset révèle une vérité essentielle qui est que par son unique sacrifice, Jésus a amené à la perfection ceux qui sont sanctifiés. Cette « perfection » fait référence à la maturité spirituelle, à la plénitude de la réconciliation avec Dieu. Cela ne signifie pas que les croyants sont parfaits dans leur comportement, mais qu’ils sont rendus parfaits devant Dieu grâce à l’œuvre de Jésus. Ils sont justifiés et sanctifiés par la foi en ce sacrifice unique. Ceux qui reçoivent ce don par la foi sont ainsi amenés à une position parfaite devant Dieu, non par leurs propres œuvres, mais par l’œuvre accomplie de Christ.

Verset 15 : « C’est ce que le Saint-Esprit nous atteste aussi… »

L’auteur cite à nouveau:

Jérémie 31:33-34

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Rappelant que c’est le Saint-Esprit qui avait prophétisé cette Nouvelle Alliance. Le Saint-Esprit témoigne de la nouvelle relation que Dieu établit avec son peuple : « Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, et je les écrirai dans leur esprit. » Il ne s’agit plus d’une loi extérieure imposée, mais d’une transformation intérieure. Le croyant, par la puissance du Saint-Esprit, reçoit la loi divine dans son cœur et vit selon cette loi, intérieurement transformé et en communion avec Dieu. L’auteur de l’épître attribue explicitement cette prophétie à l’inspiration divine du Saint-Esprit, ce qui souligne l’autorité de cette déclaration prophétique.

Verset 17 : « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. »

Le pardon des péchés est un aspect central de la Nouvelle Alliance. Contrairement aux sacrifices de l’Ancienne Alliance, qui couvraient les péchés sans les effacer complètement, le sacrifice de Jésus efface définitivement les péchés. Dieu promet de ne plus se souvenir des péchés de ceux qui sont en Christ. Cela ne signifie pas que Dieu oublie littéralement, mais que, dans son amour et sa grâce, il choisit de ne plus tenir compte des péchés qui ont été pardonnés. Cette promesse est la base de l’assurance du salut des croyants.

Verset 18 : « Là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché. »

Ce verset conclut avec une logique irréfutable : si les péchés sont pardonnés, il n’est plus nécessaire d’offrir des sacrifices pour les expier. Le pardon obtenu par Jésus est définitif et complet. Cela souligne l’inutilité des rituels sacrificiels répétitifs, que ce soit sous l’ancienne alliance juive ou dans toute pratique religieuse actuelle qui chercherait à ajouter quelque chose au sacrifice de Jésus. Le pardon total en Christ nous libère de toute tentative d’obtenir la faveur divine par nos propres moyens.

Conclusion

Dans ces versets, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous rappelle la grandeur et l’accomplissement final du sacrifice de Jésus. Contrairement aux sacrifices lévitiques qui étaient répétitifs et inefficaces, le sacrifice de Jésus a apporté une purification définitive. Cette œuvre achevée est symbolisée par le fait que Jésus est assis à la droite de Dieu, dans une position d’autorité et de repos, attendant l’accomplissement final de la soumission de ses ennemis. Par ce sacrifice, ceux qui sont sanctifiés sont amenés à la perfection spirituelle, et le Saint-Esprit témoigne de cette Nouvelle Alliance où les péchés sont pardonnés de façon irrévocable. Là où il y a pardon, il n’y a plus besoin d’offrande pour le péché, et c’est là la grande espérance des croyants.

4- Un rappel :

Le thème central de l’épître aux Hébreux est l’affirmation que Jésus est le véritable Souverain Sacrificateur. Cette idée se trouve explicitement exprimée dans:

Hébreux 4:14-16

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Cette déclaration est développée de manière approfondie dans les chapitres 5 à 10:18, répartis en sept sections distinctes :

● Hébreux 7:1-28La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.
● Hébreux 8:1-5La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur du sanctuaire céleste.
● Hébreux 8:6-13La supériorité de Jésus en tant que médiateur d’une alliance plus excellente établie sur de meilleures promesses
● Hébreux 9:1-7Le sanctuaire de l’ancienne alliance dans la structure et le fonctionnement n’étaient que des symboles.
● Hébreux 9:11-14Le sanctuaire et le sacrifice de la nouvelle alliance sont des réalités
● Hébreux 9:15-28La supériorité de Jésus en tant que médiateur de la nouvelle alliance
● Hébreux 10:1-18La supériorité de Jésus en tant que véritable sacrifice.

4 – Hébreux chapitre 10:19-25 – L’Exhortation à la Vie de Foi

Hébreux 10:19-25

19 Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

21 et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu,

22 approchons-nous donc avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure.

23 Retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle.

24 Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à l’amour et aux bonnes œuvres.

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

Avec ce passage, l’auteur conclut la partie doctrinale de l’épître aux Hébreux et entre dans une exhortation pleine d’enthousiasme. Il encourage vivement les destinataires à persévérer dans la foi et à ne pas retourner au judaïsme. L’auteur adopte le ton d’un leader qui avance en tête, motivant la communauté à suivre le chemin tracé par Jésus-Christ.

L’expression « Ainsi donc, frères » marque un tournant dans le discours. En s’appuyant sur tout ce qui a été dit précédemment — sur la doctrine exposée — nous sommes appelés à manifester notre foi. Cette exhortation est un appel à lever haut les cœurs et à avancer avec assurance. Ce même encouragement s’adresse à nous aujourd’hui, nous incitant à vivre pleinement notre foi, car nous voyons s’approcher le jour du Seigneur.

1. Une « libre entrée » pleine d’assurance

Le mot grec « parrhesia », traduit ici par « libre entrée », évoque une notion d’ouverture, de courage et de confiance. Contrairement à Adam qui en:

Genèse 3:10

10 Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.

 Adam se cachait par crainte de Dieu à cause de son péché, quand nous, nous pouvons désormais nous approcher de Dieu avec hardiesse. Par le sacrifice de Jésus, nous avons accès au propitiatoire, au trône de la grâce (Hébreux 4:16). L’accès au sanctuaire céleste, thème central de cette épître, est garanti par le pardon obtenu par le sang de Christ.

Le verset 20 souligne que ce chemin, cette route nouvelle et vivante, a été inaugurée à travers le voile, qui est le corps de Jésus. Tout comme le voile du Temple a été déchiré lors de la crucifixion (Matthieu 27:51), la chair de Jésus brisée symbolise la restauration de la relation avec Dieu. Ce voile déchiré rappelle également l’alliance que Dieu a conclue avec Abraham, où des animaux étaient coupés en deux (Genèse 15:9-18).

2. La route nouvelle et vivante

Le terme grec pour « nouvelle » signifie également « fraîchement tué », soulignant la simultanéité entre la mort de Jésus et le déchirement du voile. Cette route est vivante parce que Jésus n’est plus mort, mais qu’il est ressuscité. Il s’agit d’une affirmation de la résurrection de Jésus face aux judéo-chrétiens tentés de revenir au judaïsme. L’Agneau immolé, comme décrit en Apocalypse 5:6, est vivant et règne désormais.

Apocalypse 5:6

Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre.

Verset 21 : La « maison de Dieu » fait référence à l’ensemble des croyants, qu’ils soient de l’Ancien ou du Nouveau Testament. Moïse était serviteur dans la maison de Dieu, mais Jésus en est le souverain sacrificateur.

4.  Hébreux 10:22-25 est un appel à la progression dans la foi

Dans les versets suivants, nous voyons une progression dans l’exhortation :

  • v.22 : Approchons-nous avec un cœur sincère
  • v.23 : Retenons fermement la profession de notre foi
  • v.24 : Veillons les uns sur les autres
  • v.25 : N’abandonnons pas notre assemblée, mais exhortons-nous réciproquement

La nouvelle alliance apportée par Jésus transforme les cœurs et donne un esprit nouveau. C’est un don gratuit qui, cependant, exige une réponse : nous devons porter du fruit. La sincérité de cœur (v.22) est essentielle dans cette nouvelle alliance, en opposition à l’hypocrisie, qui consiste à avoir un double langage. La foi doit être vécue dans la plénitude, avec une pleine assurance, comme on le voit dans Actes 4:29 et Philippiens 1:20.

4. L’assurance fondée sur Christ

Cette pleine assurance repose sur trois piliers :

  1. Une vie de foi, qui prouve notre conversion.
  2. L’œuvre parfaite de Christ (2 Corinthiens 5:21) : Il est devenu péché pour nous afin que nous devenions la justice de Dieu en lui.
  3. Le témoignage de l’Esprit (Romains 8:16) : L’Esprit rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

La foi ne se limite pas à une simple doctrine à affirmer, elle doit être vécue au quotidien. Nos actes témoignent de la réalité de notre foi, et si ceux-ci ne correspondent pas à nos paroles, cela révèle de l’hypocrisie.

5. Veillons les uns sur les autres

Le verset 24 nous appelle à veiller les uns sur les autres, à nous stimuler mutuellement à l’amour et aux bonnes œuvres, deux signes distinctifs du chrétien authentique. L’amour et les bonnes œuvres ne sont pas optionnels et ils témoignent de la foi vivante en Christ.

Les versets 24-25 dressent une liste de quatre choses que chaque chrétien doit faire :

  1. Veiller sur les autres,
  2. S’encourager à l’amour et aux bonnes œuvres,
  3. Ne pas abandonner les assemblées,
  4. S’exhorter réciproquement.

Le « jour » mentionné au verset 25 fait probablement référence au jour du retour de Christ, mais peut aussi désigner le jour du jugement. En tous les cas, ce jour approche, et l’urgence est d’autant plus grande pour rester fermes dans la foi et persévérer dans la communion fraternelle.

Les versets suivants (Hébreux 10:26-31 et 10:32-39) suggèrent que l’épître s’adresse à deux groupes distincts au sein d’une même assemblée, d’une part les indécis qui n’ont pas encore fait le pas de la foi en Jésus, et d’autre part ceux qui sont déjà convertis.

En résumé, Hébreux 10:19-25 est un appel vibrant à la foi active et à la persévérance. Il nous rappelle que notre espérance est fondée sur la fidélité de Dieu et que cette espérance doit être visible dans notre vie de tous les jours, par l’amour, les bonnes œuvres, et la fidélité à la communauté de croyants.

5 – Hébreux 10:26-31 – Avertissement aux indécis.

Hébreux 10:26-31

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

31 C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant.

Ce passage de Hébreux 10:26-31 est un avertissement solennel à ceux qui, après avoir reçu la connaissance de la vérité, continuent à pécher volontairement. L’auteur appelle à une prise de conscience sérieuse des conséquences spirituelles de l’apostasie, surtout face à l’œuvre rédemptrice de Christ. Cet avertissement souligne la gravité d’abandonner la foi après avoir expérimenté la vérité de l’Évangile, particulièrement dans un contexte où les croyants sont tentés de retourner au Judaïsme.

Verset 26 : Pécher volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité

L’auteur parle ici d’un rejet délibéré, conscient et volontaire du salut offert par Jésus-Christ. Cela concerne ceux qui ont pleinement saisi la vérité du message évangélique, mais qui choisissent de retourner dans un mode de vie de péché ou, pire encore, de rejeter le sacrifice de Christ. Ce n’est pas une question de péchés occasionnels ou involontaires, mais d’une posture délibérée de rejet.

Il n’y a plus de sacrifice pour les péchés après que l’on ait volontairement rejeté le sacrifice parfait de Christ. Le péché volontaire ici évoqué est l’apostasie — un abandon définitif et conscient de la foi, comme déjà mentionné en:

Hébreux 6:4-6

4Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Verset 27 : Attente du jugement

Ceux qui commettent ce péché d’apostasie doivent s’attendre à un jugement implacable. Il ne reste pour eux qu’une « attente terrible du jugement », marquée par un feu dévorant réservé aux ennemis de Dieu. Cette description rappelle la sévérité de la justice divine pour ceux qui, ayant eu la révélation de la vérité, l’ont sciemment rejetée. L’apostasie expose l’individu au jugement final, car il ne reste aucun autre sacrifice pour les péchés.

Hébreux 9:27 nous dit :

27 Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement,

Verset 28 : Comparaison avec la loi de Moïse

L’auteur compare la sévérité du jugement pour ceux qui violent la loi de Moïse avec celui des apostats du Nouveau Testament. Sous l’Ancienne Alliance, la peine capitale pouvait être appliquée pour les crimes graves, comme l’idolâtrie ou le blasphème, sur la déposition de deux ou trois témoins (voir Deutéronome 17:2-7). Si une telle infraction était punie de mort, le rejet du sacrifice de Christ et la profanation de l’Esprit de grâce appellent un châtiment encore plus sévère.

Verset 29 : Fouler aux pieds le Fils de Dieu

Le verset 29 expose trois péchés majeurs liés à l’apostasie :

  1. Fouler aux pieds le Fils de Dieu : un acte de mépris ouvert envers Christ, rejetant sa personne et son œuvre.
  2. Tenir pour profane le sang de l’alliance : considérer le sacrifice de Jésus comme n’ayant aucune valeur, traitant le sang qui a sanctifié le croyant comme une chose impure.
  3. Outrager l’Esprit de grâce : ce qui peut être interprété comme le blasphème contre le Saint-Esprit, un péché impardonnable.
Marc 3:29

29 mais quiconque blasphémera contre le Saint Esprit n’obtiendra jamais de pardon: il est coupable d’un péché éternel.

Rejeter l’Esprit de grâce, c’est rejeter le seul moyen par lequel nous pouvons être sauvés.

Ces péchés mènent à une condamnation certaine, et l’apostasie est jugée plus sévèrement que la désobéissance sous la loi mosaïque.

Verset 30 : Le Seigneur jugera son peuple

Le jugement de Dieu ne doit pas être pris à la légère. L’auteur cite deux passages de l’Ancien Testament : Deutéronome 32:35 (« À moi la vengeance, à moi la rétribution ! ») et Deutéronome 32:36 (« Le Seigneur jugera son peuple »). Cela souligne que Dieu est non seulement juste, mais qu’il est aussi celui qui punit l’apostasie, en particulier parmi ceux qui ont été éclairés par l’Évangile.

Verset 31 : Tomber entre les mains du Dieu vivant

L’expression « tomber entre les mains du Dieu vivant » renforce la terreur du jugement divin. C’est une chose terrible, car Dieu, en tant que juge souverain, est aussi celui qui rendra justice avec équité. Rejeter l’offre de salut expose à la colère de Dieu, un concept effrayant mais juste.

Conclusion : Un avertissement contre l’apostasie

Ce passage est une sérieuse mise en garde contre le danger de rejeter délibérément la foi en Christ après avoir reçu la pleine connaissance de la vérité. Le ton de l’auteur est urgent et grave, soulignant que l’apostasie est irréparable et entraîne une condamnation certaine.

Pour les premiers destinataires de cette épître, principalement des judéo-chrétiens tentés de retourner au Judaïsme, l’auteur leur rappelle que le retour aux sacrifices lévitiques est vain. Christ est le sacrifice parfait et unique, et toute tentative de revenir à un système ancien n’apporte plus de rémission des péchés. Christ ou le jugement, tel est le choix solennel.

Cet avertissement est pertinent pour les croyants de toutes générations. Il nous appelle à demeurer fidèles, à ne pas traiter avec légèreté le sacrifice de Christ, et à prendre notre marche avec Dieu au sérieux, en veillant à ne pas tomber dans le piège de l’apathie spirituelle ou de l’abandon de la foi.

6 – Hébreux chapitre 10:32-39 – Souvenez-vous de ces premiers jours

Hébreux 10:32-39

32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

33 d’une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l’autre, vous associant à ceux dont la position était la même.

34 En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours.

35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

36 Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.

37 Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas.

38 Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

L’auteur, après avoir mis en garde les croyants contre l’apostasie, adopte ici un ton plus encourageant en rappelant aux destinataires de la lettre, les premiers jours de leur foi, et leur endurance passée au milieu des épreuves.

Souvenirs des premiers combats de foi (v. 32-34)

L’auteur commence par exhorter les croyants à se rappeler ces premiers temps où, après avoir été « éclairés » (v. 32), c’est-à-dire après avoir reçu la révélation de la foi chrétienne, ils ont dû faire face à de grandes souffrances. Ils ont enduré non seulement des opprobres et des tribulations, mais aussi se sont associés à ceux qui étaient dans la même situation (v. 33). Cette association avec ceux qui souffraient, par solidarité chrétienne, démontre une vie de foi active et compassionnelle.

Au verset 34, l’auteur rappelle que ces croyants ont même accepté la perte de leurs biens matériels avec joie, car ils étaient pleinement conscients de posséder des biens célestes supérieurs et durables. Cela révèle une foi qui ne repose pas sur des richesses terrestres, mais sur l’espérance des « biens meilleurs », ceux de l’éternité.

Encouragement à la persévérance (v. 35-36)

L’auteur encourage à ne pas abandonner cette « assurance » (v. 35), cette certitude en Christ, à laquelle est attachée une grande récompense. Il rappelle que la persévérance est nécessaire pour accomplir la volonté de Dieu et recevoir la promesse (v. 36). La foi chrétienne n’est pas seulement une adhésion intellectuelle, mais une course à courir avec endurance.

L’imminence du retour de Christ (v. 37-38)

L’auteur cite le prophète Habakuk (Habakuk 2:3-4) pour souligner l’urgence de la situation : « Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. » (v. 37). Cette attente du retour imminent de Christ est un rappel que la promesse de Dieu se réalisera en son temps, et que les croyants doivent vivre par la foi en attendant. Le verset 38 est un avertissement clair : « Mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. » La foi, ici, est continue et dynamique. Se retirer, c’est renoncer à cette foi vivante, ce qui déplaît à Dieu.

Conclusion : l’identité des croyants (v. 39)

L’auteur termine sur une note pleine d’espoir : « Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme. » (v. 39). Il s’identifie avec ses lecteurs en affirmant qu’ils appartiennent à ceux qui persévèrent dans la foi, ceux qui avancent vers le salut.

Réflexions complémentaires
  1. Rappel des œuvres de foi : Ces croyants ont soutenu un grand combat dans leurs premiers jours de foi. Ils ont montré une compassion pratique pour les prisonniers, se sont exposés aux opprobres, et ont accepté la perte de leurs biens matériels (v. 33-34). Cela montre que leur foi était accompagnée d’œuvres, un thème central dans les écrits de Jacques.
Jacques 2:14-18

14 Mes frère, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?

15 Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour,

16 et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?

17 Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

18 Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi ; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

 La foi véritable, selon l’Écriture, se manifeste par des œuvres concrètes de compassion, de persévérance et de sacrifice.

  1. La persévérance, clé de la promesse : L’auteur insiste sur la persévérance (v. 36). Il ne s’agit pas d’une foi temporaire ou de façade, mais d’une foi qui résiste aux épreuves et qui se manifeste dans la durée. Le parallèle avec l’athlète est pertinent ici :
Éphésiens 6:13

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

 Tout comme l’athlète s’entraîne pour être prêt lors de la compétition, le chrétien doit fortifier sa foi pour les épreuves spirituelles à venir.

  1. La foi vivante et agissante : Le verset 38 montre clairement que la foi n’est pas une simple croyance intellectuelle, mais une relation vivante avec Dieu qui doit persister. Si quelqu’un se retire, il montre qu’il n’a pas cette foi vivante, et cela ne plaît pas à Dieu. Ce verset, associé à Jacques 2, montre que la foi authentique se manifeste par des œuvres.
  2. Le danger de la non-persévérance : Ces croyants, ayant résisté à la persécution dans le passé, sont maintenant en danger de relâchement. Il est important de noter que le danger spirituel est parfois plus grand en période de paix, car le chrétien peut être tenté de s’endormir spirituellement. L’appel de l’auteur est donc à une vigilance constante et à une préparation spirituelle continue.

Conclusion

L’auteur de l’épître aux Hébreux appelle ses lecteurs à ne pas se relâcher dans leur foi, mais à persévérer. Leur passé de résistance aux souffrances est un témoignage de leur engagement, mais ce n’est pas le moment de faiblir. La promesse divine, bien que différée, est certaine, et ceux qui persévèrent jusqu’au bout recevront la grande récompense.

Le chrétien est appelé à une foi vivante, persévérante, active, qui s’exprime par des œuvres concrètes et une relation toujours plus étroite avec Dieu. Le véritable croyant ne se retire pas, mais avance avec assurance vers la promesse du salut.

Hébreux 10:39

39 Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme.

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Rappel de la Partie didactique

a)  Hébreux 1:1 à 7:28 –  La majesté de la personne de Christ.

Dans les premiers chapitres de l’épître aux Hébreux, l’auteur met en lumière la grandeur et la supériorité de Jésus-Christ en comparaison avec diverses figures et institutions importantes du judaïsme. Cela révèle la centralité de Christ dans la foi chrétienne et son rôle unique dans l’histoire du salut.

  • Hébreux 1:1-3 – Jésus est plus grand que les prophètes
    L’auteur commence par affirmer que Dieu a parlé autrefois aux prophètes de manière fragmentée, mais qu’il parle maintenant de manière définitive par son Fils. Jésus est le reflet de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa nature, montrant ainsi sa suprématie sur les prophètes.
  • Hébreux 1:4-14 – Jésus est plus grand que les anges
    Christ, étant appelé Fils de Dieu, est supérieur aux anges. Il est celui à qui Dieu a dit : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui » (v. 5), et c’est à Lui que tous les anges doivent se prosterner. Sa supériorité est aussi marquée par l’éternité de son règne et la stabilité de sa personne.
Premier rappel : Hébreux 2:1 – 3:6

L’auteur interpelle les lecteurs avec un avertissement solennel : si la parole donnée par les anges a eu des conséquences, combien plus la parole apportée par Christ ?

Hébreux 2:1-4 – Comment échapperons-nous

Si nous négligeons un si grand salut ?

Hébreux 2:5-18 – L’humiliation de Jésus au-dessous des anges
Ce passage met en lumière l’incarnation de Christ. Bien qu’il soit supérieur aux anges, il a été temporairement abaissé en devenant homme, pour pouvoir souffrir et mourir en notre place.

Hébreux 2:5-9 – Le constat
Jésus a été fait un peu inférieur aux anges par son incarnation, mais il est maintenant couronné de gloire en raison de sa souffrance pour le salut de l’humanité.

Hébreux 2:10-13 – La nécessité, le motif
Il convenait que le « chef de leur salut » soit rendu parfait par les souffrances. Christ s’est identifié à nous pour nous conduire à la gloire.

Hébreux 2:14-18 – La bénédiction, les conséquences
En devenant chair et sang, Jésus a détruit celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable. Ainsi, il délivre ceux qui, par crainte de la mort, étaient soumis à la servitude. Il est devenu un souverain sacrificateur compatissant et fidèle.

Hébreux 3:1-6 – Jésus est plus grand que Moïse.
Moïse, bien qu’il soit honoré en tant que serviteur fidèle dans la maison de Dieu, n’est qu’un serviteur dans cette maison. Jésus, lui, est le Fils sur cette maison, montrant ainsi qu’il a une autorité supérieure à celle de Moïse.

Deuxième rappel : Hébreux 3:7 – 5:10

L’exhortation ici est à la foi et à l’obéissance.

Hébreux 3:7-4:13 –Aujourd’hui, si vous entendez sa voix

N’endurcissez pas vos cœurs. Le repos promis par Dieu est encore accessible, mais seuls ceux qui persévèrent dans la foi peuvent y entrer.

Hébreux 4:14-5:10 – Jésus est plus grand qu’Aaron
Jésus est présenté comme le souverain sacrificateur parfait, plus grand qu’Aaron, car il est non seulement humain, mais aussi divin. Son sacerdoce est éternel, et son sacrifice est une fois pour toutes.

Troisième rappel : Hébreux 5:11 – 7:28

Hébreux 5:11-6:20 –Que vous ne deveniez pas nonchalant.

L’auteur met en garde contre la nonchalance spirituelle et appelle les croyants à la maturité. Il les exhorte à ne pas devenir paresseux, mais à suivre l’exemple de ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Hébreux 7:1-28 – Jésus est plus grand que Melchisédek
Le sacerdoce de Jésus est comparé à celui de Melchisédek. Comme Melchisédek, Christ est roi et prêtre, mais il est encore plus grand, car son sacerdoce est éternel et immuable. Contrairement aux prêtres lévitiques, il n’a pas besoin d’offrir des sacrifices pour ses propres péchés. Son sacrifice est parfait et unique.

b) Hébreux 8:1-10:18 – La grandeur de son ministère sacerdotal élevé

Dans cette deuxième partie de l’épître, l’accent est mis sur la supériorité du ministère de Christ en tant que souverain sacrificateur.

Hébreux 8:1-5 – La mission céleste
Christ est notre souverain sacrificateur qui siège à la droite de Dieu dans les cieux. Son sacerdoce se déroule dans le sanctuaire céleste, le véritable tabernacle construit par Dieu et non par les hommes.

Hébreux 8:6-13 – Le nouveau médiateur
Christ est le médiateur d’une meilleure alliance, établie sur de meilleures promesses. Le « nouveau Testament » promet une transformation intérieure : « Je mettrai mes lois dans leur esprit et je les écrirai dans leur cœur » (v. 10).

Hébreux 9:1-10 – Le sacerdoce parfait
L’ancien tabernacle et ses rites étaient des copies et des ombres des réalités célestes. Ils étaient temporaires et incapables d’apporter une purification parfaite.

Hébreux 9:11-10:18 – Le sacrifice expiatoire parfait et unique
Par son propre sang, Christ est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint céleste, obtenant une rédemption éternelle. Son sacrifice parfait a mis fin aux sacrifices répétés de l’ancienne alliance, car il ôte définitivement le péché.

Thèmes clés :

Assurance : Mentionnée 24 fois dans le Nouveau Testament dont 5 fois dans l’épître. Elle souligne la confiance que les croyants doivent avoir en Christ et dans son œuvre accomplie.

Espérance : Mentionnée 53 dans le Nouveau Testament dont 6 fois dans l’épître. Elle met en lumière l’attente confiante des promesses futures, ancrée dans l’œuvre de Christ.

Persévérance : Mentionnée 18 fois dans le Nouveau Testament dont 3 fois dans l’épître. Elle souligne l’importance de rester ferme dans la foi, surtout face aux épreuves.

Ainsi, l’épître aux Hébreux met en avant la suprématie de Jésus-Christ, la nécessité de persévérer dans la foi, et l’assurance que son œuvre est complète, parfaite, et éternelle.

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Luc 24:21 : Déception et espoir sur le chemin d’Emmaüs

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Luc 24:21 invite à réfléchir sur les moments où nous sommes submergés par la déception.

Les disciples d'Emmaüs confrontés à déception et espoir, Luc 24:21
Déception et espoir sur le chemin d’Emmaüs – Luc 24:21

Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël; mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées.

Luc 24:21

Après la crucifixion de Jésus, deux disciples marchent tristement vers Emmaüs, évoquant à propos de Jésus, la grande désillusion qui les envahit. « Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël », disent-ils. Leur foi semble brisée, mais leur histoire ne se termine pas sur cette note sombre. Jésus, bien qu’ils ne le reconnaissent pas, marche à leurs côtés et leur explique les Écritures, dévoilant progressivement leur espérance renouvelée. Ce moment souligne une vérité profonde que même dans nos épreuves et déceptions, Dieu ne nous abandonne jamais. Il marche avec nous, parfois de manière invisible, afin de restaurer notre foi et nous rappeler ses promesses.

Aujourd’hui, lorsque nous vivons des moments de déception, rappelons-nous que Jésus n’est jamais loin. Il connaît nos souffrances et nos luttes. Parfois, il se cache dans les moments les plus sombres pour nous enseigner une vérité plus profonde et raviver notre espérance. En nous appuyant sur Sa parole, nous pouvons trouver la lumière au bout du chemin, même lorsque tout semble perdu.

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Mais ceux qui espèrent l’Éternel renouvellent leur force. Ils s’envolent comme des aigles; ils courent, et ne se lassent point, ils marchent, et ne se fatiguent point.

Ésaïe 40:31


2 Rois 1 à 3 – – – Luc 24:1-35

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Hébreux chapitre 6 : Croissance spirituelle et assurance du salut

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Hébreux chapitre 6 invite à tendre vers ce qui est parfait, pour des choses meilleures et favorables au salut en prenant appui sur l’exemple d’Abraham, et ce pour saisir l’espérance qui est proposée en Jésus.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 7

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Hébreux chapitre 6 – Étude biblique

1 – Hébreux chapitre 6 :1-8 : Avancer vers la perfection

Hébreux 6:1-3

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel.

C’est ce que nous ferons, si Dieu le permet.

Le « C’est pourquoi », fait suite à ce qui a été dit prédemment. L’auteur de cette épître veut amener ses lecteurs à une maturité spirituelle !

L’expression « Sans poser de nouveau le fondement« , leur rappelle qu’ils ont été enseignés probablement par lui-même sur les points qui suivent.

Les « éléments de la Parole » veut dire les principes élémentaires, ou enseignements élémentaires de la Parole de Christ qui devraient constituer les éléments de base de tout enseignement. Il est question de six éléments regroupés en trois paires :

1 – Le stade initial de l’obéissance à Christ : repentance des œuvres mortes et foi en Dieu, car les œuvres mortes s’opposent à la foi en Dieu.

2 – la vie de l’église : les baptêmes et l’imposition des mains.

3 – L’espérance chrétienne : la résurrection des morts et le jugement éternel

Cette liste peut paraître courte mais l’auteur cible les points pour ramener les personnes juives converties à Jésus tentées de retourner au judaïsme, montrant que le christianisme est la suite logique du judaïsme. Le Nouveau Testament en effet, est la réalisation de l’Ancien Testament.

Puisque le chrétien s’est repenti, le renoncement aux œuvres mortes correspond au renoncement aux œuvres de la loi. Ces règles n’étaient que l’ombre des choses à venir avec Jésus-Christ. (Hébreux 8:5 ; 10:1)

Jésus lui-même, associe la repentance et la foi :

Marc 1:15

15 Il disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.

Autre point : La foi en Dieu est le principe fondamental de la religion juive.

Habakuk 2:4

Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; Mais le juste vivra par sa foi.

Il faut se repentir de nos péchés mais il faut aussi se repentir des œuvres mortes qui sont les pratiques religieuses stériles. Ceci est confirmé en :

Galates 2:16

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

 Nous avons la purification et la foi en Dieu. Cependant en Christ, il ne s’agit pas de la purification des juifs qui étaient appelé à se purifier dans un mikvé à plusieurs reprises alors que le baptême a lieu une seul fois.. Rappelons-nous de l’épisode de :

Jean 13:9-10

Simon Pierre lui dit: Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête.

10 Jésus lui dit: Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous.

La foi en Jésus-Christ est implicite avec la foi en Dieu.

Le mot grec ’’baptismos’’ est un pluriel ce qui sous-entend qu’il fait référence à plusieurs types de baptême. Il se traduit par les mots lavage, ablutions, baptêmes.

Pour rappel, chez les juifs, il y avait un bain de purification pour les femmes sortant de la période de menstruation notamment, et une purification après certaines maladies telles que la lèpre …

Pour ce qui est de l’imposition des mains, il s’agissait d’une pratique que nous retrouvons dans les Évangiles et qui se faisait dans l’Ancien Testament. Nous voyons l’imposition des mains sur un animal pour le transfert des péchés en Exode 29 et en Lévitique.

De même, Jacob posa ses mains sur les enfants de Joseph pour les bénir.

Genèse 48:12-19

14 Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d’Éphraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé: ce fut avec intention qu’il posa ses mains ainsi, car Manassé était le premier-né.

et Moïse posa ses mains sur Josué pour transmettre l’esprit de sagesse.

Deutéronome 34:9

9 Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui. Les enfants d’Israël lui obéirent, et se conformèrent aux ordres que l’Éternel avait donnés à Moïse.

Avec le Nouveau Testament l’imposition des mains étaient plus réservée à la transmission du Saint-Esprit ou de dons par la main des apôtres.

En ce qui concerne la résurrection des morts et le jugement éternel, dans l’Ancien Testament il en est aussi question:

Ésaïe 26:9

19 Que tes morts revivent ! Que mes cadavres se relèvent ! -Réveillez-vous et tressaillez de joie, habitants de la poussière ! Car ta rosée est une rosée vivifiante, Et la terre redonnera le jour aux ombres.

Et en Daniel 12:2

2  Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle.

Et aussi en Job 19:25-27

25 Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre.

26 Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.

27 Je le verrai, et il me sera favorable ; Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre ; Mon âme languit d’attente au dedans de moi.

Cette doctrine de la résurrection n’était pas partagée par tous puisqu’il y avait opposition à ce sujet entre les Sadducéens et les Pharisiens. Jésus précise que Dieu est le Dieu des vivants et non pas des morts.

Marc 12:27

27 Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes grandement dans l’erreur.

C’est aussi comprendre que seuls, ceux qui appartiennent à Dieu connaîtront la résurrection et que les autres iront en enfer.

Actes 4:2

mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts.

Quant au jugement éternel, il était une réalité pour les Juifs.

Genèse 18:25

25 Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir !

Psaumes 58:12

12 Et les hommes diront: Oui, il est une récompense pour le juste; Oui, il est un Dieu qui juge sur la terre.

Jésus parle du jugement éternel dans la parabole des boucs et des brebis :

Matthieu 25:31-46

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

Ces six doctrines de Hébreux 6 se trouvaient dans la religion juive, mais elles prennent toute leur signification en Jésus. Ces doctrines qui sont le fondement de la foi chrétienne, étaient connues des Juifs.

Le verset 3 qui dit «  si Dieu le permet »,montre une soumission à Dieu de l’auteur de cette épître et son humilité, mais il démontre aussi sa détermination. L’auteur va tout faire pour ramener à la foi en Jésus ceux qui ont tendance à revenir au judaïsme, mais il sait que tout seul, il en sera incapable et qu’il lui faut pour ce faire, l’aide du Saint-Esprit.

Hébreux 6:4-8

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu ;

8mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

L’expression : « il est impossible« , montre que les judéo-chrétiens avaient reçu un bon enseignement de la doctrine chrétienne, mais que certains avaient la tentation de revenir au judaïsme.

Verset 4-6 : L’auteur met l’accent sur le danger de l’apostasie. Ceux qui ne se sont pas affermis dans la foi en Jésus peuvent-ils revenir ? S’ils sont tombés, c’est trop tard, cela est devenu impossible !

Verset 7-8: l’eau de la Parole sur les hommes est comparée à la pluie sur la terre. Les uns produisent de l’herbe utile (de bonnes œuvres) et vont au paradis, les autres sont voués au feu de l’enfer.

Nous retrouvons ici l’idée exprimée dans la parabole des quatre terrains de Matthieu 13.

Ce passage de Hébreux 6:4-6 constitue un avertissement des plus sévères !

Rappelons-nous que le but de l’épître est un avertissement à l’encontre d’une apostasie éventuelle. Certains de ces judéo-chrétiens à qui étaient destinés cette lettre, étaient peut-être déjà tombés dans l’apostasie et risquaient d’entraîner l’ensemble de leur groupe. Par ailleurs, la grande erreur est de ne pas comprendre que chaque chrétien est appelé à devenir à l’image de Christ sous la direction du Saint-Esprit et de croire qu’il n’y a plus rien à faire.

Voyons ce passage en détails :

Verset 4 – une fois éclairés ou illuminés: signifie que ces personnes se sont converties et avaient une connaissance de l’évangile, en référence à

1 Jean 1:5

La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres.

Voyez ce que nous pouvons voir dans le : une fois éclairés ou illuminés

1 – Celui qui une fois, s’est tourné vers Dieu, ne doit plus se détourner de Dieu.

2 – Celui qui une fois, a été sauvé, doit continuer à vivre en tant que personne sauvée.

3 – Celui qui une fois, a été pardonné de ses péchés, doit vivre en tant que personne pardonnée en se rappelant de ce pardon.

4 – Celui qui une fois, s’est converti doit continuer à vivre en tant que converti.

5 – Celui qui une fois, a été délivré, doit continuer à vivre dans la liberté.

6 – Celui qui une fois, a reçu le Saint Esprit, doit continuer à vivre sous l’action du Saint Esprit.

7 – Celui qui, une fois, a obtenu la grâce, doit continuer à vivre dans la grâce.

8 – Celui qui une fois, a été béni, doit continuer à rester dans les bénédictions.

9 – Celui qui une fois, a reçu les dons du Saint Esprit, doit continuer à utiliser ses dons, à les développer et en acquérir d’autres.

10 – Celui qui une fois, a reçu l’appel de Dieu, doit continuer à vivre dans cet appel et dans son action.

Il y a là, la notion de mouvement. C’est la marche chrétienne !

Quand Dieu agit, il agit une fois pour toutes !

Romains 6:10

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

Cette idée de une fois pour toutes se retrouve en Hébreux 7:27 ; 9:12 ; 10:10.

verset 4 – qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit, Ils ont expérimenté l’Esprit Saint, ses dons, son action.

verset 5 – ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir :  Il s’agit de l’évangile de Jésus manifesté avec puissance par des signes et des prodiges.

Le siècle à venir est à prendre au sens juif du terme. Il s’agit des temps messianiques (vu précédemment)

L’auteur qui connaissait ses lecteurs, n’avait aucun doute sur leur conversion d’où le fait qu’il parle d’impossibilité et qu’ils soient amenés à une nouvelle repentance.

Rappelons-nous que sous l’ancienne alliance, ceux qui ne respectaient pas le sabbat, ou simplement qui faisait un parfum semblable à celui réservé à Dieu, étaient retranchés du peuple de Dieu.

Exode 30:35-38

35 Tu feras avec cela un parfum composé selon l’art du parfumeur; il sera salé, pur et saint.

36 Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.

37 Vous ne ferez point pour vous de parfum semblable, dans les mêmes proportions; vous le regarderez comme saint, et réservé pour l’Éternel.

38 Quiconque en fera de semblable, pour le sentir, sera retranché de son peuple.

Le châtiment peut-il être moindre ?

Exode 31:14 – Le sabbat

14 Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple.

Cet avertissement de l’Ancien Testament faisait aussi partie de ce qu’on appelle l’ombre des choses à venir, c’est-à-dire l’ombre de la nouvelle alliance ! Il y a un point de bascule à ne pas franchir. La gravité de la faute est d’autant plus grande que la personne aurait dû pouvoir l’éviter. N’oublions pas que la réconciliation avec Dieu le Père est le résultat du sacrifice de Jésus à la croix.

Cet avertissement est répété de façon plus explicite en :

Hébreux 10:26-29

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

C’est un point sur lequel l’apôtre Pierre se penche dans ses termes propres.

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

Le secret pour une croissance spirituelle réside dans la continuité constante de celle-ci.

2 – Hébreux chapitre 6:9-12 : Avoir du Zèle et de la persévérance

Hébreux 6:9-12

Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.

10 Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints.

11 Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance,

12 en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Verset 9 – Tout n’est pas perdu ou du moins tous ne sont pas perdus ! Au contraire l’auteur espère pour eux qu’ils continuent pour qu’ils obtiennent des choses meilleures. Par ce passage des versets 9 à 12, l’auteur adoucit son propos des versets précédents. Nous dirions que par ses avertissements, l’auteur veut secouer ses lecteurs avec des électro-chocs pour que ceux-ci réalisent l’état dans lequel ils se trouvent. Par l’expression « bien-aimés », il montre son attachement aux destinataires de sa lettre.

Verset 10 – l’auteur rappelle aux judéo-chrétiens leurs actions passées, leur travail, leur amour et leur dit: ressaisissez-vous ! Ceci est pour eux un encouragement à persévérer et à revenir pleinement à la pureté de l’Évangile. Il parle du travail et de l’amour manifestés par l’ensemble du groupe, sans présager de qui a fait quoi. L’auteur rappelle que Dieu n’est pas injuste pour oublier le travail accompli.

Verset 11 – Il s’adresse ensuite à chacun personnellement en disant en substance que chacun agisse avec le même zèle, et le même empressement.

Verset 12 – Ne pas se relâcher, persévérer, tenir ferme. Nous avons là l’idée d’un groupe face à l’ennemi qui tient une position en attendant que les renforts arrivent. Cela rappelle la prière de Daniel où un homme vêtu de lin, lui apparait :

Daniel 10:12-13

12 Il me dit : Daniel, ne crains rien; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens.

13 Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours; mais voici, Micaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse.

L’appel à l’aide de Daniel par la prière, a été entendue. Cependant, l’ange de l’Éternel a été empêché par le prince de Perse. Il a fallu l’intervention de Michaël pour qu’il puisse venir. Dieu viendra à notre secours par son Saint-Esprit, mais en attendant nous devons résister et tenir ferme. C’est ce que Dieu attend de nous. Par cette attitude nous témoignons de notre foi.      

Verset 12 – Ce verset est un rappel à ne pas oublier les promesses liées à notre marche de foi.

3 – Hébreux chapitre 6:13-15 : L’exemple d’Abraham

Hébreux 6:13-15

13 Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, et dit:

14 Certainement je te bénirai et je multiplierai ta postérité.

15 Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint l’effet de la promesse.

Quand Dieu fait une promesse, il tient parole, mais il ne dit pas quand viendra la réalisation de sa promesse. Nous sommes alors à l’épreuve de la foi en exerçant notre patience pour attendre l’intervention ou l’action de Dieu.

Ainsi, nous sommes régulièrement encouragés à développer la patience, comme il est dit en :

Colossiens 1:11

11 fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.

et en Colossiens 3:12

12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

De même, Jacques, le frère de Jésus, dit en :

Jacques 5:7-8

Soyez donc patients, frères jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison.

Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche.

Comme Abraham qui a persévéré, nous verrons se réaliser les promesses de Dieu. Pour rappel, Abraham avait 75 ans lors de la première promesse qu’il fera de lui une grande nation (Genèse 12 :1-7) et 100 ans lorsqu’Isaac son premier né, est né. (Genèse 25:5)

4 – Hébreux chapitre 6:16-20 : La promesse et le serment de Dieu

Hébreux 6:16-20

16 Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à toutes leurs différends.

17 C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immuabilité de sa résolution, intervint par un serment,

18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

Versets 17-18 – l’immuabilité de la promesse se démontre par deux choses immuables, de la même façon que l’on condamne un homme sur la base de deux ou trois témoins. (Deutéronome 17:6)

Mais qu’elles sont ces deux choses immuables dont parle l’auteur ?

Il faut revenir au verset 17 où l’auteur parle de la promesse et du serment de Dieu.

Dieu ne mentant pas, nous trouvons là un puissant encouragement.

Une ancre à la mer

Versets 19-20 – Notre espérance est comme une ancre. L’auteur nous compare à un bateau dont l’ancre est jetée pour résister aux éléments, évènements qui se déchaînent sur nos vies. C’est la même idée que Jésus exprime dans la parabole du constructeur qui bâtit sur le roc. Cette ancre est sûre et solide. Ici, c’est l’image du monde naturel au-dessus de la mer quand l’ancre est au fond de l’eau, image du monde spirituel.

L’ancre d’un bateau s’accroche au fond pour ne pas laisser le bateau dériver en raison du mauvais temps. Ainsi, notre espérance est dans le Dieu invisible. Elle est en Jésus. Et, parce que notre espérance est en Jésus, elle est placée dans la présence même de Dieu au-delà du voile qui sépare le lieu saint du lieu très saint. Notre espérance est en Dieu !

C’est au-delà du voile que Jésus est entré. Il s’agit du voile du Temple, le voile derrière lequel se trouve le lieu très saint, là où se trouve la présence de Dieu. Notre espérance est en Dieu !

Jésus entrant dans le lieu très saint, montre par ce fait qu’il est le souverain sacrificateur, le souverain sacrificateur de notre foi, et selon l’ordre de Melchisédek, ce qui introduit le chapitre 7.

Un rappel sur le fait de tendre vers ce qui est parfait.

Hébreux 6 :1

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

Tendre vers la perfection ! C’est-à-dire vers la maturité.

Ceci implique que nous devons toujours être en action, car il y a l’idée de ne jamais l’atteindre mais de s’en rapprocher le plus possible. Seul Dieu est parfait, seul Jésus est parfait et l’idée qui est exprimée dans tout le Nouveau Testament est celui d’être à l’image de Jésus, de plus en plus et ce, non par nos propres forces, mais en laissant le Saint-Esprit œuvrer en nous.

Proverbes 4:18

18 Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, Dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.

Au fur et à mesure que nous avançons dans la foi, l’image de Jésus doit se voir de plus en plus (sa lumière en nous). Nous avons la même idée exprimée différemment en

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

Et l’inverse est donné au verset suivant :

Éphésiens 4:14

14 afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,

Pour reprendre l’idée exprimée au verset 19 de ce chapitre, si notre espérance n’est pas fondée, accrochée à Jésus comme une ancre, nous sommes des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine.

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Romains chapitre 15 – Étude Biblique

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Dans le chapitre 15 de l’Épitre aux romains , Paul continue d’enseigner aux chrétiens leurs devoirs dans les relations entre eux, en fonction de leur niveau de foi, forte ou faible. Puis il enseigne le devoir des chrétiens à l’égard des autres nations.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 16

Romains chapitre 15 : l’appel à l’unité et à la mission mondiale

Introduction

Le chrétien doit soutenir et supporter les autres chrétiens.

Un rappel de Romains 14 : quand Paul parle d’être faible ou fort dans la foi, il ne parle pas de la foi en Jésus. Il parle de la foi pratique dans la vie courante, des choses qu’il est permis de faire ou non en tant que chrétien.

Romains 15:1-6 – L’exemple de Jésus

1 Nous qui sommes forts, nous devons supporter les faiblesses de ceux qui ne le sont pas, et ne pas nous complaire en nous-mêmes.

Que chacun de nous complaise au prochain pour ce qui est bien en vue de l’édification.

Car Christ ne s’est point complu en lui-même, mais, selon qu’il est écrit: Les outrages de ceux qui t’insultent sont tombés sur moi.

Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l’espérance.

Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus Christ,

afin que tous ensemble, d’une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Ne pas choquer le frère

Le mot complaire indique qu’il ne faut pas dans notre attitude choquer les autres mais leur être agréable. Nous avons tous différents niveaux de maturité spirituelle. Ce qui se passe, c’est que celui qui a une bonne compréhension de la Parole, sait mieux que tout autre ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, alors que le jeune converti peut sans cesse se poser la question qu’est ce qui est permis et qu’est ce qui ne l’est pas. Bien souvent, il va s’interdire beaucoup de choses. En s’arrêtant sur un seul verset, il peut faire de celui-ci sa doctrine et s’interdire quelque chose, ne sachant pas qu’il y a d’autres versets qui peuvent contredire (viandes sacrifiées…).

Exemple de la viande sur un marché

Ainsi par exemple, il est interdit de manger de la viande sacrifiée aux idoles, mais quid pour celle qui se retrouve sur un étal du marché sans mention particulière. Dans ce cas là, le fait de prier et de sanctifier le repas fait qu’on peut manger sans crainte. Quand un jeune converti campe sur sa position, il ne faut pas insister pour essayer d’avoir raison et il faut le laisser jusqu’à ce qu’il comprenne, afin que cela ne provoque pas une dispute au sujet du manger et du boire. L’objectif est de rester dans l’unité afin de glorifier Dieu.

Il faut donc supporter les faibles et ne pas rechercher ce qui nous plait (v1).

Le but est de plaire à notre prochain en vue de son édification. (v2) Il faut toujours chercher à édifier. Le fil rouge est l’humilité.

L’objectif est aussi de plaire à Jésus-Christ (v3) car Christ ne s’est point complu en lui-même, comme il est écrit en :

Psaumes 69:10

10 Car le zèle de ta maison me dévore, Et les outrages de ceux qui t’insultent tombent sur moi.

Quand quelqu’un insulte un chrétien pour sa foi, derrière ce chrétien, c’est Dieu que cette personne insulte.

Le verset 4 du chapitre 15 nous dit que par la patience, et par la consolation donnée par les Écritures, nous possédions l’espérance. Il est dit aussi en:

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

Le verset 15:5 nous demande d’avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ. Il faut rechercher l’unité du corps de Christ. L’objectif est l’unité et non la division.

Le verset 15:6 nous dit que la finalité est que tous ensemble, d’une seule bouche, nous glorifions le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ.

Cela demande d’établir une relation de confiance, en considérant l’autre comme son égal. Cela demande simplement à tous de manifester de l’humilité. Ne croyons pas que seul le fort dans la foi puisse manifester de l’orgueil. Il est très impressionnant parfois de voir une personne socialement modeste ou faible dans la foi faire preuve d’un orgueil démesuré. Bien souvent, l’orgueil se manifeste pour cacher un complexe d’infériorité. Chacun doit comprendre qu’il ne sait rien par rapport à ce qu’il peut imaginer savoir. Nous aurons une connaissance complète quand nous serons près de Jésus. C’est pourquoi, il ne sert à rien de vouloir prétendre en savoir plus que l’autre. Plus nous rentrons dans la connaissance de la Bible par l’étude, et plus nous prenons conscience que nous ne savons rien.

Notre attitude doit être dictée par :

Galates 1:10

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Il ne faut pas oublier cela. Nous sommes serviteurs de Christ. Notre seul objectif est de faire tout pour plaire au Seigneur. Tout ce que nous faisons, faisons le comme pour le Seigneur.

Pour résumer, à l’époque de Paul, cela concernait principalement le manger et le boire relatif aux viandes sacrifiées aux idoles comme il est écrit dans les deux passages suivants :

1 Corinthiens 8:7-13

Mais cette connaissance n’est pas chez tous. Quelques-uns, d’après la manière dont ils envisagent encore l’idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée.

Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins.

Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles.

10 Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles?

11 Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort!

12 En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ.

13 C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère.

1 Corinthiens 10:31-33

31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu.

32 Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu,

33 de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.

Retenons une chose de ces passages : quoi que nous fassions, faisons tout pour la gloire de Dieu. Les anciens dans la foi, doivent faire attention à leurs actes, et doivent donner l’exemple en ne semant pas le trouble avec une attitude équivoque.

Romains 15:7-13

Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.

Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux pères,

tandis que les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu’il est écrit: C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, Et je chanterai à la gloire de ton nom. Il est dit encore:

10 Nations, réjouissez-vous avec son peuple!

11 Et encore: Louez le Seigneur, vous toutes les nations, Célébrez-le, vous tous les peuples!

12 Ésaïe dit aussi: Il sortira d’Isaï un rejeton, Qui se lèvera pour régner sur les nations; Les nations espéreront en lui.

13 Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!

Là, nous quittons tout ce passage afférent au faible et au fort. Nous passons à une autre pensée et Paul commence à nous dire : Accueillons-nous donc les uns les autres. Le but est toujours d’être dans un esprit d’unité. Paul dira aussi « saluez vous d’un saint baiser ». Si on dit cela, c’est véritablement sans hypocrisie, sans arrière pensée mais en unité d’esprit.

Au verset 7, il est dit : » Christ nous a accueillis, pour la gloire de Dieu. »Ceci est un rappel de :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Quelles que soient nos origines, nous devons accepter l’autre comme un frère qu’il s’agisse d’origines ethniques, d’origines de pays, d’origines religieuses, sociales.

Le verset 8 nous dit que Christ est le serviteur des circoncis, par la fidélité de Dieu. Donc Paul est toujours en train de faire un parallèle entre le juif et le grec. En ce qui concerne les juifs, la venue de Jésus n’est jamais que la confirmation de toutes les promesses que Dieu avait faites au peuple juif. D’un autre côté, en ce qui concerne les grecs, il va manifester sa miséricorde pour toutes les nations qu’il accueillera au sein de l’Église. Nous avons le verset de :

Galates 3:16

16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit: et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule: et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

Du verset 9 au verset 12, il est question de cet accomplissement de toutes les promesses faites au peuple juif, qui se résument en une seule, la venue de Jésus.

 Les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde ce qui reprend le verset de :

Psaumes 18:50

50 C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, ô Éternel! Et je chanterai à la gloire de ton nom.

On peut interpréter ce verset de différentes façons. Ce sont, soit les juifs qui louent Dieu parmi les nations ce qui peut interpeller les païens, mais cela peut être tout autant un païen qui a la révélation de Dieu, de Jésus, et qui loue parmi les nations avec le même résultat d’amener les autres à Jésus Christ et à Dieu. Nous voyons au verset 13 de ce chapitre 15 de Romains l’action du Saint Esprit qui est toujours un peu en retrait mais qui agit.

La circoncision était le sceau de l’alliance avec le peuple juif. Cette question sera étudiée ultérieurement.

Paul demande à tous d’accueillir l’autre, les uns, juifs pour la réalisation de la promesse de Dieu, d’un rédempteur, les autres païens, pour la miséricorde qui leur est accordée.

2 – Le ministère de Paul

Romains 15:14-23

14 Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres.

15 Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m’a faite

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

19 par la puissance des miracles et des prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu, en sorte que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’en Illyrie, j’ai abondamment répandu l’Évangile de Christ.

20 Et je me suis fait honneur d’annoncer l’Évangile là où Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui, selon qu’il est écrit:

21 Ceux à qui il n’avait point été annoncé verront, Et ceux qui n’en avaient point entendu parler comprendront.

22 C’est ce qui m’a souvent empêché d’aller vers vous.

23 Mais maintenant, n’ayant plus rien qui me retienne dans ces contrées, et ayant depuis plusieurs années le désir d’aller vers vous,

Les versets 14-16 concernent le ministère de l’Évangile auprès des païens. Paul encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leurs bonnes dispositions, ayant une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres. Il s’agit de la connaissance des Écritures (c’est à dire de l’Ancien Testament) pour comprendre les réalités avec la venue de Jésus-Christ.

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

Hébreux 10:1

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Avec les versets 15 et 16 de ce chapitre 15 de l’Épitre aux romains, les païens sont présentés comme une offrande agréable à Dieu. Il y a un rappel de :

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

au verset 15:16 : Cette offrande est sanctifiée par le Saint-Esprit.

Dans les versets 17 à 19, Paul se glorifie en Jésus, ce qui veut dire qu’il rend gloire à Jésus pour l’œuvre qu’il lui a permis d’accomplir. Il explique que ce n’est pas lui, Paul, qui a œuvré à la conversion, de même que ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion, par la prédication de la Parole et par les actes, miracles, guérisons, prodiges, mais que c’est Jésus et le Saint Esprit.

2 Corinthiens 12:12

12 Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ces prodiges, ne sont que des signes attestant que Paul était un ministre de Jésus. Nous sommes bien loin des gens qui se vantent d’avoir fait des conversions. Paul était la main guidée par le Saint Esprit pour amener les païens à Christ? Ce n’est que par l’action du Saint Esprit que les miracles peuvent se faire. Ceux-ci ne font jamais qu’accompagner la Parole. Nous aimerions, pour nous dire que la parole que nous portons est juste, que Dieu y met son sceau avec un prodige, un miracle. Il faut pas rechercher le miracle pour le miracle mais comme sceau. Ce n’est pas le miracle qui amènera une personne à la conversion. Combien de pharisiens ont demandé à Jésus de leur faire voir un miracle? Ce n’est pas pour autant qu’ils se sont convertis. Jésus a fait beaucoup de miracles et peu se sont convertis.

Le principe que Paul s’applique à lui-même

Le verset 20 montre que Paul a annoncé l’Évangile là où le Christ n’avait pas encore été annoncé. Ce passage peut être relevé pour s’opposer à l’église catholique lorsqu’elle dit que Pierre a été enterré à Rome et que son tombeau est dans la basilique de Rome. Or dans la basilique ne figure qu’un cénotaphe (tombeau vide). Pierre a été du côté de Babylone. L’objectif de l’évêque de Rome était d’obtenir la primauté sur tous les évêques parce qu’il fut un temps où il y avait un évêque (le mot évêque voulant dire ancien) dans toutes les villes. Or l’évêque de Rome s’est imposé avec l’appui de l’empereur Constantin et de ses armées.

A propos des versets 20-21, Paul avait voulu évangéliser les villes qui n’avaient pas encore entendu la bonne nouvelle de Jésus-Christ, et le verset 21 fait référence au verset d’Ésaïe 52:15 qui dit que « de même, il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie; Devant lui des rois fermeront la bouche; Car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, Ils apprendront ce qui n’avaient point entendu ».

Paul a une très bonne connaissance des Écritures, et c’était pour lui quand il citait des versets de l’ancien testament, une façon d’appuyer ce qu’il disait pour les personnes qui connaissaient les écritures en attirant particulièrement leur attention. Chaque chrétien doit avoir une bonne connaissance des Écritures pour pouvoir instruire les autres.

Paul a été enseigné par le Seigneur

Le ministre de l’Évangile auprès des païens qu’est Paul, encourage ses lecteurs. Il les valorise et met en évidence leur bonne disposition. Il ne se place pas comme une personne qui a une meilleure connaissance (verset 14) et pourtant il pouvait le faire car personne d’autre que lui n’avait reçu la révélation directement par Jésus. Rappelez vous 1 Corinthiens 11: 23 où Paul dit: « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné..« . Dans un autre passage, il va dire que la compréhension de la Parole lui a été révélée par Jésus-Christ. En fonction de notre état de maturité, nous devons nous tourner vers le Saint Esprit avant de lire la Bible, et prier pour demander au Seigneur de nous donner la révélation et la compréhension de sa Parole. C’est très important.

Il faut avoir une bonne connaissance des Écritures pour instruire les autres, pour les édifier. Les érudits dans les Écritures du temps de Paul, devaient pouvoir comprendre que Jésus était venu pour réaliser les Écritures. Ce que nous devons apprendre, c’est que ce soit dans l’ancien testament, que ce soit dans le nouveau testament, tout tourne autour de la personne de Jésus.

Dans le même esprit que dans Colossiens 2:17, nous avons

Hébreux 10:1 qui nous dit que

1 En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l’exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu’on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.

Donc on parle ici encore de l’ombre des choses à venir? Les juifs s’arrêtent à ce qui est écrit dans l’Ancien Testament où il est décrit l’ombre des choses à venir. L’expression française qui correspond à cela est « laisser la proie pour son ombre ».

Aux versets 15 et 16, il est question des païens présentés comme une offrande agréable à Dieu. A propos des fondements de la foi, nous devons nous-mêmes par notre propre volonté monter sur l’autel des sacrifices et nous offrir librement à Dieu comme un sacrifice vivant.

En Ésaïe 66:18-21 nous avons aussi un rappel par Ésaïe, prophète messianique où il est écrit:

Ésaïe 66:18-21

18 Je connais leurs œuvres et leurs pensées. Le temps est venu de rassembler toutes les nations Et toutes les langues; Elles viendront et verront ma gloire.

19 Je mettrai un signe parmi elles, Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.

20 Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à l’Éternel, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit l’Éternel, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de l’Éternel.

21 Et je prendrai aussi parmi eux Des sacrificateurs, des Lévites, dit l’Éternel.

Donc, il est déjà annoncé que la sacrificature va changer. Pour revenir au verset 16 de ce chapitre

Romains 15:16

16 d’être ministre de Jésus Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit Saint.

Cette offrande des hommes païens est sanctifiée par le Saint Esprit. Ce n’est pas Paul qui a œuvré à la conversion des païens, de même ce n’est pas nous qui amenons les gens à la conversion. C’est le Saint Esprit par la prédication de la Parole, qui attestait par les prodiges et les signes que Paul était un ministre de Jésus. Et Paul dira en 2 Corinthiens 12:12 que les preuves de son apostolat ont éclaté par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.

Ceci est dit parce que des gens à plusieurs reprises,  rejetaient l’apostolat de Paul, disant que celui-ci n’avait pas connu Jésus de son vivant. Cela peut se comprendre, sauf qu’en écoutant la personne, on ne peut que s’incliner surtout quand Paul dit que ce n’est pas de la part des hommes ou d’un homme qu’il a reçu la révélation mais par Jésus-Christ lui même. 

Aux versets 20 et 21, l’Évangile est annoncé là où Jésus Christ n’avait pas encore été  annoncés

3 – Les projets de Paul

Paul a priori était à Corinthe. Plusieurs choses font dire cela lorsqu’il a rédigé cette lettre de Romains 5. Les projets de Paul étaient les suivants:

a) D’aller voir les chrétiens à Rome sur la route qui devait le mener vers l’Espagne avec leur aide comme il est dit aux versets 15:22-24

b) Cependant (versets 15:25-28) , avant d’aller à Jérusalem parce qu’il avait reçu des dons en faveur des pauvres de Jérusalem (cp. 2 Corinthiens 8-9), il rappelle qu’il avait pris cet engagement auprès de Pierre, de Jacques et de Jean lors du concile de Jérusalem dont il parle en :

Galates 2:9-10

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

c) Paul a aussi pour objectif d’arriver chez les romains dans la joie et de prendre avec eux quelque repos (V. 15.29-33).

4-   Un rappel :

La première partie de ce chapitre 15 du verset 1 au verset 7, nous parle de Jésus comme modèle par rapport à la conduite à tenir pour le fort envers le faible. Il faut en conséquence toujours être vigilant, faire les choses pour Jésus, faire les choses comme Jésus aimerait que nous les fassions.

Nous ne devons pas chercher ce qui nous plait, ce que nous avons envie de faire mais chercher ce qui plait à Dieu (v.3)

 Et là, que nous soyons juifs ou gentils, nous avons tous sujet à glorifier Dieu. Paul pour cela, emprunte des références bibliques comme: Romains 15:10 qui est la citation du Deutéronome 32:43; Romains 15:11 qui est la citation du Psaume 117:1; et Romains 15:12 qui est celle de Ésaïe 11:1-10.

Paul nous exhorte à l’unité, et qu’aux yeux du monde, nous soyons semblables à une chorale. Mais cette chorale chante t’elle d’un même cœur, d’une même bouche, c’est-à-dire dans l’unité? Ou bien est-ce que ce sont des voix dissonantes, discordantes, bref une véritable cacophonie ? Nous pouvons craindre que trop souvent cela soit le cas.

Les Lévites et les chrétiens

Le verset 16 peut se comprendre comme un parallèle que Paul fait entre les lévites et les chrétiens. La dernière plaie d’Égypte portait sur les premiers nés des hommes et des animaux qui ont été tués. Cependant, Dieu est juste, et ainsi il n’a pas tué les premiers nés des hébreux. A partir de ce moment là, tout premier né des hébreux, devenait la possession de Dieu. Il fallait faire un rachat. Il fallait racheter l’enfant par des sacrifices. C’est ainsi que toute la tribu de Lévi a été consacrée au service de Dieu et a en quelque sorte servi de rachat pour tous les premiers nés de l’ensemble des tribus. L’ensemble des lévites étaient l’image des premiers nés.

En Nombres 3:45 il est écrit :

45 Prends les Lévites à la place de tous les premiers-nés des enfants d’Israël, et le bétail des Lévites à la place de leur bétail ; et les Lévites m’appartiendront. Je suis l’Éternel.

De même les chrétiens sont pris en lieu et place de tout premier né des enfants des nations. Ils appartiennent à Dieu pour son service. Ils sont en quelque sorte des lévites au service de Dieu dans la mission que Dieu leur a donnée. Leur comportement doit-être digne pour être une offrande agréable à Dieu. S’ils s’appuient sur la grâce de Dieu, ils seront capables de ne plus pécher. C’est par la grâce qui est active qu’ils sont capables de faire cela.

Le Saint-Esprit nous prend et nous offre à Dieu et nous retrouvons là, ce qui a été dit plus haut.

Nous sommes invités à nous édifier ensemble selon :

Colossiens 3:16

16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce.

La grâce, c’est le Saint Esprit qui agit.

N’oublions pas le besoin de prière, (c’est une nécessité) pour notre groupe comme pour tous les autres chrétiens, et notamment pour les chrétiens persécutés afin que le Seigneur les fortifie. 

Lecture de la Bible le 31 Décembre

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La Lecture de la Bible le 31 Décembre nous invite à réfléchir sur l’amour de Dieu, la discipline divine, et la venue de Jean-Baptiste. Le livre de Malachie prépare nos cœurs pour l’avènement du jour de l’Éternel, tandis qu’Apocalypse 22 nous dévoile la vision du nouveau paradis promis aux croyants.

Proposition de lecture de la Bible le 31 Décembre

Ancien Testament  :

  • Malachie 1 L’inconscience d’Israël devant l’amour de Dieu
    Dans Malachie 1, Dieu exprime Sa déception envers Israël, qui reste indifférent à Son amour fidèle. Bien qu’Il ait choisi ce peuple, Israël ne reconnaît pas la grandeur de la faveur divine. Ce passage nous invite à une introspection sur notre propre réponse à l’amour de Dieu, un appel à ne pas devenir insensibles à Ses bénédictions.
  • – 
  • Malachie 2 La discipline divine
    Malachie 2 évoque la discipline de Dieu à travers les péchés des prêtres et des dirigeants. Leur mauvaise conduite et leur infidélité sont sévèrement réprimandées, car ils ont corrompu l’alliance de Dieu. Cette section rappelle que la discipline divine, bien que dure, est toujours un acte d’amour visant à restaurer et à purifier Son peuple.
  • Malachie 3 La prophétie sur Jean-Baptiste
    Malachie 3 prophétise l’arrivée du messager, Jean-Baptiste, qui préparera le chemin du Seigneur. Il est décrit comme celui qui purifie le peuple et prépare les cœurs pour la venue du Christ. Ce passage souligne l’importance de la repentance et de la purification avant la manifestation de Dieu.
  • et
  • Malachie 4 L’avènement du jour de l’Éternel
    Le dernier chapitre de Malachie annonce le jour de l’Éternel, un jour de jugement mais aussi de guérison et de lumière pour ceux qui craignent Dieu. Ce jour marquera la fin de l’injustice et l’instauration de la paix. La promesse de ce jour glorieux nous incite à attendre fidèlement la rédemption.

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Nouveau Testament :

  • Apocalypse 22 Le nouveau paradis
    Dans Apocalypse 22, Jean décrit le nouveau paradis, un lieu de paix éternelle où Dieu réside parmi Son peuple. Il n’y a plus de souffrance ni de mal, et les croyants jouiront d’une communion parfaite avec Lui. Cette vision consolante nous donne une perspective d’espérance pour l’avenir, où la justice de Dieu triomphera.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 5 Septembre

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La Lecture de la Bible le 5 Septembre nous plonge dans des hymnes de louange et de reconnaissance à Dieu, comme les psaumes 146 et 147. Ce jour nous invite également à méditer sur la résurrection des morts selon 1 Corinthiens 15, un fondement essentiel de la foi chrétienne.

Proposition de lecture de la Bible le 5 Septembre

Ancien Testament  :

  • Psaume 146 Un hymne à Dieu
  • Le Psaume 146 commence par une louange enthousiaste à Dieu, soulignant Sa fidélité et Sa souveraineté. Le verset 5 déclare : « Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob, qui met son espérance en l’Éternel son Dieu. » Ce psaume nous invite à mettre notre confiance en Dieu, source de notre salut et de notre espérance, indépendamment des circonstances.
  • et
  • Psaume 147 Un hymne de reconnaissance
  • Dans le Psaume 147, le psalmiste rend grâce à Dieu pour Sa grandeur et Sa bonté infinie. Il commence par dire : « Louez l’Éternel, car il est bon de chanter des cantiques à notre Dieu ; car il est doux, il est agréable de le louer. » Ce psaume nous enseigne à reconnaître la majesté de Dieu et à exprimer notre gratitude pour Ses bienfaits continus, qu’il s’agisse de la guérison ou de l’approvisionnement de nos besoins.

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Nouveau Testament :

  • 1 Corinthiens 15 : 1-28La résurrection des morts
  • Dans 1 Corinthiens 15 : 1-28, Paul aborde le mystère de la résurrection des morts, un pilier de la foi chrétienne. Il souligne dans le verset 20 : « Mais maintenant Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts. » Ce passage affirme l’espérance chrétienne : Jésus-Christ est la garantie de la résurrection pour tous ceux qui croient en Lui, transformant la mort en une victoire sur le péché.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 6 Août

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La Lecture de la Bible le 6 août nous guide à travers la prière du pauvre dans le Psaume 70 et la prière pour la vieillesse dans le Psaume 71. De plus, Romains 8:22-39 met en lumière l’espérance du salut et la promesse de la gloire future en Christ.

Proposition de lecture de la Bible le 6 Août

Ancien Testament  :

  • Psaume 70 : La prière du pauvre et de l’indigent
  • Le Psaume 70 est une prière de détresse dans laquelle le psalmiste implore Dieu de venir à son secours. En tant que pauvre et indigent, il se tourne vers Dieu, cherchant Sa miséricorde et Sa délivrance. Le psalmiste exprime un profond désir de voir ses ennemis renversés et de recevoir l’aide divine. Ce psaume souligne l’urgence de la prière dans les moments de besoin et montre que Dieu entend toujours les appels des démunis. Il nous enseigne que, même dans la souffrance, il faut garder espoir et chercher le secours de Dieu.
  • et
  • Psaume 71 : La prière pour le temps de la vieillesse
  • Le Psaume 71 est une prière que l’on peut adresser à Dieu dans les années avancées de la vie. Le psalmiste, dans sa vieillesse, demande à Dieu de ne pas l’abandonner. Il se souvient de la fidélité de Dieu à travers les différentes étapes de sa vie et implore la protection divine pour ses dernières années. Ce psaume est une source d’encouragement pour ceux qui vieillissent, leur rappelant que Dieu reste fidèle et qu’il continue à être une source de force, même dans les moments de fragilité.

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Nouveau Testament :

  • Romains 8 : 22-39 : L’espérance du salut
  • Dans Romains 8:22-39, Paul expose l’espérance glorieuse du salut que nous attendons. Il parle de la souffrance actuelle qui précède la rédemption complète, mais il met également en lumière l’assurance que rien ne pourra séparer les croyants de l’amour de Dieu en Christ. Paul affirme que, même dans les difficultés et les épreuves, les chrétiens peuvent espérer dans la gloire à venir. L’Esprit Saint, présent en nous, nous garantit cette espérance, et nous vivons dans l’attente joyeuse du salut final, où toute souffrance prendra fin.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 2 Août

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La Lecture de la Bible le 2 Août nous plonge dans les Psaumes 60 à 62, où David implore Dieu comme secours et refuge, et exprime sa confiance en Lui. Romains 5 explore les conséquences de la justification par la foi, apportant paix et espérance.

Proposition de lecture de la Bible le 2 Août

Ancien Testament  :

  • Psaume 60 : L’appel au secours
  • Le Psaume 60 est un appel à l’aide lancé par David après une défaite militaire. Il exprime la frustration face à la détresse nationale, tout en implorant l’intervention de Dieu pour restaurer Israël. Malgré le sentiment d’abandon temporaire, David place son espoir en la puissance de Dieu pour renverser la situation. Ce psaume montre que même dans les moments de défaite, il est essentiel de s’en remettre à Dieu, convaincu qu’Il répondra à l’appel au secours.
  • Psaume 61 : Dieu, le refuge
  • Dans le Psaume 61, David exprime sa confiance absolue en Dieu comme refuge. Il cherche à être protégé sous « les ailes de Dieu » et exprime son désir de demeurer en Sa présence. Ce psaume est une prière pour la protection divine, pleine de foi et d’espérance. Il rappelle que dans les moments de découragement et de faiblesse, Dieu est un abri sûr, un refuge inébranlable pour ceux qui s’approchent de Lui avec foi.
  • et
  • Psaume 62 : S’attendre à Dieu
  • Le Psaume 62 est une proclamation de la confiance tranquille que David place en Dieu. Il affirme que seul Dieu est son rocher, sa forteresse et son salut, et qu’il ne peut être ébranlé. David exhorte ses auditeurs à placer également leur confiance en Dieu, car Il est la seule source véritable de salut et de stabilité. Ce texte met l’accent sur l’importance de s’attendre à Dieu avec patience, sachant qu’Il agit toujours en temps voulu.

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Nouveau Testament :

  • Romains 5 : La conséquence de la justification
  • Dans Romains 5, Paul développe les conséquences de la justification par la foi en Jésus-Christ. Grâce à cette justification, les croyants bénéficient d’une paix avec Dieu et d’une espérance solide. Paul affirme que, même dans la souffrance, les croyants peuvent se réjouir, car la souffrance produit la persévérance, le caractère, et enfin l’espérance. Ce chapitre souligne la portée éternelle du salut par la foi, apportant à la fois réconciliation avec Dieu et assurance dans l’espérance de la gloire.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Lecture de la Bible le 27 Juillet

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La lecture de la Bible le 27 Juillet nous invite à réfléchir sur l’espérance en Dieu, la prière dans la désolation et la beauté du Roi. Les Psaumes 43, 44 et 45 nous rappellent la fidélité divine et la majesté de Dieu. En Actes 27, Paul se trouve au cœur d’une tempête, mais fait preuve d’une foi inébranlable.

Proposition de lecture de la Bible le 27 Juillet

Ancien Testament  :

  • Psaume 43 : Espérer en Dieu
    Le Psaume 43 est un appel à l’espérance en Dieu dans les moments d’angoisse. Le psalmiste implore Dieu de le défendre contre ses ennemis et de le guider vers Sa lumière. Ce psaume est une prière qui affirme que, même dans la souffrance, l’espérance en Dieu est le refuge et la force ultime pour ceux qui Lui font confiance.
  • Psaume 44 : La prière des désespérés
    Dans le Psaume 44, le peuple de Dieu exprime sa douleur face à l’injustice et à l’oppression. Bien qu’ils aient été fidèles, ils souffrent des attaques de leurs ennemis. Ce psaume reflète une prière de désespoir, mais aussi de confiance en la fidélité de Dieu pour délivrer Son peuple et restaurer sa gloire.
  • et
  • Psaume 45 : Le roi et sa beauté
    Le Psaume 45 est un cantique de célébration du roi et de sa majesté. Le psalmiste décrit la beauté et la sagesse du roi, qui est une image du Christ, roi éternel. Ce psaume célèbre le règne juste et bienveillant de Dieu, et annonce la royauté divine avec une admiration profonde et une louange sincère.

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Nouveau Testament :

  • Actes 27 : 27-44 : Paul dans la tempête
    Dans ce passage, Paul et ses compagnons se trouvent dans une violente tempête en mer. Malgré le danger imminent, Paul rassure l’équipage en leur annonçant que personne ne périra. Ce récit montre la foi inébranlable de Paul, qui, même dans la tempête, confie son avenir entre les mains de Dieu, manifestant ainsi une confiance totale en Sa providence.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Romains chapitre 8 – Étude Biblique

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Romains chapitre 8 souligne la victoire en Christ, affirmant que les croyants ne sont plus condamnés et vivent selon l’Esprit. Ce chapitre met en avant l’amour indéfectible de Dieu et la liberté offerte par l’œuvre du Saint-Esprit en nous. Ce chapitre 8de Romains débute par un cri de victoire :  »Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. » Cette victoire n’est due qu’à l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie du chrétien.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 9

Romains chapitre 8 : la vie dans l’Esprit et la gloire

1 – La victoire par le Saint-Esprit

Il existe une véritable continuité entre les versets 24 et 25 du chapitre 7 précédent et le chapitre 8. Au cri d’angoisse du chapitre 7, verset 24 : « Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort ? …», ce que peut proclamer tout chrétien contraint de constater, qu’il s’est laissé dominer par le péché. Celui ci peut répondre par le même cri de triomphe que Paul en:

Romains 7:25 et 1 Corinthiens 15:57

« Grâces soient rendues à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. »

Quel est donc le secret de la victoire ? C’est qui est révélé dans ce chapitre 8, chapitre qui parle du Saint Esprit.

2- La libération par l’Esprit de vie

Le premier verset de Romains chapitre 8 est la conclusion du verset de :

 Romains 7:25

 25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur!… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.

Romains 8:1-4

1   Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

Au début du chapitre 8, le mot « donc » introduit la conclusion qu’il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ !

Ce verset 1 est la conclusion de tout ce que Paul a dit dans les sept chapitres précédents. Si le monde entier est sous la condamnation, ceci n’est plus le cas pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Le croyant doit cependant comprendre que :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Toute la façon de penser, de raisonner ne doit plus s’appuyer sur les choses anciennes, car toutes choses sont nouvelles. La difficulté qui existe toujours, est qu’extérieurement le corps n’a pas changé, que le monde autour du chrétien n’a pas changé. Pour bien comprendre, nous allons utiliser une image comme une parabole, même si dans la réalité physique les voitures hybrides (diesel-électrique) n’existent pas. Cette image fantaisiste n’est qu’une image pour une bonne compréhension.

Le chrétien donc pourrait être comparé à une voiture diesel dont on aurait échangé la motorisation thermique par une motorisation hybride, le moteur électrique étant le Saint Esprit. Le baptême avec cette image serait la transformation en cette nouvelle nature, cette nouvelle « motorisation », et le chrétien aurait en quelque sorte un certificat : la justification.

Pour certains, l’autonomie de fonctionnement du Saint-Esprit n’est que de courte durée, quand d’autres ont développé une plus grande autonomie. Pour un bon fonctionnement, le chrétien doit venir recharger les batteries de son véhicule régulièrement à la borne que sont la Bible et la prière, et refaire le plein d’énergie, sinon il ne fonctionnera qu’avec son ancienne motorisation.

Certains chrétiens ont apparemment oublié qu’ils avaient une nouvelle motorisation et ils ne s’en servent pas. Ils fonctionnent toujours avec l’ancienne motorisation qui pollue en produisant le péché.

Romains 8:4

et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

Le chrétien marche, non selon la chair (moteur diesel qui pollue par le péché), mais selon l’Esprit (moteur électrique qui est propre, saint)

Les passages de Romains 7:25 à Romains 8:4 forment un tout. Si le verset 4 de Romains chapitre 8 est supprimé, la compréhension change complètement et tout est bancal.

Le péché empêchait l’homme d’obéir à la loi de Dieu. Par son sacrifice, Jésus a condamné le péché et son pouvoir, et il l’a cloué à la croix. Le « en effet » du verset 2, est là pour appuyer sa conclusion et en donner la raison :

2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

De cette façon, non seulement la justification mais également la sanctification sont devenues possibles et réalité. Cependant, cette sanctification n’est possible que si le chrétien marche par l’Esprit.

L’esprit de vie agit comme la nouvelle puissance dans la vie des croyants. L’obéissance à Christ et la sanctification qui en découlent, commencent à la régénération (avec la justification comme certificat)

1 Pierre 1:2

et qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus Christ: que la grâce et la paix vous soient multipliées!

L’Esprit-Saint continue de sanctifier le croyant jusqu’à ce qu’il soit libéré de son corps physique.

Actes 5:32

32 Nous sommes témoins de ces choses, de même que le Saint Esprit, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.

Il faut reconnaître qu’avec une nature pécheresse, ce n’est seulement qu’à la mort physique du chrétien qu’il sera totalement affranchi du pouvoir du péché.

3-    La victoire de l’Esprit sur la vieille nature

Romains 8:5

Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit.

Ce verset parle de la régénération opérée par le Saint-Esprit et de la sanctification qui devient possible par l’action du Saint-Esprit. ( s’affectionnent = un lien d’affection, un attachement)

Romains 8:6-13

Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix;

car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.

Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

10 Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice.

11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

12 Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair.

13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,

Ces versets 6 à 13 renvoient à Galates 5:16-25. Le non chrétien mène une vie de péché alors que le chrétien mène une vie régénérée sous la conduite du Saint-Esprit. C’est ce que révèle Jésus à Nicodème en :

Jean 3:3-5

Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?

Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Le chrétien dirige sa vie dans le but de glorifier Dieu et le passage de Romains 8:5-13 révèle pourquoi le chrétien est capable de vivre en nouveauté de vie. Il explique que c’est le Saint-Esprit qui donne cette capacité.

Être en Christ, et Christ en nous est la clé du salut.

Jésus était dans un corps (la chair) qui n’était pas corrompu par le péché, et qui était complètement animé par le Saint-Esprit. Le chrétien est semblable à Jésus à la différence que son corps connait la corruption du péché. C’est uniquement grâce au Saint-Esprit qui habite en lui qu’il peut résister à la tentation, résister à sa nature charnelle, résister à sa nature pécheresse. C’est ce qu’explique ce passage de Romains chapitre 8.

Par six fois le mot « SI » est employé du verset 9 au verset 13. Par conséquent, ce « si » impose à tout chrétien de faire son introspection pour voir s’il est vraiment animé par le Saint-Esprit ? En effet, ce passage arrive au constat du verset 13 qui doit interpeller chaque chrétien.

Romains 8:13

13 Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,

Quelle est l’interprétation possible de ce verset ? Reprenons l’exemple imagé et fantaisiste d’une voiture hybride (diesel- électrique). Le chrétien utilise-t-il délibérément le moteur diesel (qui pollue avec le péché), ou utilise-t-il le moteur électrique (guidé par le Saint Esprit) ?  S’il utilise exclusivement le moteur diesel, il mourra, parce qu’il aura choisi de vivre délibérément en dehors de la volonté de Dieu. Attention danger ! Il s’agit ici d’une question d’assurance du salut que l’apôtre Paul soulève. Celui qui vit selon la chair, n’a aucune assurance du salut pour lui.

Alors le chemin de sanctification ne peut se comprendre qu’avec l’aide et sous la conduite du Saint-Esprit. Cette marche dans la sanctification ne se constate pas seulement dans les paroles d’une personne, mais surtout par ses actes et sa conduite de vie.

Jean 17:3

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Le mot « connaître » dans la Bible, ne doit pas être pris dans le sens d’une compréhension intellectuelle, charnelle. Dans la Parole de Dieu, connaître une personne, veut dire connaître intimement, faire un avec cette personne. Par conséquent, le chrétien doit être un avec Dieu le Père par le Saint-Esprit. C’est cela qui fait la différence entre le vrai chrétien, et celui qui se prétend être chrétien mais qui en réalité ne l’est que de nom. Ce sont ceux que certains appellent des chrétiens professant.

Il ne sert à rien de dire : j’ai le Saint-Esprit en moi. Ou il est présent ou il ne l’est pas. Le proclamer de façon répété amène les autres personnes à douter de vous. Celui qui agit ainsi ne peut qu’impressionner les non croyants. Le vrai chrétien n’a pas à prouver quoi que ce soit. Il suit les directives du Saint-Esprit et son témoignage de vie le montre.

4- Les chrétiens sont devenus enfants de Dieu

Romains 8:14-17

14 car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.

15 Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!

16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.

Le fait d’avoir le Saint-Esprit en nous, fait de nous des enfants de Dieu ! Ce passage de Romains chapitre 8 aux versets 14-17 est à mettre en relation avec celui de Galates 4:1-7 qui le confirme.

Galates 4:1-7

1 Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout;

mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père.

Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde;

mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,

afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption.

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

Le verset de Romains chapitre 8 verset 15 est aussi confirmé par le verset de 2 Timothée 1:7, et il explique celui-ci.

2 Timothée 1:7

7 Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse.

Le chrétien n’est donc plus sous la domination d’un esprit de servitude vis à vis du péché. D’esclave qu’il était, il est devenu enfant de Dieu par l’adoption.

Esclave du péché, il était dans la crainte. Devenu enfant de Dieu, il est dans la joie ce qui lui donne de la force et du courage, et l’amour pour Dieu le pousse à ne plus pécher. Ses vêtements souillés (par le péché) ont fait place à une belle robe qu’il ne veut pas salir.

Paul avertit le chrétien qu’il rencontrera des souffrances sur son chemin.

Colossiens 1:24

24 Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Église.

1 Pierre 2:18-23

18 Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile.

19 Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement.

20 En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu.

21 Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces,

22Lui qui n’a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude;

23 lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement;

Les souffrances que le chrétien peut rencontrer, sont plus à prendre par lui comme une purification ( épuration), voire de mort à lui-même.

1 Pierre 1:7 *

afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus Christ apparaîtra,

5 – Dans la perspective de la gloire à venir.

Romains 8:17-18

17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui.

18 J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.

Verset 17-18 – La gloire à venir passe par les souffrances d’aujourd’hui, mais les souffrances du chrétien ne sont pas comparables à celles de Christ. Elles sont des afflictions que le chrétien est capable de supporter grâce au Saint-Esprit. Paul reconnait les difficultés de la vie chrétienne, avec ses tribulations, ses afflictions, et ses souffrances et ne les cache pas. Cependant après avoir réfléchi, il dresse le constat suivant : qu’est-ce à côté de la gloire à venir ?

Paul rappelle aux chrétiens d’Éphèse leur statut d’héritiers en :

Éphésiens 1:11

En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d’après le conseil de sa volonté,

Romains 8:19-23

19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.

20 Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise,

21 avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.

22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.

23 Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.

Autre constat, la création ayant aussi subi la déchéance liée au péché et ayant de ce fait connu une transformation, attend le jour de la rédemption. Paul au verset 21, prend l’enfantement comme image. C’est-à-dire que nous sommes ici sur terre à souffrir comme une femme en travail qui va mettre au monde un enfant. Il s’agit de notre propre enfantement et les douleurs présentes qui ne sont que passagères, déboucheront sur notre naissance dans un corps glorieux et éternel.

Genèse 3:18

18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs.

 De la même façon que le chrétien a par la régénération une nouvelle nature, de même il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre au renouvellement de toutes choses, Dieu faisant toutes choses nouvelles (Apocalypse 21:5)

Romains 8:24-25

24 Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance: ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore?

25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

Il est encore redit que la persévérance est associée à l’espérance. L’espérance du chrétien le pousse à la persévérance dans sa marche de sanctification, conduit par le Saint-Esprit, et ce sans oublier qu’il s’agit non pas de l’espérance d’un avenir temporaire, passager, mais d’un avenir éternel. Jésus annonce à ses apôtres ce qu’il leur adviendra dans l’éternité :

Matthieu 19:28

28 Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

Romains 8:26-27

26 De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables;

27 et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.

Le Saint-Esprit, l’Esprit de Dieu, ce paraclet, cette aide, cet avocat auprès du Père est près de nous. Le chrétien peut se trouver dans des situations où il est désemparé et ne sachant pas comment implorer Dieu. Le Saint-Esprit est là comme médiateur et il agit dans les deux sens. Il plaide, intercède auprès du Père par des soupirs. En cela, il est l’avocat. Il console le chrétien, (consolateur). Il le fortifie. Il vient à son secours (aide).

Romains 8:28

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

Le chrétien est uni à Dieu par un amour réciproque. Il connait l’amour de Dieu pour lui et il ne doute pas que les afflictions passagères qu’il traverse, sont pour son éducation et sa fortification sur ce chemin de sanctification.

6 – Le chrétien est en sécurité dans le plan de Dieu

Romains 8:29-30

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

Attention à l’interprétation de ce passage. Certains parlent de la prédestination, une élection selon de dessein de Dieu. Cependant ce serait oublié qu’il est écrit au début du verset 28 : ‘Car ceux qu’il a connus d’avance’.

La prédestination ne s’explique que par la prescience de Dieu.

Voir 2 Thessaloniciens 2:1-15

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

2 Timothée 1:9

9 par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels,

Pour donner une image simple de la prédestination, paraphrasons Matthieu 7:13-14. Imaginons que les humains du monde entier soient sur une route très large, comme une autoroute, puis apparait un panneau indiquant une sortie : ‘Jésus le sauveur du monde’. La route large et spacieuse se poursuit. A la sortie se trouve un chemin resserré. Celui qui a reconnu Jésus comme son sauveur, voit le panneau et sort de cette autoroute pour poursuivre sa marche sur ce chemin resserré. Il est alors prédestiné à la vie éternelle, quand les autres poursuivent leur marche sur cette autoroute qui mène à la perdition.

Ce chrétiens qui sont sortis de l’autoroute, parlent entre eux et disent :

1 Jean 4:14 (voir Jean 4:42)

14 Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde.

Ce sont eux qui sont prédestinés à la vie éternelle selon ces deux versets de Romains chapitre 8. Dieu fait concourir toutes choses selon son dessein éternel (justification, sanctification, glorification).

Le but de la sanctification est de nous rendre saints et irréprochables. Il est donné en:

Éphésiens 1:4-5

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui,

nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté,

Sur le sujet de la prédestination, gardons toujours en mémoire que Dieu est juste et amour et que l’homme a son libre arbitre et qu’il ne fait acception de personne ainsi qu’il est écrit en Romains 2:11.

7 – Le chrétien est en sécurité parce que Dieu est pour lui

Romains 8:31-33

31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?

32 Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui?

33 Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie!

Le verset 31 ne fait que dresser un état des lieux des versets précédents : sachant que … v 28-30, que dirons-nous donc ?

Romains 8:28-30

28 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.

31 Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?

Qui peut s’opposer à Dieu ? Personne ! A partir du moment où Dieu a justifié les chrétiens, ils sont devenus ses enfants et il les protège de toutes attaques. N’oublions pas que Dieu est puissant. Il est le tout puissant ! Il est le seul Dieu !

Jésus a été accusé injustement, et condamné, mais c’était selon le plan de Dieu pour le salut des hommes. Aujourd’hui des personnes peuvent être accusées et condamnées pour leur foi en Jésus, et certaines le sont, mais ce n’est au pire que la mort du corps physiques. Ces personnes sont justifiées devant Dieu et elles seront glorifiées ! C’est ce qui importe !

S’il arrive au chrétien de pécher accidentellement, Jésus plaide pour lui.

Romains 8:34

34 Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!

A rapprocher de Hébreux 7:25

25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

1 Jean 2:1

1 Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.

En effet, Jésus s’est sacrifié pour nous justifier et sa résurrection montre que Dieu le Père a agréé son sacrifice, et il est à la droite du Père

8-    Le chrétien est en sécurité en raison de l’amour de Dieu

Romains 8:35-36

35 Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée?

36 selon qu’il est écrit: C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, Qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie.

Il est aussi possible de dire que le chrétiens sont dans le creux de la main de Dieu où nul ne peut les ravir. Au verset 35-36, les épreuves citées ne sont là que pour purifier le chrétien. Elles viennent de Dieu, de la même façon que l’orfèvre purifie l’or dans un creuset en le passant par l’épreuve du feu pour obtenir un or pur. Les épreuves sont là pour que les chrétiens soient à l’image de Jésus que Dieu n’a pas épargné (v.32)

Romains 8:37

37 Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.

N’extrapolons surtout pas, pour donner un sens à ce verset qu’il n’a pas !  Les chrétiens sont plus que vainqueurs non pas en toutes choses mais dans la tribulation, l’angoisse, la persécution, c’est-à-dire dans toutes les choses énumérées au verset 35. Et n’oublions surtout pas que les souffrances que les chrétiens endurent à cause de leur foi, glorifient Dieu.

Ésaïe 48:10

10  Je t’ai mis au creuset, mais non pour retirer de l’argent ; Je t’ai éprouvé dans la fournaise de l’adversité.

Ce verset d’Ésaïe montre que Dieu veut purifier son peuple dont le chrétien fait partie.

Il faut comprendre que si une personne chrétienne déploie une activité, celle-ci doit y avoir un repos parfait en Dieu. Quand le chrétien se repose sur le Seigneur, il trouve que toutes les circonstances qu’il traverse, deviennent des moyens que Dieu emploie pour lui faire du bien parce qu’il sait que Dieu l’aime et veut son bien. L’apôtre Paul se glorifie dans la certitude de ces choses. C’est ainsi qu’il faut comprendre l’évangile comme une prospérité spirituelle (et non une prospérité toute matérielle que prône l’évangile dit « de la prospérité »). Dieu développe chez le chrétien l’image de Christ. Cette métamorphose s’opère chez lui, d’une manière comparable à celle d’une chenille (être terrestre) qui passe par l’étape de la chrysalide (le creuset de Dieu) pour devenir un papillon (être spirituel à l’image de Jésus). 

Romains 8:38-39

38 Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir,

39 ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur.

En effet, l’amour de Dieu ne change pas parce qu’il n’y a pas en Dieu une ombre de variation comme il est dit en :

Jacques 1:17

17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.

Paul dans l’épître aux Romains mentionne 7 lois.

– la loi de Moïse qui condamne (Romains 3:19)

– la loi en tant que principe général (Romains 3:21)

– la loi de des œuvres ou de propre justice (Romains 3:27)

– la loi de la foi qui exclut la loi des œuvres (Romains 3:27)

– la loi du péché dans les membres, (Romains 7:21, 23, 25)

– la loi de l’entendement que l’homme, malgré son consentement aux exigences de la loi mosaïque, ne peut y satisfaire en raison de la Loi du péché. (Romains 7:16, 23, 25)

– Et une nouvelle loi est révélée, celle de l’Esprit de vie qui a le pouvoir de délivrer le croyant de la loi du péché qui est dans ses membres, et qui a le pouvoir de libérer sa conscience de la condamnation de la loi mosaïque (Romains chapitre 8 versets 2 et 4)

Le chrétien, après avoir voulu combattre seul, avec ses propres forces (au chapitre 7) est épuisé, et il dresse le constat de son impuissance et crie au secours. Dieu par son Esprit Saint vient au secours de celui qui reconnait son impuissance. Il y a alors ce cri de victoire qui éclate.

8:1   Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

Les actions du Saint-Esprit chez le chrétien.

1. Romains 8:2 – La puissance de l’Esprit le libère de la puissance du péché. Par loi de l’Esprit, il faut entendre la puissance de l’Esprit. C’est un esprit nouveau qui se répand dans le cœur du croyant. Se réalise ainsi la promesse de

 Ézéchiel 36:26

26  Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair.

2. Romains 8:13 – Le Saint-Esprit fait mourir au péché. Le fidèle qui obéit à l’Esprit réalise bientôt la victoire. Un miracle s’accomplit. Il est affranchi du péché.

3. Romains 8:14 – Le Saint-Esprit conduit le croyant. Pour que le miracle s’opère, une condition est à remplir. Il faut que le croyant obéisse aux inspirations de l’Esprit, à cette voix intérieure qui lui montre sans cesse le chemin qui monte.

 4. Romains 8:16 – Le Saint-Esprit rend témoignage à son esprit. Le fidèle qui obéit à son Dieu entend en lui une douce voix qui dit : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. Prends courage »

5. Romains 8:28 – Le Saint-Esprit donne l’assurance du salut. Celui qui est engagé sur ce chemin n’a plus rien à craindre ni sur la terre, ni dans l’éternité. Il peut entonner l’hymne de l’assurance du salut de Romains chapitre 8 aux versets 28-29), et proclamer avec joie :
« Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui les justifie. Nous sommes vainqueurs et plus encore. Nous avons l’assurance que rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. »

Il n’y a plus de condamnation

Pour comprendre le fait qu’il n’y a plus de condamnation, le chrétien doit retenir deux faits:

1 Le Saint-Esprit est en lui, et il est en Christ.

2 La justice de Dieu veut que là où il y a péché, il y ait condamnation mais l’amour de Dieu opère une substitution. Jésus a pris la place de celui qui le reconnait comme Sauveur et Seigneur, et a subi la condamnation à mort que ce dernier méritait.

Pour revenir à l’image de la voiture hybride, le Seigneur veut que le chrétien prenne l’habitude de n’utiliser que le moteur à énergie électrique (Saint Esprit), plutôt que celui à énergie fossile (chair) car quand il ressuscitera, ce sera comme si son corps, son véhicule était remplacé par un véhicule tout électrique avec une nouvelle et ‘glorieuse’ carrosserie. Le corps du chrétien sera alors animé exclusivement par le Saint-Esprit. Il doit donc, tant qu’il est encore sur cette terre, s’habituer dès à présent à marcher selon l’esprit et non selon la chair, et il doit considérer ce temps de la sanctification comme un temps d’adaptation au nouveau mode de fonctionnement qui sera le sien dans l’éternité.

Revenons à l’exemple de la voiture

La question qui se pose aujourd’hui, est de savoir comment faire fonctionner le mieux possible le moteur électrique. La réponse est simplement en faisant appel à Dieu par la prière dès le matin avant de commencer la journée pour lui demander de prendre le contrôle de sa vie, de rester en communion avec lui en tout temps (prière, lecture de la Bible) et pour lui demander son aide avant toute activité.

Additifs

Quelques développements sur des concepts abordés dans ce chapitre.

La rédemption : (apolutosis)

En Romains 8:23

23 Et ce n’est pas elle seulement; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.

Le mot rédemption signifie la libération effectuée par le paiement d’une rançon. La libération, la délivrance est obtenue par le rachat.

Au chapitre 3 de l’Épître aux romains, il est question des trois fondements du salut, et je veux revenir sur le mot que nous y retrouvons, savoir la rédemption.

La rédemption s’opère par le sang et par le pouvoir divin, et nous en avons une illustration en

Exode 14:30

30    En ce jour, l’Éternel délivra Israël de la main des Égyptiens ; et Israël vit sur le rivage de la mer les Égyptiens qui étaient morts.

 Délivra : « yascha » en hébreu qui est la racine de Jehoschua,  Yésous étant la forme grecque de ce mot « Yéschua » et qui veut dire : Dieu sauve, délivre

Et en Ésaïe 59:20

20   « Un rédempteur viendra pour Sion, Pour ceux de Jacob qui se convertiront de leurs péchés, Dit l’Éternel. »

Dès l’Ancien Testament, nous avions l’annonce de la venue de Jésus

Chez les Hébreux la rédemption ou rachat se faisait par un proche parent comme dans le livre de Ruth. Boaz, le « goël » est la magnifique illustration de Jésus, de celui qui a droit de rachat.

La rédemption par le proche parent concernait à la fois la personne et son héritage (Galates 4:5)

5    « afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption. »

Le rédempteur doit avoir la capacité de rachat.

Et la rédemption devient effective quand le « goël » s’est acquitté de la totalité de la somme due pour le rachat. Jésus a donné sa vie en rançon. En clair, il a donné sa vie pour la libération, le rachat des hommes de la puissance du péché.

Adoption (Romains chapitre 8 versets 14-17)

L’adoption exprime plus une position qu’une relation de parenté, le mot grec signifiant qui donne la place d’un fils. La régénération, nouvelle naissance, fait du croyant un enfant de Dieu, et l’adoption lui confère la position de fils de Dieu.

On distingue dans les écritures le mot fils et enfant.

Un enfant devient un fils passé un certain âge. Je vous invite à vous reporter à l’étude de Galates au chapitre 4:1-7

Enfant : comme le dit Paul en Galates 4-1 un enfant n’est pas plus qu’un esclave

Fils : d’enfant que nous étions, quand nous recevons l’esprit d’adoption, nous devenons fils, et l’Esprit de son fils en nous crie « Abba, Père » (Galates 4:6)

Nous retrouvons en Romains 8:15, ce que Paul a écrit et développé en Galates 4:1-7.

La nouvelle naissance fait de nous des enfants de Dieu, l’adoption fait de nous des Fils de Dieu.

Abba-Père : Abba est un mot de la langue araméenne, langue courante parlée du temps de Jésus, rapportée après le retour d’exil de Babylone, parlée encore aujourd’hui en Irak dans la région de l’ancienne Babylone. Abba veut dire père, proche de l’hébreu « AB »

Ce mot Abba est employé par les enfants s’adressant à leur père, et qui exprime une totale confiance. Cependant, il peut être employé de la part d’un jeune adulte quand il s’adresse de manière respectueuse à un homme âgé. Il contient donc en lui-même une forme de respect et d’affection due à une personne plus âgée.

Le Saint-Esprit, le Paraclet
Jean 14:16

16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous,

A propos du Saint Esprit, certaines traductions utilisent le mot « aide », tandis que d’autres utilisent le mot « consolateur ». Le mot grec traduit par l’un ou l’autre terme est parakletos. C’est de lui que vient le mot français paraclet. Ce mot comprend un préfixe, para-, qui signifie « à côté », et une racine qui est une forme du verbe kletos et qui signifie « appeler ». Un parakletos est donc une personne appelée à se tenir aux côtés d’une autre. Ce terme s’appliquait généralement à un avocat, mais pas à n’importe lequel. D’un point de vue technique, le parakletos était l’avocat de la famille qui avait un mandat permanent. Chaque fois qu’un problème survenait dans la famille, le parakletos était appelé, et il venait immédiatement pour aider à trouver une solution. Il en va de même dans notre relation avec le Saint‑Esprit. Nous faisons partie de la famille de Dieu, et l’avocat de la famille est le Saint‑Esprit lui-même. Il est toujours présent pour nous accompagner et nous aider dans les moments difficiles.

Romains chapitre 5 – Étude Biblique

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Romains chapitre 5 décrit les fruits de la justification par la foi qui sont les conséquences positives de celle-ci. Alors que dans les chapitres 3 et 4 de l’Épître, les fondements de la justification par la foi sont posés :

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ. (Romains 3:24).

25 lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification. (Romains 4:25).

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Romains chapitre 5 : la paix avec Dieu par Jésus-Christ

Maintenant dans le chapitre 5, l’apôtre Paul présente la conséquence de la justification qui n’est pas une transformation de la nature du pécheur repentant, mais un changement de statut devant Dieu. La personne justifiée est devenue juste aux yeux de Dieu.

Il convient de se poser la question de notre motivation à suivre des enseignements bibliques, parce qu’il faut éviter les deux écueils décrits en :

1 Corinthiens 8:1b-2

1 …, nous savons que nous avons tous la connaissance. La connaissance enfle, mais l’amour édifie.

Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.

Et qu’il faut faire attention à suivre l’avertissement de

Jacques 1:22-25

22 Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

23 Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,

24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était.

25 Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.

Les études bibliques comme les prédications, ont pour seul but de conduire chacun à mener une vie en toute obéissance à la volonté de Dieu, et d’aider à marcher sur le chemin de sanctification :

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Que le Seigneur n’ait jamais à nous dire :

Luc 6:46

46 Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis?

1 – Romains Chapitre 5 : Conséquences de la justification par la foi

Ce chapitre décrit les fruits de la justification par la foi qui sont des conséquences positives.

Un petit rappel :

Paul a fait la démonstration que pas un seul homme n’est juste devant Dieu en cherchant seulement à respecter la loi reçue par Moïse. Dieu avait pendant un temps, laissé l’homme vivre sans loi, ce qui s’est révélé être une faillite avec pour conséquence le déluge. Aussi un peu plus tard, a-t-il donné les tables de la loi, ce qui a montré à l’homme son incapacité d’être juste par lui-même. En fait, la loi agit comme un précepteur qui met en évidence l’incapacité de l’homme à être juste par lui-même et qui l’incite à se tourner vers Dieu pour obtenir sa grâce. Cette grâce est l’œuvre de Jésus à la croix. D’esclaves du péché que nous étions, acceptons-nous d’être les esclaves de Jésus par la rédemption ? Car il est écrit :

Romains 6:18

6 Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. –

Selon Romains 3, on n’est justifié par Dieu que par la foi, et le chapitre 4 de l’Épître aux Romains présente comme exemple deux personnages de l’Ancien Testament, Abraham et David, qui ont été justifiés par la foi.

2-   la justification par la foi

Romains 5:1-11

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,

à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.

Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance,

la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance.

Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies.

A peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien.

Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

Vouloir être juste selon la loi est une grave erreur qui ne fait que conduire à la condamnation.

Galates 5:4

Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce.

A contrario, la justification qui vient de Dieu, nous donne la grâce et la paix avec l’espérance de la gloire.

Romains 5:1-2 :

1 Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ,

à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu.

– Étant donc justifiés par la foi,

1° – v. 1, nous avons la paix avec Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes réconciliés avec lui;

2° – v. 2, nous avons accès à sa grâce, et nous nous réjouissons dans l’espérance de la gloire de Dieu;

3° – v. 3-5, Cela conduit à la persévérance, puis à l’espérance et à l’amour de Dieu;

4° – v. 9, nous sommes justifiés par son sang;           

5° – v. 9, nous sommes sauvés par lui de la colère à venir;   

6° – v. 10-11, nous sommes réconciliés avec Dieu;    

==> v. 20, là où le péché a abondé, la grâce a surabondé.  

Qu’est ce que la gloire de Dieu dont il est question au verset 2 ? Il s’agit de l’espérance de recevoir un corps de résurrection semblable à celui de Jésus-Christ par lequel nous serons participants de la nature de Dieu. (2 Pierre 1:4)

Par la foi que nous avons en Jésus-Christ, Dieu nous justifie et nous accorde sa paix. Nous sommes au bénéfice de la justice qui est en Jésus-Christ, parce que nous sommes en Christ une nouvelle créature ( 2 Corinthiens 5:17)

Si nous sommes justifiés et sanctifiés, nous pouvons avoir l’assurance de partager dans le futur la gloire de Dieu. Certains pourraient penser que c’est de la présomption de dire cela, mais nous savons que ceci est le privilège des chrétiens, parce que ceux-ci sont devenus enfants de Dieu.

Romains 5:3-5 – l’assurance d’être aimés de Dieu

Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance,

la persévérance la victoire dans l’épreuve, et cette victoire l’espérance.

Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

De quelles afflictions s’agit-il dans ces versets ? Il s’agit des persécutions, des pressions, des difficultés, des souffrances qui ont pour but la formation du caractère du chrétien, et de sa maturité spirituelle. Hébreux 12:5-11 (le châtiment du père comme à des fils) et

 1 Pierre 4:12-16

12 Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver.

13 Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra.

14 Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.

15 Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui.

16 Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom.

L’amour que Dieu déverse dans nos cœurs, est indissociable de la foi en Lui, et de la persévérance dans les afflictions.

De la même façon qu’à l’armée, les soldats s’entraînent au parcours du combattant en passant une série d’épreuves, d’obstacles, le chrétien a son parcours du combattant chrétien lui permettant de s’aguerrir. Les épreuves en effet, fortifient la foi, et aident à résister dans les mauvais jours, à tenir ferme après avoir tout surmonté. Pas d’épreuves … Pas de preuves ! 

Éphésiens 6:13

13 C’est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir résister dans le mauvais jour, et tenir ferme après avoir tout surmonté.

Romains 5:9-11 – l’assurance de notre salut final

A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

10 Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie.

11 Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation.

Il résulte de ces versets que si nous sommes justifiés, nous sommes réconciliés avec Dieu et serons sauvés de sa colère. Nous ne connaîtrons pas la colère de Dieu. Au verset 10, il est expliqué que nous sommes réconciliés avec Dieu par la mort de Jésus et que nous somme sauvés par sa vie, par sa résurrection. La résurrection de Jésus est en effet pour chaque chrétien la promesse, l’assurance de sa propre résurrection.  

Il reste un point à aborder qui est celui de notre transformation, de celle dont parle l’apôtre Paul en: 

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

La transformation dont il s’agit, ou changement de forme, est celle qui permet de devenir conformes à Jésus, c’est-à-dire formés à son image. Paul emploiera pour expliquer cela l’image de la tente (la sanctification, puis la glorification) en:

            2 Corinthiens 5:1-5

1   Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l’ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n’a pas été faite de main d’homme.

2 Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste,

3 si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus.

4 Car tandis que nous sommes dans cette tente, nous gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dépouiller, mais nous revêtir, afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. 

5 Et celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit. 

Pourquoi Paul utilise-t-il l’image de la tente ? Il est permis tout d’abord de penser que Paul a utilisé cette image parce que lui-même fabriquait des tentes pour subvenir à ses besoins. Cependant plus que cela, il est permis de penser qu’il se référait au tabernacle, à cette tente utilisée dans le désert qui servait de lieu où Dieu résidait parmi son peuple, tente qui ne fut plus utilisée après la construction du temple par Salomon. Nous pouvons utiliser la même comparaison pour notre corps et la tente du tabernacle avec notre futur corps céleste identifié au temple de Jérusalem.

Par ailleurs, il est indiqué dans la Bible que pour le chrétien, son corps est devenu le temple du Saint Esprit (1 Corinthiens 6:19). De même que tous les ustensiles nécessaires au culte de Dieu ont été transférés dans le temple après sa construction, de même les parties de notre « corps » qui adorent Dieu, seront-elles aussi transportées dans ce nouveau temple.

Juste :

Les mots : juste, justifier, justification qui se trouvent cent une fois dans tout le Nouveau Testament, se retrouvent quarante trois fois dans l’Épitre aux Romains. (43/101)

Justice 30/73 ; Justifier 12/25 ; la Justification 4/6 en Romains, 1 fois en 2 Corinthiens et 1 fois en Galates.

Toutefois se pose un autre problème, celui de la sanctification que Paul va aborder. En effet, si Paul utilise abondamment le terme de justice et ses dérivés, par contre, nous ne trouvons le verbe sanctifier qu’une fois sur quinze dans toute cette Épître, en Romains 15:16, et aucune fois le mot sanctification. Pourtant ce problème de la sanctification sera abordée par Paul au chapitre suivant.

Pour rappel : La justification est une déclaration juridique unique aux conséquences permanentes. La justification inclut le pardon des péchés et la réconciliation avec Dieu qui va et doit être suivie immédiatement de la sanctification qui est un processus continu dans le temps.

La justification est l’œuvre de Christ pour nous, quand la sanctification est l’œuvre qui a lieu en nous par le Saint-Esprit.

3-  La comparaison et le contraste entre la justification et la condamnation

Romains 5:12-16

12 C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché, …

13 car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi.

14 Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir.

15 Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de Dieu et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup.

16 Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

Versets 12-14 : Le péché d’un seul homme a entraîné la mort de tous les hommes, alors même que celui-ci n’avait pas pu être imputé aux autres hommes puisque la loi n’avait pas encore été promulguée . Le péché a eu malgré tout pour conséquence la mort pour tous les humains.

Verset 15-16 : Si la condamnation est la conséquence d’une seule offense, il en est autrement de la justification puisque celle-ci a lieu après plusieurs offenses.

Pour comprendre le développement de Paul, il faut considérer que tous les hommes sont en Adam et qu’ils subissent la conséquence de la transgression de ce dernier. A l’inverse, tous les croyants en Christ bénéficient de la grâce et du salut par la rédemption.

Pour donner une image, il faut penser qu’en Adam, se trouvait tout le potentiel humain, sa descendance. C’est ainsi que dans l’Ancien Testament quand une personne était tuée, c’était la personne et sa descendance potentielle qui était considérée tuée avec lui. Avec Adam, « l’ADN » de mort qui était en lui, a été transmis à tous les hommes.

D’un autre côté, quand nous sommes en Jésus, le même principe s’applique. En Jésus, nous recevons « l’ADN » de la vie éternelle.

4-  La justice obtenue par un seul acte

Romains 5:16-19

16 Et il n’en est pas du don comme de ce qui est arrivé par un seul qui a péché; car c’est après une seule offense que le jugement est devenu condamnation, tandis que le don gratuit devient justification après plusieurs offenses.

17 Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus Christ lui seul.

18 Ainsi donc, comme par une seule offense la condamnation a atteint tous les hommes, de même par un seul acte de justice la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes.

19 Car, comme par la désobéissance d’un seul homme beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul beaucoup seront rendus justes.

La condamnation est venue par une seule offense, la justice quant à elle est venue par un seul acte de justice.

Du verset 12 au verset 19, le mot ‘seul’ apparait douze fois pour mettre en lumière l’œuvre de Jésus et l’amour de Dieu par rapport aux conséquences du péché.

Les versets 18 et 19 mettent en parallèle la désobéissance d’Adam qui a entraîné la chute de tous les hommes, avec la justice de Jésus-Christ qui a entraîné la justification de tous ceux qui croient en Jésus.

Avant la loi, le péché existait mais il n’y avait pas d’offenses puisqu’il n’y avait pas de loi. Lorsque Dieu a donné la loi à Moïse, l’offense due au péché a abondée. Cependant avec l’œuvre de Jésus à la croix, la grâce qui en a découlé, a surabondé :

Romains 5:20-21

20 Or, la loi est intervenue pour que l’offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

21 afin que, comme le péché a régné par la mort, ainsi la grâce régnât par la justice pour la vie éternelle, par Jésus Christ notre Seigneur.

La loi n’a fait que révéler l’offense faite à Dieu par le péché. Plus que cela, l’esprit de rébellion de l’homme fait que puisque c’est interdit, il l’a commis (Romains 7). Ainsi, le péché a abondé. La loi a révélé notre incapacité à être justes par nous-mêmes et son seul but a été de révéler notre véritable situation de perdus, notre besoin d’un sauveur.

Galates 3:24

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

Galates 2:16

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

  1. Principe universel : nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi ;
  2. Principe général : l’homme est justifié par la foi en Jésus Christ et non par les œuvres de la loi ;
  3. Principe personnel  : nous avons cru en Jésus Christ afin d’être justifiés par la foi en Christ.

Le péché produit l’offense et conduit à la mort !

La grâce produit la justification et conduit à la vie éternelle !

Toute affirmation que le salut s’obtient par la foi en Jésus-Christ plus autre chose, est blasphématoire.

La grâce de Dieu surpassera toujours l’abondance du mal.

Rappel : de la justification

v. 1-2 – Nous avons l’assurance de la paix avec Dieu;

v.2     – Nous nous réjouissons dans l’espérance de la gloire de Dieu;

v.3-5  – Nous avons l’assurance d’être aimés par Dieu;

v. 6-11 – Nous avons l’assurance de notre salut final et complet.

Le salut : Comment obtenir son salut ?

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Le salut est la question centrale de la vie de tout chrétien. Comment obtenir ce salut ? Pour cela, il faut croire en tout premier lieu que la Bible est la Parole de Dieu et qu’elle révèle la marche à suivre. La foi se manifeste par l’assurance dans l’espérance, ce qui pousse à la persévérance.

Hébreux 11:1

1 Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

Comment obtenir son salut ?

1 – Introduction

En ce qui concerne le salut, différentes théories s’affrontent, mais qu’en est-il pour le chrétien ? Que dit la Bible ? La question n’est pas de dire : je crois que, mais plutôt que dit vraiment la Bible. Pour celle-ci, il ne faut pas se contenter de s’appuyer sur un seul verset et de développer une théorie à partir de celui-ci. Beaucoup de personnes pensent et ou laissent croire parce que c’est dans la nature de l’homme, que le salut s’acquiert en un instant et une fois pour toutes, tout comme s’acquiert un billet d’avion pour se rendre quelque part, en l’occurrence pour aller au paradis.

Ce salut ne découle pas seulement d’une simple prière comme la prière du pécheur couramment proposée, un acte de repentance fait un jour, ou le fait de reconnaître Jésus comme son Seigneur. Ce salut découle encore moins des bonnes œuvres faites de sa propre initiative.

Le véritable salut consiste en un cheminement, un processus qui commence à la conversion avec la repentance et qui se poursuit tout au long de la vie sur terre et au-delà.

2-   La justification

La première étape du salut est notre justification par Dieu qui dépend uniquement de lui. Il est vain de se déclarer personnellement juste. C’est Dieu seul qui justifie. Il nous déclarera juste à ses yeux à cause de Jésus-Christ qui a vécu sans péché et qui a subi le châtiment total pour les péchés des hommes et parce que nous aurons revendiqué pour nous son œuvre à la croix par la foi, nous considérant pécheurs et après nous être repentis.

Romains 3:30

30 puisqu’il y a un seul Dieu, qui justifiera par la foi les circoncis, et par la foi les incirconcis.

Romains 8:33

33 Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie!

Dieu le Père nous déclare justes parce que nous avons revendiqué l’œuvre de Jésus à la croix. Jésus-Christ a subi le châtiment que nous méritions pour nos péchés.

Ésaïe 53:5

Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

L’apôtre Paul fait un constat au chapitre 3 de l’Épître aux romains (v.23) et donne son résultat (v.24) en :

Romains 3:23-24

23 Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;

24 et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus Christ.

Être justifié consiste à avoir franchi une porte, mais pas n’importe quelle porte ! Il s’agit de cette porte étroite dont parle Jésus en :

Matthieu 7:13-14

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

La porte une fois franchie, nous sommes face à un chemin resserré qui mène à la vie, la vie éternelle ! Une fois cette porte franchie, il ne faut pas s’arrêter et s’asseoir mais il faut avancer sur le chemin de la sanctification.

3-  La sanctification

L’apôtre Paul dira aux anciens d’Éphèse à propos de ce cheminement en :

Actes 20:24

24 Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

Le « pourvu que … » dans ce verset exprime l’attachement de Paul à un point important, le but qu’il s’est fixé.

Le but à atteindre pour tout chrétien, est la glorification auprès du Père. Cela doit être sa seule pensée, son souci, sa préoccupation principale. Pour cela, il lui faut comprendre que le chemin resserré est celui de la sanctification. C’est le seul chemin qui conduit au Père.

Jean 14:6

Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Hébreux 12:14

14 Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Jésus est le chemin de la sanctification qui mène au Père et si nous n’empruntons pas ce chemin de sanctification, nous ne verrons pas le Père, c’est-à-dire que nous ne connaîtrons pas la glorification.

Seulement ne nous trompons pas, la sanctification n’est pas le résultat des « douze travaux » personnels, mais elle est l’œuvre continue de Dieu dans la vie du chrétien avec sa participation. Toute la difficulté est d’être comme de l’argile, malléable dans les mains du potier. Il faut être souple et ne pas résister. Pour cela nous avons besoin de l’eau de la Parole, car maintenant que nous sommes justifiés, nous avons à marcher sur ce chemin de sanctification.

La sanctification est progressive et elle dépend de notre malléabilité, sachant qu’elle ne cessera pas tant que nous serons vivants. Dieu œuvre en nous par son Saint-Esprit.

Galates 5:16

16 Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Marcher selon l’Esprit, c’est vivre sous la conduite du Saint-Esprit. (« péripateo » = vivre, se conduire)

La sanctification est une mise à part pour Dieu, une séparation d’avec le monde. Le mot grec « hagiasmos » traduit par sainteté, et sanctification, se définit par : consécration, purification, sanctification du cœur et de la vie.

Cette sanctification est donc en partie extérieure (sanctification de la vie) et en partie intérieure (sanctification du cœur).

La sanctification extérieure

La sanctification extérieure consiste à accomplir les œuvres que Dieu a préparées d’avance, selon :

Éphésiens 2:10

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

Cette sanctification « extérieure » ne consiste pas à faire des œuvres pour des œuvres, et à présenter un « tableau de chasse » . Elle commence par la soumission au Seigneur en cherchant sa face, cherchant sa volonté et à faire sa volonté. Le but de cette sanctification est de faire la volonté du Seigneur en accomplissant les œuvres qu’il attend de notre part. Voyons l’avertissement de :

Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22 Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ?

23 Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Que devons-nous comprendre de ce passage ?

Premièrement, les personnes concernées par ces versets ne sont pas à proprement parler des païens puisqu’elles appellent Jésus, Seigneur. Ce sont donc des personnes qui pensent être chrétiennes, mais que Jésus ne reconnait pas comme telles.

Deuxièmement, l’expression « celui-là seul qui fait la volonté de mon Père » sous-entend qu’il faut chercher en tout temps quelle est la volonté du Père, non pas en termes généraux, mais pour ce qui nous concerne personnellement.

Pour prendre un exemple scolaire, lors d’un contrôle quand on répond à côté d’une question, il s’agit d’un hors sujet avec pour conséquence l’obtention d’une note de zéro. Quand une question est posée, la première chose à faire est de bien comprendre la question posée, de chercher ce que l’on attend de vous, pour donner la bonne réponse.

Qu’elle est la volonté de Dieu ?

Pour ce qui est de notre vie de foi chrétienne, c’est la même chose. Il faut chercher quelle est la volonté de Dieu en nous appuyant sur sa Parole, la Bible, chercher à avoir la révélation de la pensée du Seigneur par le Saint-Esprit.

Dans le cursus scolaire lors d’un examen pour un passage dans une classe supérieure, les élèves ne disposent pas de leurs manuels scolaires. Dieu, au contraire, fait passer le contrôle continu de la sanctification tout en ayant la liberté d’utiliser son manuel qui est la Bible pour répondre correctement à sa demande.

Si nous faisons des œuvres sans nous préoccuper de la volonté de Dieu, nous faisons un hors sujet, et la sanction tombera.

Dans ce passage de Matthieu 7, il est question en fait de personnes qui se considéraient comme chrétiennes, mais que Jésus ne reconnaissait pas comme telles. Pourtant, elles avaient prophétisé au nom de Jésus, elles avaient chassé des démons au nom de Jésus et fait des miracles. Extérieurement elles avaient toutes l’apparence de chrétiens. Mais alors ? Qu’est-ce qui les différenciait des autres ? Apparemment rien ! En effet, Ces personnes devaient être justifiées par Dieu et elles avaient reçu des dons. Seulement, elles s’étaient contentées de franchir la porte étroite en considérant que le salut leur était ainsi acquis.

Romains 11:29

29 Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel.

Jésus ne remet pas en question leurs paroles. Cependant, le problème pour elles, est qu’elles ont négligé la sanctification « intérieure ».

La sanctification intérieure

La sanctification intérieure consiste dans la connaissance de Jésus, la connaissance de Dieu. Par la connaissance de la Parole, Jésus doit grandir en nous, nous transformer en la même image. Pour cela :

Éphésiens 4:11-15

11 Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs,

12 pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ,

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

14 afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,

15 mais en professant la vérité dans l’amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ.

L’Église est un édifice qui est constitué de membres que Dieu a choisis et formés pour notre édification en exerçant le ministère que le Seigneur leur a confié.

Au verset 12 l’objectif est notre perfectionnement et notre édification.

Et au verset 13 dans le but de nous amener par la connaissance à la stature parfaite de Christ, c’est-à-dire à l’état spirituel d’homme fait.

Au verset 14, comment le savoir ? En n’étant plus des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine.

Verset 15, mais au contraire, en étant capables de professer la vérité dans l’amour.

C’est-à-dire que nous sommes sanctifiés par la vérité.

Jean 17:17

17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.

C’est-à-dire que nous sommes appelés à dire, à proclamer et à enseigner la Parole de vérité, et cela non dans un esprit de condamnation, mais d’amour. Nous ne le faisons pas par nos propres forces, mais avec la grâce de Dieu.

Tite 2:11-13

11 Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.

12 Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété,

13 en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ,

Cette grâce nous donne la force de vivre selon l’Esprit afin de travailler à notre salut.

Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

Notre travail est celui de connaître Jésus et le Père. Jésus priera juste avant son arrestation :

Jean 17:2-3

selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.

Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Notre sanctification se manifeste en devenant semblable à Jésus, selon

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 

La sanctification est comme un chemin étroit et resserré (Matthieu 7:13) sur la crête d’une montagne. Il ne faut pas tomber dans l’un des deux travers suivants: d’un côté croire qu’il incombe entièrement à Dieu de nous sanctifier et d’avoir une attitude passive, de l’autre affirmer que notre croissance dans la sanctification repose entièrement sur nous, ne comptant que sur nos propres forces.

Nous ne sommes pas en effet acteur exclusif de notre sanctification, mais nous sommes participants avec le Saint-Esprit à cette sanctification.

Plus la sanctification sera grande en nous, plus le fruit de l’Esprit sera manifeste dans nos vies.

Galates 5:22

22 Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ;

Cela se démontrera par notre vie de tous les jours.

Galates 5:25-26

25 Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit.

26 Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.

4-  La glorification

La glorification est l’étape finale du salut. Ceci peut se comprendre par notre résurrection et par le fait d’être revêtu d’un corps glorieux comme Jésus lors de la transfiguration puisque Jésus transformera notre corps en un corps semblable au sien.

Philippiens 3:20-21

20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ,

21 qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses.

Philippiens 3:10-11

10 Afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir,

11 si je puis, à la résurrection d’entre les morts.

Ceci peut être compris aussi par être participants de la nature de Dieu selon:

1 Pierre 5:1

1 Voici les exhortations que j’adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée:

2 Pierre 1:3-4

Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu,

lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise,

Il peut nous apparaître extraordinaire que nous puissions un jour revêtir un corps glorieux, semblable à celui de Jésus mais il ne s’agit pas de prétention ou de l’orgueil. C’est ce qui nous est dit par l’apôtre Paul en :

1 Corinthiens 15:42-44

42 Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible; il ressuscite incorruptible;

43 il est semé méprisable, il ressuscite glorieux; il est semé infirme, il ressuscite plein de force;

44 il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel.

Il conclut en :

1 Corinthiens 15:49

49 Et de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste.

La sanctification est une étape très importante dans laquelle le chrétien se trouve après sa conversion, sa justification par Dieu. Pour cela il lui faut s’appuyer sur la foi, l’espérance et avoir de la persévérance, selon les versets suivants:

Hébreux 11:1 – la foi

1 Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.

Romains 5:5 – l’espérance

Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné.

Luc 21:19 – la persévérance

19 par votre persévérance vous sauverez vos âmes.

Ce ne sont pas les références bibliques qui manquent et qui poussent à travailler à notre salut, conduits et soutenus par le Saint-Esprit selon ce qui est dit en :

La foi, l’espérance la persévérance, et le travail

Philippiens 2:12-13

12 Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent;

13 car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.

Psaumes 25:4-5 Le Dieu de mon salut, mon espérance

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Éternel! fais-moi connaître tes voies, Enseigne-moi tes sentiers.

Conduis-moi dans ta vérité, et instruis-moi; Car tu es le Dieu de mon salut, Tu es toujours mon espérance.

Psaumes 23:4-5

Psaumes 25:4-5

Quelle relation extraordinaire David avait avec Dieu ! Il parle du Dieu de son salut. Comment, aujourd’hui, pourrions-nous dire moins que David quand depuis Jésus est venu sur terre pour nous offrir le salut gratuit de Dieu.

Quand nous avons réalisé cela, nous ne pouvons que désirer connaître ses voies, recevoir de Lui ses enseignements pour être conduits dans la vérité, dans toute la vérité.

Seigneur, Tu es notre espérance aujourd’hui et à toujours. Merci pour la révélation de ta Parole.

C’est ici la journée que l’Éternel a faite: Qu’elle soit pour nous un sujet d’allégresse et de joie!

Psaumes 118:24

Psaume 23 à 25 – – – Actes 21:18-40

Psaumes 27:10 : L’amour de Dieu quand le monde rejette

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Psaumes 27:10 révèle la tendresse divine face au rejet humain. Même lorsque ceux que nous aimons nous abandonnent, Dieu demeure fidèle. Cette promesse soulève l’âme et fortifie la foi en Celui qui ne rejette jamais.

10 Car mon père et ma mère m’abandonnent, Mais l’Éternel me recueillera.

Psaumes 27:10

Cette déclaration transcende une simple détresse familiale. Elle expose la vérité profonde que même les liens les plus sacrés peuvent se rompre, mais l’amour de Dieu demeure inébranlable.

Dans notre monde blessé, nombreux sont ceux qui expérimentent l’abandon. Rejeté par des amis, trahi par des proches, ignoré par une société qui juge sur l’apparence, l’être humain cherche désespérément un refuge. David nous rappelle que ce refuge existe. Il ne se trouve ni dans les hommes ni dans les institutions, mais en Dieu seul, fidèle malgré tout.

Cette promesse devient plus qu’un réconfort : elle est une assurance divine. L’Éternel ne regarde pas l’apparence extérieure ni le passé de l’homme. Il regarde le cœur. Là où les humains ferment les portes, Dieu ouvre ses bras. Là où l’amour humain faillit, l’amour divin restaure.

Cependant, cette promesse appelle aussi une réponse. Il nous faut faire confiance à Dieu même dans la solitude. Cela implique de chercher sa présence avec persévérance, de nous appuyer sur sa Parole, et de croire que son amour suffit, même lorsque le rejet est profond.

Ainsi, Psaumes 27:10 nous enseigne que, quel que soit le rejet que nous subissons, Dieu ne nous oublie jamais. Il recueille les cœurs brisés, et offre une place d’honneur à ceux que le monde rejette.

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15 Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite? N’a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles? Quand elle l’oublierait, Moi je ne t’oublierai point.

Ésaïe 49:15

Psaume 26 à 28 – – – Actes 22

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