Jean 3:3-4 il faut naître de nouveau

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Jean 3:3-4 révèle l’une des vérités les plus profondes de la foi chrétienne, à savoir qu’il faut naître de nouveau pour voir le Royaume de Dieu.

Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.

Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître?

Jean 3:3-4

Jésus, dans sa conversation avec Nicodème, affirme qu’une transformation intérieure radicale est indispensable pour qu’un homme puisse entrer dans la vie éternelle. Ce « nouveau » départ n’est pas une simple amélioration morale ou un changement superficiel, mais une régénération spirituelle par l’Esprit de Dieu.

Le dialogue entre Jésus et Nicodème nous montre l’importance de cette nouvelle naissance. En effet, Nicodème, tout comme beaucoup d’entre nous, ne comprend pas immédiatement cette notion. Le « naître de nouveau » désigne un renouveau intérieur, qui ne peut se produire que par l’action de l’Esprit Saint. C’est cette régénération qui nous permet de comprendre et d’expérimenter pleinement la vérité de Dieu.

Aujourd’hui, ce passage nous appelle à une réflexion profonde. Si nous voulons réellement expérimenter une vie nouvelle, il est essentiel de se tourner vers Dieu, d’accepter son œuvre de transformation en nous. La nouvelle naissance est le début d’une relation renouvelée avec Lui, fondée sur l’amour et la vérité. Cela nous enseigne que la vie chrétienne commence non par un effort humain, mais par un acte divin de grâce.

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Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau.

Ézéchiel 36:26

2 Rois 15 à 16 – – – Jean 3:1-18

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Hébreux chapitre 8 médiation de Jésus dans la nouvelle alliance

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En Hébreux chapitre 8, l’auteur explique la nouvelle alliance établie par Jésus, meilleure que l’ancienne, car elle repose sur de meilleures promesses. Le rôle de Christ en tant que Grand Prêtre dans le sanctuaire céleste y est également mis en avant.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 9

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Hébreux chapitre 8 – Étude biblique

Ce chapitre 8 de l’épître aux Hébreux est crucial parce qu’il sert à la fois de récapitulatif des sept premiers chapitres dans lesquels les gloires et les perfections de Christ sont magnifiées, et d’introduction aux vérités fondamentales qui vont suivre. Après avoir démontré dans le chapitre 7 la supériorité du sacerdoce de Jésus sur celui des Lévites, en introduisant un changement de sacerdoce, l’auteur de l’épître va maintenant approfondir la nature de ce sacerdoce.

Dans ce chapitre 8, l’accent est mis sur le sanctuaire céleste dans lequel Jésus, en tant que véritable souverain sacrificateur, accomplit son ministère. Il s’agit du lieu d’où est administrée une Nouvelle Alliance bien supérieure à l’ancienne, tant par sa nature que par ses effets.

Points clés à garder à l’esprit :
  1. Le sacerdoce de Christ est fondé sur une Nouvelle et meilleure Alliance
    Ce chapitre introduit l’idée que l’ancienne Alliance basée sur la loi mosaïque, est remplacée par une Alliance Nouvelle fondée sur de meilleures promesses (Hébreux 8:6). Jésus est le garant de cette dernière qui n’est plus basée sur des sacrifices répétitifs et imparfaits, mais sur un sacrifice unique et parfait.
  2. Un nouveau et meilleur sanctuaire (chapitre 9)
    Contrairement aux prêtres lévitiques qui servaient dans un sanctuaire terrestre, une ombre de la réalité céleste, Jésus officie dans le sanctuaire céleste dans la présence même de Dieu. Le chapitre 9 mettra en lumière la nature de ce sanctuaire supérieur, où Jésus agit comme médiateur entre Dieu et les hommes.
  3. Un nouveau sacrifice parfait (chapitre 10)
    Le chapitre 10 développera l’idée que Jésus n’a pas seulement offert un sacrifice, mais s’est offert lui-même une fois pour toutes. Ce sacrifice parfait met fin aux sacrifices répétitifs de l’Ancienne Alliance, en apportant la rémission complète des péchés et en rendant les croyants justes devant Dieu.

En résumé, le chapitre 8 fait la transition entre l’explication de la supériorité du sacerdoce de Christ et les chapitres suivants, où seront détaillés les aspects essentiels de la Nouvelle Alliance, du sanctuaire céleste et du sacrifice parfait de Jésus. Tout cela démontre la perfection et la finalité de l’œuvre rédemptrice de Christ.

1 – Hébreux chapitre 8 :1-2 – Jésus assis à la droite du trône

Hébreux 8:1-2

1 Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux,

comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme.

Hébreux 8:1-2 est un moment charnière où l’auteur met en avant l’idée centrale de son argumentation. L’accent est mis sur la fonction supérieure et unique de Jésus en tant que souverain sacrificateur. L’auteur de cette épître souligne qu’il ne s’agit pas seulement d’un grand sacrificateur terrestre, mais de celui qui exerce son ministère dans le véritable tabernacle, c’est-à-dire au ciel, le sanctuaire originel et parfait, dressé par Dieu lui-même.

Points d’amélioration :
  1. Un point capital :
    L’auteur précise que ce qu’il vient de dire culmine ici. Ce « point capital » est que nous avons non seulement un souverain sacrificateur, mais un souverain sacrificateur parfait qui est directement auprès de Dieu. Contrairement aux prêtres lévitiques, Jésus accomplit son ministère dans le sanctuaire céleste, un tabernacle non fait de mains humaines. C’est le sanctuaire authentique, celui que les structures terrestres ne faisaient que symboliser.
  2. L’original et la copie :
    L’auteur met en évidence la différence fondamentale entre le tabernacle céleste et son reflet terrestre. Comme dans de nombreux domaines, l’original est toujours plus précieux que la copie. Le tabernacle terrestre, bien qu’il ait été institué par Dieu, n’était qu’une ombre, une préfiguration du sanctuaire céleste. Le ministère de Jésus se déroule dans cet original, ce qui renforce encore la supériorité de son sacerdoce.
  3. « Jésus qui s’est assis » :
    Le fait que Jésus soit assis à la droite du trône de Dieu est d’une immense signification. Dans l’Ancien Testament, le souverain sacrificateur devait accomplir continuellement des sacrifices, jamais assis, car son travail n’était jamais terminé. Mais Jésus, après avoir offert son sacrifice une fois pour toutes, est assis. Cela montre que son œuvre rédemptrice est entièrement achevée. Il a accompli pleinement le salut des croyants.
  4. « À la droite de Dieu » :
    Être assis à la droite de Dieu n’est pas une simple posture. Cela révèle la position royale et l’autorité suprême de Jésus. « La droite » symbolise la place d’honneur, de pouvoir et d’autorité. Jésus est non seulement notre sacrificateur, mais il est aussi le Roi des rois qui a reçu tout pouvoir dans les cieux et sur la terre. De cette position d’autorité, il intercède continuellement pour nous (Hébreux 7:25 ; Romains 8:34 ; Ésaïe 53:12).
L’œuvre de Jésus est parfaite

Ainsi, ces versets réaffirment que l’œuvre de Christ est complète, parfaite, et que Jésus, notre Souverain Sacrificateur, officie dans le sanctuaire céleste avec une autorité totale, à la droite de Dieu. Ce ministère céleste garantit la puissance et l’efficacité de son intercession pour tous ceux qui s’approchent de Dieu par lui.

2 – Hébreux chapitre 8:3-5 – Le rôle du souverain sacrificateur

Hébreux 8:3-5

Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter.

S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent des offrandes selon la loi

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Hébreux 8:3-5 est une section clé qui renforce l’argument de l’auteur sur la supériorité du sacerdoce de Jésus par rapport à celui des prêtres lévitiques. Elle établit un contraste entre le ministère céleste de Jésus et le ministère terrestre des sacrificateurs lévitiques, tout en soulignant que ces derniers n’étaient qu’une ombre des réalités célestes. Voici des améliorations pour clarifier et enrichir l’exposition de ces versets :

Hébreux chapitre 8:3 :

Tout souverain sacrificateur est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; d’où il est nécessaire que celui-ci ait aussi quelque chose à présenter.

L’auteur commence par rappeler la fonction fondamentale du souverain sacrificateur : il est établi pour offrir des sacrifices et des offrandes à Dieu. Cela met en lumière l’essence même du sacerdoce, qu’il soit terrestre ou céleste. Mais ici, l’auteur souligne une différence cruciale : Jésus, en tant que souverain sacrificateur céleste, devait aussi avoir quelque chose à offrir. Ce sacrifice, comme nous l’avons vu dans Hébreux 7:27, est unique, parfait et offert une fois pour toutes.

Cette mention renforce l’idée que l’offrande de Jésus n’est pas une répétition des sacrifices terrestres faits par les prêtres lévitiques, mais un acte singulier et définitif.

Hébreux chapitre 8:4 : Le ministère terrestre et céleste

S’il était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent des offrandes selon la loi

L’auteur fait une transition en disant que si Jésus était encore sur terre, il ne serait même pas sacrificateur. Cela s’explique par le fait que Jésus n’était pas de la tribu de Lévi, mais de la tribu de Juda. La loi mosaïque exigeait que seuls les Lévites puissent servir comme prêtres. Ainsi, Jésus ne pouvait pas exercer cette fonction sous l’ancienne loi sans la transgresser. Cependant, il est le souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, une réalité spirituelle et céleste qui dépasse le cadre légal terrestre.

Le ministère de Jésus ne se limite donc pas à une fonction sacerdotale liée à la loi mosaïque. Il s’agit d’un ministère céleste exercé dans le véritable tabernacle, le sanctuaire céleste. Ce ministère dépasse la temporalité de la loi, révélant la nécessité d’un sacerdoce supérieur et éternel.

Hébreux chapitre 8:5 : L’ombre et la réalité

lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsqu’il allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne.

Ce verset apporte un éclaircissement essentiel : le culte lévitique n’était qu’une image et une ombre des choses célestes. L’auteur utilise ici une analogie visuelle, évoquant une sorte de théâtre d’ombres où les prêtres terrestres, à travers leurs rites, projetaient une image imparfaite des réalités célestes. Le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint dans le tabernacle est ici particulièrement important. Ce voile représentait la séparation entre Dieu et l’humanité. Cependant, par le sacrifice de Jésus, ce voile a été déchiré, dévoilant ainsi les réalités célestes et permettant un accès direct à Dieu.

Hébreux 10:20

20 par la route Nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

L’auteur cite également l’instruction donnée à Moïse : « Fais tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne ».

Exode 25:40

40 Regarde, et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne.

Cela montre que le tabernacle terrestre n’était qu’une réplique, une copie du véritable sanctuaire céleste. Le tabernacle de Moïse servait de représentation temporaire de ce que Jésus a accompli une fois pour toutes.

Le contraste entre l’ombre et la réalité

L’exemple de l’ombre permet de comprendre que vouloir retourner aux pratiques de l’ancienne loi équivaut à abandonner la réalité pour l’ombre. L’auteur avertit ses lecteurs : de ne pas « lâcher la proie pour l’ombre », c’est-à-dire de ne pas abandonner le salut complet en Christ pour un retour au judaïsme ou aux anciennes pratiques sacrificielles. Cela concernait directement les judéo-chrétiens du premier siècle, tentés de revenir au cadre rassurant de la loi mosaïque. Mais l’avertissement est tout aussi valable pour ceux, aujourd’hui, qui cherchent à judaïser leur foi ou à se tourner vers des pratiques rituelles pour se sentir plus spirituels. Le message est clair :’’ en ayant Christ, nous avons tout.’’ Christ est la réalité suprême, et retourner aux pratiques rituelles de l’Ancienne Alliance est une perte.

Application personnelle

L’auteur souligne que, de même que Moïse a construit le tabernacle selon un modèle divin, notre vie doit aussi être bâtie selon le modèle parfait de Jésus-Christ. Cela implique de suivre son exemple, non seulement dans l’obéissance aux commandements, mais aussi dans la manière de vivre en relation avec Dieu et les autres. Jésus est le modèle parfait, et les Écritures – aussi bien l’Ancien que le Nouveau Testament – nous montrent comment aligner nos vies sur cet exemple.

Ainsi, l’auteur montre que l’œuvre de Christ est parfaite, accomplie dans le véritable sanctuaire céleste. Il n’y a donc plus besoin de se raccrocher aux ombres de l’Ancienne Alliance, car la réalité est en Christ, notre Souverain Sacrificateur céleste.

3 – Hébreux chapitre 8:6-7 Christ est “le Médiateur d’une Alliance plus excellente”

Hébreux 8:6-7

Mais maintenant il a obtenu un ministère d’autant supérieur qu’il est le médiateur d’une alliance plus excellente, qui a été établie sur de meilleures promesses.

En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été question de la remplacer par une seconde.

Les versets de Hébreux 8:6-7 développe une idée centrale de l’épître aux Hébreux : la supériorité de Jésus-Christ en tant que médiateur d’une Nouvelle Alliance, plus excellente que l’ancienne. L’auteur montre ici la transition entre l’ombre et la réalité, entre l’Ancienne Alliance qui avait des limites, et la Nouvelle Alliance fondée sur des promesses meilleures. Jésus est présenté comme le garant de cette Nouvelle Alliance, accomplissant ainsi la prophétie de Jérémie et offrant une relation plus intime et directe avec Dieu.

Hébreux chapitre 8:6 : Un ministère supérieur, une meilleure Alliance

L’auteur de l’épître souligne que Christ a obtenu un ministère supérieur parce qu’il est le médiateur d’une Alliance plus excellente. Cette Nouvelle Alliance est établie sur de meilleures promesses. Contrairement à l’ancienne Alliance, fondée sur la loi mosaïque et ses rituels, la Nouvelle Alliance repose sur la grâce et l’œuvre achevée de Jésus-Christ. L’expression « meilleures promesses » implique que cette Nouvelle Alliance contient des bénédictions spirituelles plus profondes, notamment le pardon complet des péchés, une relation directe avec Dieu, et la vie éternelle.

L’Ancienne Alliance, bien qu’instituée par Dieu, était imparfaite en raison de l’incapacité de la loi à transformer pleinement le cœur humain. Cette incapacité résidait dans le fait que la loi révélait le péché mais ne pouvait pas le vaincre. La Nouvelle Alliance, en revanche, est fondée sur la puissance de l’Esprit de Dieu et sur l’œuvre de Jésus-Christ, qui non seulement révèle le péché, mais l’efface définitivement.

Hébreux chapitre 8:7 : La nécessité d’une Nouvelle Alliance

L’auteur explique que si la première Alliance avait été sans défaut, il n’y aurait pas eu besoin d’une Nouvelle. Le fait que Dieu ait prévu une seconde Alliance montre les limites de la première. Comme cela a été mentionné en Hébreux 7:18-19, l’Ancienne Alliance malgré sa sainteté, était impuissante à conduire l’homme à la perfection. Elle ne permettait pas une transformation intérieure, mais était plutôt un ensemble de règles et de rituels externes. C’est pourquoi, elle devait être remplacée par quelque chose de plus efficace et de plus profond, à savoir la Nouvelle Alliance en Christ.

L’Ancienne Alliance servait essentiellement de préparation à la venue de Jésus et à l’établissement de la Nouvelle Alliance. Elle soulignait les besoins de l’humanité et montrait notre incapacité à atteindre la justice parfaite par nos propres efforts. La Nouvelle Alliance répond à ces besoins en offrant une réconciliation définitive avec Dieu, non plus par des sacrifices animaux répétés, mais par le sacrifice unique de Jésus-Christ.

Ombre et réalité

L’auteur de l’épître aux Hébreux compare souvent l’Ancienne Alliance à une ombre, tandis que la réalité est en Christ. Comme le dit:

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

 Les rituels et les observances de la loi mosaïque n’étaient que des représentations imparfaites des choses célestes à venir. Jésus, en tant que réalité de ces ombres, incarne l’accomplissement total des promesses divines.

Cette transition entre l’ombre et la réalité souligne que tout ce qui a été fait dans l’Ancien Testament depuis les sacrifices jusqu’aux rites du tabernacle, n’était que des préfigurations du ministère parfait de Jésus. Le sacrifice des animaux, par exemple, n’était qu’un symbole temporaire de la purification spirituelle, tandis que le sacrifice de Jésus purifie véritablement et définitivement du péché.

La meilleure espérance, comme il est dit :

Hébreux 7:19

19 car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

La loi n’a rien amené à la perfection. Toutefois, la Nouvelle Alliance introduit une meilleure espérance par laquelle nous nous approchons de Dieu. Cette meilleure espérance se trouve dans l’œuvre de Jésus, qui nous ouvre un accès direct à Dieu. Contrairement à l’Ancienne Alliance où le souverain sacrificateur devait intercéder pour le peuple, Jésus est notre médiateur parfait, assis à la droite de Dieu, intercédant continuellement en notre faveur.

Le médiateur parfait

Le rôle de médiateur dans l’Ancienne Alliance était exercé par le souverain sacrificateur, un homme imparfait qui devait offrir des sacrifices pour ses propres péchés avant de pouvoir intercéder pour le peuple. Jésus, en revanche, est sans péché et n’a pas eu besoin de faire un sacrifice pour lui-même. Son œuvre est complète, et il exerce son ministère dans le sanctuaire céleste, non dans un temple fait de mains d’homme.

L’auteur rappelle ici la prophétie de Jérémie 31:31-34, qui annonce cette Nouvelle Alliance bien avant sa venue.

Jérémie 31:31-34

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une Alliance Nouvelle,

32 Non comme l’Alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’Alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel : Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant : Connaissez l’Éternel ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel ; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Jérémie parle d’une transformation intérieure, où la loi de Dieu sera inscrite dans le cœur des croyants, et non simplement sur des tablettes de pierre. C’est cette promesse d’une transformation spirituelle et d’une relation intime avec Dieu qui rend la Nouvelle Alliance supérieure à l’ancienne.

Conclusion

Cette section de l’épître aux Hébreux nous montre que Jésus est bien plus qu’un simple sacrificateur terrestre. Il est le médiateur d’une Alliance Nouvelle, fondée sur des promesses éternelles. L’Ancienne Alliance bien que sainte et juste, était insuffisante pour nous amener à la perfection. En Christ, la réalité des promesses divines est pleinement révélée et accessible à ceux qui croient. Par son sacrifice unique, Jésus a accompli ce que les sacrifices de l’Ancienne Alliance ne pouvaient faire : il a offert une rédemption complète et une relation directe avec Dieu.

Hébreux 8:8-13 présente une réflexion profonde sur la transition entre l’Ancienne et la Nouvelle Alliance. L’auteur souligne que l’Ancienne Alliance, bien qu’instaurée par Dieu, a révélé les faiblesses de l’homme à la respecter pleinement.

4 – Hébreux chapitre 8:8-13 – Annonce d’une nouvelle alliance

Hébreux 8:8-13

Car c’est avec l’expression d’un blâme que le Seigneur dit à Israël : Voici, les jours viennent, dit le Seigneur, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une Alliance Nouvelle,

Non comme l’Alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte ; Car ils n’ont pas persévéré dans mon Alliance, Et moi aussi je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur.

10 Mais voici l’Alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

11 Aucun n’enseignera plus son concitoyen, Ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ;

12 Parce que je pardonnerai leurs iniquités, Et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés.

13 En disant : une Alliance Nouvelle, il a déclaré la première ancienne ; or, ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est près de disparaître.

Un rappel des Alliances du passé

Ce passage commence par un blâme qui concerne non seulement l’Ancienne Alliance, mais aussi ceux qui étaient censés la respecter. Dans une Alliance, il y a toujours deux parties. Dieu s’engageait à bénir, protéger et guider, tandis que le peuple s’engageait à obéir et à respecter ses commandements. Cependant, les Écritures montrent comment l’humanité a échoué à respecter ses engagements à maintes reprises :

  1. Adam devait obéir à Dieu en ne mangeant pas de l’arbre de la connaissance (Genèse 2:16-17).
  2. Noé, par la foi, a obéi en construisant l’arche, malgré l’absence de signe de pluie (Genèse 6-9).
  3. Abraham a quitté sa terre natale, croyant aux promesses divines d’une postérité (Genèse 15).
  4. Moïse a reçu la Loi au Sinaï, qui contenait des bénédictions et des malédictions en fonction de l’obéissance du peuple (Deutéronome 27-28).

Ces Alliances ont révélé la difficulté humaine à rester fidèle, et l’épître aux Hébreux 8 souligne cette faiblesse.

La Nouvelle Alliance : un changement fondamental

Ce passage introduit la promesse d’une Nouvelle Alliance. Contrairement à l’ancienne, écrite sur des tables de pierre et imposée extérieurement, cette Nouvelle Alliance sera écrite dans les cœurs. Ce passage est tiré de Jérémie 31:31-34 où Dieu promet une transformation intérieure : ses lois ne seront plus perçues comme des règles externes à suivre, mais comme une expression d’un amour interne, profondément gravé dans l’esprit de ceux qui l’acceptent.

Dans cette Nouvelle Alliance, il n’y a plus besoin d’enseigner à quelqu’un à connaître le Seigneur, car tous auront une relation directe avec Lui, du plus petit au plus grand. La loi n’est plus simplement un ensemble de règlements, mais un désir intime de vivre selon la volonté de Dieu. Ce passage fait écho à ce que Paul exprime dans 2 Corinthiens 3:18, où il est question de transformation à l’image du Seigneur.

Le rôle du pardon

Le verset 12 met l’accent sur le pardon : « Parce que je pardonnerai leurs iniquités, et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés. » L’Ancienne Alliance était marquée par des sacrifices répétés pour expier les péchés, un rappel constant des faiblesses humaines. La Nouvelle Alliance, en revanche, s’appuie sur le sacrifice unique et parfait de Jésus, qui pardonne une fois pour toutes les péchés, permettant ainsi une réconciliation définitive entre Dieu et l’humanité.

Réflexion sur la Nouvelle Alliance

L’Ancienne Alliance, bien qu’importante dans le cadre de l’histoire du salut, a montré ses limites à cause de la nature déchue de l’homme. Les sacrifices de l’Ancienne Alliance devaient être continuellement répétés, sans jamais résoudre le problème du péché à sa racine. Dans la Nouvelle Alliance, Dieu fait tout le travail : Il place ses lois dans les cœurs, transforme les esprits, et garantit le pardon des péchés. Tout cela ne dépend plus des œuvres humaines mais de la grâce divine.

Cela ne signifie pas pour autant que l’effort humain est totalement exclu. L’homme est toujours invité à répondre par la foi, la repentance, et une vie de transformation à l’image de Christ. Mais cette transformation est rendue possible grâce à la présence du Saint-Esprit en chacun des croyants. Dieu ne réside plus dans une tente ou un temple, mais en chaque individu, faisant de chaque croyant un temple du Saint-Esprit.

Conclusion

Hébreux 8:8-13 invite chacun à réfléchir profondément sur la manière dont Dieu a établi cette Nouvelle Alliance. Alors que l’Ancienne Alliance rappelait constamment aux hommes leur incapacité à être justes par eux-mêmes, la Nouvelle Alliance offre une solution radicale : la loi de Dieu, écrite dans leurs cœurs, combinée au pardon total des péchés par le sacrifice de Jésus. L’obéissance n’est plus une question de conformité extérieure, mais d’un amour et d’un désir profondément ancrés en nous.

Il est important de souligner que l’expression ‘Nouvelle Alliance’ n’apparaît qu’une seule fois dans l’Ancien Testament, précisément dans le passage de Jérémie précité. Cependant, nous en trouvons une description détaillée en :

Ézéchiel 36:22-38

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

27 Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.

5 – Le thème central de l’épitre aux Hébreux est en résumé :

« Jésus, le véritable souverain sacrificateur ».

Ce concept est présenté de manière claire dans Hébreux 4:14-16

: Hébreux 4:14-16.

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Ce passage souligne à la fois l’humanité de Jésus, qui peut comprendre nos faiblesses parce qu’il a été tenté comme nous, et sa divinité parce que sans péché et qu’il siège auprès de Dieu, prêt à offrir sa miséricorde.

Application du thème central

L’application de ce thème est exposée en détail dans Hébreux 7:1 – 10:18 et se décompose en cinq parties distinctes, mettant en lumière la supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur à différents niveaux :

  1. Hébreux 7:1-28 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek
    Jésus est comparé à Melchisédek, un prêtre mystérieux qui apparaît dans l’Ancien Testament. Contrairement aux prêtres lévitiques, Jésus appartient à un ordre supérieur, éternel, sans début ni fin, soulignant la permanence et l’efficacité de son sacerdoce.
  2. Hébreux 8:1-5 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur dans le tabernacle céleste
    Jésus n’exerce pas son sacerdoce dans un tabernacle terrestre, comme les prêtres de l’Ancienne Alliance, mais dans le tabernacle céleste, un sanctuaire parfait et éternel, auprès de Dieu lui-même.
  3. Hébreux 8:6-13 – La supériorité de Jésus en tant que souverain sacrificateur de la Nouvelle Alliance
    Jésus est le médiateur d’une Nouvelle Alliance, supérieure à l’ancienne. Contrairement à l’Ancienne Alliance, basée sur des lois extérieures, la Nouvelle Alliance est gravée dans les cœurs et fondée sur une relation directe et personnelle avec Dieu.
  4. Hébreux 9:15-28 – La supériorité de Jésus en tant que médiateur de la Nouvelle Alliance
    En tant que médiateur de cette Nouvelle Alliance, Jésus inaugure une relation de grâce où son sacrifice une fois pour toutes, purifie les croyants de manière définitive. Il entre une fois pour toutes dans le sanctuaire céleste avec son propre sang, offrant une rédemption éternelle.
  5. Hébreux 10:1-18 – La supériorité de Jésus en tant que véritable et parfait sacrifice
    Contrairement aux sacrifices répétés de l’Ancienne Alliance, qui ne pouvaient jamais ôter les péchés de manière permanente, Jésus, par son sacrifice unique, a accompli parfaitement ce que les sacrifices animaux ne pouvaient pas faire : une purification totale et définitive.
Jésus le souverain sacrificateur éternel

Ainsi, l’épître aux Hébreux nous montre la supériorité de Jésus à chaque étape du sacerdoce : il est un prêtre éternel, exerçant son ministère dans le tabernacle céleste, médiateur d’une Nouvelle Alliance et offrant le seul sacrifice parfait et définitif. Tout cela fait de lui le véritable souverain sacrificateur qui nous permet de nous approcher avec assurance du trône de la grâce.

2 Rois 7:3‭-‬4 : le risque qui mène au salut

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Dans 2 Rois 7:3-4, nous découvrons l’histoire de quatre lépreux, affamés et désespérés, qui prennent un risque énorme.

Les quatre lépreux prennent un risque pour leur salut, 2 Rois 7:3-4
2 Rois 7:3-4 : Le risque des lépreux vers le salut.

Il y avait à l’entrée de la porte quatre lépreux, qui se dirent l’un à l’autre: Quoi! resterons-nous ici jusqu’à ce que nous mourions?

Si nous songeons à entrer dans la ville, la famine est dans la ville, et nous y mourrons; et si nous restons ici, nous mourrons également. Allons nous jeter dans le camp des Syriens; s’ils nous laissent vivre, nous vivrons et s’ils nous font mourir, nous mourrons.

2 Rois 7:3‭-‬4

Dans une situation de famine extrême, quatre lépreux décident d’aller se rendre à l’ennemi, espérant trouver une solution à leur misère. Leur choix semble déraisonnable. Cependant, leur geste audacieux se révèle être celui qui va les sauver.

2 Rois 7:3-4 enseigne une leçon précieuse qui est que la foi et l’obéissance à Dieu, parfois, demandent de sortir de notre zone de confort et de prendre des risques. Ces lépreux, en se rendant vers l’ennemi, ne savaient pas ce qui les attendait, mais ils ont agi selon leur espoir de salut. De la même manière, nous sommes parfois appelés à faire confiance à Dieu même quand la situation semble désespérée.

Aujourd’hui, nous pouvons appliquer cet enseignement dans nos vies. Lorsque nous sommes face à des situations difficiles, au lieu de rester dans la peur et l’incertitude, osons prendre des décisions qui témoignent de notre foi. Ce sont souvent ces pas de foi qui mènent à la délivrance.

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Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu..

Actes 16:25-26

2 Rois 7 à 9 – – – Jean 1:1-28

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image extraite de : Imagesbibliques.org

Luc 23:39-42 : La grâce divine à l’heure du repentir

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En Luc 23:39-42, nous assistons à une scène poignante où deux malfaiteurs sont crucifiés aux côtés de Jésus. Alors que l’un d’eux se moque de Jésus, l’autre, en pleine repentance, lui demande de se souvenir de lui quand Il viendra dans Son royaume.

la crucifixion de Jésus

39 L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant: N’es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous!

40 Mais l’autre le reprenait, et disait: Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation?

41 Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes; mais celui-ci n’a rien fait de mal.

42 Et il dit à Jésus: Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. »

Luc 23:39‭-‬42

Ce moment de foi et de repentir d’un des malfaiteurs crucifié avec Jésus, révèle la profondeur de la grâce divine. Jésus, dans Sa compassion, répond avec un acte de miséricorde, assurant à ce pécheur qu’il sera avec Lui au paradis.

Ce passage souligne la puissance du repentir sincère, même à l’heure ultime de la vie. Le malfaiteur, reconnaissant son péché et sa nécessité de rédemption, trouve grâce aux yeux de Dieu. Jésus, par Sa réponse, nous montre qu’aucun moment n’est trop tard pour se tourner vers Lui. La repentance authentique, même dans les derniers instants de la vie, trouve un accueil dans le cœur de Dieu.

Aujourd’hui, ce passage invite chacun à réfléchir à sa propre relation avec Dieu. Bien que nous ne soyons pas confrontés à la mort physique imminente comme le malfaiteur, nous pouvons encore choisir de nous repentir de nos fautes et demander à Dieu de renouveler notre cœur. La grâce de Dieu est toujours accessible, peu importe nos erreurs passées. Ce verset rappelle que par la foi et la repentance, nous pouvons trouver pardon et réconciliation avec Dieu, aujourd’hui et pour l’éternité.

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Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.

1 Jean 1:9

1 Rois 21-22 – – – Luc 23:26-56

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image extraite de : Imagesbibliques.org ou autres

Hébreux chapitre 7 Le sacerdoce selon l’ordre de Melchisédek

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En Hébreux chapitre 7, Jésus est présenté comme le Grand Prêtre selon l’ordre de Melchisédek, supérieur aux prêtres selon l’ordre d’Aaron. L’auteur de cette épître démontre ainsi que le sacerdoce de Jésus est éternel et parfait en apportant un salut définitif.

 La lignée ou généalogie de Melchisédek n’est jamais mentionnée, mais Abraham lui rend hommage.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 8

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Hébreux chapitre 7 – Étude biblique

Le nom de Melchisédek signifie “mon roi de justice” (très similaire au nom du roi de Jérusalem dont il est question en Josué 10:1, Adoni Tsédek, ce qui signifie “mon seigneur est juste”).

Josué 10 :1

1 Adoni Tsédek, roi de Jérusalem, apprit que Josué s’était emparé d’Aï et l’avait dévouée par interdit, qu’il avait traité Aï et son roi comme il avait traité Jéricho et son roi, et que les habitants de Gabaon avaient fait la paix avec Israël et étaient au milieu d’eux.

1-   Melchisédek, roi de Salem

Il convient de se rappeler des derniers versets du chapitre 6 de l’épître aux hébreux, cités ci après, pour comprendre le ‘En effet‘ du verset 1.

 Hébreux 6:18-20

18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

 Hébreux 7:1-3

1 En effet, ce Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut, qui alla au-devant d’Abraham lorsqu’il revenait de la défaite des rois, qui le bénit,

et à qui Abraham donna la dîme de tout, -qui est d’abord roi de justice, d’après la signification de son nom, ensuite roi de Salem, c’est-à-dire roi de paix,

qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n’a ni commencement de jours ni fin de vie, -mais qui est rendu semblable au Fils de Dieu, ce Melchisédek demeure sacrificateur à perpétuité.

Les versets 1 et 2 d’Hébreux 7 reprennent ce qui est écrit en Genèse 14:18-20. L’auteur ajoute qu’on ne lui connait pas de généalogie. Il faut noter que Melchisédek est la seule personne à qui ont été attribuées la royauté et la sacrificature dans l’Ancien Testament.

L’auteur va maintenant aborder la question essentielle de qui est Jésus ?

Ceci est le point central de la démonstration de la supériorité de Jésus, non pas pour nous pour qui c’est évident, mais surtout pour les chrétiens d’origine juive, ceux que nous appelons aujourd’hui des juifs messianiques. Ce chapitre 7 aborde en effet ‘’les choses difficiles à expliquer’’ de

Hébreux 5:11

11 Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre.

Melchisédek, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très Haut’ est la seule personne à combiner la royauté avec le sacerdoce dans l’Ancien Testament (Psaume 110)

Le souverain sacrificateur était la personne la plus respectée du monde juif. Rappelons-nous de l’épisode de :

Actes 23:2-5

Le souverain sacrificateur Ananias ordonna à ceux qui étaient près de lui de le frapper sur la bouche.

Alors Paul lui dit: Dieu te frappera, muraille blanchie! Tu es assis pour me juger selon la loi, et tu violes la loi en ordonnant qu’on me frappe!

Ceux qui étaient près de lui dirent: Tu insultes le souverain sacrificateur de Dieu!

Et Paul dit: Je ne savais pas, frères, que ce fût le souverain sacrificateur; car il est écrit: Tu ne parleras pas mal du chef de ton peuple.

Le souverain sacrificateur était sous l’ancienne alliance, l’intercesseur pour le peuple devant Dieu. Il était descendant d’Aaron de la famille de Lévi. Il y avait donc un souverain sacrificateur selon l’ordre de Aaron, c’est-à-dire descendant d’Aaron. Par ailleurs, il y avait eu Melchisédek, sacrifice du très haut qu’avait rencontré Abraham.

Le nom de Melchisédek מַלְכִּי־צֶדֶק se décompose en Melek מֶלֶךְ roi très haut et en צֶדֶק Tsedeq roi de justice. Il est à la fois roi de justice, d’après son nom et roi de paix selon son titre.

‘Roi de justice’ est un des titres attribués au Messie en:

Jérémie 23:5-6

Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je susciterai à David un germe juste; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l’équité dans le pays.

En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure; Et voici le nom dont on l’appellera: L’Éternel notre justice.

Genèse 14:18-20

18 Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était sacrificateur du Dieu Très Haut.

19 Il bénit Abram, et dit : Béni soit Abram par le Dieu Très Haut, maître du ciel et de la terre!

20 Béni soit le Dieu Très Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout.

Deux choses nous sont ainsi révélées dans ce passage de Genèse. La dîme est une notion antérieure à la loi de Moïse comme le sont le sabbat et les prémices. La dîme est une façon de témoigner que nous reconnaissons Dieu comme le propriétaire de tout. Dans le même ordre d’idée, Dieu nous fait grâce et nous lui rendons grâce.

Le supérieur bénit l’inférieur. L’inférieur donne la dîme au supérieur.

Un point est troublant quand nous mettons ceci en lien avec Jésus. Il fit apporter du pain et du vin. C’est-à-dire qu’en tant que sacrificateur du Dieu très haut, il va offrir un sacrifice. Cette offrande est constituée de pain et de vin. Ceci n’est pas sans rappeler la sainte cène au cours de laquelle Jésus a présenté le pain et le vin.

Matthieu 26:26-29

26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps.

27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous;

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.

Ceci rappelle aussi ce qu’a écrit l’apôtre Paul en:

1 Corinthiens 11:23-29

25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.

Mais cela nous rappelle ce qui est écrit de nous chrétiens en Apocalypse, et ce par trois fois, qu’il a fait de nous, un royaume et des sacrificateurs :  Apocalypse 1:6 ; 5:10 et en :

Apocalypse 20:6

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans.

En instituant la sainte cène, l’offrande de son corps et de son sang, Jésus a montré l’exemple du sacrifice personnel et nous apprend ainsi notre futur rôle de sacrificateur, à l’image de Melchisédek, Jésus étant le souverain sacrificateur.

L’auteur de l’épître aux hébreux dit au verset 3 de ce chapitre 7 que Melchisédek est sans généalogie, qu’il n’a ni commencement ni fin de vie. Il est sacrificateur à perpétuité ce que ni Aaron, ni ses descendants ne furent. Il ajoute qu’il « est rendu semblable au fils de Dieu » ! L’auteur présente ainsi Melchisédek rendu semblable au Fils de Dieu.

Il est rendu semblable au fils de Dieu parce qu’il est sans généalogie. Cependant attention, l’inverse n’est pas vrai. Dieu a un unique fils. Jésus est Fils de Dieu donc, sans faire de démonstration, il laisse ses lecteurs arriver à la conclusion que Melchisédek est une figure de Jésus, ce que nous appelons un type de… Il est une représentation de Jésus.

Melchisédek roi de justice et roi de paix, ces deux termes sont attribués à Jésus :

1 Corinthiens 1:30

30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption,

Éphésiens 2:14

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

Si nous reprenons Genèse 14:18-20, Melchisédek bénit Abraham et Abraham lui donne la dîme . Dans la culture juive, le supérieur bénit l’inférieur et l’inférieur donne la dîme. Abraham est le ‘’Père ‘’ des juifs. Ce point sera relevé dans les versets suivants.

2- Du Sacerdoce Lévitique au Sacerdoce de Melchisédek

Hébreux 7:4-10

Considérez combien est grand celui auquel le patriarche Abraham donna la dîme du butin.

Ceux des fils de Lévi qui exercent le sacerdoce ont, d’après la loi, l’ordre de lever la dîme sur le peuple, c’est-à-dire, sur leurs frères, qui cependant sont issus des reins d’Abraham;

et lui, qui ne tirait pas d’eux son origine, il leva la dîme sur Abraham, et il bénit celui qui avait les promesses.

Or c’est sans contredit l’inférieur qui est béni par le supérieur.

Et ici, ceux qui perçoivent la dîme sont des hommes mortels ; mais là, c’est celui dont il est attesté qu’il est vivant.

De plus, Lévi, qui perçoit la dîme, l’a payée, pour ainsi dire, par Abraham ;

10 car il était encore dans les reins de son père, lorsque Melchisédek alla au-devant d’Abraham.

Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce qu’Aaron a donné par Abraham la dîme à Melchisédek

Dans la pensée juive, les personnes à venir sont dans l’homme. Par exemple, tuer un homme revient à tuer cet homme et sa descendance en devenir. Ainsi, Lévi comme Aaron et ses descendants ont donné la dîme à Melchisédek par l’entremise d’Abraham. Ceci alors, est la preuve de la supériorité du sacerdoce de Melchisédek par rapport à celui d’Aaron.

Il est demandé aux destinataires de la lettre de considérer combien grand est Melchisédek pour que Abraham lui donne la dîme de tout.

  1. Les Lévites recevaient la dîme de leurs frères, quand Abraham, le patriarche a donné la dîme à plus grand que lui.
  2. Le plus grand qu’Abraham, était sans généalogie
  3. Melchisédek apparait ainsi plus grand qu’Abraham
  4. Melchisédek est une figure de Christ, son sacerdoce comme celui de Christ étant sans fin. Ce sacerdoce est toujours actif puisque Melchisédek est vivant quand les lévites sont des hommes mortels
  5. Lévi dans les reins d’Abraham a donné la dîme à Melchisédek. Le sacerdoce de Melchisédek est donc plus grand que celui des lévites.

Au verset 7, il est question de l’inférieur et du supérieur? Ceci est une comparaison entre l’alliance de l’Ancien Testament et la nouvelle alliance en Christ qui est le cœur de l’épître.

le terme supérieur peut signifier meilleur, plus excellent, de rang plus élevé.

3- Abolition de la loi ancienne

Hébreux 7:11-19

11 Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, car c’est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, -qu’était-il encore besoin qu’il parût un autre sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek, et non selon l’ordre d’Aaron?

12 Car, le sacerdoce étant changé, nécessairement aussi il y a un changement de loi.

13 En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel ;

14 car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit pour ce qui concerne le sacerdoce.

15 Cela devient plus évident encore, quand il paraît un autre sacrificateur à la ressemblance de Melchisédek,

16 institué, non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable ;

17 car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours Selon l’ordre de Melchisédek.

18 Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité,

19 car la loi n’a rien amené à la perfection, et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.

Au verset 11, le « si donc » précède une démonstration pour dire que le sacerdoce lévitique avec un souverain sacrificateur issu de la descendance d’Aaron, n’était pas parfait, et qu’il fallait le remplacer par un sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek. En effet, le sacerdoce selon l’ordre d’Aaron n’a rien amené à la perfection, sinon il n’aurait pas été besoin de le remplacer.

Il faut comprendre le mot perfection dans le sens d’achèvement, d’accomplissement. Il fallait que cela amène à la maturité spirituelle.

‘‘par le sacerdoce lévitique’’.  C’est sur le sacerdoce lévitique que repose la loi donnée au peuple juif.  Ceci se réfère soit à Moïse en tant que descendant de la tribu de Lévi et messager de Dieu qui a donné à Israël son système sacrificatoire, soit aux Lévites et sacrificateurs en tant qu’enseignants de la loi auprès du peuple.

Le sacerdoce de la tribu de Lévi est apparu avec la loi reçue par Moïse. Pourquoi un nouveau sacerdoce selon Melchisédek et non selon Aaron ? S’il y a un nouveau sacerdoce, il y a une nouvelle loi. Il est à relever qu’il est mentionné ici que la loi repose sur le sacerdoce et non l’inverse.

Le sacerdoce ne se limitait pas au service du Temple, mais comprenait aussi un travail extérieur au Temple comme l’enseignement, le conseil, les directives, la guérison …

Malachie 2:7

Car les lèvres du sacrificateur doivent garder la science, Et c’est à sa bouche qu’on demande la loi, Parce qu’il est un envoyé de l’Éternel des armées.

Ce sont des activités visibles que Jésus mena durant sa vie terrestre.

Verset 12 : puisqu’il y a changement de sacerdoce, il y a changement de loi. La loi de Moïse avait pour seul but de montrer à l’homme son incapacité à être juste aux yeux de Dieu. Cela a conduit à la nouvelle alliance.

Verset 13 : la remarque porte sur Jésus qui est descendant par Marie de la tribu de Juda et non de Lévi. La sacrificature de Jésus ne procède pas d’une ordonnance charnelle. C’est un point particulier pour les juifs. C’est une raison pour laquelle, ils ont eu et ont du mal à accepter Jésus comme sacrificateur.

Nous retrouvons les mots perfection et parfait huit fois dans le nouveau testament et cinq fois dans cette épître en lien avec la sacrificature de Jésus selon l’ordre de Melchisédek. La supériorité de la sacrificature de Jésus-Christ l’est par la puissance d’une vie impérissable alors que les sacrificateurs selon Aaron étaient tous mortels (v.8). La vie impérissable l’emporte sur l’ordonnance charnelle, le parfait sur l’imparfait, l’éternel sur le passager.

2 Corinthiens 3:7-11

Or, si le ministère de la mort, gravé avec des lettres sur des pierres, a été glorieux, au point que les fils d’Israël ne pouvaient fixer les regards sur le visage de Moïse, à cause de la gloire de son visage, bien que cette gloire fût passagère,

combien le ministère de l’esprit ne sera-t-il pas plus glorieux!

Si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère de la justice est de beaucoup supérieur en gloire.

10 Et, sous ce rapport, ce qui a été glorieux ne l’a point été, à cause de cette gloire qui lui est supérieure.

11 En effet, si ce qui était passager a été glorieux, ce qui est permanent est bien plus glorieux.

Versets 17-19 : Par Jésus il y a abolition de l’ancien système en raison de son impuissance et de son inutilité, qui a été remplacé par la perfection et une meilleure espérance de nous approcher de Dieu. (Le souverain sacrificateur était un intercesseur auprès de Dieu.)

Pourquoi l’impuissance l’ordonnance antérieure ? Ce n’est pas l’ordonnance qui est en cause mais la nature déchue de l’homme qui la rendait impuissante et inutile.

Prenons le temps de lire attentivement les versets 18 et 19 qui sont la conséquence de ce qui est dit au verset 17. Il y a ainsi ! Quoi ? Il y a ainsi deux choses.

Premièrement : abolition d’une ordonnance antérieure …

Deuxièmement : introduction d’une meilleure espérance …

Pourquoi parler d’impuissance et de faiblesse de la loi ?  Il faut nous reporter à ce qui est dit par Paul en:

Romains 7:7-13

7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’eût dit : Tu ne convoiteras point.

Et le péché, saisissant l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi le péché est mort.

Pour moi, étant autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement vint, le péché reprit vie, et moi je mourus.

10 Ainsi, le commandement qui conduit à la vie se trouva pour moi conduire à la mort.

11 Car le péché saisissant l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.

12 La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

13 Ce qui est bon a-t-il donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché, afin qu’il se manifestât comme péché en me donnant la mort par ce qui est bon, et que, par le commandement, il devînt condamnable au plus haut point.

La loi met en évidence le péché, mais elle ne résout pas le problème du péché. Elle nous conduit à chercher celui qui peut résoudre ce problème, à savoir Christ !

Galates 3:21-29

21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.

22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux qui croient.

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

24 Ainsi la loi a été comme un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.

25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;

27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

La loi conduisait à la mort (Romains 7:10), mais par Jésus nous avons la vie, la vie éternelle.

La loi était là pour nous conduire à Christ !

4- Sacrificateur pour toujours

Hébreux 7:20-22

20 Et, comme cela n’a pas eu lieu sans serment,

21 car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus l’est devenu avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l’ordre de Melchisédek.

22 Jésus est par cela même le garant d’une alliance plus excellente.

Verset 20: Les promesses de Dieu sont fiables

Ésaïe 46:10

10 J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, Et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli; Je dis: Mes arrêts subsisteront, Et j’exécuterai toute ma volonté.

Le sacerdoce de Melchisédek est plus excellent que celui d’Aaron et de ses descendants parce que les sacrificateurs selon l’ordre d’Aaron sont mortels alors que Christ demeure éternellement.

Les lévites deviennent sacrificateurs sans avoir prêté serment, alors que Jésus-Christ est devenu sacrificateur par serment de Dieu lui-même. Ceci est une preuve de plus de la supériorité de la sacrificature de Jésus. Non seulement Dieu a dit, mais en plus, Il n’est pas homme pour mentir (Nombres 23:19), et plus encore il a juré !

Les lévites étaient sacrificateurs durant leur vie adulte, Jésus l’est éternellement. Pour dire les choses autrement : quelle garantie avons-nous de cette alliance plus excellente que l’ancienne ? Jésus ! Dieu l’a juré ! Jésus s’est porté garant pour nous.

Matthieu 26:28

28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

Jérémie 31:31-34 parle de cette nouvelle alliance

31 Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une alliance nouvelle,

32 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte, Alliance qu’ils ont violée, Quoique je sois leur maître, dit l’Éternel.

33 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit l’Éternel: Je mettrai ma loi au dedans d’eux, Je l’écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple.

34 Celui-ci n’enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l’Éternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand, dit l’Éternel; Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché.

5-  Le sacerdoce immuable de Christ

Hébreux 7:23-25

23 De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d’être permanents.

24 Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible.

25 C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

D’un côté plusieurs sacrificateurs mortels, de l’autre un seul sacrificateur éternel. L’importance d’avoir un intercesseur éternel se révèle dans le fait qu’il faut un avocat auprès du Père.

1 Jean 2:1

1 Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.

Car n’oublions pas que nous avons besoin d’un avocat parce qu’il y a un accusateur auprès de Dieu

Apocalypse 12:10

10 Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l’autorité de son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit.

Jésus est là pour plaider notre cause. Face à Satan, il intercède pour nous. Aujourd’hui encore Jésus intercède pour les siens car il est vivant !

Verset 25 : ceux qui s’approchent de Dieu par lui : Ceci est une invitation universelle pour quiconque veut venir. C’est le même ‘ceux’ de:

Jean 1:12

12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,

Verset 25, ‘’étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.’’ : Jésus n’est plus sur la croix. Alors, pourquoi certains veulent le représenter ou le présentent sur une croix ? Il est ressuscité, il est auprès du Père et il intercède pour nous parce qu’il est vivant !

6- La perfection du souverain sacrificateur céleste

Hébreux 7:26-28

26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

27 qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.

28 En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité.

Verset 26 : sans tâche, c’est-à-dire sans défaut, terme pour les animaux sacrifiés dans l’Ancien Testament.

‘’saint, innocent, sans tache’’ cela décrit l’état originel de l’homme dans le jardin d’Éden de Genèse 2.

Pour bien comprendre la différence entre la sacrificature de Jésus, selon l’ordre de Melchisédek et la sacrificature selon Aaron, il suffit de prendre un exemple dans la vie professionnelle.

Dans une entreprise, une faute a été commise dans deux services différents, celui de Aaron et celui de Jésus. Le patron demande des explications à Aaron qui explique que la faute vient de X. Puis le patron se tourne vers Jésus à qui il pose la même question. Jésus répond la faute m’en incombe en tant que responsable de ce service. Je prends la faute sur moi.

N’oublions pas que le souverain sacrificateur faisait des sacrifices pour ses propres fautes et pour celles du peuple et que cela se répétait tous les ans.

Jésus lui, qui n’a pas commis de péché, s’est offert en sacrifice et a versé son propre sang devant Dieu pour tous les péchés de tous ceux qui lui confieraient leur vie.

C’est en cela que Jésus est le souverain sacrificateur parfait.

Romains 8:1-4

1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ.

En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.

Car-chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,

et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

            L’auteur résume sa pensée : il convenait … avec un rappel de

Hébreux 2:10

10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

Hébreux 7:26

26 Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,

Pourquoi ?

  • Il est saint pour le service devant le vrai tabernacle devant Dieu (Hébreux 8:2 ;9:11)
  • Il est innocent et sans tâche devant les hommes, s’étant montré en toutes choses un modèle de justice et d’équité (2 Corinthiens 5:21; 1 Jean 3:5).
  • De ce fait, il est maintenant séparé des pécheurs bien que pendant un temps il dût vivre parmi eux. Cependant, il ne participa point à leur iniquité, seulement à leur chair.
  • Ayant surmonté les tentations de sa chair (4:15), ayant été élevé à la perfection (5:9),

il est maintenant plus élevé que les cieux (Philippiens 2:9-10), une preuve de plus de sa supériorité sur les fils d’Aaron.

Hébreux chapitre 6 : Croissance spirituelle et assurance du salut

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Hébreux chapitre 6 invite à tendre vers ce qui est parfait, pour des choses meilleures et favorables au salut en prenant appui sur l’exemple d’Abraham, et ce pour saisir l’espérance qui est proposée en Jésus.

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Hébreux chapitre 6 – Étude biblique

1 – Hébreux chapitre 6 :1-8 : Avancer vers la perfection

Hébreux 6:1-3

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

de la foi en Dieu, de la doctrine des baptêmes, de l’imposition des mains, de la résurrection des morts, et du jugement éternel.

C’est ce que nous ferons, si Dieu le permet.

Le « C’est pourquoi », fait suite à ce qui a été dit prédemment. L’auteur de cette épître veut amener ses lecteurs à une maturité spirituelle !

L’expression « Sans poser de nouveau le fondement« , leur rappelle qu’ils ont été enseignés probablement par lui-même sur les points qui suivent.

Les « éléments de la Parole » veut dire les principes élémentaires, ou enseignements élémentaires de la Parole de Christ qui devraient constituer les éléments de base de tout enseignement. Il est question de six éléments regroupés en trois paires :

1 – Le stade initial de l’obéissance à Christ : repentance des œuvres mortes et foi en Dieu, car les œuvres mortes s’opposent à la foi en Dieu.

2 – la vie de l’église : les baptêmes et l’imposition des mains.

3 – L’espérance chrétienne : la résurrection des morts et le jugement éternel

Cette liste peut paraître courte mais l’auteur cible les points pour ramener les personnes juives converties à Jésus tentées de retourner au judaïsme, montrant que le christianisme est la suite logique du judaïsme. Le Nouveau Testament en effet, est la réalisation de l’Ancien Testament.

Puisque le chrétien s’est repenti, le renoncement aux œuvres mortes correspond au renoncement aux œuvres de la loi. Ces règles n’étaient que l’ombre des choses à venir avec Jésus-Christ. (Hébreux 8:5 ; 10:1)

Jésus lui-même, associe la repentance et la foi :

Marc 1:15

15 Il disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.

Autre point : La foi en Dieu est le principe fondamental de la religion juive.

Habakuk 2:4

Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; Mais le juste vivra par sa foi.

Il faut se repentir de nos péchés mais il faut aussi se repentir des œuvres mortes qui sont les pratiques religieuses stériles. Ceci est confirmé en :

Galates 2:16

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

 Nous avons la purification et la foi en Dieu. Cependant en Christ, il ne s’agit pas de la purification des juifs qui étaient appelé à se purifier dans un mikvé à plusieurs reprises alors que le baptême a lieu une seul fois.. Rappelons-nous de l’épisode de :

Jean 13:9-10

Simon Pierre lui dit: Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête.

10 Jésus lui dit: Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur; et vous êtes purs, mais non pas tous.

La foi en Jésus-Christ est implicite avec la foi en Dieu.

Le mot grec ’’baptismos’’ est un pluriel ce qui sous-entend qu’il fait référence à plusieurs types de baptême. Il se traduit par les mots lavage, ablutions, baptêmes.

Pour rappel, chez les juifs, il y avait un bain de purification pour les femmes sortant de la période de menstruation notamment, et une purification après certaines maladies telles que la lèpre …

Pour ce qui est de l’imposition des mains, il s’agissait d’une pratique que nous retrouvons dans les Évangiles et qui se faisait dans l’Ancien Testament. Nous voyons l’imposition des mains sur un animal pour le transfert des péchés en Exode 29 et en Lévitique.

De même, Jacob posa ses mains sur les enfants de Joseph pour les bénir.

Genèse 48:12-19

14 Israël étendit sa main droite et la posa sur la tête d’Éphraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la tête de Manassé: ce fut avec intention qu’il posa ses mains ainsi, car Manassé était le premier-né.

et Moïse posa ses mains sur Josué pour transmettre l’esprit de sagesse.

Deutéronome 34:9

9 Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui. Les enfants d’Israël lui obéirent, et se conformèrent aux ordres que l’Éternel avait donnés à Moïse.

Avec le Nouveau Testament l’imposition des mains étaient plus réservée à la transmission du Saint-Esprit ou de dons par la main des apôtres.

En ce qui concerne la résurrection des morts et le jugement éternel, dans l’Ancien Testament il en est aussi question:

Ésaïe 26:9

19 Que tes morts revivent ! Que mes cadavres se relèvent ! -Réveillez-vous et tressaillez de joie, habitants de la poussière ! Car ta rosée est une rosée vivifiante, Et la terre redonnera le jour aux ombres.

Et en Daniel 12:2

2  Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle.

Et aussi en Job 19:25-27

25 Mais je sais que mon Rédempteur est vivant, Et qu’il se lèvera le dernier sur la terre.

26 Quand ma peau sera détruite, il se lèvera ; Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.

27 Je le verrai, et il me sera favorable ; Mes yeux le verront, et non ceux d’un autre ; Mon âme languit d’attente au dedans de moi.

Cette doctrine de la résurrection n’était pas partagée par tous puisqu’il y avait opposition à ce sujet entre les Sadducéens et les Pharisiens. Jésus précise que Dieu est le Dieu des vivants et non pas des morts.

Marc 12:27

27 Dieu n’est pas Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes grandement dans l’erreur.

C’est aussi comprendre que seuls, ceux qui appartiennent à Dieu connaîtront la résurrection et que les autres iront en enfer.

Actes 4:2

mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts.

Quant au jugement éternel, il était une réalité pour les Juifs.

Genèse 18:25

25 Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu’il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d’agir !

Psaumes 58:12

12 Et les hommes diront: Oui, il est une récompense pour le juste; Oui, il est un Dieu qui juge sur la terre.

Jésus parle du jugement éternel dans la parabole des boucs et des brebis :

Matthieu 25:31-46

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

Ces six doctrines de Hébreux 6 se trouvaient dans la religion juive, mais elles prennent toute leur signification en Jésus. Ces doctrines qui sont le fondement de la foi chrétienne, étaient connues des Juifs.

Le verset 3 qui dit «  si Dieu le permet »,montre une soumission à Dieu de l’auteur de cette épître et son humilité, mais il démontre aussi sa détermination. L’auteur va tout faire pour ramener à la foi en Jésus ceux qui ont tendance à revenir au judaïsme, mais il sait que tout seul, il en sera incapable et qu’il lui faut pour ce faire, l’aide du Saint-Esprit.

Hébreux 6:4-8

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.

Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu ;

8mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

L’expression : « il est impossible« , montre que les judéo-chrétiens avaient reçu un bon enseignement de la doctrine chrétienne, mais que certains avaient la tentation de revenir au judaïsme.

Verset 4-6 : L’auteur met l’accent sur le danger de l’apostasie. Ceux qui ne se sont pas affermis dans la foi en Jésus peuvent-ils revenir ? S’ils sont tombés, c’est trop tard, cela est devenu impossible !

Verset 7-8: l’eau de la Parole sur les hommes est comparée à la pluie sur la terre. Les uns produisent de l’herbe utile (de bonnes œuvres) et vont au paradis, les autres sont voués au feu de l’enfer.

Nous retrouvons ici l’idée exprimée dans la parabole des quatre terrains de Matthieu 13.

Ce passage de Hébreux 6:4-6 constitue un avertissement des plus sévères !

Rappelons-nous que le but de l’épître est un avertissement à l’encontre d’une apostasie éventuelle. Certains de ces judéo-chrétiens à qui étaient destinés cette lettre, étaient peut-être déjà tombés dans l’apostasie et risquaient d’entraîner l’ensemble de leur groupe. Par ailleurs, la grande erreur est de ne pas comprendre que chaque chrétien est appelé à devenir à l’image de Christ sous la direction du Saint-Esprit et de croire qu’il n’y a plus rien à faire.

Voyons ce passage en détails :

Verset 4 – une fois éclairés ou illuminés: signifie que ces personnes se sont converties et avaient une connaissance de l’évangile, en référence à

1 Jean 1:5

La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres.

Voyez ce que nous pouvons voir dans le : une fois éclairés ou illuminés

1 – Celui qui une fois, s’est tourné vers Dieu, ne doit plus se détourner de Dieu.

2 – Celui qui une fois, a été sauvé, doit continuer à vivre en tant que personne sauvée.

3 – Celui qui une fois, a été pardonné de ses péchés, doit vivre en tant que personne pardonnée en se rappelant de ce pardon.

4 – Celui qui une fois, s’est converti doit continuer à vivre en tant que converti.

5 – Celui qui une fois, a été délivré, doit continuer à vivre dans la liberté.

6 – Celui qui une fois, a reçu le Saint Esprit, doit continuer à vivre sous l’action du Saint Esprit.

7 – Celui qui, une fois, a obtenu la grâce, doit continuer à vivre dans la grâce.

8 – Celui qui une fois, a été béni, doit continuer à rester dans les bénédictions.

9 – Celui qui une fois, a reçu les dons du Saint Esprit, doit continuer à utiliser ses dons, à les développer et en acquérir d’autres.

10 – Celui qui une fois, a reçu l’appel de Dieu, doit continuer à vivre dans cet appel et dans son action.

Il y a là, la notion de mouvement. C’est la marche chrétienne !

Quand Dieu agit, il agit une fois pour toutes !

Romains 6:10

10 Car il est mort, et c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c’est pour Dieu qu’il vit.

Cette idée de une fois pour toutes se retrouve en Hébreux 7:27 ; 9:12 ; 10:10.

verset 4 – qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit, Ils ont expérimenté l’Esprit Saint, ses dons, son action.

verset 5 – ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir :  Il s’agit de l’évangile de Jésus manifesté avec puissance par des signes et des prodiges.

Le siècle à venir est à prendre au sens juif du terme. Il s’agit des temps messianiques (vu précédemment)

L’auteur qui connaissait ses lecteurs, n’avait aucun doute sur leur conversion d’où le fait qu’il parle d’impossibilité et qu’ils soient amenés à une nouvelle repentance.

Rappelons-nous que sous l’ancienne alliance, ceux qui ne respectaient pas le sabbat, ou simplement qui faisait un parfum semblable à celui réservé à Dieu, étaient retranchés du peuple de Dieu.

Exode 30:35-38

35 Tu feras avec cela un parfum composé selon l’art du parfumeur; il sera salé, pur et saint.

36 Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.

37 Vous ne ferez point pour vous de parfum semblable, dans les mêmes proportions; vous le regarderez comme saint, et réservé pour l’Éternel.

38 Quiconque en fera de semblable, pour le sentir, sera retranché de son peuple.

Le châtiment peut-il être moindre ?

Exode 31:14 – Le sabbat

14 Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple.

Cet avertissement de l’Ancien Testament faisait aussi partie de ce qu’on appelle l’ombre des choses à venir, c’est-à-dire l’ombre de la nouvelle alliance ! Il y a un point de bascule à ne pas franchir. La gravité de la faute est d’autant plus grande que la personne aurait dû pouvoir l’éviter. N’oublions pas que la réconciliation avec Dieu le Père est le résultat du sacrifice de Jésus à la croix.

Cet avertissement est répété de façon plus explicite en :

Hébreux 10:26-29

26 Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés,

27 mais une attente terrible du jugement et l’ardeur d’un feu qui dévorera les rebelles.

28 Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins ;

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce?

C’est un point sur lequel l’apôtre Pierre se penche dans ses termes propres.

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

Le secret pour une croissance spirituelle réside dans la continuité constante de celle-ci.

2 – Hébreux chapitre 6:9-12 : Avoir du Zèle et de la persévérance

Hébreux 6:9-12

Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.

10 Car Dieu n’est pas injuste, pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant rendu et rendant encore des services aux saints.

11 Nous désirons que chacun de vous montre le même zèle pour conserver jusqu’à la fin une pleine espérance,

12 en sorte que vous ne vous relâchiez point, et que vous imitiez ceux qui, par la foi et la persévérance, héritent des promesses.

Verset 9 – Tout n’est pas perdu ou du moins tous ne sont pas perdus ! Au contraire l’auteur espère pour eux qu’ils continuent pour qu’ils obtiennent des choses meilleures. Par ce passage des versets 9 à 12, l’auteur adoucit son propos des versets précédents. Nous dirions que par ses avertissements, l’auteur veut secouer ses lecteurs avec des électro-chocs pour que ceux-ci réalisent l’état dans lequel ils se trouvent. Par l’expression « bien-aimés », il montre son attachement aux destinataires de sa lettre.

Verset 10 – l’auteur rappelle aux judéo-chrétiens leurs actions passées, leur travail, leur amour et leur dit: ressaisissez-vous ! Ceci est pour eux un encouragement à persévérer et à revenir pleinement à la pureté de l’Évangile. Il parle du travail et de l’amour manifestés par l’ensemble du groupe, sans présager de qui a fait quoi. L’auteur rappelle que Dieu n’est pas injuste pour oublier le travail accompli.

Verset 11 – Il s’adresse ensuite à chacun personnellement en disant en substance que chacun agisse avec le même zèle, et le même empressement.

Verset 12 – Ne pas se relâcher, persévérer, tenir ferme. Nous avons là l’idée d’un groupe face à l’ennemi qui tient une position en attendant que les renforts arrivent. Cela rappelle la prière de Daniel où un homme vêtu de lin, lui apparait :

Daniel 10:12-13

12 Il me dit : Daniel, ne crains rien; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens.

13 Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours; mais voici, Micaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse.

L’appel à l’aide de Daniel par la prière, a été entendue. Cependant, l’ange de l’Éternel a été empêché par le prince de Perse. Il a fallu l’intervention de Michaël pour qu’il puisse venir. Dieu viendra à notre secours par son Saint-Esprit, mais en attendant nous devons résister et tenir ferme. C’est ce que Dieu attend de nous. Par cette attitude nous témoignons de notre foi.      

Verset 12 – Ce verset est un rappel à ne pas oublier les promesses liées à notre marche de foi.

3 – Hébreux chapitre 6:13-15 : L’exemple d’Abraham

Hébreux 6:13-15

13 Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, et dit:

14 Certainement je te bénirai et je multiplierai ta postérité.

15 Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint l’effet de la promesse.

Quand Dieu fait une promesse, il tient parole, mais il ne dit pas quand viendra la réalisation de sa promesse. Nous sommes alors à l’épreuve de la foi en exerçant notre patience pour attendre l’intervention ou l’action de Dieu.

Ainsi, nous sommes régulièrement encouragés à développer la patience, comme il est dit en :

Colossiens 1:11

11 fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.

et en Colossiens 3:12

12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

De même, Jacques, le frère de Jésus, dit en :

Jacques 5:7-8

Soyez donc patients, frères jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison.

Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche.

Comme Abraham qui a persévéré, nous verrons se réaliser les promesses de Dieu. Pour rappel, Abraham avait 75 ans lors de la première promesse qu’il fera de lui une grande nation (Genèse 12 :1-7) et 100 ans lorsqu’Isaac son premier né, est né. (Genèse 25:5)

4 – Hébreux chapitre 6:16-20 : La promesse et le serment de Dieu

Hébreux 6:16-20

16 Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à toutes leurs différends.

17 C’est pourquoi Dieu, voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse l’immuabilité de sa résolution, intervint par un serment,

18 afin que, par deux choses immuables, dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement, nous dont le seul refuge a été de saisir l’espérance qui nous était proposée.

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

Versets 17-18 – l’immuabilité de la promesse se démontre par deux choses immuables, de la même façon que l’on condamne un homme sur la base de deux ou trois témoins. (Deutéronome 17:6)

Mais qu’elles sont ces deux choses immuables dont parle l’auteur ?

Il faut revenir au verset 17 où l’auteur parle de la promesse et du serment de Dieu.

Dieu ne mentant pas, nous trouvons là un puissant encouragement.

Une ancre à la mer

Versets 19-20 – Notre espérance est comme une ancre. L’auteur nous compare à un bateau dont l’ancre est jetée pour résister aux éléments, évènements qui se déchaînent sur nos vies. C’est la même idée que Jésus exprime dans la parabole du constructeur qui bâtit sur le roc. Cette ancre est sûre et solide. Ici, c’est l’image du monde naturel au-dessus de la mer quand l’ancre est au fond de l’eau, image du monde spirituel.

L’ancre d’un bateau s’accroche au fond pour ne pas laisser le bateau dériver en raison du mauvais temps. Ainsi, notre espérance est dans le Dieu invisible. Elle est en Jésus. Et, parce que notre espérance est en Jésus, elle est placée dans la présence même de Dieu au-delà du voile qui sépare le lieu saint du lieu très saint. Notre espérance est en Dieu !

C’est au-delà du voile que Jésus est entré. Il s’agit du voile du Temple, le voile derrière lequel se trouve le lieu très saint, là où se trouve la présence de Dieu. Notre espérance est en Dieu !

Jésus entrant dans le lieu très saint, montre par ce fait qu’il est le souverain sacrificateur, le souverain sacrificateur de notre foi, et selon l’ordre de Melchisédek, ce qui introduit le chapitre 7.

Un rappel sur le fait de tendre vers ce qui est parfait.

Hébreux 6 :1

1 C’est pourquoi, laissant les éléments de la parole de Christ, tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes,

Tendre vers la perfection ! C’est-à-dire vers la maturité.

Ceci implique que nous devons toujours être en action, car il y a l’idée de ne jamais l’atteindre mais de s’en rapprocher le plus possible. Seul Dieu est parfait, seul Jésus est parfait et l’idée qui est exprimée dans tout le Nouveau Testament est celui d’être à l’image de Jésus, de plus en plus et ce, non par nos propres forces, mais en laissant le Saint-Esprit œuvrer en nous.

Proverbes 4:18

18 Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante, Dont l’éclat va croissant jusqu’au milieu du jour.

Au fur et à mesure que nous avançons dans la foi, l’image de Jésus doit se voir de plus en plus (sa lumière en nous). Nous avons la même idée exprimée différemment en

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

Et l’inverse est donné au verset suivant :

Éphésiens 4:14

14 afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,

Pour reprendre l’idée exprimée au verset 19 de ce chapitre, si notre espérance n’est pas fondée, accrochée à Jésus comme une ancre, nous sommes des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine.

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Luc 18:18-19 : Comment entrer dans le Royaume de Dieu ?

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En Luc 18:18-19, un jeune homme riche interroge Jésus :

Entrée humble dans le Royaume céleste selon Luc 18:18-19.
Le Royaume de Dieu, un appel à l’humilité profonde Luc 18:18-19

18 Un chef interrogea Jésus, et dit: Bon maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?

19 Jésus lui répondit: Pourquoi m’appelles-tu bon? Il n’y a de bon que Dieu seul.

Luc 18:18-19

Jésus, dans sa réponse, lui rappelle que seule une vie conforme aux commandements de Dieu peut mener à l’héritage céleste. Cependant, il lui révèle aussi qu’il lui manque une chose essentielle : se détacher de ses richesses et suivre pleinement le Christ. Ce dialogue est une leçon importante pour nous aujourd’hui. Jésus nous invite à ne pas nous attacher aux biens matériels et aux réussites mondaines qui, bien qu’important dans cette vie, ne nous ouvrent pas la porte du Royaume de Dieu. Au contraire, la véritable richesse se trouve dans la foi sincère et l’humilité.

Aujourd’hui, il nous est demandé de réfléchir sur nos propres priorités. Cherchons-nous d’abord la gloire de Dieu ou la gloire de ce monde ? La question que Jésus pose au jeune homme s’adresse également à nous : qu’est-ce qui nous empêche de suivre Jésus pleinement ? L’enseignant divin nous appelle à un engagement radical, celui de renoncer à tout ce qui entrave notre relation avec Lui. Seul ce sacrifice et cette obéissance sincère nous ouvriront les portes du Royaume de Dieu.

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Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu.

Jean 3:3

2 Samuel 19-20 – – – Luc 18:1-23

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Luc 16:29 : La Parole de Dieu, suffisante pour la foi

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Luc 16:29 enseigne que la Parole de Dieu est pleinement suffisante pour guider nos vies et notre foi.

Groupe étudiant la Bible, écoutant Moïse et les prophètes.
Luc 16:29 : Étudier la Bible pour comprendre la Parole

29 Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent.

Luc 16:29

Dans ce passage, Abraham dans la parabole du riche et de Lazare, répond au riche en insistant sur l’importance d’écouter Moïse et les prophètes. Il souligne ainsi que la Parole écrite, transmise à travers les Écritures, est tout ce dont l’humanité a besoin pour comprendre la volonté de Dieu et se repentir. Même la résurrection des morts ne pourrait surpasser la sagesse et la puissance contenues dans les Écritures.

Aujourd’hui, ce verset rappelle que nous ne devons pas chercher des signes extraordinaires ou des miracles pour croire en Dieu. La Bible dans sa totalité, offre une connaissance suffisante pour vivre une foi authentique. À travers les Écritures, Dieu se révèle et nous montre le chemin de la repentance et du salut.

Dans notre monde moderne, il est facile de tomber dans la recherche constante de signes surnaturels ou de miracles. Toutefois, ce passage invite à reconsidérer notre relation avec la Parole de Dieu. La foi véritable se construit par l’écoute et l’obéissance aux Écritures, sans attendre de manifestations spectaculaires.

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Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Matthieu 4:4

2 Samuel 12-13 – – – Luc 16

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Luc 13:25-27 La Porte Étroite et l’Entrée dans le Royaume

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Luc 13:25-27 met en garde contre l’illusion de pouvoir entrer dans le Royaume de Dieu sans une véritable obéissance.

Un passage étroit, symbolisant l'entrée difficile vers le Royaume.
Entrée étroite, appel à la vigilance selon Luc 13:25-27

25 Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, et que vous, étant dehors, vous commencerez à frapper à la porte, en disant: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous! il vous répondra: Je ne sais d’où vous êtes.

26 Alors vous vous mettrez à dire: Nous avons mangé et bu devant toi, et tu as enseigné dans nos rues.

27 Et il répondra: Je vous le dis, je ne sais d’où vous êtes; retirez-vous de moi, vous tous, ouvriers d’iniquité.

Luc 13:25-27

Jésus décrit en Matthieu 7 la porte étroite par laquelle il faut passer ainsi que le chemin étroit et resserré passant au milieu d’obstacles divers qu’il faut éviter pour ne pas tomber . Beaucoup chercheront à entrer par cette porte mais ne le pourront pas, car ils se seront concentrés sur des apparences extérieures, négligeant la profondeur d’une relation intime avec Dieu.

Aujourd’hui, ces versets de Luc 13 interpellent. De nombreux croyants croient qu’il suffit de fréquenter les églises ou de suivre des rituels pour être sauvés. Pourtant, l’entrée dans le Royaume demande plus. Elle exige une transformation intérieure, une foi vivante et une obéissance à Dieu, loin des faux-semblants. L’accès au Royaume ne se trouve pas dans l’orgueil ou dans des œuvres humaines, mais dans la reconnaissance sincère de notre besoin de Dieu et dans une vie conforme à Sa volonté.

Le chemin étroit de la foi peut être difficile, mais il est le seul qui mène à la véritable liberté et à la vie éternelle. Aujourd’hui, interrogeons-nous : sommes-nous prêts à emprunter ce chemin étroit et resserré ou cherchons-nous des raccourcis qui nous éloignent du cœur de Dieu ?

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Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.

Hébreux 12:14

1 Samuel 30 à 31 – – – Luc 13:23-35

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Hébreux chapitre 2 L’importance du salut et de la foi

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Dans Hébreux chapitre 2, l’auteur exhorte les croyants à rester attentifs aux enseignements du salut annoncé par Jésus-Christ. Il souligne l’importance de ne pas négliger cette grande délivrance et explique la nécessité de la souffrance de celui-ci pour le salut.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 3

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Hébreux chapitre 2 : L’importance du salut et de la foi

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Dans ce chapitre 2, son auteur développe le fondement sur lequel il s’appuie pour présenter la Seigneurie de Jésus, sa domination future et son sacerdoce visible, ceci dans sa nature humaine. Ce thème est poursuivi en Hébreux 4:14-16 et la suite.

1 – Hébreux chapitre 2 :1-4 -Avertissement à ceux qui ont entendu

Hébreux 2:1-4 – comment échapperons-nous

1 C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles.

Car, si la parole annoncée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rétribution,

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

v.1 Le « C’est pourquoi » veut dire que tout ce qui a été dit au sujet de la supériorité de Jésus, le Fils de Dieu dans le chapitre 1, doit être l’objet de toute notre attention.

v.1 Quelles sont ces choses que nous avons entendues ? Cela ne peut pas être autre chose que l’Évangile ! Il s’agit de l’Évangile par rapport à tout l’Ancien Testament. Dans l’épître aux hébreux, il est montré la supériorité de l’Évangile qui n’est jamais que l’accomplissement de l’Ancien Testament. En effet, Jésus a été annoncé par Dieu. Celui-ci nous a parlé par le Fils, puis par les premiers disciples, dont les apôtres.

Au verset 2, il est question de la loi qui sanctionne toute transgression et toute désobéissance (cf la révolte de Koré dont il est question en Nombres… ). Il s’agit de la Loi mosaïque de l’Ancien Testament vers laquelle les hébreux convertis à Jésus, sont tentés de retourner. Elle fut annoncée par des anges. Elle a été annoncée par Moïse, non pas que Moïse fut un ange. Ceci est en référence à:

Actes 7:53

53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée!…

Que nous trouvons dans le résumé de l’histoire d’Israël par Étienne :

Actes 7:51-53

51 Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles! vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi.

    52 Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,

    53 vous qui avez reçu la loi d’après des commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée ! …

Chaque mot ou expression du verset 3 est important, et mérite que nous prenions un temps pour les peser. Ils sont comme martelés.

comment échapperons-nous … en négligeant …  un si grand salut, …  qui, annoncé d’abord par le Seigneur, … nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu.

Comment échapperons-nous? Oui, mais à quoi ? Au même sort qui a été réservé à ceux qui ont transgressé et désobéi à la Loi mosaïque.

Comme si cela ne suffisait pas, le verset 4 est là pour frapper un grand coup :

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

« Comment échapperons-nous » est le premier avertissement d’une série de cinq. Cet avertissement porte sur l’importance du message du salut annoncé par le Seigneur lui-même. Nous avons dans cette partie doctrinale des avertissements à prendre au sérieux. Le premier est d’écouter le Seigneur et de garder les yeux fixés sur Lui pour ne pas nous égarer dans des fausses doctrines. En effet, large est le chemin qui mène à la perdition, étroit et resserré est le chemin qui mène au Père.

Jésus le centre de notre foi

Si Jésus n’est pas le centre de notre foi, nous risquons d’être emportés à tout vent de doctrine ce qui affaiblirait notre foi et nous écarterait de Lui.

V. 2:1 – « de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles ». (choses entendues =Évangile)

V. 3:12 – « au point de se détourner du Dieu vivant »;

v. 5:11 – « parce que vous êtes devenus lents à comprendre »;

v. 6:6 – « puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu »;

v. 10:29 – « celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu »;

Tout cela veut dire que la négligence fait qu’on s’écarte de Jésus, qu’on abandonne, et qu’on devient paresseux. En fin de compte, cette négligence va aboutir à mépriser le Fils de Dieu et son sacrifice.

La solution pour ne pas se détourner de la saine doctrine se trouve en :

Hébreux 10:25, 32, 35

25 N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour.

32 Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances,

35 N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération.

L’annonce faite par le Seigneur, le Fils de Dieu, est plus importante que celle venant des anges qui sont de simples messagers. La source est plus digne de confiance.

Après avoir pris en considération ces deux premiers versets d’Hébreux 2, la conclusion s’impose au verset 3 : « Comment échapperons-nous … » à un jugement encore plus sévère que ceux qui désobéirent du temps de Moïse ainsi que cela est écrit en:

Hébreux 12:25

25 Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux-là n’ont pas échappé qui refusèrent d’entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux,

 et Hébreux 10:29

29 de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?

En négligeant un si grand salut veut dire: ne faire aucun cas de …

Le salut annoncé est d’autant plus grand qu’il a été annoncé par le Fils de Dieu, lui-même, puis confirmé par ceux qui l’ont entendu.

Les versets de Hébreux 2:3-4

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint Esprit distribués selon sa volonté.

  • Jésus nous annonce le salut acquis à la croix
  • Les disciples propagent la bonne nouvelle du salut au monde entier
  • Les miracles sont l’attestation de la vérité de la Parole annoncée et une confirmation venant de Dieu
  • Le Saint-Esprit confirme par des dons.

Que nous disent ces deux versets ? De quoi s’agit-il ? Du salut. Et quel est le rôle respectif du Seigneur, des disciples, des miracles et du Saint-Esprit ?

Par les signes, les prodiges et les miracles, Dieu atteste le témoignage des premiers chrétiens. Ce verset indique aussi que la manifestation des miracles était plus rare au temps de la rédaction de cette Épître au moins dans ce milieu hébreux.

2 – Hébreux chapitre 2 :5-9 – Le but de Dieu : soumettre le monde à Christ

Hébreux 2:5-9 – l’humiliation de Jésus est un fait

En effet, ce n’est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons.

Or quelqu’un a rendu quelque part ce témoignage: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui, Ou le fils de l’homme, pour que tu prennes soin de lui? (Ps 8:5-7)

Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Tu l’as couronné de gloire et d’honneur,

Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n’a rien laissé qui ne lui fût soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises.

Mais celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.

v.5 A qui a été soumis le monde ?

Qui est ce quelqu’un du verset 6 du Psaume 8 de David ?

L’auteur insiste sur la supériorité de Christ sur les anges. C’est une autre façon de démontrer que l’Évangile apporté par Jésus est supérieur à la loi de Moïse apportée par les anges.

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Toutes choses sont soumises non aux anges, mais à Jésus. C’est Jésus le chef ! Le monde à venir est à mettre en relation avec le règne millénaire de Jésus, en référence à la cité qui est à venir de

Hébreux 13:14

14 Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.

Nous avons une référence à ce qui est dit en:

Matthieu 19:28

28 Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël.

 Ce temps dont Pierre parle en :

2 Pierre 3:13

Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera.

Mais il est plus probable que l’auteur parle des temps messianiques que les juifs attendaient, en disant que ces temps étaient arrivés. La littérature juive divisait le temps en deux périodes, l’âge présent et l’âge à venir. L’âge à venir faisait référence aux temps messianiques, l’âge présent étant celui de l’ancienne alliance qui n’était que l’ombre des choses à venir.

Colossiens 2:17

17 c’était l’ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.

Cet âge à venir est le temps de Jésus qui verra son apogée dans la gloire du ciel. C’est l’âge que les chrétiens goûtent dès à présent.

Hébreux 6:4-5

Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,

qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,

N’oublions pas ce que nous dit l’apôtre Paul à propos de Dieu le Père en:

Colossiens 1:13

13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,

Cela veut dire que le chrétien né de nouveau est spirituellement déjà dans les lieux célestes.

Les versets 6-8 font référence à:

  Psaumes 8:5-7

5 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui?

6 Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l’as couronné de gloire et de magnificence.

7 Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, Tu as tout mis sous ses pieds,

Le Fils de l’homme est l’expression utilisée par Jésus pour parler de lui-même. Au Psaume 8, il est décrit comme de peu inférieur à Dieu, quand en Hébreux 2 il est dit : ‘’Tu l’as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges‘’.

Quand il s’agit des hommes, c’est une gloire d’être placé juste en dessous des anges mais pour Jésus, lui le fils de Dieu, c’était une humiliation.

Philippiens 2:6-8

lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme,

il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix.

Cet abaissement est la raison de sa supériorité sur les anges aujourd’hui. Jésus était supérieur aux anges, mais son humiliation et son sacrifice l’a rendu parfait, complet et fait que sa supériorité est devenue plus grande vis-à-vis des anges.

Philippiens 2:9-10

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom,

10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre,

Au verset de Hébreux 2:9, une expression est troublante : afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous.

Peut-on mesurer la Grâce que Dieu nous ai fait, que Jésus puisse avoir souffert pour nous ? Ce n’est certes pas une grâce pour la personne que de souffrir un tel châtiment. Cependant, grâce à ce châtiment qu’il a reçu pour nos péchés, nous les chrétiens sommes au bénéfice de son œuvre. C’est une grâce pour nous.

3 – Hébreux chapitre 2 :10-13 – la raison de cette humiliation

Hébreux 2:10-13

10 Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut.

11 Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères,

12 lorsqu’il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée.

13 Et encore : Je me confierai en toi. Et encore : Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés.

« Il convenait, en effet » : l’auteur se confronte à la pensée juive d’un Messie glorieux et non pas d’un messie souffrant. C’est la raison pour laquelle nombreux sont les juifs qui ne reconnaissent pas la messianité de Jésus. Comment le sauveur du peuple juif peut-il être appelé à s’humilier à ce point ? (dans leurs pensées, le messie venait pour les juifs et pas pour toutes les nations, et ce pour les délivrer des dominateurs, en l’occurence des romains à l’époque de Jésus).

Mais c’était selon le dessein de Dieu, selon ce qui est dit en :

Éphésiens 3:11-12

11 selon le dessein éternel qu’il a mis à exécution par Jésus Christ notre Seigneur,

12 en qui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance.

Quand il est dit : Par qui et pour qui : il s’agit de Dieu le Père tout autant que de Jésus.

Colossiens 1:16

16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.

Voir aussi 1 Corinthiens 15:27

27 Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté.

Au verset 2, « élevé à la perfection » veut dire parfait dans le sens de complet en tout. Il ne manque plus rien. Là, il est question de maturité spirituelle. Jésus a connu la douleur, les souffrances qu’un homme peut connaître, et ce au plus haut point.

Nous pouvons considérer que la sanctification désigne notre maturité spirituelle reçue de Jésus.

Éphésiens 1:22-23

22 Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église,

23 qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous.

Le verset 11 du livre aux hébreux parle de : ‘’Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul.’’ Il s’agit de Jésus qui nous sanctifie et de nous qui sommes sanctifiés.

« Beaucoup de fils » : Le Nouveau Testament montre que nous devenons fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Nous sommes des enfants de Dieu par l’adoption.

« Tous issus d’un seul » : il ne s’agit pas d’Adam mais de Dieu, car il s’agit d’enfants spirituels et non d’enfants charnels.

Le verset 12 est la citation du:

Psaumes 22:23

23 Je publierai ton nom parmi mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée.

Le verset 13 est la citation de

Ésaïe 8:17-18

17 J’espère en l’Éternel, Qui cache sa face à la maison de Jacob; Je place en lui ma confiance.

18 Voici, moi et les enfants que l’Éternel m’a donnés, Nous sommes des signes et des présages en Israël, De la part de l’Éternel des armées, Qui habite sur la montagne de Sion.

Ainsi, les chrétiens sont en tant qu’enfants de Dieu associés au triomphe sur la mort et les souffrances de Jésus.

 Jésus parle des enfants que Dieu lui a donnés, et nous retrouvons cela en

Jean 17:6

J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole.

De la même façon qu’il est question de sa postérité en :

Ésaïe 53:10

10 Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours ; Et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains.

4 – Hébreux chapitre 2:14-18 L’humanité de Jésus et ses souffrances

Hébreux 2:14-18 – La bénédiction qui résulte de l’humiliation de Jésus

14 Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est à dire le diable,

15 et qu’il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude.

16 Car assurément ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ;

18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Ce passage explique pourquoi Jésus devait prendre une chair semblable à la nôtre. C’était pour que son sacrifice soit effectif, c’est-à-dire valide.

v.14-15 : À quel pouvoir les croyants étaient-ils soumis ?

Jésus par sa mort a vaincu le diable et la mort, et ceux qui s’identifient à Christ, sont délivrés de Satan et de l’esclavage de la mort et du péché.

C’est par sa mort qu’il a anéanti le pouvoir de Satan, lui l’homme sans péché. C’est ainsi que nous pouvons comprendre les dernières tentations de Satan qui étaient de la provocation.

Matthieu 27:40-42

40 en disant: Toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!

41 Les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, se moquaient aussi de lui, et disaient:

42 Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! S’il est roi d’Israël, qu’il descende de la croix, et nous croirons en lui.

Les chrétiens nés de nouveau sont délivrés de la crainte de la mort. Ce n’est pas le cas pour ceux qui ne sont pas enfants de Dieu, qui ne reconnaissent pas Jésus comme leur sauveur et qui ont peur de la mort. Cette crainte les maintient dans la servitude de la mort. L’enfant de Dieu au contraire, est assuré de la vie éternelle, et il est délivré de la mort.

1 Jean 3:8

Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable.

Au verset 16 : « vient en aide » se traduit aussi par prendre la main, saisir, avec l’idée de sauver. Ceci est en rapport avec la rédemption. Cette même idée se retrouve en Hébreux 8:9 :

Hébreux 8:9

Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, Le jour où je les saisis par la main Pour les faire sortir du pays d’Égypte; Car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, Et moi aussi je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur.

Le verset 17 qui commence par « En conséquence », veut dire: pour donner suite à tout ce qui vient d’être dit ! Ce verset explique la mission de Jésus :

17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple ;

Il est question pour la première fois de Jésus en tant que souverain sacrificateur, ce qui sera mentionné à plusieurs reprises par la suite dans cette épître.

Décomposons ce verset 17 :

L’expression, »il a dû être rendu« , indique une obligation, une nécessité, mais laquelle ? A être semblable en toutes choses à ses frères,

Quel est le but cette obligation ? « afin qu’il fût un souverain sacrificateur ».

Oui, mais comment ? En tant que sacrificateur « miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu ».

Pourquoi faire ? pour faire l’expiation des péchés du peuple .

Tout se trouve expliqué ici. Tout ce qui se dessinait dans les deux premiers chapîtres est clairement dit.

La chute est au verset 18 :

18 car, ayant été tenté lui-même dans ce qu’il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés.

Jésus venu en chair, a subi les mêmes tentations que les nôtres sauf que l’enjeu de celles-ci était le salut des âmes de l’humanité entière, et qu’il a résisté aux diverses tentations.

Jésus qui n’a pas chuté, est le seul capable de nous tendre la main pour nous aider à nous relever et nous permettre de poursuivre le chemin. Encore faut-il nous tourner vers lui pour obtenir miséricorde et son aide à nous relever.

Rappel des points essentiels de Hébreux 1 et Hébreux 2

Jésus est plus grand que les prophètes. Hébreux 1:1-3

Jésus est plus grand que les anges. Hébreux 1:4-14

Comment échapperons nous… Hébreux 2:1- 4

Humiliation de Jésus au-dessous des anges… Hébreux 2:5-18

v. 2:5-9 … Le fait = constat

v. 2:10-13 … La nécessité, la raison = le motif, il convenait

v. 2:14-18 …La bénédiction  = en conséquence

Hébreux Introduction : Contexte et Enseignements

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Introduction à l’épître aux Hébreux. Cette épître parle de la grandeur et de la perfection de l’œuvre de Jésus Christ. Elle fait entrevoir les cieux tels qu’ils sont actuellement, illuminés par le Seigneur Jésus. Jésus est sacrificateur, prophète et roi. Le but de ce livre est de montrer comment détacher les regards d’un christianisme judaïsant terrestre, pour les porter sur Jésus Christ, personne glorieuse et céleste, qui seul remplit le christianisme. À part l’évangile de Jean, aucun livre ne met autant en lumière la gloire du Seigneur Jésus, sa divinité et son humanité, sa gloire comme homme sur la terre et maintenant au ciel.

Étude biblique suivante : Hébreux chapitre 1

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Hébreux Introduction à l’étude biblique de l’épître

Cette épître est d’une importance capitale. Pourquoi ? Parce qu’elle donne des certitudes à la foi et éclaire le plan rédempteur de notre Dieu Sauveur. Il s’agit cependant d’un livre difficile et pour bien en saisir le contenu, il est nécessaire de connaître le service lévitique des sacrificateurs, inauguré par Aaron, et le livre du Lévitique n’est pas un livre très facile à lire.

1-   L’auteur :

Des spécialistes se sont penchés sur le problème de l’identité de l’auteur sans arriver à aucune certitude sur qui a écrit cette épître.  Si des spécialistes en sont incapables, nous le sommes encore moins. Acceptons en le fait et ne procédons pas par affirmation quand les spécialistes reconnaissent leurs incertitudes.

À défaut de précisions définitives données par l’auteur lui-même, nous ne pouvons que nous en tenir aux caractéristiques qui ressortent de l’épître et qui nous permettent de nous faire une idée sur son identité. Selon ces indices, nous pouvons affirmer que de l’auteur que :

1 : C’est un Juif (1:1, nos pères) qui dispense avec habilité les écrits sacrés de la religion juive, surtout en ce qui concerne les détails des rites lévitiques.

Hébreux 1:1

1 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

2 : C’est un Juif helléniste, ou à la limite un Juif ayant reçu une bonne formation grecque. Il connaît à fond l’Ancien Testament dans sa traduction grecque, prenant toutes ses citations dans la version des Septante (datant du 3e siècle av. J-C) excepté celle de:

Hébreux 10:30

30 Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

cf. Deutéronome 32:35-36.

35 A moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas.

36 L’Éternel jugera son peuple; Mais il aura pitié de ses serviteurs, En voyant que leur force est épuisée, Et qu’il n’y a plus ni esclave ni homme libre.

Le style et la méthode d’argumentation suggèrent également une formation poussée dans la pensée grecque.

– La septante est la traduction des écritures des cinq livres de la Thora de l’hébreu en grec. Elle a été faite à Alexandrie sous le règne de Ptolémée II Philadelphe à l’initiative du responsable de la bibliothèque. Ce sont des savants juifs venus de Jérusalem (six représentants des douze tribus) d’où son nom de septante. Cette traduction sera achevée en septante deux jours. Elle ne porte que sur les cinq livres de Moïse. La traduction des autres livres du TaNaK s’est effectuée ensuite sur plusieurs siècles.

– TaNaK est l’acronyme de Torah (Pentateuque) qui comprend les Nevi’im (prophètes) et Ketouvim (autres écrits, hagiographes = livres poétiques et historiques)

Hébreux 10:30

30 Car nous connaissons celui qui a dit : A moi la vengeance, à moi la rétribution ! et encore: Le Seigneur jugera son peuple.

3: C’est un juif qui connaît ses lecteurs :

Hébreux 5:12

12 Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.

Il appelle ses lecteurs, ses bien-aimés.

Hébreux 6:9

Quoique nous parlions ainsi, bien-aimés, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.

4: C’est quelqu’un qui est connu de ses lecteurs :

Hébreux 13:18 ; 22-23

18 Priez pour nous; car nous croyons avoir une bonne conscience, voulant en toutes choses nous bien conduire.

22 Je vous prie, frères, de supporter ces paroles d’exhortation, car je vous ai écrit brièvement.

23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.

5 :C’est un ami de Timothée :

Hébreux 13:23

23 Sachez que notre frère Timothée a été relâché; s’il vient bientôt, j’irai vous voir avec lui.

            Par exemple, Barnabas étant présent lorsque Paul a circoncis Timothée.

Actes 16:1-3

1 Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

Paul voulut l’emmener avec lui; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

6: C’est un juif qui est de la deuxième génération de chrétiens :

Hébreux 2:3

comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu,

Pour conclure, toutes ces caractéristiques prises dans leur ensemble, tendent à éliminer Paul comme auteur de cette lettre aux hébreux. L’une des trois autres possibilités sérieuses (Barnabas, Apollos, Silas) semblerait plus plausible, en particulier, Barnabas, originaire de Chypre qui était Lévite selon:

Actes 4:36

36 Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas, ce qui signifie fils d’exhortation, Lévite, originaire de Chypre,

Ne cherchons cependant pas à en savoir plus, et restons sur ce qui nous est révélé. Si Dieu n’a pas permis que nous sachions, acceptons le fait. Le message est plus important que le messager.

Les incrédules contestent le fait que la Bible soit d’origine divine et l’attribuent à Pierre, Paul, … Ici, le fait que nous ne connaissions pas l’écrivain pourrait conduire en effet à regarder plus au messager qui n’est que le secrétaire qui a rédigé la lettre sous la dictée et l’inspiration de Dieu, ce qui n’est pas bon.

2- La datation :

L’épître fut écrite bien avant 96 après J-C, date à laquelle Clément de Rome la cite abondamment dans une lettre à l’Église de Corinthe. Qu’elle ait été rédigée avant la destruction de Jérusalem en l’en 70 semble aussi évident, et ce pour plusieurs raisons. La première raison est que lorsque l’auteur décrit le service des sacrificateurs dans le temple (8:3 ; 10:11) il emploie le temps présent, ce qui n’est pas sans importance. Si la destruction du temple et de la ville sainte avait déjà eu lieu, il n’aurait certainement pas été question de parler des rites du temple et de la ville comme s’ils étaient toujours en place. Ensuite, le dessein de l’auteur était de prévenir des judéo-chrétiens contre un retour au Judaïsme.

3- Les destinataires

L’épître s’adresse à des Judéo-chrétiens ayant une connaissance de l’histoire du peuple d’Israël et ils étaient en grand danger de retourner au Judaïsme. Ils pouvaient faire aussi partie d’un groupe ou d’une communauté particulière comme celle des Esséniens qui avaient eu des relations avec Jésus. Leur identité est tout aussi cachée que l’est celle de l’auteur.

Il faut faire la distinction entre cette épître, et celle adressée aux Galates qui étaient, eux, des pagano-chrétiens troublés par des judéo-chrétiens. Les destinataires ici, sont clairement des judéo-chrétiens ayant une bonne connaissance des rites lévitiques.

Nous comprenons que le danger que dénonce cette lettre est que ces derniers s’apprêtaient à céder à la pression juive, au point de renoncer à leur foi en Jésus en faveur d’un retour vers leur ancien mode de vie.

Comprendre le sens du mot « Hébreux »

À cet égard, le titre lui-même constitue le premier point à considérer. Bien qu’ajouté sans doute par un scribe quelque temps après la rédaction de l’épître, les mots «aux Hébreux» se trouvent sur les plus anciens manuscrits. Ensuite il y a le terme en lui-même. Alors que dans l’Ancien Testament le terme Hébreux et celui d’Israélites sont interchangeables, tel n’est pas le cas pour le Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, un Hébreu est plutôt celui qui a gardé la langue et la culture juives, à l’opposé de l’Helléniste qui, tout en étant Juif, a épousé la culture et la langue des Grecs. (Actes 6:1 ; Actes 9:29 ) Ce dernier avait droit au nom d’Israélite mais non pas à celui d’Hébreu.

Actes 6:1

1 En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour.

et en Actes 9:29

29 Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie.

Ne nous trompons pas, une lecture attentive de l’épître démontre, en outre, qu’elle est destinée non pas à toute la nation juive, mais plutôt à une petite communauté de judéo-chrétiens, sans doute au sein d’une assemblée plus grande. Certaines expressions telles que «Saluez tous vos conducteurs et tous les saints» (13:24) et «N’abandonnons pas notre assemblée» (10:25) s’adresseraient aisément à un groupement de chrétiens dévoués à une œuvre spéciale à l’intérieur d’une plus grande assemblée. Leur mission était peut-être d’évangéliser d’autres juifs d’où le trouble qu’ils pouvaient avoir d’être confrontés au judaïsme, et de devoir argumenter face à une opposition théologique.

Il est possible qu’un groupe de sacrificateurs lévitiques devenus chrétiens, peut-être même, aussi des docteurs de la loi, se soient rassemblés, simplement sur le fait d’avoir des points communs. Ils pouvaient confronter leur compréhension en s’appuyant sur leur connaissance approfondie de l’Ancien Testament. Face à la persécution, il y avait la tentation de retourner aux rituels mosaïques.

Les destinataires de la lettre

On relève dans le texte les indices suivants au sujet des destinataires :

1- Ce sont des Hébreux (1:1), descendants d’Abraham l’Hébreu (Genèse 14:13).

2- Ils sont versés dans l’Ancien Testament (1:5, 7-8, 10 ; 2:6, 12, etc.).

3- Ce sont des Juifs devenus chrétiens qui ont reçu l’Évangile de la part de ceux qui ont entendu eux-mêmes le Seigneur (2:3).

4- Ils ont été témoins des miracles et des dons du Saint-Esprit (2:4).

5- Ils sont chrétiens depuis un certain temps déjà, car ils sont en âge, spirituellement parlant, d’être des maîtres (5:12).

6- Ils ont fait preuve d’amour envers les saints (6:10). C’est-à-dire envers d’autres chrétiens.

7- Ils ont soutenu un grand combat et enduré beaucoup de souffrances, entre autres l’enlèvement de leurs biens. Ils ont montré un esprit de fraternité envers ceux qui subissaient le même sort et envers les prisonniers (10:32-34).

8- Ils appartiennent à une assemblée précise (13:19, 23) sans précision de lieu.

9- Ils sont en danger de retomber sous le joug du judaïsme (2:1; 3:6, 14; 6:1-8, 11-12; 10:25, 36-39; 13:9-12).

4- Le thème de l’épître

L’auteur montre la messianité de Jésus en s’appuyant sur les Écritures, c’est-à-dire sur l’Ancien Testament. Il montre aussi que Jésus est supérieur aux anges et que la supériorité de la prêtrise de Jésus en relation avec Melchisédech, est supérieure à celle selon l’ordre d’Aaron. Tout cela est pour amener les lecteurs à suivre Jésus avec foi. (Hébreux 13). Il présente toute la grandeur du sacrifice de Jésus en comparaison avec les sacrifices de l’Ancien Testament en utilisant l’expression ‘’combien plus’’. L’auteur s’appuie surtout sur le psaume 110 qui est un psaume messianique. Le nom de Melchisédek est cité dix fois dans cette épître et les versets de Genèse 14:18 et de Psaumes 110:4 y sont aussi cités.

Hébreux 1:1-3 ‘Le Seigneur parle’,  – Ps 110:1

En Hébreux 1:13 ‘Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. – Ps 110:1

et en Hébreux 5:5 ‘tu es sacrificateur’, – Ps 110:4

Hébreux 5:6 ; 6:20 ; 7:1-17 ; 7:21 ‘sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédek’, – Ps 110:4

Psaume 110

1 De David. Psaume. Parole de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

L’Éternel étendra de Sion le sceptre de ta puissance : Domine au milieu de tes ennemis !

Ton peuple est plein d’ardeur, quand tu rassembles ton armée ; Avec des ornements sacrés, du sein de l’aurore Ta jeunesse vient à toi comme une rosée.

L’Éternel l’a juré, et il ne s’en repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, A la manière de Melchisédek.

Le Seigneur, à ta droite, Brise des rois au jour de sa colère.

Il exerce la justice parmi les nations : tout est plein de cadavres ; Il brise des têtes sur toute l’étendue du pays.

Il boit au torrent pendant la marche : C’est pourquoi il relève la tête.

5-  Les circonstances et le but de l’épître

Comme dit précédemment, les destinataires de cette lettre sont des Juifs qui risquaient de retomber dans le judaïsme. Ils étaient donc en grand danger, entourés de toutes les difficultés qui les avaient conduits à remettre ainsi en question leur foi en Christ. De même qu’ils avaient déjà enduré des persécutions (10:32-34), d’autres étaient encore à venir. Leur foi semblait s’être affaiblie au point qu’ils couraient le risque de négliger leur salut (2:3).

Ils risquaient de se détourner de Dieu par l’incrédulité de leurs cœurs endurcis (3:12), de fouler aux pieds le Fils de Dieu et son sacrifice (10:29), et de se laisser entraîner par le découragement et le refus d’entendre le raisonnement divin (12:3 ; 12:25). Il existait peut-être une tentation aux « doctrines diverses et étrangères » (13:9 ; 9:10) liées à certains aliments ou même au culte des anges, d’où le souci de l’auteur de montrer la supériorité du Christ sur ces derniers (1:4-14 ; 2:5).

la tentation du retour au passé

Un point important à comprendre est celui de la résistance de l’homme à tout changement. Selon une expression, on sait ce que l’on quitte, mais on ne sait pas ce que l’on va trouver, d’où la tentation de revenir en arrière. Ce fut vrai des Hébreux quittant l’Égypte qui se lamentaient mais c’est vrai encore aujourd’hui quand nous parlons de la vérité de l’Évangile à un catholique. C’est vrai ici dans cette épître avec les Judéo-chrétiens qui sont tentés à un retour au judaïsme.

En effet, les destinataires avaient probablement beaucoup de mal à comprendre que l’époque de la loi Mosaïque était révolue, et que Jésus Christ n’était pas seulement un grand réformateur cherchant à renouveler et à compléter la religion de leurs pères, mais qu’il était l’auteur de la nouvelle ère rédemptrice, de la miséricorde, de l’amour et de grâce. Ce que l’apôtre Jean résume en :

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Deux versets sont à méditer en relation avec cette épître. L’auteur s’applique d’ailleurs à lui-même le verset :

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

Cela veut dire que pour chaque déclaration importante, l’auteur de l’épître s’appuie sur des citations de l’Ancien Testament. En d’autres termes il fait comprendre à ses lecteurs que ce n’est pas forcément quelque chose de nouveau, mais un éclairage nouveau des choses anciennes qu’il apporte.

Et pour résumer l’épître il leur dit :

2 Corinthiens 5:17

17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.

Il ne faut jamais négliger la résistance de l’homme au changement. Certains commettent l’erreur après leur conversion de retourner dans leur assemblée catholique pour amener d’autres personnes à la conversion et ils se leurrent en agissant ainsi. D’une part il y a cette résistance au changement et d’autre part il y a ce qui est dit en

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

C’est-à-dire que cette personne prend le risque de revenir à son vomi, comme il est dit en:

2 Pierre 2:22

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

C’est le danger que l’auteur dénonce ici.

Le chrétien d’aujourd’hui qui voudrait agir ainsi est soit inconscient du risque, soit présomptueux, n’ayant pas envisagé ce risque.

Le but de l’auteur motivé par ces graves circonstances est d’encourager, et exhorter (13:22) ces chrétiens affaiblis dans leur vie de foi qu’ils risquent de nier, ce qui les conduirait à leur perte. À cette fin, l’auteur ne ménage pas ses avertissements. Ainsi, il donne plusieurs séries d’avertissements d’une sévérité qui va grandissante.

1. v. 2:1-4 – Le danger de la dérive : emportés loin d’elles

2. v. 3:7- 4:2 – Le danger de l’incrédulité : N’endurcissez pas vos cœurs

3. v. 5:11-14 – Le danger de la sourde oreille : vous êtes devenus lents à comprendre

4. v. 6:1-20 – Le danger de la chute : qui sont tombés, soient encore renouvelés

5. v. 10:26-39 – Le danger du dédain : si nous péchons volontairement

6. v. 12:14-29 – Le danger du rejet : qu’aucune racine d’amertume

Après ces avertissements plutôt négatifs, l’auteur va encourager ses lecteurs en présentant :

  • Jésus-Christ : l’éclaireur qui ouvre et trace le chemin étroit et resserré devant les pèlerins (6:20; 10:20; 12:2; 2:10).
Hébreux 6:19-20

19 Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide;elle pénètre au-delà du voile,

20 là où Jésus est entré pour nous comme précurseur, ayant été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek.

Hébreux 10:20

20 par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire, de sa chair,

Hébreux 12:2

2 ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

  • Jésus-Christ : celui qui connaît à fond leurs faiblesses (4:14-16; 2:14, 17) et
  • Jésus-Christ : celui qui intercède pour eux (7:25).

Par ces moyens, l’auteur espère éviter la catastrophe que représente pour lui le reniement de la foi par ceux qui ont ‘’été une fois éclairés’’, qui ont ‘’goûté le don céleste’’ (6:4-5). Leur fin, dit-il, sera d’être maudits et prêts pour le feu (cf. 6:8; voir 2 Pierre 2:20-22).

Hébreux 6:8

mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

2 Pierre 2:20-22

20 En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier.

Cette épître se compose de deux parties :

  • La partie doctrinale (1:1 – 10:18) ;
  • La partie pratique (10:19 – 13:19).

.

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6 – Plan de l’Épître

Le Prologue 1:1-3: Gloire personnelle du Fils de Dieu

La Partie doctrinale : Christ médiateur d’une alliance meilleure

1:4 – 7:28 : Christ supérieur aux personnalités de l’A.T.

8:1 – 10:18 : Christ supérieur aux institutions de l’A.T.

La Partie pratique : la vie de la foi

10:19 – 13:19 : La vie céleste transposée dans les réalités de notre vie terrestre.

10:19 – 11:40 : La plénitude de vie dans la foi

12:1 – 13:19 : La vie de la foi : persévérance ; espérance et amour

Épilogue 13:20-25 : les vœux et les salutations.

Toute l’épître tourne autour de la personne de Jésus qui est révélée et annoncée dans l’Ancien Testament.

 Le personnage important de l’épître est Melchisédek, figure de Jésus qui est citée par dix fois dans les chapitres 5 à 7. Jésus est Melchisédek ou Melchisédek est Jésus. Ceci faisait référence au Psaume 110

Il faut être attentif à la lecture car par exemple dans toute l’épître aux Hébreux il y a douze « c’est pourquoi » :

en Hébreux 1:9 ; Hébreux 2:1 ; Hébreux 2:11 ; Hébreux 3:1 ; Hébreux 3:7; Hébreux 6:1; Hébreux 6:17; Hébreux 9:18; Hébreux 10:5; Hébreux 11:12 ; Hébreux 11:16 ; Hébreux 12:28

Galates chapitre 3 – Étude Biblique

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Galates Chapitre 3 – L’exemple d’Abraham et la justification par la foi.

Dans l’Épître aux Galates au chapitre 3, Paul prend l’exemple d’Abraham, qui fut justifié par la foi quatre siècles avant que la Loi ne soit donnée par Moïse. Ce chapitre présente l’essentiel de l’enseignement de Paul, basé sur les Écritures. Pour mieux comprendre ce passage, il est utile de lire Actes 14, qui relate l’épisode de la mission en Galatie du Sud.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 4

Galates chapitre 3 : comprendre la relation entre foi et loi

1 – Galates 3:1 – 4:11 – La preuve par les Écritures

Ce passage de Galates chapitre 3 présente l’essence de l’enseignement de Paul, basé solidement sur les Écritures. Tous les verbes sont conjugués à l’indicatif, marquant des vérités absolues. Pour une meilleure compréhension du contexte, il est conseillé de lire Actes 14, qui relate l’épisode en Galatie du Sud.

Galates 3:1-5 – par la loi ou par la foi ?

1 Ô Galates, dépourvus de sens! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus Christ a été peint comme crucifié? (1) – fascinés = charmés, jetés un sort, ensorcellés

Voici seulement ce que je veux apprendre de vous: Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou par la prédication de la foi? (2)

3 Êtes-vous tellement dépourvus de sens (3) ? Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair?

Avez-vous tant souffert en vain (4) ? si toutefois c’est en vain.

Celui qui vous accorde l’Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ? (5)

Paul utilise ici une série de cinq questions pour amener les Galates à réfléchir et revenir à la raison. Ces questions soulignent la simplicité et la profondeur de l’Évangile, centré sur la foi en Jésus-Christ.

(1) – Qui a souffert sur la croix pour vous ? Jésus !

(2) – Qui vous a donné le Saint-Esprit ? Jésus !

(3) – Voulez-vous marcher selon l’Esprit ou selon la chair ? Jésus a tout accompli, il n’y a donc plus besoin de sacrifices, car il a satisfait à toutes les exigences.

(4) – Pour qui avez-vous souffert de la part des Juifs ? Pour Jésus ! – (Les souffrances sont souvent dues à l’opposition des Juifs, comme mentionné en Actes 14:21-22.)

Actes 14:21-22

21 Quand ils eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche,

22 fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu.

– (5) Qui a fait des miracles parmi vous ? Jésus ! (Actes 14:3, 8-11)

Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

Le don du Saint-Esprit est directement lié à la foi en Jésus, crucifié et ressuscité. Ce don n’est pas le résultat des œuvres, mais une réponse du Seigneur à la foi.

Actes 2:38

38 Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

Éphésiens 1:13

13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint Esprit qui avait été promis,

Pour renforcer son argumentation, Paul rappelle la foi d’Abraham, le père de la foi, comme exemple suprême de la justification par la foi et non par les œuvres.

2 – Galates 3:6-9 – L’alliance avec Abraham est une alliance de foi.

Galates 3:6

Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice,

La justice imputée signifie que nul ne peut être juste par ses propres efforts ou mérites. C’est Dieu seul qui attribue la justice à une personne, en la reconnaissant comme juste devant lui. Le terme « imputer » est d’ailleurs un terme comptable : il s’agit de placer quelque chose dans une colonne spécifique, ici dans la colonne de la justice divine.

Ce verset fait directement référence à Genèse 15:6, où il est dit qu’Abraham fut justifié par sa foi. De même, aujourd’hui, nous sommes justifiés sur la base de notre foi en Dieu, et non par nos œuvres. En conséquence :

Galates 3:7

reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham.

Paul insiste sur le fait que l’appartenance spirituelle à Abraham ne se base pas sur la descendance biologique ou les œuvres de la loi, mais sur la foi. Les véritables enfants d’Abraham sont donc ceux qui partagent sa foi en Dieu.

Galates 3:8

Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi !

Paul rappelle que dès les temps anciens, Dieu avait prévu d’inclure les païens (les non-Juifs) dans son plan de salut, non par la loi, mais par la foi. Cette promesse, que « toutes les nations seront bénies en toi », était en réalité une annonce anticipée de l’Évangile à venir.

Galates 3:9

9 de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.

Paul affirme ici que la bénédiction divine promise à Abraham se prolonge à tous ceux qui, comme lui, croient en Dieu. Les croyants de toutes les nations, par la foi en Christ, partagent la même bénédiction.

Cette promesse divine de bénédiction à travers Abraham est répétée à plusieurs reprises dans le livre de la Genèse, soulignant son importance :

Genèse 18:18

« Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre. »

Genèse 22:18

« Toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, parce que tu as obéi à ma voix. »

Genèse 26:4

« Je multiplierai ta postérité comme les étoiles du ciel ; je donnerai à ta postérité toutes ces contrées ; et toutes les nations de la terre seront bénies en ta postérité, »

Paul montre ainsi que la promesse de bénédiction faite à Abraham s’applique aux croyants et qu’elle précède la loi, qui fut donnée quatre cents ans plus tard. Il est essentiel de comprendre que le Nouveau Testament est en continuité avec l’Ancien Testament. La promesse faite à Abraham dès la Genèse trouve son accomplissement dans le Christ et dans la foi en lui, qui s’étend à toutes les nations.

3 – Galates 3:10-14 – la loi nous place sous la malédiction

Galates 3:10

10 Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique.

Ce verset renvoie à Deutéronome 27:26, où il est clairement affirmé que toute personne qui ne respecte pas parfaitement la loi est sous la malédiction divine. La loi exige une obéissance totale et infaillible, ce qui est impossible pour l’homme. Cela amène logiquement à la suite du raisonnement de Paul.

Deutéronome 27:26

26 Maudit soit celui qui n’accomplit point les paroles de cette loi, et qui ne les met point en pratique! -Et tout le peuple dira: Amen!

Galates 3:11

11    Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit : Le juste vivra par la foi. »

Ce verset central résume l’enseignement de l’épître aux Galates. Paul cite Habakuk 2:4 pour souligner que la justification ne vient pas par l’accomplissement des œuvres de la loi, mais par la foi. Cette foi ne se limite pas à une simple croyance intellectuelle, mais à une confiance active en Dieu qui procure la vie spirituelle et éternelle.

Galates 3:12

12 Or, la loi ne procède pas de la foi; mais elle dit: Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.

Paul cite ici Lévitique 18:5 pour montrer que la loi ne repose pas sur la foi, mais sur l’obéissance aux commandements. Celui qui suit la loi doit la pratiquer parfaitement pour vivre par elle, mais cette perfection est hors de portée pour les humains.

Citation de Lévitique 18:5

Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel.

Galates 3:13

13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, –

Ce verset se réfère à Deutéronome 21:23, qui explique que toute personne pendue au bois (crucifiée) est maudite. Jésus, en mourant sur la croix, a volontairement pris sur lui la malédiction que la loi imposait à ceux qui ne pouvaient la respecter. Par son sacrifice, il nous libère de cette condamnation.

Deutéronome 21:23

23 son cadavre ne passera point la nuit sur le bois; mais tu l’enterreras le jour même, car celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne pour héritage.

Galates 3:14

14 afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus Christ, et que nous recevions par la foi l’Esprit qui avait été promis.

Paul conclut en expliquant que, grâce à Jésus, la bénédiction d’Abraham, initialement destinée à Israël, est désormais accessible aux non-Juifs. Cette bénédiction inclut non seulement la justification par la foi, mais aussi le don de l’Esprit Saint, promis à tous les croyants. Ce don est immédiat et effectif par la foi.

Les Points essentiels à retenir :
  • 0 – Tous les hommes sont sous la malédiction de la loi, car personne n’est capable d’observer la loi parfaitement.
  • 1 – Jésus a pris cette malédiction sur lui en se sacrifiant sur la croix.
  • 2 – En Christ, nous recevons la bénédiction promise à Abraham.
  • 3 – Nous recevons aussi l’Esprit Saint, don de Dieu, par la foi en Jésus.
  • Et tout cela s’accomplit par la foi.

Nous sommes libérés de la malédiction grâce à cet échange divin où nous devenons « plus que vainqueurs » (Romains 8:37), en recevant non seulement la bénédiction promise à Abraham, mais aussi le Saint-Esprit. La foi en Jésus est la clé qui nous ouvre les portes de la bénédiction et nous libère de la condamnation de la loi.

Il est également important de comprendre que la promesse de la vie éternelle est une espérance future, mais la promesse de l’Esprit se réalise immédiatement pour celui qui croit. Cependant, il est crucial de nous interroger : avons-nous pleinement saisi cette grâce ? Sommes-nous encore influencés par des comportements semblables à ceux des Galates, cherchant à nous justifier par des œuvres, ou avons-nous véritablement compris la libération que procure la foi en Christ ?

C’est pourquoi, il est essentiel d’étudier les épîtres comme celles aux Romains, aux Galates, et aux Hébreux, qui proclament cette vérité fondamentale : « Le juste vivra par la foi. » Ces lettres montrent que ni les Juifs, ni les Grecs, ni aucune autre origine ne confère un avantage particulier devant Dieu. Nous sommes tous égaux, et nous devons rejeter toute tentation de revenir à des œuvres légales pour obtenir la grâce de Dieu, car il est dit qu’en Christ :

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

4 – Galates 3:15-21 – la loi et la promesse

Galates 3:15

15    Frères (je parle à la manière des hommes), une disposition en bonne forme, bien que faite par un homme, n’est annulée par personne, et personne n’y ajoute.

Paul souligne ici que les accords humains, une fois conclus, sont inaltérables. Il établit un parallèle avec l’alliance de Dieu, qui, de la même manière, est irrévocable.

Galates 3:16

16    Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n’est pas dit : et aux postérités, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais en tant qu’il s’agit d’une seule : et à ta postérité, c’est-à-dire, à Christ.

Ici, Paul clarifie que la promesse faite à Abraham ne concerne pas seulement ses descendants au sens biologique (Isaac, et sa lignée), mais spécifiquement Jésus-Christ, la postérité unique par laquelle toutes les nations sont bénies. Cela signifie que la promesse de salut ne repose pas sur l’Israël charnel, mais sur la personne de Jésus-Christ.

Galates 3:17

17    Voici ce que j’entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.

Paul fait référence en Exode 12:40, qui mentionne la durée du séjour des Israélites en Égypte.

Exode 12:40

4Le séjour des enfants d’Israël en Égypte fut de quatre cent trente ans.

Il souligne que la loi, donnée des siècles après la promesse à Abraham, n’annule en rien cette promesse. La loi est venue après, mais elle ne modifie pas la validité de la promesse de Dieu à Abraham.

Galates 3:18

18    Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse ; or, c’est par la promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.

Paul insiste sur un point crucial, savoir que le salut et l’héritage spirituel ne découlent pas de la loi, mais de la promesse de Dieu faite à Abraham. Si l’héritage venait de la loi, cela contredirait la nature même de la promesse qui est un acte de grâce, librement donnée.

Galates 3:19

19    Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur.

Paul explique ici que la loi n’a pas été donnée comme un moyen de salut, mais comme un « arrêt » provisoire en attendant la venue de Jésus. La loi met en évidence le péché humain et prépare le chemin pour la foi en Christ. De plus, la loi a été transmise par l’intermédiaire des anges et d’un médiateur, qui est Moïse.

Galates 3:20

20    Or, le médiateur n’est pas médiateur d’un seul, tandis que Dieu est un seul.

Ce verset souligne la distinction entre Moïse, médiateur de la loi, et Dieu, l’unique médiateur dans le cadre de la nouvelle alliance, qui est Jésus-Christ. Moïse était médiateur pour Israël, mais il y a un seul Dieu et un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ.

Galates 3:21

21    La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S’il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.

Paul répond ici à une objection possible : la loi n’est pas contre la promesse de Dieu. Si la loi avait pu donner la vie, elle aurait été suffisante, mais en réalité, elle ne fait que révéler l’incapacité de l’homme à atteindre la perfection. La promesse de la justice par la foi en Christ est donc supérieure à la loi.

Les points clés de ce passage :

  • La promesse de Dieu à Abraham est irrévocable : Bien que la loi ait été donnée plus tard, elle n’annule en rien la promesse faite à Abraham, qui trouve son accomplissement en Christ.
  • La postérité d’Abraham est identifiée à Jésus-Christ : La promesse du salut est liée à Jésus, et non à un héritage biologique ou national.
  • La loi a été donnée pour mettre en évidence les transgressions : Elle n’est pas un moyen de salut, mais un guide temporaire jusqu’à la venue de la postérité promise (Jésus).
  • La loi ne donne pas la vie : Si une loi pouvait donner la vie, elle aurait procuré la justice, mais ce n’est pas le cas. C’est par la foi en Christ que la justification est donnée.
  • Le médiateur de la loi (Moïse) est distinct du médiateur de la nouvelle alliance (Jésus) : Moïse a été le médiateur de la loi, mais Jésus est le médiateur de la nouvelle alliance, apportant la réconciliation parfaite entre Dieu et les hommes.
Conclusion

Ce passage met en lumière la distinction entre la loi et la promesse. Si la loi était essentielle pour montrer le péché et la nécessité d’un sauveur, elle n’était pas suffisante pour procurer la vie éternelle. La promesse faite à Abraham, réalisée en Christ, est ce qui apporte la véritable bénédiction. C’est par la foi en Jésus-Christ, et non par l’observance de la loi, que nous recevons l’héritage promis et l’accès à la vie éternelle.

5 – Galates 3:22-24 – L’enseignement de la loi et la préparation à la foi.

Galates 3:22

22 Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux : qui croient.


Paul souligne ici que la loi a mis en lumière notre condition pécheresse et a révélé notre incapacité à accomplir parfaitement la volonté de Dieu. Cela a préparé le terrain pour la promesse faite à Abraham, une promesse réalisée en Jésus-Christ, accessible par la foi. Le péché, ainsi mis en évidence, a conduit à la révélation de la grâce par la foi en Jésus.

Galates 3:23

23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.

Avant l’avènement de Jésus, la loi agissait comme un gardien ou une protection, empêchant l’humanité de sombrer dans le péché absolu, tout en la maintenant dans un état de préparation pour la révélation de la foi véritable, c’est-à-dire en Jésus-Christ.

Galates 3:24

24 Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.

La loi a agi comme un guide, ou « pédagogue », visant à nous mener vers Christ. Elle n’était pas en soi un moyen de salut, mais elle nous enseignait la nécessité de la grâce et du salut par la foi en Jésus, aucun homme n’étant capable d’accomplir toute la loi. La justification ne vient donc pas de la loi, mais de la foi.

6 – Galates 3:25-29 – La sanctification par grâce

Galates 3:25

25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

Depuis l’apparition de la foi en Jésus-Christ, représentée par son sacrifice, la loi n’est plus notre guide principal. Nous sommes désormais libérés du tutorat de la loi, vivant sous la grâce de Dieu.

Galates 3:26

26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;

Paul déclare ici la nouvelle identité des croyants : ils ne sont plus seulement des serviteurs ou des sujets de la loi, mais des enfants de Dieu, adoptés dans sa famille par la foi en Jésus-Christ.

Galates 3:27

27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.

Le baptême, symbole de la nouvelle naissance, marque notre identification avec Jésus-Christ. Par lui, nous « revêtons » Christ, devenant participants de sa justice et de sa nature divine.

Galates 3:28

28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.

Paul déclare ici l’abolition de toutes les distinctions humaines et sociales devant Dieu. Les croyants, qu’ils soient Juifs ou non, hommes ou femmes, riches ou pauvres, sont tous égaux en Christ. Il n’y a plus de barrière entre les peuples, car tous sont unis par la foi.

Galates 3:29

29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse.

Ce verset souligne que ceux qui sont en Christ sont les véritables héritiers des promesses faites à Abraham, non pas par héritage physique, mais par la foi. Ils font partie de la « postérité » spirituelle d’Abraham, et reçoivent l’héritage de la bénédiction divine.

7 – Explication et application

Nous étions autrefois sous l’emprise de la loi, comme des enfants sous la tutelle d’un précepteur, incapables de répondre parfaitement aux exigences divines. La loi nous montrait notre état de péché, tout en nous préparant à recevoir la révélation de la foi en Jésus-Christ. Cette révélation a pris forme avec le sacrifice de Jésus, qui a accompli la loi et ouvert la voie à la grâce. Par la foi en lui, nous devenons enfants de Dieu et héritiers des promesses de Dieu faites à Abraham, non par nos œuvres, mais par la grâce.

Le baptême, en tant que signe de cette nouvelle naissance, marque notre transformation. Nous sommes « revêtus » de Christ, ayant échangé notre ancienne nature pécheresse pour la justice de Dieu. Ce revêtement est un symbole de notre identification à Jésus, qui est devenu notre justice.

De plus, Paul révèle ici un mystère profond qui est qu’en Christ, toutes les distinctions sociales et ethniques sont abolies. La division entre Juifs et non-Juifs, esclaves et libres, hommes et femmes disparaît dans l’unité en Jésus. L’Église, composée de toutes ces nations et cultures, est une seule réalité en Christ. Il est tragique que certains chrétiens continuent de créer des divisions inutiles et des hiérarchies, oubliant qu’en Christ, nous sommes tous un.

Cela souligne un principe fondamental du christianisme : l’unité du corps de Christ. Toutes les distinctions humaines sont mises de côté, et l’égalité devant Dieu est affirmée. En Christ, tous les croyants sont unifiés, et ce mystère est la base de la nouvelle humanité que Jésus est venu inaugurer.

Conclusion

Le message de Paul dans ce passage est clair : nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce. La foi en Jésus-Christ est ce qui nous justifie, et en lui, nous sommes tous un, quelle que soit notre origine ou statut. Nous devenons les héritiers de la promesse faite à Abraham, et l’Église est unie en Christ, formant une communauté de croyants égaux devant Dieu.

Galates introduction à l’épître – Étude Biblique

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L’introduction de Galates présente l’apôtre Paul défendant son apostolat et l’Évangile de la grâce. Il exhorte les Galates à ne pas abandonner la liberté en Christ pour un retour à la loi, affirmant la justification par la foi seule. Un préliminaire à l’étude de l’Épître aux Galates semble nécessaire pour pouvoir tirer ensuite un maximum d’enseignements de celle-ci.

Étude biblique suivante : Galates chapitre 1

Galates Introduction : contexte et message clé de l’épître aux Galates

1 – Qui sont les Galates ?

Les Galates étaient un peuple d’origine celtique qui s’était installé dans la région de Galatie, située au centre de l’Asie Mineure (l’actuelle Turquie). Paul leur apporta l’Évangile au cours de ses voyages missionnaires (mentionnés dans Actes 14, 16 et 18). Ce peuple était constitué de païens mais aussi de juifs qui acceptèrent la foi chrétienne avec les prédications de Paul.

Après le départ de Paul, des chrétiens d’origine juive, souvent appelés judaïsants, sont venus dans cette région pour remettre en cause son ministère et son enseignement. Le principal reproche qu’ils faisaient à Paul, était qu’il n’avait jamais rencontré Jésus en personne. Ces judaïsants, probablement issus du milieu des anciens pharisiens, insistaient sur le fait que, pour être véritablement sauvés, les Galates devaient non seulement croire en Jésus-Christ, mais également observer la Loi juive et notamment les rites de la circoncision, le respect du sabbat et des fêtes juives.

Le faux enseignement

Ils enseignaient que le salut par la grâce de Dieu devait être complété par des œuvres de la Loi, considérant que le sacrifice de Jésus sur la croix n’était pas suffisant en lui-même. Paul, ayant été informé de cette situation, peut-être par Épaphras (qui lui rapporta également des nouvelles de Colosses et de Laodicée), écrivit une lettre pour répondre à cette crise. Cette lettre, connue sous le nom d’épître aux Galates, s’adresse à l’ensemble des églises de la région, et non à une seule ville en particulier. Parmi les villes mentionnées dans les Actes des Apôtres, nous trouvons Antioche de Pisidie, Icone, Lystre et Derbe, qui étaient situées dans la partie sud de la Galatie et qui avaient été visitées par Paul lors de ses précédents voyages.

Dans son épître, Paul défend la doctrine du salut par la foi seule, sans les œuvres de la Loi, et il met en garde contre toute tentative de revenir à l’observance des rites juifs comme condition pour être sauvé. Ce débat entre Paul et les judaïsants reflète une tension plus large au sein des premières communautés chrétiennes, qui tentaient de définir le rapport entre la foi en Christ et les pratiques juives traditionnelles.

Actes 13:13-51

13    « Paul et ses compagnons, s’étant embarqués à Paphos, se rendirent à Perge en Pamphylie. Jean se sépara d’eux, et retourna à Jérusalem.

14    De Perge ils poursuivirent leur route, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s’assirent. »

42    Lorsqu’ils sortirent, on les pria de parler le sabbat suivant sur les mêmes choses ;

43    et, à l’issue de l’assemblée, beaucoup de Juifs et de prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui s’entretinrent avec eux, et les exhortèrent à rester attachés à la grâce de Dieu.

44    Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45    Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46    Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Actes 14:1-7

1 A Icone, Paul et Barnabas entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et ils parlèrent de telle manière qu’une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent.

2 Mais ceux des Juifs qui ne crurent point excitèrent et aigrirent les esprits des païens contre les frères.

3 Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

4 La population de la ville se divisa : les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les apôtres.

5 Et comme les païens et les Juifs, de concert avec leurs chefs, se mettaient en mouvement pour les outrager et les lapider,

6 Paul et Barnabas, en ayant eu connaissance, se réfugièrent dans les villes de la Lycaonie, à Lystre et à Derbe, et dans la contrée d’alentour.

7 Et ils y annoncèrent la bonne nouvelle. »

Tout se passe dans l’épître aux Galates comme si le concile d’Actes 15 n’avait pas encore eu lieu.

Actes 16:1-6

Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

2  Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

3  Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

4 En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem.

5  Les Églises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour.

6  Ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. 

La circoncision de Timothée opérée par Paul (Actes 16), semble une exception dictée par des considérations pratiques, car Timothée était d’origine juive par sa mère et ce, contrairement à Tite, un autre disciple d’origine purement grecque. En fait, Timothée fut circoncis pour faciliter son acceptation parmi les Juifs, bien que cela n’impliquait pas pour Paul que la circoncision soit nécessaire au salut. Ce passage souligne la manière dont Paul naviguait entre les traditions juives et les croyances païennes pour mieux répandre l’Évangile.

Actes 18:23-24

23 Lorsqu’il eut passé quelque temps à Antioche, Paul se mit en route, et parcourut successivement la Galatie et la Phrygie, fortifiant tous les disciples.

24 Un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures, vint à Éphèse. »

Pour bien comprendre les épîtres du Nouveau Testament, il est important de se rappeler que, dans les débuts du christianisme, la majorité des premiers croyants étaient d’origine juive, et qu’il y avait auprès d’eux quelques prosélytes (païens convertis au judaïsme). Ces premiers chrétiens voyaient Jésus comme l’accomplissement de la promesse messianique au sein de leur foi juive. Par conséquent, ils avaient parfois tendance à mélanger la grâce apportée par le Christ avec l’observance de la Loi de Moïse.

La grâce et la loi

Ce mélange de la grâce et de la Loi s’explique en partie par les traditions religieuses profondément ancrées des nouveaux convertis. Comme souvent dans le processus de conversion, les croyances et les pratiques antérieures peuvent influencer la nouvelle foi ce qui va créer des tensions et des malentendus.

À l’époque des apôtres, une étape clé dans l’expansion du christianisme fut la compréhension progressive que le salut par Jésus-Christ n’était pas réservé aux seuls Juifs, mais ouvert à toutes les nations. Cette révélation se fit notamment à travers l’expérience de Pierre, qui, lors de sa visite à Césarée maritime chez le centurion Corneille (Actes 10), comprit que Dieu appelait également les païens à la foi. Cet événement marqua une étape importante dans l’ouverture du christianisme aux non-Juifs (les « gentils »), et dans l’abandon progressif des exigences de la Loi juive pour les convertis païens.

Ainsi, la prédication de Paul et d’autres apôtres visait non seulement à diffuser l’Évangile, mais aussi à clarifier cette nouvelle alliance basée uniquement sur la grâce, et non sur les œuvres de la Loi.

2 – Paul, l’apôtre dans l’épître aux Galates

Paul parle de lui-même dans les passages suivants : Galates 1:1, 10-24 ; 2:1-2 ; 2:20-21 ; 6:11, 14.

Il s’y exprime plus en détail sur sa propre personne. Il évoque brièvement ses origines juives uniquement dans Romains 11 et Philippiens 3:5-6, mais toujours dans le but de soutenir ses propos. La motivation qui pousse Paul à écrire cette épître l’amène tout de suite à préciser d’où lui vient l’autorité de son ministère.

Le premier écrit de Paul , est 1 Thessaloniciens. Le premier verset de cette épître est le suivant: « Paul et Silvain, et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens, qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur: que la grâce et la paix vous soient données! ». Ici Paul ne se donne pas de titre. Il n’en est pas de même en :

Galates 1:1

1  « Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Il est dit ici « Paul, apôtre« . Dans l’Épitre à Philémon qui suit Paul dit :« Paul, prisonnier de Jésus Christ et le frère Timothée » . En 1 Corinthiens, il est dit : « Paul appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . Et en 2 Corinthiens : « Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . En Romains, « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu ». Tout ceci est un peu surprenant. Pourquoi dit il à un moment « Paul appelé à être apôtre« , alors qu’il avait dit précédemment « Paul, apôtre« ?

La fonction d’apôtre lui avait été contestée. C’était un des débats figurant dans l’Épitre aux Galates. Le mot « Apostolos », traduit par « apôtre », signifie « envoyé en avant », « messager », « ambassadeur ». Si la fonction d’apôtre lui a été contestée, c’est parce que ce terme avait un sens technique. Il désignait les hommes envoyés directement par Jésus lui-même et ayant été témoins de sa résurrection. La contestation du titre reposait sur le fait que ce n’était pas Jésus qui l’avait désigné comme tel.

Paul n’a pas connu Jésus pendant son ministère terrestre. Par cette déclaration, il répond à ceux qui remettent en question son ministère, leur indiquant que, s’ils s’opposent à lui, ils s’opposent en réalité à Dieu, en précisant qu’il est apôtre « par Jésus-Christ et Dieu le Père ».

Quelques détails sur Paul et d’autres disciples

Cette épître est historiquement très intéressante car elle fournit un certain nombre de détails précieux. Paul y donne des informations sur lui-même et sur les autres disciples.

Elle est considérée comme la première des quatre épîtres « principales suivantes » : l’épître aux Galates, les deux épîtres aux Corinthiens et l’épître aux Romains.

L’objectif de Paul est clairement exprimé : il prêche la vérité de l’Évangile de Jésus. Il évoque sa jeunesse pour rappeler à ceux qui douteraient de son message que, si les œuvres de la Loi étaient nécessaires, il serait le mieux placé pour les enseigner. En effet, c’est au nom de la Loi qu’il s’est fait notamment persécuteur des chrétiens.

Lors de sa rencontre avec Pierre et Jacques à Jérusalem, ils ont confronté leurs enseignements respectifs pour s’assurer qu’ils prêchaient la même doctrine.

Paul relate son opposition à Pierre à Antioche, non pour dénigrer ce dernier ou se présenter comme supérieur à lui, mais pour affirmer la justesse de sa position face aux pratiques juives, qui ne sont plus une obligation pour ceux qui sont en Jésus. La preuve en est Tite, un non-Juif qui l’accompagnait à Jérusalem et qui n’a pas été contraint à la circoncision.

Cette épître vient compléter le récit des Actes des apôtres en apportant des précisions sur divers épisodes relatés dans ce livre.

3 – La conversion de Paul

Galates 1:10 – serviteur de Christ

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Le lien entre ce verset et les versets 8 et 9 peut sembler subtil, mais il devient plus clair quand on comprend que Paul cherche à défendre son ministère. Il ne cherche ni l’approbation des Juifs ni celle des Grecs convertis. Il est possible que les Juifs l’accusent de vouloir plaire aux Grecs en n’exigeant pas la circoncision. Cependant, Paul affirme que son objectif n’est pas de satisfaire les hommes, mais de servir Christ avec fidélité. Ce thème est récurrent dans son épître, notamment lorsqu’il reproche à Pierre (appelé Céphas) de céder à la pression des judaïsants (Galates 2:11-14).

Paul souligne ici que son engagement est avant tout envers Dieu. La mise en doute de son apostolat par certains n’altère en rien sa fidélité à son Maître, Jésus-Christ, qu’il considère comme son Seigneur, et lui-même comme son serviteur (ou « esclave » dans le sens de dévotion totale à son service).

Galates 1:11-14 – la révélation de l’Évangile

11 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme;

12 car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ.

13 Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu,

14 et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères.

         Paul rappelle ici que l’Évangile qu’il prêche n’a pas été transmis par des hommes, mais directement par une révélation de Jésus-Christ lui-même. Ce détail est crucial pour établir la légitimité de son ministère. Sa conversion a été une intervention divine, et non le fruit d’un apprentissage humain.

Il se réfère à son passé de persécuteur des chrétiens pour illustrer à quel point il a changé.

Philippiens 3:4-6

Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage,

moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux; quant à la loi, pharisien;

quant au zèle, persécuteur de l’Église; irréprochable, à l’égard de la justice de la loi.

Dans ce passage de Philippiens 3, Paul se décrit comme étant irréprochable selon les standards de la Loi, tout en étant profondément zélé pour les traditions pharisiennes :

  • Circoncis le huitième jour, de la tribu de Benjamin,
  • Hébreu né d’Hébreux,
  • Pharisien en ce qui concerne la Loi,
  • Persécuteur de l’Église à cause de son zèle.

De même, dans Actes 22:3, il rappelle avoir été formé par Gamaliel, une autorité reconnue dans le judaïsme, et animé par un zèle extrême pour la Loi de ses pères.

Actes 22:3

3 je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.

Paul s’est transformé, passant de fervent défenseur des traditions juives à messager de la grâce offerte par Jésus-Christ. Malgré les erreurs des Galates, Paul les appelle toujours « frères », les distinguant des judaïsants qu’il qualifie de « faux frères » (Galates 2:4).

Le mot « révélation » utilisé dans Galates 1:12, « apokalupsis » en grec, signifie également « apocalypse », faisant allusion à une révélation divine directe. Paul établit ainsi que sa prédication repose sur une autorité spirituelle et divine.

Galates 1:15-24 – la conversion de Paul

15 Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,

16 de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang,

Paul fait ici référence à sa conversion et à son appel divin, en écho à Ésaïe 49:1,6 : « L’Éternel m’a appelé dès ma naissance… je t’établis pour être la lumière des nations. » Il interprète sa mission comme une continuité des prophéties de l’Ancien Testament, où Dieu annonçait déjà que les païens rejoindraient son peuple.

Dans Actes 13:47, Paul utilise le même langage pour se justifier devant les païens :

Actes 13:47

47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur: Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre.

Galates 1:17-19

17 et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas.

18 Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui.

19 Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.

Paul explique qu’il n’a pas cherché immédiatement l’approbation des autres apôtres après sa conversion. Il a préféré s’isoler pour mieux comprendre sa mission, partant pour l’Arabie avant de revenir à Damas. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il est allé à Jérusalem pour rencontrer Pierre (Céphas) et Jacques, le frère du Seigneur. Cette rencontre lui permit de confirmer que son enseignement était en harmonie avec celui des autres apôtres.

Galates 1:20-24

20 Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point.

21 J’allai ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie.

22 Or, j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ;

23 seulement, elles avaient entendu dire: Celui qui autrefois nous persécutait annonce maintenant la foi qu’il s’efforçait alors de détruire.

24 Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

Paul termine en soulignant que bien qu’il fût autrefois un persécuteur de l’Église, les églises de Judée, qu’il n’avait jamais rencontrées, glorifiaient Dieu en voyant sa transformation. C’est une preuve de l’authenticité de son ministère, qui n’est pas le fruit d’une stratégie humaine, mais d’une intervention divine.

Cela enseigne l’importance de rester fidèle à la Parole de Dieu. Toute déviation ou compromis pour plaire aux hommes doit être rejeté, afin que la vérité de l’Évangile soit préservée.

4 – Paul au concile de Jérusalem

Galates 2:1-6 – le concile à Jérusalem

1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi;

et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.

Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.

Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.

Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point de favoritisme, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. 

Paul raconte son voyage à Jérusalem, effectué quatorze ans après sa conversion. Ce voyage n’était pas motivé par une obligation humaine, mais par une révélation divine. Il y expose l’Évangile qu’il prêche aux païens, en particulier devant les leaders de l’Église, afin de s’assurer qu’il n’avait pas œuvré en vain. Paul avait conscience que la validité de son ministère dépendait non des hommes, mais de Dieu. C’est pourquoi il précise que ceux qui étaient « les plus considérés » ne lui ont rien imposé.

Tite, un Grec converti, accompagne Paul. Son cas est significatif parce que bien qu’il ne soit pas circoncis, il n’a pas été contraint de se conformer à la Loi juive. Cela montre que l’Évangile n’impose pas la circoncision ni l’observance de la Loi de Moïse aux païens convertis. L’enjeu ici est la défense de la liberté chrétienne. Paul et ses compagnons ne cèdent en rien à la pression des « faux frères », qui tentent de réintroduire des pratiques légalistes. Cette résistance est cruciale pour préserver la vérité de l’Évangile, basée sur la grâce seule.

Lien avec Actes 15:1-35 – le premier concile de Jérusalem

1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter?

Ce passage d’Actes montre le débat qui s’est élevé lors du Concile de Jérusalem. En effet, certains croyants d’origine juive, particulièrement du parti des pharisiens, insistaient pour que les païens convertis soient circoncis et suivent la Loi de Moïse. Cette exigence pose un sérieux problème doctrinal puisqu’elle impose un fardeau que les Juifs n’ont pas pu porter, comme l’affirme Pierre. Ce concile est donc une étape décisive dans la clarification de la relation entre la foi en Christ et l’observance de la Loi.

Tite et la Circoncision : Un Cas Exemplaire
En introduisant Tite dans son récit, Paul montre aux Galates qu’un païen converti, tel que Tite, n’a pas été contraint de se faire circoncire, même lors du Concile de Jérusalem. Cela prouve que Jacques, Pierre et les autres dirigeants de l’Église ne considéraient pas la circoncision comme une obligation pour les païens convertis. Paul utilise cet exemple pour rassurer les Galates face à ceux qui cherchent à leur imposer des pratiques judaïques. Ces faux enseignants tentent de ramener les croyants sous le joug de la Loi, ce qui trahit une incompréhension profonde de la grâce divine.

Le Danger des Faux Frères

Paul met en garde contre ces « faux frères », qui s’infiltrent dans l’Église pour imposer des règles légalistes. Ces personnes n’ont pas compris la liberté que les croyants ont en Christ. Elles cherchent à ajouter des conditions humaines à la grâce, créant ainsi un mélange d’œuvres et de foi, ce qui va à l’encontre de l’Évangile.

Cet épisode illustre que cette tentation de retourner aux œuvres de la Loi ne se limite pas à l’époque de Paul, mais qu’elle est présente partout et à toutes les époques. Il est donc essentiel de rester vigilant pour ne pas laisser ces influences fausser la vérité de l’Évangile.

Pierre à Antioche – Le Risque de l’Hypocrisie

L’épisode de Pierre à Antioche (Galates 2:11-14) rappelle que même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur. Pierre, influencé par la pression des judaïsants, se met à éviter de manger avec les païens convertis, provoquant ainsi une division. Paul n’hésite pas à reprendre Pierre publiquement, car son comportement risquait de nuire à l’unité de l’Église et de créer un précédent dangereux.

Cet incident montre qu’aucun croyant, même un leader spirituel, n’est à l’abri de l’hypocrisie ou de la dissimulation. C’est pourquoi, il est crucial de rester ferme dans la vérité de l’Évangile et de corriger les erreurs, quel que soit le rang de la personne impliquée. Une telle attitude est nécessaire pour préserver la pureté du message et protéger les croyants moins affermis, qui pourraient être induits en erreur.

5 – Galates 2:7-10 – Paul apôtre des incirconcis

Galates 2:7-8

Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis,

car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

Paul affirme ici que Dieu lui a donné la mission spécifique de prêcher l’Évangile aux païens, tout comme Pierre a reçu la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle aux Juifs. Il souligne que cette répartition n’est pas le fruit de son choix, mais de la volonté de Dieu, qui l’a appelé à cette tâche. Il montre ainsi qu’il n’y a pas de rivalité entre son apostolat et celui de Pierre, mais une complémentarité voulue par Dieu. C’est une reconnaissance de l’autorité apostolique de chacun, chacun ayant un champ d’action déterminé.

Galates 2:9

et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

Paul rappelle que Jacques, Pierre (Céphas) et Jean, considérés comme des « colonnes » de l’Église, ont reconnu son apostolat et celui de Barnabas en tant qu’apôtres des païens. Leur reconnaissance ne repose pas sur des critères humains, mais sur la grâce que Dieu leur a donnée. Cet acte de « donner la main d’association » signifie leur soutien et leur approbation. Cela montre qu’il n’y a pas de concurrence entre les apôtres, mais plutôt une répartition harmonieuse des tâches au service de la même cause : l’avancement de l’Évangile.

Dans l’Église véritable, il n’y a pas de division fondée sur les ministères ou les personnes, mais une unité dans la mission, chacun jouant un rôle complémentaire selon l’appel reçu de Dieu. Cette unité est essentielle pour l’efficacité du témoignage chrétien.

Galates 2:10

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

Paul conclut en mentionnant une recommandation particulière de Jacques, Pierre et Jean : se souvenir des pauvres. Cette préoccupation pour les plus démunis reflète l’importance de l’amour et de la solidarité dans la foi chrétienne. Paul précise qu’il a déjà pris soin de respecter cette instruction, montrant ainsi que la compassion envers les nécessiteux fait partie intégrante de son ministère.

Ce souci pour les pauvres est confirmé dans plusieurs passages des Écritures :

En Actes 11:28-30

28 L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.

29 Les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

Cela montre que dès les débuts, l’Église s’est organisée pour aider ceux qui étaient dans le besoin. En Romains 15:25-26, Paul explique qu’il part pour Jérusalem afin d’apporter une contribution financière de la part des Églises de Macédoine et d’Achaïe en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.

Romains 15:25-26

25 Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26 Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.
 

Paul en 1 Corinthiens 16:1-4 donne des instructions pratiques pour la collecte en faveur des pauvres, démontrant l’importance de l’organisation et de la planification pour répondre aux besoins des frères et sœurs dans la foi.

1 Corinthiens 16:1-4

1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Églises de la Galatie.

Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

Et quand je serai venu, j’enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées.

Si la chose mérite que j’y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi.

En mentionnant l’épisode de son opposition à Pierre, Paul ne cherche pas à se présenter comme supérieur à lui, mais à montrer qu’ils sont égaux en termes d’autorité apostolique. Il souligne aussi l’importance de la fidélité à l’Évangile, même lorsque cela nécessite de corriger un autre apôtre.

Galates 2:11-14 – A Antioche, Paul s’est opposé à Pierre

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Dans ce passage, Paul relate un incident survenu à Antioche où il a publiquement confronté Pierre (Céphas) à cause de son comportement ambigu. Avant l’arrivée de certains envoyés de Jacques, Pierre partageait librement les repas avec les croyants d’origine païenne, mais lorsqu’ils arrivèrent, Pierre, par crainte du jugement des Juifs, se mit à éviter les païens, se montrant ainsi hypocrite et entraînant d’autres Juifs dont Barnabas dans cette attitude.

Paul oppose cette attitude à la vérité de l’Évangile, qui prêche l’unité entre les croyants, qu’ils soient Juifs ou païens. Il reproche à Pierre de contraindre implicitement les païens à se conformer aux pratiques juives en se comportant ainsi. Ce reproche n’a pas pour but de diminuer Pierre ou de démontrer la supériorité de Paul, mais de souligner que la fidélité à l’Évangile doit transcender les différences culturelles et les pressions sociales.

Leçon de l’incident : l’intégrité dans la foi et l’égalité en Christ

Paul évoque cet épisode pour affirmer la cohérence de sa mission et rappeler que, dans le Christ, il n’y a plus de distinction entre Juifs et Grecs (comme il le dit aussi dans Romains 10:12). Les chrétiens ne doivent pas adopter des comportements ambigus selon les circonstances ou selon l’audience. L’attitude de Pierre, influencée par la crainte de l’opinion des circoncis, reflétait une incohérence qui menaçait l’unité de l’Église.

Cette confrontation souligne deux principes essentiels :

  1. L’unité en Christ : En Jésus, il n’y a plus de différence entre Juifs et païens. L’Évangile libère de la loi mosaïque et des distinctions ethniques. En adoptant un comportement changeant, Pierre trahissait cette vérité fondamentale.
  2. La correction fraternelle : Même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur, et il est nécessaire de les corriger. Paul n’a pas hésité à s’opposer à Pierre pour le bien de l’Église, et cela montre qu’aucun leader n’est au-dessus de la vérité de l’Évangile.

Cette leçon est pertinente pour les chrétiens de tous les temps. Nous devons vivre selon la vérité de l’Évangile, sans duplicité, et corriger ceux qui dévient de cette voie, quel que soit leur rang ou leur statut.

Galates 2:15-19 – La foi chrétienne : en Jésus seul

Dans ce passage, Paul rappelle que, même s’ils sont Juifs de naissance, ni lui ni ses contemporains ne peuvent être justifiés par les œuvres de la Loi. La justification, c’est-à-dire le fait d’être déclarés justes devant Dieu, ne s’obtient pas par nos actions ou par l’obéissance à la Loi mosaïque, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. C’est en plaçant leur confiance en Jésus que les croyants sont rendus justes, car la Loi seule ne peut sauver personne.

Galates 2:15-16 : La justification par la foi, non par les œuvres

15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens.

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

Dans ces versets, Paul explique que même les Juifs, qui avaient reçu la Loi, ne peuvent être justifiés par elle. La justice ne vient pas des efforts humains pour obéir à la Loi, mais uniquement par la foi en Christ. Ainsi, Paul montre que la justification n’est pas basée sur l’obéissance aux commandements, mais sur la confiance en Jésus et son œuvre à la croix. La Loi, bien qu’importante, ne suffit pas pour être sauvé.

Galates 2:17-19 : mourir à la Loi pour vivre pour Dieu

17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !

18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

Paul utilise une nouvelle allégorie pour décrire la relation entre Jésus et le croyant.

Il fait une distinction claire entre l’ancienne vie sous la Loi et la nouvelle vie en Christ. En revenant à la Loi, il se condamnerait lui-même comme transgresseur. Il explique que par la Loi, il est « mort à la Loi » – cela signifie que la Loi a rempli son rôle en le condamnant en tant que pécheur, mais que sa condamnation a été portée par Jésus à la croix et qu’il peut désormais vivre pour Dieu, libéré du poids de la Loi, grâce à la grâce de Christ.

L’œuvre de la croix et la vie nouvelle en Christ

Paul illustre cette vérité avec une image puissante dans

Galates 2:20-21

20  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Paul montre que, par la foi, le croyant s’identifie pleinement à la mort et à la résurrection de Jésus. En Christ, l’ancien moi est crucifié. Le croyant vit désormais une nouvelle vie, non plus dominée par la chair, mais habitée par Christ. Cette nouvelle existence est une vie de foi, nourrie par l’amour de Jésus, qui s’est sacrifié pour nous.

6 – Paul conclut ce passage par un avertissement essentiel :

Galates 2:21 : La grâce de Dieu et l’impossibilité de se justifier par la Loi

21  Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

Paul rejette toute idée de salut basé sur les œuvres humaines. Si la justice pouvait être obtenue par l’obéissance à la Loi, alors la mort de Christ serait inutile. Cela signifie que toute tentative de mélanger la grâce et les œuvres pour se justifier est une négation de la croix. Pour Paul, ce serait comme déclarer que le sacrifice de Jésus n’a aucune valeur. Il exhorte les croyants à se reposer pleinement sur la grâce de Dieu, sans tenter de mériter leur salut par leurs propres efforts.

Application pratique : garder les yeux fixés sur la croix

Le danger de revenir à une mentalité basée sur les œuvres est toujours présent, même aujourd’hui. Nous pouvons être tentés de penser que nos efforts personnels ou notre piété nous rendent plus acceptables aux yeux de Dieu. Cependant, Paul nous rappelle que la seule voie vers la justice et le salut passe par la foi en Christ crucifié. Ce que Jésus a accompli à la croix est suffisant, et rien ne peut être ajouté à cela.

L’image de la croix devient un puissant rappel pour les croyants : Jésus est l’intersection entre le ciel et la terre, et c’est en étant unis à Lui que nous pouvons entrer dans la présence de Dieu. Nous ne pouvons gravir cet escalier spirituel par nos propres forces. Il ne s’agit pas de nos efforts pour monter, mais de demeurer en Christ, qui est Lui-même notre accès au ciel.

Conclusion

Paul, dans cette lettre aux Galates, insiste sur la pureté de l’Évangile et l’importance de vivre pleinement dans la grâce. En Christ, les croyants sont libérés de la Loi et de ses exigences, et ils sont appelés à vivre une vie nouvelle par la foi, ancrée dans l’amour et le sacrifice de Jésus. En tant que chrétiens, nous devons constamment garder les yeux fixés sur la croix, source de notre justification, et rejeter toute forme de confiance en nos propres mérites.

Galates 6:11 – Avec de grandes lettres

11 Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main.

Dans ce passage, Paul attire l’attention sur le fait qu’il écrit lui-même, et il semble souligner la taille des lettres qu’il utilise. Cela pourrait indiquer qu’il avait un problème physique, probablement des difficultés de vue, qui l’obligeaient à écrire de grandes lettres. Dans l’Antiquité, il était courant de dicter les lettres à un scribe, mais ici, Paul prend la plume lui-même, ce qui rend ce geste particulièrement significatif.

Galates 4:15

Plus tôt, Paul avait mentionné l’affection profonde que les Galates lui portaient :

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

Ce verset renforce l’idée que Paul pourrait avoir eu des problèmes de vue. L’hyperbole qu’il emploie – « vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner » – pourrait indiquer que les Galates étaient conscients de cette difficulté. Paul évoque ici un lien fort avec eux, basé sur la compassion et le soin qu’ils lui ont manifesté.

Est-ce l’écharde dont parle 2 Corinthiens 12:7 ?

Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir.

Cette écharde reste un mystère, et les théologiens ont longtemps spéculé sur sa nature. Il est possible que Paul fasse référence à une souffrance physique ou spirituelle persistante. Certains pensent qu’il pourrait s’agir de ses problèmes de vue, évoqués subtilement dans Galates. Toutefois, Paul ne précise jamais exactement ce qu’est cette écharde, et cela laisse place à diverses interprétations.

Conclusion relatif à ce passage

Les problèmes de vue de Paul, s’ils sont effectivement suggérés dans ces passages, pourraient expliquer son besoin d’écrire avec de grandes lettres et le témoignage d’affection des Galates. Cependant, bien que cette condition soit plausible, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude qu’elle est la fameuse écharde dont il parle dans 2 Corinthiens. Ce que nous savons, c’est que cette écharde, quelle qu’elle soit, a poussé Paul à dépendre encore plus de la grâce de Dieu, plutôt que de sa propre force.

Galates 6:14 – Je suis crucifié avec Christ

Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde!

 Ce verset exprime une profonde humilité et une reconnaissance de l’œuvre accomplie par Christ à la croix. Paul rejette toute idée de se glorifier en lui-même ou en ses propres œuvres, et il met en avant la croix comme seule source de fierté. Cette croix, symbole de souffrance et de sacrifice, devient pour lui la cause de sa propre crucifixion symbolique au monde. Paul affirme qu’il est mort aux influences du monde, tout comme le monde est mort pour lui, grâce à son identification avec Christ.

La croix, qui était un instrument d’humiliation dans la culture romaine, est ici élevée comme le cœur de l’Évangile. Paul ne se vante ni de sa réussite personnelle, ni de ses accomplissements, mais uniquement de ce que Christ a accompli pour lui et pour l’humanité. Sa gloire ne se trouve que dans l’œuvre de rédemption, dans l’amour inconditionnel démontré par Jésus à travers la crucifixion.

À comparer avec Romains 15:17-18 – Toute gloire revient à Christ

Dans Romains 15:17-18, Paul dit :

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

Ici encore, Paul attribue toute gloire à Jésus-Christ. Il reconnaît que tout ce qu’il a accompli dans son ministère est le fruit de l’œuvre de Christ à travers lui. Il n’y a aucune place pour la vanité personnelle ou pour l’orgueil humain dans le service de Dieu. Paul ne fait que souligner que Christ est à l’origine de tous ses succès dans la prédication de l’Évangile aux païens.

Parallèle entre Galates 6:14 et Romains 15:17-18

Dans les deux passages, Paul adopte une attitude d’humilité radicale, refusant de revendiquer pour lui-même tout mérite ou accomplissement. Que ce soit en se glorifiant de la croix de Christ (Galates 6:14) ou en attribuant tout succès à l’œuvre de Christ en lui (Romains 15:17-18), il exprime une compréhension claire de la grâce divine. Paul nous montre que c’est par Christ, et par Lui seul, que nous pouvons accomplir quelque chose de durable et d’important. Il souligne que la vie chrétienne repose sur la mort à soi-même et sur la dépendance totale à l’égard de Christ.

Cette attitude d’humilité et de gloire centrée sur la croix est un rappel pour chaque croyant : nous devons nous éloigner des influences du monde et vivre crucifiés avec Christ, glorifiant uniquement Son œuvre rédemptrice.

7 – Les écrits de Paul et leur datation approximative

Première épître aux Thessaloniciens : 50-51

Paul, Sylvain (Silas) et Timothée s’adressent à l’Église de Thessalonique. Cette lettre, souvent considérée comme l’un des premiers écrits de Paul, exprime une relation chaleureuse avec une jeune communauté chrétienne.
« Paul, Sylvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur : que la grâce et la paix vous soient données ! »

Épître aux Galates : 50-51

Paul se présente ici avec une forte affirmation de son appel divin. Il insiste sur l’autorité qui lui a été confiée directement par Jésus-Christ, sans intervention humaine.
« Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Épître à Philémon : 51-55

Paul écrit à Philémon depuis la prison, en appelant à la réconciliation entre Philémon et son esclave Onésime. Il y fait allusion à son statut de prisonnier, une expression d’humilité, reconnaissant son serviteur Timothée.
« Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et compagnon d’œuvre, »

Première épître aux Corinthiens : vers 55

Paul commence cette lettre en soulignant son appel divin à l’apostolat, un thème récurrent dans ses lettres aux Églises qu’il a fondées, rappelant aux Corinthiens son autorité en tant qu’apôtre choisi par Dieu.
« Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, »

Deuxième épître aux Corinthiens : vers 56

Dans cette seconde lettre aux Corinthiens, Paul renforce son apostolat et inclut Timothée, son fidèle compagnon de ministère, soulignant une continuité dans leur collaboration.
« Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe, »

Épître aux Romains : vers 57

Dans cette épître magistrale, Paul se présente avec une profonde humilité en tant que « serviteur » de Jésus-Christ. Bien que son apostolat soit reconnu, il met l’accent sur son rôle en tant que missionnaire et messager de l’Évangile.
« Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, »

Épître aux Philippiens : vers 60-61

Depuis la prison, Paul écrit aux Philippiens en collaboration avec Timothée, tous deux se désignant comme « serviteurs de Jésus-Christ ». Ce terme exprime leur soumission totale à leur Seigneur.
« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres, »

Réflexions sur les salutations de Paul

Les salutations dans les lettres de Paul révèlent une évolution de son ministère et de son approche pastorale. Au début de ses écrits, Paul met souvent en avant son apostolat, car il doit défendre son autorité spirituelle auprès de ses communautés. Plus tard, en particulier dans les épîtres rédigées depuis la prison, on perçoit une accentuation de son humilité et de son identité de serviteur. Paul évolue d’un apôtre affirmant son autorité divine vers un leader chrétien qui reconnaît avant tout sa dépendance totale envers Christ et sa mission de souffrir pour l’Évangile.

L’ordre chronologique des lettres permet de mieux saisir cette transformation personnelle et pastorale de Paul, tout en offrant un regard enrichissant sur la progression de son ministère missionnaire et ses interactions avec les premières Églises chrétiennes.

L’épître et sa motivation

L’ordre chronologique des lettres de Paul nous permet de mieux comprendre l’évolution de sa pensée. L’épître aux Galates, plus concise et directe, pourrait sembler être une première ébauche de l’épître aux Romains, où Paul développe de manière plus systématique et élaborée ses idées. Cependant, malgré cette différence de structure et de profondeur, les deux lettres partagent des concepts fondamentaux qui sont au cœur de la pensée de Paul.

Dans Galates, Paul aborde des thèmes qui reviennent dans Romains : le salut par la grâce seule, la justification par la foi, et la question du rôle de la Loi mosaïque dans la vie chrétienne. Cependant, ce qui distingue l’épître aux Galates, c’est l’urgence qui motive Paul à l’écrire. Confronté à l’influence grandissante des judaïsants, qui prônaient l’obligation de respecter la Loi de Moïse, y compris la circoncision, Paul ressent le besoin de défendre la pureté de l’Évangile de la grâce et de s’opposer au légalisme qui menaçait l’Église naissante.

La défense de la liberté chrétienne

Cette épître devient ainsi une défense vigoureuse de la liberté chrétienne, expliquant que la justice ne peut être obtenue par l’obéissance à la Loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ. Paul avertit les Galates qu’en revenant à la Loi, ils renieraient la grâce offerte par Christ.

Une autre dimension importante de cette lettre est son lien avec les autres écrits bibliques. Il est impossible de saisir pleinement l’épître aux Galates sans la considérer dans le cadre plus large de la Bible. Paul s’appuie constamment sur les Écritures hébraïques, notamment lorsqu’il utilise l’exemple d’Abraham pour illustrer la justification par la foi (Galates 3). De plus, cette épître est intimement liée au récit des Actes des Apôtres, où l’on trouve des éléments de contexte sur les tensions entre les communautés juives et païennes dans l’Église primitive.

L’épître aux Galates constitue ainsi une pièce centrale dans la compréhension des enseignements de Paul, non seulement en raison de son contenu doctrinal, mais aussi par sa fonction d’alerte contre les dangers du légalisme et son appel à la fidélité envers la grâce de Dieu.

Lecture de la Bible le 26 Janvier

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La lecture de la Bible le 26 janvier nous transporte dans des moments décisifs : la poursuite de Pharaon contre Israël, le Cantique des rachetés qui célèbre la délivrance, et la transfiguration de Jésus, révélant sa gloire divine. Ces événements renforcent notre foi en la puissance et la présence de Dieu.

Proposition de Lecture de la Bible le 26 Janvier

Ancien Testament :

  •  Exode 14  Pharaon poursuit Israël
    Dans Exode 14, Pharaon, après avoir libéré les Israélites, se lance dans une poursuite désespérée pour les ramener en Égypte. Les Israélites, pris entre la mer Rouge et l’armée égyptienne, semblent sans issue. Cependant, Dieu intervient, ouvrant la mer et permettant à son peuple de passer à sec. Cette action puissante souligne la souveraineté de Dieu et sa capacité à sauver son peuple dans les situations les plus désespérées.
  • et
  • Exode 15  Le Cantique des rachetés
    Exode 15 relate le Cantique des rachetés, chanté par Moïse et Israël après leur traversée miraculeuse de la mer Rouge. Ce cantique est une célébration de la victoire divine sur les forces de l’oppression. Il témoigne de la gratitude d’Israël envers Dieu, qui les a sauvés de l’esclavage et leur a offert la liberté. Ce moment est aussi un rappel que la louange est une réponse appropriée à l’action salvatrice de Dieu.

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Nouveau Testament :

  • Matthieu 17  La transfiguration
    Matthieu 17 nous rapporte l’incident majestueux de la transfiguration de Jésus. Alors que Jésus monte sur la montagne avec Pierre, Jacques et Jean, sa forme se transforme, et il brille d’une lumière éclatante. Moïse et Élie apparaissent à ses côtés, confirmant sa mission divine. Dieu lui-même déclare : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. » Ce moment témoigne de la divinité de Jésus et de sa mission sur terre.

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Si vous préférez un rythme plus lent, la lecture peut également être répartie sur deux ans, en commençant par l’Ancien Testament la première année et le Nouveau Testament la suivante.