Ésaïe 13:11 – Dieu abat l’orgueil et juge l’iniquité

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Ésaïe 13:11 annonce la justice divine.

l'orgueil en prison Esaïe 13:11
Ésaïe 13:11 – Dieu abat l’orgueil et juge l’iniquité

11 Je punirai le monde pour sa malice, Et les méchants pour leurs iniquités; Je ferai cesser l’orgueil des hautains, Et j’abattrai l’arrogance des tyrans.

Ésaïe 13:11

Ésaïe 13:11 dévoile un aspect essentiel du caractère de Dieu : sa justice. Alors que les hommes glorifient leur force, leur pouvoir ou leur richesse, Dieu annonce qu’il mettra fin à l’orgueil humain.

Ce message s’inscrit dans un contexte prophétique où Babylone symbolise la puissance arrogante et rebelle contre Dieu. Pourtant, l’avertissement dépasse son époque. Il rappelle à chaque génération que l’arrogance et l’iniquité attirent le jugement. Dieu ne se laisse pas tourner en dérision.

Cependant, ce jugement a aussi une dimension rédemptrice. En renversant les puissances arrogantes, Dieu prépare un peuple humble, disposé à marcher dans sa crainte. Comme Jacques l’affirme :

Jacques 4:6

Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c’est pourquoi l’Écriture dit: Dieu résiste aux l’orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.

Ainsi, ce verset d’Ésaïe n’est pas seulement un avertissement, mais aussi un appel. L’humilité ouvre la porte à la grâce. L’orgueil ferme l’accès à Dieu, mais l’homme qui s’abaisse devant lui reçoit le pardon et la restauration.

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11 Car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.

Luc 14:11

Ésaïe 11- 13 – – – Éphésiens 4

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Matthieu chapitre 13 : Des paraboles pour expliquer le royaume

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Matthieu chapitre 13 rassemble plusieurs paraboles dans lesquelles Jésus révèle les mystères du royaume des cieux. Ces récits simples éclairent sur ce que sont la croissance spirituelle, le tri entre les vrais et les faux croyants, et la réponse humaine à l’Évangile. Il s’agit d’un enseignement essentiel pour discerner la réalité du royaume de Dieu et l’investissement personnel que le Seigneur attend de ses disciples.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 14

Matthieu chapitre 13 – Étude biblique

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Introduction

Matthieu dans ce chapitre rassemble un certain nombre de paraboles que Jésus utilise pour donner une image du royaume des cieux. Certaines sont partagées avec la foule, sans qu’elles soient expliquées alors que d’autres sont réservées aux disciples.

Ces paraboles ont déjà été traitées et disponibles sur une page du site dont le lien est le suivant: paraboles de Jésus.

Pour chacune de ces paraboles en particulier un lien (de couleur bleue) sera mis dans ce texte pour accéder à une étude approfondie de celles-ci.

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1 – La parabole du semeur et des quatre terrains

Matthieu 13:1-9

1 Ce même jour, Jésus sortit de la maison, et s’assit au bord de la mer.

Une grande foule s’étant assemblée auprès de lui, il monta dans une barque, et il s’assit. Toute la foule se tenait sur le rivage.

Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses, et il dit:

Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin: les oiseaux vinrent, et la mangèrent.

Une autre partie tomba dans les endroits pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre: elle leva aussitôt, parce qu’elle ne trouva pas un sol profond;

mais, quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines.

Une autre partie tomba parmi les épines: les épines montèrent, et l’étouffèrent.

Une autre partie tomba dans la bonne terre: elle donna du fruit, un grain cent, un autre soixante, un autre trente.

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Cf. La parabole du semeur avec son explication.

Matthieu 13:10-17 – explication donnée en privé aux disciples de Jésus

Les disciples s’approchèrent, et lui dirent: Pourquoi leur parles-tu en paraboles?

11 Jésus leur répondit: Parce qu’il vous a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, et que cela ne leur a pas été donné.

12 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

13 C’est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent.

14 Et pour eux s’accomplit cette prophétie d’Ésaïe: Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; Vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point.

15 Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse.

16 Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent!

17 Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

Les versets 14-15 sont une citation de Ésaïe 6:9-10.

Ésaïe 6:9-10

Il dit alors: Va, et dis à ce peuple: Vous entendrez, et vous ne comprendrez point; Vous verrez, et vous ne saisirez point.

10 Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.

Dieu endurcit le cœur de celui qui refuse de l’entendre pour qu’il ne comprenne pas. Cette citation est répétée en Jean 12:40 et en Actes 28:25-27. Elle concerne en particulier les personnes assimilées au terrain pierreux.

Matthieu 13:18-23

18 Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur.

19 Lorsqu’un homme écoute la parole du royaume et ne la comprend pas, le malin vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.

20 Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie;

21 mais il n’a pas de racines en lui-même, il croit pour un temps, et dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute.

22 Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse.

23 Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente.

Cf. : La parabole du semeur et son explication

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2 – La parabole du bon grain et de l’ivraie

Matthieu 13:24-30 ; 36-43

24 Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ.

25 Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla.

26 Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi.

27 Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire: Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie?

28 Il leur répondit: C’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l’arracher?

29 Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé.

30 Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.

Cf.: La parabole du bon grain et de l’ivraie et son explication.

Matthieu 13: 36-43 – explication

36 Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Ses disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Explique-nous la parabole de l’ivraie du champ.

37 Il répondit: Celui qui sème la bonne semence, c’est le Fils de l’homme;

38 le champ, c’est le monde; la bonne semence, ce sont les fils du royaume; l’ivraie, ce sont les fils du malin;

39 l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable; la moisson, c’est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges.

40 Or, comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde.

41 Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité:

42 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

Dieu attend de la part des hommes une réponse immédiate à son appel et qu’ils lui fassent confiance

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3 – Les paraboles enseignées aux disciples

Les paraboles qui suivent, ont leur explication à retrouver avec le lien suivant : Les paraboles confidentielles de Matthieu 13

Elles parlent de la croissance du royaume dans deux domaines, extérieur (le monde) et intérieur (l’homme).

Cf.: Parabole du grain de sénevé – la croissance extérieure dans le monde

Matthieu 13:31-32

31 Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ.

32 C’est la plus petite de toutes les semences; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

Cf.: Parabole du levain – la croissance intérieure en l’homme

Matthieu 13:33

33 Il leur dit cette autre parabole: Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée.

Matthieu 13:34-35

34 Jésus dit à la foule toutes ces choses en paraboles, et il ne lui parlait point sans parabole,

35 afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète: J’ouvrirai ma bouche en paraboles, Je publierai des choses cachées depuis la création du monde.

Ces versets sont une citation du psaume d’Asaph

Psaumes 78:2

J’ouvre la bouche par des sentences, Je publie la sagesse des temps anciens.

Pourquoi parler en parabole ? Dans les Évangiles nous pouvons observer que des enseignements ou certains miracles n’avaient pas lieu en raison de l’incrédulité des personnes ( voir le verset 58 de ce chapitre et l’épisode de la résurrection de la fille de Jaïrus)

Les paraboles suivantes portent sur un sujet qui ne concerne que les disciples, c’est-à-dire ceux qui veulent suivre et servir Jésus.

Cf.: Parabole du trésor caché

Matthieu 13:44

44 Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.

Cf.: Parabole de la perle de grand prix

Matthieu 13:45-46

45 Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles.

46 Il a trouvé une perle de grand prix; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée.

Cf.: Parabole du filet

Matthieu 13:47-50

47 Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce.

48 Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent; et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais.

49 Il en sera de même à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes,

50 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

51 Avez-vous compris toutes ces choses? -Oui, répondirent-ils.

Cf.: Parabole du maitre de la maison

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

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4 – Jésus à Nazareth face à l’incrédulité

Matthieu 13:53-58 – Jésus à Nazareth

53 Lorsque Jésus eut achevé ces paraboles, il partit de là.

54 S’étant rendu dans sa patrie, il enseignait dans la synagogue, de sorte que ceux qui l’entendirent étaient étonnés et disaient: D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles?

55 N’est-ce pas le fils du charpentier? n’est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères?

56 et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous? D’où lui viennent donc toutes ces choses?

57 Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Jésus leur dit: Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison.

58 Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.

Ce passage se résume par un mot : incrédulité ! les interrogations des gens de Nazareth montrent qu’au lieu d’accepter les miracles et les enseignements de Jésus, ils restaient bloqué au fait qu’ils connaissaient Jésus et sa famille. Leur incrédulité a été pour eux une occasion de chute.

Parmi les frères et les sœurs de Jésus, nous connaissons Jacques qui devint chef de l’église de Jérusalem, Jude qui a écrit une épître. Par contre, nous ne savons rien de Joseph et de Simon.

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5 – Leçon à retenir et son application personnelle

Matthieu a regroupé dans ce chapitre un ensemble de paraboles de Jésus présentant le royaume des cieux. Ce royaume est celui sur terre, dans le cœur des hommes. Il est comme une semence qui grandit selon la nature de la personne. Il est d’une valeur inestimable et il exige pour le posséder de tout abandonner pour le posséder. Le grain de sénevé montre qu’il est insignifiant au départ mais qu’il peut devenir très grand. Le levain (dans son sens positif) montre l’action du Saint-Esprit qui fait un travail intérieur. Le royaume peut se dévoiler à celui qui ne le cherche pas ou se révèle à celui qui le cherche, mais dans tous les cas, il demande une consécration totale, sachant par la parabole du filet qu’aura lieu un tri qui séparera les uns et les autres avant l’entrée dans le royaume des cieux.

Toutes les paraboles dont il a été question dans ce chapitre 13 de l’Évangile de Matthieu, appellent à une foi active, à un engagement total et à une vie transformée avec l’aide du Saint-Esprit. C’est à ce prix qu’une personne entrera dans le royaume.

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Comment comprendre La parabole de l’adversaire de Matthieu 5:25-26

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La parabole de l’adversaire de Matthieu 5:25-26 confronte chaque homme à l’urgence de la réconciliation avec Dieu avant le jugement. En quelques versets, Jésus nous appelle à agir pendant qu’il en est encore temps. Comprendre cette parabole éclaire sur la responsabilité personnelle et spirituelle de chacun face aux conflits non résolus.

La parabole parabole de l’adversaire

1 – L’enseignement

Matthieu 5:25-26

25 Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu’il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l’officier de justice, et que tu ne sois mis en prison.

26 Je te le dis en vérité, tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé le dernier quadrant.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Cette parabole s’inscrit dans le discours sur la montagne. Il s’adresse donc à toute une foule venue écouter Jésus, et notamment à ses disciples.

Jésus corrige la compréhension du sixième commandement : Tu ne tueras point. Nous pourrions dire qu’il durcit le commandement pour répondre à l’exigence de la loi d’amour. Les autorités religieuses s’en tenaient à la lettre de la loi. Jésus apporte quant à Lui, l’esprit de la loi.

3-  Le contexte :

Matthieu 5:21-24

21 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges.

22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d’être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.

23 Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,

24 laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande.

Les versets 21 et 22 traitent de l’interprétation de la loi et s’inscrit dans l’enseignement de Jésus sur la justice. Jésus ne traite pas le mal. Le mal est fait, la personne est tuée. Il laisse le problème aux juges. Il veut traiter le problème en amont avant que celui-ci n’arrive. C’est la cause qu’il faut traiter !

Il ne s’arrête pas aux seuls actes extérieurs de transgression. Il va jusqu’à la racine des causes de ces transgressions extérieures, à savoir les attitudes coupables du cœur qui sont à l’origine des actes coupables !

Nous avons ici un des thèmes principaux de la Bible.

Jérémie 17:9

Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître?

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

Matthieu 12:34

34 Races de vipères, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle.

C’est pourquoi avec la nouvelle alliance, Dieu veut changer les cœurs.

Ézéchiel 36:26

26 Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.

Nous savons tous que nous ne pouvons pas traiter les conséquences d’un problème mais que nous pouvons traiter ses causes. Il faut travailler à la racine du mal. Les paroles amères qu’une personne prononce, ne sont qu’une expression de la colère, de la haine et de l’amertume dans son cœur ! L’acte extérieur qu’est le crime prend toujours sa source dans l’attitude coupable du cœur. L’homme considère généralement le problème superficiel. Dieu, quant à Lui, s’intéresse toujours à la cause profonde et il veut que nous fassions de même. Rappelons-nous de :

Jacques 1:18-19

19 Sachez -le, mes frères bien-aimés. Ainsi que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère:

20 car la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu.

4-  Explication de la parabole

Les insultes (insensé, idiot…) expriment la colère, la haine qu’une personne nourrit dans son cœur envers une autre personne. Il faut dire stop avant que cela aille plus loin, puis travailler dans le contrôle de soi pour ne plus exprimer sa colère, et pour vider le cœur de toute colère.

Traiter son frère de « Raca » doit être considéré comme un signal nous avertissant de l’état de notre cœur. Si nous n’y prenons pas garde, cela peut nous conduire au meurtre.

En même temps que Jésus nous parle de la justice humaine, il fait aussi une allusion au jugement éternel, à Dieu qui est le juste juge, puisqu’il fait référence aux versets 23 et 24 de l’offrande à l’autel. Cela veut dire qu’au moment où nous venons devant Dieu (Jésus nous dit qu’avant de venir devant l’autel) si nous avons fait du tort à quelqu’un, nous devons régler le problème tout de suite !

Toute personne avec qui nous avons un différend devient notre adversaire. Le Seigneur nous demande de nous réconcilier avec lui avant qu’il ne devienne dans notre cœur un ennemi, voire un ennemi à abattre. C’est pendant que nous sommes vivants (pendant que tu es en chemin avec lui,) que nous devons régler les différends pour que cela ne nous soit pas reproché au jour du jugement.

5- La leçon pour nous à retenir et son application personnelle

Nous ne devons pas différer une réconciliation. Comme il est écrit en :

Éphésiens 4:26-27

26 Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère,

27 et ne donnez pas accès au diable.

Nous avons tous un travail personnel à faire, et nul autre ne peut le faire à notre place.

La racine du mal se trouve dans le cœur de l’être humain. C’est dans le cœur de l’être humain que la haine et l’indifférence doivent être remplacées par l’amour, et que l’hypocrisie et l’égoïsme doivent laisser place à la sincérité.

Il faut demander au Seigneur de changer notre cœur de pierre en cœur de chair, d’avoir un cœur aimant pour tous les autres. C’est un travail que nous ne pouvons pas faire seul. C’est un travail que le Saint-Esprit ne peut pas faire seul. C’est un travail qui se fait en collaboration entre nous et le Saint Esprit. Notre cœur doit être animé par le fruit de l’Esprit.

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Paraboles confidentielles du royaume de Matthieu 13

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Ces paraboles confidentielles de Matthieu 13:31-52 révèlent d’une manière discrète la nature et la valeur du Royaume de Dieu.
Jésus pour celles-ci, s’adresse à ses seuls disciples notamment pour celles du trésor caché et de la perle de grand prix, et ce afin de les amener à comprendre le prix à payer pour le suivre. En effet, le suivre implique un abandon total de soi.

Les paraboles de Matthieu 13:31-52

1 – La parabole du grain de sénevé

 Cf. Marc 4:30-32 ; Luc 13:18-19

Matthieu 13:31-32

31 Il leur proposa une autre parabole, et il dit : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ.

32 C’est la plus petite de toutes les semences; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

Explication :

Le grain de sénevé est considéré comme la semence la plus petite, mais en elle se trouve la vie. Il est difficile d’imaginer la force qui est en elle. C’est ainsi que Jésus dira en:

Matthieu 17:20

20 C’est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne: Transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.

Cette parabole montre qu’il ne faut pas regarder à l’apparence des choses et mépriser les petits commencements, mais il faut regarder plutôt à la finalité, car le grain de sénevé devient une plante atteignant trois mètres et plus. Les oiseaux peuvent ainsi s’y réfugier en y trouvant nourriture et abri. C’est l’image du royaume de Dieu où nous trouverons de la même façon nourriture et abri. Il s’agit d’un endroit où il fait bon vivre.

Cela peut être comparé à une assemblée dans laquelle un bon pasteur qui avec un bon enseignement, apporte nourriture spirituelle et abri, sécurité.

Cependant, cela représente aussi la venue du royaume de Dieu sur terre en la personne de Jésus. Cela commence par une personne, Jésus, puis cela continue avec des disciples d’abord au nombre 12, puis de 70, de 120… Et cela va aller jusqu’aux extrémités de la terre. Ainsi grandit le royaume de Dieu sur terre avec l’annonce de l’Évangile.

2- La parabole du levain 

cf. Luc 13:20-21

Matthieu 13:33

33 Il leur dit cette autre parabole: Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée.

La quantité de levain n’est pas indiquée mais pour la farine, trois mesures représentent environ vingt-deux litres. Au regard de la logique du chapitre, cela devait être une petite quantité de levain pour une grande quantité de farine.

Il convient à la lecture de la Bible de faire attention à ce qu’une chose puisse avoir soit un côté négatif soit un côté positif selon le contexte. Ici le levain représente quelque chose de positif.

Cette parabole vient compléter celle du grain de sénevé, l’une parlant de croissance extérieure, l’autre parlant de transformation intérieure.

la parole portée par les disciples qui va toucher le monde entier, est représentée ici par les trois mesures de farine. C’est aussi le petit nombre de disciples qui va aller croissant jusqu’à remplir le monde entier. C’est l’image du royaume de Dieu décrit en:

Luc 17:21

21 On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.

Cependant, cela peut se comprendre aussi pour le chrétien comme une semence qui va se développer et finir par embraser tout son être.

Dans ce cas, il s’agit du principe de la sanctification qui produit en nous une transformation dans tous les domaines selon ce qui est écrit en:

Éphésiens 4:13

13 jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ,

2 Corinthiens 3:18

18 Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

Et en 1 Jean 3:2-3

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est.

Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur.

Ce levain transforme la pâte, la fait gonfler, de la même façon que la foi grandit dans le chrétien,

Comme la farine au contact du levain, le chrétien est transformé par l’Évangile et devient une autre créature.

La consécration du disciple

Les deux paraboles suivantes, celle du trésor et celle de la perle parlent de la consécration du disciple. C’est pourquoi, seuls les disciples sont concernés. Ces deux paraboles traitent d’un même sujet, avec un détail qui les différencie.

Connaître Jésus vaut plus que tout ! Le paradoxe est:

1. Le salut de Dieu est accordé par sa seule grâce. En conséquence, il est absolument gratuit (cf. Romains 3:24 ; 5:15 ; 6:23 ; Éphésiens 2:8-9)

2. Cependant, il exige tout du disciple qui veut le servir (cf. Matthieu 10:34-39 ; 13:44, 46)

3- La parabole du trésor caché

Matthieu 13:44

44 Le royaume des cieux est encore semblable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a trouvé le cache ; et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il a, et achète ce champ.

La première observation qui peut être faite, est que la personne qui trouve le trésor est honnête. Elle ne part pas avec le trésor après l’avoir trouvé. Elle s’en rend propriétaire en achetant le champ.

La seconde observation est que le trésor caché est découvert par une personne qui ne le cherchait pas. Il découle de cela que Dieu peut se révéler en la personne de Jésus ou par l’Évangile à une personne qui ne le cherchait pas. Cette réalité est exprimée dans le livre d’Ésaïe :

Ésaïe 65:1

1 J’ai exaucé ceux qui ne demandaient rien, Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas; J’ai dit: Me voici, me voici! A une nation qui ne s’appelait pas de mon nom.

Ce passage est repris par l’apôtre Paul, qui insiste sur cette grâce souveraine :

Romains 10:20

20 Et Ésaïe pousse la hardiesse jusqu’à dire: J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, Je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas.

Cette parabole illustre donc une révélation souveraine et inattendue de Dieu. Le royaume se manifeste comme une grâce inattendue, trouvée sans avoir été cherchée et accueillie avec joie.

4- La parabole de la perle de grand prix

Matthieu 13:45-46

45 Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles.

46 Il a trouvé une perle de grand prix ; et il est allé vendre tout ce qu’il avait, et l’a achetée.

À l’époque de Jésus, la perle était un objet de grande valeur qui pouvait se transporter et se cacher sur soi discrètement vu sa petite taille.

Contrairement à la parabole précédente, ici la perle est trouvée par un homme qui la cherchait activement. Cette recherche intentionnelle correspond à l’invitation de Jésus dans :

Matthieu 7:7-8

Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira.

Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Deux chemins, une même réponse

Ces deux paraboles illustrent deux manières de découvrir le royaume de Dieu :

  • Dans un cas, Dieu se révèle à une personne sans qu’elle s’y attende.
  • Dans l’autre cas, Dieu répond à celui qui le cherche de tout cœur.

Dans les deux situations, il s’agit de la découverte d’un trésor inestimable : la personne de Dieu et son royaume.

Dans les deux cas, la réponse reste la même, tout vendre pour obtenir le royaume. Ce n’est pas une décision subie, mais cela reste un choix libre, porté par la joie de reconnaître la valeur inestimable de ce que l’on reçoit. La vérité centrale est claire : le royaume de Dieu a une telle valeur qu’il mérite qu’on renonce entièrement à tout le reste.

Le coût et la valeur du royaume

Jésus enseigne que le royaume exige tout, sans pour autant être inaccessible. Il est offert gratuitement, mais il demande en retour un dépouillement total de la part de l’homme. Cela ne se fait pas sous la contrainte, mais avec joie par amour. Comme Job l’a exprimé avec sagesse :

Job 1:21

21 et dit: Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. …

Jésus nous donne également une priorité claire :

Matthieu 6:33

33 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus.

Ces deux paraboles résonnent avec l’enseignement de Jésus sur les vrais trésors :

Matthieu 6:19-21

19 Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent;

20 mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent.

21 Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.

Jésus nous demande d’investir dans l’éternité, auprès de lui.

Une parole décisive : « Vends tout et suis-moi »

Enfin, Jésus nous montre ce qu’implique concrètement ce renoncement dans son échange avec le jeune homme riche :

Marc 10:21

21 Jésus, l’ayant regardé, l’aima, et lui dit: Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi.

Dans les deux paraboles, celle du trésor caché et celle de la perle de grand prix, il est question du royaume de Dieu. Il se révèle à l’homme, parfois sans qu’il le cherche, parfois en réponse à une quête sincère. Cependant, dans les deux cas la réaction attendue est la même : vends tout et suis-moi.

5-  La parabole du filet

Matthieu 13:47-50

47 Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce.

48 Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent; et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais.

49 Il en sera de même à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes,

50 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Cette parabole du filet jeté dans la mer est à rapprocher de la parabole du bon grain et de l’ivraie (Matthieu 13:24-30). Dans les deux cas se retrouve la même idée, qu’il y a une coexistence temporaire entre le vrai et le faux, entre les justes et les méchants, entre les enfants du Royaume et ceux du malin.

Comme il y a deux semences dans la parabole du bon grain et de l’ivraie, ici il y a deux sortes de poissons, ceux qui sont bons et ceux qui sont mauvais.

Deux types de croyants dans l’assemblée

Cette parabole montre que dans l’Église visible, c’est-à-dire dans les assemblées, se côtoient deux types de croyant :

  • Le vrai chrétien, né de nouveau, qui vit selon l’Esprit.
  • Et celui qui n’en a que l’apparence, qui professe la foi mais sans une transformation réelle de sa nature.

Discerner cela, n’est pas toujours évident pour l’homme. Nous ne voyons que l’extérieur des êtres humains, alors que Dieu seul connaît les cœurs.

1 Samuel 16:7

Et l’Éternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur.

Ainsi, ce n’est pas à l’homme de vouloir juger et séparer les vrais croyants des faux. Cette tâche revient aux anges, à la fin du monde. Ce sont eux qui sépareront les justes des injustes.

Le danger de certaines affirmations religieuses

Il existe des expressions dangereuses qui circulent dans certaines assemblées, telles que :

« En dehors de cette (notre) assemblée, point de salut »

ou

« Nous sommes une église de vérité ».

Ces affirmations sont non seulement injustifiées, mais elles mettent en danger la foi des croyants en les détournant de l’Évangile. Qui peut prétendre détenir la vérité ? Cela ressemble à la méthode Coué . Le salut ne se trouve pas dans une structure humaine, mais en Jésus-Christ seul, par la foi.

La parabole du filet est un avertissement solennel. Un jour viendra où le tri final aura lieu. Ce tri ne dépendra pas de l’apparence ou de l’appartenance à une église visible, mais de la vérité intérieure du cœur.

Ce jour-là, seuls les vrais croyants, véritablement nés de l’Esprit et marchant par l’Esprit, seront « mis dans les vases », les autres seront jetés.

Il appartient donc à chacun de se poser cette question : Suis-je un vrai disciple de Christ ? Et pour cela de s’examiner à la lumière de la Parole de Dieu.

Quelle réponse donnons-nous à la question que Jésus pose :

Matthieu 13:51

51 Avez-vous compris toutes ces choses? -Oui, répondirent-ils.

6- La parabole du maître de maison

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

Dans ce verset, Jésus compare le scribe instruit au sujet du royaume des cieux à un maître de maison. Le scribe, dans ce contexte, représente l’érudit qui connaît bien les Écritures de l’Ancien Testament et qui en recevant l’Évangile, se trouve en possession d’un véritable trésor de connaissance (l’Ancien et le Nouveau Testament).

La continuité entre l’Ancien et le Nouveau Testament

Le message de Jésus ne vient pas contredire l’Ancien Testament. Il l’accomplit, il l’éclaire, il en révèle la profondeur cachée. C’est pourquoi le scribe, désormais disciple du Christ, peut tirer de son trésor des choses anciennes (l’Ancien Testament) et des choses nouvelles (l’enseignement du royaume révélé par Jésus-Christ).

Cette double richesse lui permet de faire des liens profonds entre ce que Dieu a dit auparavant et ce qu’il dit maintenant à travers son Fils.

Comme le souligne l’apôtre Paul :

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

Ainsi, les événements de l’Ancien Testament ont une portée prophétique et pédagogique pour les croyants du Nouveau Testament.

La vraie intelligence vient de l’Esprit

Le disciple né de nouveau reçoit par le Saint-Esprit la capacité de comprendre les pensées de Dieu. Ici, il ne s’agit pas simplement d’intelligence humaine ou d’érudition théologique, mais de révélation spirituelle. Cette intelligence vient d’en haut, et elle est donnée à celui qui se rend disponible avec un cœur humble.

C’est dans cet esprit que Paul explique :

1 Corinthiens 2:14

14 Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge.

Et Jésus lui-même déclare dans les Béatitudes :

Matthieu 5:3

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!

Être pauvre en esprit, c’est reconnaître son besoin, son vide intérieur, et recevoir avec humilité et simplicité de cœur ce que Dieu veut enseigner. L’orgueil intellectuel empêche d’accepter et de comprendre les mystères du Royaume.

Cette parabole enseigne que le véritable disciple, à l’image du scribe, maître de maison, est un homme enrichi par la Parole de Dieu, capable de faire le lien entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Celui-ci ne se limite pas à un savoir intellectuel, mais vit une compréhension spirituelle nourrie par le Saint-Esprit.

Il tire de son trésor ce qui est ancien (les fondations) et ce qui est nouveau (la révélation en Christ), non pour lui-même seulement, mais pour nourrir les autres, comme un bon maître de maison qui distribue la nourriture au temps convenable. Il doit en être ainsi dans une assemblée pour celui qui porte la parole fidèlement et qui est ainsi semblable à ce maitre de maison.

7-  A qui s’adresse Jésus ?

Dans un premier temps, Jésus s’adresse à une foule qui s’est assemblée auprès de lui. Puis après les paraboles du grain de sénevé et du levain, il renvoie la foule et s’adresse à ses seuls disciples

Matthieu 13:36

36 Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Ses disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Explique-nous la parabole de l’ivraie du champ.

Puis Jésus enseignera ses disciples avec ces autres paraboles.

8- La leçon à retenir et Son application personnelle

Leçon à retenir de Matthieu 13:31-52

Les paraboles de Matthieu 13:31-52 enseignent que le royaume de Dieu est à la fois discret, transformateur et d’une valeur inestimable. Il commence petit comme une graine, agit silencieusement comme du levain, mais exige une réponse radicale : tout quitter pour le posséder. Elles montrent aussi qu’un tri final aura lieu, et que seuls ceux qui ont vraiment reçu le Royaume y entreront.

Application personnelle :

Il faut :

  1. Ne pas mépriser les petits commencements (grain de sénevé) : être fidèle dans les choses simples (Luc 16:10).
  2. Laisser Dieu nous transformer intérieurement (levain) : ouvrir notre cœur à l’action du Saint-Esprit chaque jour (Romains 12:2).
  3. Rechercher le Royaume avant tout (trésor, perle) : il faut évaluer les priorités et abandonner ce qui freine la marche avec Dieu (Matthieu 6:33).
  4. Se préparer au jugement à venir (filet) : vivre dans la sainteté, sachant que le tri viendra (1 Pierre 1:15-17).
  5. Être un disciple bien formé (maître de maison) : Se nourrir des Écritures et transmettre la connaissance fidèlement (2 Timothée 2:2).

Conclusion : Ces paraboles appellent à une foi active, à un engagement entier et à une vie transformée. Le Royaume en vaut le prix.

Réflexion

Si nous mettons en relation la parabole du grain de sénevé et celle du maitre de maison,

Matthieu 13:32

32 C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand il a poussé, il est plus grand que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.

Matthieu 13:52

52 Et il leur dit: C’est pourquoi, tout scribe instruit de ce qui regarde le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.

Nous comprenons que l’arbre issu du grain de sénevé, où les oiseaux viennent habiter, peut symboliser une assemblée. Les chrétiens sont alors comparables à ces oiseaux : ils y trouvent à la fois nourriture et abri. Autrement dit, Jésus nous enseigne que les assemblées chrétiennes doivent être des lieux de sécurité spirituelle et de bon enseignement, des refuges face aux faux enseignements qui circulent largement, notamment sur internet.

Le maître de maison, quant à lui, représente le responsable d’une assemblée. Il nourrit les croyants à partir de son trésor, c’est-à-dire la Parole de Dieu et sa connaissance personnelle. Il puise dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament pour transmettre un enseignement équilibré, solide et édifiant.

Comme il est écrit en:

1 Corinthiens 10:11

11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

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Matthieu chapitre 7 : Jésus enseigne à ne pas juger mais discerner

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Dans Matthieu chapitre 7, Jésus enseigne sur l’importance de la sincérité et de l’humilité dans le comportement du chrétien. Il condamne les jugements hâtifs, encourage la prière fervente, et souligne la nécessité de vivre selon sa parole.

Étude biblique suivante : Matthieu chapitre 8

Matthieu chapitre 7 – Étude biblique

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1 – Matthieu chapitre 7 :1-6 -Le blâme des critiques injustes

1 Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.

Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez.

Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil?

Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien?

Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.

Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

Il faut faire attention au verbe juger car selon le contexte, ce mot peut avoir plusieurs sens. Il peut avoir le sens de juger-condamner, mais aussi celui de discerner, d’évaluer.

Ce passage souligne l’esprit d’auto-justification qui juge plus sévèrement les autres que soi-même. Dans ce cas, la personne excuse ses propres fautes ou les justifie tout en ne trouvant aucune excuse pour les fautes d’autrui. Rappelons-nous la colère de David en 2 Samuel 12:1-9 et de la réponse que lui fit Nathan au verset 7 qui va lui dire : ‘tu es cet homme-là !’

L’attitude et les motivations d’une personne dans ses actes, sont des clés dont il faut tenir compte. Pour cela nous pouvons nous reporter à Galates 6:1 : Romains 2:1-11 et Jacques 4:11-12.

Le mot hypocrite provient du théâtre grec pour parler d’un acteur qui jouait derrière un masque. La personne qui agit d’une manière alors qu’elle est une tout autre personne, agit en hypocrite. Le danger est d’être déconnecté de la réalité. C’est l’attitude du pharisien qui se croit juste par rapport au publicain.

Luc 18:9

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres:

Jésus a souvent utilisé ce terme d’hypocrite à l’endroit des pharisiens et des scribes.

Galates 6:1 est un bon conseil

1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Nous pouvons voir des personnes manifester un complexe de supériorité alors qu’en réalité, leur comportement cache un complexe d’infériorité et un manque d’assurance. Ces personnes vivent dans la fausseté alors qu’il est plus reposant de vivre dans la vérité et la simplicité et l’humilité. Il ne faut jamais chercher à vouloir être meilleur que ce que nous sommes.

Matthieu 7:6

Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.

La Didachè, un livre utilisé par l’église primitive appliquait ce verset à des personnes non baptisées qui étaient exclues du repas du Seigneur (Didachè 9 :5)

Cette expression du verset 6  signifie par exemple que les disciples du Christ ne doivent pas continuer à apporter sans cesse le message de l’Évangile à ceux qui le méprisent. Quand le message de l’Évangile est rejeté par une personne, il ne faut pas insister. Il faut arrêter de lui parler, et simplement prier pour elle. Nous retrouvons cette même pensée en:

Matthieu 10:14

14 Lorsqu’on ne vous recevra pas et qu’on n’écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.

Mais qu’elles sont ces choses saintes ? Il s’agit de tout le texte du sermon sur la montagne de Matthieu 5 à 7 dans lesquels sont rassemblés les enseignements de Jésus (l’Evangile).

Les perles étaient des biens très précieux dans le monde antique. Elles avaient une grande valeur et étaient facilement transportables.

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2 – Matthieu chapitre 7 :7-11 – L’encouragement à la prière

Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira.

Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe.

Lequel de vous donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ?

10 Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent ?

11 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

Dans ce passage, les verbes demandez, cherchez, frappez sont à l’impératif. Ce ne sont donc pas de simples invitations, mais bien des ordres. Vous devez demander, chercher et frapper.

Ce commandement trouve son écho dès l’Ancien Testament :

Deutéronome 4:19

29 C’est de là aussi que tu chercheras l’Éternel, ton Dieu, et que tu le trouveras, si tu le cherches de tout ton cœur et de toute ton âme.

Jérémie 29:13

13 Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.

La clé d’une prière efficace : la ressemblance avec Christ

Prier au nom de Jésus ne signifie pas simplement conclure nos prières avec une belle formule. Il s’agit de prier selon son caractère, son cœur, et sa volonté. Jésus lui-même est l’exemple parfait :

Luc 22:42-43

42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.

43 Alors un ange lui apparut du ciel, pour le fortifier.

Dieu ne répond pas toujours selon nos attentes. Dans le jardin de Gethsémané, Jésus a prié trois fois pour la même chose. De même, Paul a prié à trois reprises pour être délivré de son « écharde » :

2 Corinthiens 12:8-9

Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi,

et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.

Ni Jésus ni Paul n’ont reçu une réponse favorable à leur demande, mais ce qui compte avant tout, ce n’est pas la réponse, c’est la prière elle-même. Quand la réponse à la prière n’est pas celle attendue mais qu’elle est acceptée, elle est un acte de foi, une preuve de confiance et de dépendance à Dieu.

Ce passage encourage à prier avec persévérance, et à croire avec certitude que Dieu répond, non pas toujours comme nous le souhaitons, mais selon Sa volonté et en Son temps.

Les paraboles de l’ami importun (Luc 11) et de la veuve face au juge inique (Luc 18) enseignent l’importance de l’insistance et de la persévérance dans la prière.

Enfin, Matthieu 7:9-11 nous rassure. Dieu ne nous donnera jamais quelque chose de mauvais, même si nous le lui demandons dans notre ignorance.

Matthieu 7:11

11  … à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.

Pour accepter un refus dans la prière, il faut se rappeler que Dieu est un Père aimant, qui connaît mieux que nous ce dont nous avons réellement besoin. Il y a aussi le temps de l’exaucement. À chercher à tout prix, un résultat selon notre attente, nous oublions bien souvent l’aspect le plus précieux de la prière, celui de passer du temps avec Dieu en se confiant à lui.

Luc dans son Évangile précise que la meilleure chose que Dieu nous donne, est le Saint-Esprit

Luc 11:13

13 Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.
 

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3 – Matthieu chapitre 7 :12-14 – La règle d’or et les deux chemins

12 Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes.

13 Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.

14 Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

Le verset 12, connu comme la règle d’or, résume l’essence même de la Loi et des Prophètes. Elle représente la version positive de l’enseignement du rabbin Hillel (Talmud de Babylone, Shabbat 31a) :

 » Ce qui t’est odieux, ne le fais pas à ton prochain. C’est là toute la Torah ; le reste n’est que commentaire. Va et étudie. »

Ce commandement est un appel à l’amour inconditionnel et à l’empathie, ce qui implique de rechercher le bien des autres comme nous voudrions qu’ils le fassent pour nous. Ceci est bien plus qu’une simple abstention de faire le mal. Il s’agit d’un engagement actif envers ce qui est juste et bon. C’est l’attitude de quelqu’un qui a un cœur nouveau, et qui n’a pas une attitude humaine égocentrique.

Les versets 13 et 14 forment ce que la tradition appelle les deux chemins, ou ‘deux voies’, un thème déjà présent dans l’Ancien Testament : (Psaume 1; Proverbes 4:10-19 ; Ésaïe 1:19-20 et …)

Deutéronome 30:15, 19 – les deux voies

15 Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal.

19 J’en prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité,

Jérémie 21:8

Tu diras à ce peuple : Ainsi parle l’Éternel : Voici, je mets devant vous le chemin de la vie et le chemin de la mort.

Au verset 14, l’expression: « il y en a peu qui les trouvent », est en résonance avec:

Luc 13:23-24

23 Quelqu’un lui dit: Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? Il leur répondit :

24 Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.

Dans Matthieu 7, le fait que la porte soit mentionnée avant le chemin suggère un ordre spirituel. En effet, il faut d’abord entrer en relation personnelle avec Dieu.

La porte, c’est en premier lieu, la foi en Jésus-Christ et la repentance, qui seront ensuite confirmées par le baptême.

Le chemin est une vie menée à l’image de Christ. Il s’agit de marcher sur le chemin de la sanctification.

Cela fait également référence à nos propres paroles, ainsi qu’à notre foi en Jésus comme Sauveur (la porte) et Seigneur (le chemin).

Le chemin resserré : le mot grec thlibo veut dire resserrer, presser, être affligé, exposé à des tribulations et à la persécution, ce qui donne un autre regard sur ce chemin qui est un chemin difficile de tribulations

Ainsi, deux styles de vie s’opposent :

  • Une vie centrée sur le moi et l’instant présent, menant à la perdition;
  • Une vie centrée sur Dieu et l’éternité, menant à la vie véritable.

Le Sermon sur la Montagne se termine par une série d’avertissements et d’appels à faire un choix clair (Matthieu 7:13-27), présentés sous forme de contrastes :

  1. Vv. 13-14 : Deux voies – deux manières de vivre;
  2. Vv. 16-20 : Deux types de fruits – bons ou mauvais;
  3. Vv. 21-23 : Deux professions de foi – authentiques ou superficielles;
  4. Vv. 24-27 : Deux fondations, l’une solide, l’autre fragile sur laquelle l’homme fonde notre vie.

Chacun de ces contrastes appelle à une introspection sincère et à un engagement profond à marcher sur la voie étroite, celle qui mène à la vie. Cependant il ne faut pas oublier que Jésus dit de lui-même qu’il est la porte et le chemin. Ainsi, nul ne vient au Père que par lui. (Jean 14:6)

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4 – Matthieu chapitre 7 :15-23 Les faux prophètes et la fausse profession religieuse

Matthieu 7:15-20

15 Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

17 Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.

18 Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.

19 Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

Ces versets soulignent que les fruits visibles d’une vie, c’est-à-dire les actions, les comportements et les effets de l’enseignement, permettent de reconnaître la véritable nature d’une personne. Ceci est la première étape de discernement spirituel, à savoir qu’il ne pas se laisser tromper par les apparences d’une personne ou ses belles paroles.

Il y a à la fois “une porte”, c’est-à-dire une foi initiale, et “un chemin”, une vie de foi !

Il ne faut jamais juger les personnes à leurs seules paroles. Leurs actes doivent confirmer leurs paroles, de la même façon que les miracles et les guérisons confirmaient les enseignements de Jésus.

Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

22 Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom?

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Ces versets vont plus loin. Ils montrent que même des actions religieuses spectaculaires (prophéties, délivrances des démons, miracles) peuvent masquer l’absence d’une vraie relation personnelle avec Dieu de la part de ceux qui les pratiquent. Il est donc possible de paraître spirituel sans être véritablement connu de Dieu.

Cela souligne une vérité essentielle : il ne suffit pas de dire « Seigneur », mais encore faut-il vivre sous son autorité. Le mot grec Kurios signifie « Seigneur » ou « Maître ». Employer ces mots, implique une soumission réelle, une obéissance sincère.

La clé : faire la volonté de Dieu

La volonté de Dieu est clairement exprimée dans Jean 6:28-29, 40 :

Jean 6:28-29

28 Ils lui dirent : Que devons-nous faire, pour faire les œuvres de Dieu ?

29 Jésus leur répondit : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.

Jean 6:40

40 La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour.

Ces versets rappellent le cœur de l’Évangile :

→ Croire en Jésus, le Fils de Dieu (la porte)
→ Et vivre à sa ressemblance, dans l’obéissance et la transformation (le chemin)

Autrement dit, il ne s’agit pas seulement d’une foi déclarée, mais d’une foi vécue.

Le chrétien qui veut entrer dans le royaume de Dieu s’interroge : comment faire ?

La réponse est donnée : faire la volonté de Dieu (v.21) ; Entendre les paroles de l’Évangile et les mettre en pratique (v.24)

En Matthieu 7:22 : en ce jour-là ! Il s’agit de la seconde venue de Jésus.

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5 – Matthieu chapitre 7 :24-27 – La parabole des deux constructeurs

24 C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

25 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n’est point tombée, parce qu’elle était fondée sur le roc.

26 Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.

C’est la parabole des deux constructeurs dont l’explication est à lire en cliquant sur le lien ci-avant.

Matthieu chapitre 7 :28-29

28 Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine;

29 car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.

« Après que Jésus eut achevé ces discours » Cette expression conclut le sermon sur la montagne.

Matthieu chapitre 7 :28 conclut l’enseignement du sermon sur la montagne. L’Évangile de Matthieu est constitué de cinq sections séparées par l’expression :’lorsque Jésus eut achevé …’ que nous retrouvons en Matthieu 7:28 ; 11:1 ; 13:53 ; 19:1 et 26:1

Les enseignements de Jésus étaient très différents de ceux des lettrés. L’autorité de Jésus se manifestait dans ses propres paroles : « Mais moi, je vous dis » qui se retrouve au chapitre 5, alors que les scribes et les rabbins ne faisaient que rapporter les paroles d’anciens rabbins reconnus.

Matthieu nous présente Jésus comme le nouveau Moïse, le nouveau législateur. Celui qui était annoncé en Deutéronome 18:15

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6 – Enseignement et application personnelle

Matthieu chapitre 7 invite chacun à vivre selon les principes du royaume de Dieu, principes marqués par l’humilité, la prière, l’amour et la sagesse. Jésus appelle à éviter les jugements hâtifs et à faire preuve d’empathie envers les autres. Il encourage à prier avec confiance, sachant que Dieu répond à nos besoins. La règle d’or nous guide dans nos relations humaines, et la parabole des deux constructeurs nous rappelle l’importance de fonder notre vie sur la Parole de Dieu. En appliquant ces enseignements, nous pourrons mener une vie chrétienne authentique, solide et pleine de fruits, car c’est selon la volonté de Dieu notre Père.

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Jean-Baptiste, repentance, baptême, Esprit, voix

Psaumes 58:12 – Dieu récompense le juste et juge la terre

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Le Psaumes 58:12 révèle que Dieu ne reste pas indifférent face au mal. Il juge avec équité et accorde une récompense au juste. Cette parole rétablit l’espérance dans un monde troublé par l’injustice.

Psaumes 58:12 le juste est récompensé
Oui, il est une récompense pour le juste – Psaumes 58:12

12 Et les hommes diront: Oui, il est une récompense pour le juste; Oui, il est un Dieu qui juge sur la terre.

Psaumes 58:12

Dans un monde où l’injustice semble parfois triompher, le Psaume 58:12 affirme une promesse divine puissante. Dieu, juste juge, ne laisse aucune mauvaise œuvre impunie, ni aucun acte de foi ignoré. Cette vérité redonne espoir aux croyants qui marchent dans l’intégrité.

Le psalmiste s’exclame : « Oui, il est une récompense pour le juste ». Cette déclaration ne laisse aucune place au doute. Ceux qui persévèrent dans la justice, malgré les épreuves, ne le font pas en vain. Dieu voit, entend, et se souvient.

La justice de Dieu s’exerce déjà ici-bas. Il ne remet pas à plus tard le rétablissement de l’équilibre moral. Il juge « sur la terre », ce qui nous rappelle que sa souveraineté ne se limite pas aux cieux. Elle se manifeste aussi dans notre réalité quotidienne.

Bien souvent, nous ne comprenons pas ses délais. Pourtant, sa justice ne tarde jamais. Elle agit au temps opportun. Cette perspective nous appelle à la patience, à la confiance, et surtout à la fidélité. Dieu ne nous appelle pas à comprendre tous ses desseins, mais à lui faire confiance.

Par conséquent, cette vérité nourrit notre foi. Elle fortifie notre marche. Elle nous invite à poursuivre le bien et ce, même lorsque tout semble obscur. La certitude que Dieu juge justement et récompense le juste nous pousse à vivre pour sa gloire.

Au regard de ce verset, prenons courage. Le mal ne triomphera pas et la vérité aura le dernier mot. Le juste ne sera jamais oublié.

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Car Dieu n’est pas injuste pour oublier votre travail et l’amour que vous avez montré pour son nom…

Hébreux 6:10

Psaume 57 à 59 – – – Romains 4

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Job 34:12 – La justice divine est toujours parfaite et vraie

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Job 34:12 affirme sans équivoque que Dieu agit toujours avec droiture. Dans un monde troublé, cette vérité nous assure que la justice divine ne faillit jamais, même lorsque l’injustice humaine semble dominer notre quotidien ou nos esprits.

Non certes, Dieu ne commet pas l’iniquité : Job 34:12
Job 34:12 – Le Tout Puissant ne viole pas la justice

12 Non certes, Dieu ne commet pas l’iniquité; Le Tout Puissant ne viole pas la justice.

Job 34:12

Ce verset, énoncé par Élihu, souligne un fondement essentiel de la foi : Dieu est parfaitement juste. Contrairement aux hommes, il ne se trompe jamais, ni dans ses jugements, ni dans ses voies. Sa justice ne vacille pas selon les circonstances. Elle demeure stable, inébranlable et pure.

Face à l’oppression ou aux injustices de ce monde, le cœur humain peut douter. Pourtant, la Parole nous rappelle que Dieu ne laisse jamais impuni le mal. Il voit tout, il entend tout et il juge avec équité. Son silence apparent n’est pas inaction, mais patience. Cette vérité doit fortifier notre foi dans l’épreuve.

Par ailleurs, Dieu ne se contente pas de juger, il instruit aussi. Son but n’est pas seulement de condamner, mais de ramener à la vérité. Sa justice s’accompagne toujours de miséricorde. En cela, elle dépasse toute justice humaine. Elle transforme ceux qui se soumettent humblement à ses voies.

Dans la vie de tous les jours, sachons donc nous souvenir que la justice divine est notre repère. Elle nous éclaire, elle nous guide et elle nous protège. Nous pouvons nous appuyer sur elle sans crainte.

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« L’Éternel est un Dieu juste : heureux tous ceux qui espèrent en lui ! »

Ésaïe 30:18

Job 34-35 – – – Actes 15:1-21

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Job 20:5 – Le triomphe du méchant est de courte durée

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Job 20:5 affirme que la joie du méchant ne dure qu’un instant. Ce verset rappelle une vérité spirituelle essentielle : Dieu ne laisse pas l’injustice prospérer indéfiniment. Il agit toujours selon sa justice parfaite.

le triomphe du méchant est de courte durée
Job 20:5 – Le triomphe des méchants a été court

Le triomphe des méchants a été court, Et la joie de l’impie momentanée?

Job 20:5

Dans un monde en quête de justice, la prospérité des impies déconcerte souvent. Ceux qui pratiquent le mal semblent triompher, bâtissant leur succès sur l’injustice. Pourtant, la Parole de Dieu nous donne une perspective éternelle.

Ce verset de Job 20:05 rappelle une réalité spirituelle fondamentale. Dieu ne ferme pas les yeux sur l’iniquité. Même si le méchant prospère un temps, son triomphe reste éphémère et le jugement divin est certain.

Psaume 37:1-2 nous exhorte ainsi :

1 De David. Ne t’irrite pas contre [b]les méchants, N’envie pas ceux qui font le mal.

Car ils sont fauchés aussi vite que l’herbe, Et ils se flétrissent comme le gazon vert.

Le croyant doit donc garder la paix. La justice humaine peut tarder, mais Dieu n’oublie jamais, et il agit avec sagesse et sainteté.

Proverbes 11:21 affirme :

21 Certes, le méchant ne restera pas impuni, Mais la postérité des justes sera sauvée.

L’histoire enseigne cela aussi. Les empires bâtis sur la violence tombent toujours. Les rois cruels disparaissent. Dieu élève et abaisse selon Sa volonté.

Galates 6:7 ajoute :

Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi.

Ainsi, le croyant ne doit ni craindre le méchant ni envier sa réussite. Le Seigneur rendra à chacun selon ses œuvres, et ceux qui marchent dans la justice recevront la vraie récompense, celle qui est éternelle et incorruptible.

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18 Oui, tu les places sur des voies glissantes, Tu les fais tomber et les mets en ruines.

19 Eh quoi! en un instant les voilà détruits! Ils sont enlevés, anéantis par une fin soudaine!

Psaume 73:18-19

Job 20-21 – – – Actes 10:24-48

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Jean 7:24 : Un appel à juger selon la justice divine

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Jean 7:24 nous dit de « Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice. » Ce verset met en lumière une vérité fondamentale, c’est que les jugements hâtifs basés sur les apparences peuvent être trompeurs et injustes. Jésus nous invite à adopter une perspective divine qui va au-delà des simples apparences humaines.

Juger selon la justice divine, Jean 7:24.
Jean 7:24 : Jugez selon la justice divine, non l’apparence

24 Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice.

Jean 7:24

Juger selon la justice divine signifie aller au-delà des critères externes et chercher à comprendre la vérité intérieure d’une situation.

Aujourd’hui, dans nos interactions quotidiennes, il est facile de succomber à la tentation de juger rapidement. Que ce soit dans notre vie professionnelle, familiale ou sociale, nos premiers jugements sont souvent façonnés par des critères externes tels que l’apparence, la réputation ou même les stéréotypes. Pourtant, Jésus nous enseigne que ces jugements ne sont pas conformes à la volonté de Dieu.

En nous appelant à juger selon la justice, Jésus nous pousse à un regard plus profond, plus compatissant et plus éclairé. Il nous invite à rechercher la vérité dans chaque situation et à traiter chaque personne avec équité et miséricorde. Il ne s’agit pas seulement de juger ce qui est juste, mais aussi de manifester l’amour et la compréhension dans nos décisions.

L’enseignement de ce verset rappelle que nous sommes appelés à devenir des instruments de justice. Non seulement dans nos actions, mais c’est aussi dans notre façon de percevoir les autres.

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Il ne jugera pas selon ce qu’il voit, ni ne décidera selon ce qu’il entend, mais il jugera les pauvres avec justice et fera droit aux malheureux.

Ésaïe 11:3-4

1 Chroniques 13 à 15 – – – Jean 7:1-27

     

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Luc 13:4-5 Ces personnes sur qui est tombée

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Dans Luc 13:4-5, Jésus raconte l’histoire de certains Galiléens sur lesquels la calamité est tombée, et il demande de méditer sur ce sujet.

Tour effondrée, rappel de la repentance pour éviter la chute - Luc 13:4-5
uc 13:4-5, repentance nécessaire pour éviter la chute spirituelle

Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu’elle a tuées, croyez-vous qu’elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?

Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

Luc 13:4-5

Jésus réfute l’idée selon laquelle ces personnes auraient été plus pécheresses que d’autres, soulignant que toutes les personnes, sans exception, ont besoin de repentance. Il nous invite à ne pas juger les tragédies avec une perspective humaine et à ne pas attribuer la souffrance à une faute spécifique.

Aujourd’hui, ces versets rappellent que la souffrance dans ce monde ne peut pas toujours être expliquée par nos actions. Nombreux sont ceux qui, face à des épreuves, se demandent s’ils ont péché ou s’ils sont responsables de ce qui leur arrive. Pourtant, Jésus enseigne que la calamité n’est pas toujours un châtiment divin direct pour une mauvaise conduite.

Il invite plutôt à regarder nos propres vies et à nous examiner nous-mêmes. Sommes-nous prêts à répondre à l’appel à la repentance ? La calamité devrait nous inciter à revenir à Dieu de tout notre coeur, à chercher son pardon et à vivre dans une relation plus profonde avec Lui.

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Il est pour votre bien que vous souffrez, afin que vous soyez disciplinés par lui.

Hébreux 12:7

1 Samuel  27 à 29 – – – Luc 13:1-22

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La parabole du bon grain et de l’ivraie de Matthieu 13:24-30

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La parabole du bon grain et de l’ivraie, racontée par Jésus, enseigne l’importance de discerner les bons et mauvais éléments dans le monde, afin de mieux comprendre la réalité du royaume de Dieu.

La parabole du bon grain et de l’ivraie expliquée

1 – La parabole du bon grain et de l’ivraie : Une réflexion sur l’hypocrisie et la vraie appartenance

La parabole de l’ivraie qui figure uniquement dans l’Évangile de Matthieu, invite à réfléchir non seulement sur la question de l’appartenance à l’Église, mais aussi sur le danger de l’hypocrisie et de la tromperie. Le message essentiel ici n’est pas de minimiser l’importance de l’adhésion à la communauté chrétienne, mais de reconnaître que ceux qui appartiennent à Dieu ne sont pleinement connus que de Lui. L’appartenance à la véritable Église de Jésus-Christ n’est pas visible aux yeux des hommes. Ce principe se rapproche de l’affirmation de

2 Timothée 2:19

19 Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau: Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent; et: Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité.

Cela étend à l’Église ce que Paul disait concernant Israël, à savoir que tous ceux qui descendent d’Israël, ne sont pas tous véritablement Israël, mais que seuls les enfants de la promesse en font partie (Romains 9:6-8). Cette parabole met aussi en garde contre la tentation de semer dans la chair, en récoltant de la corruption (Galates 6:7; Romains 8:12-13). Paul lui-même a reconnu la nécessité de la discipline spirituelle pour ne pas être rejeté (1 Corinthiens 9:27; Philippiens 2:12-13).

Enfin, la possibilité pour les membres de l’Église de se détourner, est un thème récurrent dans l’épître aux Hébreux, et elle est également suggérée dans les paraboles de l’ivraie (Matthieu 13:24-43) et des brebis et des boucs (Matthieu 25:31-46). Les avertissements qui en découlent, rappellent à chacun que la vigilance est essentielle.

2-   À qui s’adresse Jésus ?

Dans cette parabole, Jésus s’adresse à ses disciples, mais aussi aux foules qui l’entourent. Il leur révèle une vérité importante concernant le royaume des cieux. Pour ce faire, Il utilise des images agricoles simples et accessibles à tous pour illustrer la coexistence du bien et du mal dans ce monde. Tout en soulignant que ce monde n’est pas exempt de difficultés, Il enseigne que le jugement final viendra au moment opportun. Son message ne se limite pas aux croyants, mais s’adresse aussi à ceux qui n’ont pas encore accepté l’Évangile. Jésus appelle chacun à une introspection spirituelle, et à vivre selon les principes du royaume de Dieu. Le mal existe ici-bas, mais il n’aura pas le dernier mot. Le jugement final, tel qu’expliqué dans la parabole, rappelle que Dieu, dans Sa souveraineté, jugera en distinguant le bon grain et l’ivraie.

3-  Le contexte :

La parabole se trouve en Matthieu 13 dans laquelle Jésus répond à des questions sur le royaume des cieux. Avant cette parabole, Jésus a enseigné celle du semeur (Matthieu 13:1-23), qui met en évidence les différentes manières dont les gens reçoivent la parole de Dieu. La parabole du bon grain et de l’ivraie introduit une autre dimension, celle de la coexistence des bons et des mauvais éléments dans le royaume. Elle illustre comment jusqu’au jour du jugement, le mal et le bien peuvent sembler se mélanger. Jésus explique que la séparation des bons et des mauvais ne se fera qu’à la fin des temps. Dans cette parabole, contrairement à celle du semeur, il est question de deux semeurs et deux semences différentes. Le mal est semé intentionnellement par l’ennemi. Le champ représente le monde, et Satan, l’ennemi, cherche à semer l’ivraie parmi le bon grain.

Comment faire pour reconnaître le bon grain de l’ivraie ?

Matthieu 7:16 ;20

16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

20 C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.

Ces deux versets s’appliquent parfaitement à cette parabole, où la distinction ne peut être faite que lorsque les fruits apparaissent. Nous recevons l’avertissement qu’il est impossible d’identifier l’un de l’autre tant que la plante n’a pas poussé. Une personne faisant partie d’une assemblée, peut ne pas porter de fruits pendant un certain temps, mais se révéler plus tard être du bon grain, c’est à dire un croyant authentique.

4 – La parabole du bon grain et l’ivraie

Matthieu 13:24-30

24 Il leur proposa une autre parabole, et il dit: Le royaume des cieux est semblable à un homme qui a semé une bonne semence dans son champ.

25 Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le blé, et s’en alla.

26 Lorsque l’herbe eut poussé et donné du fruit, l’ivraie parut aussi.

27 Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire: Seigneur, n’as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie?

28 Il leur répondit: C’est un ennemi qui a fait cela. Et les serviteurs lui dirent: Veux-tu que nous allions l’arracher?

29 Non, dit-il, de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé.

30 Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et, à l’époque de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.

Et voici l’Explication de la parabole donnée par Jésus

36 Alors il renvoya la foule, et entra dans la maison. Ses disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Explique-nous la parabole de l’ivraie du champ.

37 Il répondit: Celui qui sème la bonne semence, c’est le Fils de l’homme;

38 le champ, c’est le monde; la bonne semence, ce sont les fils du royaume; l’ivraie, ce sont les fils du malin;

39 l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable; la moisson, c’est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges.

40 Or, comme on arrache l’ivraie et qu’on la jette au feu, il en sera de même à la fin du monde.

41 Le Fils de l’homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité:

42 et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

43 Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

5-  Explication de la parabole

La parabole du bon grain et de l’ivraie révèle que, dans ce monde, le mal et le bien coexistent. Ce n’est qu’à la fin des temps, lors du jugement, que Dieu séparera les deux. Le « bon grain » symbolise les enfants du royaume de Dieu, ceux qui suivent ses préceptes, qui sont des disciples de Jésus, et qui tendent à porter le fruit de l’Esprit de Galates 5:22, c’est à dire « l’amour, la paix, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur et la tempérance ». L' »ivraie », quant à elle, représente des personnes non chrétiennes ou des personnes qui ont l’air d’être chrétiennes mais qui en réalité, ne sont pas des disciples de Jésus qui vivent dans le péché, en déviant des enseignements divins. Les serviteurs demandent s’ils doivent arracher l’ivraie, mais le maître de la moisson, Dieu, leur dit de laisser croître ensemble les deux jusqu’à la récolte parce que dans un champ, les racines du blé et de l’ivraie sont entremêlées . Ceci montre la patience et la sagesse de Dieu. Parfois, Il permet que le mal persiste, mais un jugement final est prévu. Ce jugement surviendra lors de la moisson, quand les justes seront séparés des impies, des faux chrétiens.

L’ expression le « fils de l’homme » est Jésus, un titre tiré de:

Daniel 7:13-14

13  Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui.

14  On lui donna la domination, la gloire et le règne; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit.

Ce titre souligne son pouvoir divin. Jésus n’est pas seulement le Messie, mais le Sauveur du monde, comme le déclare:

Jean 4:42

42 et ils disaient à la femme: Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde.

Il est celui qui a la domination éternelle et qui reviendra pour juger. Ses disciples, appelés à être « les fils du royaume », doivent discerner la vérité de l’erreur, contrairement aux « fils du malin ». Dans l’assemblée, il est important de ne pas juger prématurément. Les chrétiens, jeunes ou anciens, connaissent des degrés différents de maturité spirituelle. L’Évangile enseigne la patience, car le jugement n’interviendra qu’à la fin des temps.

Dans cette idée, il y a le concept de la sanctification qui est différent d’un chrétien à un autre. Ce sera à la fin de la vie que le jugement se fera, avec cet avertissement que l’ivraie sera brulée à la fin du monde. Ce sera le sort réservé à tous ceux qui ne sont pas réellement chrétiens.

L’apôtre Pierre a donné l’avertissement en:

2 Pierre 2:1-2

1 Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine.

Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux.

Il y a de faux chrétiens, comme il y a de faux serviteurs, les premiers suivant les seconds dans leurs enseignements.

1 Jean 2:19

19 Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres; car s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu’il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres.

Les leçons à mettre en pratique

Cette parabole enseigne plusieurs leçons pratiques. La première est que chacun doit veiller sur lui-même et sur ce qu’il reçoit comme enseignement. Il doit en effet discerner le vrai du faux et porter du fruit. D’autre part :

Matthieu 18:15-18

15 Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.

16 Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins.

17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain.

18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

 Ce passage enseigne également comment reprendre une personne pécheresse pour la ramener à la vérité. Parfois, dans les études bibliques, des fausses doctrines peuvent être introduites par des personnes mal informées ou influencées par de mauvaises intentions. Cela correspond à l’image des deux semeurs et des deux semences. Nous devons être vigilants, car, consciemment ou non, certains peuvent semer de l’ivraie, compromettant ainsi la pureté de l’enseignement chrétien. La question est : de quel esprit sommes-nous animés ?

La parabole du semeur, quant à elle, parle d’un seul semeur et d’une seule semence. Ce sont les différents types de terrain qui produisent des résultats variés. Dans celle du bon grain et de l’ivraie, nous voyons deux semeurs et deux types de semence différents. C’est la nature de la semence qui va faire la différence dans le résultat.

6- La leçon à retenir

La leçon principale de cette parabole, est que le mal ne sera pas éternellement toléré dans le royaume de Dieu. Bien que le mal puisse prospérer et paraître triompher sur terre, Dieu séparera le bien du mal au moment voulu. Aussi, les croyants doivent persévérer dans la foi et ne pas se laisser décourager par les injustices présentes. Même si le mal existe, il est cependant limité par la souveraineté de Dieu. Ainsi, cette parabole enseigne à ne pas juger hâtivement, mais à attendre le tri final que Dieu effectuera lors de son retour.

7- Son application personnelle

Cette parabole invite chacun à examiner son propre cœur. Sommes-nous le bon grain, porteurs de fruits spirituels, ou laissons-nous l’ivraie du péché croître en nous ? Elle nous exhorte aussi à être patients et persévérants, sachant que Dieu jugera tout en temps voulu. Bien qu’il existe des injustices et des épreuves dans ce monde, Dieu régnera souverainement à la fin des temps. En attendant ce jugement final, concentrons-nous sur la vie selon les principes du royaume de Dieu, tout en laissant Dieu gérer les injustices qui nous entourent. La séparation du bon grain et de l’ivraie nous rappelle que nous devons cultiver une vie de sainteté, sans nous laisser envahir par le mal qui nous entoure.

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La parabole des brebis et des boucs – Matthieu 25:31-46

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La parabole des brebis et des boucs, dans Matthieu 25:31-46, fait partie d’une série de paraboles où Jésus évoque la fin des temps. Ces paraboles répondent à la question des disciples concernant le moment de cet avènement et la fin du monde.

La parabole des brebis et des boucs

1 – Introduction

Dans cette parabole, l’accent est mis sur le service et l’attention envers les autres, en particulier ceux qui se trouvent dans des situations de besoin. Jésus souligne l’importance d’agir avec compassion envers ceux qui sont vulnérables, car ces actions démontrent la vraie foi.

Mais une question clé émerge : qui sont les frères de Jésus ?
Dans Matthieu 12:50, Jésus répond :
« Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. »
Les « frères » de Jésus, dans ce contexte, ne se limitent donc pas à un groupe particulier, mais incluent tous ceux qui suivent et obéissent à Dieu.

Matthieu 25:31-46
Le jugement des justes

31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire

32 Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs;

33 et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

35 Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli;

36 j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi.

37 Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire?

38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu?

39 Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi?

40 Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.

Le jugement des maudits

41 Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.

42 Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;

43 j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.

44 Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté?

45 Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites.

46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.

2-   A qui s’adresse Jésus ?

Jésus répond à une question de ses disciples concernant le moment de son retour.

Matthieu 24:3

Il s’assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question: Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde?

3-  Le contexte :

Depuis le chapitre 24 de Matthieu, Jésus évoque les événements des temps de la fin, décrivant notamment le jugement dernier où il apparaîtra dans le ciel.

Matthieu 24:30

30  Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

À travers diverses paraboles, comme celles du figuier, des deux serviteurs, des dix vierges et des talents, Jésus exhorte ses disciples à la vigilance en ce qui concerne son retour. Il y aura un jugement à la fin des temps, ainsi qu’une récompense pour les justes.

Dans Matthieu 25, la parabole des dix vierges souligne l’importance pour tout chrétien de veiller et de se préparer à la venue du Seigneur. La parabole des talents, quant à elle, enseigne que chaque chrétien doit œuvrer avec diligence. Enfin, la parabole des brebis et des boucs annonce la séparation lors du jugement, une idée déjà présente dans les paraboles précédentes qui opposent les bons serviteurs et les méchants serviteurs.

4-  Explication de la parabole

Dans le Nouveau Testament, la séparation précède toujours le jugement.

En Matthieu 3:12 le blé est séparé de la paille (ce qui est utile, de ce qui est inutile )

En Matthieu 13:30 le blé est séparé de l’ivraie (ce qui est vrai, de ce qui est faux )

En Matthieu 25:12 les vierges sages sont séparées des vierges folles (celui qui est vigilant, de celui qui est insouciant)

En Matthieu 25:31-46 les brebis et les boucs (ceux qui obéissent, de ceux qui se rebellent )

Dans cette scène du jugement dernier, Jésus est assis sur son trône de gloire, entouré de ses anges.

Matthieu 25:31

31 Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire

Les brebis représentent ceux qui croient en Jésus et le suivent, manifestant douceur, soumission et obéissance.

Psaumes 79:13

13 Et nous, ton peuple, le troupeau de ton pâturage, Nous te célébrerons éternellement; De génération en génération nous publierons tes louanges.

Le terme « brebis » symbolise les croyants, tandis que les boucs représentent les rebelles, ceux qui suivent leur propre voie, souvent chargés de péchés, comme l’image du bouc émissaire (Azazel) dont il est question en Lévitique 16 qui, chargé des péchés du peuple, était envoyé dans le désert. Les brebis, qualifiées de justes, le sont en raison de leur foi en Jésus, une justice à la fois imputée et impartie :

  • Justice imputée : justification par la foi.
  • Justice impartie : sanctification progressive au cours du temps.

Les brebis ont mené une vie marquée par les fruits de l’Esprit tels que l’amour, la compassion et la bonté (Galates 5:22), des actes simples qui passent inaperçus, à l’opposé des actions impressionnantes revendiquées par les hypocrites de Matthieu 7:21-23.

Matthieu 10:40-42

40 Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé.

41 Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui reçoit un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.

42 Et quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense.

Les boucs, quant à eux, ne sont pas condamnés seulement pour des péchés flagrants comme l’idolâtrie, mais aussi pour leur négligence à manifester l’amour sous ses différentes formes. Selon

Éphésiens 2:8-10

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.

10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

La grâce de Dieu est le terreau dans lequel la foi s’enracine pour produire de bonnes œuvres.

Jean 3:36

36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. en découle.

Ce verset affirme que « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, la colère de Dieu demeure sur lui. »
Les boucs sont condamnés pour leur incrédulité et leur incapacité à produire des fruits d’amour, n’ayant pas mené une vie sanctifiée.

2 Thessaloniciens 2:12-14

12 afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés.

13 Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité.

14 C’est à quoi il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.

Le critère de jugement est la foi en Jésus, qui produit le fruit de l’Esprit de Galates 5:22. Il est important de distinguer le salut du jugement :

  • Le salut est acquis durant la vie terrestre.
  • Le jugement intervient à la fin des temps et repose sur les bonnes ou mauvaises œuvres, évaluées selon la loi divine.
2 Corinthiens 5:10

10 Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

Éphésiens 6:8

sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur selon ce qu’il aura fait de bien.

5- La leçon à retenir 

Quelle distinction est faite entre les brebis et les boucs ? Elle repose sur leur service, leur attention envers les autres et leur manifestation d’amour. Notre foi, la vraie foi, doit être démontrée par des actes. Ce ne sont pas nécessairement des œuvres spectaculaires, mais plutôt des actions ordinaires, remplies d’amour et de bienveillance.

Jacques 2:17-18

17 Il en est ainsi de la foi: si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.

18 Mais quelqu’un dira: Toi, tu as la foi; et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.

Cette parabole nous invite à nous examiner nous-mêmes et à nous poser la question : « Qu’avons-nous fait ? » L’objectif du chrétien est de participer à la vie éternelle, à la glorification. Il est important de se rappeler que nous serons sauvés en raison de notre élection, qui se manifeste dans notre appel, notre justification par la foi et notre sanctification par une vie de sainteté, marquée par de bonnes œuvres.

1 Thessaloniciens 4:3-8

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité;

c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté,

sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu;

c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté.

Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification.

Celui donc qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint Esprit.

Le chrétien doit mettre en pratique la Parole de Dieu

1 Pierre 1:22

22 Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre cœur,

2 Pierre 1:5-11

à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science,

à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété,

à la piété l’amitié fraternelle, à l’amitié fraternelle l’amour.

8Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ.

Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés.

10 C’est pourquoi, frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre vocation et votre élection; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais.

11 C’est ainsi, en effet, que l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous sera pleinement accordée.

Ce passage de 2 Pierre 1 nous encourage à ajouter à notre foi la vertu, la science, la tempérance, la patience, la piété, l’amitié fraternelle et l’amour, car ces qualités nous rendront efficaces dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Celui qui néglige ces choses oublie qu’il a été purifié de ses péchés anciens. C’est pourquoi, il est essentiel de s’appliquer à affermir notre vocation et notre élection, afin d’hériter du royaume éternel.

Observation :

Certains interprètent ce jugement comme basé sur l’attitude envers les juifs, identifiant les « plus petits de mes frères » comme les juifs parmi lesquels Jésus est venu sur terre. D’autres voient dans ces frères les chrétiens démunis. Mais selon le Nouveau Testament, qui sont les frères de Jésus ?

Matthieu 12:50

50 Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère.

Matthieu 28:10

10 Alors Jésus leur dit: Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c’est là qu’ils me verront.

Pour conclure, Pierre fait une recommandation à chacun :

1 Pierre 4:7

7 La fin de toutes choses est proche. Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière.

Pourquoi un jugement final ?

Pour déterminer qui ira au ciel et qui ira en enfer.

Pour révéler la récompense ou la sanction de chacun.

Pour faire éclater la gloire de Jésus aux yeux de tous.
(Romains 11:36 ; Philippiens 2:9-10 ; 2 Thessaloniciens 1:10)

Pour honorer son peuple élu face à ceux qui se sont moqués d’eux.

Lecture de la Bible le 24 Janvier

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La lecture de la Bible le 24 janvier nous plonge dans les plaies d’Égypte, des animaux frappés par une épidémie aux sauterelles dévastant la terre. Le Nouveau Testament nous révèle la foi profonde de la femme cananéenne qui cherche la guérison de sa fille.

Proposition de Lecture de la Bible le 24 Janvier

Ancien Testament  :

  •   Exode 9    La plaie sur les animaux et les ulcères
    Dans Exode 9, Dieu envoie une plaie sur les animaux de l’Égypte, tuant ceux des Égyptiens mais épargnant ceux des Israélites. Cela s’accompagne également de l’apparition d’ulcères sur les hommes et les animaux. Cette épreuve met en évidence l’autorité divine, tout en soulignant la résistance persistante de Pharaon à reconnaître la puissance de Dieu, malgré les signes évidents. La plaie marque un tournant dans la lutte entre Dieu et Pharaon, et l’avertissement d’un jugement à venir.
  •   Exode 10  –  L’invasion des sauterelles
    Exode 10 décrit l’invasion des sauterelles, un fléau dévastateur qui recouvre l’Égypte. Elles dévorent toute la végétation restante, plongeant le pays dans la famine. Pharaon, confronté à cette catastrophe, tente une nouvelle fois de négocier, mais sa promesse d’obéir à Dieu est de courte durée. Ce passage illustre la manière dont Dieu utilise la nature pour exercer son jugement et attirer l’attention de ceux qui refusent de se repentir.
  • et
  •   Exode 11   Pharaon est averti du jugement des premiers-nés
    Dans Exode 11, Dieu annonce à Moïse la plaie finale : la mort des premiers-nés de l’Égypte. Pharaon, par son obstination, a atteint un point de non-retour. Ce jugement, bien plus terrible que les précédents, illustre l’intensité de la colère divine face à la rébellion. Malgré l’avertissement, Pharaon persiste dans son refus, ce qui annonce la délivrance imminente des Israélites.

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Nouveau Testament :

  •  Matthieu 15 : 21-39  – Jésus et la foi de la femme cananéenne
    Dans Matthieu 15:21-39, Jésus rencontre une femme cananéenne qui, malgré sa condition de païenne, manifeste une foi inébranlable. Elle demande la guérison de sa fille, et Jésus, impressionné par sa foi, exauce sa prière. Ce passage met en lumière l’importance de la foi authentique, au-delà des frontières ethniques et religieuses. Il enseigne que même ceux qui sont éloignés de la promesse peuvent recevoir la grâce de Dieu s’ils croient profondément.

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Romains chapitre 14 – Étude Biblique

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Romains chapitre 14 : Les exhortations de Paul sont en relation avec le Seigneur, et portent sur la conduite à tenir pour le chrétien en tant que sujet du royaume de Dieu qui ne doit pas être un sujet de chute pour son prochain.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 15

Romains chapitre 14 : jugement, liberté et amour fraternel en Christ

1 – Introduction

Du chapitre 14 au chapitre 16 de l’épître aux romains, Paul parle de la morale pratique dans la vie sociale.

Avec le chapitre 14, va être abordé un autre aspect de la conduite à tenir autre que ceux déjà étudiés dans les chapitres précédents, et qui va aussi nous aider dans notre Foi. Nous sommes invités à nous reporter à 1 Corinthiens 10:13-33 au sujet des viandes sacrifiées aux idoles, pour mieux comprendre ce chapitre mais aussi à Actes 21:25, et à Apocalypse 2:14, 20. Le premier verset à garder en mémoire est :

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Nous pouvons parfois rencontrer des personnes qui sont faibles dans la foi et qui n’en ont pas conscience, ou qui veulent le cacher ou encore qui pensent être plus spirituelles que ce qu’elles sont. Avec tous ces gens là, il ne faut pas les heurter et leur laisser avoir une certaine attitude qui les amènent à comprendre que leur opinion est peut être fausse.  

Nous voyons qu’à la fin de ce premier verset de cette épître, il est parlé d’opinions et que le dernier verset de ce chapitre 14 parle de conviction. Tout ce qui n’est pas conviction est péché, y est il dit. Il y a un point important, c’est qu’une opinion est une vague idée, pas très précise alors que la conviction est une pensée bien arrêtée. Cependant, attention, une conviction n’est pas forcément la vérité. On peut être convaincu de quelque chose, et que cette chose soit fausse, et de ce fait être dans l’erreur. Quand deux convictions s’opposent, c’est que fatalement au moins une des deux est fausse et que les deux sont peut être fausses.

Il y a des choses qui sont clairement dites dans la Bible, sur lesquelles il n’y a pas sujet à discussion mais il y a par contre d’autres sujets où la position ne semble pas tranchée. C’est là où nous pouvons avoir plusieurs opinions. Pour autant, ce n’est pas parce que l’autre a une opinion qui est différente de la notre qu’il faut se quereller. Tout le problème, c’est que bien souvent, chacun dans une discussion, veut camper sur sa position et l’emporter à tout prix, et veut avoir raison. C’est ainsi que se créent des divisions. C’est comme cela que des sectes sont créées. Ainsi en élevant une doctrine, on trouve des baptistes, des pentecôtistes, des mennonites … L’objectif du chrétien doit être de rester dans un certain consensus, tant que les choses clairement dites dans la Parole ne sont pas remises en cause.

Nous devons bien garder en mémoire ce verset pour comprendre l’esprit dans lequel Paul nous enseigne, en nous rappelant le verset de :

2 Corinthiens 3:6

6 Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit ; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.

Par conséquent, il faut toujours chercher l’esprit, l’esprit de la lettre, c’est à dire ce qu’il y a dernière ce qui est écrit. Les juifs disent avoir quatre interprétations des textes bibliques. La première interprétation est celle qui est littérale, puis l’interprétation allégorique….Même l’interprétation allégorique (imagée) doit rester conforme à l’interprétation littérale ce qui est très important. Quand Jésus parle de certaines choses, il donne des images. Cependant l’image donnée peut se comprendre sur un plan spirituel puisqu’il va parler du royaume des cieux mais il faut que cela soit en accord avec ce qui est dit simplement. Cela reste une image qu’il ne faut pas complétement déformée. Donc quand on dit l’esprit, l’esprit ne va pas s’opposer forcément à la lettre, mais l’esprit va nous donner la compréhension de la lettre. Par contre, si on est obtus, on va s’enfermer sur une interprétation et encore bien souvent pour un mot, il peut y avoir plusieurs interprétations possibles, plusieurs sens. Il faut faire très attention.

Avant de discuter des autres opinions, la première chose à faire est d’adopter une position d’humilité. Cette position d’humilité va faire que cela évitera que nous soyons dans la confrontation. On peut ne pas être d’accord mais il faut l’exprimer sans chercher à avoir le dessus. Bien souvent, en cherchant à avoir le dessus, on perd alors que, quand on laisse faire les choses, cela peut jouer. Il ne faut pas que cela soit notre chair qui parle. Il faut laisser parler l’esprit au travers de nous. Bien souvent, le fait de s’humilier, va faire que l’esprit qui est en nous, même pour des choses anodines, peut toucher le coeur de la personne qui se trouve en face de nous. Si au contraire, nous montrons de l’orgueil, l’Esprit n’est plus là. Le Saint Esprit ne va pas favoriser notre propre orgueil. C’est très important de comprendre cela. Gagner un combat, c’est peut être perdre une âme dans certains cas. Il ne faut jamais oublier que l’objectif du chrétien est de gagner les âmes.

Avant même d’aller dans une confrontation, il faut toujours penser quel est objectif que l’on se fixe. En effet, si on oublie l’objectif qu’on s’est fixé, on se laisse emporter par la discussion, et on perdra notre objectif et on passera à côté. Passer à côté, c’est quoi? C’est comme pour le péché. En hébreu, le mot péché, est manquer la cible. Le fait de dériver dans notre propos alors que nous nous étions fixé un objectif, va faire que nous n’allons pas atteindre l’objectif  que nous nous étions fixé. Dans certains cas, il vaut mieux en apparence perdre dans une discussion.

Il faut regarder à l’intérêt de l’autre avant son propre intérêt et considérer l’autre comme supérieur à soi même en ayant une attitude d’humilité.

Nous allons voir un peu plus en détail, certains sujets pour lesquels les gens ont tendance à vouloir discuter les opinions, à savoir les viandes sacrifiées aux idoles et les fêtes. 

Regardons ce qui est dit en Romains 12:3 et Philippiens 2:3

Romains 12:3

3 Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun.

Philippiens 2:3

3 Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.

Ces deux versets confirment ce que nous venons de voir.

De Romains 14:1 à Romains 15:7, il est question de la liberté individuelle du croyant, notamment vis-à-vis des autres chrétiens. Ici, ne seront pas abordés les versets de Romains 15 qui sont un peu à part puisque dans les sept premiers de ce chapitre, il est question du modèle qui est Jésus. Pour ce qui est de la liberté individuelle du croyant notamment vis à vis des autres chrétiens, il faut que chacun agisse avec une bonne conscience et avec conviction. Ceci impose qu’il n’y ait aucune contrainte ni dans un sens ni dans l’autre, en se rappelant que chacun rendra compte à Dieu pour lui-même. En fonction de notre maturité spirituelle, nous avons une compréhension de la Bible qui peut être plus ou moins approfondie. Le problème du jeune converti, c’est que bien souvent, il va avoir peur d’être dans péché, et être de ce fait excessif dans un sens. Pour lui, tout peut lui apparaitre être un danger. Il convient de ne pas le choquer mais de l’amener progressivement à grandir et à comprendre. Un des versets à retenir dans ce chapitre de l’épître aux romains, est le verset 12.

Romains 14:12

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous sommes responsables de ce que nous disons, nous sommes responsables de ce que nous entendons et de ce que nous acceptons ou non. Nous sommes responsables de nous-mêmes par rapport à notre attitude. Dieu peut nous reprendre parce que nous avons eu une mauvaise attitude vis à vis des autres.

Il faut savoir que dans ses lettres, Paul traite des sujets en fonction des situations différentes que les chrétiens d’une église rencontrent. Il devait avoir des informations sur ce qui se passait dans telle ou telle église. A Rome, il devait y avoir des rivalités et des mauvaises compréhensions sur l’application des lois juives, et sur les viandes sacrifiées aux idoles. C’est ainsi que :

* Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul aborde le cas de chrétiens qui traînent les autres chrétiens devant les tribunaux civils, le cas de ceux qui tolèrent la désobéissance parmi eux au sujet du mariage et du divorce, etc.

et * Dans sa lettre aux Galates, il aborde la fausse doctrine selon laquelle les chrétiens pourraient être sauvés en pratiquant les œuvres de la loi juive (notamment, la circoncision).

* Dans sa lettre aux Colossiens, il aborde la fausse doctrine des gnostiques selon laquelle, il faudrait libérer l’esprit humain du corps humain, en pratiquant un ascétisme rigoureux (mortifier le corps).

(Le gnosticisme est la doctrine selon laquelle une certaine connaissance cachée, non pas toute la connaissance, apporte à l’homme le salut.

Quand Paul parle aux romains des sujets qui aboutissent à une dispute, c’est parce que ce problème existait dans l’église de Rome, chacun voulant imposer son opinion.

Opinion ou conviction

Une opinion est une idée probable, quand la conviction est une doctrine fermement établie pour nous.

Observons que ce chapitre commence par opinion pour se terminer par conviction. Cela peut sous-entendre que Paul veut que nos opinions soient abandonnées pour avoir des convictions. Mais attention comme cela a déjà été dit, conviction ne veut pas dire vérité !

 C’est ainsi que Paul traitera dans ce chapitre 14, le problème de la nourriture et des fêtes.

A Rome, la communauté chrétienne était composée de juifs et de prosélytes qui s’étaient convertis. Le problème était pour les juifs de savoir comment se comporter par rapport aux six cent treize lois et réglements imposés dans le judaïsme. Pour les païens, qui avaient pratiqué l’idolâtrie, pouvaient ils consommer les viandes sacrifiées aux idoles vendues au marché moins chères que les autres. Quand on sait que la viande a été sacrifiée aux idoles, il faut s’abstenir de l’acheter. Si on ne le sait pas, on peut la manger tranquillement dans la mesure où prions pour sanctifier le repas.

Paul répond à ces deux points en :

Éphésiens 2:14-16

14 Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,

15 ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix,

16 et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Il est question ici des juifs et des païens qui sont tous sous l’autorité de Jésus qui a anéanti dans sa chair les ordonnances dans ses prescriptions (sous entendu les ordonnances juives). Ainsi, il n’y a plus ni juifs, ni grecs.

2-   La liberté et la responsabilité individuelle du croyant

Romains 14:1

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez pas sur les opinions.

Que veut dire « celui qui est faible dans la foi ?

Ici, il ne s’agit pas ici de la foi en Jésus pour le salut. Le conseil de ce verset est pour la conduite du chrétien tous les jours. Il est question dans ce verset d’un frère récemment mais véritablement converti, qui est convaincu du salut en Jésus. A ce titre, il est l’égal d’un « vieux » chrétien, c’est à dire, depuis longtemps converti. Il n’est pas son inférieur. Dans ce verset, il est question de ce que nous pouvons faire ou ne pas faire en tant que chrétiens. Si quelqu’un est faible dans la foi parce qu’il ne sait pas comment se comporter par rapport par exemple aux viandes sacrifiées, s’il a des scrupules sur ce qu’il convient de manger ou non comme par exemple boire ou non du vin, s’il est convaincu qu’il ne faut pas boire de vin par exemple, il faut le laisser ne pas boire de vin. Mais celui qui est convaincu qu’il ne doit pas boire de vin, ne doit pas non plus empêcher l’autre d’en boire d’une manière raisonnable.

Romains 14:2-3

Tel croit pouvoir manger de tout: tel autre, qui est faible, ne mange que des légumes.

Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l’a accueilli.

 Quand par exemple quelqu’un ne veut pas manger du porc, on ne doit pas de le critiquer.

Qui est faible ? Qui est fort ? Et comment chacun doit-il se comporter ?

D’abord, qui est faible dans la Foi ? Ce peut être une personne qui vient de venir à Jésus. Ce peut être aussi une personne chrétienne qui traverse des difficultés (maladie…) et qui de ce fait a une foi chancelante. Ce peut être encore une personne suffisante qui croit savoir, et qui par orgueil ne progresse pas ou encore une personne qui ne sait rien ou peu, parce qu’elle n’a pas pris et ne prend pas le temps d’étudier et de méditer la Parole de Dieu, et qui de ce fait est restée un bébé spirituel.

Vous voyez, il y a bien des raisons qui peuvent nous rendre faibles. Ce chapitre s’adresse en particulier à celui qui se croit fort dans la foi et à celui qui est fort. Ceux-ci, plutôt que de manifester de l’arrogance, devraient montrer qu’ils connaissent bien les Écritures. Le chrétien doit non seulement étudier les Écritures mais aussi être à l’écoute du Saint Esprit en toutes circonstances. Chaque personne peut être faible à un moment donné, ce qui doit amener à avoir de la compassion pour quelqu’un qui traverse un moment difficile.

Le fort en aucun cas, ne doit pas mépriser le faible et ne doit pas juger, voire condamner– Dieu nous accueille tous sans distinction.

Romains 14:4-5

Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.

Nous n’avons pas à juger. C’est le maître qui doit juger. Qui est notre maître? C’est Jésus. Quand un enfant fait une bêtise, et qu’une personne qui n’est pas son père, le reprend, bien souvent l’enfant va dire : « toi, tu n’es pas mon père », en clair « je ne suis pas sous ton autorité ». Nous ne sommes pas l’autorité de l’autre pour lui dire « fais ceci, fais cela ». Ce que dit Paul en substance, c’est « laisse le Seigneur régler le problème » « car le Seigneur a le pouvoir d’affermir ». En clair, on n’a pas à juger le serviteur de Jésus, cela regarde son maître. Si une personne tombe, le rôle du chrétien est plutôt de la relever, de l’encourager mais en aucun cas de la juger ou de la condamner.

Nous allons maintenant aborder le sujet des fêtes chrétiennes. Un problème est survenu à propos des dates des fêtes . L’origine du problème est l’Église romaine. En effet, les fêtes de notre calendrier, ont été instituées par l’église catholique qui a voulu se démarquer du calendrier hébraïque, des fêtes juives pour rompre avec les juifs notamment du fait que dans le livre de l’Apocalypse, il est question de la synagogue de Satan. Or dans le grec, le mot utilisé  est « ecclesia »  qui veut dire église ou synagogue…  

On pourrait pu penser que le catholicisme aurait fixé à une date précise la date de la fête de Pâques par exemple parce que le calendrier juif afférent aux fêtes n’est pas simple par rapport à notre calendrier de trois cent soixante cinq jours. Or, la fête chrétienne de Pâques a été calculée d’une manière totalement incompréhensible, et tordue. Pourquoi Pâques n’a pas été fixée à la même date que les juifs, cette date ayant été fixée par Dieu à une date précise.  

La fête de Pâques devrait pas conséquent être fixée à Pessah (sortie d’Égypte) et la Pentecôte (le don du Saint-Esprit) à Chavouot (le don de la loi). Par ailleurs, pourquoi les chrétiens fêtent Pâques et la Pentecôte et pourquoi fêtent ils Noël  qui correspond exactement aux saturnales, fête eminnement païenne alors que la date exacte de la naissance de Jésus n’est pas connue. Il aurait été plus logique de fêter Noël éventuellement au moment de la fête juive des lumières Hanouka dont le symbole est le chiffre 8, qui est aussi le symbole de Jésus, la lumière du monde. Il y a aussi une troisième fête dans les regalim (fêtes de l’Éternel). Il s’agit de Souccoth qui n’est pas fêté par les chrétiens. On devrait pourtant fêter cela d’une certaine façon pour dire au Seigneur de revenir. Il est dit en 1 Corinthiens 11 à propos de la Sainte Cène, « jusqu’à ce qu’il vienne ».

Nous avons par conséquent le problème avec certaines fêtes chrétiennes que certains veulent fêter et d’autres pas. L’important est la conviction que chacun a. Nous retrouvons aussi un problème à propos  des tenues vestimentaires. Que dit la Bible à ce sujet que tout est une question de sobriété, et de pudeur.

Les sujets de disputes sont sans fin hélas dans le corps de Christ.

Nous devons avoir des convictions, sans pour autant imposer notre conviction, et savoir être tolérant.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Cela ne doit pas être un sujet de désaccord , et suivons ce qui nous est dit en :

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t’appartient pas ?

Imaginons que nous ayons chacun des serviteurs. Chacun dans ce cas, est libre ou non de laisser son serviteur faire telle chose. Il en va de la responsabilité du maître du serviteur et non pas de l’autre, pour laisser agir le serviteur selon sa convenance.

Romains 14:6-7

Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur. Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu.

En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même.

Faites ce que vous faites pour le Seigneur, selon ce qui est dit en :

Colossiens 3:23

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

Romains 14:8-9

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts et sur les vivants.

Nous devons faire attention à l’uniformité et à la conformité. Certaines églises ou chrétiens influents veulent imposer telle ou telle règle. Ceci est un problème et n’est pas forcément bon. Il faut être en harmonie. Paul nous exhorte à accepter l’autre dans sa différence dans sa conviction, et ses opinions. Le fait de vouloir camper sur une opinion veut dire qu’on veut laisser notre orgueil prendre le dessus et chercher à toutes forces à avoir raison. En faisant cela, on risque de se couper de la réalité et de la vérité parce qu’en faisant cela on ferme ses oreilles, ses yeux et on va tête baissée comme le cheval avec des œillères. Les gens qui font cela, oublient de manifester de l’amour.

Le chrétien doit suivre sa propre conviction, quitte à en changer quand il devient plus mature avec l’objectif de tout faire comme pour le Seigneur !

Colossiens 3:17 ; 23

17 Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père.

23 Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes,

3- La liberté chrétienne et la responsabilité envers Dieu

Car nous sommes au Seigneur, alors …

Romains 14:10-12

10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.

11 Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu.

12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

Nous comparaîtrons tous sans exception devant le tribunal de Dieu, donc :

Pourquoi juger, pourquoi mépriser les autres ? Car chacun rendra compte à Dieu pour lui-même (règle de la responsabilité personnelle)

4- Le principe du bien du prochain

Romains 14:13-14 – Ne pas être une occasion de chute

13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute.

14 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure.

Il ne faut pas être une occasion de chute pour l’autre.

Discerner ce qui est agréable à Dieu ! Finalement, si notre obsession est d’être agréable à Dieu, on va être à son écoute pour savoir que faire pour cela dans nos agissements. Si on cherche à être agréable à Dieu, on cherchera à être agréable à l’autre, même s’il n’est pas du même avis. On va pouvoir discuter en toute gentillesse avec patience et bienveillance.

Il y a ce qui est objectivement vrai, c’est-à-dire écrit dans la Bible, et il y a ce qui est subjectivement vrai, car il n’existe pas d’enseignements sur le sujet. C’est dans ces domaines que les opinions peuvent diverger.

Romains 14:15 – Le frère pour lequel Christ est mort 

15 Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l’amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.

Romains 14:16 – La liberté en Christ

16 Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie.

Un comportement arrogant peut être la cause d’une calomnie envers Dieu de la part d’un chrétien faible, voire de non chrétiens qui assistent à la scène. Il ne faut pas être pour un frère une cause de chute ou de scandale. Nous devons marcher selon l’amour. Nous devons manifester que Christ est en nous par la joie, par la paix, par la justice..

Romains 14:17-18 La liberté chrétienne et la communion fraternelle

17 Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

18 Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.

Le Règne de Dieu n’est pas une affaire de nourriture ou de boisson. Notre préoccupation est la Justice, la paix et la joie dans l’Esprit Saint : voilà ce qui est agréable à Dieu. Il faut par conséquent, vivre en harmonie au sein des assemblées.

Romains 14:19-23

19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20 Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

En résumé, recherchons ce qui convient à la paix et à l’édification mutuelle.

Romains 14:21

21 Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

Que rien qui puisse faire tomber ton frère.

Romains 14:22

22 Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve!

Garde pour toi ta conviction en acceptant que l’autre puisse ne pas la partager. En effet, la conviction n’est pas vérité. Si on considère notre conviction comme la vérité, le dialogue n’est plus possible. La seule conviction que nous pouvons avoir qui soit vérité, c’est ce qui est écrit dans la Bible. A ce moment là, on peut conseiller à notre contradicteur de regarder dans la Bible.

Romains 14:23

23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Ce qui ne procède pas d’une conviction de foi est péché.

Un rappel du contexte de l’épître pour nous permettre de mieux comprendre ce chapitre. Les chrétiens de Rome étaient soit des juifs, soit des gentils. Par conséquent, ils n’avaient pas la même approche des choses de par leur arrière-plan religieux. De ce fait, ils s’opposaient sur certaines règles. Remarquons aussi l’amour, la tendresse dans les propos de Paul, qui change de la manière dont il parlait aux Galates avec lesquels, il employait un ton sévère.

5 – Une synthèse de ce chapitre

            Les conseils personnels

-a         Le chrétien ne doit pas porter de jugement sur les pratiques des autres concernant des faits qui sont sujet à interprétations diverses (V3). Il doit demander à recevoir la révélation par le Saint-Esprit.

-b         Chaque chrétien rendra compte à Dieu personnellement de ses actes. (V.12). Notre attitude doit aider l’autre et pas le forcer.

-c        Le chrétien bénéficie de la liberté des enfants de Dieu dans ses décisions. (V.14, 20)

-d         Le chrétien ne doit commettre aucun acte qui serait condamné par sa conscience. (V.22)

-e         Le chrétien doit suivre l’exemple de Jésus-Christ. (ce qui sera vu au chapitre.15 :1-3 ultérieurement)

Les conseils envers les autres

-f         Le chrétien ne doit rien faire qui soit une pierre d’achoppement pour ses frères. (V.13)

-g         Le chrétien doit rechercher ce qui édifie ses frères. (V.19)

-h         Le chrétien doit même renoncer volontairement à certaines habitudes par égard pour ses frères plus faibles dans la foi. (V.21)

   Liste des règles de Paul relatives aux sujets qui prêtent à discussion :

– a.      Ne pas mépriser ceux qui ne partagent pas mon opinion ;

– b.      Ne pas juger ceux dont je pense qu’ils ne respectent pas les bons standards de vie ; 

– c.       Le standard d’une personne peut ne pas être le même que pour une autre ; et, 

– d.      Si nous avons un autre standard, ne le mettons pas en application en face de ceux qui n’ont pas encore intégré les trois premières règles !

 Revenons aux deux exemples pris par Paul, car chose surprenante, ces deux exemples sont toujours d’actualité.

1 Corinthiens 8:1-3

Pour ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles, nous savons que nous avons tous la connaissance. –La connaissance enfle, mais l’amour édifie.

2 Si quelqu’un croit savoir quelque chose, il n’a pas encore connu comme il faut connaître.

3    Mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est connu de lui. » 

Les premiers chrétiens avaient pour arrière-plan religieux, soit le Judaïsme, soit le paganisme. Les uns comme les autres étaient habitués à des pratiques religieuses particulières.

–           Soit ils voulaient les réintroduire et forcer les gens à les pratiquer (juifs)

–           Soit ils voulaient s’en séparer ou faire accepter les leurs(païens) ; et rejeter les rites juifs

Le problème est toujours l’équilibre, « que dois-je faire ? qu’est-ce qui est bon et juste ?» Comment agir en toute bonne conscience. C’est un problème que nous connaissons tous aujourd’hui encore. Cette interrogation est un signe, celui de notre besoin de maturité. Nous devons agir et avoir la conscience en paix, après avoir cherché la volonté de Dieu dans ce ou ces domaines.

Les viandes sacrifiées : aujourd’hui nous parlerions des viandes Hallal ou des aliments offerts sur l’autel des ancêtres dans le bouddhisme ou dans d’autres religions.

Le faible dans la foi (d’origine juive) voulait pratiquer les rites juifs, des sacrifices au Temple, respecter le shabbat, les fêtes juives, respecter les interdictions alimentaires.

Le faible dans la foi (d’origine païenne) se sentait souillé par les rites et pratiques païennes de viandes sacrifiées, revendues au marché à bas prix car elles avaient été offertes à des divinités païennes. Du coup, les faibles dans la foi, afin de ne pas pécher contre Dieu, ne mangeaient que des légumes.

Revenons sur les versets clés de ce chapitre.
  • La responsabilité personnelle vis-à-vis de nous-mêmes et les autres, ne pas choquer l’autre, plus faible dans la foi. (versets 1, 4)

4    Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

  • Tout ce que nous faisons, faisons-le comme pour le Seigneur (v. 8)

Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

  • Nous rendrons compte pour nous-même (v. 12)

12    Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.

17    Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit.

  • Évitons les discussions vaines et recherchons la paix et l’édification mutuelle (v. 19)

19  Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix et à l’édification mutuelle.

20    Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement.

21    Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.

22    Cette foi que tu as, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même dans ce qu’il approuve !

  • Agissons par conviction (v.23)

23    Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

 Le danger que nous pouvons rencontrer dans nos assemblées est celui de la discussion qui dégénère en dispute, et qui conduit au trouble. C’est de cela dont Paul nous met en garde.

Philippiens 3:15-16

15 Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.

16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

Notre attitude doit avant tout être guidée par l’amour pour l’autre, et non pas manifester notre arrogance, notre orgueil, notre pseudo supériorité spirituelle de celui qui sait. Au travers de l’amour pour l’autre, c’est l’amour pour Jésus que nous témoignons.

Agir avec conviction et laisser le Saint-Esprit nous corriger car une conviction, n’est pas une vérité ! Demander au Saint-Esprit de nous éclairer les uns, les autres.

Pour résumer ce chapitre nous pouvons dire aussi que nous avons en Jésus-Christ, la liberté, mais que nous n’avons pas à abuser de cette liberté, et que cela est de notre responsabilité individuelle. Notre liberté ne doit pas provoquer la chute d’un frère en Christ, mais nous devons manifester une solidarité, la solidarité chrétienne. Le meilleur principe est celui de suivre Jésus-Christ, sans oublier que le Royaume de Dieu est avant tout la Justice, la paix, la joie.

            Nous verrons au chapitre suivant l’exemple de Jésus.