Galates introduction à l’épître – Étude Biblique

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L’introduction de Galates présente l’apôtre Paul défendant son apostolat et l’Évangile de la grâce. Il exhorte les Galates à ne pas abandonner la liberté en Christ pour un retour à la loi, affirmant la justification par la foi seule. Un préliminaire à l’étude de l’Épître aux Galates semble nécessaire pour pouvoir tirer ensuite un maximum d’enseignements de celle-ci.

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Galates Introduction : contexte et message clé de l’épître aux Galates

1 – Qui sont les Galates ?

Les Galates étaient un peuple d’origine celtique qui s’était installé dans la région de Galatie, située au centre de l’Asie Mineure (l’actuelle Turquie). Paul leur apporta l’Évangile au cours de ses voyages missionnaires (mentionnés dans Actes 14, 16 et 18). Ce peuple était constitué de païens mais aussi de juifs qui acceptèrent la foi chrétienne avec les prédications de Paul.

Après le départ de Paul, des chrétiens d’origine juive, souvent appelés judaïsants, sont venus dans cette région pour remettre en cause son ministère et son enseignement. Le principal reproche qu’ils faisaient à Paul, était qu’il n’avait jamais rencontré Jésus en personne. Ces judaïsants, probablement issus du milieu des anciens pharisiens, insistaient sur le fait que, pour être véritablement sauvés, les Galates devaient non seulement croire en Jésus-Christ, mais également observer la Loi juive et notamment les rites de la circoncision, le respect du sabbat et des fêtes juives.

Le faux enseignement

Ils enseignaient que le salut par la grâce de Dieu devait être complété par des œuvres de la Loi, considérant que le sacrifice de Jésus sur la croix n’était pas suffisant en lui-même. Paul, ayant été informé de cette situation, peut-être par Épaphras (qui lui rapporta également des nouvelles de Colosses et de Laodicée), écrivit une lettre pour répondre à cette crise. Cette lettre, connue sous le nom d’épître aux Galates, s’adresse à l’ensemble des églises de la région, et non à une seule ville en particulier. Parmi les villes mentionnées dans les Actes des Apôtres, nous trouvons Antioche de Pisidie, Icone, Lystre et Derbe, qui étaient situées dans la partie sud de la Galatie et qui avaient été visitées par Paul lors de ses précédents voyages.

Dans son épître, Paul défend la doctrine du salut par la foi seule, sans les œuvres de la Loi, et il met en garde contre toute tentative de revenir à l’observance des rites juifs comme condition pour être sauvé. Ce débat entre Paul et les judaïsants reflète une tension plus large au sein des premières communautés chrétiennes, qui tentaient de définir le rapport entre la foi en Christ et les pratiques juives traditionnelles.

Actes 13:13-51

13    « Paul et ses compagnons, s’étant embarqués à Paphos, se rendirent à Perge en Pamphylie. Jean se sépara d’eux, et retourna à Jérusalem.

14    De Perge ils poursuivirent leur route, et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Étant entrés dans la synagogue le jour du sabbat, ils s’assirent. »

…

42    Lorsqu’ils sortirent, on les pria de parler le sabbat suivant sur les mêmes choses ;

43    et, à l’issue de l’assemblée, beaucoup de Juifs et de prosélytes pieux suivirent Paul et Barnabas, qui s’entretinrent avec eux, et les exhortèrent à rester attachés à la grâce de Dieu.

44    Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45    Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46    Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Actes 14:1-7

1 A Icone, Paul et Barnabas entrèrent ensemble dans la synagogue des Juifs, et ils parlèrent de telle manière qu’une grande multitude de Juifs et de Grecs crurent.

2 Mais ceux des Juifs qui ne crurent point excitèrent et aigrirent les esprits des païens contre les frères.

3 Ils restèrent cependant assez longtemps à Icone, parlant avec assurance, appuyés sur le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce et permettait qu’il se fît par leurs mains des prodiges et des miracles.

4 La population de la ville se divisa : les uns étaient pour les Juifs, les autres pour les apôtres.

5 Et comme les païens et les Juifs, de concert avec leurs chefs, se mettaient en mouvement pour les outrager et les lapider,

6 Paul et Barnabas, en ayant eu connaissance, se réfugièrent dans les villes de la Lycaonie, à Lystre et à Derbe, et dans la contrée d’alentour.

7 Et ils y annoncèrent la bonne nouvelle. »

Tout se passe dans l’épître aux Galates comme si le concile d’Actes 15 n’avait pas encore eu lieu.

Actes 16:1-6

1 Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d’une femme juive fidèle et d’un père grec.

2  Les frères de Lystre et d’Icone rendaient de lui un bon témoignage.

3  Paul voulut l’emmener avec lui ; et, l’ayant pris, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient dans ces lieux-là, car tous savaient que son père était grec.

4 En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem.

5  Les Églises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour.

6  Ayant été empêchés par le Saint Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. 

La circoncision de Timothée opérée par Paul (Actes 16), semble une exception dictée par des considérations pratiques, car Timothée était d’origine juive par sa mère et ce, contrairement à Tite, un autre disciple d’origine purement grecque. En fait, Timothée fut circoncis pour faciliter son acceptation parmi les Juifs, bien que cela n’impliquait pas pour Paul que la circoncision soit nécessaire au salut. Ce passage souligne la manière dont Paul naviguait entre les traditions juives et les croyances païennes pour mieux répandre l’Évangile.

Actes 18:23-24

23 Lorsqu’il eut passé quelque temps à Antioche, Paul se mit en route, et parcourut successivement la Galatie et la Phrygie, fortifiant tous les disciples.

24 Un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, homme éloquent et versé dans les Écritures, vint à Éphèse. »

Pour bien comprendre les épîtres du Nouveau Testament, il est important de se rappeler que, dans les débuts du christianisme, la majorité des premiers croyants étaient d’origine juive, et qu’il y avait auprès d’eux quelques prosélytes (païens convertis au judaïsme). Ces premiers chrétiens voyaient Jésus comme l’accomplissement de la promesse messianique au sein de leur foi juive. Par conséquent, ils avaient parfois tendance à mélanger la grâce apportée par le Christ avec l’observance de la Loi de Moïse.

La grâce et la loi

Ce mélange de la grâce et de la Loi s’explique en partie par les traditions religieuses profondément ancrées des nouveaux convertis. Comme souvent dans le processus de conversion, les croyances et les pratiques antérieures peuvent influencer la nouvelle foi ce qui va créer des tensions et des malentendus.

À l’époque des apôtres, une étape clé dans l’expansion du christianisme fut la compréhension progressive que le salut par Jésus-Christ n’était pas réservé aux seuls Juifs, mais ouvert à toutes les nations. Cette révélation se fit notamment à travers l’expérience de Pierre, qui, lors de sa visite à Césarée maritime chez le centurion Corneille (Actes 10), comprit que Dieu appelait également les païens à la foi. Cet événement marqua une étape importante dans l’ouverture du christianisme aux non-Juifs (les « gentils »), et dans l’abandon progressif des exigences de la Loi juive pour les convertis païens.

Ainsi, la prédication de Paul et d’autres apôtres visait non seulement à diffuser l’Évangile, mais aussi à clarifier cette nouvelle alliance basée uniquement sur la grâce, et non sur les œuvres de la Loi.

2 – Paul, l’apôtre dans l’épître aux Galates

Paul parle de lui-même dans les passages suivants : Galates 1:1, 10-24 ; 2:1-2 ; 2:20-21 ; 6:11, 14.

Il s’y exprime plus en détail sur sa propre personne. Il évoque brièvement ses origines juives uniquement dans Romains 11 et Philippiens 3:5-6, mais toujours dans le but de soutenir ses propos. La motivation qui pousse Paul à écrire cette épître l’amène tout de suite à préciser d’où lui vient l’autorité de son ministère.

Le premier écrit de Paul , est 1 Thessaloniciens. Le premier verset de cette épître est le suivant: « Paul et Silvain, et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens, qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur: que la grâce et la paix vous soient données! ». Ici Paul ne se donne pas de titre. Il n’en est pas de même en :

Galates 1:1

1  « Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Il est dit ici « Paul, apôtre« . Dans l’Épitre à Philémon qui suit Paul dit :« Paul, prisonnier de Jésus Christ et le frère Timothée » . En 1 Corinthiens, il est dit : « Paul appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . Et en 2 Corinthiens : « Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu« . En Romains, « Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu ». Tout ceci est un peu surprenant. Pourquoi dit il à un moment « Paul appelé à être apôtre« , alors qu’il avait dit précédemment « Paul, apôtre« ?

La fonction d’apôtre lui avait été contestée. C’était un des débats figurant dans l’Épitre aux Galates. Le mot « Apostolos », traduit par « apôtre », signifie « envoyé en avant », « messager », « ambassadeur ». Si la fonction d’apôtre lui a été contestée, c’est parce que ce terme avait un sens technique. Il désignait les hommes envoyés directement par Jésus lui-même et ayant été témoins de sa résurrection. La contestation du titre reposait sur le fait que ce n’était pas Jésus qui l’avait désigné comme tel.

Paul n’a pas connu Jésus pendant son ministère terrestre. Par cette déclaration, il répond à ceux qui remettent en question son ministère, leur indiquant que, s’ils s’opposent à lui, ils s’opposent en réalité à Dieu, en précisant qu’il est apôtre « par Jésus-Christ et Dieu le Père ».

Quelques détails sur Paul et d’autres disciples

Cette épître est historiquement très intéressante car elle fournit un certain nombre de détails précieux. Paul y donne des informations sur lui-même et sur les autres disciples.

Elle est considérée comme la première des quatre épîtres « principales suivantes » : l’épître aux Galates, les deux épîtres aux Corinthiens et l’épître aux Romains.

L’objectif de Paul est clairement exprimé : il prêche la vérité de l’Évangile de Jésus. Il évoque sa jeunesse pour rappeler à ceux qui douteraient de son message que, si les œuvres de la Loi étaient nécessaires, il serait le mieux placé pour les enseigner. En effet, c’est au nom de la Loi qu’il s’est fait notamment persécuteur des chrétiens.

Lors de sa rencontre avec Pierre et Jacques à Jérusalem, ils ont confronté leurs enseignements respectifs pour s’assurer qu’ils prêchaient la même doctrine.

Paul relate son opposition à Pierre à Antioche, non pour dénigrer ce dernier ou se présenter comme supérieur à lui, mais pour affirmer la justesse de sa position face aux pratiques juives, qui ne sont plus une obligation pour ceux qui sont en Jésus. La preuve en est Tite, un non-Juif qui l’accompagnait à Jérusalem et qui n’a pas été contraint à la circoncision.

Cette épître vient compléter le récit des Actes des apôtres en apportant des précisions sur divers épisodes relatés dans ce livre.

3 – La conversion de Paul

Galates 1:10 – serviteur de Christ

10 Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Le lien entre ce verset et les versets 8 et 9 peut sembler subtil, mais il devient plus clair quand on comprend que Paul cherche à défendre son ministère. Il ne cherche ni l’approbation des Juifs ni celle des Grecs convertis. Il est possible que les Juifs l’accusent de vouloir plaire aux Grecs en n’exigeant pas la circoncision. Cependant, Paul affirme que son objectif n’est pas de satisfaire les hommes, mais de servir Christ avec fidélité. Ce thème est récurrent dans son épître, notamment lorsqu’il reproche à Pierre (appelé Céphas) de céder à la pression des judaïsants (Galates 2:11-14).

Paul souligne ici que son engagement est avant tout envers Dieu. La mise en doute de son apostolat par certains n’altère en rien sa fidélité à son Maître, Jésus-Christ, qu’il considère comme son Seigneur, et lui-même comme son serviteur (ou « esclave » dans le sens de dévotion totale à son service).

Galates 1:11-14 – la révélation de l’Évangile

11 Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas de l’homme;

12 car je ne l’ai ni reçu ni appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus Christ.

13 Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l’Église de Dieu,

14 et comment j’étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d’un zèle excessif pour les traditions de mes pères.

         Paul rappelle ici que l’Évangile qu’il prêche n’a pas été transmis par des hommes, mais directement par une révélation de Jésus-Christ lui-même. Ce détail est crucial pour établir la légitimité de son ministère. Sa conversion a été une intervention divine, et non le fruit d’un apprentissage humain.

Il se réfère à son passé de persécuteur des chrétiens pour illustrer à quel point il a changé.

Philippiens 3:4-6

4 Moi aussi, cependant, j’aurais sujet de mettre ma confiance en la chair. Si quelque autre croit pouvoir se confier en la chair, je le puis bien davantage,

5 moi, circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux; quant à la loi, pharisien;

6 quant au zèle, persécuteur de l’Église; irréprochable, à l’égard de la justice de la loi.

Dans ce passage de Philippiens 3, Paul se décrit comme étant irréprochable selon les standards de la Loi, tout en étant profondément zélé pour les traditions pharisiennes :

  • Circoncis le huitième jour, de la tribu de Benjamin,
  • Hébreu né d’Hébreux,
  • Pharisien en ce qui concerne la Loi,
  • Persécuteur de l’Église à cause de son zèle.

De même, dans Actes 22:3, il rappelle avoir été formé par Gamaliel, une autorité reconnue dans le judaïsme, et animé par un zèle extrême pour la Loi de ses pères.

Actes 22:3

3 je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.

Paul s’est transformé, passant de fervent défenseur des traditions juives à messager de la grâce offerte par Jésus-Christ. Malgré les erreurs des Galates, Paul les appelle toujours « frères », les distinguant des judaïsants qu’il qualifie de « faux frères » (Galates 2:4).

Le mot « révélation » utilisé dans Galates 1:12, « apokalupsis » en grec, signifie également « apocalypse », faisant allusion à une révélation divine directe. Paul établit ainsi que sa prédication repose sur une autorité spirituelle et divine.

Galates 1:15-24 – la conversion de Paul

15 Mais, lorsqu’il plut à celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par sa grâce,

16 de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang,

Paul fait ici référence à sa conversion et à son appel divin, en écho à Ésaïe 49:1,6 : « L’Éternel m’a appelé dès ma naissance… je t’établis pour être la lumière des nations. » Il interprète sa mission comme une continuité des prophéties de l’Ancien Testament, où Dieu annonçait déjà que les païens rejoindraient son peuple.

Dans Actes 13:47, Paul utilise le même langage pour se justifier devant les païens :

Actes 13:47

47 Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur: Je t’ai établi pour être la lumière des nations, Pour porter le salut jusqu’aux extrémités de la terre.

Galates 1:17-19

17 et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis je revins encore à Damas.

18 Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui.

19 Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n’est Jacques, le frère du Seigneur.

Paul explique qu’il n’a pas cherché immédiatement l’approbation des autres apôtres après sa conversion. Il a préféré s’isoler pour mieux comprendre sa mission, partant pour l’Arabie avant de revenir à Damas. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il est allé à Jérusalem pour rencontrer Pierre (Céphas) et Jacques, le frère du Seigneur. Cette rencontre lui permit de confirmer que son enseignement était en harmonie avec celui des autres apôtres.

Galates 1:20-24

20 Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point.

21 J’allai ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie.

22 Or, j’étais inconnu de visage aux Églises de Judée qui sont en Christ;

23 seulement, elles avaient entendu dire: Celui qui autrefois nous persécutait annonce maintenant la foi qu’il s’efforçait alors de détruire.

24 Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

Paul termine en soulignant que bien qu’il fût autrefois un persécuteur de l’Église, les églises de Judée, qu’il n’avait jamais rencontrées, glorifiaient Dieu en voyant sa transformation. C’est une preuve de l’authenticité de son ministère, qui n’est pas le fruit d’une stratégie humaine, mais d’une intervention divine.

Cela enseigne l’importance de rester fidèle à la Parole de Dieu. Toute déviation ou compromis pour plaire aux hommes doit être rejeté, afin que la vérité de l’Évangile soit préservée.

4 – Paul au concile de Jérusalem

Galates 2:1-6 – le concile à Jérusalem

1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi;

2 et ce fut d’après une révélation que j’y montai. Je leur exposai l’Évangile que je prêche parmi les païens, je l’exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.

3 Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.

4 Et cela, à cause des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l’intention de nous asservir.

5 Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l’Évangile fût maintenue parmi vous.

6 Ceux qui sont les plus considérés-quels qu’ils aient été jadis, cela ne m’importe pas: Dieu ne fait point de favoritisme, -ceux qui sont les plus considérés ne m’imposèrent rien. 

Paul raconte son voyage à Jérusalem, effectué quatorze ans après sa conversion. Ce voyage n’était pas motivé par une obligation humaine, mais par une révélation divine. Il y expose l’Évangile qu’il prêche aux païens, en particulier devant les leaders de l’Église, afin de s’assurer qu’il n’avait pas œuvré en vain. Paul avait conscience que la validité de son ministère dépendait non des hommes, mais de Dieu. C’est pourquoi il précise que ceux qui étaient « les plus considérés » ne lui ont rien imposé.

Tite, un Grec converti, accompagne Paul. Son cas est significatif parce que bien qu’il ne soit pas circoncis, il n’a pas été contraint de se conformer à la Loi juive. Cela montre que l’Évangile n’impose pas la circoncision ni l’observance de la Loi de Moïse aux païens convertis. L’enjeu ici est la défense de la liberté chrétienne. Paul et ses compagnons ne cèdent en rien à la pression des « faux frères », qui tentent de réintroduire des pratiques légalistes. Cette résistance est cruciale pour préserver la vérité de l’Évangile, basée sur la grâce seule.

Lien avec Actes 15:1-35 – le premier concile de Jérusalem

1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n’êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.

5 Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu’il fallait circoncire les païens et exiger l’observation de la loi de Moïse.

10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n’avons pu porter?

Ce passage d’Actes montre le débat qui s’est élevé lors du Concile de Jérusalem. En effet, certains croyants d’origine juive, particulièrement du parti des pharisiens, insistaient pour que les païens convertis soient circoncis et suivent la Loi de Moïse. Cette exigence pose un sérieux problème doctrinal puisqu’elle impose un fardeau que les Juifs n’ont pas pu porter, comme l’affirme Pierre. Ce concile est donc une étape décisive dans la clarification de la relation entre la foi en Christ et l’observance de la Loi.

Tite et la Circoncision : Un Cas Exemplaire
En introduisant Tite dans son récit, Paul montre aux Galates qu’un païen converti, tel que Tite, n’a pas été contraint de se faire circoncire, même lors du Concile de Jérusalem. Cela prouve que Jacques, Pierre et les autres dirigeants de l’Église ne considéraient pas la circoncision comme une obligation pour les païens convertis. Paul utilise cet exemple pour rassurer les Galates face à ceux qui cherchent à leur imposer des pratiques judaïques. Ces faux enseignants tentent de ramener les croyants sous le joug de la Loi, ce qui trahit une incompréhension profonde de la grâce divine.

Le Danger des Faux Frères

Paul met en garde contre ces « faux frères », qui s’infiltrent dans l’Église pour imposer des règles légalistes. Ces personnes n’ont pas compris la liberté que les croyants ont en Christ. Elles cherchent à ajouter des conditions humaines à la grâce, créant ainsi un mélange d’œuvres et de foi, ce qui va à l’encontre de l’Évangile.

Cet épisode illustre que cette tentation de retourner aux œuvres de la Loi ne se limite pas à l’époque de Paul, mais qu’elle est présente partout et à toutes les époques. Il est donc essentiel de rester vigilant pour ne pas laisser ces influences fausser la vérité de l’Évangile.

Pierre à Antioche – Le Risque de l’Hypocrisie

L’épisode de Pierre à Antioche (Galates 2:11-14) rappelle que même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur. Pierre, influencé par la pression des judaïsants, se met à éviter de manger avec les païens convertis, provoquant ainsi une division. Paul n’hésite pas à reprendre Pierre publiquement, car son comportement risquait de nuire à l’unité de l’Église et de créer un précédent dangereux.

Cet incident montre qu’aucun croyant, même un leader spirituel, n’est à l’abri de l’hypocrisie ou de la dissimulation. C’est pourquoi, il est crucial de rester ferme dans la vérité de l’Évangile et de corriger les erreurs, quel que soit le rang de la personne impliquée. Une telle attitude est nécessaire pour préserver la pureté du message et protéger les croyants moins affermis, qui pourraient être induits en erreur.

5 – Galates 2:7-10 – Paul apôtre des incirconcis

Galates 2:7-8

7 Au contraire, voyant que l’Évangile m’avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis,

8 car celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, –

Paul affirme ici que Dieu lui a donné la mission spécifique de prêcher l’Évangile aux païens, tout comme Pierre a reçu la mission d’annoncer la Bonne Nouvelle aux Juifs. Il souligne que cette répartition n’est pas le fruit de son choix, mais de la volonté de Dieu, qui l’a appelé à cette tâche. Il montre ainsi qu’il n’y a pas de rivalité entre son apostolat et celui de Pierre, mais une complémentarité voulue par Dieu. C’est une reconnaissance de l’autorité apostolique de chacun, chacun ayant un champ d’action déterminé.

Galates 2:9

9 et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

Paul rappelle que Jacques, Pierre (Céphas) et Jean, considérés comme des « colonnes » de l’Église, ont reconnu son apostolat et celui de Barnabas en tant qu’apôtres des païens. Leur reconnaissance ne repose pas sur des critères humains, mais sur la grâce que Dieu leur a donnée. Cet acte de « donner la main d’association » signifie leur soutien et leur approbation. Cela montre qu’il n’y a pas de concurrence entre les apôtres, mais plutôt une répartition harmonieuse des tâches au service de la même cause : l’avancement de l’Évangile.

Dans l’Église véritable, il n’y a pas de division fondée sur les ministères ou les personnes, mais une unité dans la mission, chacun jouant un rôle complémentaire selon l’appel reçu de Dieu. Cette unité est essentielle pour l’efficacité du témoignage chrétien.

Galates 2:10

10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire.

Paul conclut en mentionnant une recommandation particulière de Jacques, Pierre et Jean : se souvenir des pauvres. Cette préoccupation pour les plus démunis reflète l’importance de l’amour et de la solidarité dans la foi chrétienne. Paul précise qu’il a déjà pris soin de respecter cette instruction, montrant ainsi que la compassion envers les nécessiteux fait partie intégrante de son ministère.

Ce souci pour les pauvres est confirmé dans plusieurs passages des Écritures :

En Actes 11:28-30

28 L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.

29 Les disciples résolurent d’envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.

30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

Cela montre que dès les débuts, l’Église s’est organisée pour aider ceux qui étaient dans le besoin. En Romains 15:25-26, Paul explique qu’il part pour Jérusalem afin d’apporter une contribution financière de la part des Églises de Macédoine et d’Achaïe en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.

Romains 15:25-26

25 Présentement je vais à Jérusalem, pour le service des saints.

26 Car la Macédoine et l’Achaïe ont bien voulu s’imposer une contribution en faveur des pauvres parmi les saints de Jérusalem.
 

Paul en 1 Corinthiens 16:1-4 donne des instructions pratiques pour la collecte en faveur des pauvres, démontrant l’importance de l’organisation et de la planification pour répondre aux besoins des frères et sœurs dans la foi.

1 Corinthiens 16:1-4

1 Pour ce qui concerne la collecte en faveur des saints, agissez, vous aussi, comme je l’ai ordonné aux Églises de la Galatie.

2 Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons.

3 Et quand je serai venu, j’enverrai avec des lettres, pour porter vos libéralités à Jérusalem, les personnes que vous aurez approuvées.

4 Si la chose mérite que j’y aille moi-même, elles feront le voyage avec moi.

En mentionnant l’épisode de son opposition à Pierre, Paul ne cherche pas à se présenter comme supérieur à lui, mais à montrer qu’ils sont égaux en termes d’autorité apostolique. Il souligne aussi l’importance de la fidélité à l’Évangile, même lorsque cela nécessite de corriger un autre apôtre.

Galates 2:11-14 – A Antioche, Paul s’est opposé à Pierre

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu’il était répréhensible.

12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s’esquiva et se tint à l’écart, par crainte des circoncis.

13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.

14 Voyant qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Dans ce passage, Paul relate un incident survenu à Antioche où il a publiquement confronté Pierre (Céphas) à cause de son comportement ambigu. Avant l’arrivée de certains envoyés de Jacques, Pierre partageait librement les repas avec les croyants d’origine païenne, mais lorsqu’ils arrivèrent, Pierre, par crainte du jugement des Juifs, se mit à éviter les païens, se montrant ainsi hypocrite et entraînant d’autres Juifs dont Barnabas dans cette attitude.

Paul oppose cette attitude à la vérité de l’Évangile, qui prêche l’unité entre les croyants, qu’ils soient Juifs ou païens. Il reproche à Pierre de contraindre implicitement les païens à se conformer aux pratiques juives en se comportant ainsi. Ce reproche n’a pas pour but de diminuer Pierre ou de démontrer la supériorité de Paul, mais de souligner que la fidélité à l’Évangile doit transcender les différences culturelles et les pressions sociales.

Leçon de l’incident : l’intégrité dans la foi et l’égalité en Christ

Paul évoque cet épisode pour affirmer la cohérence de sa mission et rappeler que, dans le Christ, il n’y a plus de distinction entre Juifs et Grecs (comme il le dit aussi dans Romains 10:12). Les chrétiens ne doivent pas adopter des comportements ambigus selon les circonstances ou selon l’audience. L’attitude de Pierre, influencée par la crainte de l’opinion des circoncis, reflétait une incohérence qui menaçait l’unité de l’Église.

Cette confrontation souligne deux principes essentiels :

  1. L’unité en Christ : En Jésus, il n’y a plus de différence entre Juifs et païens. L’Évangile libère de la loi mosaïque et des distinctions ethniques. En adoptant un comportement changeant, Pierre trahissait cette vérité fondamentale.
  2. La correction fraternelle : Même les apôtres peuvent tomber dans l’erreur, et il est nécessaire de les corriger. Paul n’a pas hésité à s’opposer à Pierre pour le bien de l’Église, et cela montre qu’aucun leader n’est au-dessus de la vérité de l’Évangile.

Cette leçon est pertinente pour les chrétiens de tous les temps. Nous devons vivre selon la vérité de l’Évangile, sans duplicité, et corriger ceux qui dévient de cette voie, quel que soit leur rang ou leur statut.

Galates 2:15-19 – La foi chrétienne : en Jésus seul

Dans ce passage, Paul rappelle que, même s’ils sont Juifs de naissance, ni lui ni ses contemporains ne peuvent être justifiés par les œuvres de la Loi. La justification, c’est-à-dire le fait d’être déclarés justes devant Dieu, ne s’obtient pas par nos actions ou par l’obéissance à la Loi mosaïque, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. C’est en plaçant leur confiance en Jésus que les croyants sont rendus justes, car la Loi seule ne peut sauver personne.

Galates 2:15-16 : La justification par la foi, non par les œuvres

15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d’entre les païens.

16 Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi.

Dans ces versets, Paul explique que même les Juifs, qui avaient reçu la Loi, ne peuvent être justifiés par elle. La justice ne vient pas des efforts humains pour obéir à la Loi, mais uniquement par la foi en Christ. Ainsi, Paul montre que la justification n’est pas basée sur l’obéissance aux commandements, mais sur la confiance en Jésus et son œuvre à la croix. La Loi, bien qu’importante, ne suffit pas pour être sauvé.

Galates 2:17-19 : mourir à la Loi pour vivre pour Dieu

17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !

18 Car, si je rebâtis les choses que j’ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,

19 car c’est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

Paul utilise une nouvelle allégorie pour décrire la relation entre Jésus et le croyant.

Il fait une distinction claire entre l’ancienne vie sous la Loi et la nouvelle vie en Christ. En revenant à la Loi, il se condamnerait lui-même comme transgresseur. Il explique que par la Loi, il est « mort à la Loi » – cela signifie que la Loi a rempli son rôle en le condamnant en tant que pécheur, mais que sa condamnation a été portée par Jésus à la croix et qu’il peut désormais vivre pour Dieu, libéré du poids de la Loi, grâce à la grâce de Christ.

L’œuvre de la croix et la vie nouvelle en Christ

Paul illustre cette vérité avec une image puissante dans

Galates 2:20-21

20  J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.

Paul montre que, par la foi, le croyant s’identifie pleinement à la mort et à la résurrection de Jésus. En Christ, l’ancien moi est crucifié. Le croyant vit désormais une nouvelle vie, non plus dominée par la chair, mais habitée par Christ. Cette nouvelle existence est une vie de foi, nourrie par l’amour de Jésus, qui s’est sacrifié pour nous.

6 – Paul conclut ce passage par un avertissement essentiel :

Galates 2:21 : La grâce de Dieu et l’impossibilité de se justifier par la Loi

21  Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

Paul rejette toute idée de salut basé sur les œuvres humaines. Si la justice pouvait être obtenue par l’obéissance à la Loi, alors la mort de Christ serait inutile. Cela signifie que toute tentative de mélanger la grâce et les œuvres pour se justifier est une négation de la croix. Pour Paul, ce serait comme déclarer que le sacrifice de Jésus n’a aucune valeur. Il exhorte les croyants à se reposer pleinement sur la grâce de Dieu, sans tenter de mériter leur salut par leurs propres efforts.

Application pratique : garder les yeux fixés sur la croix

Le danger de revenir à une mentalité basée sur les œuvres est toujours présent, même aujourd’hui. Nous pouvons être tentés de penser que nos efforts personnels ou notre piété nous rendent plus acceptables aux yeux de Dieu. Cependant, Paul nous rappelle que la seule voie vers la justice et le salut passe par la foi en Christ crucifié. Ce que Jésus a accompli à la croix est suffisant, et rien ne peut être ajouté à cela.

L’image de la croix devient un puissant rappel pour les croyants : Jésus est l’intersection entre le ciel et la terre, et c’est en étant unis à Lui que nous pouvons entrer dans la présence de Dieu. Nous ne pouvons gravir cet escalier spirituel par nos propres forces. Il ne s’agit pas de nos efforts pour monter, mais de demeurer en Christ, qui est Lui-même notre accès au ciel.

Conclusion

Paul, dans cette lettre aux Galates, insiste sur la pureté de l’Évangile et l’importance de vivre pleinement dans la grâce. En Christ, les croyants sont libérés de la Loi et de ses exigences, et ils sont appelés à vivre une vie nouvelle par la foi, ancrée dans l’amour et le sacrifice de Jésus. En tant que chrétiens, nous devons constamment garder les yeux fixés sur la croix, source de notre justification, et rejeter toute forme de confiance en nos propres mérites.

Galates 6:11 – Avec de grandes lettres

11 Voyez avec quelles grandes lettres je vous ai écrit de ma propre main.

Dans ce passage, Paul attire l’attention sur le fait qu’il écrit lui-même, et il semble souligner la taille des lettres qu’il utilise. Cela pourrait indiquer qu’il avait un problème physique, probablement des difficultés de vue, qui l’obligeaient à écrire de grandes lettres. Dans l’Antiquité, il était courant de dicter les lettres à un scribe, mais ici, Paul prend la plume lui-même, ce qui rend ce geste particulièrement significatif.

Galates 4:15

Plus tôt, Paul avait mentionné l’affection profonde que les Galates lui portaient :

15 Où donc est l’expression de votre bonheur? Car je vous atteste que, si cela eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner.

Ce verset renforce l’idée que Paul pourrait avoir eu des problèmes de vue. L’hyperbole qu’il emploie – « vous vous seriez arraché les yeux pour me les donner » – pourrait indiquer que les Galates étaient conscients de cette difficulté. Paul évoque ici un lien fort avec eux, basé sur la compassion et le soin qu’ils lui ont manifesté.

Est-ce l’écharde dont parle 2 Corinthiens 12:7 ?

7 Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir.

Cette écharde reste un mystère, et les théologiens ont longtemps spéculé sur sa nature. Il est possible que Paul fasse référence à une souffrance physique ou spirituelle persistante. Certains pensent qu’il pourrait s’agir de ses problèmes de vue, évoqués subtilement dans Galates. Toutefois, Paul ne précise jamais exactement ce qu’est cette écharde, et cela laisse place à diverses interprétations.

Conclusion relatif à ce passage

Les problèmes de vue de Paul, s’ils sont effectivement suggérés dans ces passages, pourraient expliquer son besoin d’écrire avec de grandes lettres et le témoignage d’affection des Galates. Cependant, bien que cette condition soit plausible, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude qu’elle est la fameuse écharde dont il parle dans 2 Corinthiens. Ce que nous savons, c’est que cette écharde, quelle qu’elle soit, a poussé Paul à dépendre encore plus de la grâce de Dieu, plutôt que de sa propre force.

Galates 6:14 – Je suis crucifié avec Christ

4 Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde!

 Ce verset exprime une profonde humilité et une reconnaissance de l’œuvre accomplie par Christ à la croix. Paul rejette toute idée de se glorifier en lui-même ou en ses propres œuvres, et il met en avant la croix comme seule source de fierté. Cette croix, symbole de souffrance et de sacrifice, devient pour lui la cause de sa propre crucifixion symbolique au monde. Paul affirme qu’il est mort aux influences du monde, tout comme le monde est mort pour lui, grâce à son identification avec Christ.

La croix, qui était un instrument d’humiliation dans la culture romaine, est ici élevée comme le cœur de l’Évangile. Paul ne se vante ni de sa réussite personnelle, ni de ses accomplissements, mais uniquement de ce que Christ a accompli pour lui et pour l’humanité. Sa gloire ne se trouve que dans l’œuvre de rédemption, dans l’amour inconditionnel démontré par Jésus à travers la crucifixion.

À comparer avec Romains 15:17-18 – Toute gloire revient à Christ

Dans Romains 15:17-18, Paul dit :

17 J’ai donc sujet de me glorifier en Jésus Christ, pour ce qui regarde les choses de Dieu.

18 Car je n’oserais mentionner aucune chose que Christ n’ait pas faite par moi pour amener les païens à l’obéissance, par la parole et par les actes,

Ici encore, Paul attribue toute gloire à Jésus-Christ. Il reconnaît que tout ce qu’il a accompli dans son ministère est le fruit de l’œuvre de Christ à travers lui. Il n’y a aucune place pour la vanité personnelle ou pour l’orgueil humain dans le service de Dieu. Paul ne fait que souligner que Christ est à l’origine de tous ses succès dans la prédication de l’Évangile aux païens.

Parallèle entre Galates 6:14 et Romains 15:17-18

Dans les deux passages, Paul adopte une attitude d’humilité radicale, refusant de revendiquer pour lui-même tout mérite ou accomplissement. Que ce soit en se glorifiant de la croix de Christ (Galates 6:14) ou en attribuant tout succès à l’œuvre de Christ en lui (Romains 15:17-18), il exprime une compréhension claire de la grâce divine. Paul nous montre que c’est par Christ, et par Lui seul, que nous pouvons accomplir quelque chose de durable et d’important. Il souligne que la vie chrétienne repose sur la mort à soi-même et sur la dépendance totale à l’égard de Christ.

Cette attitude d’humilité et de gloire centrée sur la croix est un rappel pour chaque croyant : nous devons nous éloigner des influences du monde et vivre crucifiés avec Christ, glorifiant uniquement Son œuvre rédemptrice.

7 – Les écrits de Paul et leur datation approximative

Première épître aux Thessaloniciens : 50-51

Paul, Sylvain (Silas) et Timothée s’adressent à l’Église de Thessalonique. Cette lettre, souvent considérée comme l’un des premiers écrits de Paul, exprime une relation chaleureuse avec une jeune communauté chrétienne.
« Paul, Sylvain et Timothée, à l’Église des Thessaloniciens qui est en Dieu le Père et en Jésus-Christ le Seigneur : que la grâce et la paix vous soient données ! »

Épître aux Galates : 50-51

Paul se présente ici avec une forte affirmation de son appel divin. Il insiste sur l’autorité qui lui a été confiée directement par Jésus-Christ, sans intervention humaine.
« Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l’a ressuscité des morts, »

Épître à Philémon : 51-55

Paul écrit à Philémon depuis la prison, en appelant à la réconciliation entre Philémon et son esclave Onésime. Il y fait allusion à son statut de prisonnier, une expression d’humilité, reconnaissant son serviteur Timothée.
« Paul, prisonnier de Jésus-Christ, et le frère Timothée, à Philémon, notre bien-aimé et compagnon d’œuvre, »

Première épître aux Corinthiens : vers 55

Paul commence cette lettre en soulignant son appel divin à l’apostolat, un thème récurrent dans ses lettres aux Églises qu’il a fondées, rappelant aux Corinthiens son autorité en tant qu’apôtre choisi par Dieu.
« Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, »

Deuxième épître aux Corinthiens : vers 56

Dans cette seconde lettre aux Corinthiens, Paul renforce son apostolat et inclut Timothée, son fidèle compagnon de ministère, soulignant une continuité dans leur collaboration.
« Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans toute l’Achaïe, »

Épître aux Romains : vers 57

Dans cette épître magistrale, Paul se présente avec une profonde humilité en tant que « serviteur » de Jésus-Christ. Bien que son apostolat soit reconnu, il met l’accent sur son rôle en tant que missionnaire et messager de l’Évangile.
« Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, »

Épître aux Philippiens : vers 60-61

Depuis la prison, Paul écrit aux Philippiens en collaboration avec Timothée, tous deux se désignant comme « serviteurs de Jésus-Christ ». Ce terme exprime leur soumission totale à leur Seigneur.
« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippes, aux évêques et aux diacres, »

Réflexions sur les salutations de Paul

Les salutations dans les lettres de Paul révèlent une évolution de son ministère et de son approche pastorale. Au début de ses écrits, Paul met souvent en avant son apostolat, car il doit défendre son autorité spirituelle auprès de ses communautés. Plus tard, en particulier dans les épîtres rédigées depuis la prison, on perçoit une accentuation de son humilité et de son identité de serviteur. Paul évolue d’un apôtre affirmant son autorité divine vers un leader chrétien qui reconnaît avant tout sa dépendance totale envers Christ et sa mission de souffrir pour l’Évangile.

L’ordre chronologique des lettres permet de mieux saisir cette transformation personnelle et pastorale de Paul, tout en offrant un regard enrichissant sur la progression de son ministère missionnaire et ses interactions avec les premières Églises chrétiennes.

L’épître et sa motivation

L’ordre chronologique des lettres de Paul nous permet de mieux comprendre l’évolution de sa pensée. L’épître aux Galates, plus concise et directe, pourrait sembler être une première ébauche de l’épître aux Romains, où Paul développe de manière plus systématique et élaborée ses idées. Cependant, malgré cette différence de structure et de profondeur, les deux lettres partagent des concepts fondamentaux qui sont au cœur de la pensée de Paul.

Dans Galates, Paul aborde des thèmes qui reviennent dans Romains : le salut par la grâce seule, la justification par la foi, et la question du rôle de la Loi mosaïque dans la vie chrétienne. Cependant, ce qui distingue l’épître aux Galates, c’est l’urgence qui motive Paul à l’écrire. Confronté à l’influence grandissante des judaïsants, qui prônaient l’obligation de respecter la Loi de Moïse, y compris la circoncision, Paul ressent le besoin de défendre la pureté de l’Évangile de la grâce et de s’opposer au légalisme qui menaçait l’Église naissante.

La défense de la liberté chrétienne

Cette épître devient ainsi une défense vigoureuse de la liberté chrétienne, expliquant que la justice ne peut être obtenue par l’obéissance à la Loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ. Paul avertit les Galates qu’en revenant à la Loi, ils renieraient la grâce offerte par Christ.

Une autre dimension importante de cette lettre est son lien avec les autres écrits bibliques. Il est impossible de saisir pleinement l’épître aux Galates sans la considérer dans le cadre plus large de la Bible. Paul s’appuie constamment sur les Écritures hébraïques, notamment lorsqu’il utilise l’exemple d’Abraham pour illustrer la justification par la foi (Galates 3). De plus, cette épître est intimement liée au récit des Actes des Apôtres, où l’on trouve des éléments de contexte sur les tensions entre les communautés juives et païennes dans l’Église primitive.

L’épître aux Galates constitue ainsi une pièce centrale dans la compréhension des enseignements de Paul, non seulement en raison de son contenu doctrinal, mais aussi par sa fonction d’alerte contre les dangers du légalisme et son appel à la fidélité envers la grâce de Dieu.

Lecture de la Bible le 22 Septembre

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

La lecture de la Bible le 22 septembre nous invite à réfléchir sur la folie, les réalisations humaines et l’importance de suivre les commandements de Dieu. À travers les réflexions de l’Ecclésiaste et l’enseignement de Paul dans Galates, nous sommes encouragés à rechercher la sagesse divine et la vérité de l’évangile.

Proposition de lecture de la Bible le 22 Septembre

Ancien Testament  :

  • Ecclésiaste 10 – La folie et les déboires
  • Dans Ecclésiaste 10, l’auteur met en lumière les conséquences de la folie humaine. Il montre comment la négligence, l’arrogance et l’injustice peuvent mener à des déboires. « La folie est dans le cœur de l’homme, et cela le conduit à la destruction » (Ecclésiaste 10:13). Ce chapitre nous invite à éviter la folie et à adopter une conduite sage pour éviter les pièges de la vie.
  • –
  • Ecclésiaste 11 – Les réalisations
  • Ecclésiaste 11 nous encourage à agir avec audace, tout en reconnaissant que nos efforts sont souvent soumis aux aléas de la vie. « Jette ton pain sur les eaux, car avec le temps tu le retrouveras » (Ecclésiaste 11:1). Ce verset rappelle qu’il est important de prendre des initiatives, tout en ayant confiance que Dieu utilise nos efforts pour sa gloire.
  • et
  • Ecclésiaste 12 – Les commandements de Dieu
  • Dans Ecclésiaste 12, nous sommes appelés à obéir aux commandements de Dieu, car c’est là la fin de toute la sagesse. « Craindre Dieu et observer ses commandements, voilà ce que doit faire tout homme » (Ecclésiaste 12:13). Ce passage nous rappelle que la sagesse véritable se trouve dans l’obéissance à Dieu et dans la reconnaissance de sa souveraineté sur nos vies.

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Nouveau Testament :

  • Galates 1 – Le véritable évangile
  • Dans Galates 1, Paul défend le véritable évangile contre les faux enseignements. Il met en garde contre ceux qui cherchent à dénaturer la vérité du Christ. « Si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème! » (Galates 1:9). Paul insiste sur l’importance de rester fidèle à l’évangile pur et inchangé, sans compromis.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an.
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Romains chapitre 10 – Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Le chapitre 10 de l’Épître aux Romains concerne spécifiquement les juifs. Quand Paul est appelé l’apôtre des païens, il ne faut pas penser qu’il ne s’adressait qu’aux païens, loin de là. Son ministère s’exerçait certes en terre païenne et non en Judée et Samarie où les juifs étaient les plus nombreux. Cependant il suffit d’observer que dans chaque lieu où il allait, il commençait par aller prêcher dans la synagogue.

Étude biblique suivante : Romains chapitre 11

Romains chapitre 10 : la foi en Jésus, clé du salut

Introduction

Dans Romains aux chapitres 9 à 11, Paul parle du rejet des juifs et du salut des non juifs croyants qui étaient déjà annoncés dans l’Ancien Testament. Un point peut rendre mal à l’aise, c’est celui concernant la prérogative souveraine de Dieu de sauver qui il veut et d’endurcir qui il veut, ce qui ne peut pas s’expliquer clairement au regard de ce que nous connaissons de Dieu, savoir : son équité, sa justice et son amour.

Comme il l’a été dit précédemment, Paul a prêché d’abord aux juifs en terre païenne. Cependant, dans son travail d’évangélisation, un virage a eu pris à Antioche de Pisidie.

Actes 13:44-46

44 Le sabbat suivant, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole de Dieu.

45 Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposaient à ce que disait Paul, en le contredisant et en l’injuriant.

46 Paul et Barnabas leur dirent avec assurance: C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens.

Mettons nous un instant la place de Paul et de Barnabas. Si nous avons quelque chose de précieux à offrir gracieusement à des personnes et que celles-ci rejettent ce que nous leur proposons avec mépris, c’est dur pour nous ! Là à travers ces versets, on peut constater que les juifs jaloux n’étaient même pas disposés à écouter le message de Paul pour voir s’il était juste ou faux. Il est toujours possible de contredire quelqu’un, de s’opposer à un message dans la mesure où l’on considère qu’il n’est pas juste. Mais de là à injurier et à contredire systématiquement, il y a une marge. La parole de Paul est dure. La façon de parler de Paul constitue une bonne leçon pour les chrétiens « puisque vous vous jugez indignes », qui doivent veiller à toujours être justes, et à ne jamais prendre une décision pour quelqu’un d’autre.

En tant que chrétiens, nous avons quelque chose de précieux à offrir puisque c’est le salut, la vie éternelle que nous présentons. Cependant, nous pouvons nous trouver exactement dans la même situation que Paul et Barnabas. Dans ce cas, il ne faut pas prendre les injures pour nous mêmes. Dans ces circonstances, ce n’est pas le messager qui est rejeté mais c’est le message de Dieu qui est rejeté. Ceci est évidemment très grave pour ceux qui rejettent le message du salut, car en rejetant le message, c’est Dieu qu’ils  rejettent.

1 – Prêcher l’Évangile de Dieu aux perdus

Hélas, c’est bien souvent ce que nous vivons aujourd’hui quand nous parlons de Jésus et du salut par grâce. Si nous disons que le salut est gratuit, le raisonnement humain habituel veut que si c’est gratuit, cela n’a pas de valeur. Or c’est bien sûr tout le contraire. Si le salut nous est offert et qu’il est une grâce de Dieu, cela ne veut pas dire que celui qui aura accepté ce salut n’aura rien à faire et que cela ne lui coûtera pas. Le salut pourra coûter très cher par la suite. S’il est offert par Dieu, celui-ci a un cout puisqu’avec la conversion, la personne sauvée est amenée à changer sa façon de voir la vie, de changer sa façon de vivre avec le risque de perdre sa famille, ses relations, et d’être rejeté par la société… Aussi faut-il faire attention aux paroles que nous prononçons dans l’évangélisation. Il est toujours préférable de parler du salut par grâce au lieu de parler de salut gratuit.

Paul malgré la mauvais accueil de la part de certains juifs,  a continué à prêcher dans les synagogues et la meilleure preuve en est le verset de: 

Romains 10:1

1 Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés.

En effet, Paul, comme pharisien versé dans la connaissance des Écritures, était particulièrement bien placé pour parler à son peuple. Il pouvait répondre à toutes les questions qui lui étaient posées. Il pouvait répondre à tous ses contradicteurs parce qu’il était rompu aux Écritures.

Alors lors de l’évangélisation, pourquoi certains se convertissent à Jésus et d’autres pas? Cela reste un mystère pour nous, si ce n’est que certains sont convaincus par l’action du Saint Esprit en fonction de leur disposition de cœur. Alors, ne cherchons pas à comprendre, et contentons nous de faire notre part en annonçant l’évangile à tous, quels qu’ils soient, et prions pour que Dieu par son Saint Esprit touche les cœurs et qui entendent le message. L’élection est la prérogative de Dieu, et la proclamation de l’Évangile est notre devoir.

Romains 10:2-4

2 Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence:

3 ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu;

4  car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. 

Ce passage oppose deux types de justice: la justice qui vient de la loi et la justice qui vient de la foi.

La justice qui vient de la loi, est la justice obtenue sous la contrainte des œuvres, sans joie. Les gens qui pratiquent la justice de la loi, font en quelque sorte leur propre justice et sorte de la justice de Dieu. Ils pensent qu’en faisant de bonnes oeuvres selon eux, ils plaisent à Dieu et méritent leur salut.

Paul explique que la véritable justice est celle qui vient de la foi. C’est la justice obtenue par amour, par l’abandon de soi et non par les oeuvres « Je m’en remets à Dieu et à son amour ». Les chrétiens doivent tendre à observer les commandements de Dieu mais doivent le faire avec confiance et amour pour Dieu. Il n’est pas possible de dissocier la foi et l’amour. Si on n’a pas foi en Dieu, une totale confiance,  on pratiquera la loi pour obtenir le salut, alors que le salut ne s’obtient que par la foi. La loi ne peut servir que de balise pour marcher sur le chemin étroit et resserré de la sanctification. La loi de Moïse telle que les gens la comprenaient, les mettait sous la contrainte, dans l’esclavage. Or Jésus nous a affranchis de la malédiction de la loi ainsi qu’il est écrit en Galates 3:13.

Israël n’a pas réussi à obtenir la justice de Dieu non seulement parce qu’il a refusé de se soumettre à la justice de Dieu mais aussi parce qu’il a cherché à établir sa propre justice. Ce passage n’est pas spécifique aux Israélites. Il est aussi vrai pour ceux qui ont entendu l’Évangile mais qui veulent établir leur propre justice, selon leur propre pensée, au lieu de chercher Dieu, sa pensée et sa volonté. Or il est dit en :

Ésaïe 55:8

8 Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.

Il ne faut pas avoir une pensée, et vouloir l’attribuer à Dieu. Bien souvent, le raisonnement humain se trouve diamétralement opposé aux pensées de Dieu. Ceci est le plus souvent du à un problème de méconnaissance des Écritures et de mauvaises interprétations de celles-ci. Regardez le verset de:

Ésaïe 30:15

15 Car ainsi a parlé le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël: C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera votre force. Mais vous ne l’avez pas voulu!

Si nous prenons ce verset en considérant que notre salut est dans les mains de Dieu et que nous nous abandonnons à lui dans le calme et la confiance, il ne faut pas que la fin du verset s’applique à nous (vous ne l’avez pas voulu). C’est une question de choix. Trop souvent malheureusement, les gens veulent gagner leur salut. Or le salut s’obtient par grâce et vient de la foi seule en Jésus-Christ et en Jésus seul.

Depuis le début du ministère de Jésus, les juifs n’ont pas pris conscience qu’ils ne pouvaient pas obtenir le salut par les œuvres mais par la foi en Jésus seule.

Romains 10:4

4  car Christ est la fin de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient. 

Le mot fin ici est la traduction du grec « telos »= fin, dans le sens de finalité, de but, tandis qu’en

Hébreux 6:16

16 Or les hommes jurent par celui qui est plus grand qu’eux, et le serment est une garantie qui met fin à tous leurs différends. 

Mettre fin qui est la traduction du mot grec « peras » se traduit aussi par mettre un terme, une extrémité, une limite, une frontière.

Le choix des mots change la compréhension du texte. Ici,  Jésus n’est pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir, comme Il le dit même en :

            Matthieu 5:17

« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. »

Jésus-Christ est la finalité de la Loi. La finalité de la loi était pour nous amener à Jésus, alors qu’en Hébreux 6:16, la fin signifie clôture, ce qui est bien différent de ce que veut dire le verset de Romains 10:4

C’est important de comprendre cela. Les juifs n’ont pas compris que l’objectif final de la loi était de les amener à Jésus ce que Paul explique parfaitement.

Le verset de Matthieu 5:17  est un des versets les plus importants du sermon sur la montagne. Jésus lui même dit qu’il est venu non pour abolir la loi mais pour l’accomplir. Cela veut dire que la révélation de Jésus nous vient par les commandements. La sanctification qui doit suivre la conversion, est de marcher sur ce chemin étroit et resserré de Matthieu 7:14 ce qui demande de tendre à obéir à toute la loi pour ressembler de plus en plus à Jésus parce que nous l’aimons et nous voulons lui plaire en lui obéissant.

Tout homme qui voudrait par ses propres forces obéir à toute la loi, à un moment donné, va tomber sur une impasse. Il va se retrouver bloqué, se rendant compte de son impuissance à vouloir être juste par ses propres forces Et là, Jésus va se présenter avec un choix : accepter ou ne pas accepter. Au bout de la loi, Jésus est là qui propose sa grâce et qui peut ouvrir la porte étroite de la justification par la foi qui débouche sur le chemin resserré de la sanctification qui peut en rebuter quelques uns.

La loi doit amener à prendre conscience de notre impuissance à nous sauver par nous-mêmes et de notre besoin d’un sauveur. Nous ne pouvons pas obtenir la Justice de Dieu par nos propres forces, par notre propre justice, mais par Jésus. En cela Jésus est le but de la Loi. La Loi nous pousse à constater notre impuissance et à nous tourner vers Jésus pour obtenir par lui la Justice de Dieu. Nous sommes alors justifiés. Christ est l’accomplissement et la fin de la loi.

2 – l’Ancien Testament enseigne la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ

Jean 1:17

17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Donc, avec Jésus vient le salut par grâce.

Romains 10:5

5 En effet, Moïse définit ainsi la justice qui vient de la loi : L’homme qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.

Ce verset fait référence à un verset de l’Ancien Testament que les juifs connaissaient. Par conséquent, ceux-ci ne pouvaient donc pas contredire Paul. Il s’agit de:

Lévitique 18:5

5 Vous observerez mes lois et mes ordonnances: l’homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l’Éternel.

Paul invite à faire un choix entre faire les œuvres de la Loi, ou faire les œuvres de la Foi  avec les trois versets suivants:

Romains 1:17

17 parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit: Le juste vivra par la foi. 

Galates 3:11

11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu’il est dit: Le juste vivra par la foi. »

Hébreux 10:38

38 Et mon juste vivra par la foi; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.

Il y a une insistance sur ce fait que Le juste vivra par la foi. » . Ces versets font référence à :

Habacuc 2:4

4 Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui; Mais le juste vivra par sa foi.

Avoir la foi, c’est manifester de l’amour pour Dieu qui désire que nous l’aimions. Et comment pouvons nous prouver tout simplement que nous l’aimons ? En manifestant de la foi vis à vis de lui et de sa parole. Nos actes manifestent plus notre foi que nos paroles et nos paroles et nos actes doivent être en adéquation si non ce serait être hypocrite.

La loi est la condition absolue pour la justification (salut). Le problème est qu’aucun être humain ne possède cette perfection. Par conséquent,  il a  besoin d’un Sauveur qui mérite cette justification et qui l’a lui impute (crédite, attribue, accorde).

La loi est la condition absolue de Dieu pour la sanctification. Elle est la norme d’une vie conforme à la volonté de Dieu. Pour l’homme, il  est impossible de respecter la loi,  d’où l’absolue nécessité d’être en Christ.

La loi est la norme absolue pour la sanctification. Ainsi aujourd’hui pour le chrétien, la loi doit être la norme de vie, conforme à la volonté de Dieu et cela n’est rendu possible qu’avec l’aide du Saint Esprit. Par conséquent, la sanctification ne peut pas se faire en dehors du Saint Esprit et de la Parole (Jean 17:17)

La loi est la norme absolue selon laquelle Dieu juge et condamne le péché. C’est à juste titre que Dieu exige que tous les péchés des hommes soient punis. Aucun homme ne peut répondre à l’exigence d’être sans péché. D’où la nécessité d’avoir un médiateur, un substitut.

Romains 10:6-8

6    Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi: Ne dis pas en ton cœur : Qui montera au ciel? c’est en faire descendre Christ;

7    ou: Qui descendra dans l’abîme? c’est faire remonter Christ d’entre les morts.

8    Que dit-elle donc? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.

Ce passage de Romains est la transposition de

Deutéronome 30:11-14

11Ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée.

12 Il n’est pas dans le ciel, pour que tu dises: Qui montera pour nous au ciel et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique?

13 Il n’est pas de l’autre côté de la mer, pour que tu dises: Qui passera pour nous de l’autre côté de la mer et nous l’ira chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique?

14 C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique.

3 – La proclamation de la parole

Paul dit que la justice de Dieu vient par :

            v.6 – La première venue de Jésus-Christ;

            v.7 – La résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts

par la proclamation de l’Évangile qui fait connaître la justice de Dieu en Jésus-Christ.

            v.8 – Par la parole de Dieu dans le cœur et la bouche

En Romains 1:16 il est écrit que l’Évangile est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit.

Il faut rappeler et ne pas oublier que la parole a une puissance. Une parole de malédiction va produire un effet. Toute parole a une puissance. Elle peut être positive ou négative. La proclamation de la Parole de Dieu quant à elle, a une extraordinaire et très grande puissance. Il est écrit en :

Ésaïe 55:11

11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Aussi est il très important dans nos temps de prières de proclamer la parole de Dieu pour rappeler à celui-ci ses promesses. C’est une invitation pour lui à exécuter sa parole.

Romains 10:9-11

9    Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10    Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :

11    Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Ce passage est le préambule du salut. Le problème est dans quelle mesure tu crois. Il y a plusieurs façons de comprendre le mot croire. Crois-tu intellectuellement ou  crois-tu de tout ton être ce qui est la marque d’une conviction. Il faut faire très attention à ce que veut dire un verset. Ces versets ne sont qu’une entrée en matière au salut car il faut passer par la repentance, passer par les eaux du baptême et ensuite marcher sur le chemin de la sanctification.  Ces versets sont  à mettre en parallèle avec celui de :

1 Corinthiens 15:1-4

1 Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré,

2 et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain.

3 Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures;

4 qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures;

Ces quatre versets de 1 Corinthiens 15:1-4 sont le résumé de la Bible. Il nous faut nous les approprier en reconnaissant la seigneurie de Jésus, croire et proclamer (ou confesser)

Après avoir dit dans Romains 10 : 10-11 que le salut ne s’obtient pas par les œuvres, Paul nous dit dans ces versets comment obtenir le salut, comment être justifié aux yeux de Dieu. 

Il y a deux conditions pour être sauvé ! Ne nous arrêtons pas seulement à la première. Comme le dit le verset 10, le salut passe par le cœur puis par la bouche.

Matthieu 12:34 

34… de l’abondance du cœur la bouche parle 

C’est parce que tu crois dans ton cœur que Dieu a ressuscité Jésus, que tu proclames (confesses) de ta bouche le Seigneur Jésus, avec cette précision : croire dans ton cœur, c’est avoir la conviction profonde de …

Le cœur désigne ce qui est au plus profond de l’être humain, ses entrailles, sa volonté, ses émotions. C’est pourquoi, Salomon dit en :

Proverbes 4:23

23 Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.

«Croire et Confesser» n’ont pas la même fonction ni le même effet quant à la justification (salut). Confesser sans croire est vain, et ne trompe pas Jésus.

cf. Matthieu 7:21-23

21 Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

23 Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.

Et croire sans confesser n’est pas mieux et n’est pas sincère. C’est avoir honte de Jésus et c’est très grave. Si nous croyons, nous sommes censés confesser, proclamer la Seigneurie de Jésus, témoigner et répondre ainsi à la grande mission de Matthieu 28:19-20. Les conséquences de ne pas confesser Jésus se trouve dans les versets de :

Luc 9:26

26 Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges.

 cf. Matthieu 10:32

32 C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux;

 Jean 12:42-43

42 Cependant, même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui; mais, à cause des pharisiens, ils n’en faisaient pas l’aveu, dans la crainte d’être exclus de la synagogue.

43 Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu.

Pour chacun de nous, il convient de mesurer la conséquence de nos choix et de nous rappeler de ces versets. Pour un chrétien qui chute, celui-ci peut toujours se repentir à l’instar de Pierre qui a renié Jésus par trois fois et que Jésus a restauré.

La foi dans le cœur est absolument indispensable au salut (cf. Jean 3:18, 36). Avec le fait de croire ou de ne pas croire, un jugement s’opère. Comme les œuvres bonnes, la confession de la bouche est la preuve de la foi authentique dans le cœur.

Un verset est à mettre en pratique pour les chrétiens, il s’agit de :

2 Corinthiens 4:13

13 Et, comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Écriture: J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé! nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons,

Les personnes qui croient sincèrement, ne peuvent s’empêcher de dire ce qu’elles ont vu ou entendu ainsi qu’il est écrit en (Actes 4:20; Jean 4:15)

Actes 4:20

20 car nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu.

1 Jean 4:15

15 Celui qui déclarera publiquement que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

 Aussi nous sommes tous invités à parler. Il est écrit : ce que ta main trouve à faire, fais le. On peut dire aussi que si tu trouves l’opportunité de parler, parle. C’est le Seigneur qui créé les opportunités pour parler. Il n’est pas toujours facile de savoir à quel moment il faut parler. Pour cela, il faut avoir une disposition d’esprit, d’être à l’écoute du Saint Esprit, en bref d’être disponible.

4 – Il n’y a plus ni Juif, ni Grec

Romains 10:12-13

12 Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent.

13 Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.

Paul montre ici qu’il arrive à la même conclusion que Pierre à Césarée Maritime : il n’y a plus de différence entre le Juif et le Grec. Ainsi quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. L’Évangile s’adresse à tous !

Paul insiste sur le quiconque, puisque les Juifs ne se sont pas montrés meilleurs que les païens et que des païens ont été sauvés grâce à Pierre ainsi que cela est écrit en Actes 10. Le verset de Romains 12:13 est une citation d’un des versets du livre de Joël.

Joël 2:32

32 Alors quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé; Le salut sera sur la montagne de Sion et à Jérusalem, Comme a dit l’Éternel, Et parmi les réchappés que l’Éternel appellera.

Le mot invoquer a pour signification : appeler à l’aide par la prière. Donc, quand on invoque le nom de l’Éternel, on appelle la puissance de Dieu par la prière.

Quand on lit qu’il n’y a plus ni juif, ni grec au temps de Paul, il est surprenant de voir à notre époque des chrétiens soit mépriser les juifs et être antisémites, soit les envier. Certaines personnes même, voudraient se trouver des racines juives, comme si cela allait les rendre supérieures aux autres chrétiens. Qu’est ce qu’un juif messianique, si ce n’est tout simplement un juif qui croit en Jésus comme nous qui sommes des gentils, croyons en Jésus. « Il n’y a plus ni juif, ni grec », il n’y a plus que des croyants en Jésus qui font partie du corps de Christ, de l’Épouse. L’esprit humain est souvent tortueux. Pourquoi vouloir s’identifier aux autres, tout en se distinguant et en voulant paraître supérieur et faire croire être ce qu’on n’est pas? Les gens qui font cela se fatiguent pour rien, car cela est vain ! Cette attitude est purement charnelle.

La diffusion mondiale de l’Évangile :

Romains 10:14-16

14 Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche?

15 Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés? selon qu’il est écrit: Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles!

16 Mais tous n’ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Ésaïe dit-il: Seigneur, Qui a cru à notre prédication?

Paul parle des Israélites, mais aujourd’hui, tout homme quel qu’il soit, doit entendre l’Évangile. Ce n’est pas parce que les Juifs ont rejeté Jésus qu’il ne faut pas leur parler. Aujourd’hui, il nous faut parler à tout homme en dehors de toute considération de races, de couleurs, de religion. Ce passage est un envoi en mission. Chaque chrétien doit être en mission là où il se trouve déjà.

Romains 10:17

17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

Dans certaines bibles, il est écrit parole de Dieu au lieu de parole de Christ, ce qui n’est pas exact, puisque le mot grec est Christos qui veut dire Christ. Ce verset important à retenir est la raison qui découle des versets précédents 14-16. C’est parce que nous parlerons de l’Évangile, que les non croyants seront amenés à croire en Jésus. Il y a dans ce chapitre une insistance à ce que chaque chrétien parle de l’Évangile. Nous savons l’influence des paroles que nous entendons. Il en est de même pour les autres. Si nous sommes convertis, c’est parce que des personnes nous ont parlé. Alors faisons de même ! Et …

Matthieu 11:15

15 Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

La foi n’est pas l’adhésion à une vérité, à un concept, mais à une personne : Jésus-Christ

Nous sommes tous mandatés pour annoncer l’Évangile, mais il est important d’avoir une bonne connaissance des Écritures pour annoncer la bonne nouvelle pour ne pas tordre les écritures et ne pas donner une interprétation qui ne serait pas juste. Il ne suffit pas d’avoir de bonnes intentions. Nous ne sommes pas appelés à interpréter la Parole à notre convenance, il faut lui être fidèle.

La responsabilité du chrétien est de parler, mais surtout en rapportant fidèlement la Parole. La responsabilité de l’auditeur est d’accepter et de se soumettre à la Parole.

Romains 10:18

18 Mais je dis: N’ont-ils pas entendu? Au contraire! Leur voix est allée par toute la terre, Et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde.

La Parole de Dieu et la connaissance de Jésus se sont répandues dans tout l’empire romain et au-delà par les Juifs qui, notamment, étaient venus à Jérusalem lors de la Pâque et de la Pentecôte et qui sont ensuite repartis dans leur pays où ils ont essaimé.

Romains 10:19-21

19 Mais je dis: Israël ne l’a-t-il pas su? Moïse le premier dit: J’exciterai votre jalousie par ce qui n’est point une nation, je provoquerai votre colère par une nation sans intelligence.

20 Et Ésaïe pousse la hardiesse jusqu’à dire: J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, Je me suis manifesté à ceux qui ne me demandaient pas.

21 Mais au sujet d’Israël, il dit: J’ai tendu mes mains tout le jour vers un peuple rebelle Et contredisant.

Le versait 20 du chapitre 10 de Romains est la reprise du verset d’Ésaïe 65:1 qui dit « Je me suis laissé trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas ». Le fait que les païens croient en Jésus doit susciter la jalousie des Israélites qui peuvent considérer qu’on les dépossède de ce qui leur appartient de droit, et cela afin de les amener à Jésus.

La jalousie est un des problèmes des humains. Il suffit de voir comment se comportent les enfants avec leurs jouets qu’ils délaissent et qu’ils veulent reprendre quand un autre enfant s’y intéresse. Pour Israël, c’est pareil. Les juifs avaient quelque chose qu’ils dédaignaient, chose qui leur était pourtant destinée. C’est pourquoi, Paul reprend la parole citée en Ésaïe « j’exciterai leur jalousie ». Les chrétiens doivent susciter la jalousie des juifs et pas seulement des juifs, mais de tout le monde. Ce passage de Romains 10: 19-21 est un rappel de :

Deutéronome 32:21

21 Ils ont excité ma jalousie par ce qui n’est point Dieu, Ils m’ont irrité par leurs vaines idoles; Et moi, j’exciterai leur jalousie par ce qui n’est point un peuple, Je les irriterai par une nation insensée

Il faut jouer avec les travers humains pour amener des personnes à la conversion. Ce chapitre s’adresse aux juifs, mais nous voyons quand même qu’il y a une grande insistance à proclamer la Parole, l’Évangile à tout le monde.

Une grande leçon de ce chapitre est l’invitation à proclamer l’évangile à tout le monde. Comment une personne pourrait-elle se tourner vers Jésus et lui donner sa vie si personne ne lui a jamais parlé de lui auparavant ?

Après que nous ayons parlé, la responsabilité appartient à chacun de croire ou de ne pas croire.

Luc 10:16

16 Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé.

Lecture de la Bible le 6 Avril

Classé dans : La Bible en 1 an | 0

Lecture de la Bible le 6 avril : Aujourd’hui, plongez dans des événements marquants de l’Ancien Testament, où l’arche de Dieu est capturée par les Philistins, jugée puis restaurée en Israël. Dans le Nouveau Testament, explorez la mission des Douze apôtres envoyés par Jésus pour prêcher et guérir. Une lecture riche en enseignements.

Proposition de lecture de la Bible le 7 Avril

Ancien Testament  :

  • 1 Samuel 4 : L’arche de Dieu est prise par les Philistins
  • Dans 1 Samuel 4, les Israélites affrontent les Philistins, mais sont battus et l’arche de Dieu est capturée. Cela représente un moment de grande humiliation pour Israël, montrant que Dieu ne soutient pas ceux qui vivent dans l’infidélité. La perte de l’arche symbolise le retrait de la bénédiction divine. Ce passage nous rappelle que la relation avec Dieu doit être fondée sur la foi et l’obéissance pour bénéficier de sa protection.
  • 1 Samuel 5 : Dieu exerce ses jugements sur les Philistins
  • Dans 1 Samuel 5, les Philistins placent l’arche de Dieu dans le temple de Dagon, mais Dieu fait preuve de sa puissance en envoyant des jugements contre eux. Le dieu Dagon tombe et les habitants de la ville sont frappés de tumeurs. Ce chapitre illustre le pouvoir de Dieu et son jugement sur ceux qui défient sa souveraineté. Les Philistins finissent par comprendre que l’arche est un symbole du Dieu vivant, qu’ils ne peuvent ignorer.
  • et
  • 1 Samuel 6 : Retour de l’arche en Israël
  • Dans 1 Samuel 6, les Philistins, après avoir été frappés par des fléaux, décident de renvoyer l’arche de Dieu à Israël. Ils la placent sur un char tiré par des vaches et l’envoient vers Beth-Shémesh. Ce chapitre montre que Dieu, même dans sa colère, donne la possibilité à son peuple de retrouver sa bénédiction. Cependant, ceux qui regardent l’arche sans respecter la sainteté de Dieu subissent des conséquences. Ce retour marque un acte de restauration et de repentance.

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Nouveau Testament :

  • Luc 9 :1-17 : La mission des douze apôtres
  • Dans Luc 9:1-17, Jésus envoie ses douze apôtres prêcher, guérir et proclamer le royaume de Dieu. Il leur donne autorité sur les démons et la maladie, les envoyant avec des instructions précises. Jésus leur enseigne la dépendance totale à Dieu, les avertissant de ne pas chercher des possessions terrestres. Ce passage met en lumière l’importance de la mission chrétienne : annoncer l’Évangile, guérir les malades, et vivre en confiance en la providence divine. Le miracle de la multiplication des pains y est aussi relaté.

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Voici les chapitres que nous vous proposons de lire pour une lecture de la Bible en 1 an. 
Il est possible aussi de lire la Bible en deux ans, en lisant l’Ancien Testament une année, suivi de la lecture du nouveau l’année suivante. 

Romains chapitre 1- Étude Biblique

Classé dans : Etude Biblique | 0

Romains chapitre 1 introduit l’épître de Paul aux Romains, soulignant la puissance de l’Évangile pour le salut de tous. Ce passage aborde la foi, la justice de Dieu et la condition humaine, révélant l’universalité du besoin de rédemption.

L’Épitre aux Romains peut se résumer en une expression : « La juste position par rapport à Dieu »

Étude biblique suivante : Romains chapitre 2

Romains chapitre 1 : comprendre la révélation de Dieu aux humains

La juste position par rapport à Dieu, c’est avoir la position qui soit parfaitement acceptable par Dieu. Tout le monde est d’accord pour reconnaître que c’est essentiel pour pouvoir jouir d’une véritable expérience spirituelle ! Et cela n’est pas uniquement la position du Nouveau Testament – C’est le sujet de toute la Bible. Avant que Dieu puisse agir de quelque manière que ce soit dans une vie, la personne doit avoir une juste position avec Lui. Recherchez dans votre mémoire les personnages bibliques de l’Ancien Testament, que Dieu a dû former (Moïse pendant quarante ans) jusqu’à ce qu’ils adoptent la juste position avec Lui, ou les personnes qu’Il a du écarter parce qu’elles n’étaient plus dans la bonne position (Saul, Samson…). Notre position est déterminante pour notre relation et notre marche avec le Seigneur. Dieu attend quelque chose et cette chose est notre ajustement par rapport à Lui.

1 – Introduction

Jésus dira en Jean 14:6 :« je suis le chemin… »

Regardons le comportement d’Élie après sa victoire sur les prêtres de Baal. Jézabel, une femme le menace de mort, quand lui-même vient de tuer cinq cents hommes. En 1 Rois 19, un ange le fortifie, et il marche quarante jours et quarante nuits vers la montagne de Dieu, à Horeb.

Rois 19:8-9

8 Il se leva, mangea et but; et avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, à Horeb.

9 Et là, il entra dans la caverne, et il y passa la nuit. Et voici, la parole de l’Éternel lui fut adressée, en ces mots: Que fais-tu ici, Élie?

Il se réfugie dans une caverne, et la parole de Dieu lui est adressée : « Que fais-tu ici, Elie ?», question répétée au verset 13, et sa réponse est encore la même :

1 Rois 19:10

10 J’ai déployé mon zèle pour l’éternel, le Dieu des armées ; car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l’épée tes prophètes ; je suis resté moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie.

Élie a commis plusieurs erreurs. Le combat spirituel contre les prêtres de Baal fut rude, éprouvant nerveusement. Il ressent une grande fatigue et ses nerfs tendus ont besoin de se relâcher. Il est vulnérable ! La simple menace de Jézabel suffit à le faire entrer en dépression et il commet une faute. Il laisse son serviteur à Beer Sheba, et s’en va tout seul au lieu d’avoir près de lui quelqu’un pour le soutenir. Et après une journée de marche, il s’adresse à Dieu pour demander la mort :

1 Rois 19:4

C’est assez ! Maintenant, Éternel prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères. 

Il n’est plus dans la position attendue par Dieu. Ceci s’exprime par la phrase :

1 Rois 19:9

9 Et là, il entra dans la caverne, et il y passa la nuit. Et voici, la parole de l’Éternel lui fut adressée, en ces mots: Que fais-tu ici, Élie?

Quand Dieu, lui repose la question, Élie n’avait pas compris que Dieu attendait de lui une autre réponse. Or sa réponse est en complet décalage avec la réalité exprimée au verset 18 :

1 Rois 19:18

18 Mais je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l’a point baisé.

Dieu demande à Élie de reprendre sa place :

1 Rois 19:15

15 L’Éternel lui dit: Va, reprends ton chemin par le désert jusqu’à Damas; et quand tu seras arrivé, tu oindras Hazaël pour roi de Syrie.

2 – Préambule

Cette épître aux Romains donne les bases fondamentales chrétiennes pour l’édification de l’Église de Jésus, et permettre à chacun de prendre la bonne position, la bonne attitude devant Dieu. 

Luther disait : « Si l’on venait à perdre les Écritures, mais que l’on conservât l’épître aux Romains et l’épître aux Galates, l’essentiel du message évangélique serait sauvegardé. »

Nous découvrirons beaucoup de similitudes d’expressions et de pensées entre ces deux épîtres qui seront révélées au fur et à mesure.

Le plan de l’épître aux romains, montre combien la pensée de Paul est claire et bien structurée, ce qui rend l’épitre lumineuse. N’oubliez pas que Paul a reçu par révélation les vérités fondamentales que nous allons étudier. Par conséquent, Paul nous retransmet les révélations qu’il a reçues.

 Durant toute cette étude, nous devons garder à l’esprit que Paul s’adresse à des Juifs et à des Grecs ou païens. Par sept fois, il fait un parallèle : Juifs et Grecs (ou païens)

 Romains 1:16

16 Car je n’ai point honte de l’Évangile: c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec,

Et aussi dans : Romains 2:9 ; Romains 2:10 ; Romains 3:9 ; Romains 3:29 ; Romains 9:24 ; Romains 10:12
 Les juifs auprès desquels Paul avait l’occasion de prêcher, avaient du mal à accepter l’idée que les païens puissent bénéficier eux aussi des promesses de l’Évangile au même titre qu’eux. Cela explique que Paul utilise trois fois l’expression « du juif premièrement » car les juifs sont si l’on peut dire, encore plus responsables puisque Dieu a parlé aux juifs par les prophètes et que la venue de Jésus était annoncée dans l’Ancien Testament, notamment en Deutéronome 18:15 et également en Ésaïe 7:14 où il est écrit: 

 » 14 C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. »

Vous observerez par ailleurs que le mot juif n’est plus employé ensuite (sauf en Romains 10:12), Paul parle d’Israël, mot qui apparait du chapitre 9 jusqu’au chapitre 11.

La division de L’Épitre :

Vous pouvez vous reporter à la rubrique Intro dans la page du Nouveau Testament

3 – Présentation de l’Épître aux Romains

La datation

C’est pendant l’hiver 58-59 que Paul, de retour de Macédoine, et s’arrêtant à Corinthe, écrivit cette Épître au cours de son troisième voyage missionnaire. 2 Cor 13:1. Il y parle de son prochain voyage à Jérusalem qui aura lieu au printemps 59, et de son désir de se rendre à Rome (Romains 1:11).

L’église de Rome

Elle n’a été fondée par aucun apôtre. La tradition (catholique pour légitimer la suprématie de l’évêque de Rome vis-à-vis de celui de Byzance) qui veut que Pierre ait été pape à Rome pendant vingt cinq ans, est nettement contredite par l’histoire. Paul ne fait jamais mention de Pierre parmi les chrétiens de Rome qu’il fait saluer (Romains 16). Pierre n’est jamais cité parmi les frères de Rome qui vinrent à la rencontre de Paul (en Actes 28:15), ni dans l’Épître aux Philippiens écrite de Rome pendant la captivité de Paul. De plus Paul avait pour principe de ne jamais bâtir sur le fondement d’autrui (Romains 15:20). L’église de Rome a été constituée peu à peu par d’anciens Juifs convertis à la Pentecôte, ou par des chrétiens en voyage.

 L’étude de cette Épitre aux romains est facilitée par sa construction bien structurée.

Avant de commencer, il convient de faire un rappel : L’Épître aux romains est adressée à des chrétiens d’origine juive, et à des gentils allant généralement à la synagogue, c’est-à-dire connaissant la Thora, les Écritures. Ainsi, Paul s’appuie sur ce que nous appelons l’Ancien Testament pour renforcer son propos.


4 – Romains 1:1-8 : La salutation de Paul.

Romains 1:1

1  Paul, serviteur de Jésus Christ, appelé à être apôtre, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu,

Paul ne s’est pas présenté dès le début comme apôtre. Il est dit ici qu’il est appelé à être apôtre. Ceci est une preuve de modestie que nous devons suivre les uns et les autres. Dieu nous appelle, mais n’oublions pas qu’Il nous forme pour que nous le servions dans le ministère ou à la tache prévue. Un rappel : le mot ministre loin d’être un titre honorifique a pour sens premier: serviteur, esclave.

Le ministère doit se comprendre selon la parole de Jésus.

En Matthieu 20:25-27 :

25 Jésus les appela, et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent.

26 Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ;

27 et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre serviteur.

 Le mot ministre vient, à travers la traduction latine, du mot grec diakonos utilisé dans le Nouveau Testament et signifiant « serviteur ». Il est à la fois masculin et féminin (dans les trois langues), et il s’applique d’ailleurs dans le Nouveau Testament à des personnes des deux sexes.

 Son introduction contenant généralement une salutation à ses destinataires est ici progressive et nous amène directement au cœur de sa pensée.

Romains 1:2-8

2 Évangile qui avait été promis auparavant de la part de Dieu par ses prophètes dans les saintes Écritures,

3 et qui concerne son Fils (né de la postérité de David, selon la chair,

4 et déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts), Jésus Christ notre Seigneur,

5 par qui nous avons reçu la grâce et l’apostolat, pour amener en son nom à l’obéissance de la foi tous les païens,

6 parmi lesquels vous êtes aussi, vous qui avez été appelés par Jésus Christ-

7 à tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ !

8 Je rends d’abord grâces à mon Dieu par Jésus Christ, au sujet de vous tous, de ce que votre foi est renommée dans le monde entier.

Verset 1 – Paul annonce aux Romains l’Évangile de Dieu, c’est à dire la bonne nouvelle de Dieu. Elle consiste non en ce que doit faire l’être humain pour être sauvé, mais ce que Dieu a fait en Jésus-Christ pour le sauver.

Verset 2-3 – Cette promesse était déjà dans l’Ancien Testament et annoncée par les prophètes.

Au verset 4 – Le sujet de cet Évangile est la mort et la résurrection de Jésus Christ.

Verset 5 – Comment comprendre le nous ? Cela concerne-t-il Paul et son équipe seulement ou est-ce un nous général qui concerne tous les croyants en Jésus ? Nous devons considérer la deuxième solution.

Et au verset 6-7 – Les Romains doivent eux-aussi amener à l’obéissance de la foi les païens qui eux aussi, sont appelés.

Paul introduit généralement toutes ses lettres en souhaitant la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ !

Souvenons-nous que Paul a été enseigné par Gamaliel dans les écritures (Ancien Testament)

Actes 22:3

3 Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j’ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui.


L’évangile n’est jamais que la réponse à la promesse faite par Dieu via les prophètes en ce qui concerne la venue de Jésus le messie. La mission confiée aux chrétiens est d’amener au nom de Jésus à l’obéissance de la Foi, et non pas à l’obéissance de la Loi.

Romains 1:9-10

9 Dieu, que je sers en mon esprit dans l’Évangile de son Fils, m’est témoin que je fais sans cesse mention de vous,

10 demandant continuellement dans mes prières d’avoir enfin, par sa volonté, le bonheur d’aller vers vous.

Paul qui ne connaissait pas les chrétiens romains, priait sans cesse pour eux. Il ne les connaissait que par ce qui lui était rapporté.

Romains 1:11-12

11 Car je désire vous voir, pour vous communiquer quelque don spirituel, afin que vous soyez affermis,

12 ou plutôt, afin que nous soyons encouragés ensemble au milieu de vous par la foi qui nous est commune, à vous et à moi.

Paul par ces versets nous donne deux raisons pour lesquelles nous devons nous réunir pour un enseignement :

Nous nous affermissons et nous nous encourageons mutuellement dans ces temps d’étude.

5 – Romains 1:16-17 – L’Évangile de Dieu

Romains 1:16-17

16   « Car je n’ai point honte de l’Évangile : c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec,

17    parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. »

Ces deux versets importants sont à mémoriser, car ils contiennent la pensée principale de Paul : le salut par la Foi.

Faisons attention aux articles une et la. Avec un, ou une : il peut y en avoir plusieurs. Avec la, ou le : c’est un seul !

L’annonce de l’Évangile comporte deux appels:

Un appel intérieur qui est celui d’une conviction, d’une attirance vers Jésus que nous recevons pour le servir. Quand nous entendons la prédication de l’Évangile, nous entrons ou non en résonance avec ce message. De la même façon qu’un verre en cristal qui entrant avec une certaine fréquence, se brise. De la même façon nous pouvons être brisés par l’écoute de la proclamation de l’Évangile, alors que d’autres seront insensibles à l’Évangile.

Un appel extérieur qui est celui de la proclamation de l’Évangile. Nous sommes appelés à être, comme Jean-Baptiste, une voix qui crie dans le désert.

Matthieu 3:3

3 Jean est celui qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète, lorsqu’il dit: C’est ici la voix de celui qui crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers.

En quoi pouvons-nous dire que L’Évangile de Dieu est une puissance ?

L’homme cherche et croit trouver le salut par ses propres forces : sagesse, pouvoir, pratique morale et religieuse. Mais c’est en vain ! La justice ne peut venir que de Dieu, c’est-à-dire que le salut s’obtient seulement si nous répondons au critère de Dieu.

Dieu est simple. Il n’y a pas des critères, mais un critère  qui est de croire en un rédempteur :

1 Corinthiens 2:2

2 Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié.

La mort et la résurrection de Jésus-Christ sont en quelque sorte, pour le chrétien, l’alpha et l’oméga !

Ce critère est à la portée de tout humain :

Romains 10:9-11

9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

10 Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture:

11 Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Nous avons ici une précision : Croire que Dieu a ressuscité Jésus, nous justifie

En confessant de la bouche nous parvenons au salut. Et cela concerne quiconque croit !

Nous sommes délivrés de la culpabilité du péché parce qu’ils sont pardonnés.

Nous sommes délivrés de la honte du péché parce qu’ils sont effacés.

De plus, nous sommes délivrés de l’asservissement du péché, Jésus nous en a libérés.

Observation :

Ce n’est pas l’éloquence de l’orateur qui convainc la personne et qui l’amène à la conversion. C’est le Saint-Esprit, la puissance de Dieu. ( ex : feu de paille et feu alimenté en bois)

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Les bienfaits de l’Évangile pour celui qui croit :

  • Il est juste aux yeux de Dieu.
  • Il peut mener une vie transformée
  • Il peut jouir des bénédictions de Dieu en ayant une communion personnelle avec Dieu,
  • Vivre de l’amour de Dieu, et la vie éternelle auprès de Dieu.

Quand Paul parle et distingue les juifs et les grecs, c’est pour insister sur le fait que Dieu est UN, il est donc le Dieu des juifs comme des grecs, et qu’il n’y a pas de différence dans l’amour de Dieu pour l’un et l’autre. Si les Juifs ont reçu de Dieu la ‘’Loi’’ (la Thora = qui signifie enseignement et non Loi), ils ne sont pas pour autant meilleurs que les autres. La Loi est là pour mettre en évidence le péché de tous. Le Saint-Esprit par l’intermédiaire de Paul montre que l’humanité tout entière n’est pas dans une juste position devant Dieu, mais qu’elle est déchue, d’où la venue du messie, de Jésus et du message du Nouveau Testament qui nous apporte le salut par la Foi.

Du juif premièrement … cela signifie simplement que Dieu s’est révélé en premier à eux, que l’Évangile a d’abord été prêché à eux. Les premiers païens à qui Pierre a prêché sont Corneille, sa famille et ses amis (Actes 10)

Il faut différencier la justice de l’homme et la justice de Dieu.

L’homme peut avoir un comportement juste, faire des actes justes cependant cela ne le justifie en rien aux yeux de Dieu. C’est une forme de justice, mais ce n’est pas la justice de Dieu.

La justice de Dieu ne se gagne pas. Dieu la donne et l’homme la reçoit par la foi.

Romains 1:17

17 parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu’il est écrit: Le juste vivra par la foi.

C’est une prophétie de

Habakuk 2:4

4 Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui; Mais le juste vivra par sa foi.

Au verset 17 , ’ parce qu’en lui’’ , Il s’agit de l’Évangile du verset 16.

Dans ce verset 17, le mot foi apparaît trois fois.

  • Le premier aspect de la foi est la connaissance : voir Romains 10:14-17

Pour croire en quelque chose, il faut en avoir connaissance. La foi est donc une compréhension de la vérité telle qu’elle est révélée dans la Bible. La foi vient de ce qu’on entend !

  • Le deuxième aspect de la foi est la confiance.

Ensuite, il faut mettre notre confiance dans la vérité reçue, c’est-à-dire que nous sommes au bénéfice de la justice de Christ. Dieu ouvre notre cœur, comme à Lydie en Actes 16:14. La foi devient conviction

  • Le troisième aspect de la foi est l’action.

Je crois que je suis juste aux yeux de Dieu et je vis en conséquence.

Être justifié par Dieu est comme la main de Dieu qui offre la justice et le croyant qui tend la main vers Dieu pour recevoir la justice que Dieu donne.

La «foi» est une consécration sans réserve à Christ et à ses enseignements. Ce point sera revu dans la sanctification.

6 – Romains 1:18-32 : la culpabilité universelle envers Dieu

Romains 1:18-23

18 La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive,

19 car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître.

20 En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables,

21 puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres.

22 Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous;

23 et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles.

La colère de Dieu est un rappel que nous ne sommes pas justes selon nos critères personnels mais selon celui de Dieu. Avant notre conversion, nous faisions partie des enfants de la colère.

Éphésiens 2:3

3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres…

Parce que nous vivions selon nos convoitises et non selon la volonté de Dieu, nous étions sous la colère de Dieu. Il faudra la régénération de notre esprit pour chercher à faire la volonté de Dieu.

Actes 14:15-17

15 …, vous apportant une bonne nouvelle, nous vous exhortons à renoncer à ces choses vaines, pour vous tourner vers le Dieu vivant, qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s’y trouve.

16 Ce Dieu, dans les âges passés, a laissé toutes les nations suivre leurs propres voies,

17 quoiqu’il n’ait cessé de rendre témoignage de ce qu’il est, en faisant du bien, en vous dispensant du ciel les pluies et les saisons fertiles, en vous donnant la nourriture avec abondance et en remplissant vos cœurs de joie.

En Romains 1:18-20 : le constat de Paul est accablant ! Nous nous posons souvent beaucoup de questions sur le fait d’aider les autres à prendre conscience de l’existence de Dieu, et nous avons tort ! L’œuvre de la création est là pour témoigner mieux que nous de l’existence de Dieu !

Dans Romains 1:18-32 : le but de Paul est de prouver le bien-fondé de la doctrine selon laquelle ‘la justice s’obtient par la foi seule’. Il a développé cette doctrine dans les versets précédents.

Pour cela il faut dresser le constat de la position de l’homme avant la venue de Jésus.

Paul qui connait bien les écritures pour les avoir étudiées aux pieds de Gamaliel, démontre que l’homme était incapable de répondre aux exigences de Dieu. Donc tous les hommes sont tous sous le coup de la condamnation de Dieu.

Paul explique que le péché gravite autour de quatre mots :

L’impiété, l’injustice, l’impureté et la méchanceté.

L’impiété se définissant par le manque de considération vis-à-vis de Dieu, le manque de respect.

7 – Romains 1:18-23 : la révélation de Dieu et l’incrédulité

Romains 1:18

18 La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive,

N’oublions jamais que si Dieu est amour, il est aussi un Dieu saint et un Dieu Juste. Il ne peut accepter impunément l’impiété et l’injustice. La raison nous en est donnée dans ce verset parce que « Ils retiennent injustement la vérité captive »

C’est comme si l’homme retenait la vérité dans un récipient fermé et opaque. Il la cache en s’assurant qu’elle ne sorte pas, l’empêchant de s’exprimer et d’éclater au grand jour. De la même façon que l’on enferme un homme dans un cul de basse-fosse pour cacher la vérité, pour cacher des faits qui dérangent.

Si nous prenons la création, en particulier la flore. ‘’C’est la pharmacie du bon Dieu’’ qu’il met à notre disposition. Nous la mangeons (que ton aliment soit ton médicament, disait Hippocrate). Nous pouvons faire des infusions, et nous pouvons utiliser les huiles essentielles et végétales pour nous soigner.

Voir Apocalypse 22:2

2 Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.

Avant la médecine moderne et chimique, l’homme a cherché à apprendre de ceux qui avaient une connaissance de la nature et de son usage. Cela existe encore aujourd’hui. Il y avait des herboristes qui avaient des connaissances.  L’état a cherché à faire disparaitre cette profession au profit des laboratoires pharmaceutiques qui eux, cherchent à reproduire ce qui existe dans la nature. Ils envoient des chercheurs pour découvrir dans la nature de nouvelles plantes ayant des propriétés nouvelles pour les reproduire chimiquement. Le médicament chimique peut soigner mais avec le risque d’un grand nombre d’effets secondaires néfastes. Pourtant, on vous dira que se soigner par les plantes est mauvais. Si les plantes n’avaient pas ces propriétés, l’être humain n’aurait pas penser à reproduire ces molécules, ne sachant pas leurs bénéfices pour la santé. Par ailleurs, les animaux savent se soigner par les plantes et l’argile …

Les animaux seraient-ils plus intelligents que les humains ? C’est là que le verset 22 prend tout son sens.

Romains 1:22

22 Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous;

Les adorateurs de la terre divinisée sous le nom de Gaïa, de Gê…ou de la nature, adorent la création au lieu du Créateur ! La création mérite notre admiration mais cela doit nous conduire à glorifier le créateur. Quand nous regardons un tableau nous l‘admirons, mais nous reconnaissons au travers de celui-ci le talent de son auteur.

Au verset 19-20 : Il faut comprendre que les païens avaient une connaissance suffisante de Dieu pour rendre inexcusables leur impiété et leur méchanceté. Mais l’homme a besoin en plus d’une révélation spéciale en plus de cette révélation générale par la nature, pour l’amener au salut. L’Évangile est la révélation spéciale de Dieu !

21 Ils n’ont point glorifié Dieu et ne Lui rendent point grâces.

Cela entraine des conséquences dramatiques. L’homme impie pousse son impiété à se créer des faux dieux à l’image de l’homme ou d’animaux. La conséquence est immédiate de la part de Dieu.

Dans les différentes civilisations, les hommes ont fabriqué un dieu à leur propre image, ce qui leur permettaient de l’adorer sans devoir changer leur nature impie et leur comportement immoral. Ainsi, le guerrier invente un dieu guerrier. Un être immoral invente une divinité immorale. (Cf. les dieux grecs ou romains.) Nous ne sommes guère mieux aujourd’hui avec le panthéon : Aux grands hommes la France reconnaissante ! Pour rappel, le Panthéon était dans l’antiquité, un lieu où étaient vénérés tous les dieux païens.

Voyez ce que nous dit le:

Psaumes 115:8

8 Ils leur ressemblent, ceux qui les fabriquent, Tous ceux qui se confient en elles.

Ces hommes sont différents de celui qui a la révélation du vrai Dieu et qui désire adorer le Dieu vivant, le Dieu de la Bible.Celui-ci a pris conscience que sa nature, son caractère et son comportement doivent être transformés. Il doit naître de nouveau !

 L’impureté : « Dieu les a livrés à l’impureté selon les convoitises de leurs cœurs. »        

8 – Romains 1:24-27 : Les conséquences de l’incrédulité

Romains 1:24-27

24 C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps;

25 eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen!

26 C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature;

27 et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

Ces versets sont la description des différentes impuretés et immoralités sexuelles !

Le verset 24 commençant par c’est pourquoi, indique bien la conséquence de ce qui est énoncé aux versets 22 à 23. L’homosexualité n’est pas naturelle, mais elle est une conséquence de l’impiété de tous ceux qui adorent la créature. Ils adorent l’œuvre de leurs mains plutôt que Dieu.

Le verset 25 vient renforcer le verset 18. ‘’Ils retiennent la vérité captive et ils l’ont remplacée par le mensonge.

Le verset 26 commençant par c’est pourquoi, précise la réaction de Dieu : Il les a livrés …

Il y a une insistance dans le : C’est pourquoi Dieu les a livrés à …

La méchanceté. « Ils ont une conduite indigne et sont remplis de toute espèce d’injustice… »

9 – Romains 1:28-32 : Dieu les livre à leurs sens réprouvé

Romains 1:28-32

28 Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes,

29 étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité;

30 rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence,

31 de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde.

32 Et, bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font.

Au verset 28 : Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, … Dieu a lâché la bride les laissant faire. Nous avons la liste de tous les travers de l’homme.

Au verset 32 :’’ mais ils approuvent ceux qui les font’’. Aujourd’hui notre société s’est enfoncée encore plus dans le mal. La perversion y est pire, puisque, non seulement ils approuvent, mais ils y encouragent et y incitent particulièrement les personnes innocentes comme les jeunes et les enfants !

La faute en est d’autant plus grave car :

bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, ‘’

Ils ont une pleine conscience, ils sont impardonnables ! C’est de façon délibérée qu’ils agissent ainsi. Ils provoquent Dieu. Une personne même a osé dire à la télévision, pensant faire un bon mot : « Dieu n’est pas assez salaud pour envoyer les gens en enfer ! »

Par ailleurs, il est dit qu’à la fin des temps :

Apocalypse 22:11

11 Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore.

Nous avons ici une deuxième conséquence, le verset 28 nous dit : « comme ils ne se sont pas souciés de connaitre Dieu … »

C’est ici une autre clé de compréhension de l’élection. Dieu se manifestant dans la création attend de l’homme qu’il le recherche, et cherche à établir une relation avec Lui (prières…)

 Le verdict tient en quatre mots :
  • Tous les hommes sont donc inexcusables, (v. 1:21 et 2:1)
  • Ils sont tous reconnus coupables, (v. 3:19)
  • Ils sont dignes de la colère de Dieu, (v. 1:18 et 2:5-8)
  • Ils seront appelés en jugement, (v. 2:2-3 et 16)
  • Telle est la condition de l’homme pécheur.

10 – Quelles leçons tirées de ce premier chapitre de Romains

  1. verset 1 – Nous sommes appelés à être serviteurs
  2. verset 1 – Dieu met à part certaines personnes pour des tâches spéciales.
  3. verset 7 – tous les chrétiens sont appelés à être mis à part du mal et consacrés à Dieu.
  4. versets 9-10 – Prier pour les autres
  5. verset 16 – L’Évangile est la puissance de Dieu pour le salut, à nous de l’annoncer
  6. verset 17 – Vivre par la foi.
  7. verset 18 – Ne jamais cacher la vérité ! La Bible enseigne la vérité (Jean 17:17).
  8. verset 19-20 – L‘importance de relever les perfections invisibles de Dieu dans ses œuvres dans la nature. L’exemple du lis donné par Jésus en Luc 12:27
  9. 20 – Ne jamais invoquer des excuses devant le Dieu vivant, ne pas même essayer. Personne ne peut plaider une totale ignorance.
  10. verset 21 – Rendre grâce à Dieu pour tous ses bienfaits et le glorifier dans tout ce que nous sommes et faisons.
  11. verset 23-24 – Attention! La fausse religion conduit inévitablement au comportement sexuel immoral, et inversement l’immoralité sexuelle mène immanquablement à de fausses croyances!
  12. verset 23, 25 – Ne jamais changer la vérité par un mensonge !
  13. verset 24-28 – Veillons à notre façon de vivre.
  14. verset 27 – Les péchés sexuels ont pour conséquence de graves maladies.
  15. verset 28 – Il est important de chercher à connaître Dieu notamment au travers de la Bible.
  16. verset 29 – L’impiété conduit l’homme à toutes formes de méchanceté.
  17. verset 30-31 – des travers moins graves en apparence, mais plus courants (pour exemple, rebelles à leurs parents)
  18. verset 32 – Dieu a donné à tout homme la conscience du bien et du mal.

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Éphésiens 3:9-10 la dispensation du mystère caché en Dieu

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Dans les premiers versets de ce chapitre, Paul parle de mystère. Le mystère de Christ, est un mystère qui englobe un autre mystère. Ce mystère que le Messie (Christ) attendu par les juifs, est que les païens sont cohéritiers avec les juifs des promesses de Dieu. C’est ainsi qu’il est dit en Éphésiens 3:9-10

9 et de mettre en lumière quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses,

10 afin que les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui par l’Église la sagesse infiniment variée de Dieu,

Éphésiens 3:9-10

Le Seigneur s’est choisi un peuple composé de juifs et de païens et ce peuple est l’Église. Celle-ci est un mystère qui a été caché à Daniel puisqu’il peut être constaté qu’il n’a reçu que des révélations concernant le peuple juif.

« Aujourd’hui », depuis la venue de Jésus, ce mystère est dévoilé à tout le monde, même aux dominations et aux autorités dans les lieux célestes.

A l’inverse des mystères réservés à un groupe de privilégiés, ce mystère est étalé au grand jour. Par cela, et par la prédication de l’Évangile, Dieu appelle tous ceux qui veulent venir à lui. Il manifeste ainsi son amour pour tous les hommes, mais cet amour n’est pas despotique. Il laisse le libre arbitre aux hommes de choisir de répondre ou non à son appel.

Quand nous sommes touchés par cet amour, la conséquence naturelle et normale est de faire connaître au monde entier la bonne nouvelle de l’Évangile. Dieu appelle chaque homme à venir à Lui.

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6 L’Éternel est pour moi, je ne crains rien: Que peuvent me faire des hommes?

Psaumes 118:6

Romains 11:6 : La grâce, un don gratuit non mérité

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Romains 11:6 affirme que la grâce divine exclut toute notion de mérite. Ce verset rappelle que le salut ne découle pas des œuvres, mais d’un don souverain. Ainsi, toute tentative humaine devient vaine devant la grâce.

6 Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres; autrement la grâce n’est plus une grâce. Et si c’est par les œuvres, ce n’est plus une grâce; autrement l’œuvre n’est plus une oeuvre.

Romains 11:6

Cette déclaration tranche toute confusion : la grâce exclut les œuvres comme fondement du salut.

Depuis la chute, l’homme cherche à gagner la faveur divine. Il tente, par ses efforts, de se rendre acceptable. Mais cette quête demeure illusoire. Dieu offre le salut non à cause de nos mérites, mais uniquement par amour et miséricorde.

En effet, si la grâce dépendait des œuvres, elle deviendrait une récompense. Mais elle ne se mérite pas, elle se reçoit. C’est là la beauté du message de l’Évangile : Dieu donne librement ce que personne ne peut s’approprier par ses efforts.

Par conséquent, nul ne peut se glorifier devant Dieu. Toute fierté humaine tombe face à la croix. Le croyant vit donc dans l’humilité, conscient que tout ce qu’il possède spirituellement provient de Dieu seul.

Cette vérité libère et transforme. Elle permet de servir Dieu sans peur d’échouer, car tout repose sur Sa grâce. Elle pousse à l’adoration et à la reconnaissance. Non par obligation, mais par amour pour Celui qui a tout accompli.

Que cette grâce nous attire chaque jour davantage vers Christ, source de toute justice et paix.

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9 par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus Christ avant les temps éternels,

2 Timothée 1:9

Psaumes 79-80 – – – Romains 11:1-18

     

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Romains 2:16 – Jésus-Christ jugera les actions secrètes des hommes

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Romains 2:16 affirme que Jésus-Christ jugera un jour les actions secrètes des hommes. Ce verset met en lumière la justice divine, parfaite et inévitable, révélée pleinement dans l’Évangile annoncé par l’apôtre Paul.

« ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes »

Romains 2:16

Ce verset soulève une vérité solennelle : rien n’échappe à Dieu, pas même nos pensées cachées.

Trop souvent, l’homme juge selon les apparences. Mais Dieu, lui, voit le cœur. Ce jugement par Jésus-Christ sera total, juste et personnel. Il ne s’appuiera pas sur des rumeurs, mais sur la vérité profonde de chaque vie.

En effet, Jésus seul détient l’autorité pour juger, car le Père a remis tout jugement entre ses mains (Jean 5:22). Cette réalité devrait conduire chacun à l’humilité. Nous ne pouvons cacher nos fautes derrière des apparences religieuses. Dieu jugera selon la lumière de l’Évangile, non selon nos standards humains.

Cependant, ce jugement n’est pas une menace vide. Il rappelle que nos choix ont des conséquences éternelles. Mais grâce à l’Évangile, le pardon est offert à ceux qui se repentent et croient. Jésus-Christ, le juge, est aussi le Sauveur.

Ainsi, vivons dans l’intégrité, même dans le secret. Gardons une conscience pure devant Dieu. Car un jour, tout sera mis en lumière. Cette perspective ne doit pas nous effrayer, mais nous stimuler à marcher dans la vérité.

Finalement, Romains 2:16 nous exhorte à une vie sincère, centrée sur Christ. Il connaît tout et jugera avec justice.

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Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.

Ecclésiaste 12:14

Psaume 51 à 53 – – – Romains 2

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Actes 20:20-21 : Fidélité Dans L’annonce De La Vérité Divine

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En Actes 20:20-21, Paul affirme avoir fidèlement enseigné publiquement et en privé, appelant chacun à la repentance et à la foi. Ce passage révèle l’engagement profond de l’apôtre dans l’annonce de la vérité divine sans compromis.

20 Vous savez que je n’ai rien caché de ce qui vous était utile, et que je n’ai pas craint de vous prêcher et de vous enseigner publiquement et dans les maisons,

21 annonçant aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus Christ.

Actes 20:20-21

¨Paul n’a rien caché de ce qui pouvait édifier. Il a prêché ouvertement, sans crainte, dans les maisons comme dans les lieux publics.

La fidélité dans l’annonce de la vérité divine suppose le courage de déranger et l’amour de restaurer. Paul ne cherchait ni l’approbation des hommes ni la popularité. Il obéissait à l’Esprit en annonçant la repentance et la foi en Jésus-Christ.

Aujourd’hui encore, l’Église est appelée à proclamer la vérité dans un monde qui la relativise. Ce témoignage doit rester à la fois ferme et empreint de compassion. Le message de la croix n’est pas facultatif. Il transforme ceux qui croient et juge ceux qui le rejettent.

Paul s’adressait à tous, sans distinction : juifs et païens. Il voyait chaque âme comme digne d’entendre la bonne nouvelle. Son zèle venait d’un amour sincère pour Dieu et pour les perdus.

Ainsi, cette fidélité ne vient pas d’une simple rigueur morale, mais d’une relation vivante avec le Christ. Elle pousse à enseigner la vérité avec clarté, persévérance et humilité.

Face aux résistances, Dieu nous appelle à la constance. Comme Paul, nous devons être des témoins fidèles, convaincus que seul l’Évangile sauve.

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2 prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant.

2 Timothée 4:2

Psaume 18 à 19 – – – Actes 20:17-38

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Actes 15:7-8 : L’Esprit Saint ne fait pas de distinction

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Actes 15:7-8 se situe au cœur d’un débat majeur. L’Église primitive s’interrogeait : les non-Juifs peuvent-ils vraiment être sauvés sans suivre la Loi ?

7 Une grande discussion s’étant engagée, Pierre se leva, et leur dit: Hommes frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendissent la parole de l’Évangile et qu’ils crussent.

8 Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint Esprit comme à nous;

Actes 15:7-8

Pierre, témoin de la conversion de Corneille, prend la parole. Il rappelle que Dieu connaît les cœurs et qu’Il a donné le Saint-Esprit aux païens, tout comme aux Juifs.

Ce témoignage est bouleversant. Il brise les frontières. Il rappelle que le salut ne dépend ni des rites ni des origines, mais de la foi. L’Esprit Saint ne se limite pas à une culture ou à une lignée. Il agit dans tous ceux qui croient sincèrement.

Dieu ne fait pas de favoritisme. Il ne regarde pas l’apparence. Il sonde les cœurs. Et quand Il voit la foi, Il répond par Sa présence. Ce verset remet en cause nos jugements. Trop souvent, nous limitons l’action de Dieu à nos propres cadres.

Mais Dieu surprend. Il bouleverse. Dieu ouvre des portes que nous n’imaginons pas. Il nous appelle à l’humilité et à l’accueil. L’Église, aujourd’hui encore, doit apprendre à discerner ce que Dieu approuve plutôt que ce que les hommes exigent.

Actes 15:7-8 nous exhorte à écouter Dieu, non nos traditions. L’Esprit souffle où Il veut. Et là où Il agit, le Royaume avance.

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11 Car devant Dieu il n’y a point de favoritisme (ou d’acception de personnes).

Romains 2:11

Job 34-35 – – – Actes 15:1-21

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Actes 13:32-33 selon ce qui est écrit

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L’apôtre Paul, dans Actes 13:32-34, affirme une vérité essentielle : l’Évangile repose sur des promesses accomplies. Dieu n’improvise pas. Il agit selon ce qu’Il a déclaré. Ainsi, la résurrection de Jésus n’est pas un événement isolé. Elle confirme ce que les Écritures ont prédit.

32 Et nous, nous vous annonçons cette bonne nouvelle que la promesse faite à nos pères,

33 Dieu l’a accomplie pour nous leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième: Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui.

Actes 13:32-33

Paul cite le Psaume 2 : « Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui. » Ce verset trouve son plein accomplissement dans la résurrection. Jésus est déclaré Fils de Dieu avec puissance, vivant pour toujours. Dieu confirme publiquement l’identité de Christ.

Ce passage nous appelle à la confiance. Ce que Dieu a dit, Il l’a accompli. Et ce qu’Il promet encore, Il le réalisera. L’Évangile n’est pas une invention humaine. Il est l’œuvre fidèle d’un Dieu qui tient parole.

Dans nos vies, cela change tout. Nos fondements reposent sur des promesses inébranlables. Dieu ne change pas. Ses promesses demeurent. La résurrection de Jésus garantit notre propre espérance : une vie nouvelle, une justice éternelle.

De plus, Paul ne parle pas seulement aux Juifs. Il s’adresse aussi aux païens. Il leur montre que cette bonne nouvelle est pour tous. Ce que Dieu a dit « selon ce qui est écrit », Il l’a accompli pour chacun de nous.

Aujourd’hui encore, Sa Parole est fiable. Elle éclaire, transforme et donne vie. En Christ ressuscité, toutes les promesses sont oui et amen.

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11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.

Ésaïe 55:11

Job 30-31 – – – Actes 13:26-52

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Hébreux 4 Un meilleur repos pour le croyant

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Hébreux 4 – Un meilleur repos pour le croyant. Le croyant se reposera en une œuvre rédemptrice parfaite. Cette bonne nouvelle nous a été annoncée ainsi qu’à eux. Dieu jurai dans sa colère: Ils n’entreront pas dans mon repos! Il dit cela, quoique ses œuvres aient été achevées depuis la création du monde.

Hébreux 4 – Bible Louis Segond  

Un meilleur repos pour le croyant

1 Craignons donc, tandis que la promesse d’entrer dans son repos subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard.

2 Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien qu’à eux; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.

3 Pour nous qui avons cru, nous [a]entrons dans le repos, selon qu’il dit: Je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos! Il dit cela, [aa]quoique ses œuvres aient été achevées depuis la création du monde.

4[aa] Car il a parlé quelque part ainsi du septième jour: Et Dieu se reposa de toutes ses œuvres le septième jour.

5 Et ici encore: [a]Ils n’entreront pas dans mon repos!

6 Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance,

7 Dieu fixe de nouveau un jour-aujourd’hui-en disant dans David si longtemps après, comme il est dit plus haut: [b]Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, N’endurcissez pas vos cœurs.

8 Car, si [c]Josué leur avait donné le repos, il ne parlerait pas après cela d’un autre jour.

Le croyant se reposera en une œuvre rédemptrice parfaite

9 Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu.

10 Car celui qui entre dans le [d]repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes.

11 Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.

12 Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

13 Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.

14 Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.

15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.

16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.

Chapitre suivant de la Bible : Hébreux 5

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a] v.3-5 – Psaumes 95:11

11 Aussi je jurai dans ma colère: Ils n’entreront pas dans mon repos!

Psaumes 95:11
[aa] v.3 -Genèse 2:2

2 Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite.

Genèse 2:2
[b] v.7 – Psaumes 95:7-8

7 Car il est notre Dieu, Et nous sommes le peuple de son pâturage, Le troupeau que sa main conduit… Oh! si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix!

8 N’endurcissez pas votre cœur, comme à Meriba, Comme à la journée de Massa, dans le désert,

Psaumes 95:7-8
[c] v.8 – Deutéronome 31:7

7 Moïse appela Josué, et lui dit en présence de tout Israël: Fortifie-toi et prends courage, car tu entreras avec ce peuple dans le pays que l’Éternel a juré à leurs pères de leur donner, et c’est toi qui les en mettras en possession.

Deutéronome 31:7
[c] v.8 – Josué 22:4

4 Maintenant que l’Éternel, votre Dieu, a accordé du repos à vos frères, comme il le leur avait dit, retournez et allez vers vos tentes, dans le pays qui vous appartient, et que Moïse, serviteur de l’Éternel, vous a donné de l’autre côté du Jourdain.

Josué 22:4
[d] v.10 – Genèse 2:2

2 Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu’il avait faite: et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu’il avait faite.

Genèse 2:2

2 Timothée 4 Un serviteur fidèle et son fidèle Seigneur

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2 Timothée 4 Un serviteur fidèle et son fidèle Seigneur. Devoir et nécessité de prêcher. Luc seul avec lui, Paul annonce sa mort prochaine, fait à Timothée des recommandations sur les devoirs des pasteurs. Confiance de l’apôtre dans le Seigneur. Amène Marc, utile pour le ministère. Tychique envoyé à Éphèse par Paul. Le triomphe de Paul et ses besoins.

2 Timothée 4 – Bible Louis Segond

V – Un serviteur fidèle et son fidèle Seigneur

Le devoir de prêcher

1 Je t’en conjure devant Dieu et devant Jésus Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de son apparition et de son royaume,

2 prêche la parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant.

La nécessité de prêcher

3 Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs,

4 détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables.

5 Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère.

Le triomphe de Paul

6 Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche.

7 J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.

8 Désormais la couronne de justice m’est réservée; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement.

Les besoins de Paul

9 Viens au plus tôt vers moi;

10[a] car Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique; Crescens est allé en Galatie, Tite en Dalmatie.

11[a] Luc seul est avec moi. Prends Marc, et amène-le avec toi, car il m’est utile pour le ministère.

12 J’ai envoyé [b]Tychique à Éphèse.

13 Quand tu viendras, apporte le manteau que j’ai laissé à [c]Troas chez Carpus, et les livres, surtout les parchemins.

14 Alexandre, le forgeron, m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres.

15 Garde-toi aussi de lui, car il s’est fortement opposé à nos paroles.

16 Dans ma première défense, personne ne m’a assisté, mais tous m’ont abandonné. Que cela ne leur soit point imputé!

17 C’est le Seigneur qui m’a assisté et qui m’a fortifié, afin que la prédication fût accomplie par moi et que tous les païens l’entendissent. Et j’ai été délivré de la gueule du lion.

18 Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise, et il me sauvera pour me faire entrer dans son royaume céleste. A lui soit la gloire aux siècles des siècles! Amen!

VI – Les adieux

19 Salue Prisca et [d]Aquilas, et la famille d’Onésiphore.

20[e] Éraste est resté à Corinthe, et j’ai laissé Trophime malade à Milet.

21 Tâche de venir avant l’hiver. Eubulus, Pudens, Linus, Claudia, et tous les frères te saluent.

22 Que le Seigneur soit avec ton esprit! Que la grâce soit avec vous!

Chapitre suivant de la Bible : Tite 1

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a] v.10-11 – Colossiens 4:14

14 Luc, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas.

Colossiens 4:14
[a] v.10-11 – 2 Corinthiens 8:23

23 Ainsi, pour ce qui est de Tite, il est notre associé et notre compagnon d’œuvre auprès de vous; et pour ce qui est de nos frères, ils sont les envoyés des Églises, la gloire de Christ.

2 Corinthiens 8:23
[a] v.10-11 – Actes 12:12

12 Après avoir réfléchi, il se dirigea vers la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où beaucoup de personnes étaient réunies et priaient.

Actes 12:12
[b] v.12 – Actes 20:4

4 Il avait pour l’accompagner jusqu’en Asie: Sopater de Bérée, fils de Pyrrhus, Aristarque et Second de Thessalonique, Gaïus de Derbe, Timothée, ainsi que Tychique et Trophime, originaires d’Asie.

Actes 20:4
[c] v.13 – Actes 20:6

6 Pour nous, après les jours des pains sans levain, nous nous embarquâmes à Philippes, et, au bout de cinq jours, nous les rejoignîmes à Troas, où nous passâmes sept jours.

Actes 20:6
[d] v.19 – Actes 18:2

2 Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d’Italie avec sa femme Priscille, parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de sortir de Rome. Il se lia avec eux;

Actes 18:2
[d] v.19 – 2 Timothée 1:16-17

16 Que le Seigneur répande sa miséricorde sur la maison d’Onésiphore, car il m’a souvent consolé, et il n’a pas eu honte de mes chaînes;

17 au contraire, lorsqu’il est venu à Rome, il m’a cherché avec beaucoup d’empressement, et il m’a trouvé.

2 Timothée 1:16-17
[e] v.20 – Actes 19:22

22 Il envoya en Macédoine deux de ses aides, Timothée et Éraste, et il resta lui-même quelque temps encore en Asie.

Actes 19:22

1 Timothée 6 Avertissements à un serviteur

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1 Timothée 6– Les avertissements à un bon serviteur de Jésus-Christ. Enseigner de fausses doctrines, ne pas s’attacher aux saines paroles du Seigneur Jésus-Christ. Enflé d’orgueil, il a la maladie des questions oiseuses, des disputes, d’où naissent envie, querelles, calomnies, mauvais soupçons. L’amour de l’argent conduit à bien des tourments. Recommandation aux riches.

1 Timothée 6 – Bible Louis Segond  

VIII – Les avertissements

à un bon serviteur de Jésus-Christ

1 Que tous ceux qui sont sous le [a]joug de la servitude regardent leurs maîtres comme dignes de tout honneur, afin que le nom de Dieu et la doctrine ne soient pas blasphémés.

2 Et que ceux qui ont des fidèles pour maîtres ne les méprisent pas, sous prétexte qu’ils sont frères; mais qu’ils les servent d’autant mieux que ce sont des fidèles et des bien-aimés qui s’attachent à leur faire du bien. Enseigne ces choses et recommande-les.

3 Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus Christ et à la doctrine qui est selon la piété,

4 il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons,

5 les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain.

6 C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement;

7 car [b]nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter;

8 si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira.

9 Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition.

L’amour de l’argent conduit à bien des tourments

10 Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.

11 Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses, et recherche la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur.

12 Combats le bon [c]combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait une belle confession en présence d’un grand nombre de témoins.

13 Je te recommande, devant Dieu qui donne la vie à toutes choses, et devant [d]Jésus Christ, qui fit une belle confession devant Ponce Pilate, de garder le commandement,

14 et de vivre sans tache, sans reproche, jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus Christ,

15 que manifestera en son temps le bienheureux et seul souverain, [e]le roi des rois, et le Seigneur des seigneurs,

16 qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. Amen!

Recommandation aux riches

17 Recommande aux [f]riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions.

18 Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité,

19 et de s’amasser ainsi pour l’avenir un trésor placé sur un fondement solide, afin de saisir la vie véritable.

IX – Conclusion

20 O Timothée, garde le dépôt, en évitant les [g]discours vains et profanes,

21 et les disputes de la fausse science dont font profession quelques-uns, qui se sont ainsi détournés de la foi. Que la grâce soit avec vous!

Chapitre suivant de la Bible : 2 Timothée 1

Quelques passages à mettre en relation avec ceux de ce chapitre

[a] v.1 – Éphésiens 6:5

5 Serviteurs, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ,

Éphésiens 6:5
[a] v.1 – Tite 2:9-10

9 Exhorte les serviteurs à être soumis à leurs maîtres, à leur plaire en toutes choses, à n’être point contredisants,

10 à ne rien dérober, mais à montrer toujours une parfaite fidélité, afin de faire honorer en tout la doctrine de Dieu notre Sauveur.

Tite 2:9-10
[a] v.1 – 1 Pierre 2:18

18 Serviteurs, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont d’un caractère difficile.

1 Pierre 2:18
[b] v.7 – Psaumes 49:18

18 Car il n’emporte rien en mourant, Ses trésors ne descendent point après lui.

Psaumes 49:18
[b] v.7 – Ecclésiaste 5:15

15 C’est encore là un mal grave. Il s’en va comme il était venu; et quel avantage lui revient-il d’avoir travaillé pour du vent?

Ecclésiaste 5:15
[c] v.12 – 2 Timothée 4:7

7 J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.

2 Timothée 4:7
[d] v.13 – Jean 18:37

37 Pilate lui dit: Tu es donc roi? Jésus répondit: Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.

Jean 18:37
[e] v.15 – Apocalypse 17:14

14 Ils combattront contre l’agneau, et l’agneau les vaincra, parce qu’il est le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, et les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui les vaincront aussi.

Apocalypse 17:14
[f] v.17 – Ecclésiaste 5:18-19

18 Mais, si Dieu a donné à un homme des richesses et des biens, s’il l’a rendu maître d’en manger, d’en prendre sa part, et de se réjouir au milieu de son travail, c’est là un don de Dieu.

19 Car il ne se souviendra pas beaucoup des jours de sa vie, parce que Dieu répand la joie dans son cœur.

Ecclésiaste 5:18-19
[g] v.20 – Colossiens 2:8

8 Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ.

Colossiens 2:8
[g] v.20 – 2 Timothée 2:16-18

16 Évite les discours vains et profanes; car ceux qui les tiennent avanceront toujours plus dans l’impiété, et leur parole rongera comme la gangrène.

17 De ce nombre sont Hyménée et Philète,

18 qui se sont détournés de la vérité, disant que la résurrection est déjà arrivée, et qui renversent le foi de quelques uns.

2 Timothée 2:16-18